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Cours CONIQUES

Ce document traite des coniques, en particulier des paraboles, en définissant leurs propriétés, équations et méthodes de construction. Il explique la relation entre le foyer, la directrice et l'excentricité, ainsi que les caractéristiques des paraboles dans différents repères. Des exemples pratiques et des exercices sont fournis pour illustrer les concepts abordés.
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Cours CONIQUES

Ce document traite des coniques, en particulier des paraboles, en définissant leurs propriétés, équations et méthodes de construction. Il explique la relation entre le foyer, la directrice et l'excentricité, ainsi que les caractéristiques des paraboles dans différents repères. Des exemples pratiques et des exercices sont fournis pour illustrer les concepts abordés.
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COMPÉTENCE XVII : TRAITER UN PROBLÈME À L’AIDE DES

CONIQUES
COMPÉTENCE XVII : TRAITER UN PROBLÈME À L’AIDE DES CONIQUES

GÉNÉRALITÉS
Soit (𝐷) une droite, 𝐹 un point n’appartenant pas à (𝐷) et 𝑒 un nombre réel strictement positif.
On appelle conique de foyer 𝑭, de directrice (𝑫) et d’excentricité 𝒆, l’ensemble (Γ) des points
𝑴𝑭
𝑀 du plan tels que = 𝒆 où 𝐻 est le projété orthogonal de 𝑀 sur (𝐷).
𝑴𝑯
Si 𝑒 = 1 alors (Γ) est une parabole.
Si 0 < 𝑒 < 1 alors (Γ) est une ellipse.
Si 𝑒 > 1 alors (Γ) est une hyperbole.

La droite (∆) passant par le foyer 𝐹 et perpendiculaire à la directrice (𝐷) est appelée axe focal
de la conique (Γ). C’est un axe de symétrie de cette conique.
 Une parabole coupe son axe focal en un unique point représentant son unique sommet.
 Une ellipse coupe son axe focal en deux points représentant deux sommets parmi les
quatre qu’elle en compte.
 Une hyperbole coupe son axe focal en deux points représentant ses deux sommets.

NB : Le foyer d’une conique est toujours intérieur à cette conique.

M. NEHI Neully H. F. 1
Leçon 1. RÉSOUDRE UN PROBLÈME FAISANT INTERVENIR UNE
PARABOLE

I. Identification métrique d’une parabole

1. Définition
Soit (𝐷) une droite, 𝐹 un point n’appartenant pas à (𝐷).
On appelle parabole de foyer 𝑭 et de directrice (𝑫), l’ensemble (𝒫) des points 𝑀 du plan tels
𝑴𝑭
que = 𝟏 où 𝐻 est le projété orthogonal de 𝑀 sur (𝐷). NB : 𝒆 = 𝟏.
𝑴𝑯

2. Propriétés
 La droite (∆) passant par le foyer 𝐹 et perpendiculaire à la directrice (𝐷) est appelée axe
focal de la parabole (𝒫). C’est un axe de symétrie de cette parabole.
 Une parabole coupe son axe focal en un unique point représentant son unique sommet.
On le notera 𝑆.

II. Équation réduite d’une parabole

Propriété
Soit (𝒫) la parabole de foyer 𝐹, de directrice (𝐷) et de sommet 𝑆.
1
Dans un repère orthonormé (𝑆, 𝑖⃗, 𝑗⃗) tel que 𝑖⃗ = 𝑆𝐹 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑆𝐹 (autrement dit 𝑖⃗ est un vecteur unitaire
directeur de l’axe focal de sens S vers F), 𝐾 étant le projeté orthogonal de 𝐹 sur (𝐷) en posant
𝒑 = 𝑲𝑭, l’équation 𝒚𝟐 = 𝟐𝒑𝒙 , est dite équation réduite de la parabole (𝒫).

Le nombre réel strictement positif 𝒑 est appelé paramètre de la parabole.

M. NEHI Neully H. F. 2
III. Éléments caractéristiques d’une parabole

Dans le repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗),


la courbe d’équation la courbe d’équation
𝒚𝟐 = 𝟐𝒂𝒙 avec 𝑎 ≠ 0 est une parabole 𝒙𝟐 = 𝟐𝒂𝒚 avec 𝑎 ≠ 0 est une parabole
de paramètre 𝒑 = |𝒂|, de paramètre 𝒑 = |𝒂|,
de sommet l’origine du repère, le point de sommet l’origine du repère, le point
𝑶(𝟎; 𝟎), 𝑶(𝟎; 𝟎),
d’axe focal la droite de repère (𝑶, 𝒊⃗), d’axe focal la droite de repère (𝑶, 𝒋⃗),
d’équation 𝑦 = 0, d’équation 𝑥 = 0,
𝒂 𝒂
de foyer 𝑭 ( ; 𝟎), de foyer 𝑭 (𝟎; ),
𝟐 𝟐
𝒂 𝒂
de directrice (𝑫): 𝒙 = − 𝟐. de directrice (𝑫): 𝒚 = − 𝟐.
Disposition de la parabole dans le repère (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) selon le signe de 𝑎 :
𝑎>0 𝑎>0

𝑎<0 𝑎<0

Exemple
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗). On considère les paraboles (𝒫) et (𝒫′)
d’équations respectives 𝑦 2 + 4𝑥 = 0 et 𝑥 2 − 2𝑥 = −3𝑦 − 1.
Déterminons les éléments caractéristiques de chaque parabole.
Réponse
 (𝒫): 𝑦 2 + 4𝑥 = 0
𝑦 2 = 2 × (−2) × 𝑥
Par identification, on a : 𝒂 = −𝟐
Paramètre : 𝑝 = |𝑎| donc 𝑝 = |−2| ; 𝒑 = 𝟐
Sommet : l’origine du repère, c’est-à-dire le point 𝑶.
Axe focal : la droite de repère (𝑶, 𝒊⃗), d’équation 𝒚 = 𝟎.
𝑎
Foyer : le point 𝐹 (2 ; 0) ; 𝑭(−𝟏; 𝟎).
𝑎
Directrice :la droite (𝐷) d’équation 𝑥 = − 2 , (𝑫): 𝒙 = 𝟏.

