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Introduction Generale

L'économie est une science qui étudie le comportement des agents économiques face à des ressources rares, en se concentrant sur la microéconomie qui analyse les décisions individuelles et les interactions sur le marché. La théorie microéconomique repose sur des principes tels que la maximisation des objectifs, l'équilibre des marchés et les préférences des consommateurs, tout en distinguant entre science explicative et normative. La théorie du consommateur, au cœur de la microéconomie, examine comment les variations de prix et de revenu influencent les choix et le bien-être des consommateurs à travers des concepts comme les paniers de biens et les courbes d'indifférence.

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Introduction Generale

L'économie est une science qui étudie le comportement des agents économiques face à des ressources rares, en se concentrant sur la microéconomie qui analyse les décisions individuelles et les interactions sur le marché. La théorie microéconomique repose sur des principes tels que la maximisation des objectifs, l'équilibre des marchés et les préférences des consommateurs, tout en distinguant entre science explicative et normative. La théorie du consommateur, au cœur de la microéconomie, examine comment les variations de prix et de revenu influencent les choix et le bien-être des consommateurs à travers des concepts comme les paniers de biens et les courbes d'indifférence.

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INTRODUCTION GENERALE

L’économie est une science, elle étudie le comportement des agents(consommateur, entreprises,
banque, administration…) qui poursuivent des objectifs qui leur sont propres et qui sont quasi soumis
à des contraintes que la société et institutions leur imposent. Comme l’écrit Edmond Malinaud
(Economiste Français aux USA) dans « Leçons théorie microéconomique »,l’économie est en effet « la
science qui étudie comment des ressources rares sont employés pour la satisfaction des hommes
vivant en société, elle d’une part aux opérations essentielles que sont la production , la distribution
et la consommation des biens, d’autre part aux institutions et aux activités ayant pour objet de
faciliter ses opérations ».

La microéconomie est la branche de la science économique qui analyse le comportement


des petites unités dans la société. Elle s’occupe de la détermination des prix et quantités sur le
marché.

Deux hypothèses fondamentales précisent la spécificité de la démarche microéconomique :

1ère hypothèse : elle correspond à ce qu’il est convenu d’appeler le principe de rationalité.
D’après celle-ci , les agents économiques sont supposés être caractérisés par des préférences ou des
objectifs qu’ils visent à atteindre tout en respectant des contraintes qui limitent les choix possibles.

2ème hypothèse : Elle concerne les modalités avec lesquelles les agents s’efforcent d’atteindre
leurs objectifs. L’analyse microéconomique s’intéresse surtout à la manière dont les individus
réalisent leurs objectifs à travers l’échange marchand. C’est donc le concept de marché qui est au
cœur de l’analyse microéconomique.

La démarche microéconomique s’oppose à celle de la macroéconomique. En effet la


macroéconomie explique comment se détermine des quantités agrégées (la production,
l’investissement, la consommation…) ; et les indices globaux (taux d’inflation, taux de chômage…),
alors que la microéconomie (selon KREPS, 1990) étudie le comportement des acteurs économiques
individuels et l’agrégation de leurs dans différents contextes institutionnels.

La théorie microéconomique est construite sur la base de quelques principes fondamentaux


que nous voulons indiquer rapidement.

Principes de maximisation (l’optimisation)

Dans la théorie microéconomique on part du fait qu’à chaque agent est associé sa fonction
objectif (fonction d’utilité pour un consommateur, fonction de profit pour un producteur), et que
chaque agent cherche à porter sa fonction-objectif à son niveau maximal c’est-à-dire parmi les
structures des consommations disponibles, les agents économiques vont choisir les meilleurs. Et c’est
précisément par l’échange que s’opère cette recherche de maximum.(opérer le meilleur choix parmi
plusieurs choix)

Principes d’équilibre

Lorsque pour un état économique donné chaque agent y a atteint son maximum plus personne ne
juge nécessaire de bouger, on dit que cet état est position d’équilibre c’est-à-dire les prix vont se
modifier jusqu’à ce qu’il y est entre la quantité demandée par le consommateur et quantité offerte
par le producteur.

