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Physique 2 PSI2025 Cor

Le document présente une proposition de corrigé pour un exercice sur les supercondensateurs, abordant des concepts tels que le champ électrique, le potentiel, et la charge dans un système de condensateurs. Il inclut des calculs détaillés et des justifications qualitatives concernant le comportement des ions et les relations entre charge, potentiel et capacité. Enfin, il discute des implications pratiques et des ordres de grandeur liés à l'énergie stockée et à la résistance dans le circuit.

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Le document présente une proposition de corrigé pour un exercice sur les supercondensateurs, abordant des concepts tels que le champ électrique, le potentiel, et la charge dans un système de condensateurs. Il inclut des calculs détaillés et des justifications qualitatives concernant le comportement des ions et les relations entre charge, potentiel et capacité. Enfin, il discute des implications pratiques et des ordres de grandeur liés à l'énergie stockée et à la résistance dans le circuit.

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CENTRALE PSI 2025 - PHY 2

Rothlingshofer Yanic

Contact : Pour toute remarque, suggestion ou signalement d’erreur : yrothlin-24@[Link].


Remarque : Sujet assez facile à mon sens, du moins très abordable. Ce document est une PROPOSITION de
corrigé et je ne prétends pas faire tout juste. Merci de ne pas porter trop d’attention à la syntaxe ou aux petites
fautes d’inattentions (temps à la main : 3h25).

I. Le pack de supercondensateurs

1. Soit (O, −
→, −
u → −
→ − → −
→ − →
y uz ) un plan infini de densité de charge surfacique σ. Tout plans (M, ux , uy ) et (M, uz , ux ) sont
plans de symétrie pour la distribution de charge (et donc le champ est contenu dans ces deux plans). De
plus, la distribution de charge est invariante selon y et z d’où :


E (M ) = E(x)−
u→
x

On applique le théorème de Gauss à la surface fermé S représentant un cylindre de rayon r de longueur


2x0 et de centre O. On a alors :

− −
→ → 1
E · dS = −E(−x0 )πr2 + E(x0 )πr2 = σπr2
S ε0 εr


or (O, −
→, −
u →
y uz ) est plan de symétrie de la distribution de charge donc le vecteur E est symétrie par rapport
à ce plan. Ainsi E(−x0 ) = −E(x0 ) et on en déduit :
σ
E(x0 ) =
2ε0 εr
Finalement : (

− σ
si x > 0
E (M ) · −
u→
x =
2ε0 εr
− 2εσ0 εr si x < 0
Finalement en appliquant le principe de superposition, pour x ∈ [−a, a] :

E1 = ε0 εr ′ si −a < x < −a + δ
σ


− −
E · u→
x = E2 = σ−σ
ε0 εr si −a + δ < x < a − δ
E 1 = ε0 εr
σ
si a − δ < x < a

(en négligeant les effets de bords engendrés par le fait que les plans sont finis).

− →

2. Puisque E = − ∇V qui s’écrit sur la seule coordonnée x :
dV
E(x) = −
dx
En intégrant sur chaque région entre −a et a on obtient :

V1 (x) = −E1 x + C1
 si −a < x < −a + δ
V (x) = V2 (x) = −E2 x + C2 si −a + δ < x < a − δ
V3 (x) = −E1 x + C3 si a − δ < x < a

par continuité du potentiel, on a V1 (−a) = U2 d’où C1 = U −E2


1 2a
et V3 (a) = − U2 d’où C3 = −U +E1 2a
2 .
Ainsi :
U U
V1 (x) = −E1 (a + x) + et V3 (x) = E1 (a − x) −
2 2

1
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Enfin, la continuité en −a + δ et a − δ s’écrit :

V1 (−a + δ) = V2 (−a + δ) et V3 (a − δ) = V2 (a − δ)

de la première continuité on tire C2 = −E2 (a − δ) − E1 δ + U


2 et de la deuxième continuité on tire :

2σδ 2(σ − σ ′ )(a − δ)


U = 2E1 δ + 2E2 (a − δ) = +
ε0 εr ε0 εr
d’où :
2a 2(a − δ) ′
U= − σ
ε0 εr ε0 εr
(il vaut mieux prendre son temps et ne pas avoir à refaire les calculs sinon on perd beaucoup de temps).

