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Note D Orientations 07 CNO RDC

La Note d'Orientation N° CNO/07/2014 aborde la fin de la période transitoire de l'OHADA en République Démocratique du Congo, prévue pour le 12 septembre 2014, et fournit des conseils pratiques pour les acteurs du monde judiciaire, notamment les greffiers. Elle souligne l'importance de la sensibilisation, de la mise en harmonie des statuts des sociétés commerciales et des conséquences pour celles qui ne se conformeraient pas aux nouvelles normes. Des ressources et contacts sont également proposés pour faciliter la transition et répondre aux questions des assujettis.

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Note D Orientations 07 CNO RDC

La Note d'Orientation N° CNO/07/2014 aborde la fin de la période transitoire de l'OHADA en République Démocratique du Congo, prévue pour le 12 septembre 2014, et fournit des conseils pratiques pour les acteurs du monde judiciaire, notamment les greffiers. Elle souligne l'importance de la sensibilisation, de la mise en harmonie des statuts des sociétés commerciales et des conséquences pour celles qui ne se conformeraient pas aux nouvelles normes. Des ressources et contacts sont également proposés pour faciliter la transition et répondre aux questions des assujettis.

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République Démocratique du Congo

Ministère de la Justice et Droits Humains

OHADA – RDC
Commission Nationale OHADA

NOTE D’ORIENTATION N° CNO/07/2014


REPERES ET CONSEILS PRATIQUES
SUR LA FIN DE LA PERIODE TRANSITOIRE

Par
Roger Masamba

1. Note introductive

1. La présente Note d’orientation porte sur diverses questions liées à la période


transitoire (2012-2014) qui touche à sa fin le 12 septembre 2014, singulièrement
l’effort de sensibilisation, les conseils pratiques et les mécanismes de facilitation.

2. Cette période est essentiellement destinée aux personnalités du monde judiciaire


œuvrant en province, plus spécialement aux greffiers intervenant dans le
processus d’immatriculation des commerçants au Registre du Commerce et du
Crédit Mobilier (RCCM), de création de sociétés nouvelles ou de mise en
harmonie des statuts des sociétés commerciales concernées par ce mécanisme.
Le soutien et l’accompagnement des autorités du monde judiciaire dans leurs
ressorts respectifs (notamment encadrement des greffes) ainsi qu’une large
collaboration et un partage d’expériences au plan national sont nécessaires à la
mise en œuvre optimale des normes de l’OHADA.

3. Cette note se réfère aux instructions résultant des notes circulaires et


communiqués de S.E. Madame le Ministre de la Justice et Droits Humains en
rapport avec la mise œuvre de l’OHADA ainsi qu’aux recommandations des
précédentes notes d’orientation de la Commission Nationale OHADA (CNO). Elle
paraît à quelques jours de la fin de la période transitoire (12 septembre 2014)
définie par l’Acte uniforme relatif au droit commercial général (AUDCG), l’Acte
uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt
économique (AUSCGIE) et l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés
coopératives (AUSCOOP) (Ces Actes uniformes sont affichés sur [Link]-
[Link], [Link], [Link]).

2. Sensibilisation sur la fin de la période transitoire

4. Une intense médiatisation à Kinshasa et en provinces a rappelé aux assujettis des


processus susvisés que la date du 12 septembre 2014 marque irrémédiablement
la fin de ladite période. Il est certain que tous les retardataires accourent en ce
moment vers le Guichet Unique de création d’Entreprise à Kinshasa et les greffes
commerciaux en provinces.
2

5. Dans ce contexte, la CNO a mis le modèle de formulaire d’immatriculation au


RCCM à la disposition de tous. Elle a posté depuis quelques mois des modèles de
statuts sur son site [Link] et diffusé des numéros d’appel pour toute
éventualité. La CNO a également sillonné toutes les provinces du pays, en plus de
la capitale, lors des formations au cours desquelles l’attention des participants a
été attirée sur la période transitoire, la mise en harmonie des statuts,
l’immatriculation au RCCM et la déclaration d’activité des entreprenants.

3. Conseils pratiques

6. Ci-après, quelques repères et conseils pratiques :

1° A l’exception des mesures spéciales attendues pour la catégorie des


entreprenants, aucune prorogation de la période transitoire n’est possible.
Toutefois, les sociétés commerciales qui avaient déjà, avant l’entrée en vigueur de
l’AUSCGIE adopté le 30 janvier 2014 (5 mai 2014), procédé à la mise en harmonie
en se conformant à l’AUSCGIE de 1997 disposent d’un nouveau délai de deux ans
(2014-2016) pour harmoniser leurs clauses statutaires qui s’avéreraient
contraires aux dispositions impératives de l’AUSCGIE de 2014. Il en est de même
des sociétés nouvellement constituées entre le 12 septembre 2012 et le 4 mai
2014.

