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En Diminuant Le Rire

Le document traite de l'importance de réduire le rire excessif dans la vie spirituelle, en soulignant que le rire doit être mesuré et ne pas mener à la moquerie. Il cite des enseignements de la Guemara et des figures rabbiniques pour illustrer que le sérieux est valorisé dans l'étude de la Torah. Enfin, il propose des exercices pratiques pour éviter les environnements de moquerie et utiliser le rire de manière constructive dans des contextes positifs.

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Le document traite de l'importance de réduire le rire excessif dans la vie spirituelle, en soulignant que le rire doit être mesuré et ne pas mener à la moquerie. Il cite des enseignements de la Guemara et des figures rabbiniques pour illustrer que le sérieux est valorisé dans l'étude de la Torah. Enfin, il propose des exercices pratiques pour éviter les environnements de moquerie et utiliser le rire de manière constructive dans des contextes positifs.

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19

En diminuant le rire
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19 l en diminuant le rire

midda 19 l En diminuant le rire

Il est enseigné dans la Guemara Pessahim (Daf 117a) que


Rabbah commençait toujours ses enseignements par une
plaisanterie. Cela permettait de détendre la tension régnant
avant un cours et de capter l’attention des élèves. Cette
invitation à rire avait donc un but spirituel élevé : se mettre
dans de bonnes dispositions pour étudier.
La Guemara Bera’hot (Daf 31a) nous rapporte l’enseignement
de Rabbi Yohanan, au nom de Rachbi : " il est interdit à
l’homme de remplir sa bouche d’allégresse dans ce monde-
ci. Comme il est dit : " Alors notre bouche s’emplira de chants
joyeux et notre langue d’accents d’allégresse (Psaume 126 : 2). "
Quand ce verset prendra-il effet ? Lorsqu’" on s’écria parmi
les peuples : le Seigneur a fait de grandes choses pour ces
gens ! " (Psaume 126 : 3) (A la venue du Machia’h). On dit de
Reich Lakich que depuis qu’il a entendu cet enseignement
de son maître, il n’a plus jamais été rempli d’allégresse dans
ce monde-ci ".
C’est de ce rire, sans mesure et débordant, dont il faut
s’éloigner.
Les Gdolim d’Israel et les Talmidé ‘Ha’hamim sont des
personnes qui se caractérisent par leur sérieux. Il est rare
de les voir sourire et encore plus de les voir rire aux éclats.

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Semaine 20 l jour du Omer 19

Le Rav Elhanan Bunim Wasserman Zal se démarquait


particulièrement par le sérieux et l’austérité qui se
lisaient sur son visage. Sa conscience aiguë de la présence
d’Hachem ne le quittait jamais.
On rapporte dans le livre " Ohr El’hanan ", que le Rav Elhanan
Bunim Wasserman Zal avait constamment présent en tête
l’enseignement " il est interdit à l’homme de remplir sa bouche
d’allégresse dans ce monde-ci ". Lors du mariage du fils du Roch
Yéshiva de Slonim, Rav Shabtaï Yagel zal, le Rav Wasserman
était le seul assis à sa table en silence, alors que tous dansaient et
chantaient dans la salle. On lui en demanda la raison : " Pourquoi
le Rav ne chante-t-il pas ? ", le Rav répondit " mon silence vaut
suffisamment acceptation ".
Un de ses élèves l’a vu sourire une seule fois durant tout son
cursus à la Yeshiva : il venait de rentrer dans la salle du Beth
Hamidrash et a surpris un Talmid en train de " pousser " son
ami pour avoir plus de place pour s’asseoir. " Bémaï Kémafligé "
demanda le Rav en souriant, sur quoi repose votre Mahloket ?
Une autre fois, l’un de ses Talmidim écrivit dans ses notes, au sujet
du Rav : " Aujourd’hui le Rav a souri ". Rav Elhanan rapportait
l’un des enseignements de Rabbi Chimon Bar Yoh’ai dans la
Gemara : Un jour, il dit : " Si j’avais été présent au pied du Mont
Sinaï lors de la promulgation de la Torah, j’aurais demandé deux
bouches, une pour l’étude continuelle des paroles de la Torah, et
l’autre pour manger . Puis il se ravisa et déclara que cette requête
n’aurait pas était très convenable puisque si l’homme émet déjà
tant de choses impropres avec une seule bouche, qu’en aurait-il
été avec deux ? "
Il arriva au Rav Wasserman d’être assis un jour à table avec une

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personne qui se démarquait par le bruit qu’elle faisait. Cette


dernière ne cessait de parler fort et de monopoliser bruyamment
la parole au point que la plupart des invités manifestèrent
une certaine gêne, voire du mépris pour cet individu. Le Rav
Wasserman esquissa quant à lui " la moitié d’un sourire " pour
ne pas mettre mal à l’aise notre orateur d’un soir. Car " grand est
le kavod à accorder aux créatures " (Massehet Berahot 19b).

Une des raisons pour lesquelles on nous demande de ne


pas abuser du rire, c’est qu’il peut aboutir, à trop grande
dose, à la moquerie. C’est le risque, notamment en société,
lorsque les gens surenchérissent dans les blagues pour se
rendre intéressants. Or la Guemara enseigne (Sanhédrin, daf
42a) que les moqueurs font partie d’un des quatre groupes
de personnes qui ne percevront pas la Présence Divine au
moment de la venue de Machiah ‘.

