Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la REPUBLIQUE DU MALI
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Recherche Scientifique ************************
Un Peuple-Un But-Une Foi
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Année universitaire 2021 -2022 Thèse N° :………. /
Présenté et soutenu publiquement le…/ …/2022 devant le jury de la Faculté de Médecine
et d’Odontostomatologie
Par :
Pour l’obtention du Grade de Docteur en Médecine (Diplôme d’Etat)
Président : Pr. MINTA Daouda Kassoum
Membre : Dr. Kaly KEÏTA
Co-Directeur : Dr. Menta Djenebou Traoré
Directeur : Pr. Kaya Assetou Soukho
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
DEDICACES
Toutes les lettres ne sauraient trouver les mots qu’il faut…
Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la reconnaissance…
Je dédie ce travail,
« DIEU »
Le TOUT PUISSANT, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.
Nous te rendons grâce pour le don de notre vie, ton apport à la réalisation de ce travail et nous
nous remettons à toi pour les défis à venir. Que ta gloire règne à jamais.
Que ce travail soit le reflet de ton amour incommensurable pour nous.
Permets-nous de tirer un profit licite de ce travail et accorde-nous le savoir, la sagesse et les
vertus qui rendront utile à l’humanité notre bref passage sur terre.
A notre prophète MOHAMED que la paix et le salut de Dieu soient sur lui.
A mon père Bakary SAMAKE,
Je te remercie pour tout le soutien et l’amour que tu nous portes depuis notre enfance. Tu as
développé en nous le sens de l’honneur, de la dignité, du courage, du travail bien fait, de la
logique du rationnel, de la morale, de l’humilité et de la responsabilité. Merci pour tes prières,
pour ton soutien inconditionnel aussi bien moral, affectif, matériel ou financier. A travers ce
travail, j’espère te rendre aussi fière de moi que je le suis de toi. Que le Seigneur t’accorde
longue vie et te garde en santé.
A ma mère Salimata BAGAYOGO,
Femme affectueuse, femme généreuse, femme travailleuse, femme patiente, femme courageuse,
femme vertueuse, telles sont les qualités qui font de toi une personne admirable. Tout ce que je
suis aujourd’hui c’est à toi que je le dois. Que ce modeste travail soit l’exaucement de tes vœux
tant formulés, le fruit de tes innombrables sacrifices, bien que je ne t’en acquitterai jamais
assez. Puisse Dieu, le Très Haut, t’accorder santé, bonheur et longue vie et faire en sorte que
jamais je ne te déçoive. Amen !!!
A mon mari Sidiki KONE,
Merci pour ta présence à mes côtés, ta patience, tes conseils, tes encouragements, ton affection
et pour tous les efforts que tu fais pour me rendre heureuse. Que le Seigneur veille sur toi, nous
garde unis et nous aide à concrétiser nos projets.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | I
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
A ma grande sœur Kadiatou SAMAKE,
Autant de phrases et d’expressions aussi éloquentes soient-elles ne sauraient exprimer notre
gratitude et notre reconnaissance. Je te dédie très affectueusement ce travail, tu m’as
accompagné tout le long de mon cursus scolaire et universitaire. Tu as su nous inculquer le
sens de la responsabilité, de l’optimisme et de la confiance en soi face aux difficultés de la vie.
Tes conseils ont toujours guidé nos pas vers la réussite. Ta patience sans fin, ta compréhension
et ton encouragement sont pour nous le soutien indispensable que tu as toujours su nous
apporter. Que Dieu le tout puissant te préserve, t’accorde santé, bonheur, quiétude de l’esprit
et te protège de tout mal.
A Dr Cheick Oumar KAMISSOKO :
Vous avez initié ce travail, et je vous remercie de me l’avoir confié pour le réaliser. Votre
disponibilité malgré vos multiples occupations, à me recevoir est très comble. Ce travail est
votre effort personnel. Que DIEU vous récompense merci pour la formation, qu’Allah vous
accorde le bonheur, la paix, la bonne santé, la longévité et le succès dans vos entreprises. Qu’il
vous protège et votre famille. Amen !!!
A Dr KEITA Djigui, Dr BAGAYOKO Mamadou Moussa, au Dr GUINDO Abdoulaye
Chers maîtres votre disponibilité constante à l’endroit de vos étudiants est exemplaire. Vous
n’épargnez ni votre temps, ni vos forces pour prodiguer des soins aux malades. Merci pour
vos aides et encouragements. Vos soutiens m’ont jamais fait défaut. Je vous en resterai
très humble.
A toutes les personnes vivant avec le VIH :
Combattants de la vie, l’espoir est réel.
Que dans vos cœurs, triomphe l’amour et dans vos pensées, triomphe l’espérance.
C’est à vous aussi que je dédie ce travail
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | II
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
REMERCIEMENTS
Professeur Kaya Assetou SOUKHO Votre sérieux, votre rigueur dans le travail, votre
compétence et votre sens du devoir nous ont énormément marqué. Veuillez trouver ici
l’expression de notre respectueuse considération et notre profonde admiration pour toutes vos
qualités scientifiques et humaines. Et c’est l’occasion, notre cher maitre de vous exprimer à
mon nom propre et à celui de ma famille nos sincères remerciements.
Docteur Menta Djénébou TRAORE, tout ce travail est votre œuvre. Nous sommes parvenus à
cette étape parce que vous avez su guider nos pas. Cher maître cela ne surprend guère ceux
qui ont eu le privilège de vous côtoyer. Votre rigueur scientifique, votre amour du travail bien
fait, votre humanisme, votre discrétion enviable, votre disponibilité constante et votre modestie
illustrent vos qualités d’homme de science. Puisse Allah le TOUT PUISSANT nous permettre
de vous imiter. C’est l’occasion, cher maître de vous exprimer à mon nom propre et à celui de
ma famille nos sincères remerciements.
Professeur Daouda Kassoum MINTA : Nous avons apprécié dès le premier contact vos
immenses qualités scientifiques et humaines. Nous garderons de vous l’image d’un homme de
science et d’un enseignant soucieux de la formation de ses étudiants. Votre rigueur scientifique,
votre amour pour le travail bien fait, et surtout votre honnêteté font de vous un maître respecté
et un exemple à suivre. Recevez ici cher maître, notre profonde gratitude, que le Tout Puissant
vous accorde une carrière longue et brillante.
Docteur Kaly KEITA :
Votre gentillesse, votre disponibilité, votre esprit de tolérance de partage et votre grande
qualité humaine font de vous une personne admirable. Les mots me manquent pour exprimer
ce que je ressens, merci pour votre soutien moral et matériel. Nous souhaitons beaucoup de
succès et bonheur à vous et à votre famille. Que le Tout Puissant vous accorde une longue et
une brillante carrière.
Docteur Moustaph COULIBALY : Merci pour votre connaissance, votre conseil, votre bonne
humeur, et votre disponibilité. Notre séjour dans votre centre nous a permis d’apprécier en
vous vos imminentes qualités humaines et scientifiques. Votre rigueur dans la démarche
scientifique, et votre souci du travail bien fait. Veuillez accepter cher maitre, l’expression de
notre profonde gratitude et notre considération.
Mon grand frère Dr Yacouba KONE, ce travail est le fruit du suivi de tout genre que tu m’as
fait l’objet. Ton soutien n’a jamais fait défaut. Merci de me donner le sens de ma vie
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | III
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Ma belle-mère : Mme Koné Oumou TOURE
Votre considération et votre présence à mon égard, aussi les encouragements et les conseils
que vous m’apportez pour m’aider à aller de l’avant et à surmonter les épreuves difficiles.
Merci pour le soutien, qu’Allah vous récompense. Amen !!!
Mes oncles et toutes mes tantes : Ce travail est le fruit de vos remarques pertinentes et de vos
bénédictions qui n’ont jamais manqué, recevez ici toute ma reconnaissance
Mes frères et sœurs : Nouhoum, Assim, Maimouna, Idrissa, Oumar, Ahoua et Adama
On ne choisit pas sa famille mais c’est un plaisir d’être votre sœur. Votre clairvoyance, votre
persévérance et votre rigueur ont été pour moi un stimulant de réussite. Les mots me manquent
pour vous remercier. Le lien de sang est sacré. Je suis fier de vous. Ensemble, nous constituons
une vraie équipe Merci pour votre soutien. Que Dieu veille sur chacun de vous et garde notre
famille soudée.
Mes cousins, cousines, neveux et nièces :
Votre venu en ce monde a inondé mon cœur de joie et de fierté. Que ce travail soit le testament
de ma tendresse de mon affection particulièrement de ma dévotion pour vous. Qu’Allah vous
accorde le bonheur dans la paix, la prospérité, le respect des valeurs humaines et morales,
Amen.
Ma famille d’accueil depuis Kalaban Coro Nèrèkoro : Famille Alou BAGAYOGO, Ta
générosité, ton soutien et tes encouragements m’ont été d’un appui inestimable pour ce travail.
Permets-moi de t’exprimer ma profonde gratitude. Particulièrement à ma tante chérie Mme
Bagayogo Awa DIABATE, qui par vos conseils votre amour, votre soutien tant moral que
matériel avez permis que ce travail s’élabore et voit le jour.
La famille Wodjouma SIDIBE ET Boubou CISSE depuis Selingué que ce travail soit un
exemple de réussite pour vous.
La famille Cheick Moctar TRAORE Kalaban Coro Adekene Vous m’avez toujours soutenu
j’ai passé de très beaux moments en famille merci à vous tous.
Mes amis, Virginie DENA, Dr Maimouna DIALLO, Dr Younoussa SANGARE, Mariam
KEITA, Amadou COULIBALY : Vous avez été mes compagnons de bataille durant ce cycle
de médecine. J’ai passé les plus beaux moments avec vous, vous avez toujours été là pour me
consoler permettez-moi à travers ce travail de vous dire combien je vous admire, merci
énormément.
Tous mes maitres et maitresses de l’école primaire jusqu'à l’université : c’est aujourd’hui que
j’apprécie mieux le métier combien fatigant mais combien noble d’enseignant. Sans vous que
sera l’humanité : une immense obscurité. Qu’Allah bénisse d’avantage cette profession.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | IV
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tout le personnel du Csréf de Sélingué, merci pour l’accueil chaleureux, la sympathie, la
confiance et la collaboration face à tout ce que nous avions partagé ensemble.
Mes voisins, mes jeunes frères académiques qui, d’une quelconque manière, m’ont apporté leur
soutien, leur attention, leurs encouragements, leur appui et leur assistance pour que je puisse
mener à terme ce travail,
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | V
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY
A notre Maître et Président du jury
Pr. Daouda Kassoum MINTA
Professeur titulaire de Maladies Infectieuses et Tropicales ;
Directeur du centre d’excellence de lutte contre le VIH adultes ;
Chargé de cours de parasitologie et thérapeutique à la FMOS ;
Chercheur au DEAP/MRTC/FMOS-Mali ;
Vice-président de la société Africaine de Pathologies Infectieuses ;
Président de la société Malienne de contrôle des résistances au antimicrobiens
(SOMARAM) ;
Président du comité Scientifique VIH du Mali ;
Coordinateur du DIU d’hygiène Hospitalière à la FMOS.
Honorable Maitre,
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider ce jury malgré vos multiples
sollicitations.
Nous avons été marqués dès notre arrivée dans cette faculté par vos qualités pédagogiques,
votre humeur constamment joviale et votre disponibilité. Votre simplicité et votre humilité sont
des qualités qui font de vous un maître envié de tous.
Trouvez ici l’expression de notre profonde gratitude et de notre profond respect.
Puisse Allah le tout puissant, vous accorder une longue vie et une très bonne santé. Amen !!!
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | VI
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
À notre Maître et membre du Jury
Dr. Kaly KEITA
Spécialiste en médecine interne
Praticien hospitalier au CHU du point G
Membre de la Société de Médecine Interne du Mali (SOMIMA) ;
Membre de la société africaine de médecine interne(SAMI) ;
Membre de la société américaine de médecine interne générale
Cher Maître
Votre disponibilité, votre humilité, votre courage, et surtout votre rigueur dans le travail bien
fait font de vous un homme admirable.
Nous sommes fiers et flattés que vous ayez accepté de juger ce travail.
Soyez rassuré de notre profonde et sincère gratitude pour tout ce que vous faites pour nous et
pour les populations.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | VII
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
A notre Maître et CO-DIRECTRICE DE THESE
Dr. MENTA Djénébou TRAORE
Spécialiste en médecine interne
Maitre-assistant en Médecine Interne à la FMOS
Membre de la société Malienne de Médecine Interne
Praticienne hospitalière au CHU du point G
Diplômée de l’université paris 6 sur la prise en charge du VIH
Diplômée de formation post-graduée en hépato-gastro-entérologie
Cher Maître
Votre abord facile, votre capacité intellectuelle, et votre rigueur dans le travail bien fait suscite
l’admiration de tous. Nous sommes honorés de la spontanéité avec laquelle vous avez accepté
de participer à cette thèse. Votre disponibilité permanente à servir autant que possible font de
vous un exemple à suivre.
Veuillez recevoir ici cher Maître le témoignage de toute notre reconnaissance, soyez rassuré de
notre haute admiration et de notre profond respect.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | VIII
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
A NOTRE MAITRE ET DIRECTRICE DE THESE
Pr. KAYA Assetou SOUKHO
Spécialiste en Médecine interne de l’Université de Cococdy (Cote d’Ivoire) ;
Première femme professeur titulaire en Médecine interne à la FMOS au Mali ;
Praticienne hospitalière dans le service de Médecine interne du CHU Point G
Spécialiste en Endoscopie digestive ;
Titulaire d’une attestation en épidémiologie appliquée ;
Diplôme de cours d’épidémiologie pour cadres supérieurs de la santé du Mali
Diplôme de formation post graduée en Gastro-Entérologie de l’Organisation Mondiale
de Gastro-Entérologie (OMGE) à Rabat (Maroc) ;
Titulaire d’un certificat de formation de la prise en charge du diabète et complications
à Yaoundé (Cameroun) ;
Membre du bureau de la Société de Médecine Interne du Mali (SOMIMA) ;
Membre du bureau de la société africaine de médecine interne (SAMI).
Cher Maître
Nous avons été fascinés par votre grande simplicité, votre tendresse, votre générosité, votre
disponibilité, votre facilité à transmettre et votre rigueur scientifique. En aucun moment nous
n’avons manqué de votre assistance.
Vos qualités humaines, sociales, et scientifiques font de vous un maître admirable de tous.
Veuillez trouver en cet ouvrage cher maître, toute notre gratitude.
Que le Tout Puissant vous garde aussi longtemps auprès de nous. Amen !!!
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | IX
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
LISTE DES ABREVIATIONS
ABC : Abacavir
ADN : Acide Désoxyribonucléique
ARN : Acide Ribonucléique
ARV : Antirétroviraux
ATV : Atazanavir
AZT : Zidovudine
CD4 : Cluster of différenciation 4
CDC : Center for Disease Control and prevention
CMV : : Cytomégalovirus
CSCOM : Centre de Santé Communautaire
CSREF : Centre de Santé de Référence
CV : Charge Virale
d4T : Stavudine
DDC : Zalcitabine
DDI : Didanosine
DLV : Delavirdine
DRV : Darunavir
DTG : Dolitégravir
EBV : Epstein-Barr Virus
EFV : Efavirenz
ELISA : Enzyme Linked Immuno-Sorbent Assay
FMPOS : Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie
FPV : Fusamprenavir
FTC : Emtricitabine
HTLV : Human T-Lymphocyte Virus
IMAARV : Initiative Malienne d’Accès aux Antirétroviraux
HTA : Hypertension artérielle
INRT : Inhibiteur nucléosidique de la reverse transcriptase
INNRT : Inhibiteur non nucléosidique de la reverse transcriptase
INRSP : Institut National de la Recherche en Santé Publique
IDV : Indinavir
J0 : Début de l’étude
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | X
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
IP : Inhibiteur de protéase
LPV/r : Lopinavir booster par le ritonavir
M3 : Suivi à 3 mois de l’étude
M6 : Suivi à 6 mois de l’étude
NFV : Nelfinavir
NVP : Névirapine
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PV/VIH : Personne Vivant avec le Virus de l’Immunodéficience Humaine
SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise
RAL : Raltégravir
SQV : Saquinavir
TARV : Traitement Antirétroviral
3TC : Lamivudine
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XI
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LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Effets secondaires particuliers ............................................................................... 22
Tableau II : Protocole du traitement ARV ............................................................................... 24
Tableau III : Toxicité des antirétroviraux de première ligne et substitution recommandées. .. 25
Tableau IV : Alternatives de seconde ligne possibles en fonction des schémas utilisés en
première ligne et en cas de contre-indication ou de toxicité de l’une des molécules du schéma
préférentiel. .............................................................................................................................. 26
Tableau V : Options de schémas thérapeutiques sont les suivantes ......................................... 27
Tableau VI : Traitement ARV à proposer en cas de découverte de TB au cours du traitement
ARV selon les lignes thérapeutiques ........................................................................................ 28
Tableau VII : Substitution selon les schémas de premières et deuxièmes lignes en cas de
découverte d’une co-infection VIH/VHB ................................................................................ 29
Tableau VIII : Avantages et inconvénients des méthodes de mesure de l’observance ............ 30
Tableau IX : Récapitulatif des facteurs de risque d’inobservance [33] ................................... 32
Tableau X : Interprétation de l’IMC selon l’OMS [37] ........................................................... 41
Tableau XI : Stades de la classification du VIH selon l’OMS [38] ......................................... 41
Tableau XII : Stades de la classification du VIH selon CDC [49] ........................................... 42
Tableau XIII : Répartition des patients selon le sexe. .............................................................. 43
Tableau XIV : Répartition des patients selon les tranches d’âge. ............................................ 43
Tableau XV : Répartition des patients selon le statut matrimonial. ......................................... 44
Tableau XVI : Répartition des patients selon le régime matrimonial. ..................................... 44
Tableau XVII : Répartition des patients selon leur lieu de résidence. ..................................... 44
Tableau XVIII : Répartition des patients selon la profession. ................................................. 45
Tableau XIX : Répartition des patients selon le niveau d'instruction. ..................................... 45
Tableau XX : Répartition des patients selon l’indice de masse corporelle. ............................. 46
Tableau XXI : Répartition des patients selon les comorbidités. .............................................. 46
Tableau XXII : Répartition des patients selon le Schéma utilisé. ............................................ 46
Tableau XXIII : Répartition des patients selon le niveau d'observance à J0 de l'étude ........... 47
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XII
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tableau XXIV : Répartition des patients selon la Classification OMS à J0 de l’étude . Erreur !