Principes de non satiété ou principes de non saturation

Ce principe stipule que tout individu préfère une plus grande quantité d’un bien à une quantité
moindre. EX : l’homme n’est jamais satisfait.

Le paradigme néoclassique

Selon le paradigme néoclassique, tout agent économique cherche toujours à maximiser son
intérêt personnel.

Ainsi pour l’individu ou le consommateur, le paradigme néoclassique consiste à maximiser


l’utilité sous contrainte des ressources disponibles c’est-à-dire de son revenu ou du budget.

Pour l’entreprise c’est maximiser la production sous contrainte des coûts(minimiser ses coûts
sous contrainte de sa technologie).

Pour l’Etat c’est maximiser le bien- être social sous contrainte du budget.

Le paradigme néoclassique nous amène donc à définir le comportement économique ou non


économique. Ainsi les économistes appellent comportement économique, tout comportement
respectant le paradigme néoclassique. Toutefois il convient de juger que certains comportements
qualifiés d’irrationnels par l’économiste sont plutôt rationnels tout du moins justifiables dans
d’autres sciences sociales comme la sociologie, l’anthropologie, etc.

EX : tout agent économiste cherche à maximiser son profit.

La microéconomie, science explicative (positive) et normal

*Comme science explicative, elle rend compte des comportements des agents et de
l’interaction de ces comportement c’est-à-dire elle explique comment les agents déterminent leurs
actions en fonction des « signaux » que leur envoient l’environnement et notamment le marché. En
d’autres termes, elle a pour objet d’étudier ce qui est ou comment les problèmes économiques qui
se posent à la société sont résolus dans les faits.

*Comme science normative, la microéconomie étudie les modalités les plus favorables pour
organiser la production, la distribution et la consommation des biens et services. Elle étudie donc ce
qui devrait être ou comment les problèmes économiques qui se posent à la société devraient être
résolus. Cet aspect s’applique au fonctionnement et à l’organisation des marchés (utilisation efficace
des ressources disponibles, règlementation du marché…) et intervient également lorsque certains
acteurs de la vie économique sont directement ou indirectement contrôlés par la puissance publique.
1ère PARTIE : LA THEORIE DU CONSOMMATEUR

Chapitre 1 : LES FONDEMENTS DE LA THEORIE DU CONSOMMATEUR :

La théorie du consommateur occupe une place centrale dans la théorie néoclassique, elle
s’intéresse tout particulièrement à ce qu’est la base des échanges entre les agents. Historiquement, elle
s’est construite autour de la notion de relation de préférence (qualifiée parfois de relation d’utilité
ordinale).

L’analyse du comportement du consommateur permettra de comment des variations de prix ou


une modification du revenu conduisent à modifier les décisions de cet agent et contribuent à changer
son niveau de bien-être.

Pour analyser ce comportement nous allons partir de la théorie des préférences qui nous permettra de
définir la fonction objectif du consommateur que nous utiliserons pour étudier les décisions du
consommateur.

I-Paniers de biens, espaces des marchandises

Selon Nicolas Gravel, en économie un bien est toute entité, pouvant faire l’objet d’une mesure
quantitatif, susceptible d’intéresser les individus.

Considérons n biens, caractérisés par l’indice i(i= 1,2…n). Si on note xi la quantité du biens i, on
appelle panier de biens le vecteur formé par les xi (xl,x2, …xn). Comme les xi mesurent les quantités,
on peut considérer qu’ils sont négatifs donc xi ∈ R+¿ ¿ (i=1,2,…n).

L’ensemble des vecteurs (xl,x2,… xn) € R+¿ ¿ est appelé espace des marchandises ; il est
n

n
représenté graphiquement par l’orthant positif de R

Par la suite nous considèrerons souvent des paniers comportant deux biens seulement car cela
permet une représentation graphique sans nuire à la généralité des résultats.

