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Cours 5 Presentation

Le cours aborde les droits de l'homme et les libertés publiques, en explorant leurs concepts clés, fondements philosophiques, et leur affirmation internationale. Il détaille les instruments juridiques, tels que la Déclaration universelle des droits de l'homme et les pactes internationaux, ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre et à la protection des droits. Enfin, il souligne l'importance de la coopération internationale et régionale pour garantir ces droits à l'échelle mondiale.

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Le cours aborde les droits de l'homme et les libertés publiques, en explorant leurs concepts clés, fondements philosophiques, et leur affirmation internationale. Il détaille les instruments juridiques, tels que la Déclaration universelle des droits de l'homme et les pactes internationaux, ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre et à la protection des droits. Enfin, il souligne l'importance de la coopération internationale et régionale pour garantir ces droits à l'échelle mondiale.

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Cours des Droits de l’homme et des

Libertés publiques
Partie 1, Cours 5
Professeur Souad RAJEB
souadrajeb@[Link]
S4- License en droit public
FSJES- Mohammedia, Université Hassan II- Casablanca
Année universitaire 2019-2020
Plan

I. Concepts clés
II. Les fondements philosophiques des droits de
l’homme
III.L’Universalité des droits de l’homme
IV.L’affirmation Internationale des Droits de l’homme
V. Le référentiel International des Droits de l’homme
[Link] protection des Droits de l’homme
Concepts clés

(1)
Les Droits et Libertés
Dans le sens politique et social la liberté est un pouvoir
d’agir au sein d’une société organisée, dans la limite des
règles définies.

Le droit est un outil d’encadrement et d’organisation de


l’exercice d’une ou des libertés (autorisation,
réglementation, restriction… des libertés).
Concepts clés
(2)
Les Droits de l’homme, les libertés publiques et les droits
fondamentaux
• Les droits de l’homme quoique intégrés dans une perspective
juridique découle principalement d’une philosophie
• Les libertés publiques sont strictement de l’ordre du droit
positif ; déterminées par le législateur, elles s’appliquent à
l’intérieur des frontières nationales
• Les droits fondamentaux se distinguent des les libertés
publiques par leur ancrage constitutionnel.
Il existe une dimension complémentaire entre les droits de
l’homme à connotation universelle et les libertés fondamentales
qui se traduisent dans des systèmes juridiques organisés au niveau
étatique.
Concepts clés

(3)
L’Homme des droits de l’homme
La personne humaine est perçue, définie et protégée
distinctement selon les civilisations.

Si l’occidental considère l’humanité en tant qu’entité distincte,


non seulement différente de tout le reste, mais moralement
supérieure, l’idéal mélanésien de la notion des droits découle
de la conviction que les êtres humains font partie intégrante
d’un seul et même univers qui constitue un tout.
Concepts clés

(4.1)
L’homme et le pouvoir
L’homme et le pouvoir selon la conception occidentale
fondatrice des droits de l’homme universels

L’homme est un sujet atemporel et non contingent. C’est un


être sécularisé, doué de droits naturels et possède une
validité universelle antérieur à l’organisation sociale, détaché
de la culture et de l’environnement et affranchis des interdits
sociaux.

Le pouvoir, qui protège et appuie les droits de l’homme,


trouve son origine sur la philosophie du contractualisme. La
société, issue d’un contrat est une juxtaposition de volontés
individuelles parfaitement libres.
Concepts clés

(4.2)
L’homme et le pouvoir
Selon la conception orientale:

L’homme n’est pas nié en tant qu’individu, mais il est avant


tout envisagé dans le cadre d’un groupe social (famille, tribu,
ethnie, nation, religion…) fortement liés par des devoirs
sociaux.

Le pouvoir, même s’il s’impose aux hommes, à la différence


de l’Etat moderne et son sens de centralité, est diffus et
disséminé entre plusieurs autorités politiques, familiale,
religieuses, communautaires…). L’Etat n’est pas la seule source
des normes et règles.
Concepts clés

(5)
Les droits humains et les droits de la personne
Les droits de l'homme parfois appelés droits
humains ou droits de la personne sont un concept à la fois
philosophique, juridique et politique. Selon ce concept, tout
être humain — en tant que tel et indépendamment de sa
condition sociale — a des droits «inhérents à sa personne,
inaliénables et sacrés», et donc opposables en toutes
circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi, le concept de
droits de l’homme est par définition universaliste.