Signet non défini.
Tableau XXV : Répartition des patients selon le nombre de prise manquée entre 2 rendez-vous
à J0 de l’étude ........................................................................................................................... 47
Tableau XXVI : Répartition des patients selon le nombre de prise groupée entre 2 rendez-vous
à J0 de l’étude ........................................................................................................................... 49
Tableau XXVII : Répartition des patients selon la survenue des effets secondaires à J0 de
l’étude ....................................................................................................................................... 50
Tableau XXVIII : Répartition des patients selon les types des effets secondaires à J0 de l’étude
.................................................................................................................................................. 50
Tableau XXIX : Répartition des patients selon les causes d’inobservances à J0 de l’étude .... 51
Tableau XXX : Répartition des patients selon la charge virale à J0 de l’étude ....................... 51
Tableau XXXI : Répartition des patients selon le niveau d'observance à M3 de l'étude ......... 52
Tableau XXXII : Répartition des patients selon la classification de l’OMS à M3 de l'étude .. 53
Tableau XXXIII : Répartition des patients selon le nombre de prise manquée entre 2 rendez-
vous à M3 de l'étude ........................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Tableau XXXIV : Répartition des patients selon le nombre de prise groupée entre 2 rendez-
vous à M3 de l'étude ................................................................................................................. 53
Tableau XXXV : Répartition des patients selon la survenue des effets secondaires à M3 de
l’étude ....................................................................................................................................... 55
Tableau XXXVI : Répartition des patients selon les types des effets secondaires à M3 de l’étude
.................................................................................................................................................. 56
Tableau XXXVII : Répartition des patients selon les causes d'inobservance à M3 de l’étude
.................................................................................................................................................. 56
Tableau XXXVIII : Répartition des patients selon le niveau d'observance à M6 de l’étude ... 56
Tableau XXXIX : Répartition des patients selon la classification de l’OMS à M6 de l'étude 57
Tableau XL : Répartition des patients selon le nombre de prise manquée entre 2 rendez-vous à
M6 de l'étude. ........................................................................................................................... 58
Tableau XLI : Répartition des patients selon le nombre de prise groupée entre 2 rendez-vous à
M6 de l'étude ................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XIII
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tableau XLII : Répartition des patients selon la survene des effets secondaires à M6 de l’étude
.................................................................................................................................................. 58
Tableau XLIII : Répartition des patients selon les types effets secondaires à M6 de l’étude .. 60
Tableau XLIV : Répartition des patients selon les causes d'inobservance à M6 de l’étude .... 60
Tableau XLV : Répartition des patients selon la Charge virale à M6 de l'étude ..................... 60
Tableau XLVI : Relation entre le niveau d'observance et la classification de l’OMS à J0 de
l’étude ....................................................................................................................................... 61
Tableau XLVII : Relation entre le niveau d'observance et la prise du médicament conformément
à la prescription du médecin à J0 de l'étude ............................................................................. 61
Tableau XLVIII : Relation entre le niveau d'observance et la présence d’effets secondaires à
J0 de l’étude ............................................................................................................................. 62
Tableau XLIX : Relation entre le niveau d'observance et les types d’effets secondaires à J0
......................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Tableau L : Relation entre le niveau d'observance et le taux de CD4 à J0 de l'étude .............. 63
Tableau LI : Relation entre le niveau d'observance et la charge virale à J0 de l'étude ............ 63
Tableau LII : Relation entre le niveau d'observance et la classification OMS à M3 de l’étude
.................................................................................................................................................. 64
Tableau LIII : Relation entre le niveau d'observance et le respect des rendez-vous du
renouvellement des ordonnances à M3 de l’étude ................................................................... 64
Tableau LIV : Relation entre le niveau d'observance et la prise du médicament conformément
à la prescription du médecin à M3 de l'étude .................................. Erreur ! Signet non défini.
Tableau LV : Relation entre le niveau d'observance et la présence d’effets secondaires à M3 de
l’étude. ...................................................................................................................................... 65
Tableau LVI : Relation entre le niveau d'observance et les types d’effets secondaires à M3 de
l’étude. ...................................................................................................................................... 65
Tableau LVII : Relation entre le niveau d'observance et le taux de CD4 M3 de l'étude. ........ 66
Tableau LVIII : Relation entre le niveau d'observance et la classification OMS à M6 de l’étude
.................................................................................................................................................. 66
Tableau LIX : Relation entre le niveau d'observance et le respect des rendez-vous du
renouvellement des ordonnances à M6 de l'étude .................................................................... 67
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XIV
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tableau LX : Relation entre le niveau d'observance et la prise du médicament conformément à
la prescription du médecin à M6 de l’étude ............................................................................. 67
Tableau LXI : Relation entre le niveau d'observance et les types d’effets secondaires à M6 de
l’étude ....................................................................................................................................... 68
Tableau LXII : Relation entre le niveau d'observance et le taux de CD4 à M6 de l'étude. .... 68
Tableau LXIII : Relation entre le niveau d'observance et la charge virale à M6 de l'étude.
......................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XV
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Structure du virus de VIH .......................................................................................... 7
Figure 2 : Cycle du VIH ............................................................................................................. 8
Figure 3 : Carte sanitaire de Selingué [36] ............................................................................... 38
Figure 4 : Répartition des patients selon le respect des rendez-vous du renouvellement des
ordonnances à J0 de l’étude...................................................................................................... 48
Figure 5 : Répartition des patients selon la prise du médicament conformément à la prescription
du médecin à J0 de l’étude ....................................................................................................... 49
Figure 6 : Répartition des patients selon le taux de CD4 à J0 de l'étude ................................. 52
Figure 7 : Répartition des patients selon le respect des rendez-vous du renouvellement des
ordonnances à M3 de l'étude .................................................................................................... 54
Figure 8 : Répartition des patients selon la prise du médicament conformément à la prescription
du médecin à M3 de l’étude ..................................................................................................... 55
Figure 9 : Répartition des patients selon le taux de CD4 à M3 de l’étude. .............................. 57
Figure 10 : Répartition des patients selon le respect des rendez-vous du renouvellement des
ordonnances à M6 de l'étude .................................................................................................... 59
Figure 11 : Répartition des patients selon la prise du médicament conformément à la
prescription du médecin à M3 de l’étude ................................................................................. 59
Figure 12 : Répartition des patients selon le taux de CD4 à M6 de l’étude. ............................ 62
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XVI
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
SOMMAIRE
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
OBJECTIFS ............................................................................................................................... 4
Objectif général ...................................................................................................................... 4
Objectifs spécifiques .............................................................................................................. 4
1. GENERALITES ................................................................................................................. 5
1.1. Infection à VIH ............................................................................................................ 5
1.1.1. Définition : .......................................................................................................... 5
1.1.2. Epidémiologie : .................................................................................................... 5
1.1.3. Historique ................................................................................................................ 5
1.1.4. Agent pathogène ...................................................................................................... 7
1.1.5. Cycle de réplication virale ....................................................................................... 8
1.1.6. Modes de contaminations ........................................................................................ 9
1.1.7. Facteurs favorisants ............................................................................................... 10
1.2. Les principales manifestations cliniques : ................................................................. 10
1.2.1. Affections cutanéomuqueuses ............................................................................ 10
1.2.2. Problèmes gynécologiques fréquents chez les femmes séropositives pour le
VIH,……….. ........................................................... …………………………………….11
1.2.3. Infections parasitaires ......................................................................................... 12
1.2.4. Infections fongiques ........................................................................................... 13
1.2.5. Infections bactériennes ....................................................................................... 14
1.2.6. Cancers ............................................................................................................... 14
1.3. Diagnostic .................................................................................................................. 15
1.3.1. Diagnostic clinique ............................................................................................ 15
1.3.2. Diagnostic biologique ........................................................................................ 16
1.4. Classification clinique et immunologique ................................................................ 16
1.4.1. Classification 1993 du CDC d'Atlanta ............................................................... 16
1.4.2. Classification OMS de l’infection à VIH (révision 2007) ................................. 18
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XVII
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.5. Traitement antirétroviral ............................................................................................ 19
1.5.1. But du traitement ARV ..................................................................................... 19
1.5.2. Principes de base du traitement ARV : Conditions d’efficacité ......................... 20
1.5.3. Tolérance ............................................................................................................ 20
1.5.4. Mode d’action des ARV et principaux médicaments disponibles ..................... 20
1.5.5. Différentes classes antirétrovirales ..................................................................... 21
1.5.6. Interactions médicamenteuses ............................................................................ 22
1.5.7. Protocoles .......................................................................................................... 24
1.5.8. Nouveau protocole révisé de 2020 .................................................................... 24
1.5.9. Traitement de la co-infection VIH/tuberculose, VIH/VHB, VIH/VHC ............ 27
1.6. Observance du traitement antirétroviral .................................................................... 29
1.6.1. Définition .......................................................................................................... 29
1.6.2. Mesure de l’observance ...................................................................................... 30
1.6.3. Facteurs de mauvaise observance ...................................................................... 31
1.6.4. Conséquences de l’inobservance ........................................................................ 32
1.6.5. Différents modes de non-observance identifiés ................................................ 33
1.6.6. Risques liés à une mauvaise observance thérapeutique .................................... 33
2. METHODOLOGIE .......................................................................................................... 35
2.1 Lieu et population d’étude ......................................................................................... 35
2.1.1 Cadre et lieu l’étude ........................................................................................... 35
2.1.2 Population d’étude.............................................................................................. 38
2.2 Type et période d’étude ............................................................................................. 38
2.3 Critère d'éligibilité
2.3.1 Critère d’inclusion .................................................................................................. 38
2.3.2 Critère de non inclusion ......................................................................................... 39
2.4 Matériels et Méthodes ............................................................................................... 39
2.4.1 Technique ........................................................................................................... 39
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | XVIII
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
2.4.2 Outils de collecte ................................................................................................ 39
2.5 Variables .................................................................................................................... 39
2.6 Définitions opérationnelles ........................................................................................ 40
2.7 Aspects éthiques ........................................................................................................ 42
2.8 Analyse des données .................................................................................................. 42
3. RESULTATS ................................................................................................................... 43
3.1. Résultats descriptifs....................................................................................................... 43
3.1.1. Données sociodémographiques .......................................................................... 43
3.1.2. Données cliniques et paracliniques .................................................................... 46
3.2. Résultats analytiques ................................................................................................. 63
3.2.1. Résultats analytiques à J0 de l'étude .................................................................. 63
3.2.2. Résultats analytiques à M3 de l'étude ................................................................ 66
3.2.3. Résultats analytiques à M6 de l'étude ................................................................ 69
4. COMMENTAIRES ET DISCUSSION ........................................................................... 72
4.1. Limites de notre étude ............................................................................................... 72
4.2. Résultats globaux ....................................................................................................... 72
4.3. Données sociodémographiques ................................................................................. 72
4.4. Données cliniques et paracliniques............................................................................ 74
4.5. Résultats analytiques………………………………………………………………….74
CONCLUSION ........................................................................................................................ 76
RECOMMANDATIONS ......................................................................................................... 77
REFERENCES ......................................................................................................................... 79
ANNEXES ............................................................................................................................... 86
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
INTRODUCTION
L’infection à VIH demeure un problème majeur de santé publique, c’est une infection
rétrovirale chronique due à un virus de la famille des Rétroviridae qui agit par destruction du
système immunitaire de l’organisme hôte. Il en résulte un syndrome dit syndrome
d’immunodéficience acquise (SIDA) qui est le dernier stade de l’infection [1].
Le VIH peut se transmettre par le contact étroit et non protégé avec les liquides de l’organisme
d’un sujet infecté : sang, lait maternel, sperme et sécrétions vaginales. La transmission
hétérosexuelle est la plus prédominante dans les régions tropicales, en particulier en Afrique
subsaharienne. Le pourcentage des adultes femmes de plus de 15 ans vivant avec le VIH reste
stable depuis plusieurs années dans le monde de l'ordre de 50 %, mais il est de 58% en Afrique
subsaharienne [2].
L’ONUSIDA estime qu’en 2009 ; 33.3 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le
monde, dont 30.8 millions d’adultes ; l’incidence de l’infection VIH était de 2.6 millions de
personnes dont 2.1 millions d’adultes. L’Afrique subsaharienne, qui ne représente que 15 % de
la population mondiale, demeure la région la plus durement touchée par l’épidémie a` VIH avec
22.5 millions (68 %) de personnes infectées par le VIH [3].
Selon le rapport de l’OMS en 2013, ce fléau constitue aujourd’hui une pandémie avec 35.3
millions de séropositifs dans le monde et l’Afrique subsaharienne 25 millions de personnes
vivant avec le VIH. Avec une séroprévalence de 1.3% en 2006 selon l’EDS IV, le Mali à l’instar
des autres pays d’Afrique au Sud du Sahara n’est pas épargné par le VIH [4].
En 2017, 36.9 millions de personnes vivaient avec le VIH et 1.8 millions de personnes ont été
nouvellement infectées dans le monde [5].
En 2018 et en juin 2019 ; 37.9 millions de personnes vivaient avec le VIH dont 36.2 millions
d'adultes ; 1.7 millions de personnes ont été nouvellement infectées avec 1.6 millions d’adultes.
La fin de juin 2019 ; 24.5 millions de personnes avaient accès au traitement antirétroviral [6].
La mise en place de l’initiative malienne d’accès aux antirétroviraux (IMAARV) en 2001 dans
le but d’améliorer la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH a permis
l’effectivité de la gratuité de la prise en charge des personnes infectées par le VIH et le SIDA
depuis juillet 2004, avec la mise en place des sites de traitement ARV qui était au nombre de 3
en 2001 ; 75 en 2009, et 95 en 2018 sur toute l’étendue du territoire Malien [7].
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 1
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Le traitement antirétroviral est efficace pour diminuer la mortalité, le risque de SIDA, le risque
de transmission et pour améliorer la qualité de vie mais aucune guérison. Le principe du
traitement est de supprimer la réplication virale et de récupérer des CD4 (moyenne = 100/an)
[8].
L’observance, définie comme le processus suivant lequel le patient accepte et suit les
recommandations du médecin avec régularité, est un marqueur pronostic indiscutable de
l’efficacité du traitement antirétroviral. Selon les études publiées, la non observance chez les
patients adultes infectés par le VIH se situe entre 33 % et 88 %, et une observance d’au moins
95 % est requise pour garantir une suppression virale continue et complète. Cependant, en
l’absence de standard de référence, l’observance est très difficile à estimer. Des facteurs liés au
patient, au traitement et au temps affectent l’observance. On sait aussi que, pour chaque
individu, l’observance est toujours susceptible de se modifier. L’observance à long terme des
traitements antirétroviraux en Afrique est une question essentielle [9].
L’observance du traitement ARV est un élément essentiel du succès du traitement, tant au
niveau du programmatique qu’individuel. Dans les pays développés, des études ont montré une
corrélation entre le degré d’observance et l’amélioration des résultats virologiques,
immunologiques et cliniques. En l’absence de mesure de la charge virale pour détecter de façon
précoce un échec thérapeutique, l’observance devient un élément clé pour retarder ou empêcher
la survenue de résistances aux médicaments et assurer une pérennité maximale aux schémas
thérapeutiques de première intention. Toute stratégie visant à améliorer l’observance doit être
basée sur la sensibilisation des patients avant le début et après le démarrage du traitement, et
l’évaluation de leur niveau de compréhension du traitement. Le conseil en matière d’observance
comprend l’apport d’informations de base sur l’infection par le VIH et ses manifestations, les
bénéfices et les effets secondaires liés à la prise d’ARV, la façon de prendre les médicaments.
Le succès de l’observance dépend de la réduction du nombre de comprimés, le packaging des
comprimés, la fréquence des prises, l’absence de contraintes d’ordre alimentaire, l’intégration
des ARV dans le mode de vie du patient, et la participation de parents, amis ou membres de la
communauté pour fournir au patient un soutien [10].
Une observance du traitement de 95% est nécessaire pour atteindre les résultats d’impact
thérapeutiques qui sont : prolonger la vie, diminuer la fréquence des affections opportunistes,
arrêter ou ralentir la réplication virale, restaurer ou améliorer l’immunité. L’observance peut
être évaluée par des méthodes directes : auto-questionnaires comportant des questions ouvertes
et neutres, échelles visuelles analogiques. Ces méthodes comportent un risque de surestimation
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
et des méthodes indirectes : décomptes de comprimés ou dosages sanguins de la charge virale
et du taux de CD4 [11].