Exemple :le panier de biens (xl , x 2) est représenté par le point M =( xl , x 2) comme le montre le
graphique suivant :

(Graphique)

II-Description des préférences du consommateur

La description des préférences est une étape indispensable pour expliquer les choix du consommateur.
On distingue 2 approches :

1-L’approche cardinale ;

Pour certains auteurs néoclassiques de la fin du 19è siècle tels que l’anglais JEVONS, l’autrichien
MENGER ou le français WALRAS l’on peut quantifier, mesurer l’utilité, c’est à dire la satisfaction
que le consommateur retire de ses choix.
Pour eux l’utilité qu’un consommateur ressent est alors qualifiable au titre que son poids ou sa
hauteur, autrement dit on peut attribuer des nombres réels à chaque niveau d’utilité qu’un panier de
biens peut procurer au consommateur. Etant donné le caractère subjectif est abstrait de la notion
d’utilité cette approche cardiale a été relativement abandonner dans la microéconomie moderne.

2-L’approche ordinale :

Pour PARETO et SLUTSKY puis HICKS et SAMUELSON la classification est préférable à


la quantification. Pour représenter du consommateur, il n’est pas nécessaire de quantifier l’utilité, mais
simplement de pouvoir comparer et classer tout de couple situation possibles.

 Du préordre de préférence à la fonction d’utilité ordinale

On suppose que le consommateur peut classer dans un certain ordre, selon ses préférences,
tous les paniers de biens possibles.

Soit X i l’ensemble des consommations possible pour le consommateur i

X i désigne l’ensemble des paniers de biens que i peut consommer hormis toute considération de
limitation de revenu.

On de finit sur X i une relation binaire noté≥, dite relation de préférence du consommateur de la façon
suivante : x∈ X i ; y ∈ X ix ≥y signifie que x est préféré ou indifférent à y(x est meilleur que y ou les
deux paniers sont équivalent pour le consommateur).

On fait habituellement les hypothèses suivantes sur cette relation :

x∈ X i, y∈ X i on a x≥y ou bien y≥ x.

La relation de préférence est supposé donc totale :(si)

. X ∈ X i on a x ≥x : réflexive…

. x ≥ y et x≥ z alors x ≥z : c’est l’hypothèse de transitivité qui traduit en quelque sorte la cohérence


des choix.

Une relation de préférences qui satisfait les trois hypothèses ci-dessus est appelé un préordre total.

On dira que ( X i ,≥ ) est un ensemble complètement ou totalement préordonné.

Théorème de DEBREU :

Si X i est un ensemble convexe totalement préordonnée et si pour X 0 ∈ X i, les ensembles

{x/ x ≥ X 0 } et {y/ X 0 ≥ y } Sont fermés alors il existe une fonction numérique U : X i →R, continue
et croissante définie par

x≥ y ↔U (x) ≥ U(y).
U(.) est appelé fonction d’utilité du consommateur.

NB : ce qui est important ici c’est le sens de l’inégalité en correspondance avec l’ordre préférence.

La fonction U(.) définie ci-dessus à une fonction monotone croissante près c’est- à-dire que U(.) étant
définie, toute fonction V = f [U(.)] où f est une fonction monotone croissante peut remplacer U(.) sans
inconvénients. On dit que U(.) est une fonction d’utilité ordinale.

Exemple : U(x)=x1 x2 f(x)=1nx f(U(x))=1n(x1x2)=1nx1+1nx2

III-Les courbes d’indifférences

Une courbe d’indifférence présente le lieu géométrique des combinaison de paniers de biens et
services dont la procure exactement le même niveau de satisfaction au consommateur.

Les courbes d’indifférences sont déduites de la fonction d’utilité. Si on suppose que l’individu deux
biens X 1 et X 2 , nous pouvons écrire la fonction d’utilité de cet individu.

Soit U( X 1 , X 2 ) cette fonction. On peut représenter cette fonction à 3variables (y compris la variable
dépendante représentant le niveau d’utilité dans un espace à 2 dimensions que si l’une des variables est
fixée.
2
⇒ ⇒ U0
Exemple : U( x 1, x 1)=√ x 1 x 2 si U=U U 0 √ x1 x2 x 2= x
0
1

Une telle courbe est représenté sur la graphique suivante :

(Graphique)

Pour obtenir le tracé de la courbe d’indifférence, nous avons fixé le niveau d’utilité.