3. Il y a plusieurs manières de justifier mais aucune très évidente. Qualitativement, on peut dire que les ions
sont attirés par les plaques et se collent aux plaques tant qu’il existe un champ électrique. En régime
stationnaire les ions ne bougent plus donc leur concentration au niveau des plaques est suffisamment
élevée pour contrebalancer l’effet de la distribution de charge de la plaque métallique du condensateur.
Autrement dit σ − σ ′ = 0 (les ions sont collés à la plaque et on peut assimiler la plaque à une plaque de
densité surfacique σ − σ ′ ). Dans ce cas :

U= σ
ε0 εr
or C = Q
U donc :
σS Sε0 εr
C= =
U 2δ
Dans le cas où l’on remplace la solution életrolytique par de l’air, on a :
ε0 S
C0 =
a
d’où :
C0 2δ
= εr
C a
ici, sans culture général je ne sais pas quoi en conclure parce qu’on n’a pas d’idée des ordres de grandeurs.
Cependant, ayant déjà travaillé le conducteur électrolytique, je sais que l’épaisseur sur laquelle s’étalent
les ions contre la plaque vaut environ lD = 10−8 m (longueur de Debye). Or sachant que εr est de l’ordre
de 102 voir 103 , à moins de coller les plaques à quelques µm (ce qui est très compliqué en pratique),
C >> C0 .

4. À l’instant t, la charge locale au niveau de la plaque en −a + δ vaut q ′ (t). À un instant t + dt, cette charge
locale vaut q ′ (t + dt) = q ′ (t) + δQ où δQ est la charge qui s’est accumulée en −a + δ. Or les porteurs sont
amenés par le champs E2 qui va pousser les ions négatifs vers la plaque de gauche et donc les amenés en
−a + δ. Ainsi la charge amenée en −a + δ sur une durée dt correspond à j(−a + δ)(t)Sdt = γE2 (t)Sdt =

γ σ−σ (t)
ε0 εr Sdt. D’où :
σ − σ ′ (t)
q ′ (t + dt) = q ′ (t) + γ Sdt
ε0 εr
d’où lorsque dt → 0 :
dq ′ σ − σ ′ (t)
=γ S
dt ε0 εr
Remarque : Ici, on a fait l’hypothèse que lorsque les ions arrivent dans les zones [−a, −a + δ] et [a − δ, a],
ils deviennent presque immobiles. On suppose que ce sont des zones d’accumulations de sorte que les
champs E1 ne créer pas de densité de courant qui ferait sortir de charge localement en −a + δ ou a − δ.

5. Sachant q ′ (t) = σ ′ (t)S, on a :


dσ ′ σ σ′
=γ −γ
dt ε0 εr ε0 εr
or d’après Q2 et en inversant la relation, on a :
ε0 εr a−δ ′
σ= U+ σ
2a a
d’où en injectant σ dans l’expression ci-dessus :

2
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dσ ′ U γ δ γ ′
=γ + (1 − )σ ′ − σ
dt 2a ε0 εr a ε0 εr
d’où en simplifiant :
dσ ′ γδ ′ U
+ σ =γ
dt aε0 εr 2a
on identifie τ = γδ .
aε0 εr
Dans un circuit RC, on sait que τ = R0 C d’où (d’après l’expression de C trouvé
Q3) :
τ 2a
R0 = =
C γS
Est ce que c’est logique ? oui parce qu’on a donné une conductivité à l’électrolyte et on l’a modélisé
comme un métal conducteur dans nos raisonnements donc on trouve bien l’expression de la résistance
d’un conducteur métallique.

6. Le petit gap instantanée que l’on peut voir entre V1 et V2 et V3 et V4 qui a la même norme correspond à
la chute ohmique donc :
∆V = R0 I
−0,05
d’où R0 = −33 ≈ 1, 5 mΩ. Ensuite la pente dans les variation de V correspond à :

∆V I IT
= =⇒ C= ≈ 330 F
∆t C0 ∆V

7. En première approximation (il s’agit d’un raisonnement beaucoup trop simpliste mais juste
pour avoir un ordre de grandeur) : D’après les données fournies en annexe m ≃ 100 kg, l’énergie
nécessaire pour franchir h = 60 m de dénivelé vaut :

Ep = mgh ≈ 59 kJ

en négligeant tous les frottements (dans les roulements, pneu/route,. . .). Le pack doit être capable de
fournir au moins la moitié de cette énergie donc l’énergie contenu dans les condensateurs doit être d’au
moins :
Ep
E=
2
Si on néglige les chutes ohmiques (on néglige les pertes par effet Joule), on l’énergie pouvant être contenu
dans le pack est (on considère que les condo fonctionne à leur tension nominale) :

N Ep
E= C(Vn )2 =⇒ N= ≈ 20
2 CVn2

Attention : ce raisonnement est très simpliste, je n’ai considéré ici presque rien, je ne suis même pas sûr
que ce raisonnement soit correct.