La commune de Baya est dotée d’une structure de prise en charge du VIH depuis 2011(Csréf
de Sélingué) avec la dispensation des antirétroviraux. De nos jours, le Csréf est appuyé dans la
prise en charge par 02 CSCOM et 02 ONG. Le dépistage se fait au Csréf à travers les dons de
sang, les demandes des consultations et volontaires. Certains bilans pour l’initiation et le suivi
des patients sous ARV ne sont pas disponibles (CV, PCR, Urée, Créatinémie et Transaminases).
L’évaluation de l’observance n’est pas systématique chez les PVVIH au Csréf de Sélingué. Les
moyens de mesures et les déterminants de l’observance ainsi que les moyens pour diminuer le
nombre de non observant sont mal connus par les PVVIH à Selingué. C’est pourquoi, il nous
semble pertinent d’étudier l’observance du traitement dans le centre de sante de référence de
Selingué.
Question de recherche
Le faible niveau de l’observance aux ARV au sein de la cohorte des PVVIH au Csréf de
Selingué est-il dû à l’’indisponibilité des moyens d’évaluation et de renforcement de
l’observance thérapeutique des ARV ?
Hypothèse de recherche
Le faible niveau de l’observance aux ARV au sein de la cohorte des PVVIH au Csréf de
Selingué serait due à l’’indisponibilité des moyens d’évaluation et de renforcement de
l’observance thérapeutique des ARV.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
OBJECTIFS
Objectif général
Etudier l’observance thérapeutique des ARV chez les adultes suivis au CS Réf de Selingué.
Objectifs spécifiques
1. Déterminer le profil sociodémographique des patients ;
2. Répertorier les protocoles thérapeutiques antirétroviraux en cours ;
3. Evaluer le niveau de l’observance des PVVIH ;
4. Identifier les déterminants de l’observance du traitement ARV.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1. GENERALITES
1.1. Infection à VIH
1.1.1. Définition : [12]
Le VIH est un rétrovirus qui affaiblit le système immunitaire et le rend incapable de lutter contre
les infections. Le VIH favorise aussi d’autres maladies, qui peuvent, à plus ou moins long terme,
entraîner la mort.
1.1.2. Epidémiologie : [13]
En 2020 ; 37.6 millions [30.2 millions-45.0 millions] de personnes vivraient avec le VIH dont
35.9 millions [28.9 millions-43.0 millions] d'adultes. Environ 1.5 millions [1.1 millions–2.1
millions] de personnes étaient nouvellement infectées par le VIH, contre 2.8 millions [2.0
millions–3.9 millions] en 1998. Depuis 2010, les nouvelles infections au VIH ont diminué de
30 %, passant de 2,1 millions [1,5 million-2,9 millions] à 1,5 million [1,1 million-2,1 millions]
en 2020. À la fin décembre 2020, 27.4 millions [26.5 millions-27.7 millions] de personnes
avaient accès au traitement antirétroviral, soit une augmentation de 7.8 millions [6.9 millions-
7.9 millions] par rapport à 2010.
1.1.3. Historique [14]
Robert Gallo, qui a découvert en 1980 le premier rétrovirus humain, considère le HTLV-1
comme la cause probable du Sida.
Luc Montagnier, spécialiste des Oncornavirus (Institut Pasteur de Paris), cherche à mettre en
évidence la rétro transcriptase dans une culture de cellules infectées :
En janvier 1983 on excise à l'hôpital de la Pitié (Paris) un ganglion cervical chez un homme de
33 ans, qui présente des troubles mineurs mais suffisants pour suspecter le Sida (la
lymphadénopathie est un symptôme précoce du Sida). Les lymphocytes sont mis en culture
avec de l'IL-2. Au quinzième jour une activité rétro transcriptase est observée. Mais la culture
s'épuise. Le virus est alors propagé à une culture de lymphocytes T non infectés. L'activité de
l'enzyme est retrouvée, elle augmente, puis diminue.
En culture, HTLV-1 incite les lymphocytes T à se multiplier et augmente de ce fait la production
de rétro transcriptase. Le virus hypothétique se comporte différemment : il n'active pas les
lymphocytes T, il les tue. Le virus est identifié au microscope électronique et il ne ressemble
pas au HTLV-1.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Montagnier informe Gallo de ses résultats. Ce dernier lui envoie des anticorps anti-HTLV qui
ne réagissent pas avec le rétrovirus isolé.
Le premier rétrovirus "français" provenait d'un malade sans Sida avéré. Montagnier démontre
la présence de ce même virus chez les malades affectés des formes les plus diverses du Sida.
L'équipe française prouve que le virus attaque les lymphocytes T4, mais qu'au lieu de les
immortaliser comme le fait le virus HTLV, il les détruit. Ce virus ne peut être un Oncovirus
mais un Lentivirus. Après sa découverte, le virus a porté des noms divers. On s'est accordé en
1986 pour lui donner le nom de virus de l'immunodéficience humaine (VIH ou HIV).
Au Mali [15]
Le Premier cas de SIDA fut déclaré en 1985 à l’hôpital Gabriel Toure. La prévalence du VIH
/SIDA est de 1,7% avec une estimation de 170 milles personnes vivants avec le virus ;45 milles
orphelins et 10304 cas de SIDA notifiés de 1985 à 2002. Les femmes sont les plus touchées par
l’épidémie, avec un taux global de 2% contre 1,3% chez les hommes. Le groupe d’âge le plus
touche est celui de 30- 34 ans pour les deux sexes. En milieu urbain 97%, ont entendu parler du
SIDA mais 22% ignorent qu’il y a un moyen de l’éviter ; tandis qu’en milieu rural si 88% en
ont entendu parler jusqu’à 54% ignorent qu’il y a un moyen de l’éviter. Il existe une grande
disparité entre le milieu urbain et le milieu rural ; en milieu urbain, Koulikoro apparait la région
la plus touchée 4,5% compare à Ségou qui en milieu rural présente une séroprévalence de 2,2%.
Les deux virus ont été identifié dans le pays avec une prédominance du VIH1 dans l’échantillon
retenu.
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1.1.4. Agent pathogène [16]
Structure du virus
Figure 1 : Structure du virus de VIH en replication.
Le Virus d’Immunodéficience humaine (VIH) est un virus à ARN faisant partie du sous-groupe
des lentivirus. Deux types sont actuellement connus le VIH-1 le plus commun (Europe,
Amérique, Asie, Afrique) et le VIH-2 (Afrique de l’Ouest). Malgré sa grande variabilité
génétique, on retrouve sur la molécule d’ARN trois gènes principaux communs à tous les autres
rétrovirus :
Le gène gag (responsable de la synthèse des protéines de capside et de core)
Le gène pol (pour la transcriptase inverse, l’intégrase et la protéase virale)
Le gène env (pour les protéines de l’enveloppe)
Les cellules cibles du virus sont les cellules porteuses à leur surface de la molécule CD4, ayant
une haute affinité avec la glycoprotéine d’enveloppe du VIH, la gp120, on retrouve parmi elles
les lymphocytes T CD4+, les monocytes-macrophages, les cellules folliculaires dendritiques,
les cellules de Langerhans cutanées et les cellules micro gliales cérébrales [17].
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Figure 2 : Le cycle du VIH
1.1.5. Cycle de réplication virale [17]
La réplication virale se fait en 6 étapes :
Pénétration du virus dans les cellules cibles : victime. – le virus pénètre dans le lymphocyte
CD4 après reconnaissance (par la glycoprotéine gp120 de l'enveloppe du virus) des
molécules (ou récepteurs) CD4 présentes à la surface du lymphocyte ;
Après pénétration, le virus libère à l'intérieur du lymphocyte les 3 enzymes virales (transcriptase
inverse, protéase et intégrase) et l'ARN qu'il contient.
Synthèse d'ADN pro viral : à l'intérieur du lymphocyte, l'ARN du VIH est transformé en
ADN (appelé ADN pro viral) grâce à la transcriptase inverse.
Intégration de l'ADN pro viral à l'ADN du lymphocyte :
– l'ADN pro viral du VIH est intégré à l'ADN lymphocytaire grâce à l'intégrase ;
– à ce stade, le virus est appelé provirus.
Transcription de l'ADN en ARN et formation de protéines virales :
– à l'intérieur du noyau, l'ADN viral est transformé en ARN ;
– l'ARN viral sort du noyau, puis des protéines virales sont synthétisées par l'intermédiaire des
ARN messagers.
Clivage des protéines virales : les protéines virales sont découpées par la protéase en protéines
de plus petite taille.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Assemblage des protéines virales et formation de nouveaux virus : les protéines virales
clivées sont assemblées autour de l'ARN pour former de nouveaux virus, qui sortent par
bourgeonnement à l'extérieur de la cellule et sont libérés dans la circulation sanguine ; ils
vont infecter d'autres cellules.
1.1.6. Modes de contaminations [18]
Trois liquides biologiques peuvent de grandes quantités de virus : le sang, le sperme, les
secrétions vaginales
Transmission sexuelle : sperme et secrétions vaginales
Tout rapport sexuel par une PVVIH est à risque potentiel de transmission du VIH avec un risque
décroissant selon le type de rapport sexuel : anal réceptif > anal insertif > vaginal réceptif >
vaginal insertif > fellation réceptive. Un seul rapport non protégé peut suffire pour transmettre
la maladie
Les facteurs augmentant le risque de transmission : rapport anal, lésion génitale, saignement
coexistence d’une infection sexuellement transmissible, quantité de virus important dans les
secrétions génitales corrélée à une charge virale élevée, absence de préservatif masculin ou
féminin
Transmission par le sang et ses dérivés
Transfusion sanguine et transplantation : risque quasi nul depuis les sérologies obligatoires et
l’utilisation des tests moléculaires pour le dépistage lors des dons du sang et d’organes.
Partage de matériel d’injection contamine par le sang : baisse de l’infection par le VIH chez les
usagers de drogues intraveineuses suite aux mesures de prévention (mise à disposition de
matériel à usage unique)
Accident professionnel d’exposition au sang(AES) : risque faible mais variable selon le niveau
de la charge virale plasmatique VIH chez la personne source et la nature de l’exposition au sang
(profondeur de la piqure /coupure, type d’aiguille, piqure intravasculaire ou IM ou SC).
Transmission mère-enfant (TME)
Essentiellement dans la période périnatale (accouchement et allaitement) ou en cas de primo-
infection pendant la grossesse. Facteurs augmentant le risque de TME : infection VIH stade
SIDA, charge virale plasmatique élevée chez la mère.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 9
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.1.7. Facteurs favorisants [19-20]
Les infections sexuellement transmissibles (IST) (Rapports sexuels non protégés,
partenaires multiples)
Les mutilations de l’appareil génital (Excision, circoncision, perçage d’orteil, tatouillage)
Le degré d’infectiosité de l’hôte (charge virale, stade de la maladie)
L’insertion de plantes, d’objets, de préparations diverses et douches vaginales
Les vulnérabilités culturelles (lévirat, sororat, polygamie)
La pauvreté, viol
Les facteurs liés au genre (femmes plus exposées biologiquement et économiquement).
[Link] principales manifestations cliniques : [21]
1.2.1. Affections cutanéomuqueuses
Les principales affections cutanéomuqueuses sont d’origine fongique ou virale. Les affections
cutanéomuqueuses associées au VIH/SIDA sont : la dermite séborrhéique de la face, du cuir
chevelu, plus rarement du torse, le prurigo d’évolution chronique ou récidivante, les folliculites,
le zona, les verrues, les condylomes, le molluscum contagiosum, les candidoses buccales ou
génitales, la leucoplasie chevelue de la langue. L’OMS a publié un bulletin sur les lésions
buccales en tant qu’indicateurs d’infection par le virus de l’immunodéficience humaine et
comme facteurs prédictifs de la progression de la maladie à VIH vers le syndrome
d’immunodéficience acquise (SIDA). Les manifestations buccales font partie des indicateurs
les plus précoces et les plus importants d’infection à VIH. Au niveau international sept lésions
cardinales (candidose orale, leucoplasie orale chevelue, sarcome de Kaposi, érythème gingival
linéaire, gingivite ulcéronécrosante, périodontite ulcéronécrosante et lymphome non
hodgkinien) ont été identifiées, présentant une forte association avec les infections à VIH. Ces
lésions se rencontrent dans les pays développés, comme dans les pays en développement. Elles
peuvent constituer une indication forte d’infection à VIH et s’observent chez la majorité des
personnes infectées par ce virus.
Dermite séborrhéique
Dermatose chronique qui se traduit par une desquamation sur fond érythrosique parfois limitée
au nez, front, cuir chevelu. Des localisations au niveau du thorax et des zones riches en glandes
sébacées sont possibles. La dermite séborrhéique affecte 40% des sujets séropositifs et jusqu’à
80% des malades au stade sida. Elle fait partie des signes précoces de l'infection à VIH. Les
récidives sont fréquentes. Il semble que la dermite séborrhéique soit plus fréquemment
retrouvée chez la femme que chez l’homme.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 10
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Candidose buccale
C’est une infection des muqueuses buccales par un champignon du genre Candida. Il est
saprophyte, il existe chez l'Homme sain dans les muqueuses de la cavité buccale, de l'intestin
et du vagin. Les infections à candida sont opportunistes, la levure devenant pathogène quand
certains facteurs favorisants sont présents
Leucoplasie orale chevelue
Ou leucoplasie poilue est une hyperplasie épithéliale de la muqueuse buccale apparaissant sous
la forme d’une tache blanche souvent ondulée ou poilue et causée par le virus d’Epstein-Barr
(EBV), appelé aussi Herpes virus hominis 4, chez les sujets infectés par le VIH. La leucoplasie
poilue est plus fréquente chez les hommes infectés par le VIH que chez les femmes
Manifestations hématologiques
Il s’agit de thrombopénie, anémie et leucopénie généralement asymptomatiques que l’on
retrouve dans les deux sexes.
1.2.2. Problèmes gynécologiques fréquents chez les femmes séropositives pour le VIH,
Dysplasies et cancer du col utérin
Les femmes infectées par le VIH ont, par rapport aux femmes non contaminées, une prévalence
et une incidence plus grandes d’être infectées par le papillomavirus humain. Les dysplasies du
col de l’utérus ou lésions malpighiennes intraépithéliales ou néoplasies cervicales intra-
épithéliales (CIN) constituent la pathologie organique la plus fréquente du col utérin.
Le cancer du col utérin est le plus fréquent chez les femmes séropositives et depuis 1993,
le carcinome cervical infiltrant fait partie des critères d'entrée dans la maladie SIDA.
Troubles menstruels
Les femmes infectées par le VIH peuvent éprouver des changements dans leurs règles, allant
d'une irrégularité du cycle menstruel à un écoulement menstruel plus abondant ou moins
important, voire l'arrêt complet des règles. Mais de nombreuses facteurs peuvent aussi donner
lieu à des changements dans le cycle menstruel
Leucorrhées
La vaginose bactérienne est la cause la plus fréquente de leucorrhées chez la femme en âge de
concevoir, chez la femme infectée par le VIH 18 à 42% les vulvovaginites mycosiques sont
fréquentes ; on retrouve une prévalence de 3 à 15% dans cette population. La prévalence des
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 11
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
vaginites à trichomonas varie de 9,4% à 29,5%, alors qu’elle est de 8,2% à 23,4% chez les
femmes séronégatives
Ulcérations génitales d’origine infectieuse
La syphilis est très contagieuse puisque 30 à 40% des partenaires d’une personne infectée
développent l’infection dans les 30 jours suivant le rapport sexuel. Elle augmenterait le risque
de transmission de l’infection à VIH de 2 à 5 fois.
Le chancre mou constitue un facteur de risque majeur pour la transmission du VIH et sont le
symptôme le plus fréquent devant les écoulements génitaux.
L’herpès génital est le plus souvent dû à Herpès simplex virus de type 2 (HSV2). Les patient(e)s
porteurs du virus Herpès simplex de type 2 ont une plus grande vulnérabilité (risque multiplié
par 3) au VIH par rapport à des individus indemnes
Le zona vulvaire est une manifestation de résurgence du virus varicelle-zona. Il accompagne
souvent l’infection à VIH et est lié à la progression de la maladie.
1.2.3. Infections parasitaires
Pneumocystose pulmonaire
La pneumocystose, actuellement considérée comme une mycose due à un champignon
atypique, est non seulement la manifestation du SIDA la plus fréquente (60% en l'absence de
prophylaxie) mais aussi la manifestation inaugurale la plus courante. Elle se manifeste par une
pneumopathie interstitielle ne répondant pas au traitement antibiotique habituel.
Toxoplasmose cérébrale
Elle correspond à la réactivation de kystes intracérébraux de Toxoplasma gondii avec formation
de lésions de masse dans l’encéphale, chez des patients chroniquement infectés par ce
protozoaire, lors d’une chute des lymphocytes CD4 en dessous de 150/mm3
Cryptosporidiose
Chez les sujets immunodéprimés, Cryptosporidium parvum détermine une réaction
inflammatoire lympho-plasmocytaire et polynucléaire de la lamina propria responsable d'une
diarrhée sécrétoire cholériforme aqueuse, non sensible aux solutions glucosées, très résistante
au traitement, souvent terminale. Les diarrhées chroniques sont responsables d’une perte de
poids chez le patient VIH positif avec moins de 200 lymphocytes CD4/mm3 et peuvent être
accompagnées d'une cholangite
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Microsporidiose
Chez l'homme, plusieurs genres ont été identifiés : Encephalitozoon Sp et Enterocytozoon Sp
sont les plus courants et sont responsables de diarrhée chez les patients infectés par le VIH. Au
cours du sida, elle atteint principalement les sujets très immunodéprimés, dont le taux de
lymphocytes CD4 sanguin est inférieur à 50 par mm3. En Europe et en Amérique du Nord, des
taux d’infection atteignant 30% ont été observés chez des sujets atteints du sida et présentant
une diarrhée chronique responsable de diarrhées d’importance variable avec nausées,
vomissements et perte de poids importante.
