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Bio Verlaine

Paul Verlaine, poète français né en 1844, a eu une vie tumultueuse marquée par des relations orageuses, notamment avec Arthur Rimbaud. Malgré son succès littéraire, il a lutté contre l'alcoolisme et la violence, ce qui a conduit à des périodes d'emprisonnement et de déchéance. Verlaine est décédé en 1896, laissant derrière lui un héritage poétique significatif.

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Bio Verlaine

Paul Verlaine, poète français né en 1844, a eu une vie tumultueuse marquée par des relations orageuses, notamment avec Arthur Rimbaud. Malgré son succès littéraire, il a lutté contre l'alcoolisme et la violence, ce qui a conduit à des périodes d'emprisonnement et de déchéance. Verlaine est décédé en 1896, laissant derrière lui un héritage poétique significatif.

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Paul Verlaine

(30 avril 1844 – 8 janvier 1896)


Photographe d'origine suédoise, Otto Wegener (1849-1922) s'installa à Paris, place de la
Madeleine, en 1883. Il devint rapidement le portraitiste de la société mondaine, y compris de
Marcel Proust qui l'admirait. En 1893, Otto consacra à Verlaine une séance de six poses. Revêtu
d'une pelisse, il est tantôt coiffé d'un haut de forme, tantôt tête nue. (Van Bever & Monda,
Bibliographie et iconographie de Paul Verlaine, 1926, p. 218). Trois ans avant sa mort, le poète
apparaît la face socratique, le front bossué, le regard enfoncé sous l'arcade sourcilière, arborant
l'écharpe chamarrée dont il était si fier.
L'un des plus célèbres portraits de Verlaine : de trois quarts, la main droite dans le gilet, le
candidat à l'Académie française pose pour la postérité. La superbe écharpe brodée de chez
Charvet lui avait été offerte par Robert de Montesquiou. Le dessin de l'écharpe rappelle les
motifs japonisants alors en vogue. La photographie est reproduite notamment dans le numéro
spécial de La Plume consacré à Verlaine en 1896.
« Ma mère, très pieuse, avait tant prié la vierge Marie pour avoir un enfant que pour la remercier elle me
prénomma Paul-Marie, et qu’elle m’habilla toujours en bleu jusqu’à l’âge de sept ans”.

Verlaine enfant. Verlaine, 10 ans, 1855.


Elise Moncomble
Bien que né à Metz et mort dans le 5e arrondissement, Verlaine a fréquenté le 9e arrondissement à tous les moments de sa vie agitée.

Il a cinq ans quand ses parents arrivent à Paris. C’est un enfant difficile, mis en pension à l’Institution Landry, 32 rue Chaptal (endroit aujourd’hui disparu).
Il se souvient des messes du dimanche à l’église de la Trinité (à l’époque une église construite en bois qui se situait en bas de la rue de Clichy). Il suit les
cours du Lycée Condorcet (à l’époque Lycée Impérial Bonaparte), obtient son bac en 1862 et écrit des poèmes depuis 1860.

Jean Béraud, La sortie du Lycée Condorcet, vers 1903, huile sur toile, Musée Carnavalet, Paris.
Paris le 12 décembre 1858

Monsieur,

Pardonnez-moi si je prends la liberté de vous dédier ces vers, c'est que, me sentant quelque goût pour la poésie, j'éprouve le besoin de m'en ouvrir à un maître habile, et à qui pourrais-je, mieux qu'à vous, monsieur,
conter les premiers pas d'un élève de quatrième, âgé d'un peu plus de quatorze ans, dans l'orageuse carrière de la poésie ?

LA MORT

Telle qu'un moissonneur, dont l'aveugle faucille


Abat le frais bleuet, comme le dur chardon,
Telle qu'un plomb cruel qui, dans sa course, brille,
Siffle et, fendant les airs, vous frappe sans pardon

Telle l'affreuse mort sur un dragon se montre,


Passant comme un tonnerre au milieu des humains,
Renversant, foudroyant tout ce qu'elle rencontre
Et tenant une faulx dans ses livides mains.