8. Pour un convertisseur sans pertes, la puissance moyenne en entrée est égale à la puissance moyenne en
sortie soit (on omet la notation valeur moyenne) :

Vs
Ve Ie = Vs Is =⇒ Ie = Is
Ve
Avec Vs = 36 V et Is = 10 A fixé, la valeur maximale de ce courant est donnée pour Ve = 27 V soit
Ie,max = 13.3 A.

9. On a : ˆ ˆ
1 T
1 T
L
⟨VL ⟩ = VL (t)dt = LdiL = (iL (T ) − iL (0)) = 0
T 0 T 0 T
car le courant est périodique de période T .
— Sur [0, αT ] K1 est fermé et K2 est ouvert. Ainsi en appliquant la loi des mailles dans chaque boucle
on a :
VL1 (t) = Ve et VC1 (t) = −VL2 (t)
— Sur [αT, T ], K1 est ouvert et K2 est fermé. Ainsi :

Ve = VL1 (t) + VC1 (t) + VL2 (t) =⇒ VC1 (t) = Ve − VL2 (t) − VL1 (t)

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Finalement :
ˆ T
T ⟨VC1 ⟩ = VC1 (t)dt
0
ˆ αT ˆ T
= VC1 (t)dt + VC1 (t)dt
0 αT
ˆ αT ˆ T ˆ T ˆ T
=− VL2 (t)dt + Ve dt − VL2 (t)dt − VL1 (t)dt
0 αT αT αT
ˆ T
= −T ⟨VL2 ⟩ + T (1 − α)Ve − VL1 (t)dt
αT

or ⟨VL2 ⟩ = 0 et :
ˆ T ˆ αT ˆ T
VL1 (t)dt = 0 = Ve dt + VL1 (t)dt
0 0 αT
d’où :
T ⟨VC1 ⟩ = T (1 − α)VE + αT Ve = T Ve
d’où ⟨VC1 ⟩ = Ve .

10. En utilisant les résultats précédents, on a VL2 (t) = −Ve sur [0, αT ] et VL2 (t) = Vs sur [αT, T ].

11. Comme la valeur moyenne de VL2 (t) est nulle, on en déduit :

−αT Ve + T (1 − α)Vs = 0

d’où :
Vs α
=
Ve 1−α
En faisant varier le rapport cyclique α, on peut abaisser ou réhausser la tension Ve assez simplement (et
dans le contexte précédent, sans pertes) ce qui est pratique dans notre cas car Ve ∈ [27, 54] et on veut une
tension de sortie stable à Vs = 36 V.

12. Pour Ve = 27 V on trouve αmax ≈ 0, 571 et pour Ve = 54 V on trouve αmin ≈ 0, 4. Sur cette plage de α,
on voit que les deux courbes se superposent et donc on peut négliger les pertes résistives. Ainsi le modèle
précédent reste valide. Si on laisse les condensateurs se décharger complètement, Ve → 0 et donc pour
maintenir Vs il faudrait faire tendre α → 1 (pas possible).
diL1 (t)
13. On a vu que sur [0, αT ], on a VL1 (t) = L1 dt = −Ve . On en déduit que :
Ve
iL1 (t) = − t+C
L1
avec iL1 (0) = iL,max = C et iL1 (αT ) = iL,min = − αVLe1T + iL,max . Ainsi :

αVe
|∆iL1 | = iL1 ,max − iL1 ,min =
f L1
⟨Ie ⟩
puis la condition sur le taux d’ondulation s’écrit |∆iL1 | ⩽ 10 et donc :
αVe
L1 ⩾ 10
f ⟨Ie ⟩
or par conservation de la puissance (car sur l’intervalle de α choisi on peut considérer le modèle sans
pertes), on obtient :
α
⟨Ve Ie ⟩ = Ve ⟨Ie ⟩ = ⟨Vs Is ⟩ = Vs ⟨Is ⟩ =⇒ ⟨Ie ⟩ = ⟨Is ⟩
1−α
Ainsi :
(1 − α)Ve
L1 ⩾ 10
f ⟨Is ⟩
Ici on utilise le couple (Ve , α) = (54, 0.4) qui donne le résultat le plus élevé. Et on trouve finalement
L1,min ≈ 100 µH.