Isosporose
L’isosporose est une coccidiose intestinale affectant plus particulièrement les sujets
immunodéprimés en zones tropicales et subtropicales. Elle entraîne des diarrhées non
sanglantes avec céphalées, fièvre, douleurs abdominales, déshydratation, perte de poids, hyper
éosinophilie sanguine inconstante. Des cas d’isosporose extra-intestinale ont été rapportés chez
des patients atteints de sida (atteinte des ganglions mésentériques et médiastinaux, rate, foie,
sinus, cholédoque).
1.2.4. Infections fongiques
Candidose œsophagienne
La symptomatologie peut être variée mais n’est pas spécifique de l’œsophagite à candida :
dysphagie ; odynophagie ; douleurs rétro-sternales ; épi gastralgies ; régurgitations.
Cryptococcose
La cryptococcose survient, selon les régions, chez 2 à 30% des personnes infectées par le virus
de l’immunodéficience humaine, principal facteur favorisant l'infection. C’est une infection
typiquement opportuniste chez les malades atteints du sida, qui survient à un stade de déficit
immunitaire profond.
Mucormycose
La mucormycose est rare lors de l’infection à VIH. Des facteurs de risque ont été identifiés. Il
s’agit d’un taux bas de cellules lymphocytes CD4, d’une neutropénie, de l’utilisation de drogues
par voie intraveineuse. L’infection peut se développer insidieusement ou au contraire progresser
rapidement avec une évolution fulminante
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.2.5. Infections bactériennes
Les infections bactériennes sont une cause fréquente de morbidité chez les patients infectés par
le VIH, avec une incidence beaucoup plus élevée que dans la population générale. Les
pneumopathies bactériennes récidivantes constituent un critère de SIDA depuis 1993.
L’incidence des infections à pneumocoque, chez les patients malades du SIDA, est 100 fois
supérieure à celle de la population générale. La tuberculose est due chez les sujets infectés par
le VIH soit : à la réactivation d’une infection tuberculeuse latente ; à une nouvelle infection
évoluant rapidement vers une maladie active (tuberculose primitive progressive) ; à des
épisodes secondaires d’une réinfection
Les mycobactéries atypiques associées à l’infection à VIH sont Mycobacterium avium
intracellulaire, Mycobacterium kansasii et Mycobacterium xenopi.
1.2.6. Cancers
Cancers « classant sida »
Ces tumeurs malignes ont en commun, sur le plan étiologique, la caractéristique d’être
associées et probablement causées par des virus à ADN du groupe herpès (EBV, HHV8) et
papillomavirus. L’immunodépression cellulaire induite par le VIH favoriserait la persistance et
l’oncogénicité de ces agents pathogènes.
Maladie de Kaposi
La maladie de Kaposi est la tumeur maligne la plus fréquente chez les sujets infectés par le
VIH. Son développement est lié à l'infection par l'herpès virus humain 8 (HHV8). S'il existe
sous des formes indépendantes du virus du SIDA, il se développe particulièrement chez les
individus co-infectés par le VIH et l'HHV8. L'épidémie de SIDA a donc provoqué une
explosion du nombre de cas de sarcomes de Kaposi, notamment dans les régions d'Afrique où
l'HHV8 existe de façon endémique.
Lymphomes
Depuis 1985, le lymphome malin non hodgkinien (LMNH) est identifié comme une
complication de l´évolution de l´infection à VIH et définit le stade de sida. L’hétérogénéité de
ce type de tumeurs se traduit par des présentations cliniques, anatomopathologiques,
immunologiques et cytogénétiques variées et, de ce fait, par un pronostic très différent d'une
forme à l'autre. L’Organisation mondiale de la santé a établi une classification de ces syndromes
lymphoprolifératifs avec leurs caractéristiques cliniques et biologiques. Ils sont classés en
fonction du type cellulaire impliqué dans la prolifération maligne.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 14
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Cancers « non classant sida »
La maladie de Hodgkin (MH) est la tumeur maligne la plus fréquente parmi les cancers non
associés à l’infection à VIH. Elle correspond à une prolifération maligne ganglionnaire
caractérisée par la présence de cellule de Sternberg Furman. Elle a augmenté chez les patients
contaminés par le VIH après 1996.
[Link]
1.3.1. Diagnostic clinique [22]
Primo-infection
La primo-infection par le VIH correspond à la période d’invasion virale survenant dans les 10
à 12 jours après l’infection, avec l’infection des deux principales catégories de cellules cibles,
les lymphocytes T CD4+ et les monocytes-macrophages seront infectés. Les réponses immunes
antivirales apparaissent aussi au cours de cette période qui a plusieurs spécificités : une
présentation clinique très variable d’un individu à l’autre. Elle est symptomatique une fois sur
deux environ, pouvant associer fièvre, adénopathies avec angine, éruption, méningite, voire
encéphalite. Un syndrome mononucléosique peut donc être le signe d’une primo-infection à
VIH. Cette phase est marquée par un premier pic, très élevé, de virémie (antigénémie p24
positive et ARN viral plasmatique très élevé).
Période de latence clinique
La période asymptomatique, qui sépare la primo-infection et le SIDA, n’est pas une période
d’infection virale latente : le taux de lymphocytes T CD4+ sanguins ne retrouve pas son niveau
initial même s’il se corrige partiellement au début de cette phase en même temps
qu’apparaissent les anticorps neutralisants et les lymphocytes T CD8+ cytotoxiques spécifiques
du virus. Durant cette phase de latence clinique, la baisse des lymphocytes T CD4+ procède
lentement pour s’accélérer lors du passage au stade de SIDA. Il existe une véritable réplication
virale à l’état d’équilibre avec une persistance de lymphocytes sanguins circulants infectés.
SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Humaine)
Le passage des lymphocytes T CD4+ circulants sous la barre des 200/mm3 de sang (normale :
environ 1000/mm3), marque l’entrée dans le SIDA, en moyenne après 10 ans d’évolution, sans
traitement. Le SIDA est caractérisé par la survenue d’infections opportunistes, ou d’une
encéphalite à VIH (marquée par un état de démence), ou de cancers dont il existe trois types
liés à des virus : le sarcome de Kaposi (HHV-8), des lymphomes B (EBV), des cancers Ano
génitaux, notamment des cancers du col utérin et anaux (HPV16 et 18).
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.3.2. Diagnostic biologique
Dépistage [23]
Les anticorps anti-VIH sont décelables entre quatre à six semaines après l’exposition dans plus
de 95 % des cas et après trois mois dans 99 % des cas. L’antigène p24 est détectable dans les
premières semaines suivant l’infection ; il apparaît généralement entre les jours 14 et 22. Les
épreuves de quatrième génération combinent la détection des anticorps anti-VIH 1 et 2 avec
celle de l’Ag p24. Le test de dépistage rapide pour le VIH détecte uniquement les anti-VIH 1
et 2. La période fenêtre est équivalente à celle d’un test de troisième génération.
Le test ELISA [24]
C'est le test utilisé en première intention, lors des tests de dépistage. Son principe de
fonctionnement est assez simple. On met dans les petits puits d'une grille des ≪ morceaux ≫
de VIH, des antigènes. Quand on met du sérum d'un patient dans les puits, si celui-ci contient
des anticorps anti VIH, ce qui veut dire si le patient est atteint par le VIH, ces anticorps vont se
fixer à l'antigène. On ajoute ensuite un autre anticorps, dirige celui-ci contre l'anticorps du
patient. On y a préalablement fixe une enzyme capable de colorer un produit spécifique a
l'origine incolore. Ainsi, s'il y a eu fixation d'anticorps à partir du sérum du patient, l'enzyme
pourra être fixée et donc activée et colorera le puits en rose. S'il n'y a pas d'anticorps dans le
serum du patient, le puits restera incolore.
[Link] clinique et immunologique [25]
1.4.1. Classification 1993 du CDC d'Atlanta
Catégorie A
Un ou plusieurs des critères listés ci-dessous chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH,
s'il n'existe aucun des critères de la catégorie B ou C :
_ Infection VIH asymptomatique
_ Lymphadénopathie persistante généralisée
_ Primo infection VIH symptomatique
_ Le nombre de CD4 >500/mm3 (> 29%)
Catégorie B
Manifestations cliniques chez un adulte ou un adolescent infecté par le VIH, ne faisant pas
partie de la catégorie C et qui répondent au moins à l'une des conditions suivantes :
_ Angiomatose bacillaire
_ Candidose oropharyngée
_ Candidose vaginale, persistante, fréquente ou qui répond mal au traitement
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_ Dysplasie du col (modérée ou grave), carcinome in situ
_ Syndrome constitutionnel : fièvre (38°5 C) ou diarrhée supérieure à 1 mois
_ Leucoplasie chevelue de la langue
_ Zona récurrent ou envahissant plus d'un dermatome
_ Purpura thrombocytopénique idiopathique
_ Listériose
_ Neuropathie périphérique
_ Le nombre de CD4200 à 499/ mm3 (14-28%)
Catégorie C
Cette catégorie correspond à la définition de sida chez l'adulte. Lorsqu'un sujet a présenté une
des pathologies de cette liste, il est classé définitivement dans la catégorie C :
_ Candidose bronchique, trachéale ou extra pulmonaire
_ Candidose de l'œsophage
_ Cancer invasif du col
_ Coccidoidomycose disséminée ou extra pulmonaire
_ Cryptococcose extra pulmonaire
_ Cryptosporidiose intestinale évoluant depuis plus d'un mois
_ Infection à CMV (autre que foie, rate, ganglions)
_ Rétinite à CMV
_ Encéphalopathie due au VIH
_ Infection herpétique, ulcères chroniques supérieures à 1 mois ; ou bronchique, pulmonaire
où œsophagienne
_ Histoplasmose disséminée ou extra pulmonaire
_ Isosporidiose intestinale chronique (supérieure à un mois)
_ Sarcome de Kaposi
_ Lymphome de Burkitt
_ Lymphome immunoblastique
_ Lymphome cérébrale primaire
_ Infection à Mycobacterium tuberculosis, quelle que soit la localisation (pulmonaire ou
extra pulmonaire)
_ Infection à mycobactérie identifiée ou non, disséminée ou extra pulmonaire
_ Pneumonie à pneumocystis carinii
_ Pneumopathie bactérienne récurrente
_ Leuco-encéphalite multifocale progressive
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_ Septicémie à salmonelle non typhi récurrente
_ Syndrome cachectique dû au VIH
_ Toxoplasmose cérébrale
_ Le nombre de CD4<200 /mm3 (< 14%)
1.4.2. Classification OMS de l’infection à VIH (révision 2007)
Stade clinique 1
Patient asymptomatique
Adénopathies persistantes généralisées
Stade clinique 2
Perte de poids < 10% du poids corporel
Zona (au cours des 5 dernières années)
Manifestations cutanéomuqueuses mineures (dermite séborrhéique, prurigo, ulcérations
buccales, chéilite angulaire, atteinte fongique des ongles)
Infections récidivantes des voies aériennes supérieures
Stade clinique 3
Perte de poids supérieure à 10% du poids corporel
Diarrhée chronique inexpliquée> 1 mois
Fièvre prolongée inexpliquée > 1 mois
Candidose buccale persistante (muguet)
Leucoplasie chevelue buccale
Tuberculose pulmonaire au cours de l'année précédente
Infection bactérienne sévère (pneumopathie, Pyo myosite, ostéoarthrite, méningite…)
Stomatite ulcérée nécrosante aigue
Anémie persistante (hb < 8g/dL) / Neutropénie chronique < 500/mm3 / Thrombopénie
chronique <
50000/mm3
Stade clinique 4
Syndrome cachectisant dû au VIH (>10% du poids corporel, associée à une diarrhée chronique
inexpliquée ou une asthénie chronique ou une fièvre prolongée inexpliquée)
Pneumocystose
Pneumonie bactérienne récurrente sévère
Toxoplasmose cérébrale
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Cryptosporidiose avec diarrhée > 1 mois
Cryptococcose extra pulmonaire
Cytomégalovirose
Herpes virose cutanéomuqueuse > 1 mois ou viscérale
Leucoencéphalite multifocale progressive
Mycose endémique généralisée (histoplasmose, coccidoidomycose)
Candidose œsophagienne, trachéale, bronchique ou pulmonaire
Mycobactériose atypique disséminée
Septicémie à salmonella non typhi récurrente
Tuberculose extra pulmonaire
Lymphome malin
Sarcome de Kaposi
Encéphalopathie à VIH
Leishmaniose américaine réactivée (méningo-encéphalite ou myocardite)
Néphropathie symptomatique associée au VIH.
[Link] antirétroviral
1.5.1. But du traitement ARV [26]
Les objectifs du traitement antirétroviral sont les suivants :
_ Maintenir en santé aussi longtemps que possible les personnes infectées par le VIH
_ Réduire la morbidité et la mortalité causées par le VIH ;
_ Supprimer la réplication virale à long terme ;
_ Améliorer la fonction immunitaire ;
_ Améliorer la qualité de vie ;
_ Prévenir la résistance du virus aux médicaments ;
_ Éviter la toxicité médicamenteuse ;
_ Conserver des options thérapeutiques pour l’avenir
_ Prévenir la transmission du VIH.
La suppression de la réplication virale et une charge virale indétectable ont comme effet de
diminuer le risque de résistance du virus, d’améliorer la fonction immunitaire et de retarder la
progression de la maladie. Le moyen le plus sûr d’obtenir la suppression durable de la
réplication du VIH est d’utiliser une combinaison d’antirétroviraux efficaces avec lesquels le
patient n’a jamais été traité ou qui n’entraînent pas de résistance croisée avec les antirétroviraux
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déjà pris. Le traitement antirétroviral devrait être offert à tous les adultes vivant avec le VIH
dans le but d’améliorer leur santé
1.5.2. Principes de base du traitement ARV : Conditions d’efficacité
Le traitement ARV empêche le VIH de se multiplier (répliquer) mais ne permet pas de le
détruire.
Le traitement ARV est efficace à condition d’associer systématiquement 3 médicaments
différents (trithérapie).
Le traitement ARV doit être pris à vie, sans interruption, et en respectant les consignes de prise.
S’il ne diminue pas suffisamment la réplication (multiplication) du VIH, le traitement ARV
peut entraîner l’apparition de virus résistants, source d’échec thérapeutique.
1.5.3. Tolérance
Comme tout traitement, le traitement ARV peut provoquer des effets indésirables ; ces effets
indésirables peuvent survenir précocement ou à plus long terme et être bénins ou graves. Le
nombre ou la sévérité des effets indésirables ne sont pas liés à la puissance antivirale du
traitement. Sous ARV, la survenue d’effets indésirables peut compromettre le bon suivi du
traitement par le patient.
1.5.4. Mode d’action des ARV et principaux médicaments disponibles
Les ARV agissent sur le VIH en interférant avec les étapes de son cycle de réplication. Les
principaux ARV disponibles ont comme action de bloquer une enzyme virale impliquée dans
le cycle de réplication du VIH : il s’agit des inhibiteurs de la transcriptase inverse, qui bloquent
l’enzyme transcriptase inverse, et des inhibiteurs de la protéase (IP), qui bloquent l’enzyme
protéase. Selon leur structure chimique, les inhibiteurs de la transcriptase inverse se répartissent
en deux catégories :
– les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse ou INTI (appelés aussi « analogues
nucléosidiques » ou, en raccourci, NUC comme « nucléosidiques ») ;
– les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ou INNTI (appelés aussi «
analogues non nucléosidiques » ou, en raccourci, non-NUC comme « non-nucléosidiques »).
Les inhibiteurs de la protéase nécessitent l’administration conjointe d’un booster, c’est-à-dire
d’un médicament (le ritonavir le plus souvent) capable de potentialiser leur efficacité en
augmentant leurs concentrations dans le sang : on parle alors d’inhibiteur de protéase boosté.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.5.5. Différentes classes antirétrovirales [27]
Principales classes de Médicaments
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (INTI, IntTI, INNTI)
Les inhibiteurs de la protéase virale (IP)
Les inhibiteurs de fusion (IF)
Inhibiteurs de l’intégrase
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse
Inhibiteurs nucléosidiques (INTI)/Inhibiteurs nucléotidiques (INtTI)
Inhibiteurs non nucléosidiques (INNTI)/Inhibiteurs non nucléotidiques de la transcriptase
inverse (INTI)
Abacavir (ABC) Ziagen®
Didanosine (ddI) Videx®
Lamivudine (3TC) Epivir®
Stavudine (d4T) Zerit
Emtricitabine (FTC) Emtriva
Zalcitabine (ddC) Hivid
Zidovudine (AZT) Retrovir
Combinaison de INTI /INtTI
Zidovudine+lamivudine (Combivir®)
Abacavir+lamivudine (Epzicom®)
Zidovudine+lamivudine+abacavir (Trizivir®)
Emtricitabine+tenofovir (Truvada®)
Inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse (INtTI)
Ténofovir (TDF) Viread®
Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI)
Efavirenz (EFV) Stocrin®, Sustiva®
Névirapine (NVP) Viramune®
Delavrdine (DLV) Rescriptor
Les inhibiteurs de la protéase (IP)
Indinavir (IDV) Crixivan ®
Lopinavir (LPV) /ritonavir
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Darunavir
Nelfinavir(NFV) Viracept ®
Ritonavir (RTV) Norvir ®
Saquinavir (SQV) Invirase ®
Atazanavir (ATV) Reyataz ®
Fosamprenavir (FPV) Lexiva ®
Les inhibiteurs de fusion (IF)
Enfurvitide (T-20) Fuzeon
1.5.6. Effets secondaires
Effets secondaires généraux
Nausée, anémie, vomissement, diarrhée, perte d’appétit, maux de tête, sécheresse, perte de
cheveux, exanthème ou éruptions cutanées, insomnie, fatigue.