M. NEHI Neully H. F. 3
 (𝒫′): 𝑥 2 − 2𝑥 = −3𝑦 − 1
3 𝑋 =𝑥−1
𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = −3𝑦 ; (𝑥 − 1)2 = 2 × (− ) × 𝑦 ; 𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡 { ,
2 𝑌=𝑦
3
On a 𝑋 2 = 2 × (− 2) × 𝑌 qui est l’équation de la parabole (𝒫′) dans un repère (𝑺, 𝒊⃗, 𝒋⃗)
𝟑
Ainsi, par identification, on a : 𝒂 = − 𝟐
3 𝟑
Paramètre : 𝑝 = |𝑎| donc 𝑝 = |− 2| ; 𝒑 = 𝟐
Sommet : l’origine du repère, c’est-à-dire le point 𝑺.
Axe focal : la droite de repère (𝑺, 𝒋⃗), d’équation 𝑿 = 𝟎.
𝑎 𝟑
Foyer : le point 𝐹 (0; 2 ) ; 𝑭 (𝟎; − 𝟒).
𝑎 𝟑
Directrice :la droite (𝐷) d’équation 𝑌 = − 2 , (𝑫): 𝒀 = 𝟒.

Pour finir on transpose ces résultats dans le repère initial (𝑶, 𝒊⃗, 𝒋⃗) sachant que
𝑋 =𝑥−1 𝑥 =𝑋+1
{ ⇔ {
𝑌=𝑦 𝑦=𝑌
𝟑
𝒂=−
𝟐
𝟑
Paramètre : 𝒑 = 𝟐.
Sommet : 𝑆.dont 𝑋 = 0, 𝑌 = 0 donc 𝑺(𝟏; 𝟎).
Axe focal : la droite de repère (𝑺, 𝒋⃗), d’équation 𝑋 = 0 par suite, d’équation 𝒙 = 𝟏.
3 3 𝟑
Foyer : le point 𝐹 (0; − 4)dont 𝑋 = 0, 𝑌 = − 4 donc 𝑭 (𝟏; − 𝟒).
3 𝟑
Directrice :la droite (𝐷) d’équation, 𝑌 = 4 par suite, d’équation 𝒚 = 𝟒.

Exercice
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗). On considère la parabole (𝒫) d’équation
𝑥 2 − 8𝑦 = 0.
Détermine les éléments caractéristiques de cette parabole.
Réponse
⟸⟸⟸

IV. Équation de la tangente en un point d’une parabole

Propriété
Soit (𝒫) la parabole d’équation : 𝑦 2 = 2𝑎𝑥 avec 𝑎 ≠ 0.
La tangente en un point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑦0 ) de (𝒫) a pour équation : 𝒚𝟎 𝒚 = 𝒂(𝒙 + 𝒙𝟎 ).
Lorsque l’équation de (𝒫) est 𝑥 2 = 2𝑎𝑦 avec 𝑎 ≠ 0, la tangente a pour équation 𝒙𝟎 𝒙 = 𝒂(𝒚 + 𝒚𝟎 ).

Exemple
Soit (𝒫) la parabole d’équation 𝑦 2 = −4𝑥 .
Déterminons une équation de la tangente à (𝒫) au point 𝑀0 (−1; 2).
Réponse
On a : (𝒫): 𝑦 2 = 2 × (−2) × 𝑥 donc 𝑎 = −2. De plus 𝑥0 = −1 et 𝑦0 = 2.
Donc la tangente à (𝒫) au point 𝑀0 (−1; 2) a pour équation 2𝑦 = −2(𝑥 + (−1)), soit 𝒚 = −𝒙 + 𝟏.

V. Construction d’une parabole

1. Parabole définie par ses éléments caractéristiques


Connaissant le foyer F et la directrice (D) ;
Tracer l’axe focal qui est la perpendiculaire à la directrice passant par le foyer.
Soit H un point de (D) et (∆𝐻 ) la perpendiculaire à (D) en H.
Le point d’intersection M de (∆𝐻 ) et de la médiatrice de [𝐹𝐻] est un point de la parabole.

M. NEHI Neully H. F. 4
Changer la position du point H sur (D) et recommencer le processus de construction jusqu’à
obtention d’un nombre suffisant de points de la parabole, permettant ainsi d’en tracer la
représentation graphique.

Remarque : Pour tout point H de (D), la médiatrice du segment [𝐹𝐻] est une tangente à la
parabole.

Exemple

Exercice
Étant donné une droite (D) et un point F n’appartenant pas à (D) donnés, construire la parabole
de directrice (D) et de foyer F.

Réponse
⟸⟸⟸

2. Parabole définie par une équation cartésienne


Connaissant l’équation réduite de la parabole, exprimer la variable (élevée au carré) en fonction
de l’autre. Déterminer l’intervalle des valeurs éventuelles de la variable qui n’était pas élevée
au carré, y choisir judicieusement des valeurs pour déterminer la valeur correspondante pour
l’autre variable.
Marquer dans le repère les points correspondants,
Relier ces points en traçant une courbe lisse.
Compléter la portion de courbe obtenue par symétrie orthogonale par rapport à l’axe focal.
Exemple
Soit (𝒫) la parabole d’équation 𝑦 2 = −4𝑥 .
Représentons graphiquement cette parabole dans un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité
graphique 1cm.

Réponse
On a : 𝑦 2 = −4𝑥 ; 𝒚 = √−𝟒𝒙 ;
√−4𝑥 existe si et seulement si −4𝑥 ≥ 0 ; 𝑥 ≤ 0.
On choisira donc des valeurs de 𝑥 telles que 𝑥 ∈ ]−∞; 0].

M. NEHI Neully H. F. 5
Table de valeurs : (valeurs arrondies à 10-1 près)
𝑥 −4 −3 −2 −1 −0,5 0
𝑦 4 3,5 2,8 2 1,4 0

Représentation graphique:
On rappelle que dans cet exemple : l’axe focal est la droite (OI), c’est un axe de symétrie de la
parabole. Le sommet est le point O et la parabole admet comme tangente verticale en O la
droite (OJ).