2° Pour ne pas pénaliser les assujettis qui accompliront leurs formalités au


dernier moment, il pourrait s’avérer utile de retenir la date de dépôt du dossier
ou celle du 12 septembre 2014 au plus tard en tant que date d’immatriculation au
RCCM, même si les documents destinés auxdits assujettis leur sont
matériellement délivrés plus tard.

3° Les commerçants et sociétés qui ne seraient pas en règles après le 12


septembre 2014 s’exposeront à des sanctions civiles et pénales au regard de
l’irrégularité de leurs situations juridiques et de l’illégalité de l’exercice de leurs
activités.

4° Les commerçants et sociétés commerciales pourront procéder à une


régularisation dans les conditions qui seront communiquées en temps opportun
et qui se baseront strictement sur les dispositions des Actes uniformes de
l’OHADA.

5° Des conseils pratiques, qui requièrent parfois un effort d’adaptation, peuvent


être trouvées dans la note d’orientation relative à l’utilisation des registres et
formulaires (registre RCCM, numéro RCCM, actes de dépôts, régularisation du
RCCM, registre du RCCM, registre NRC/registre transitoire, cas particuliers et
dispositions pratiques) ainsi que dans le « Guide pour la modernisation du
Registre du Commerce et du Crédit Mobilier et des fichiers dans l’espace OHADA
(RCCM) » (186 pages).
3

6° La fin de la période transitoire annoncée à plusieurs reprises depuis 2012 peut


susciter quelques inquiétudes, générer des affluences aux greffes et entraîner un
surcroît de travail : la patience est utile en pareille circonstance et un accueil
professionnel des assujettis s’impose.

7° La célérité est un critère légal de la gestion du RCCM (voir infra, 16°) : en


principe dès que, prima facie, le dossier paraît complet, le Guichet Unique ou le
greffe délivre un accusé d’enregistrement (preuve de réception) et,
« immédiatement », un numéro d’immatriculation au RCCM (ou, le cas échéant, un
numéro de déclaration d’activité).

8° Le respect des tarifs officiels relève du devoir de tous.

9° Les anciens NRC sont restitués en original ou, à défaut, en copie, contre
délivrance gratuite du RCCM.

10° La mise en harmonie des statuts est la seule voie de passage du système
national au système OHADA qui permettrait à une société de droit congolais
(SARL, par exemple) de devenir une société de droit OHADA (SA). En vertu de
l’article 909 AUSCGIE, « La mise en harmonie a pour objet d’abroger, de modifier et
de remplacer, le cas échéant, les dispositions statutaires contraires aux dispositions
impératives du présent Acte uniforme et de leur apporter les compléments que le
présent Acte uniforme rend obligatoire ». Et l’article 910 AUSCGIE apporte les
précisions suivantes :
« La mise en harmonie peut être accomplie par voie d’amendement aux statuts
anciens ou par l’adoption de statuts rédigés à nouveau en toutes leurs dispositions.
Elle peut être décidée par l’assemblée des actionnaires ou des associés statuant aux
conditions de validité des décisions ordinaires, nonobstant toutes dispositions
légales ou statutaires contraires, à la condition de ne modifier, quant au fond, que
les clauses incompatibles avec le droit nouveau ».

11° La mise en harmonie des statuts sociaux avec les dispositions de l’AUSCGIE
est obligatoire (article 908 AUSCGIE) et doit être formalisée par un procès-verbal
d’assemblée générale extraordinaire avant les formalités d’inscription
complémentaire au RCCM.

12° La transformation (au sens où l’article 42 du décret du 28 février 1887 le


prévoit exclusivement pour la SPRL) d’une société de droit congolais en une
société de droit OHADA est illégale.

13° Les règles relatives au RCCM ainsi que les conseils pratiques y relatives ont
fait l’objet d’une note de la CNO largement diffusée et affichée au site
[Link].

14° Les Actes uniformes pertinents pour les procédés susvisés sont : l’Acte
uniforme relatif au droit commercial général (notamment article 1er), l’Acte
uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE (notamment
articles 907 à 915), l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives
4

(notamment articles 390 à 395 ; NB : les coopératives d’épargne et de crédit ne


sont pas concernées et demeurent sous l’empire des législations nationales). Ces
Actes uniformes sont disponibles sur [Link].

15° La situation des entreprenants (notamment les petits commerçants et autres


entrepreneurs de petites activités même non commerciales) fait exception au
processus en cours. Des mesures officielles seront annoncées ultérieurement en
harmonie avec les institutions compétentes de l’OHADA. Il est toutefois permis,
depuis le 12 septembre 2012, de recevoir les demandes de déclaration d’activités
et de délivrer gratuitement des numéros de déclaration d’activités. Pour
mémoire, « l’entreprenant est un entrepreneur individuel, personne physique qui,
sur simple déclaration prévue dans le présent Acte uniforme, exerce une activité
professionnelle civile, commerciale, artisanale ou agricole » (article 30 al. 1
AUDCG ; NB : le statut d’entreprenant n’est possible que pour de petites activités
dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas un certain seuil).