Le Chaagat Arié reçut un jour la visite à Volozhin de


deux avréhim d’Allemagne. Il les accueillit avec joie et
leur offrit une Séouda composée d’eau de vie et d’œufs durs sans
autre accompagnement. (rappelons que le Chaagat Arié vivait
dans la plus extrême pauvreté). Sur quel aliment devait-on faire
en premier la Bra’ha Chéakol ? Nos deux avréhim commencèrent
à entrer dans un pilpoul. Est-ce que l’œuf était plus important
que l’eau de vie, car plus rassasiant, ou est-ce que l’eau de vie, qui
était plus chère à l’homme, avait préséance sur l’œuf ? L’un des
compères osa une plaisanterie : " il me semble que l’œuf a
préséance car on y fait allusion dans le verset " Véaï mikedem, et
Aï à l’orient " (berechit, 12-8). (aï, prononcé oy, est une interjection

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en yiddish désignant la désolation et kedem signifie au début).


Dès qu’il entendit cette moquerie, le Chaagat Arié fut prit de
tremblement et détourna sa face des deux avréhim, car il écrit
qu’il est interdit de regarder des moqueurs en face. Les deux
invités n’eurent de choix que de partir très attristés par
l’événement qui venait de se produire.

Réduire le rire ne signifie pas le bannir de notre existence.


Ainsi, le ton de la plaisanterie peut être fort utile dans
certains cas, comme la réprimande. Lorsque l’on fait un
reproche à son prochain, une dose d’humour permet de bien
mieux faire passer la pilule.
Le rire peut aussi être un vecteur de simh’a dans le cadre de
réjouissance des H’atanim, mitzva ô combien importante. Il
peut également être d’un grand réconfort pour soulager un
malade ou un endeuillé.

Obstacles à l’acquisition de cette midda


Ah le rire !
Il est peu de dire que l’on rit de tout de nos jours. Il n’y a
plus aucune limite et tout est permis. On peut se moquer
d’absolument toutes les situations et rire de n’importe qui.
Et gare aux rabat-joies, c’était juste pour rire …
Le rire peut avoir des effets dévastateurs sur notre
entourage s’il est mal utilisé. Rire de quelqu’un, en public de
surcroît, est une des pires Avéra que l’on puisse faire. Celui
qui fait honte à son prochain en public n’a pas part au monde

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à venir, nous dit la Guemara. Ainsi, lorsqu’un événement


drôle se produit, assurez-vous de rire de la situation mais
jamais de ses acteurs.
Il peut nous arriver de vouloir décompresser et de " s’aérer
la tête ", histoire de rire un peu. Après tout c’est permis,
même par l’auteur de notre michna (Bémiout S’hrok). Mais
là encore, il faut être extrêmement vigilant sur les endroits
que l’on visite.
Il est enseigné dans la Guemara ‘Avoda Zara (18b) : celui
qui va au stade ou au cirque pour y voir les devins et les
sorciers ; les charmeurs de serpents, ces lieux sont des
rassemblements de railleurs, et le texte dit : " Heureux
l’homme qui ne marche pas dans le complot des impies,
qui ne se tient pas sur le chemin des fauteurs et qui ne
siège pas dans un rassemblement de railleurs. Il place son
désir exclusivement dans la Torah d’Hachem… ". La Guemara
poursuit en enseignant que de tels endroits entraîneront
ceux qui s’y rendent à faire du Bitoul Torah.
Pourquoi n’est-il pas écrit qu’ils constituent en soi matière à
Bitoul Torah, étant donné que ceux qui fréquentent ces lieux
n’y étudient vraisemblablement pas ? (question du Matanat
H’aïm). Il semble que l’homme a besoin de reposer ses sens
pour mieux repartir. C’est une réalité que ne dément pas la
Torah. Toutefois, il pense que fréquenter de tels endroits
(cinéma, théâtre, salles de jeux, télévision, internet...) ne
lui nuira pas et qu’au contraire cette pause sera des plus
bénéfiques pour étudier ensuite. Or ce qu’il verra là-bas va
inscrire en lui des images qui mettront du temps avant de
disparaître. C’est ce que vient nous enseigner la Guemara.

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Ce temps consacré à recharger ses batteries n’est pas du


Bitoul Torah, s’il est bien employé. Mais la fréquentation
des lieux mentionnés ci-dessus va introduire des pensées
qui vont perturber durablement le Ben Israel. Ainsi sera-
t-il préoccupé, voire absorbé par ce qu’il a vu et ce même
durant son temps d’étude. La mémoire, qui a été marquée
par des images violentes ou indécentes, a cette faculté de
les faire resurgir aux plus mauvais moments. Et c’est ce que
nous enseigne la Guemara : on en viendra à faire du Bitoul
Torah, même en étudiant !

Exercices pratiques
• Prenez l’habitude de vous éloigner des endroits où la
légèreté est de mise.
• Ne fréquentez pas les groupes de moqueurs.
• Utilisez le rire pour faire des mitzvot : Visiter les ma-
lades, réjouir les mariés, faire des " remontrances
agréables ".

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