Remarque
En lieu et place de l’utilisation de la symétrie orthogonale, on pourrait se servir d’un tableau de
valeurs présenté comme suit.
𝑥 −4 −3 −2 −1 −0,5 0
𝑦 4 3,5 2,8 2 1,4 0
−𝒚 -4 -3,5 -2,8 -2 -1,4 0

Exercice
Soit (𝒫) la parabole d’équation 𝑥 2 = 8𝑦 .
Représente graphiquement cette parabole dans un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité graphique
1cm.

Réponse
⟸⟸⟸

M. NEHI Neully H. F. 6
Leçon 2. RÉSOUDRE UN PROBLÈME FAISANT INTERVENIR UNE
ELLIPSE

I. Identification métrique d’une ellipse

1. Définition
Soit (𝐷) une droite, 𝐹 un point n’appartenant pas à (𝐷). et 𝑒 un nombre réel tel que 𝟎 < 𝒆 < 𝟏.
On appelle ellipse de foyer 𝑭 et de directrice (𝑫), l’ensemble (ℰ) des points 𝑀 du plan tels
𝑴𝑭
que = 𝒆 où 𝐻 est le projété orthogonal de 𝑀 sur (𝐷).
𝑴𝑯

2. Propriétés
 La droite (∆) passant par le foyer 𝐹 et perpendiculaire à la directrice (𝐷) est appelée axe
focal de l’ellipse (ℰ). C’est un axe de symétrie de cette ellipse.
 Une ellipse coupe son axe focal en deux points distincts représentant deux de ses quatre
sommets. On les notera 𝐴 et 𝐴′.

II. Équation réduite d’une ellipse

Propriété
Soit (ℰ) l’ellipse de foyer 𝐹, de directrice (𝐷) et d’excentricité 𝑒 (0 < 𝑒 < 1).
On désigne par 𝐴 et 𝐴′ les sommets de (ℰ) situés sur son axe focal, 𝐵 et 𝐵′ ceux situés sur la
médiatrice de [𝐴𝐴′].
1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝑗⃗ = 1 𝑂𝐵
Dans un repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) tel que 𝑂 est le milieu de [𝐴𝐴′], 𝑖⃗ = 𝑂𝐴 𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ,
𝑂𝐵
en posant 𝒂 = 𝑶𝑨 , 𝒃 = 𝑶𝑩, 𝒄 = 𝑶𝑭, dans le cas où 𝑎 > 𝑐, on a 𝒃 = 𝒂 − 𝒄².
𝟐 𝟐

𝒙𝟐 𝒚²
L’équation + =𝟏 est dite équation réduite de l’ellipse (ℰ).
𝒂𝟐 𝒃𝟐

Remarque
 La médiatrice de [𝐴𝐴′] est aussi un axe de symétrie de l’ellipse.
 Le milieu 𝑂 de [𝐴𝐴′] appelé centre de l’ellipse est centre de symétrie de celle-ci.

M. NEHI Neully H. F. 7
III. Éléments caractéristiques d’une ellipse

Dans le repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗),


𝑎>𝑏 𝑎<𝑏
la courbe d’équation
𝒙𝟐 𝒚²
+ =𝟏
𝒂𝟐 𝒃𝟐
avec 𝑎, 𝑏 ≠ 0 est une ellipse
de demi distance focale 𝒄 = √𝒂𝟐 − 𝒃² de demi distance focale 𝒄 = √𝒃𝟐 − 𝒂²
𝒄 𝒄
d’excentricité 𝒆 = 𝒂 d’excentricité 𝒆 = 𝒃
de sommets 𝑨(𝒂 ; 𝟎), 𝑨′ (−𝒂 ; 𝟎) situés sur l’axe de sommets 𝑩(𝟎; 𝒃), 𝑩′(𝟎; −𝒃) situés sur l’axe
focal et 𝑩(𝟎; 𝒃), 𝑩′(𝟎; −𝒃) les deux autres. focal et 𝑨(𝒂 ; 𝟎), 𝑨′ (−𝒂 ; 𝟎) les deux autres.
de centre l’origine du repère, le point 𝑶(𝟎; 𝟎)
d’axe focal : la droite de repère (𝑶, 𝒊⃗), d’axe focal : la droite de repère (𝑶, 𝒋⃗),
d’équation 𝑦 = 0, d’équation 𝑥 = 0,
de grand axe : le segment [𝑨𝑨′] de grand axe : le segment [𝑩𝑩′]
de petit axe : le segment [𝑩𝑩′] de petit axe : le segment [𝑨𝑨′]
de foyer 𝑭(𝒄; 𝟎) et 𝑭′(−𝒄; 𝟎) de foyer 𝑭(𝟎; 𝒄) et 𝑭′(𝟎; −𝒄)
𝒂² 𝒂² 𝒃² 𝒃²
de directrices (𝑫): 𝒙 = 𝒄
et (𝑫′): 𝒙 = − 𝒄
de directrices (𝑫): 𝒚 = 𝒄
et (𝑫′): 𝒚 = − 𝒄
de cercles remarquables : de cercles remarquables :
cercle principal 𝓒(𝑶; 𝒂) cercle principal 𝓒(𝑶; 𝒃)
cercle secondaire 𝓒(𝑶; 𝒃) cercle secondaire 𝓒(𝑶; 𝒂)
Disposition de l’ellipse dans le repère (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗)

Exemple
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗). On considère les coniques (𝒞) et (𝒞′)
𝑥2 𝑦2
d’équations respectives : + = 1 et 25𝑥 + 16𝑦 + 100𝑥 − 96𝑦 − 156 = 0.
2 2
25 9
Pour chacune des coniques, déterminons sa nature, son axe focal, son centre, son excentricité,
ses foyers 𝐹 et 𝐹’, ses directrices (𝐷) et (𝐷’), ses sommets 𝐴 et 𝐴’ situés sur l’axe focal.