16° La rapidité des opérations du RCCM est une exigence formelle de l’Acte
uniforme relatif au droit commercial général :

- Article 50 : « Dès réception du formulaire de demande d’immatriculation


dûment rempli et des pièces prévues par le présent Acte uniforme, le
greffier ou le responsable de l’organe compétent dans l’Etat Partie
délivre au demandeur un accusé d’enregistrement qui mentionne la date
de la formalité accomplie et le numéro d’immatriculation.
Le greffier ou le responsable de l’organe compétent dans l’Etat Partie
dispose d’un délai de trois mois pour exercer son contrôle tel que prévu
par l’article 66 du présent Acte uniforme et le cas échéant notifier à la
partie intéressée le retrait de son immatriculation et procéder à sa
radiation. »

- Article 66 : « Le greffier ou le responsable de l’organe compétent dans


l’Etat Partie en charge du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier
s’assure, sous sa responsabilité, que la demande et la déclaration sont
complètes et vérifie la conformité de leurs énonciations aux pièces
justificatives produites comme prévu aux articles 50 et 58 ci-dessus.

Le greffier ou le responsable de l’organe compétent dans l’Etat Partie


exerce son contrôle sur la régularité formelle de la demande et de la
déclaration qui lui sont soumises.

S’il constate des inexactitudes ou s’il rencontre des difficultés dans


l’accomplissement de sa mission, il peut convoquer le demandeur ou le
déclarant pour recueillir toutes explications et pièces complémentaires.

La décision du greffier ou du responsable de l’organe compétent dans


l’Etat Partie prise en application de l’article 50 ci-dessus doit être
motivée et notifiée à la partie intéressée. Cette décision est susceptible de
recours dans le délai de quinze (15) jours à compter de sa notification. Le
greffier ou le responsable de l’organe compétent dans l’Etat Partie qui a
5

refusé de recevoir une déclaration ou une demande, ou de faire droit à


une demande de pièces ou d’information d’un assujetti ou d’un tiers, doit
motiver sa décision et la notifier à la partie intéressée. Cette décision
peut faire l’objet d’un recours dans un délai de quinze (15) jours à
compter de sa notification.

Le recours contre la décision du greffier ou du responsable de l’organe


compétent dans l’Etat Partie est fait devant la juridiction compétente ou
l’autorité compétente dans l’Etat Partie statuant à bref délai. La décision
de la juridiction compétente ou de l’autorité compétente dans l’Etat
Partie est susceptible de recours, dans un délai de quinze (15) jours à
compter de la date de son prononcé, devant la juridiction de recours
compétente statuant de la même manière.

La procédure ci-dessus décrite est applicable aux contestations entre les


assujettis ou les déclarants et le greffier ou le responsable de l’organe
compétent dans l’Etat Partie, et entre les tiers et le greffier ou le
responsable de l’organe compétent dans l’Etat Partie »

4. Facilitations

7. Pour surmonter d’éventuelles difficultés qu’ils rencontrent dans la mise en


œuvre des mécanismes susdécrits, les greffiers peuvent se concerter, se référer à
la CNO (voir aussi supra, page 2, paragraphe 5), appeler en renfort l’expertise de
certaines structures ou personnalités. Un appel téléphonique est recommandé,
mais peut être substitué par des courriels ou texto. Pareilles initiatives
requièrent patience et compréhension, car, outre leurs charges professionnelles,
les personnes consultées font inévitablement face à de sollicitudes croissantes en
cette période.

8. Par son expérience, le Guichet Unique de Création d’Entreprise est bien placé
pour aider les greffes (tél. : +243 (0) 82 22 84 008, Email :
guichetuniquerdc@[Link]).

9. La Fédération des Entreprises du Congo (FEC), qui a organisé une cellule


d’assistance avec la collaboration de la CNO et qui dispose de directions dans
toutes les provinces, peut aussi être mise à contribution.

10. La CNO peut enfin être contactée pour répondre ou orienter les questions reçues
vers l’expert ou l’autorité le plus à même de donner des conseils adéquats : Tél.
+243 (0) 817090508 - +243 (0) 817090509 - +243 (0) 817090510, Email :
ohadardc2@[Link].

11. Plusieurs personnalités sélectionnées pour leur expertise et leur expérience, à


travers la capitale et toutes les provinces du pays, figurent sur la liste des
consultants de la CNO pour des questions ponctuelles privilégiant présentement
les modalités de l’expiration de la période transitoire. Elles pourraient également
être contactées en cas de nécessité, de préférence par sms.
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