L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme


sont un sujet permanent de débat en philosophie et
en science politique.
Les fondements philosophiques des droits de l’homme

(1)
Les courants du droit naturel
Elles sont multiples, classées en :
a. Courant objectifs ( Aristote, S.T.D’aquin) et subjectifs
voir laïcisés ;
b. Les théories du contrat social et les philosophies de
lumières (Hobbes, Rousseau…).
Les conceptions juridiques
a. Le positivisme juridique;
b. Le positivisme sociologique.
L’Universalité des droits de l’homme

Suite aux débats engagés à l’ONU, à partir de 1946, un


compromis est trouvé en 1948 pour l’adoption de la DUDH.

Si les thèses qui l’emportèrent relèvent d’une problématique


philosophique occidentale, celle du droit naturel dans le sens
moderne et de la prédominance du libéralisme individualiste,
le côté occidental de la déclaration a nettement été corrigé 18
ans plus tard par les deux pactes internationaux.

Ainsi, l’universalité de la déclaration s’est trouvée alimentée et


enrichie par l’apport des autres peuples.
L’affirmation Internationale des Droits de l’homme

La société internationale ne s’est éveillée aux droits de


l’homme qu’à la fin du 19ème siècle dans des cas limités
(conflits armés, esclavage, travail…).

A- Les déclarations
Dépourvues du caractère juridique, elles furent d’abord
adoptés par l’ONU sous forme de résolution :
• DUDH-1948
• Déclaration de Vienne 1993
• Déclaration universelle sur le génome humain-1997…
L’affirmation Internationale des Droits de l’homme
B- Les conventions internationales
Instrument Contraignant les Etats à des degrés variables:
a. émanent en majorité des NU (ONU, OIT, UNESCO…) mais
sont confrontés aux problèmes des ratifications;
b. peuvent faire l’objet de réserves ou de déclaration
interprétatives;
c. les Etat parties peuvent invoquer une crise pour faire jouer
une «clause de sauvegarde»;
d. la portée de la convention peut être amoindrie par des
désaccords d’ordre conceptuels «procès équitable»,
«enfant», «la torture».
Les effets de la convention dans l’ordre hiérarchique interne. Les
conventions demeurent soumises au choix arbitraire des Etats et
donc du pouvoir. Il est décideur du contenu et de l’opportunité de
l’affirmation des droits, des restrictions…
L’affirmation Internationale des Droits de l’homme

Virtualité et inflation des droits de l’homme

Carence juridique du pouvoir parant l’instauration de règles


législatives et infra-législatives indispensable à la mise en
œuvre des droits de l’homme.

Le tri entre les droits juridiquement opposables et les droits


«expression d’un programme ou d’une politique
gouvernementale».
L’affirmation Internationale des Droits de l’homme
L’internationalisation de la reconnaissance
des droits de l’homme
Elle prend une dimension régionale et une autre mondiale dans le
cadre des NU :
Dimension régionale :
a. Cas de l’européanisation des droits de l’homme : Conseil de
l’Europe et UE;
b. Cas des chartes arabe et Africaines des droits de l’homme.
Dimension mondiale/ Onusienne :
La DUDH-1948 Se présente sous forme de proclamation de
groupes de droits (droits personnels de l’individu, droits de
l’individu face à la collectivité, droits politiques, droits
économiques et sociaux).
La Charte Internationale des Droits de l’homme

Les activités menées par l'Organisation des Nations unies


pour promouvoir, protéger et surveiller les droits de
l'homme et les libertés fondamentales reposent
essentiellement sur la Charte internationale des droits de
l'homme
La Charte Internationale des Droits de l’homme

Celle-ci se compose de trois textes :

1. la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH),


qui n'a pas de force contraignante, ni de caractère
obligatoire pour les États qui l'ont signée ;

2. le Pacte international relatif aux droits civils et politiques


(PIDCP), avec le Protocole facultatif s'y rapportant ;

3. le Pacte international relatif aux droits économiques,


sociaux, culturels et environnementaux (PIDESC), avec le
Protocole facultatif s'y rapportant.
Le processus d'adoption du traité (Protocole, Convention…) des droits
de l’Homme

L’ Assemblée générale des Nations unies adopte un


texte appelé protocole, convention…

Les États doivent le signer puis le ratifier afin qu'il puisse


entrer en vigueur.
La Signature

Elle est du ressort des chefs d'État ou de gouvernement.

C'est une approbation préliminaire.

Elle manifeste l'intention d'un État de ratifier le Protocole


par la suite.
La Ratification

Elle est effectuée généralement par les pouvoirs exécutif


et législatif de l'État.

Celui­ci accepte donc de son plein gré une série


d'obligations juridiques qui lui impose de promouvoir les
droits et de les respecter.

On dit que « l'État est partie à cet instrument ».


L’ Entrée en vigueur

Elle sera effective lorsque le nombre d’ États requis par


le traité l’aura au moins ratifié le Protocole.