Effets secondaires particuliers
Tableau I : Effets secondaires particuliers
Molécules Effets secondaires
AZT Anémie hémolytique
ABC Réaction d’hyper sensitivité
d4T, ddI, ddC Neuropathie périphérique
EFV Système nerveux (confusion, cauchemars,
problèmes psycho
Névirapine (NVP),Efavirenz (EFV) Steven’s Jonhson
Névirapine (NVP),Efavirenz (EFV), moins Hépatite aiguë
souvent didanosine (ddI)
Tous les INTIs Acidose lactique
Indinavir, Darunavir Lithiase rénale
ddI, d4T,3TC Pancréatite
DTG Troubles du sommeil, dépressions, vertiges
1.5.6. Interactions médicamenteuses
Stavudine (d4T)
Ne jamais utiliser en même temps que AZT (antagonisme),
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Administrer en cas d’intolérance à AZT, ddI
Neuropathie périphérique, pancréatite, acidose lactique
Lamivudine (3TC)
Non recommander en monothérapie,
A utiliser surtout en association avec un autre INTI (exemple AZT)
Didanosine (ddI)
Indinavir prendre au moins 2 h avant ou après IDV
Abacavir (ABC)
Alcool
Névirapine
Baisse de la concentration des contraceptifs oraux (ethinyl estradiol) : augmentent le risque de
grossesse
Ajuster les doses des IP
Kétoconazole diminution de la concentration de 63%.
Fluconazole peut doubler la dose de NVP.
Les deux peuvent causer des rashs et la toxicité hépatique
Rifampince et rifabutin peuvent diminuer le niveau
Efavirenz (EFV)
Peut diminuer la concentration des contraceptifs oraux (ethinylestradiol) mais il est important
d’utiliser les méthodes de barrière en plus,
Ajuster les doses avec les IPs
Dose à augmenter à 800mg avec la prise de Rifampicine dans le cadre du traitement de la
tuberculose
Ritonavir (RTV)
Utiliser comme « booster » des IP à dose réduite
Exemple : IDV posologie normale = 800 mg TID PO Contre 100 mg RTV + 800 mg IDV BID
PO .
Les inhibiteurs de l’intégrase [28]
Raltégravir Isentress®
Elvitegravir/ cobicistat
Dolitégravir Tivicay®
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.5.7. Protocoles thérapeutique des ARV selon l’OMS [29]
Tableau II : Le protocole du traitement ARV de première intention chez l’adulte,
l’adolescent, la femme enceinte et allaitante, et l’enfant.
Traitement de première Schémas thérapeutiques de Schémas de première
intention première intention intention de remplacement
privilégiés
Chez l’adulte, l’adolescent, TDF + 3TC (ou FTC) + AZT + 3TC + EFV
la femme enceinte et EFV AZT + 3TC + NVP
allaitante, co-infection TDF + 3TC (ou FTC) +
tuberculose ou hépatite B NVP
par la tuberculose ou le
VHB
Chez l’adolescent de 10 à 19 TDF + 3TC (ou FTC) + AZT + 3TC + EFV
ans 35kg EFV AZT + 3TC + NVP
TDF + 3TC (ou FTC) +
NVP
ABC + 3TC + EFV (ou
NVP)
Chez enfant de 3 à 10 et ABC + 3TC + EFV ABC + 3TC + NVP
adolescent < 35kg AZT + 3TC + EFV
AZT + 3TC + NVP
TDF + 3TC (ou FTC) +
EFV
TDF + 3TC (ou FTC) +
NVP
Chez l’enfant < 3 ans ABC (ou AZT) + 3TC + ABC + 3TC + NVP
LPV/r AZT + 3TC + NVP
1.5.8. Nouveau protocole révisé de 2020 [30]
L’OMS recommande aux pays de faire passer tous les patients éligibles à des régimes de TARV
qui contiennent du dolutegravir (DTG) au lieu de l’éfavirenz (EFV). Les schémas
thérapeutiques à base de DTG sont associés à une diminution des effets secondaires, des
interactions médicamenteuses et des abandons, à une suppression rapide de la charge virale et
à une barrière génétique élevée contre la résistance. L’efficacité et la tolérance supérieures,
combinées à la disponibilité d’un comprimé de combinaison à dose fixe (FDC) , font du
ténofovir, lamivudine et dolutegravir (TLD) un régime de première ligne optimal
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Schémas de première ligne
Schémas de première ligne pour le VIH1
Chez les adultes et adolescents
Ils associent deux inhibiteurs nucléosidiques/nucléotidiques de la transcriptase inverse (INTI)
et un inhibiteur d’intégrase.
Le schéma PREFERENTIEL est le suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Dolutégravir (DTG)
Le schéma ALTERNATIF est le suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Efavirenz (EFV) 400
Chez les adolescentes et femmes en âge de procréer
Les adolescentes et les femmes en âge de procréer sous une contraception efficace.
Le schéma préférentiel est le même que celui des adultes et adolescents.
Les adolescentes et les femmes en âge de procréer ayant des difficultés d’accès à la
contraception ou ayant un désir d’enfant (procréation).
Il leur sera proposé le schéma préférentiel suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Efavirenz (EFV) 400
Toutefois, le schéma ci-dessous sera prescrit sur accord de la patiente suite aux explications sur
l’éventualité de la toxicité associée au Dolutégravir par le prestataire.
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Dolutégravir (DTG)
Tableau III : Toxicité des antirétroviraux de première ligne et substitution
recommandées.
ARV 1ère LIGNE Toxicité la plus fréquente Molecule en substitution
DTG Troubles neurologiques Raltégravir
TDF Toxicité rénale TAF
EFV Troubles neuropsychiatriques ATV/r
persistants
Schéma de première ligne pour le vih-2 ou co-infection VIH-1+VIH-2 ou VIH-1 du
groupe O
Chez les adultes et adolescents
Le traitement ARV associe deux inhibiteurs nucléosidiques/nucléotidiques de la transcriptase
inverse (INTI) et un inhibiteur d’intégrase (IIN).
Le schéma PRÉFÉRENTIEL est le suivant :
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Dolutégravir (DTG)
Le schéma ALTERNATIF est le suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Raltégravir (RAL)
Chez les adolescentes et femmes en âge de procréer
Les adolescentes et les femmes en âge de procréer sous une contraception efficace :
Le schéma préférentiel est le même que celui des adultes et adolescents.
➢ Les adolescentes et les femmes en âge de procréer ayant des difficultés d’accès à la
contraception ou ayant un désir d’enfant (procréation).
Il leur sera proposé le schéma ALTERNATIF suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Raltégravir (RAL)
Schémas proposés en deuxième ligne thérapeutique
2 inhibiteurs nucléosidiques/nucléotidiques de la transcriptase inverse + 1 inhibiteur de protéase
boosté
Les IP préférentiels sont : Atazanavir/ritonavir (ATV/r) ou Lopinavir/ritonavir (LPV/r).
Tableau IV : Les alternatives de seconde ligne possibles en fonction des schémas utilisés
en première ligne et en cas de contre-indication ou de toxicité de l’une des molécules du
schéma préférentiel.
Schémas 1ère ligne Schémas 2ème ligne Schémas 2ème ligne alternatifs
TDF / 3TC / DTG AZT / 3TC + ATV/r AZT / 3TC + DRV/r
TDF / 3TC / EFV400 AZT / 3TC + DTG AZT / 3TC + LPV/r
TDF / 3TC+ RAL AZT / 3TC + ATV/r AZT / 3TC + DRV/r
Schémas thérapeutiques de 3ème ligne
Les patients en échec virologique de 2ème ligne doivent être gérés en fonction du résultat du
test de génotypage de résistance.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tableau V : Les options de schémas thérapeutiques sont les suivantes
Schémas 1ère ligne Schémas 2ème ligne Schémas de 3ème ligne
TDF / 3TC / DTG AZT / 3TC + ATV/r (ou DRV/r + DTG (50 mg BID)
LPV/r) + ABC/3TC ou ABC
TDF / 3TC / EFV 400 AZT / 3TC + DTG DRV/r + DTG (50 mg BID)
+ 1ou 2 INTI*
TDF / 3TC + RAL AZT / 3TC + ATV/r DRV/r + DTG (50 mg BID)
+ 1ou 2 INTI*
1.5.9. Traitement de la co-infection VIH/tuberculose, VIH/VHB, VIH/VHC
Traitement de la co-infection VIH/tuberculose chez l'adulte et l'adolescent
Le traitement antirétroviral doit être systématique chez toute personne vivant avec le VIH et
présentant une tuberculose active. Il doit être initié dans un délai de 7 à 14 jours après le début
du traitement anti-tuberculose.
Il existe des interactions médicamenteuses entre les INNTI, les IP et la Rifampicine.
Les patients co-infectés TB/VIH n’ayant aucune contre-indication au Dolutégravir seront traités
par le schéma suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Dolutégravir (DTG) (50 mg 2 fois par jour) *
Pour les patients ayant une con tre-indication au Dolutégravir, il sera préféré un inhibiteur de
protéase boosté en raison de la résistance naturelle aux INNTI supérieure à 10%.
Le schéma de première ligne suivant sera proposé :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Atazanavir/ritonavir (ATV/r)
L'initiation du traitement antirétroviral se fera selon les modalités suivantes :
Tuberculose révélatrice d'une infection à VIH : Commencer d'abord par le traitement anti-
tuberculose, puis le TARV dès que possible à partir du 8ème jour sans excéder 14 jours ;
En cas de découverte de la tuberculose sous traitement ARV, adapter et continuer le traitement
ARV.
En cas de tuberculose chez un patient VIH-2
Les patients co-infectés TB/VIH n’ayant aucune contre-indication au Dolutégravir seront traités
par le schéma suivant :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Dolutégravir (DTG) (50 mg 2 fois par jour) *
Pour les patients ayant une contre-indication au Dolutégravir, il sera préféré un inhibiteur de
protéase boosté.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 27
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Le schéma de première ligne suivant sera proposé :
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) + Atazanavir/ritonavir (ATV/r)
Tableau VI : Traitement ARV à proposer en cas de découverte de TB au cours du
traitement ARV selon les lignes thérapeutiques
Première ligne
Schémas ARV en cours Commentaires
Maintenir le même traitement en donnant le
TDF / 3TC / DTG
DTG 50 mg deux fois par jour
Ténofovir (TDF) + Lamivudine (3TC) +
TDF / 3TC / EFV 400
ATV/r
Maintenir le même traitement en donnant le
RAL 400 mg deux fois par jour
TDF / 3TC / RAL
Il n’est pas recommandé́ d’utiliser le RAL600
ou 800 mg.
Deuxième ligne
Schémas ARV en cours Commentaires
AZT / 3TC +ATV/r (ou LPV/r) Maintenir le même traitement
AZT / 3TC + DTG Maintenir le même traitement en donnant le
DTG 50 mg deux fois par jour.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 28
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
En cas de co-infection VIH et virus de l'hépatite B
Tableau VII : Substitution selon les schémas de premières et deuxièmes lignes en cas de
découverte d’une co-infection VIH/VHB
Première ligne
Schémas ARV en cours Commentaires
TDF / 3TC / DTG Maintenir le même traitement
TDF / 3TC / EFV 400 Maintenir le même traitement
TDF / 3TC + RAL Maintenir le même traitement
Deuxième ligne
Schémas ARV en cours Commentaires
Maintenir le même traitement en rajoutant
le TDF
AZT / 3TC + ATV/r (ou LPV/r)
En cas de contre-indication au TDF le
remplacer par le TAF
AZT / 3TC + DTG Maintenir le même traitement
NOTE : Pour les patients sous 3ème ligne traitement ARV, un schéma thérapeutique sera
proposé́ à la suite d’une concertation du Comité Scientifique VIH.
En cas de co-infection VIH et virus de l'hépatite C
Un traitement antirétroviral doit être mis en route chez tout patient co-infecté par le VIH et le
VHC.
Il s'agit d'un traitement efficace à la fois sur le VIH et le VHC. Le patient sera référé vers un
centre spécialisé.
[Link] du traitement antirétroviral
1.6.1. Définition [31]
L’observance du traitement antirétroviral (TARV) doit se concevoir comme le respect par le
patient de la prescription médicamenteuse, le degré de concordance entre les recommandations
du médecin et les comportements des malades. La plupart des études montrent que 40 à 60%
des patients ont un niveau d’observance inférieur 90%. Cependant, l’efficacité du traitement
passe par un taux d’observance supérieur ou égal à 95%
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 29
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.6.2. Mesures de l’observance [32]
Il existe plusieurs méthodes de mesure de l'observance. Ces méthodes sont choisies selon les
objectifs de l'étude. Voici le tableau résumant dix méthodes de mesure proposées dans la
littérature inspirée par Farmer, ainsi que leurs principaux avantages et inconvénients
Tableau VIII : Avantages et inconvénients des méthodes de mesure de l’observance
Méthodes Avantages Inconvénients
Limites à l'utilisation récente
Dosage du/des
Vérification de l'utilisation récente Variation de la cinétique
Médicaments
intra et inter-patients
Limites à l'utilisation récente
Marqueurs
Vérification de l'utilisation récente Variation de la cinétique
biologiques
intra et inter-patients
Observation directe du Impraticable en ambulatoire
Vérification de l'utilisation
Patient
Influencé par la façon de
Entretien Facile à utiliser, peu coûteux poser les questions et 1
'habileté de l'intervieweur
Seules données dont la source est Risque de surestimation Le
le patient apportant des patient doit penser à remplir
Carnet
informations sur le rythme des et ramener son carnet
prises
Facile à utiliser, validé, peut Pas de données quantitatives
Auto-questionnaire permettre d'expliquer le La précision dépend de l'outil
comportement du patient
Pas de données sur le rythme
des prises, le patient peut
Dénombrement Facile à utiliser, peu coûteux
oublier ou modifier les
médicaments restants
Registre de délivrance Limité par les possibilités
Non invasif
Manuel locales
Connaissance de la base de
Registre de délivrance Non invasif, données à long terme, données indispensable,
Electronique échantillon de grande taille pertinence des variables
enregistrées
Données précises sur le Coûteux, abondance de
Pilulier électronique
rythme des prises données, intrusif
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 30
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1.6.3. Facteurs de mauvaise observance [33]
Il existe 4 grandes classes de facteurs influençant l’adhésion thérapeutique :
– les facteurs liés au patient : âge, sexe, psychopathologie, comorbidités, fonctions cognitives,
– les facteurs liés au traitement : effets indésirables, voie d’administration, posologie, durée,
coût, poly médication,
– les facteurs liés à l’environnement : supports social et financier, attitude vis-à-vis du
traitement, accompagne ment dans la prise du traitement, impact social de la maladie,
– les facteurs liés au médecin : relation médecin malade, information du patient, suivi continu
et global, conviction des bénéfices du traitement.
Les facteurs liés aux patients
L’âge aux deux extrêmes de la vie est un facteur de mauvaise observance.
Les femmes sont plus observantes que les hommes.
La présence d’un délire est facteur de mauvaise observance.
En revanche, les données concernant les symptômes négatifs sont contradictoires.
Les comorbidités addictives sont fortement prédictives de mauvaise observance.
Les facteurs liés au médecin
Toutes les études démontrent l’importance de la relation médecin-malade qui dépend du temps
passé en consultation avec le patient. L’utilisation de la psychoéducation (8 séances) améliore
l’adhésion au traitement et réduit les taux de rechute
Les facteurs liés au traitement
La relation entre la survenue d’effets indésirables et l’observance est complexe. La survenue
précoce d’effets indésirables entraîne une mauvaise observance mais elle est le signe d’une
bonne adhésion au traitement. En effet les effets indésirables sont présents si le patient prend
bien le traitement. Le problème du délai d’action de la molécule est à prendre en compte : les
effets indésirables apparaissent en général avant les effets bénéfiques. Lorsqu’une rechute
survient parfois plusieurs mois après l’arrêt du traitement, il est difficile pour le patient de
comprendre la nécessité de reprendre ce traitement.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 31
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tableau IX : Récapitulatif des facteurs de risque d’inobservance [34]
Acteurs Facteurs
Le patient Âge
Contraintes socioprofessionnelles
Connaissances et croyances
Niveau d’anxiété et statut émotionnel
La maladie Intensité des symptômes
Gravité, pronostic
Durée (chronique, aigu…)
Nature (psychiatrie, cardiovasculaire…)
Le traitement Efficacité, sécurité (profil iatrogène ou
effets secondaires)
Galénique
Nombre de prise journalière
Durée
Co-médications
Coût
Le médecin Relation de confiance
Motivation, force de conviction
Communication
Le système de soins Isolement relatif du médecin
Coordination entre les soignants
Dossiers médicaux électroniques
Financement en fonction des performances
1.6.4. Conséquences de l’inobservance
Au niveau individuel [34]
L’inobservance tend à augmenter chez l’individu : la durée des maladies (10-20 % des cas), le
nombre d’arrêts de travail pour raison de santé (5-10 %), la fréquence des visites chez le
médecin ou le spécialiste (5-10 %), la survenue d’effets secondaires [129], ou la perte d’ef-
ficacité du traitement, la durée des hospitalisations (en moyenne de 3 jours), ainsi que la fré-
quence des.