M. NEHI Neully H. F. 8
Réponse
𝑥2 𝑦2
 (𝒞): + =1
25 9
2 2
𝑥 𝑦 𝑥2 𝑦2
+ =1 ⇔ + =1
25 9 5² 3²
𝑥 2 𝑦²
Cette équation de (𝒞) est de la forme + = 1 donc (𝒞) est une ellipse.
𝑎2 𝑏 2
De plus, par identification, 𝑎 = 5 et 𝑏 = 3 par conséquent 𝑎 > 𝑏 et on a
𝑐 = √𝑎2 − 𝑏² = √52 − 3² ; 𝑐 = √16 ; 𝑐 = 4.
Axe focal : la droite de repère (𝑂, 𝑖⃗), d’équation 𝒚 = 𝟎.
Centre : L’origine du repère, c’est-à-dire le point O (𝟎; 𝟎)
𝑐 4 𝟒
Excentricité : 𝑒 = 𝑎 = 5 ; 𝒆 = 𝟓
Foyers : les points 𝐹(𝑐; 0) ; 𝑭(𝟒; 𝟎) et 𝐹′(−𝑐; 0) ; 𝑭′(−𝟒; 𝟎)
𝑎² 𝟐𝟓
Directrices : les droites (𝐷) d’équation 𝑥 = 𝑐
, (𝑫): 𝒙 = 𝟒
𝑎² 𝟐𝟓
et (𝐷′) d’équation 𝑥 = − 𝑐
, (𝑫′): 𝒙 = − 𝟒 .
Sommets situés sur l’axe focal : les points 𝐴(𝑎; 0) ; 𝑨(𝟓; 𝟎) et 𝐴′(−𝑎; 0) ; 𝑨′(−𝟓; 𝟎)
 (𝒞′): 25𝑥 2 + 16𝑦 2 + 100𝑥 − 96𝑦 − 156 = 0
25𝑥 2 + 16𝑦 2 + 100𝑥 − 96𝑦 − 156 = 0 ⇔ 25 16 400
(𝑥 + 2)2 + (𝑦 − 3)2 =
25𝑥 2 + 100𝑥 + 16𝑦 2 − 96𝑦 − 156 = 0 400 400 400
(𝑥 + 2)2 (𝑦 − 3)2
25(𝑥 2 + 4𝑥) + 16(𝑦 2 − 6𝑦) = 156 + =1
25(𝑥 2 + 2 × 𝑥 × 2 + 22 − 2²) + 16(𝑦 2 − 2 × 𝑦 × 3 + 32 − 3²) = 156 16 25
(𝑥 + 2) 2 (𝑦 − 3)2
25[(𝑥 + 2)2 − 4] + 16[(𝑦 − 3)2 − 9] = 156 + =1
16 25
25(𝑥 + 2)2 − 25 × 4 + 16(𝑦 − 3)2 − 16 × 9 = 156 𝑋 =𝑥+2
𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡 {
𝑌 = 𝑦−3
et soit
25(𝑥 + 2)2 − 100 + 16(𝑦 − 3)2 − 144 = 156
𝑿𝟐 𝒀𝟐
25(𝑥 + 2)2 + 16(𝑦 − 3)2 = 156 + 100 + 144 Ω(−2; 3), on a 𝟒²
+ 𝟓𝟐 = 𝟏
25(𝑥 + 2)2 + 16(𝑦 − 3)2 = 400
𝑋 2 𝑌²
Cette équation de (𝒞′) dans le repère (𝛀, 𝒊⃗, 𝒋⃗) est de la forme + =1
𝑎2 𝑏 2
donc (𝒞′) est une ellipse.
De plus, par identification, 𝑎 = 4 et 𝑏 = 5 par conséquent 𝑎 < 𝑏 et on a
𝑐 = √𝑏2 − 𝑎² = √52 − 4² = √9 ; 𝑐 = 3.
Axe focal : la droite de repère (Ω, 𝑗⃗), d’équation 𝑿 = 𝟎.
Centre : L’origine du repère, c’est-à-dire le point 𝛀.
𝑐 3 𝟑
Excentricité : 𝑒 = 𝑏 = 5 ; 𝒆 = 𝟓
Foyers : les points 𝐹(0; 𝑐) ; 𝑭(𝟎; 𝟑) et 𝐹′(0; −𝑐) ; 𝑭′(𝟎; −𝟑)
𝑏² 𝟐𝟓
Directrices : les droites (𝐷) d’équation 𝑌 = 𝑐
, (𝑫): 𝒀 = 𝟑
𝑏² 𝟐𝟓
et (𝐷′) d’équation 𝑌 = − 𝑐
, (𝑫′): 𝒀 = − 𝟑 .
Sommets situés sur l’axe focal : les points 𝐵(0; 𝑏) ; 𝑩(𝟎; 𝟓) et 𝐵′(0; −𝑏) ; 𝑩′(𝟎; −𝟓).
Pour finir on transpose ces résultats dans le repère initial (𝑶, 𝒊⃗, 𝒋⃗) sachant que
𝑋=𝑥+2 𝒙=𝑿−𝟐
{ ⇔ {
𝑌= 𝑦−3 𝒚=𝒀+𝟑

Nature : (𝒞′) est une ellipse.


Axe focal : la droite d’équation 𝒙 = −𝟐
Centre : le point 𝛀(−𝟐; 𝟑)
𝟑
Excentricité : 𝒆 = 𝟓
Foyers : les points 𝑭(−𝟐; 𝟔) et 𝑭′(−𝟐; 𝟎)
𝟑𝟒 𝟏𝟔
Directrices : les droites (𝑫): 𝒚 = 𝟑
et (𝑫′): 𝒚 = − 𝟑
Sommets situés sur l’axe focal : les points 𝑩(−𝟐; 𝟖) et 𝑩′(−𝟐; −𝟐).

M. NEHI Neully H. F. 9
Exercice
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗). On considère la conique (𝒞) d’équation
𝑥2 𝑦2
+ = 1.
9 16
Détermine sa nature, son axe focal, son centre, ses foyers F et F’.