4
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14. Toujours sur [0, αT ] le fait que K2 soit ouvert nous donne Is = iC2 (t) soit :
dVC2 (t) Is Is
= =⇒ VC2 (t) = t+K
dt C2 C2
avec VC2 (0) = VC2 ,min et VC2 (αT ) = VC2 ,max . On en déduit :
Is Vs 100αIs
|∆VC2 | = αT ⩽ =⇒ C2 ⩾
C2 100 f Vs
pour Vs = Ve , on a α = 0.5 et donc (avec Is = ⟨Is ⟩ = 10 A) :

C2,min = 46 µF

II. Le recyclage de la batterie lithium-ion


15. On remarque graphiquement que le rendement de la réaction 1 atteint rapidement son plateau et donc
n’est pas limité cinétiquement (de l’ordre de quelques minutes négligeable sur l’échelle de temps de la
mesure) contrairement à la réaction 2 qui met plus de temps à atteindre son plateau de rendement. Ceci
permet de justifier que la réaction 1 est instantannée par rapport à la réaction 2.

16. Dans les 3 essais on remarque expérimentalement que le coefficient directeur de la pente qui donne
[MCl2 (aq)] en fonction de [LiCl(aq)] est d’environ 2, 1 or d’après la stoechiométrie de la réaction, ce
coefficient correspond à m car pour 1 mole de MCl2 (aq) on doit avoir m moles de LiCl(aq) (par rapport
à l’avancement ξ).

17. On a (l et s correspondent au volume de liquide et à la masse de solide initiale) :


n0 (HCl) [HCl]0 l M (NMC111 )
x0 = = = [HCl]0
n0 (NMC111 ) s
M (NMC111 )
s
l

On trouve expérimentalement :

x0,A = 19, 4 ; x0,B = 3, 23 et x0,C = 1, 21

18. Un peu la flemme

19. Puisque le réactif A réagit avec le solide donc au niveau du front de réaction, on en déduit qu’il y a moins
de réactif A au niveau du front de réaction que loin du front soit CAf < CA . Ce gradient de concentration
va créer un mouvement de particules par diffusion dirigé de la zone de forte concentration vers la zone de
faible concentration. Ainsi ce flux de particule est positif dirigé vers le grain. Le coefficient kD S représente
la capacité du milieu à conduire le flux de particule en m3 s−1 . D’où l’on peut écrire :

FA = kD S(CA − CAf )

20. Le fait que FA = FAC signifie qu’en régime permanent tout le flux qui arrive au niveau du front est
entièrement consommé (pas d’accumulation de matière dans la couche externe). Enfaite la conduction de
particules qui génère le flux de particules s’établit à peu près à la même vitesse que la réaction. Puisque
la réaction est d’ordre 1 et par définition de FA (pas trop sûr de cet argument faudrait vérifier), on a
FA = − dn dt or d’après la stoechiométrie
A

1 dNB dnA
=
ν dt dt
d’où FA = − ν1 dN
dt (je me demande si il n’y aurait pas une erreur d’énoncé vu la question 23).
B

21. On égalise les deux expressions de FA :


D D
kC SCAf = S(CA − CAf ) =⇒ CAf = CA
R D + RkC
d’où :
kC SD CA
FA = FAC = CA =
D + RkC Req
avec Req = 1
kC S + SD .
R

5
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22. On a mB = ρB 43 πR3 puis :


4 ρB 3
NB (R) = π R = kR3
3 MB

23. En injectant l’expression de NB (R(t)) dans la question 20, on obtient :

1 dR CA kC S
− 3kR2 = = CA
ν dt Req 1 + Rk
D
C

avec S = 4πR2 , on simplifie :


dR νMB kC
=− CA
dt ρB (1 + R kDC )
à variables séparable :  
kC νMB kC CA
1+R dR = − dt
D ρB
puis on intègre entre R0 et R(t) et 0 et t :
 2 i
D h kC R(t) νMB kC CA
1+R =− t = −αt
2kC D R0 ρB
or :  2  2  2
kC kC kC kC
1 + R(t) − 1 + R0 = 2 (R(t) − R0 ) + (R(t)2 − R02 )
D D D D
d’où (on passe le − de l’autre coté donc on change le sens dans les parenthèses) :
2 !
kC R02
  