Par conséquent nous pouvons obtenir d’autres courbes d’indifférences en considérant d’autres niveaux
d’utilités. L’ensemble des courbes d’indifférence d’un consommateur donné est appelé sa carte
d’indifférence. D’après l’hypothèse de non saturation des préférences, la satisfaction d’un
consommateur au fur et à mesure que l’on passe à des courbes d’indifférences situées plus haut, vers la
droite.

1-propriétés des courbes d’indifférences

- les courbes d’indifférences sont décroissantes : ceci résulte également de l’hypothèse de non
saturation des préférences.

Imaginons un instant qu’une courbe d’indifférence à une partie croissante comme sur la figure
suivante :

(Graphique)
Le point N qui apparaît sur la figure est strictement préféré au point M(d’après l’hypothèse de non
saturation).ces points ne sont donc pas indifférents et ne peuvent pas être situés sur une même courbe
d‘indifférence.

-Deux courbes d’indifférences ne peuvent se couper.

Supposons que deux courbes d’indifférences distinctes admettent un point d’intersection A.

(Graphique)

D’après la transitivité de la relation d’équivalence, B étant équivalent à A puisque A et B sont sur la


courbe d’indifférence(1) et A étant équivalent à C puisque A et C sont sur la courbe d’indifférence
(2), B devrait être équivalent à C. Or B n’est évidemment pas équivalent à C puisque B n’est pas situé
sur la courbe d’indifférence passant par C.

Ceci montre que deux courbes d’indifférences distinctes ne peuvent admettre d points d’intersection.

2-La convexité des préférences :

Soit X={ X /x est un vecteur ou un panier de biens consommés par l’individu}.

Le vecteur X= ( X 1 , X 2 ....... X n). x est de rang Rn .

X est un vecteur convexe si x 1 ∈ X et x 2 ∈ X implique t x 1 + (1-t) x 2 ∈ X pour tout t tel que 0≤t≤1.

On utilise fréquemment le fait que la somme des ensembles convexes est convexe.

Par définition un ensemble est dit convexe si le segment de droite délimité par 2 points de l’ensemble
d départ appartient également à cet ensemble.

(Graphique)

Lorsque les courbes d’indifférences vérifient cette hypothèse d convexité, nous dirons simplement que
les préférences du consommateur sont convexes.

(Graphique)

Ensemble de préférences non convexes puisqu’il existe des points de BC qui n’appartiennent pas
l’ensemble des combinaisons jugées p

IV-Le taux marginal de substitution :

1-notion d’utilité marginale :

L’utilité marginale mesure l’accroissement d’utilité ajouté par la consommation d’une unité
supplémentaire d’un bien consommé, les quantités consommées des autres biens étant inchangées.
Nous pouvons démontrer que l’utilité marginale est décroissante au fur et à mesure que la quantité du
bien consommé augmente.

⇒ ∂U
x1↑ U m ↓ U m=
∂x

2- Notion de de taux marginal du substitution (TMS)


Le taux marginal de substitution (TMS) est le rapport des utilité marginales.

Dans le cas de 2 biens, le taux marginal de substitution du bien 1 est égal à la pente de la courbe
d’indifférence au point considéré en valeur absolue.

dx 2 Um1
|TMS|=-
dx 1
|U0= |U
Um2 0

dx 1 et dx 2 sont des variations des consommations ne modifiant pas la satisfaction du consommateur.

Le taux marginal de substitution du bien 2 au bien 1 est interprété comme à la quantité additionnelle
du bien 2 dont le consommateur doit disposer pour compenser la réduction d’une unité de la
consommation du bien 1, l’utilité étant maintenue constante.

Il est noté|TMS x 2/ x 2|

Montrons que le TMS est décroissant le long de la courbe d’indifférence.



x 1 ↑ Um1

Um1
On a : ⇓ ⇒ ↓ d’où TMS décroit tout au long de la courbe.
Um2

x 2 ↓ ⇒ Um2

Ceci signifie que le TMS du bien 2 au bien 1 diminue lorsqu’on se déplace le long d’une même courbe
d’indifférence en augmentant la consommation du 1 en réduisant la consommation du bien 2.

v- L’équilibre du consommateur

1-Approche algébrique

Les choix du consommateur sont limités par le fait que celui-ci ne peut dépenser davantage son
revenu. En général si l’individu n’épargne pas et n’emprunte pas, le vecteur des biens consommés ( x 1,
x 2…….,. x n) doit respecter la contrainte suivante :

R≥ x 1 p1+…..+ x n p n.

p1……….. pn sont les prix respectifs des biens x 1 … … ….. x n .

