Zéro 01
Néant.
[Couplet Unique]
Les lumières me semblent si ternes, et le soleil si pâle.
De l’oseille et de la fame dans mon champ lexical.
Encore un récital, mon récit date depuis le 1.9.9.4.
Mais je sais que tu veux juste savoir combien je palpe.
Et combien de chattes je lape.
Mon mental mon seul homie, bien que ça l’arrive de perdre du grade.
Je veux des Grammy et ce n’est pas leurs salaires de misère qui me
rapprochera du graal.
A la quête de ce qui m’émoustille, de ce qui donne la gaule à mon âme.
Négro chui tombé d’dans tout petit, ne sois pas surpris que ma plume ait
du gras.
Dans la salle du temps, entrain de peaufiner mon art.
Quelques modèles, des Martin, des Nelson, des Léonards.
Pointilleux et minutieux, pour pondre des chefs d’œuvre comme Mona.
Plus je m’éloigne des normes, plus je me rapproche du fils à Donda.
Les idées germent, dans plantation de coton, j’aurais été Kinte Kunta.
La subversité de mon être, tels des colons, je n’aime pas leurs articles et
alinéas.
Et leurs frontières, qui m’empêchent de passer du point B au point A.
M’exiler de cet univers et dans leur moule je me sens à l’étroit.
Leonidas a.k.a Sparrow Jack, mon cœur mon gouvernail.
Sorti du néant, je largue les amarres et je lève les voiles.
Des voix s’élèveront pour t’écarter ta voie, sur le mât mon troisième doigt.
Négro crois en toi parce que Dieu et le diable le font déjà.