Réponse
⟸⟸⟸

IV. Équation de la tangente en un point d’une ellipse

Propriété
𝑥 2 𝑦²
Soit (ℰ) l’ellipse d’équation : + = 1 avec 𝑎, 𝑏 ≠ 0.
𝑎2 𝑏 2
𝑥𝑥0 𝑦𝑦0
La tangente en un point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑦0 ) de (ℰ) a pour équation : + 2 = 1.
𝑎2 𝑏

Exemple
𝑥 2 𝑦²
Soit (ℰ) l’ellipse d’équation : + = 1.
25 9
12
Déterminons une équation de la tangente à (ℰ) au point 𝑀0 (3; 5
).
Réponse
𝑥2 𝑦2
(ℰ): + =1
25 9
12 12
Tangente à (ℰ) au point 𝑀0 (3; 5 ) donc 𝑥0 = 3 et 𝑦0 = 5 .
12
La tangente à (ℰ) au point 𝑀0 (3; 5 ) a pour équation
12 12
3𝑥 5 𝑦 9 × 3𝑥 + 25 × 𝑦
5 = 1 ; 27𝑥 + 60𝑦 = 1 ; 27𝑥 + 60𝑦 = 225 , soit 𝟗 𝟏𝟓
+ =1 ; 𝒚=− 𝒙+
25 9 25 × 9 225 𝟐𝟎 𝟒

V. Construction d’une ellipse

1. Ellipse définie par ses éléments caractéristiques


Connaissant le foyer F, la directrice (𝐷) et l’excentricité 𝑒 ;
Tracer l’axe focal (∆) qui est la perpendiculaire à la directrice passant par le foyer.
Soit K le point d’intersection de (∆) et (𝐷).
𝐴 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 1); (𝐾, 𝑒)} 𝐴′ = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 1); (𝐾, −𝑒)}
Placer sur (∆) les points A et A’ tels que : { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =
𝑒
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴 𝐹𝐾 𝐹𝐴′ = 𝐹𝐾
𝑒+1 𝑒−1
Soit P un point de (∆) tel que 𝑃 ∈ [𝐴𝐴′] et (𝐷𝑃 ) la perpendiculaire à (∆) en P.
Le point d’intersection M de (𝐷𝑃 ) et du cercle 𝒞(𝐹; 𝑒 × 𝑑(𝑃, (𝐷))) est un point de l’ellipse.
Changer la position du point P sur (∆) et recommencer le processus de construction jusqu’à
obtention d’un nombre suffisant de points de l’ellipse, permettant ainsi d’en tracer la
représentation graphique.
Remarque
On pourra se servir d’un tableau de valeurs donnant pour chaque distance 𝑑(𝑃, (𝐷))
judicieusement choisie, la distance 𝑒 × 𝑑(𝑃, (𝐷)) correspondant au rayon du cercle à tracer.
Pour chaque point M de l’ellipse, en considérant H le projeté orthogonal de M sur (D), on a :
𝑀𝐻 = 𝑑(𝑃, (𝐷)) ; 𝑀𝐹 = 𝑒 × 𝑀𝐻.
𝑀𝐻
𝑀𝐹
On pourrait faire varier la distance 𝑀𝐻 d’un pas valant 0,5 ou 1 d’une colonne du tableau à la
suivante ou la précédente.

M. NEHI Neully H. F. 10
Exemple

Exercice
Étant donné une droite (D) et un point F situé à 3 cm de (D), construire l’ellipse de directrice
(D), de foyer F et d’excentricité 0,6.

Réponse
⟸⟸⟸

2. Ellipse définie par une équation cartésienne


Connaissant l’équation réduite de l’ellipse, exprimer la variable 𝑦 en fonction de 𝑥.
Choisir judicieusement des valeurs de 𝑥 dans l’intervalle [0; 𝑎] puis déterminer celles de 𝑦
correspondantes.
Marquer dans le repère les points de cordonnées (𝑥; 𝑦) et relier ces points en traçant une courbe
lisse.
Compléter la portion de courbe obtenue par symétrie orthogonale par rapport à l’axe focal et
aussi par rapport à la médiatrice du segment [𝐴𝐴′].

Exemple
𝑥 2 𝑦²
Soit (ε) l’ellipse d’équation + = 1.
25 9
Représentons graphiquement cette ellipse dans un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité
graphique 1cm.

Réponse
𝑥2 𝑦² 𝑥2 𝑦²
(ε) ∶ + = 1 ; (ε) ∶ + =1 ; 𝒂=𝟓
25 9 5² 3²
On a :

𝑥 2 𝑦² 𝑦² 𝑥2 𝑥2 𝒙𝟐
+ =1 ; =1− 2
; 𝑦 = 9 (1 − ) ; 𝒚 = 𝟑√𝟏 − 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒙 ∈ [𝟎; 𝟓]
25 9 9 25 25 𝟐𝟓
Table de valeurs : (valeurs arrondies à 10-1 près)
𝑥 0 1 2 3 4 5
𝑦 3 2,9 2,7 2,4 1,8 0

M. NEHI Neully H. F. 11
Représentation graphique:
On rappelle que dans cet exemple : l’axe focal est la droite (OI), c’est un axe de symétrie de
l’ellipse tout comme la droite (OJ).
Deux sommets sont les points 𝐴(5; 0) et 𝐵(0; 3). L’ellipse admet comme tangente verticale en
𝐴, la droite d’équation 𝑥 = 5 et comme tangente horizontale en 𝐵, la droite d’équation 𝑦 = 3.

Remarque
En lieu et place de l’utilisation de la symétrie orthogonale, on pourrait faire varier 𝑥 dans
l’intervalle [−𝑎; 𝑎] et se servir d’un tableau de valeurs présenté comme suit.
𝑥 −5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
𝑦 𝟎 𝟏, 𝟖 𝟐, 𝟒 𝟐, 𝟕 𝟐, 𝟗 𝟑 𝟐, 𝟗 𝟐, 𝟕 𝟐, 𝟒 𝟏, 𝟖 𝟎
−𝒚 𝟎 −𝟏, 𝟖 −𝟐, 𝟒 −𝟐, 𝟕 −𝟐, 𝟗 −𝟑 −𝟐, 𝟗 −𝟐, 𝟕 −𝟐, 𝟒 −𝟏, 𝟖 𝟎

Exercice
𝑥 2 𝑦²
Soit (ε) l’ellipse d’équation + = 1.
9 16
Représente graphiquement cette ellipse dans un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité graphique
1cm.