Les États l'ayant ratifié s'engagent alors à le respecter.

Ce Protocole a force de loi.


Le référentiel International des Droits de l’homme

Le pacte international relatif aux droits civils et politiques


Il a été le 16 décembre 1966 par l'Assemblée générale des Nations
unies dans sa résolution 2200 A (XXI). Il comprend les droits et
libertés classiques qui protègent les particuliers contre les
ingérences de l’État, comme le droit à la vie, l’interdiction de la
torture, de l’esclavage et du travail forcé, le droit à la liberté, etc.
Le référentiel International des Droits de l’homme

Le pacte international relatif aux droits civils et politiques

Le 24 octobre 2018, il y a 172 États partie du pacte

Le Pacte est complété par deux protocoles : le 1er daté


du 16 décembre 1966 et le 2e interdisant la peine de mort en date
du 15 décembre 1989.
Le pacte organise un dispositif institutionnel de vérification de
leur propre application par les Etats membres en créant le comité
des droits de l’homme composé d’experts indépendants.
Le référentiel International des Droits de l’homme
Le pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels
Il est un traité international multilatéral adopté
le 16 décembre 1966 par l'Assemblée générale des Nations
unies dans sa résolution 2200A (XXI).

Ce pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et


culturels est dénommé Pacte I

Le Pacte entre en vigueur le 3 janvier 1976 et il est ratifié par 164


États en date du 16 mars 2016.
Le référentiel International des Droits de l’homme
Le pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels

Les États parties doivent agir en vue d'assurer progressivement le


plein exercice des droits économiques, sociaux et culturels
protégés dans le Pacte, y compris le droit au travail, le droit à la
santé, le droit à l'éducation et le droit à un niveau de vie suffisant.
Le référentiel International des Droits de l’homme

Protocole facultatif relatif aux droits économiques, sociaux


et culturels

Avant le 5 mai 2013, date d’entrée en vigueur du Protocole


facultatif relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels, il n'existait aucun moyen de porter plainte au
niveau international lors de violations des droits contenus
dans le Pacte I de l’ONU
Le référentiel International des Droits de l’homme

Protocole facultatif relatif aux droits économiques, sociaux


et culturels

Il est adopté par l'Assemblée Générale de l'ONU le 10


Décembre 2008.
Le référentiel International des Droits de l’homme

Protocole facultatif relatif aux droits économiques, sociaux


et culturels

Ce protocole, permet depuis 2013, aux individus ou des


groupes de particuliers, issus des pays qui l'ont ratifié, de
présenter des communications concernant les violations
d’un des droits énoncés dans le Pacte I
Le référentiel International des Droits de l’homme

Protocole facultatif relatif aux droits économiques, sociaux


et culturels

Les individus, issus des pays qui l'ont ratifié, peuvent


être entendus par le Comité des Droits Économiques
Sociaux et Culturels de l'ONU à propos de cas concrets
de violation par leur pays d'un des droits énoncés dans
le Pacte I
Le référentiel International des Droits de l’homme

Protocole facultatif relatif aux droits économiques, sociaux


et culturels

Le Protocole consacre la « Justiciabilité » des droits


économiques et sociaux du Pacte I.
Référentiel International des Droits de l’homme
Les conventions spécifiques

1. La Convention internationale sur l’élimination de toutes


les formes de discrimination raciale (ICERD) (1969) :

La Convention est considérée comme le seul instrument


juridique international qui porte spécifiquement sur les
questions de fond de la discrimination raciale.
Référentiel International des Droits de l’homme

En vertu de la Convention a été constitué un comité


composé de 18 experts indépendants qui sont chargés de
surveiller la mise en œuvre des dispositions de la
Convention.
Un important aspect de la Convention est le fait qu’elle
couvre les droits à titre individuel et collectif, comme il est
indiqué, par exemple, à l’alinéa a) de l’article 2 en ces
termes : “Chaque Etat partie s'engage à ne se livrer à aucun
acte ou pratique de discrimination raciale contre des
personnes, groupes de personnes ou institutions [...]”
(texte original sans italique).
Référentiel International des Droits de l’homme

Ce fait est particulièrement important pour les groupes


minoritaires et les populations autochtones dont les droits
collectifs font souvent l’objet de discrimination
Référentiel International des Droits de l’homme

La Convention est divisée en deux parties :


la première, qui commence par un préambule, énonce les
obligations juridiques des États parties,
tandis que la deuxième partie décrit la composition du
Comité qui surveille l’application de la Convention par les
États parties, ainsi que ses méthodes.
En 2019, 179 pays ratifient cette convention.

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