Riche, vieux, jeune, pauvre, à son lugubre empire


Tout le monde obéit; dans le cœur des mortels
Le monstre plonge, hélas ! ses ongles de vampire!
Il s'acharne aux enfants, tout comme aux criminels :

Aigle fier et serein, quand du haut de ton aire


Tu vois sur l'univers planer ce noir vautour,
Le mépris n'est-ce pas, plutôt que la colère)
Magnanime génie, dans ton cœur, a son tour ?

Mais, tout en dédaignant la mort et ses alarmes,


Hugo, tu t'apitoies sur les tristes vaincus;
Tu sais, quand il le faut, répandre quelques larmes,
Quelques larmes d'amour pour ceux qui ne sont plus.

P. Verlaine.

Si vous voulez bien, monsieur, me faire l'honneur de me répondre, adressez ainsi votre lettre:

Monsieur,
Paul Verlaine, rue Truffaut, 28,
À Batignolles,
près Paris.
Henri Fantin-Latour, Un coin de table, exposé au Salon de 1872, huile sur toile, Grand Palais/Musée d'Orsay.

Au départ, l'auteur voulait peindre un "Hommage à Baudelaire" (comme il avait déjà peint un "Hommage à Delacroix")
avec les plus grands poètes de l'époque, mais finit pas un sujet plus modeste. Toute référence à Baudelaire a disparu. Seuls Verlaine et Rimbaud, assis à
gauche, sont aujourd'hui connus parmi les personnages, bien qu'on trouve parmi eux un futur académicien français et un futur ministre de la marine.
Verlaine, 20-25 ans, années 1860

Pour subvenir à ses besoins, il s’engage comme employé dans une compagnie d’assurances rue Laffitte, puis son père le fait entrer à la mairie de Paris. À la
mairie il est « expéditionnaire »,
En 1866, à 22 ans, il publie son premier recueil de poèmes à compte d’auteur, financé par sa cousine Elise : « Poèmes saturniens ». Le livre ne rencontre qu’un
succès mitigé. En 1867, sa cousine meurt en couches. Paul est désespéré ; il plonge dans l’alcoolisme et devient violent avec sa mère, tentant même de la
tuer. Heureusement, Paul rencontre Mathilde Mauté, il tombe amoureux d’elle et ils se marient le 11 août 1870.
1866
Mathilde Mauté de Fleurville qui lui inspire son quatrième recueil de poésies en vers, La Bonne Chanson.
Recueil dont la composition s'échelonne de l'hiver 1869 au printemps 1870, ses vingt et un poèmes sont adressés à Mathilde Mauté de Fleurville, 16 ans.

Mathilde Mauté de Fleurville photographiée par Alphonse Liébert, vers 1870.

Un an après le mariage, naît leur unique enfant, Georges.


L'hiver a cessé : la lumière est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le cœur le plus triste cède
À l'immense joie éparse dans l'air.

Même ce Paris maussade et malade


Semble faire accueil aux jeunes soleils
Et comme pour une immense accolade
Tend les mille bras de ses toits vermeils.

J'ai depuis un an le printemps dans l'âme


Et le vert retour du doux floréal,
Ainsi qu'une flamme entoure une flamme,
Met de l'idéal sur mon idéal.

Le ciel bleu prolonge, exhausse et couronne


L'immuable azur où rit mon amour
La saison est belle et ma part est bonne
Et tous mes espoirs ont enfin leur tour.

Que vienne l'été ! que viennent encore


L'automne et l'hiver ! Et chaque saison
Me sera charmante, ô Toi que décore
Cette fantaisie et cette raison !
Paul Verlaine, La Bonne Chanson, poème XXI.
La Commune, 1871

https://www.youtube.com/watch?v=_S1iWRWhcvc
En 1871, Verlaine reçoit des poèmes d’un adolescent de 16 ans, Arthur Rimbaud. Ils se rencontrent.

C’est le début de sa vie tourmentée, émaillée de disputes, d’ivrognerie. L’absinthe devient son refuge.