Réponse
⟸⟸⟸

M. NEHI Neully H. F. 12
Leçon 3. RÉSOUDRE UN PROBLÈME FAISANT INTERVENIR UNE
HYPERBOLE

I. Identification métrique d’une hyperbole

1. Définition
Soit (𝐷) une droite, 𝐹 un point n’appartenant pas à (𝐷). et 𝑒 un nombre réel tel que 𝒆 > 𝟏.
On appelle hyperbole de foyer 𝑭 et de directrice (𝑫), l’ensemble (ℋ) des points 𝑀 du plan tels
𝑴𝑭
que = 𝒆 où 𝐻 est le projété orthogonal de 𝑀 sur (𝐷).
𝑴𝑯

2. Propriétés
 La droite (∆) passant par le foyer 𝐹 et perpendiculaire à la directrice (𝐷) est appelée axe
focal de l’hyperbole (ℋ). C’est un axe de symétrie de cette hyperbole.
 Une hyperbole coupe son axe focal en deux points distincts représentant ses deux
sommets. On les notera 𝐴 et 𝐴′ .

II. Équation réduite d’une hyperbole

Propriété
Soit (ℋ) l’hyperbole de foyer 𝐹, de directrice (𝐷) et d’excentricité 𝑒 (𝑒 > 1).
On désigne par 𝐴 et 𝐴′ les sommets de (ℋ) situés sur son axe focal.
1 1
Dans un repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) tel que 𝑂 est le milieu de [𝐴𝐴′], 𝑖⃗ = 𝑂𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴 et 𝑗⃗ = 𝑂𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐵,
en posant 𝒂 = 𝑶𝑨 , 𝒃 = 𝑶𝑩, 𝒄 = 𝑶𝑭, dans le cas où 𝑐 > 𝑎, on a 𝒃 = 𝒄 − 𝒂².
𝟐 𝟐

L’équation
𝒙𝟐 𝒚² est dite équation réduite de l’hyperbole (ℋ).
− =𝟏
𝒂𝟐 𝒃𝟐

Remarque
 La médiatrice de [𝐴𝐴′] est aussi un axe de symétrie de l’hyperbole.
 Le milieu 𝑂 de [𝐴𝐴′] appelé centre de l’hyperbole est centre de symétrie de celle-ci.

M. NEHI Neully H. F. 13
III. Éléments caractéristiques d’une hyperbole

Dans le repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗),


la courbe d’équation la courbe d’équation
𝒙𝟐 𝒚² 𝒙𝟐 𝒚²
− =𝟏 − 𝟐+ 𝟐=𝟏
𝒂𝟐 𝒃𝟐 𝒂 𝒃
avec 𝑎, 𝑏 ≠ 0 est une hyperbole avec 𝑎, 𝑏 ≠ 0 est une hyperbole
de demi distance focale 𝒄 = √𝒂𝟐 + 𝒃²
𝒄 𝒄
d’excentricité 𝒆 = 𝒂 d’excentricité 𝒆 = 𝒃
de sommets 𝑨(𝒂 ; 𝟎), 𝑨′ (−𝒂 ; 𝟎) de sommets 𝑨(𝟎 ; 𝒃), 𝑨′ (𝟎; −𝒃 )
de centre l’origine du repère, le point 𝑶(𝟎; 𝟎)
d’axe focal : la droite de repère (𝑶, 𝒊⃗), d’axe focal : la droite de repère (𝑶, 𝒋⃗),
d’équation 𝑦 = 0, d’équation 𝑥 = 0,
de foyer 𝑭(𝒄; 𝟎) et 𝑭′(−𝒄; 𝟎) de foyer 𝑭(𝟎; 𝒄) et 𝑭′(𝟎; −𝒄)
𝒂² 𝒂² 𝒃² 𝒃²
de directrices (𝑫): 𝒙 = et (𝑫′): 𝒙 = − de directrices (𝑫): 𝒚 = et (𝑫′): 𝒚 = −
𝒄 𝒄 𝒄 𝒄
𝒃 𝒃
d’asymptotes : (𝑳): 𝒚 = 𝒙 et (𝑳′): 𝒚 = − 𝒙
𝒂 𝒂
Disposition de l’hyperbole dans le repère (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗)

Exemple
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗). On considère les coniques (𝒞) et (𝒞′)
𝑥2 𝑦2
d’équations respectives : − = 1 et −25𝑥 + 16𝑦 − 100𝑥 − 96𝑦 − 356 = 0.
2 2
25 9
Pour chacune des coniques, déterminons sa nature, son axe focal, son centre, son excentricité,
ses foyers 𝐹 et 𝐹’, ses directrices (𝐷) et (𝐷’), ses sommets 𝐴 et 𝐴’ situés sur l’axe focal.
Réponse
𝒙𝟐 𝒚𝟐
 (𝓒): − =𝟏
𝟐𝟓 𝟗
2 2
𝑥 𝑦 𝑥2 𝑦2
− =1 ⇔ 2− =1
25 9 5 3²
𝑥 2 𝑦²
Cette équation de (𝒞) est de la forme − = 1 donc (𝒞) est une hyperbole.
𝑎2 𝑏 2
De plus, par identification, 𝑎 = 5 et 𝑏 = 3 et on a
𝑐 = √𝑎2 + 𝑏² = √52 + 3² ; 𝑐 = √34 .
Axe focal : la droite de repère (𝑂, 𝑖⃗), d’équation 𝒚 = 𝟎.
Centre : L’origine du repère, c’est-à-dire le point O (𝟎; 𝟎)
𝑐 √34 √𝟑𝟒
Excentricité : 𝑒 = 𝑎 = 5
;𝒆 = 𝟓
Foyers : les points 𝐹(𝑐; 0) ; 𝑭(√𝟑𝟒; 𝟎) et 𝐹′(−𝑐; 0) ; 𝑭′(−√𝟑𝟒; 𝟎)

M. NEHI Neully H. F. 14
𝑎² 5² 𝟐𝟓√𝟑𝟒
Directrices : les droites (𝐷) d’équation 𝑥 = 𝑐
; 𝑥= , (𝑫): 𝒙 = 𝟑𝟒
√34
𝑎2 5² 𝟐𝟓√𝟑𝟒
et (𝐷′) d’équation 𝑥 = − 𝑐
; 𝑥 = − 34, (𝑫′): 𝒙 = − 𝟑𝟒 .