Sur le plan de l’efficacité générale de la prise en charge sur le plan épidémiologique
[34]
L’inobservance peut impacter l’état de santé de l’ensemble de la population.
D’une part, elle va empêcher la prévalence des maladies guérissables de réduire. D’autre part, elle
va interférer négativement avec le contrôle de l’incidence.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 32
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Conséquence de mauvaise observance sur le plan clinique [35]
La non observance entraîne un risque plus élevé d’hospitalisation, de passage aux urgences,
d’actes médico-légaux et de mauvaise qualité de vie. Il n’existe pas de corrélation entre
observance et chômage, nombre de jours d’hospitalisation, et handicap physique.
L’échec du traitement antirétroviral entraine :
• Aggravation de la maladie ;
• Réapparition des infections opportuniste ;
• Altération de la relation soignant-soigné ;
• Résistances virales.
1.6.5. Différents modes de non-observance identifiés [35]
Absence de prise médicamenteuse.
Prise injustifiée.
Erreur de dose
Erreur dans l’horaire de la prise.
Prise de médicaments non prescrits par le médecin.
Partage des médicaments.
Diminution volontaire du nombre de prises ou de comprimés.
Prise de médicaments par excès
1.6.6. Risques liés à une mauvaise observance thérapeutique [36]
Les pathologies chroniques (HTA, tuberculose, greffe d’organe…) sont particulièrement
impactées par l’observance. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la proportion
de malades chroniques respectant leur traitement n’était que de 50 % dans les pays développés.
La sous-utilisation chronique de médicaments peut conduire à un mauvais contrôle des
symptômes de la maladie traitée (l’apparition de mutation du VIH ou de la tuberculose avec des
résistances aux traitements, ...). En revanche, une bonne adhérence aux traitements ayant une
balance bénéfice-risque favorable serait associée à une mortalité plus faible. L’observance est
améliorée par plusieurs facteurs :
-un schéma d’administration simple et des modalités de prise bien comprises ;
-l’éducation des patients à leur traitement ;
-sa bonne tolérance et une bonne compréhension du risque d’effet(s) indésirable(s) ;
-et l’efficacité du traitement.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 33
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Une bonne observance thérapeutique est essentielle pour permettre une réponse thérapeutique
satisfaisante et pour éviter les complications iatrogènes, que la maladie traitée soit aiguë ou
chronique. Les raisons de l’inobservance sont multifactorielles et nécessitent un dialogue du
patient avec ses professionnels de santé et de bien comprendre les bénéfices attendus et les
risques encourus.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 34
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
2. METHODOLOGIE
2.1 Lieu et population d’étude
2.1.1 Lieu d’étude
Notre étude s’est déroulée dans le service de médecine du centre de santé de référence de la
commune de Baya du district Sanitaire de Selingué.
Présentation du district
− Aperçu général de la commune de Baya
Selingué fut érigé en chef-lieu d’arrondissement après les indépendances et connu son essor à
partir du début des années 1980 avec la construction du premier barrage hydroélectrique du
Mali inauguré le 11 Décembre 1982. La commune rurale de Baya créée par la loi Nº 96 – 059
du 04 Novembre 1996 qui décrète l’institution de toutes les communes rurales en République
du Mali. Sur le plan sanitaire, la construction du barrage a suscité la construction d’un centre
de santé afin d’atténuer l’impact des maladies hydriques du lac d’eau. Ainsi Sélingué a fait
l’objet de beaucoup d’études et de recherches surtout connues avec l’ouverture de l’unité de
recherche annexe de l’INRSP dont le premier dirigeant fut le feu Pr Ogobara DOUMBO.
Le district de Selingué est situé en pleine zone inondée du lac d’eau artificiel du barrage de
Sélingué ; zone de confluence du Wassoulou-Balé avec le Sankarani tous des affluents du
fleuve Niger. Il s’agit de la zone frontière pré guinéenne et à l’Ouest de Bamako, distant
d’environ 135 kilomètre de ce dernier. Il est limité : à l’Est par le district de Ouéléssebougou,
au Sud-Est par le district de Bougouni, au Sud par le district de Yanfolila, à l’Ouest par la
République de Guinée Conakry. Avec une population de 112 287 habitants selon le micro plan
2019, pour une superficie de 4200 km2 ; la population est composée principalement de Malinké,
Bambara, Bozo, Dogon, Peulh. Le district compte actuellement quatre communes rurales. La
commune de Baya compte onze (11) villages et des dizaines de hameaux ainsi que des
campements de pêche. Le chef-lieu de la commune est Kangaré dans laquelle se situe le centre
de santé de référence.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 35
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Présentation du Centre de Santé de Référence de Selingué
Le Centre de Santé de Référence de Selingué a été créé en 2001. Actuellement il est sur un
nouveau site qui a été inauguré en fin décembre 2009 et s’étend sur une superficie de 3 hectares.
Les données du district sanitaire de Selingué
Le district sanitaire de Selingué regroupe un Centre de Santé de Référence et onze (11) aires de
santé organisée en centre de santé communautaire (CSCOM) et géré par des associations de
santé communautaire (ASACO). Ces CSCOM adhèrent au système de référence/évacuation. La
zone sanitaire de Selingué abrite également des dispensaires et maternités rurales.
Personnel en activité dans le district
- Les personnels du CSREF de Selingué
01 Médecin Santé Publique ; 01 Médecin de Famille/Communautaire ; 03 Médecins
généralistes ; 01 Assistant médical en sante publique, 01 Assistant médical Ophtalmologie, 01
Assistant de Biologie médical, 01 Technicien supérieur de santé au Labo, 03 Techniciens de
santé Labo, 01 Technicienne en biochimie, 01 Technicien supérieur de santé Hygiène
assainissement, 05 Techniciens supérieurs de santé sage-femme, 04Techniciens de santé
Infirmières Obstétriciennes, 11Techniciens de santé, 02 Aides-Soignants, 02 Matrones, 03
Chauffeurs, 01 Comptable ; 01 Secrétaire, 01 Caissière, 03 Manœuvres, 01 Gérant DRC, 02
Gérants DV
- Les personnels des CSCOM
01 Médecin généraliste, 04 Techniciens supérieurs de santé, 05 Infirmières Obstétriciennes, 07
Techniciens de santé, 17 Matrones, 07 Aides-Soignants, 10 Gérants
Configuration du Centre de Santé de Référence de Selingué (CSRF)
Situé en plein centre de la commune à Kangaré entre l’école fondamentale et l’ODRS. Il
comprend :
Un bloc du bureau des entrées
Composé d’un guichet, une salle de garde pour les gérants (DV) et les chauffeurs et une toilette.
Un bloc administratif
Une salle de réunion, un secrétariat, un bureau pour le médecin chef, deux bureaux de médecin,
le bureau du gestionnaire, le bureau du chef de personnels, le bureau du chargé SIS, le bureau
d’hygiéniste, le bureau du chargé PEV, une salle d’archives et deux toilettes.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 36
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Un bloc Radiographie –Laboratoire –Médecine
Une Unité d’accueil, Trois salles de consultation, trois salles d’attente, une salle de soins, une
salle d’urgence, une salle pour l’odontostomatologie, deux salles équipées pour le laboratoire,
une salle équipée pour l’ophtalmologie, deux (2) pharmacies et quatre (4) toilettes.
Un bloc Maternité
Une salle de gynécologie, le bureau de la sage -femme maîtresse, une salle d’examen, une salle
d’attente, une salle de travail, une salle de lavage des nouveaux nés, une salle de soins des
nouveaux nés, une salle de garde, deux salles pour les accouchées contenant sept (7) lits, une
salle pour les césarisées (quatre lits) et deux toilettes.
Un bloc de chirurgie générale
Comporte un bloc septique, un bloc aseptique, une salle de lavage des mains, une salle de
réveille, une salle de préparation pour le chirurgien, une salle de préparation des malades, une
salle d’anesthésie et réanimation, une salle de soins, une salle d’attente, une salle de garde, une
salle de stérilisation, le bureau du chirurgien, le bureau du major de la chirurgie et enfin deux
toilettes.
Deux blocs d’hospitalisation
− Hospitalisation chirurgie : deux (2) salles pour hommes contenant quatre (4) lits, deux (2)
salles pour femmes (4 lits) une salle pour enfants (5 lits), une salle de pansement, deux
salles de garde et une toilette.
− Hospitalisation médecine : une salle pour Hommes (4 lits), une salle pour femmes (4 lits),
trois (3) salles pour enfants (5lits).
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 37
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Carte sanitaire de Selingué [37]
Figure 3 : Carte sanitaire de Selingué [36]
2.1.2 Population d’étude
Elle a été constituée par les adultes vivants avec le VIH/SIDA suivis au centre de santé de
référence de Selingué.
2.2 Type et période d’étude
Il s’agissait d’une étude descriptive avec un recueil prospectif des données du Janvier 2020 au
Juin 2020, soit une période de 6 Mois.
2.3 Echantillonnage
Pendant la période d’étude, tous les malades répondant à nos critères ont été retenu.
2.4 Critère d’éligibilité
2.4.1 Critère d’inclusion
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 38
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Ont été inclus dans notre étude tous les patients de plus de 15 ans vivants avec le VIH/SIDA
qui étaient sous traitement ARV au centre de santé de référence de Selingué
2.4.2 Critère de non inclusion
N’ont pas été inclus dans notre étude :
Les enfants de moins de 15 ans ;
Les adultes dépistés séropositifs en dehors de la période d’étude ;
Les adultes sous traitement ARV qui avaient refusé de participer à notre étude.
2.5 Matériels et Méthodes
2.5.1 Technique
− les données étaient recueillies à partir :
d’un interrogatoire adressé aux patients;
les dossiers individuels des patients ;
les bulletins d’analyses biologiques ;
et du registre de renouvellement des ordonnances ARV ;
− Puis enregistrées sur une fiche d’enquête.
2.5.2 Outils de collecte
Les données étaient recueillies sur une fiche d’enquête individuelle, anonyme d’une part à partir
d’un questionnaire adressé aux malades, et d’autre part à transcription des réponses émanant
dans des registres de renouvellement et des ordonnances ARV.
2.6 Variables
Notre questionnaire comporte les variables suivantes :
Les données socio- démographiques ;
− sexe
− âge
− profession /occupation
− statut matrimonial
− régime matrimonial
− résidence
− niveau d’instruction
− nationalité
Données cliniques
− poids
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 39
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
− taille
− IMC
− pathologies observées au cours du traitement
− protocole thérapeutique en cours
− ligne thérapeutique en cours
− effets indésirables des produits
− délai de mise au traitement ARV
Evaluation de l’observance
− bonne observance
− mauvaise observance
Données immuno-virologiques
− type de VIH
− taux de CD4 à l’inclusion de l’étude, à M3 et à M6 de l’étude
− charge virale à l’inclusion de l’étude et à M6 de l’étude
Stade OMS – Stade CDC
2.7 Définitions opérationnelles
Bonne observance : se définit comme étant le degré de concordance entre le comportement
d’un individu et les recommandations médicales qui correspondent à 100% des prises, ou
prise supérieure ou égale à 95% de la dose prescrite sans prise manquée ni groupée.
Mauvaise observance : Correspond à une prise inférieure à 95% du nombre de prises
médicamenteuses prescrites et ou avec des prises manquées ou groupées.
− Prises manquées : correspondent à l’omission d’au moins une prise dans la journée ou dans
le mois.
− Prises groupées : correspondent à la prise d’au moins deux doses en une seule fois dans la
journée.
− Prise inférieure à 95% : correspond
A 3 prises ou plus manquées dans le mois pour ceux qui ont un protocole thérapeutique
d’une prise par jour ;
A 6 prises ou plus manquées dans le mois pour ceux qui ont un protocole thérapeutique de
deux prises par jour.
− Dose en excès : est la prise d’une dose supérieure à la celle prescrite.
− Dose insuffisante : est quand la dose prise est inférieure à la celle prescrite.
Indice de Masse Corporelle
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 40
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
L’IMC est un indice simple calculé à partir du poids et de la taille d’une personne poids (kg) /
[taille (m) x taille (m)]. Il constitue un indicateur fiable de l’insuffisance pondérale, du surpoids
et de l’obésité pour la plupart des adultes et il est utilisé pour déterminer les catégories de poids
pouvant mener à des problèmes de santé.
Tableau X : Interprétation de l’IMC selon l’OMS [38]
IMC Interprétation
Moins de 16,5 Dénutrition ou anorexie
Entre 16,5 et 18,5 Maigreur
Entre 18,5 et 25 Poids idéal
Entre 25 et 30 Surpoids
Entre 30 et 35 Obésité modérée
Entre 35 et 40 Obésité sévère
Au-delà de 40 Obésité massive
Stades cliniques selon l’OMS
Les symptômes qui répondent aux critères diagnostique d’une maladie sont présents
Tableau XI : Les stades de la classification du VIH selon l’OMS [39]
Stade I Stade II Stade III Stade IV
-Asymptomatique Maladie de faible Maladie de gravité Maladie grave
-Pas de perte de gravité. modérée. (SIDA)
poids. - Perte de poids entre - Perte de poids > - Syndrome
-Pas de symptômes 5 et 10% de la masse 10% ; cachectique dû au
ou seulement corporelle - Diarrhée chronique VIH,
lymphadénopathie -Manifestations inexpliquée ; - Diarrhée > 1 mois,
généralisée cutanéomuqueuses - Fièvre prolongée - Pneumopathie
persistante. mineures, zona dans inexpliquée > à 1 - Toxoplasmose
-Echelle de les cinq dernières mois ; cérébrale,
performance 1 : pati années, infections - Candidose buccale - Infection par HSV
activité normale. urinaires à répétition, (muguet) ; - Candidose de
sinusites ou otites - Tuberculose l’oesophage,
bactériennes. pulmonaire au cours - Tuberculose
- Echelle de de l’année écoulée, - Septicémie à
performance 2 : infections salmonelle non
patient bactériennes graves typhique,
symptomatique, (pneumonie) ; - Sarcome de kaposi,
activité normale. - Echelle de - Echelle de
performance 3 : performance 4 :
patient alité pendant patient alité pendant
moins de la moitié plus de la moitié de
la journée durant le
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 41
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
de la journée durant dernier mois.
le dernier mois.
Stades CDC
Système de classification medicale utilisé par les Centers for Desease Control and prevention
des Etats-Unis pour classer les maladies et les infections par le VIH.
Tableau XII : Les stades de la classification du VIH selon CDC [40]
Nombre de Catégories cliniques
CD4/mm3 A B C
Asymptomatiques Symptomatiques SIDA
Primo-infection sans critères A ou C
> 500/mm3 A1 B1 C1
200-499/mm3 A2 B2 C2
< 200/mm3 A3 B3 C3
2.8 Aspects éthiques
− Les patients étaient reçus dans la confidentialité.
− Un numéro anonyme était attribué à chaque dossier.
− L’accès aux dossiers était limité aux prescripteurs.
2.9 Analyse des données
Les données ont été saisies sur Word et Excel version 2016, traitées et analysées grâce au
logiciel SPSS statistics version 20.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 42
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
3. RESULTATS
3.1.Résultats descriptifs
Pendant la période de notre étude, nous avons recueilli un échantillon de 163 patients suivis
sous ARV au centre de santé de référence de Selingué.
3.1.1. Données sociodémographiques
Tableau XIII : Répartition des patients selon le sexe.
Sexe Effectif Pourcentage (%)
Masculin 39 23,9
Féminin 124 76,1
Total 163 100
Le sexe ratio était égal à 0,31.
Tableau XIV : Répartition des patients selon les tranches d’âge.
Tranche d’âge Effectif Pourcentage (%)
15 à 24 ans 26 16,0
25 à 34 ans 63 38,7
35 à 44 ans 47 28,8
45 à 54 ans 21 12,9
> 55 ans 6 3,7
Total 163 100
L’âge compris entre 25-34 ans représentait 38,7%.
L’âge moyen était 33,5 ± 10,5 ans avec des extrêmes de 16 ans et de 71 ans.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 43
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Tableau XV : Répartition des patients selon le statut matrimonial.
Statut matrimonial Effectif Pourcentage (%)
Célibataire 18 11
Marié 110 67,5
Divorcé 11 6,7
Veuf (veuve) 18 6,7
Séparé (é) 6 3,7
Total 163 100
Les mariés représentaient 67,5% de nos patients.
Tableau XVI : Répartition des patients selon le régime matrimonial.
Régime matrimonial Effectif Pourcentage (%)
Polygamie 87 53,4
Monogamie 58 35,6
Non applicable* 18 11
Total 163 100
*= célibataire
La polygamie représentait 53,4%.
Tableau XVII : Répartition des patients selon leur lieu de résidence.
Résidence Effectif Pourcentage(%)
Selingué 71 43,6
Hors Selingué 92 56,4
Total 163 100
Les patients habitants hors de la ville de Selingué représentaient 56,4%.
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Tableau XVIII : Répartition des patients selon la profession/occupation.
Profession/Occupation Effectif Pourcentage (%)
Femme au foyer 75 46,0
Vendeuse ambulante 23 14,1
Professionnel de sexe 21 12,9
Orpailleur 17 10,4
Cultivateur 16 9,8
Autres* 8 4,9
Agent de santé 3 1,8
Total 163 100
*=Mécanicien (1), Artisan (1), Menuisier (1) Enseignant (2), Maçon (2), Elève /Etudiant (1).
Les femmes au foyer représentaient 46,0%.
Tableau XIX : Répartition des patients selon le niveau d'instruction.