Mais selon l’hypothèse de non satiété

, l’individu va tout dépenser et par conséquent on aura :

R= p1 x 1+ ………+ pn x n appelé contrainte budgétaire du consommateur.

En résumé le consommateur choisit le vecteur de consommation qui maximise la fonction d’utilité U(


x 1 … … … x n) en respectant le contrainte budgétaire.

Le problème du consommateur s’écrit comme suit :


Maximiser U( x 1 , x 2 … … ., . x n)

Sous contrainte budgétaire :

p1 x 1 + p 2 x 2 +… … ..+ pn x n=R.

La résolution du problème posé se fait par l’intermédiaire de la formule de LAGRANDE.

L=U( x 1 , x 2 … x n )+ λ ¿ )

n
L=U( x 1)+ λ ¿ R- ∑ pi x i)avec i=1,2...n
i=1

Où λ est le multiplicateur Lagrange associé à la contrainte budgétaire

∂L ⇒ Um1
=Um1- λ pi =0 λ =
∂ x1 pi
n n
∂L
=R- ∑ pi x i=0 R=∑ pi x i

∂λ i=1 i=1

Pour i=1,2….n , nous avons un système à(n+1) équations.

Um1 Um2 Umn


= =…= =λ
p1 p2 pn

R= p1 x 1 + p2 x2 +…+ pn x n

Um1 p1 Um3 p3
= = = =…
Um2 p2 Um4 p 4
⇒ Umi pi
i , j ϵ { 1 ,2 , 3 , … n } =
Um j p j

p
|TMS i , j| = p i
j

Cette condition d’équilibre permet de déterminer les demandes ou les fonctions de demandes
des biens consommés.

2-Approche graphique

Représentation de l’équilibre du consommateur

(Graphique)

p1 R0
Equation de la contrainte budgétaire : y=- x+
p 2 P2

Equation de la carte d’indifférence : y= f ( x ,U ¿


II-Déduction graphique de la courbe de demande

En cas de variation de prix, il y a soit rotation de la droite budgétaire autour de l’ordonnée à l’origine
vers l’extérieur (diminution de prix de biens en abscisse) ou vers l’intérieur (en cas de hausse de prix
de même bien), soit rotation autour de l’abscisse à l’origine vers l’extérieur ou vers l’intérieur en cas
variation de prix de bien le l’axe des ordonnées, ceterus paribus.

(Graphique) 7

A chacune des droites correspondant au choix optimal du consommateur.


1
Le point E1 lorsque le prix du bien 1 est égal à p1, les points E2 et E3 lorsque celui-ci est
2 3
respectivement égal à p1 et p1.

En joignant les points E1, E3 et E3 , on obtient une courbe dite courbe de consommation-prix qui
montre comment change le vecteur de consommation optimale lorsque carie le prix du bien 1.

(Graphique) 8

Cette courbe de consommation-prix représentée dans le repère quantité-prix donne la courbe de


demande du bien considéré.

(Graphique) 9

*Propriétés de la fonction de demande

Les fonctions de demande définies de manière ci-dessus sont telles que lorsque tous les prix et le
revenu sont multipliés par un même nombre k, la demande ne change pas.

Soit x(kP ,-kR)=k 0 x (P ,R)=x (P,R).

On dit que la fonction de demande est homogène de degré zéro.

Autrement dit les consommations sont exempts d’illusion monétaire.