R0 R(t) R(t)
t= 1− + 1−
α R0 2αD −R0

puis par identification et en remplaçant la valeur de α :

ρB R0 ρB R02
τcin = et τfilm =
νMB kC CA 2νDMB CA

24. On a :
τcin 2D
= ≃ 1, 67.103 >> 1
τfilm kC R0
On en déduit que le régime est contrôlé cinétiquement.

25. L’équilibre de dissolution s’écrit :



Mn(OH)2(s) ←−→ Mn2+
(aq) + 2 OH(aq)

d’où Ks = [Mn2+ ][OH− ]2 . Or d’après le produit ionique de l’eau :

10−pKe
[OH− ] = = 10pH−pKe = 10−4,1
[H+ ]
[OH− ]
Or à saturation, on a [Mn2+ ] = 2 d’où :

1 1
Ks = [OH− ]3 = 10−12,3 ≈ 10−12,6
2 2
d’où pKs = 12, 6.

26. Pour chaque métal, on a précipitation si Q = [Mn2+ ][OH− ]2 > Ks donc la concentration minimale en ions
OH− à partir de laquelle il y a précipitation vaut :
r
Ks
[OH− ]min =
C0
soit :
1 10−pKs pKs 1
 
pHmin = pKe + log = pKe − − log(C0 )
2 C0 2 2

6
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27. Pour le cobalt(II) on trouve pHmin ≈ 5, 42 et pour le manganèse(II) on trouve pHmin ≈ 7, 12.

28. Si on a précipité 99% du cobalt, il reste C0′ = 0, 01C0 et le pH se trouve alors translaté de −1 soit
pH′min = −4, 42. Ainsi pour faire précipité le cobalt sans faire précipité le manganèse il faut prendre
un pH vérifiant 4, 42 < pH < 7, 12 en le prenant initialement > 5, 42 puis en le baissant jusqu’à 4, 42
progressivement. Puisque Ni2+ possède le même pKs, il n’y a pas de zone disjointe qui ferait précipiter
l’un sans faire précipiter l’autre donc il ne serait pas possible de séparer les ions Ni2+ .

III. Le moteur roue synchrone et son pilotage


29. En modélisant les paires de pôles par des spires, on raisonne sur une spire et on applique la superposition
pour obtenir le champ pour les 2 spires. On a pour une spire la carte de champ :

Figure 1 – pour 1 spire

30. Fonction paire, de période π. Si sa norme est constante notée BM , on peut modéliser (d’après sa parité
et sa période) Br (θ) = BM cos(2θ).

31. La première composante dans le développement de Fourier (est-ce au programme ?) de Br (θ) s’écrit
Br (θ) = B1 cos(2θ). Ceci étant valable pour θr = 0, pour un angle θr (t) à un t fixé, c’est comme si
on avait fait une rotation du problème d’un angle θr soit un changement de variable θ = θ′ − θr (t) d’où :

Br (θ′ ) = B1 cos(2(θ′ − θr ))

32. L’entrefer est vide (air) donc de perméabilité µ0 puis l’énergie magnétique stockée dans l’entrefer vaut :
ˆ ˆ 2π
1 →
− Ve →

Em = ∥ B ∥2 (θ)dV = ∥ B ∥2 (θ)dθ
2µ0 Ve 4πµ0 0

− −
→ − →
avec B = Br + Bs = (B1 cos(2(θ − θr )) + B0 cos(pθ − ωt))→

er . d’où :
    

− 2 pθ − ωt pθ − ωt
∥ B ∥ = B1 cos(2(θ−θr )) +B1 B0 cos θ − θr +
2 2
+ cos θ − θr − +B02 cos(pθ−ωt)2
2 2

or les intégrales des cos2 valent π puis il reste l’intégrale du terme centrale. On a ainsi :
 ˆ 2π      
Ve pθ − ωt pθ − ωt
Em = B12 π + B02 π + B1 B0 cos θ − θr + + cos θ − θr − dθ
4πµ0 0 2 2

or cette intégrale est nulle si p est différent 2 et vaut 2π cos( ωt


2 − θr ) si p = 2. En gardant la valeur de
p = 2, on obtient :
Ve ωt
Em = (B 2 + B02 + 2B1 B0 cos( − θr ))
4µ0 1 2

