L’urbanisation croissante a entraîné une réduction des espaces verts tout
en favorisant l’émergence de pratiques agricoles alternatives comme
l’agriculture urbaine. Dans ce contexte, la gestion des ressources
naturelles, notamment l’eau, devient un enjeu majeur. L’arrosage, bien
qu’essentiel à la croissance des plantes, est souvent mal maîtrisé, ce qui
conduit à un gaspillage important. De nombreuses études ont montré que
l’automatisation et la technologie peuvent contribuer à une meilleure
gestion de cette ressource.
L’intégration des technologies intelligentes, telles que les capteurs
d’humidité, les microcontrôleurs et les réseaux de communication sans fil,
permet aujourd’hui de concevoir des systèmes d’arrosage automatisés
adaptés aux environnements urbains. Ces systèmes offrent une solution
durable, économe et accessible à la majorité des utilisateurs.
1.1 Contexte
1.2
L’agriculture urbaine s’impose aujourd’hui comme une réponse concrète
aux défis environnementaux, alimentaires et sociaux posés par la
croissance rapide des villes. Elle permet non seulement de rapprocher la
production alimentaire des consommateurs, mais aussi de valoriser les
espaces inutilisés et de renforcer la résilience des communautés urbaines.
Toutefois, cette pratique est confrontée à plusieurs contraintes,
notamment la disponibilité limitée des ressources naturelles, dont l’eau.
L’arrosage, élément clé de toute activité agricole, constitue l’un des
postes les plus consommateurs en eau. Dans les environnements urbains,
où l’approvisionnement en eau est souvent coûteux et limité, il devient
nécessaire de mettre en place des méthodes d’irrigation plus efficaces.
Les systèmes traditionnels d’arrosage, souvent manuels ou peu optimisés,
entraînent un gaspillage important en raison de l’arrosage excessif ou mal
programmé.
Dans ce contexte, les avancées technologiques offrent de nouvelles
perspectives. L’intégration des technologies de l’information, en particulier
l’Internet des Objets (IoT), dans les systèmes d’irrigation permet de
concevoir des solutions intelligentes et automatisées. Ces systèmes,
reposant sur l’utilisation de capteurs, de microcontrôleurs et de modules
de communication, permettent d’adapter l’arrosage en fonction des
données environnementales collectées en temps réel, telles que l’humidité
du sol, la température ou encore les prévisions météorologiques.
Le recours à ces technologies peut transformer l’arrosage urbain en un
processus précis, économe et écologique, tout en offrant aux utilisateurs
un meilleur contrôle et un gain de temps significatif. C’est dans ce cadre
que s’inscrit ce mémoire, qui vise à concevoir un système d’arrosage
intelligent adapté aux besoins du jardinage et de l’agriculture en milieu
urbain.
1.3 Problématique
1.4
Malgré l’importance de l’irrigation dans le maintien de la productivité des
jardins et cultures urbaines, les méthodes traditionnelles d’arrosage
demeurent largement inefficaces, entraînant un gaspillage important
d’eau et une gestion peu optimisée des cultures. Par ailleurs, les
utilisateurs manquent souvent d’outils fiables pour adapter l’arrosage aux
besoins réels des plantes, ce qui peut compromettre leur croissance ou
engendrer une surconsommation des ressources.
Dès lors, la question centrale qui se pose est la suivante :
Comment concevoir un système d’arrosage intelligent, autonome et
économe, capable de réguler l’irrigation en fonction des besoins réels des
plantes dans un contexte de jardinage ou d’agriculture urbaine ?
1.3 Hypothèse
L’hypothèse de ce mémoire repose sur l’idée que l’utilisation combinée de
technologies intelligentes, telles que des capteurs d’humidité, un
microcontrôleur (comme Arduino ou ESP32), et une interface de contrôle
(application mobile ou web), permet de concevoir un système d’arrosage
capable d’automatiser l’irrigation de manière précise et efficace.
En détectant en temps réel le niveau d’humidité du sol, le système
pourrait déclencher ou interrompre l’arrosage uniquement lorsque cela est
nécessaire, sans intervention humaine. Une telle automatisation
permettrait non seulement d’économiser de l’eau, mais aussi de mieux
répondre aux besoins physiologiques des plantes, en évitant les excès ou
les manques d’eau.
Ce système pourrait également intégrer des paramètres climatiques
(température, pluie prévue, etc.) et offrir à l’utilisateur la possibilité de
surveiller et de contrôler l’arrosage à distance, renforçant ainsi son
efficacité et son adaptabilité aux environnements urbains.
Ainsi, nous supposons qu’un système d’arrosage intelligent basé sur l’IoT
peut contribuer à une agriculture urbaine durable, en réduisant les
gaspillages et en améliorant la gestion des cultures
1.5 Objectif général
1.6
L’objectif principal de ce travail est de développer un système d’arrosage
intelligent capable de gérer automatiquement l’irrigation d’un jardin ou
d’une culture urbaine, en fonction des besoins réels des plantes, dans le
but de réduire le gaspillage d’eau et de simplifier le travail de l’utilisateur.
Objectifs spécifiques
1. Concevoir un système d’arrosage automatisé : Développer un
système capable de réguler l’arrosage en fonction des données
environnementales, comme l’humidité du sol, la température et les
prévisions météorologiques.
2. Intégrer des capteurs d’humidité du sol : Sélectionner et installer des
capteurs permettant de mesurer avec précision le taux d’humidité
du sol, afin d’activer ou d’interrompre l’arrosage en fonction des
besoins des plantes.
3. Développer une interface de contrôle à distance : Créer une
application mobile ou une interface web permettant à l’utilisateur de
surveiller et contrôler l’arrosage à distance, afin d’offrir une gestion
flexible et optimisée.
4. Optimiser la consommation d’eau : Élaborer un algorithme de
gestion de l’irrigation permettant de réduire le gaspillage d’eau en
ajustant l’arrosage à la quantité nécessaire, en fonction des
conditions environnementales réelles.
5. Tester et évaluer les performances du système : Effectuer des tests
pratiques pour valider le bon fonctionnement du système, en
mesurant son efficacité, sa fiabilité et son impact sur la
consommation d’eau.