Niveau d'instruction Effectif Pourcentage(%)
Non scolarise 107 65,6
Primaire 32 19,6
Secondaire 11 6,7
Ecole coranique 11 6,7
Supérieur 2 1,2
Total 163 100
Les non scolarisés représentaient 65,6%.
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3.1.2. Données cliniques et paracliniques
Tableau XX : Répartition des patients selon l’indice de masse corporelle.
IMC Effectif Pourcentage (%)
Maigreur 29 17,8
Poids idéal 109 66,9
Surpoids 24 14,7
Obésité modérée 1 0,6
Total 163 100
Le poids idéal représentait 66,9% des cas
Tableau XXI : Répartition des patients selon les comorbidités.
Comorbidités Effectif (n= 21) Pourcentage (%)
Tuberculose 10 47,6
Hépatite B 8 38,1
Autres* 3 14,3
*= Diabète (1) HTA (2).
Les patients qui avaient manifesté la tuberculose associée au VIH au cours de l’étude était
majoritaire avec un taux 47,6 %.
Tableau XXII : Répartition des patients selon le Schéma utilisé.
Schéma utilisé Effectif Pourcentage (%)
TDF/3TC/EFV 159 97,5
AZT/3TC/EFV 4 2,5
Total 163 100
Le schéma thérapeutique TDF/3TC/EFV avait représenté 97,5% des cas.
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Tableau XXIII : Répartition des patients selon le niveau d'observance à J0 de l'étude
Le niveau d'observance à J0 de l'étude Effectif Pourcentage (%)
Bonne 125 76,7
Mauvaise 38 23,3
Total 163 100,0
La bonne observance représentait 76,7% des cas.
Tableau XXIV : Répartition des patients selon la Classification OMS à J0 de l’étude
Stade OMS à J0 de l’étude Effectif Pourcentage (%)
Stade I 96 58,9
Stade II 48 29,4
Stade III 16 9,8
Stade IV 3 1,8
Total 163 100,0
Le Stade I de la Classification OMS était retrouvé chez 58,9% des patients au début de l’étude.
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17,79%
82,21%
Oui Non
Figure 4 : Répartition des patients selon le respect des rendez-vous du renouvellement des
ordonnances à J0 de l’étude
Les rendez-vous du renouvellement des ordonnances était respectés dans 82,2% chez les
patients.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
25,20%
74,80%
Oui Non
Figure 5 : Répartition des patients selon la prise du médicament conformément à la
prescription du médecin à J0 de l’étude
La prise du médicament conformément à la prescription représentait 74,8% des cas.
Tableau XXV : Répartition des patients selon le nombre de prise manquée entre 2 rendez-
vous à J0 de l’étude
Nombre de prise manquée d'un Effectif Pourcentage (%)
rendez-vous à un autre à J0
Aucune 102 62,6
Supérieur ou égal à trois 32 19,6
Inferieur à trois 29 17,8
Total 163 100,0
Près de 20% de nos patients ont manqué plus de 3 prises de leur médicament
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Tableau XXVI : Répartition des patients selon le nombre de prise groupée entre 2 rendez-
vous à J0 de l’étude
Nombre de prise groupée d'un Effectif Pourcentage (%)
rendez-vous à un autre à J0
Aucune 154 94,5
Supérieur ou égal à trois 8 4,9
Inferieur à trois 1 ,6
Total 163 100,0
Le nombre de prise groupée supérieur à trois était retrouvé dans près de 5% des cas
Tableau XXVII : Répartition des patients selon la survenue des effets secondaires à J0 de
l’étude
Effectif Pourcentage (%)
Effets secondaires à J0
Non 121 74,2
Oui 42 25,8
Total 163 100,0
Plus du quart de nos patients ont présenté un effet secondaire soit un taux de 25,8% des cas.
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Tableau XXVIII : Répartition des patients selon les types des effets secondaires à J0 de l’étude
Types d'effets secondaires J0 Effectif Pourcentage (%)
(n=42)
Nausées 15 35,7
Céphalées 7 16,7
Prurit 6 14,3
Diarrhée 3 7,1
Vomissement 2 4,8
Douleur Abdominale 1 2,4
Autres* 8 19
Total 42 100
*= Insomnie (2) Trouble du cycle menstruel (2) vertige (2) cauchemars (2)
Les nausées étaient fréquentes chez nos patients à 35,7% parmi les types d’effets secondaires.
Tableau XXIX : Répartition des patients selon les causes d’inobservances à J0 de l’étude
Causes d'inobservance à J0 de l'étude Effectif Pourcentage (%)
(n=38)
Oubli 15 39,5
Refus pour effets secondaires 9 23,7
Voyage 7 18,4
Refus non justifier 3 7,9
Autres* 4 10,5
Total 38 100
*= Manque de moyens de déplacement (1) Manque moyen financier (1) Travaux champêtre (2)
L’oubli était retrouvé chez 39,5% des inobservants.
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Taux de CD4 au debut de l'étude
31,30%
40,00% 28,20%
20,20%
20,20%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
< 250 C/mm3 251 à 350 C/mm3 351 à 500 C/mm3 > 500C/mm3
Taux de CD4 au debut de l'étude
Figure 6 : Répartition des patients selon le taux de CD4 à J0 de l'étude
Le taux de CD4 >500/mm3 représentait 31,3% des cas.
Tableau XXX : Répartition des patients selon la charge virale à J0 de l'étude
Charge virale J0 de l'étude Effectif Pourcentage (%)
Non fait 67 41,1
<1000 copies/ml 51 31,3
≥1000 copies/ml 45 27,6
Total 163 100,0
La charge virale <1000 copies/ml représentait 31,3% des cas selon l’OMS.
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Tableau XXXI : Répartition des patients selon le niveau d'observance à M3 de l'étude
Niveau d'observance M3 de Effectif Pourcentage (%)
l'étude
Bonne 135 82,8
Mauvaise 28 17,2
Total 163 100,0
L’observance était bonne chez 82,8% de nos patients à M3 de l’étude.
Tableau XXXII : Répartition des patients selon la classification clinique de l’OMS à M3
de l'étude
Stade clinique OMS à M3 de Effectif Pourcentage (%)
l’étude
Stade I 124 76,1
Stade II 30 18,4
Stade III 9 5,5
Total 163 100,0
Le stade I de la classification clinique de l’OMS à M3 de l'étude avait représenté 76,1% des
cas.
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10,40
89,60%
Oui Non
Figure 7 : Répartition des patients selon le respect des rendez-vous du renouvellement des
ordonnances à M3 de l'étude
Le respect des rendez-vous du renouvellement des ordonnances à M3 représentait 89,6% des
cas.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
11,00%
89,00%
Oui Non
Figure 8 : Répartition des patients selon la prise du médicament conformément à la
prescription du médecin à M3 de l’étude
La prise du médicament conformément à la prescription du médecin à M3 de l’étude a
représenté 89% des cas.
Tableau XXXIII : Répartition des patients selon le nombre de prise manquée entre 2
rendez-vous à M3 de l’étude
Nombre de prise manquée à M3 de l’étude Effectif Pourcentage (%)
Aucune 116 71,2
Supérieur ou égal à trois 24 14,7
Inferieur à trois 23 14,1
Total 163 100,0
Les patients qui ont manqué plus de 3 prises manquées à M3 de l’étude a représenté chez 14,7%
des patients.
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Tableau XXXIV : Répartition des patients selon le nombre de prise groupée entre 2 rendez-
vous à M3 de l’étude
Nombre de prise groupée à M3 Effectif Pourcentage (%)
Aucune 157 96,3
Inferieur à trois 6 3,7
Total 163 100,0
La prise groupée d’une à trois avait représenté 3,7% des cas à M3 de l’étude.
Tableau XXXV : Répartition des patients selon la survenue des effets secondaires à M3 de
l’étude
Effets secondaires à M3 Effectif Pourcentage (%)
Non 139 85,3
Oui 24 14,7
Total 163 100,0
Près de 15% de nos patients avaient présenté des effets secondaires à M3 de l’étude.
Tableau XXXVI : Répartition des patients selon les types des effets secondaires à M3 de
l’étude
Types d'effets secondaires M3 Effectif Pourcentage (%)
(n=24)
Nausées 10 41,7
Autres* 5 20,8
Diarrhées 3 12,5
Prurit 3 12,5
Douleur abdominale 2 8,3
Céphalées 1 4,2
Total 24 100
*= Insomnie (2) Trouble du cycle menstruel (2) Vertige (1)
Les nausées étaient rencontrées chez 41,7% des patients qui ont présenté des effets secondaires
à M3 de l’étude.
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Tableau XXXVII : Répartition des patients selon les causes d'inobservance à M3 de
l'étude
Causes d'inobservance M3 de l'étude Effectif Pourcentage (%)
(n=28)
Oubli 12 42,9
Refus pour effet indésirable 6 21,3
Voyage 4 14,3
Autres* 4 14,3
Refus Non Justifier 2 7,1
Total 28 100
*= Manque de moyen de déplacement (2) manque de soutien familial (1) Travaux champêtres (1)
L’oubli a représenté 42,9% des cas chez les inobservants.
Taux de CD4 M3 de l'étude
38,70%
40,00% 24,50%
20,90%
30,00% 16,00%
20,00%
10,00%
0,00%
< 250 C/mm3 251 à 350 C/mm3 351 à 500 C/mm3 > 500C/mm3
Taux de CD4 M3 de l'étude
Figure 9 : Répartition des patients selon le taux de CD4 à M3 de l’étude.
Le taux de CD4 >500cellules/mm3 représentait 38,7% des cas.
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Tableau XXXVIII : Répartition des patients selon le niveau d'observance à M6 de l'étude.
Niveau d'observance à M6 de l'étude Effectif Pourcentage (%)
Bonne 156 95,7
Mauvaise 7 4,3
Total 163 100,0
L’observance était bonne dans 95,7% des cas.
Tableau XXXIX : Répartition des patients selon la classification clinique de l’OMS à M6
de l'étude
Stade clinique de l’OMS à M6 de Effectif Pourcentage (%)
l'étude
Stade I 141 86,5
Stade II 18 11,0
Stade III 4 2,5
Total 163 100,0
Près de 90% de nos patients étaient de stade I de la classification de l’OMS à M6 de l’étude.
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
6,70%
93,30%
Oui Non
Figure 10 : Répartition des patients selon le respect des rendez-vous du renouvellement
des ordonnances à M6 de l'étude
Le respect des rendez-vous du renouvellement des ordonnances était de 93,3% des cas à M6 de
l’étude.
4,30%
95,70%
Oui Non
Figure 11 : Répartition des patients selon la prise du médicament conformément à la
prescription du médecin à M6 de l’étude
La prise du médicament conformément à la prescription du médecin représentait 95,7% des cas.
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Tableau XL : Répartition des patients selon le nombre de prise manquée entre 2 rendez-vous
à M6 de l’étude
Nombre de prise manquée à M6 Effectif Pourcentage (%)
Aucune 139 85,3
Inferieur à trois 16 9,8
Supérieur ou égal à trois 8 4,9
Total 163 100,0
Les patients ayant manqué une à trois prises entre 2 rendez-vous à M6de l’étude était de 9,8%.
Tableau XLI : Répartition des patients selon le nombre de prise groupée entre 2 rendez-vous
à M6 de l’étude
Nombre de prise groupée à M6 Effectif Pourcentage (%)
Aucune 160 98,2
Inferieur à trois 3 1,8
Total 163 100,0
Les patients ayant fait une à trois prises groupées entre 2 rendez-vous était de 1,8%.
Tableau XLII : Répartition des patients selon la survenue des effets secondaires à M6 de
l'étude
Effets secondaires à M6 Effectif Pourcentage (%)
Non 152 93,3
Oui 11 6,7
Total 163 100,0
La présence des effets secondaires était rencontrée dans 6,3 % des cas à M6 de l’étude.
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Tableau XLIII : Répartition des patients selon les types effets secondaires à M6 de l'étude
Types d'effets secondaires à M6 Effectif Pourcentage (%)
(n=11)
Nausées
5 45,5
Prurit
3 27,3
Autres*
2 18,2
Céphalées 1 9
Total 11 100
* Insomnie (1) Asthénie (1)
Les nausées étaient retrouvées chez près de 50% des patients qui ont présenté des effets
secondaires à M6 de l’étude.
Tableau XLIV : Répartition des patients selon les causes d'inobservance à M6 de l'étude
Causes d'inobservance M6 de Effectif Pourcentage (%)
l'étude (n=7)
Oubli 4 57,1
Voyage 2 28,6
Refus pour effets secondaires 1 14,3
Total 7 100
L’oubli était retrouvé chez plus de la moitié des patients inobservant à M6 de l’étude.
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Taux de CD4 à M6 de l'étude
80,00%
61,30%
60,00% 23,90%
40,00% 10,40%
4,30%
20,00%
0,00%
< 250 C/mm3 251 à 350 C/mm3 351 à 500 C/mm3 > 500C/mm3
Taux de CD4 M6 de l'étude
Figure 12 : Répartition des patients selon le taux de CD4 à M6 de l’étude.
Le taux de CD4 >500/mm3 représentait 61,3% des cas.
Tableau XLV : Répartition des patients selon la Charge virale à M6 de l'étude
Charge virale à M6 de l'étude Effectif Pourcentage (%)
<1000 Copies/ml 98 60,1
≥1000 Copies/ml 16 9,8
Non fait 49 30,1
La Charge virale <1000 Copies/ml avait représenté 60,1% des cas selon l’OMS.
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3.2.Résultats analytiques
3.2.1. Résultats analytiques à J0 de l'étude
Tableau XLVI : Relation entre le niveau d'observance et la classification de l’OMS à J0
de l’étude
Niveau d'observance à J0 de Classification selon OMS Total
l'étude Stade I Stade II Stade III Stade IV N (%)
Bonne
95(76,0%) 28(22,4%) 2(1,6%) 0(0,0%) 125(100,0%)
Mauvaise
1(2,6%) 20(52,6%) 14(36,8%) 3(7,9%) 38(100,0%)
Total
96(58,9%) 48(29,4%) 16(9,8%) 3(1,8%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance avait une relation statistiquement significative avec la classification
de l’OMS avec p = 0,00.
Tableau XLVII : Relation entre le niveau d'observance et la prise du médicament
conformément à la prescription du médecin à J0 de l'étude
Niveau d'observance à J0 de l'étude Prise du médicament conformément à la Total
prescription du médecin N (%)
OUI NON
Bonne
115(92,0%) 10(8,0%) 125(100,0%)
Mauvaise
7(18,4%) 31(81,6%) 38(100,0%)
Total
122(74,8%) 41(25,2%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance avait une relation statistiquement significative à la prise du
médicament conformément à la prescription du médecin avec p = 0,00.
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Tableau XLVIII : Relation entre le niveau d'observance et la survenue d’effets
secondaires à J0 de l’étude
Niveau d'observance à J0 de Effets secondaires à J0 Total
l'étude OUI NON N (%)
Bonne
27(21,6%) 98(78,4%) 125(100,0%)
Mauvaise
15(39,5%) 23(60,5%) 38(100,0%)
Total
42(25,8%) 121(74,2%) 163(100,0%)
Il existait une relation statistiquement significative entre le niveau d’observance et la présence
des effets secondaires avec p = 0,02.
Tableau XLIX : Relation entre le niveau d'observance et les types d’effets secondaires à
J0
Types d'effets secondaires à J0 de Le niveau d'observance à J0 de l'étude Total
l’étude N (%)
Bonne Mauvaise
Nausée
8(53,3%) 7(46,7%) 15(100,0%)
Vomissement
1(50,0%) 1(50,0%) 2(100,0%)
Diarrhée
2(66,7%) 1(33,3%) 3(100,0%)
Céphalée
5(71,4%) 2(28,6%) 7(100,0%)
Prurit
4(66,7%) 2(33,3%) 6(100,0%)
Douleur Abdominale
1(100,0%) 0(0,0%) 1(100,0%)
Autres
6(66,7%) 3(33,3%) 9(100,0%)
Le niveau d’observance n’était pas lié aux types des effets secondaires avec p = 0,29.
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Tableau L : Relation entre le niveau d'observance et le taux de CD4 à J0 de l'étude.
Niveau d'observance à J0 Taux de CD4 à J0 de l'étude Total
de l'étude <250C/mm3 251 à 350 351 à >500/mm3 N (%)
500/mm3
Bonne
11(8,8%) 30(24,0%) 33(26,4%) 51(40,8%) 125(100,0%)
Mauvaise
35(92,1%) 3(7,9%) 0(0,0%) 0(0,0%) 38(100,0%)
Total 46(28,2%) 33(20,2%) 33(20,2%) 51(31,3%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance avait une relation avec le taux de CD4, p = 0,00
Tableau LI : Relation entre le niveau d'observance et la charge virale à J0 de l'étude.
Niveau d'observance à J0 de Charge virale à J0 de l'étude Total
l'étude <1000 copie/ml >1000 copie/ml Non fait N (%)
Bonne
51(40,8%) 17(13,6%) 57(45,6%) 125(100,0%)
Mauvaise
0(0,0%) 28(73,7%) 10(26,3%) 38(100,0%)
Total
51(31,3%) 45(27,6%) 67(41,1%) 163(100,0%)
Il existait une relation statistiquement significative entre le niveau d’observance et la charge
virale avec p = 0,00.
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3.2.2. Résultats analytiques à M3 de l'étude
Tableau LII : Relation entre le niveau d'observance et la classification OMS à M3 de
l’étude
Niveau d'observance M3 de Stade clinique OMS Total
l'étude Stade I Stade II Stade III N (%)
Bonne
119(87,5%) 17(12,5%) 0(0,0%) 136(100,0%)
Mauvaise
5(18,5% 13(48,1% 9(33,3% 27(100,0%)
Total
124(76,1%) 30(18,4%) 9(5,5%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance était lié à la classification de l’OMS avec p = 0,00.