33. On a :
∂Em V e B1 B0 ωt
Γ= = sin( − θr )
∂θr 2µ0 2

7
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34. On a :
Ve B1 B0  ω 
Γ= sin ( − Ω)t + α
2µ0 2
de valeur moyenne non nulle si et seulement si le sinus ne dépend pas de t, c’est-à-dire :

ω = 2Ω

condition de synchronisme adaptée au problème.

35. Le couple maximal vaut ici :


Ve B1 B0 2Ve BM
2
Γmax = = ≈ 5.1 N m
2µ0 πµ0
Ce couple, valable pour 2 paires de pôles, est bien inférieur au couple visé. Plusieurs solutions :
• augmenter le nombre de paires de pôles (sur le rotor ou le stator mais ici on travaille sur le rotor j’ai
l’impression). Ici le max c’est 8 ce qui donne Γ′max = 28 Γmax ≈ 20 N m qui est toujours insuffisant
par rapport au couple visé.

• Augmenter Ve (h ou RS ). REMARQUE Importante : Enfaite on peut montrer que les amplitudes


des champs magnétiques sont en 1/le où le est l’épaisseur donc enfaite le couple max est en 1/le (un
au num et deux au dén). Ainsi pour augmenter le couple il faut diminuer l’épaisseur de l’entrefer et
non l’augmenter comme on pourrait le penser si l’on ne connaît pas le cours.

36. On a :

État t K1 K2 K1′ K2′ vch


0 0 ≤ t ≤ t0 0 0 1 1 0
1 t0 ≤ t ≤ T2 − t0 1 0 0 1 +E
2 T
2 − t0 ≤ t ≤ T2 + t0 1 1 0 0 0
3 T
2 + t0 ≤ t ≤ T − t0 0 1 1 0 −E
4 T − t0 ≤ t ≤ T 0 0 1 1 0

où l’on vérifie bien que chaque interrupteur est ouvert / fermé sur une durée de T /2.

37. Pour avoir b3 = 0, il faut 3γ0 = 6π tT0 = π


2 d’où t0 = T
12 (γ0 = 6 ).
π
On a :

ˆ
s
1 1 π − 2γ0 π − 2γ0 2γ0
T
r r
V = 2 (t)dt
vch = (0 + E 2 + 0 + E2 + 0) = E 1−
T 0 T ω ω π

pour l’intégrale, on calcule l’air des rectangles dans le chronogramme de vch (t)2 . De plus, l’amplitude du
fondamental est :
4E 4E
A1 = b1 = cos(γ0 )
π π
d’où : √ √ √
A1 2 2E 2 3
Vf = √ = cos(π/6) = E
2 π π
on en déduit : s √
1− 2γ0
π2 − 9
τH = π
−1= ≈ 31%
6
π2
3
P6
38. On a vch (t) = i=1 vch,γi (t). (on demande juste d’exprimer donc pas de justification à priori même si je
pense qu’une justification serait la bienvenue).

39. On a :
6 6 X+∞
4E X X 1
vch (t) = vch,γi (t) = cos((2p + 1)γi ) sin((2p + 1)ωt)
π i=1 i=1 p=0
2p + 1

Finalement les coefficients de vch (t) s’écrivent :


6
4E X
b2p+1 = cos((2p + 1)γi )
π i=1

8
[Link]
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b2p+1 = 0 pour p = 1, 2, 3, 4, 5 et b1 = E (p = 0) nous donne le système suivant :


 6
X π
cos(γi ) = ,


4




 i=1
6


 X
cos(3γi ) = 0,





i=1



 6
X
cos(5γi ) = 0,





i=1
X6
cos(7γi ) = 0,







 i=1

X
 6
cos(9γi ) = 0,





 i=1

6


 X
cos(11γi ) = 0.




i=1

On peut réécrire ce système sur les arguments des cosinus et on obtient donc un système de 6 équations
à 6 inconnues (les γi ) et qui admet bien une solution !

9
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