Il fréquente les cafés (le Central, le Clou, l’Âne Rouge, le Rat


Mort par exemple), les rixes avec Rimbaud s’y succèdent : au
couteau, au revolver…

Misia Sert (mécène de nombreux peintres, poètes, et musiciens),


épouse de Thadée Natanson (avocat, homme d’affaire, journaliste,
collectionneur et critique d’art, co-fondateur de la Revue Blanche),
le côtoie à la « Revue Blanche » (revue littéraire et artistique belge
puis française, de sensibilité anarchiste, à laquelle collaborèrent
beaucoup parmi les plus grands écrivains et artistes de langue
française de l'époque., 1 rue Laffitte :

« C’est là que je me pris d’amitié pour Paul Verlaine. Généralement


entre deux vins et toujours triste, il venait le soir s’asseoir près de
moi, buvait, me lisait des choses ravissantes et pleurait… »

Verlaine emmène Rimbaud chez Etienne Carjat, le photographe du


10, rue Notre-Dame-de-Lorette et celui-ci fait le célèbre portrait du
jeune homme.

Etienne Carjat, Arthur Rimbaud, 1872.


On voit également souvent Verlaine chez Nina de Caillas, demi-mondaine, au 17 rue Chaptal, où ont lieu des fêtes
bruyantes et arrosées :

« Cet atelier de détraquage cérébral qui a fait tant de toqués, d’excentriques et de vieux fous » disent les Goncourt.

Edouard Manet, détail du tableau La Dame aux éventails, 1873, huile sur toile, Musée d'Orsay.
Henri Fantin-Latour, Un coin de table (détail), exposé au Salon de 1872,
huile sur toile, Grand Palais/Musée d'Orsay.
Verlaine et Rimbaud en 1873
Au cours de cette période, le mariage de Verlaine bat sérieusement de l’aile en raison de
violences conjugales (le couple se séparera officiellement quelques années plus tard).

Verlaine choisit de quitter sa famille pour rejoindre Rimbaud avec lequel il entretient une
liaison homosexuelle.
Dès lors, commence une vie de bohème entre l’Angleterre et la Belgique. Leur relation
devient très vite orageuse. En 1872, Verlaine quitte Rimbaud et part à Bruxelles. Peu après,
gagné par l’ennui, il lui demande de le rejoindre. Une altercation éclate et Verlaine, en état
d’ivresse, tire au revolver sur Rimbaud, qui est légèrement blessé à la main. Cet épisode
violent marque la fin de leur relation. Verlaine est arrêté, jugé et condamné à 2 ans
d’emprisonnement. Au cours de son incarcération, il est touché par la foi, ses poèmes en
témoignent (« Sagesse »). Ce revirement ne sera que temporaire : Verlaine sera toujours
déchiré entre ses aspirations et ses rechutes dans l’immoralité.
Mathilde Mauté de Fleurville

Nous sommes le 10 juillet 1873, Verlaine et Rimbaud partagent


depuis quelques jours une chambre d’hôtel rue des Brasseurs à
Bruxelles, près de la Grand’Place. Alors qu’Arthur Rimbaud
annonce à son ami qu’il souhaite partir, Paul Verlaine sort son
revolver Lefaucheux, un 6 coups de calibre 7mm acheté le matin
même, et crie : “Voilà pour toi, puisque tu pars !“.
Il tire alors deux coups de feu sur son jeune amant Arthur
Rimbaud. Une balle le blesse au poignet, et l’autre ira se perdre
dans un mur.
Le revolver avec lequel Verlaine a tiré sur Rimbaud, Photo Christie’s 2019
A sa sortie de prison, il part pour l’Angleterre et devient enseignant (grec, latin, français, dessin). Il se prend d’une
amitié « filiale », certaines sources parlent d’amitié « ambigüe », pour l’un de ses élèves, Lucien Létinois, âgé de 18
ans.

En août 1878, le contrat de Verlaine n'est pas renouvelé au prétexte d'économies de