∂ xi
- ≻0 pour les biens i et j substituables
∂ pi

∂ xi
- ≺0 pour les biens i et j complémentaires
∂ pj

∂ xi
- Si =0 i et j sont indépendants
∂ pj

∂ xi
- >0le bien i est normal
∂R

∂ xi
- <0 le bien i est dit inférieur.
∂R

III- Effets de la variation du revenu du consommateur : La courbe d’ENGEL


Toute variation du revenu modifie la position de la droite de budget. La ligne budgétaire se déplace
parallèlement à elle-même soit vers l’extérieur (augmentation du revenu) soit vers l’intérieur
(diminution du revenu) puisque le pente de cette droite qui est égale au rapport des prix que nous
supposons fixes demeure inchangée.

(Graphique) 10

Pour chaque niveau de revenu et donc pour chaque droite de budget, le choix optimal du
consommateur est obtenu respectivement en A1 , A 2 , et A3. En joignant ces points nous obtenons une
courbe de consommation-revenu qui montre comment l’ équilibre du consommateur se modifie
lorsque le revenu change.

(Graphique) 11

La représentation de la courbe de consommation-revenu dans le repère quantité-revenu donne la


courbe d’ENGEL

(Graphique) 12

IV-Analyse de la demande individuelle

1-Effet de variation de prix d’un bien :Equation de SLUTSKY

La variation du prix d’un bien entraîne un effet total sur la quantité demandé du bien, effet total qui se
décompose en effet de substitution et effet de revenu.

Effet total = Effet – substitution + effet – revenu.

L’effet de substitution montrent comment se modifient les choix du consommateur à la suite de la


variation de en supposant que ce changement de prix n’a pas eu d’effet sur le niveau de satisfaction
atteint par le consommateur.

∂ x1
Effet – substitution =
∂ p1

U0

La mention U 0 signifie que cet effet se passe sur la même courbe d’indifférence. En réalité, la
variation du prix d’un bien a un effet sue le revenu (pouvoir d’achat) du consommateur. L’effet –
revenu implique la variation du niveau d’utilité donc il nécessite le passage d’une courbe
d’indifférence à une autre. L’effet – revenu =

∂ x1 ∂ R ∂ x1
. =- x 1
∂R ∂ p 1 ∂R

∂R
- = - x 1 à cause de la relation inverse qui existe entre le pouvoir d’achat R et le prix P1.
∂ p1

∂ x1 ∂ x1 ∂ x1
L’effet – total = .= -x1
∂ p1 ∂ p1U 0
∂R
L’effet – substitution est de signe négatif à cause de la relation inverse entre prix et quantité mais le
signe de l’effet – revenu qui dépend de la nature du bien considéré. C’est l’effet – revenu qui
détermine alors le signe de l’effet – total.

1.1- Cas d’un bien normal :

∂ x1 ∂ x1
Ici l’effet – revenu est négatif parce que . ≻ 0⇒−x 1 ≺0
∂R ∂R

L’effet – substitution et l’effet revenu vont dans le même sens si bien que l’effet – total est de signe
négatif.

(Graphique) 13

1.2 cas d’un bien inférieur

∂ x1 ∂ x1
Si X 1 est un bien inférieur, ≺ 0⇒−x 1 ≻ 0 ⇒l’effet de revenu est positif.
∂R ∂R

Ici il est difficile de savoir à priori le signe de l’effet total puisque l’effet – substitution et l’effet
revenu vont en sens opposé.

Déterminer le signe d l’effet – total revient à comparer la valeur absolue des 2 effets

∂ x1
∂ p1
= 0⟺
∂ x1
|

∂ p 1 |U ≻
¿ − x10
|| ∂ x1
∂R |
¿

ET ES ER

(Graphique) 14

1 .3- Le paradoxe d GIFFEN

C’est le cas où l’effet revenu est suffisamment important pour dépasser l’effet de substitution. La
∂ x1
baisse du prix du bien 1 conduirait alors à une réduction de la consommation de ce bien. >0 , c’est
∂ p1
un cas particulier de biens inférieurs.

L’appellation « paradoxe de GIFFEN » est donné à ce genre de biens en honneur de Sir Robert
GIFFEN qui avait observé que les paysans Irlandais avaient augmentés leur consommation de pomme
de terre pendant la famine des années 1850 alors que le prix avait augmenté.