Sommets : les points 𝐴(𝑎; 0) ; 𝑨(𝟓; 𝟎) et 𝐴′(−𝑎; 0) ; 𝑨′(−𝟓; 𝟎).

 (𝓒′): − 𝟐𝟓𝒙𝟐 + 𝟏𝟔𝒚𝟐 − 𝟏𝟎𝟎𝒙 − 𝟗𝟔𝒚 − 𝟑𝟓𝟔 = 𝟎


−25𝑥 2 + 16𝑦 2 − 100𝑥 − 96𝑦 − 356 = 0 ⇔ −
25
(𝑥 + 2)2 +
16
(𝑦 − 3)2 =
400
−25𝑥 2 − 100𝑥 + 16𝑦 2 − 96𝑦 − 356 = 0 400 400 400
(𝑥 + 2)2 (𝑦 − 3)2
−25(𝑥 2 + 4𝑥) + 16(𝑦 2 − 6𝑦) = 356 − + =1
16 25
−25(𝑥 2 + 2 × 𝑥 × 2 + 22 − 2²) + 16(𝑦 2 − 2 × 𝑦 × 3 + 32 − 3²) = 356 (𝑥 + 2) 2 (𝑦 − 3)2
−25[(𝑥 + 2)2 − 4] + 16[(𝑦 − 3)2 − 9] = 356 − + =1
16 25
−25(𝑥 + 2)2 + 25 × 4 + 16(𝑦 − 3)2 − 16 × 9 = 356 𝑋 =𝑥+2
𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡 {
𝑌 = 𝑦−3
et soit
−25(𝑥 + 2)2 + 100 + 16(𝑦 − 3)2 − 144 = 356
𝑿𝟐 𝒀𝟐
−25(𝑥 + 2)2 + 16(𝑦 − 3)2 = 356 − 100 + 144 Ω(−2; 3), on a − 𝟒² + 𝟓𝟐 = 𝟏
−25(𝑥 + 2)2 + 16(𝑦 − 3)2 = 400
𝑋 2 𝑌²
Cette équation de (𝒞′) dans le repère (𝛀, 𝒊⃗, 𝒋⃗) est de la forme − + =1
𝑎2 𝑏 2
donc (𝒞′) est une hyperbole.
De plus, par identification, 𝑎 = 4 et 𝑏 = 5 et on a
𝑐 = √𝑎2 + 𝑏² = √42 + 5² = √34 ; 𝑐 = √41.
Axe focal : la droite de repère (Ω, 𝑗⃗), d’équation 𝑿 = 𝟎.
Centre : L’origine du repère, c’est-à-dire le point 𝛀.
𝑐 √41 √𝟒𝟏
Excentricité : 𝑒 = 𝑏 = 5
;𝒆 = 𝟓
Foyers : les points 𝐹(0; 𝑐) ; 𝑭(𝟎; √𝟒𝟏) et 𝐹′(0; −𝑐) ; 𝑭′(𝟎; −√𝟒𝟏)
𝑏² 𝟐𝟓√𝟒𝟏
Directrices : les droites (𝐷) d’équation 𝑌 = 𝑐
, (𝑫): 𝒀 = 𝟒𝟏
𝑏² 𝟐𝟓√𝟒𝟏
et (𝐷′) d’équation 𝑌 = −
𝑐
, (𝑫′): 𝒀 =−
𝟒𝟏
.
Sommets: les points 𝐴(0; 𝑏) ; 𝑨(𝟎; 𝟓) et 𝐴′(0; −𝑏) ; 𝑨′(𝟎; −𝟓).
Pour finir on transpose ces résultats dans le repère initial (𝑶, 𝒊⃗, 𝒋⃗) sachant que
𝑋=𝑥+2 𝒙=𝑿−𝟐
{ ⇔ {
𝑌= 𝑦−3 𝒚=𝒀+𝟑

Nature : (𝒞′) est une hyperbole.


Axe focal : la droite d’équation 𝒙 = −𝟐
Centre : le point 𝛀(−𝟐; 𝟑)
√𝟒𝟏
Excentricité : 𝒆 = 𝟓
Foyers : les points 𝑭(−𝟐; 𝟑 + √𝟒𝟏) et 𝑭′(−𝟐; 𝟑 − √𝟒𝟏)
𝟐𝟓√𝟒𝟏 𝟐𝟓√𝟒𝟏
Directrices : les droites (𝑫): 𝒚 = 𝟑 + 𝟒𝟏
et (𝑫′): 𝒚 = 𝟑 − 𝟒𝟏
Sommets: les points 𝑨(−𝟐; 𝟖) et 𝑨′(−𝟐; −𝟐).

Exercice
Le plan est muni du repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗). On considère la conique (𝒞) d’équation
𝑥2 𝑦2
− = 1.
9 16
Détermine sa nature, son axe focal, son centre, ses foyers F et F’.