gestion. En septembre, Paul et Lucien partent pour l'Angleterre, où ils enseignent dans
des villes différentes. Verlaine rejoint Lucien à Londres. Deviennent-ils amants durant la
nuit de Noël ? La pièce VIII (O l'odieuse obscurité) de la section Lucien Létinois du
recueil Amour semble explicite. Certains biographes nient cette liaison charnelle7. En
tout état de cause, l'attachement de Paul Verlaine pour Lucien Létinois semble avoir été
sincère et partagé. Verlaine reporte sur Lucien, dont il aime la douceur et admire la
prestance, son amour paternel frustré8. Lucien, plus docile et prévenant que Rimbaud,
paraît avoir accepté de bonne grâce les sentiments protecteurs du poète.
Fin décembre 1879, ils rentrent en France et vont vivre à Coulommes chez les parents
de Lucien, au lieu dit Malval. En mars 1880, ils s'installent à Juniville ( Ardennes). Avec
l'argent de sa mère, Verlaine achète la ferme dite de la petite Paroisse, qu'il fait
enregistrer au nom du père de Lucien (en plein divorce, il craint que sa femme fasse
saisir la ferme). Germain Nouveau - l'un des rares amis parisiens de Verlaine informé de
cet emménagement - vient lui rendre visite. Il dessine le visage de Lucien : « Les parents
regardèrent éberlués la transposition car Germain Nouveau avait voulu peindre les
couleurs de l'âme et non celles de la plate nature ».
De la fin 1880 jusqu'à l'automne 1881, Lucien effectue son service militaire comme
artilleur à Reims. Pour se rapprocher de lui, Verlaine obtient un emploi de surveillant
Lucien Létinois général dans un collège de cette ville.

En janvier 1882, Verlaine doit revendre à perte la propriété de Juniville, mal gérée. Il
regagne Paris. Lucien et ses parents s'installent à Ivry-sur-Seine, au 14 rue de Paris.
Le 7 avril 1883, Lucien meurt subitement de la fièvre typhoïde à l'hôpital de la Pitié. Il
n'a que 23 ans. Il est inhumé à Ivry-sur Seine.
Verlaine, 38 ans, 1882.
Son alcoolisme le pousse encore à la violence et, et 1885, il tente par deux fois de tuer sa mère : il est condamné à un an de prison pour
coups, blessures et menaces de mort.
Paul est libéré après deux mois de détention, grâce à l’intervention de sa mère, qui décèdera de mort naturelle l’année suivante.
A partir de là, le poète maudit mène une vie agitée, habitant par intermittence dans des meublés sordides ou chez des prostituées. Sa santé
se dégrade et il doit maintes fois se faire hospitaliser : il est atteint de diabète, d’ulcères aux jambes, de syphilis, de rhumatismes. Sa vie
est misérable, il sombre dans la déchéance.
Paradoxalement, c’est à cette époque qu’il devient célèbre. On se presse dans les cafés où il vient goûter à la fée verte, l’absinthe, la
faiblesse de toute une vie... Pour survivre, il donne des conférences dans les milieux littéraires, et anime des « mercredis poétiques ».

« Il tire la jambe, va de café en café d’un pas lourd et saccadé en


s’aidant de sa canne, accompagné de son essaim de prostituées,
de littérateurs et d’étudiants. Il s’attable avec tout un chacun,
demande vingt francs en échange d’une dédicace dans son
prochain livre, et il suffit de lui payer une absinthe pour devenir
son ami »

Paul Verlaine au café


En 1894, les jeunes lecteurs du « Journal », le nomment
« Prince des poètes ». Cette distinction démontre sa
popularité, il est même devenu un exemple pour la jeune
génération.
Touchés par l’extrême dénuement de Verlaine, des amis se
cotisent pour lui verser une rente.
En 1896, à 51 ans, une congestion pulmonaire l’emporte. Il
meurt comme un clochard au 32, rue Descartes.
Le jour de ses obsèques, une foule de 3000 personnes suit le
convoi funéraire. Des discours sont prononcés. Il est inhumé à
Paris, dans le caveau familial, auprès de ses parents.

Paul Verlaine aura écrit de son vivant une dizaine de recueils de


poèmes, tous inspirés de son vécu et de ses expériences
personnelles. Deux recueils posthumes de poèmes érotiques
Verlaine, 49 ans, 1893. ont également été publiés.
Verlaine, 51 ans, 1896. Tombe Verlaine, cimetière des Batignolles, Paris
Sources :

https://gsara.tv/libramont/routeverlaine/arbre-genealogique/

https://textesatoutvent.blogspot.com/2013/03/art-poetique-paul-verlaine.html

http://www.neufhistoire.fr/articles.php?lng=fr&pg=2132&tconfig=0

https://www.youtube.com/watch?v=_S1iWRWhcvc (film Commune, 1871, Paris)

https://www.link-tothepast.com/pistolet-verlaine-rimbaud-encheres/

http://www.mag4.net/Verlaine/Biographie.html

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