(Graphique) 15
2. Les effets de la variation du prix d’un autre bien

Il s’agit d’analyser l’effet de la variation du prix d’un autre bien sur quantité demandé d’un bien
donné : Effet du prix P2 du bien X 2 sur la quantité demandée du bien X 1 .

On peut réécrire l’équation de SLUTSKY comme suit :

∂ x1 ∂ x1 ∂ x ∂ x1
=
∂ p2 ∂ p2
|¿U + 1.
∂ R ∂ p2
0

∂ x1 ∂x
=
∂ p2
|¿ U - x 2. 1
0
∂R

2.1Cas où X 1 est un bien normal

Les 2 effets vont en sens opposé c’est-à-dire l’effet-substitution est supérieur à zéro et l’effet-revenu
inférieur à zéro.

Dans ces conditions le signe total est déterminé et dépend de la valeur absolue des 2 effets.

2 .2 Cas où X 1 est un bien inférieur

Ici l’effet revenu est de signe positif de même que l’effet de substitution. Donc l’effet total est de signe
positif.

2.3 Substituts et compléments

Deux biens X 1 , X 2 sont dits substituables au sens de SLUTSKY si l’effet total croisé

∂ x1 ∂ x1
≻ 0. Ils sont complémentaires si ≺0
∂ p2 ∂ p2

Toutefois cette définition basée sur l’équation de SLUTSKY peut rencontrer un problème de manque
∂ xi ∂ x j
de symétrie c’est-à-dire ≠ si le panier contient plus de deux biens. Il est même possible
∂ p j ∂ pi
∂ xi ∂ xj
d’avoir ≻ 0 et ≺ 0.
∂ pj ∂ pi

Cependant ce problème lié à la possibilité de manque de symétrie est résolu par la définition de
HICKS-ALLEN.

Définition de HICKS-ALLEN :

∂ xi ∂ xj
On peut vérifier que | =
∂ p j U ∂ pi U
0
| i
Si le panier du consommateur ne contient que 2 biens, ces 2 biens sont nécessairement des substituts
au sens de HICKS-ALLEN à moins qu’ils soient des compléments parfaits.

Compléments parfaits

(Graphique) 16

Si ax 1 <bx 2 ⇒ U ( x 1 , x 2 )=ax 1

Si bx 2 ¿ ax 1 ⇒ U ( x 1 , x 2 )=bx 2

A l’équilibre on a :
{ ax 1=bx2
R=x 1 p 1+ x 2 p 2

Substituts parfaits

(Graphique) 17

Si U 0 =U 1 ⇒ pas d’équilibre car y a indétermination.

On peut avoir équilibre sur l’axe des ordonnées.

On peut avoir équilibre sur l’axe des abscisses.

V- Fonction d’utilité indirecte et relation de Roy

La maximisation d’une fonction d’utilité sous contrainte de revenu nous permet de déterminer les
fonctions de demandes marshalliennes ou demande ordinaire

La fonction d’utilité indirecte correspond au maximum d’utilité qui peut être atteint étant donné les
prix et le revenu

Soit x=x (P, R) une fonction de demande ordinaire.

Si U(.) est une fonction d’utilité de consommation alors U(x (P, R)) correspond à l’utilité maximal.
Lorsque p et r se modifient à la suite des causes exogènes, le niveau d’utilité maximal va changer. On
peut donc définir une fonction V(.) par V (P, R)=U(x (P, R). la fonction V(.) s’appelle la fonction
d’utilité indirecte.

Concrètement pour obtenir la fonction d’utilité indirecte il suffit simplement de remplacer les
variables de la fonction d’utilité par la fonction de demande.

Par exemple : soit ~


x 1 =~
x 1 ( p1 , p2 , R ¿
~
x2 = ~
x 2 ( p1 , p2 , R)

et U( x 1 , x 2 ¿ une fonction d’utilité on peut écrire :


~
V( p1 , p2 , R ¿=U ~ [
x 1 ( p1 , p2 , R ) , x 2 ( p1 , p 2 , R) ]
V est une fonction croissante de R et décroissante de P et homogène de degré 0 par rapport aux prix.