Réponse
⟸⟸⟸

M. NEHI Neully H. F. 15
IV. Équation de la tangente en un point d’une hyperbole

Propriété
𝑥 2 𝑦²
Soit (ℋ) l’hyperbole d’équation : − = 1 avec 𝑎, 𝑏 ≠ 0.
𝑎2 𝑏 2
𝑥𝑥0 𝑦𝑦0
La tangente en un point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑦0 ) de (ℋ) a pour équation : − 2 = 1.
𝑎2 𝑏
NB :
𝑥 2 𝑦² 𝑥𝑥0 𝑦𝑦0
Lorsque (ℋ) a pour équation : − + =1 la tangente a pour équation − + 2 = 1.
𝑎2 𝑏 2 𝑎2 𝑏

Exemple
𝑥 2 𝑦²
Soit (ℋ) l’hyperbole d’équation : − = 1.
25 9
Déterminons une équation de la tangente à (ℋ) au point 𝑀0 (−6; 3√3).
Réponse
𝑥2 𝑦2
(ℋ): − =1
25 9
Tangente à (ℋ) au point 𝑀0 (−6; 3√3) donc 𝑥0 = −6 et 𝑦0 = 3√3.
La tangente à (ℋ) au point 𝑀0 (−6; 3√3) a pour équation
−6𝑥 3𝑦√3 −6𝑥 𝑦√3 3 × (−6)𝑥 − 25𝑦√3
− =1 ; − =1 ; = 1 ; −18𝑥 − 25𝑦√3 = 75
25 9 25 3 75
, soit 𝒚 = − 𝟔√𝟑 𝒙 − √𝟑
𝟐𝟓

V. Construction d’une hyperbole

1. Hyperbole définie par ses éléments caractéristiques


Connaissant le foyer F, la directrice (𝐷) et l’excentricité 𝑒 ;
Tracer l’axe focal (∆) qui est la perpendiculaire à la directrice passant par le foyer.
Soit K le point d’intersection de (∆) et (𝐷).
𝐴 = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 1); (𝐾, 𝑒)} 𝐴′ = 𝑏𝑎𝑟{(𝐹, 1); (𝐾, −𝑒)}
Placer sur (∆) les points A et A’ tels que : { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑒
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴 = 𝐹𝐾 𝐹𝐴′ = 𝐹𝐾
𝑒+1 𝑒−1
Soit P un point de (∆) tel que 𝑃 ∉ [𝐴𝐴′] et (𝐷𝑃 ) la perpendiculaire à (∆) en P.
Le point d’intersection M de (𝐷𝑃 ) et du cercle 𝒞(𝐹; 𝑒 × 𝑑(𝑃, (𝐷))) est un point de l’hyperbole.
Changer la position du point P sur (∆) et recommencer le processus de construction jusqu’à
obtention d’un nombre suffisant de points de l’hyperbole, permettant ainsi d’en tracer la
représentation graphique.

Remarque
On pourra se servir d’un tableau de valeurs donnant pour chaque distance 𝑑(𝑃, (𝐷))
judicieusement choisie, la distance 𝑒 × 𝑑(𝑃, (𝐷)) correspondant au rayon du cercle à tracer.
Pour chaque point M de l’hyperbole, en considérant H le projeté orthogonal de M sur (D), on
a:
𝑀𝐻 = 𝑑(𝑃, (𝐷)) ; 𝑀𝐹 = 𝑒 × 𝑀𝐻.
𝑀𝐻
𝑀𝐹
On pourrait faire varier la distance 𝑀𝐻 d’un pas valant 0,5 ou 1 d’une colonne du tableau à la
suivante ou la précédente.

M. NEHI Neully H. F. 16
Exemple

Exercice
Étant donné une droite (D) et un point F situé à 3 cm de (D), construire l’hyperbole de directrice
(D), de foyer F et d’excentricité 0,6.

Réponse
⟸⟸⟸

2. Hyperbole définie par une équation cartésienne


Connaissant l’équation réduite de l’hyperbole, exprimer la variable 𝑦 en fonction de 𝑥.
Choisir judicieusement des valeurs de 𝑥 dans l’ intervalle [𝑎; +∞[ puis déterminer celles de 𝑦
correspondantes.
Marquer dans le repère les points de cordonnées (𝑥; 𝑦) et relier ces points en traçant une courbe
lisse.
Compléter la portion de courbe obtenue par symétrie orthogonale par rapport à l’axe focal et
aussi par rapport à la médiatrice du segment [𝐴𝐴′].

Exemple
𝑥 2 𝑦²
Soit (ℋ) l’hyperbole d’équation − = 1.
25 9
Représentons graphiquement cette hyperbole dans un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité
graphique 1cm.

Réponse
𝑥2 𝑦2 𝑥2 𝑦²
(ℋ) ∶ − =1 ; (ℋ) ∶ 2− =1 ; 𝒂=𝟓
25 9 5 3²
On a :

𝑥2 𝑦2 𝑦² 𝑥2 𝑥2 𝒙𝟐
− =1 ; − = 1− 2
; 𝑦 = 9( − 1) ; 𝒚 = 𝟑 √ − 𝟏 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒙 ∈ [𝟓; +∞[
25 9 9 25 25 𝟐𝟓
Table de valeurs : (valeurs arrondies à 10-1 près)
𝑥 5 5,5 6 6,5 7 7,5
𝑦 0 1,4 2 2,5 2,9 3,4

M. NEHI Neully H. F. 17
Représentation graphique:
On rappelle que dans cet exemple : l’axe focal est la droite (OI), c’est un axe de symétrie de
l’hyperbole tout comme la droite (OJ).
Un sommet est le point 𝐴(5; 0). L’hyperbole admet comme tangente verticale en 𝐴, la droite
d’équation 𝑥 = 5.

Remarque
En lieu et place de l’utilisation de la symétrie orthogonale, on pourrait faire varier 𝑥 dans
l’intervalle ]−∞; −𝑎] ∪ [𝑎; +∞[ et se servir d’un tableau de valeurs présenté comme suit.
𝑥 −7 −6,5 −6 −5,5 −5 5 5,5 6 6,5 7
𝑦 2,9 2,5 2 1,4 0 0 1,4 2 2,5 2,9
−𝒚 -2,9 -2,5 -2 -1,4 0 0 -1,4 -2 -2,5 -2,9

Exercice
Soit (ℋ) l’hyperbole 𝑥 2 𝑦²
d’équation − + = 1.
9 16
Représente graphiquement cette hyperbole dans un repère orthonormé (𝑂, 𝐼, 𝐽) d’unité
graphique 1cm.

Réponse
⟸⟸⟸

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