Zéro 02.
Une Escale.
[Couplet 1]
J’ai trop le blues comme un gang de L.A.
En guerre avec mon double, mon ombre est trop fêlé.
Du flouze et une zouz, mon devis n’est pas trop zélé.
Bats les couilles que tu me floutes, en eaux troubles, mon son à la télé.
Marre de taper du porn sur la barre de recherche.
Marre de stresser pour être au top, habile pour retirer son slip de son derch.
Sur terre je me sens claustrophobe, manquerait plus qu’ils facturent l’air.
Doué même pour faire du hip hop, mes qualités sont factuelles.
Je me la suis greffée sur la peau pour ne jamais retourner ma veste.
Pas de ceux qu’on retourne le cerveau, et qu’on presse comme mamelles.
Que des merveilles chez B.E.T tandis qu’ils posent chez Vanity Fair.
Me prennent pour E.T, j'ai juste le savoir-faire, l'art et la manière.
Les crocs, la crinière sur la bannière, la teuch du rap ma tanière.
Inspiré par les grands de ce monde, ma vision ne cadre point avec mon bled.
Une anomalie dans cette sphère, que dois-je faire pour rejoindre les miens ?
Sang de Saïan, gouverner à défaut de chang er de système solaire.
[Couplet 2]
Valeureux soldat sur le front, je ne balance que des missile scud.
Retire ton crane des dunes, c'est juste un negro en capuche.
Je repense à mes défaites, à la main quelques feuilles rectangulaires.
A force de montrer tout du doigt, l'Etat va te sectionner tous les index.
J'ai le regard obèse, j'observe tous leurs faits obscènes.
Ma genèse une géhenne, même l’enfer n'est pas plus auch que ma tess.
J'ai des cernes comme Uchiwa, à force de ne rêver que de biff.
Si je n’arrive pas à voir ton âme biatch, je garde les yeux rivés sur ta poitrine.
Pas égérie de la bonne conscience, bats les couilles que leurs fistons
m’écoutent.
Mon cardio et tu t’essouffles, le débat foi contre science me saoule.
De la teille-bou, y'a rien d'illégal à rapper jusqu'à l'ivresse.
Zgeg miskine et elle te boude, elle ne te dira jamais plus c'est petit et mieux
c'est.
Un 3.5.7, je les shoote, un venin efficace contre les langues de vipères.
Zéro 02.
Les clasher moi j'ai la flemme, chui pas Amaru, laisse-moi faire la scène et du
seil.
Je ne sais pas c’est quoi être en couple, romantique quand je te tends un
chèque.
Biatch, mon amour se cache derrière une braguette.
[Couplet 3]
Les boules fonce-dé à la codéine, je prends mon temps quand il s’agit de les
niquer.
Racine de B.E.T.I, mais avec la mentalité bamiléké.
Prendre du galon pour être au-dessus de la pression.
Tu te rapproches de la perfection, tu me le diras avec une perfusion.
Arrivé à 12, personne à 3, à 9, tous sont à 6.
Assis sur les cuisses du sheitan, le pénis jusqu'à la vessie.
L'entourage s'agrandit au fur et à mesure que le capital grossit.
Il rétrécira lorsque je deviendrais anorexique.
Y'a trop de “je” et peu de “nous” dans mes récits.
Un brin schizophrénique, incroyablement égoïste.
Mes écrits les rendront aigris, je maigris tant que je n’ai pas graille de succès.
Dopé pour les duper, ok ! ils sont op.
Laisse-moi vivre avant de canner, mes negros sont ivres toute l'année.
Fleurir puis faner, bire ma C car mon public est plein de camé.
Chui al juste pour le meilleur car je suis le pire.
Quittez le pupitre sans jamais avoir été un pitre.
Du poids sur les épaules, je porte mes croix.
Je mériterais de canner, mais pas qu'une seule fois.
Croyant passif, je ne demande qu’à voir pour croire.
Et puis merde, la terre n'est qu'une escale.
Just Muzik Rekordz…