La fonction d’utilité indirecte permet d’interpréter facilement le multiplicateur de Lagrange λ comme


utilité marginale du revenu et d’établir la relation de Roy.

 L’utilité marginale de revenu

Nous allons monter à l’aide de la fonction d’utilité indirecte V(.) que λ est l’utilité marginale de
revenu c’est-à-dire

δV

δR

Démonstration

V (P, R) =U( x (P , R)¿=U ¿(P,R), x 2(P,R) x m (P,R))

∂V ∂U ∂ x1 ∂U ∂ x2 + ∂U ∂ x m
= + + (1)
∂ R ∂ x1 ∂ R ∂ x2 ∂ R ∂ xm ∂ R

Si ce vecteur de demande ne comporte aucune composante nulle (pas de solution en coin) il doit
∂U
vérifier la condition d’équilibre = λ Pl i=1,2….m
∂ xi

L=U ( x 1 x m) + λ ¿)

∂V ∂ x1 ∂ x2 ∂ xm
(1)→ = λ p1 + λ p2 + + λ Pm
∂R ∂R ∂R ∂R

[
= λ P1
∂ x1
∂R
+ P2
∂ x2
∂R
+ Pm
∂ xm
∂R ]
mais on sait que P1 x 1 + P2 x 2 + + Pm x m donc

∂ x1 ∂ x2 ∂ xm ∂ R ∂V
p1 + p2 + + Pm = =1 en dérivant la contrainte d’où =λ .
∂R ∂R ∂ R ∂R ∂R

 Identité de Roy

On appelle identité de Roy la relation

∂ V ( P , R) ∂ V ( P , R)
x 1(P, R) =- /
∂ P1 ∂R

V(.) étant la fonction d’utilité indirecte.

Démonstration.
V(P, R)= U( x ( P , R) ) . Dérivons V(.) par rapport à P1(par exemple)

=UU ¿( P1 , P2 , … . P m , R ¿ ; x 2 ¿ , P2 , … . Pm , R ¿ ; … .; x m (P1 , , P 2 , … . Pm , R))

∂V ∂ U ∂ x 1 ∂ U ∂ x 2 ∂U ∂ x m ∂U
= . + . + . ( 1 )∨ =P i λ
∂ P 1 ∂ x 1 ∂ P1 ∂ x 2 ∂ P1 ∂ x m ∂ P1 ∂ xi

∂V
∂ P1 [
..
= λ P1
∂ x1
∂ P1
+ P2
∂ x2
∂ P1
++ Pm
∂ xm
∂ P1
(2)
]
Par ailleurs la contrainte s’écrit :

P1 x 1+ P2 x 2 ++ Pm x m=R

Dérivons la contrainte par rapport à P1

∂ x1 ∂ x2 ∂ x m dR
On a : x 1+ P1 + P1 + + Pm = =0 (car R est une contrainte)
∂ P1 ∂ P1 ∂ P1 dP1

[
Donc - x 1=+ P1
∂ x1
∂ P1
+ P2
∂ x2
∂ P1
++ P m
∂ xm
∂ P1 ]
∂V ∂V
D’après (2) =- x λ → x 1=- /λ
∂ P1 1 ∂ P1

∂V
Or on sait que λ= (utilité marginale du revenu)
∂R

∂V ∂ V
D’où le résultat : x 1 (P, R)=- /
∂ P1 ∂ R

∂V ∂ V
Plus généralement on a : x 1( Pi , R)= /
∂ Pi ∂ R

C’est l’identité de Roy qui permet donc de déterminer facilement les fonctions de demande lorsque la
fonction d’utilité indirecte est donnée.

Exemple : soit U( x 1 x 2)= x 1 x 2

1) Déterminer la fonction d’utilité indirecte.


2) Retrouver λ et les demandes ordinaires à partir de la fonction d’utilité indirecte

VI- Approche duale du problème du consommation


1 Fonction de demande compensée
Dans la présentation habituelle d la théorie du consommateur, on suppose que les prix
−−−−−¿ Pn ¿
P1 sont données ainsi que le revenu R du consommateur. Le comportement

Rationnel du consommateur est formalisé par le programme.

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