Tableau LIII : Relation entre le niveau d'observance et le respect des rendez-vous du
renouvellement des ordonnances à M3 de l’étude
Niveau d'observance M3 de l'étude Respect des rendez-vous M3 Total
Oui Non N (%)
Bonne
131(96,3%) 5(3,7%) 136(100,0%)
Mauvaise 12
15(55,6%) 27(100,0%)
(44,4%)
Total
146(89,6%) 17(10,4%) 163(100,0%)
Il y’avait une relation entre le niveau d’observance et le respect des rendez-vous du
renouvellement des ordonnances avec p = 0,00.
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Tableau LIV : Relation entre le niveau d'observance et la prise du médicament
conformément à la prescription du médecin à M3 de l'étude
Niveau d'observance M3 de l'étude Prise du médicament conforme à la Total
prescription M3 N (%)
OUI NON
Bonne
128(94,1%) 8(5,9%) 136(100,0%)
Mauvaise
17(63,0%) 10(37,0%) 27(100,0%)
Total
145(89,0%) 18(11,0%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance était lié à la prise du médicament conforme de la prescription du
médecin avec p = 0,00
Tableau LV : Relation entre le niveau d'observance et la survenue d’effets secondaires à
M3 de l’étude
Niveau d'observance M3 de l'étude Effets secondaires à M3 Total
Oui Non N (%)
Bonne 120
16(11,8%) 136(100,0%)
(88,2%)
Mauvaise 19
8(29,6%) 27(100,0%)
(70,4%)
Total 24(14,7%) 139(85,3%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance était lié à l’existence des effets secondaires avec p = 0,01.
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Tableau LVI : Relation entre le niveau d'observance et les types d’effets secondaires à M3
de l’étude
Types d'effets secondaires M3 Niveau d'observance M3 de l'étude Total
N (%)
Bonne Mauvaise
Nausées 5(50,0%) 5(50,0%) 10(100,0%)
2(66,7%) 1(33,3%) 3(100,0%)
Diarrhées
0
1(100,0%) 1(100,0%)
Céphalées (0,0%)
0
3(100,0%) 3(100,0%)
Prurit (0,0%)
1
1(50,0%) 2(100,0%)
Douleur abdominale (50,0%)
Autres 4(80,0%) 1(20,0%) 5(100,0%)
IL n y’avait pas de lien entre le niveau d’observance et les types des effets secondaires avec p
= 0,06.
Tableau LVII : Relation entre le niveau d'observance et le taux de CD4 M3 de l'étude.
Niveau d'observance M3 Taux de CD4 M3 de l'étude Total
de l'étude < 250c/mm3 251- 351- >500c/mm
350c/mm3 500c/mm3 3
Bonne
8(5,9%) 28(20,6%) 37(27,2%) 63(46,3%) 136(100,0%)
Mauvaise
18(66,7%) 6(22,2%) 3(11,1%) 0(0,0%) 27(100,0%)
Total 26(16,0%) 34(20,9%) 40(24,5%) 63(38,7%) 163(100,0%)
Il y’avait une relation entre le niveau d’observance et le taux de CD4 à M3 de l’étude avec p =
0,00
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OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
3.2.3. Les résultats analytiques à M6 de l'étude
Tableau LVIII : Relation entre le niveau d'observance et la classification OMS à M6 de
l’étude
Niveau d'observance à M6 de Stade OMS M6 de l'étude Total
l'étude Stade I Stade II Stade III N (%)
Bonne
141(90,4%) 15(9,6%) 0(0,0%) 156(100,0%)
Mauvaise
0(0,0%) 3(42,9%) 4(57,1%) 7(100,0%)
Total
141(86,5%) 18(11,0%) 4(2,5%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance était lié à la classification de l’OMS avec p = 0,00.
Tableau LIX : Relation entre le niveau d'observance et le respect des rendez-vous du
renouvellement des ordonnances à M6 de l'étude
Niveau d'observance à M6 de l'étude Respect des rendez-vous M6 Total
Oui Non N (%)
Bonne
148(94,9%) 8(5,1%) 156(100,0%)
Mauvaise
4(57,1%) 3(42,9%) 7(100,0%)
Total
152(93,3%) 11(6,7%) 163(100,0%)
Il y’avait un lien statistique entre le niveau d’observance et le respect des rendez-vous du
renouvellement des ordonnances avec p = 0,00.
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Tableau LX : Relation entre le niveau d'observance et la prise du médicament
conformément à la prescription du médecin à M6 de l’étude
Niveau d'observance à M6 de Prise du médicament conforme à la Total
l'étude prescription M6 N (%)
OUI NON
Bonne
151(96,8%) 5(3,2%) 156(100,0%)
Mauvaise
5(71,4%) 2(28,6%) 7(100,0%)
Total
156(95,7%) 7(4,3%) 163(100,0%)
Le niveau d’observance était statistiquement lié à la prise du médicament conformément à la
prescription du médecin avec p = 0,00.
Tableau LXI : Relation entre le niveau d'observance et les types d’effets secondaires à M6
de l’étude
Types d'effets secondaires à M6 Le niveau d'observance à 6 mois de Total
l'étude N (%)
Bonne Mauvaise
Nausées
3(60,0%) 2(40,0%) 5(100,0%)
Céphalées
1(100,0%) 0(0,0%) 1(100,0%)
Prurit
3(100,0%) 0(0,0%) 3(100,0%)
Autres
2(100,0%) 0(0,0%) 2(100,0%)
Le niveau d’observance n’était pas statistiquement lié aux types des effets secondaires avec p
= 0,06.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 70
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Tableau LXII : Relation entre le niveau d'observance et le taux de CD4 à M6 de l'étude.
Niveau d'observance à M6 Taux de CD4 M6 de l'étude Total
de l'étude <250C/mm3 251 à 351 à >500/mm3 N (%)
350/mm3 500/mm3
Bonne 0 17 39 100 156
(0,0%) (10,9%) (25,0%) (64,1%) (100,0%)
Mauvaise 7 0 0 0 7
(100,0%) (0,0%) (0,0%) (0,0%) (100,0%)
Total 7 17 39 100 163
(4,3%) (10,4%) (23,9%) (61,3%) (100,0%)
Il y’avait une relation statistique entre le niveau d’observance et le taux de CD4 avec p = 0,00.
Tableau LXIII : Relation entre le niveau d'observance et la charge virale à M6 de l'étude
Niveau d'observance M6 de Charge virale M6 de l'étude Total
l'étude <1000 Copies/ml >1000 Copies/ml Non fait N (%)
Bonne
98(62,8%) 13(8,3%) 45(28,8%) 156(100%)
Mauvaise
0(0,0%) 3(42,9%) 4(57,1%) 7(100%)
Total
98(60,1%) 16(9,8%) 49(30,1%) 163(100%)
Le niveau d’observance était statistiquement lié à la charge virale avec p = 0,00.
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4. COMMENTAIRES ET DISCUSSION
Notre étude, descriptive, transversale et analytique avec un recueil prospectif des données,
a été menée pour apprécier l’observance thérapeutique chez les PVVIH adultes sous ARV
au CS Réf de Selingué. La présente étude était la première à évaluer l’observance des
patients suivis sous ARV au Csréf de Sélingué.
[Link] limites de notre étude
Absence d’études similaires réalisées au Csréf de Sélingué.
Il n'existe pas une méthode de référence pour évaluer l'observance. Cependant, certaines
méthodes sont plus fiables que d'autres.
L’irrégularité des patients aux visites.
L’indisponibilité temporaire ou permanente de certains examens complémentaires : taux
de CD4, charge virale ; urée, ionogramme, transaminases.
La non évaluation de l’observance de certains patients à cause du refus, ou
l’inaccessibilité des patients logeant très loin du centre.
[Link] résultats globaux
Le niveau d’observance était de 76,6% à au début de l’étude, 82,8% à 3 mois et à 95,7% à
6 mois de l’étude chez les patients qui ont bien suivi le traitement.
Les patients classés stade A selon la classification CDC et stade I selon la classification
OMS étaient mieux observant.
Le taux de lymphocytes CD4<250/mm3 était à 28,2% au début de l’étude ; 16% à 3mois de
l’étude et 4,3% à 6mois.
Le taux de CD4>500/mm3 suivait une progression de 31,3% au début à 38,7% à 3 mois et
à 61,3% à 6 mois ; de la même que la charge virale <1000copies de 31,3% au début à 60,1%
à 6 mois.
Les patients qui n’avaient pas réalisé de charge virale due au manque de ce bilan au CS Réf au
début de l’étude était 41,1% et à 6mois de l’étude 30,1% respectivement.
[Link] données sociodémographiques
Sexe
Plus de la moitié de nos patients était des femmes 76,1% Cette prédominance féminine avait
été trouvée par Diakité [41] et Doumbia [42] qui ont noté 74,5%et 61,9% respectivement.
La vulnérabilité de la femme à l’infection au VIH s’explique par sa constitution biologique, la
détection de l’infection chez la femme tôt au cours des différentes consultations prénatales,
l’exposition prolongée des muqueuses cervicales et vaginales au sperme infecté, le rôle
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 72
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favorisant les IST, est leur faible niveau d’alphabétisation. Dans plusieurs pays les jeunes
femmes ont des niveaux d’information et des connaissances relatives au SIDA inférieur à ceux
des hommes. Au mali le niveau de connaissances liées au VIH des jeunes femmes est estimé à
moins de 10%.
Age
Les jeunes adultes [25–34 Ans] ont été les plus représentés 38,7%. Cette tranche a été retrouvé
à Bamako par M Diallo [43] et en France [44] soit 52,22% de l’échantillon. Dans notre étude
l’âge moyen a été de 33,5 ± 10,5 ans avec des extrêmes de 16 et 71 ans. Ce résultat est
comparable à ce trouvé à Kayes par Karabinta et al [45] leurs moyenne d’âge était 34,8 ans
Résidence
Plus de la moitié de nos patients vivaient hors de la ville de Selingué soit 56,4%. Ce résultat
était différent de celui de SAMAKE [46] qui a trouvé 75,0% des patients vivants en zone
urbaine. Cela pourrait s’expliquer par la mobilité de la population à la recherche des zones
minières et agricoles fertiles.
Statut matrimonial
La plupart des patients de notre étude étaient mariés soit 67,5%. Ce résultat est comparable à
celui de Maiga [47] et FOMO KOUEGOUE [48] qui ont trouvé respectivement 70,2% et 75,9
%.
Régime matrimonial
La polygamie était prédominante avec 53,4%. Ce même résultat a été trouvé au centre de
santé de référence de la commune V de Bamako à l’Unité de Soins d’Accompagnement et de
Conseil par Mariko [49] qui avait trouvé 53% de régime polygamique.
Profession
Les femmes au foyer étaient retrouvées dans 46,0% ; résultat superposable à ceux de OUMAR
[50] qui a trouvé 51,9% en VIH1+2 et 45,7% en VIH2 des ménagères.
Niveau d’instruction
Les non scolarisés étaient plus fréquentes avec 65,6%. Ce même résultat a été retrouvé par
KORKOSS [51] qui a trouvé 67,4% des non scolarisés.
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[Link] données cliniques et paracliniques
Type du VIH
L’infection à VIH1 était prédominante à 100% dans notre étude. Cette tendance a été retrouvée
dans les travaux de Traoré et al [52] et NIAMBELE [53] dont 94,2%et 97,8% ont été ressorti.
Ceci pourrait s’expliquer par la faible prévalence du VIH2 en Afrique, de plus le VIH1 serait
le sérotype prédominant au Mali.
Le schéma thérapeutique utilisé
La majorité des patients étaient sous le schéma TDF/3TC/EFV soit 97,5%. Un constat similaire
avait été fait par NIAMBELE [53] qui avait noté 71,1%. Ce schéma est le plus utilisé dans les
pays en développement recommandé par l’OMS à cause de son faible coût et de son efficacité
démontrée par des études.
La co-infection
La co-infection tuberculose/VIH était 47,6%. Ce résultat est supérieur à ceux trouvé en côte
d’Ivoire par Sanogo et al [54] qui était de 20%.
Niveau d’observance
Le niveau d’observance était bon de 76,6% à J0 ; 82,8% à M3 et 95,7% à M6. Ce résultat était
comparable à celui de l’étude de Sidibé [55] à Sikasso et de BAGAYOKO [56] à Bamako qui
ont trouvé respectivement 71,7% et 88,5% de bonne observance. Ceci s’explique par l’étude de
l’observance globale dans les 2 cas.
Respect des rendez-vous du renouvellement des ordonnances
Dans notre étude 82,2% à J0 ; 89,6% à M3 et 93,3% à M6 des patients respectaient le rendez-
vous des renouvellements de l’ordonnance. Ce résultat est supérieur à celui de DEMBELE [57]
qui avait trouvé 73,3% de respect des rendez-vous des renouvellements de l’ordonnance.
Prise des médicaments conformément à la prescription du médecin
La Prise des médicaments conformément à la prescription du médecin était retrouvée dans
74,8% à J0 ; 89% à M3 et 95,7% à M6 dans notre étude. Ce résultat comparable à celui de
Dagnoko [58] qui avait trouvé 91,7% de prise des médicaments conformément à la prescription.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 74
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Le taux de CD4
Le taux de CD4 > 500 cellule à M6 était retrouvé dans 61,3% des cas pendant notre étude. Ce
résultat est proche à celui de Dagnoko [58] qui avait trouvé 55,6% de CD4>500cellule à M6.
Causes d’inobservance
Oubli était retrouvé chez 39,5% à J0 ; 42,9% à M3 et 57,1% à M6 de nos patients qui était la
principale cause d’inobservance au cours de l’étude ; Cette même attitude a été observé à Gao
par ISSOUFI [59] et à Kinshasa par Benilde Bepouka Izizag et al [60] qui avait noté
respectivement 45,2% et 52,5% des cas d’oubli comme principale cause d’inobservance chez
leur patient.
Effets secondaires
-Les nausées étaient rencontré chez 35,7% à J0 ; 41,7% à M3 ; 45,5% à M6 de nos patients. Un
constat similaire a été fait à Gao par ISSOUFI [59] qui avait noté 49%.
-Les patients qui n’avaient pas présenté d’effet secondaire étaient plus observant. Ce même
résultat a été trouvé à Kinshasa par le groupe de travail Benilde Bepouka Izizag et al [60] ;
Dans plusieurs recherches, les auteurs s´accordent pour dire que plus les effets indésirables
sont importants, moins le patient en aura plus il aura tendance à être observant [60].
4.5.Résultats analytiques
La relation entre le niveau d’observance et le taux de CD4
L’observance était statiquement liée au taux de CD4 avec un p significatif à 0,001 dans notre
étude. Ce même résultat été retrouvé au CHU du Point G par MBAGA [61] chez qui P =
0,001. Les patients qui avaient un taux de CD4 élevé avaient une bonne observance comparée
à ceux qui avaient un taux de CD4 bas.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 75
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
CONCLUSION
Nous avons mené une étude observationnelle, transversale à visée qualitative dans le service de
médecine au centre de santé de référence de Selingué de janvier 2020 au juin 2020.
Il s’agissait :
d’une population d’adultes jeunes avec un âge moyen de 33,5 ± 10,5 ans
le sexe ratio à 0,31 en faveur des femmes.
L’échantillon était uniquement de type I et la majorité était observant. Ce taux de bonne
observance augmentait progressivement, Ce qui nous permet d’affirmer une bonne
observance chez les PV VIH adultes suivies au CS Réf de Sélingué.
le protocole thérapeutique le plus utilisé était 2INTR+1INNTR.
les causes d’inobservance les plus fréquentes étaient l’oubli et la présence des effets
secondaires.
l’effets secondaire le plus rencontré était la nausée.
L’insuffisance en personnels ; la mise en place des clubs d’observance, la multiplicité des sites
d’orpaillages et la rupture fréquente des intrants de laboratoire (CV ; CD4) ont été les
principales difficultés rencontrées dans la prise en charge des PV VIH.
Nous pouvons retenir que l’observance au traitement antirétroviral est un facteur
incontournable à la prise en charge correcte de la maladie VIH/SIDA.
L’étude de l'observance au traitement ARV, bien que difficile à évaluer, nous interpelle sur les
solutions à apporter pour son amélioration et l'adhésion des patients au traitement. L’observance
du traitement est un moyen efficace pour l’atteinte des objectifs 90X90X90 avant 2020 et
95X95X95 avant 2030 de l’ONU Sida.
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 76
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RECOMMANDATIONS
Au Ministère de la Santé et du Développement Social :
De mettre à la disposition du corps médical les moyens pour évaluer les paramètres de
l’observance, la qualité de vie des patients et de l’impact des médicaments ;
Sensibiliser la population en intensifiant l’information, l’éducation, la Communication
en vue de promouvoir la prévention de l’infection à VIH ;
Multiplier les programmes de sensibilisation pour les dépistages volontaires ;
Créer des activités génératrices de revenus pour les PVVIH/SIDA ;
Encourager la formation des médecins prescripteurs, des pharmaciens dispensateurs et
de tout autre acteur impliqué dans la prise en charge des PVVIH/SIDA ;
Assurer la formation des praticiens en éducation thérapeutique ;
Etendre la décentralisation de l’IMAARV pour une couverture nationale efficiente ;
Equiper les laboratoires publics pour la réalisation des examens complémentaires.
Aux personnels médicals du centre de santé de référence de Selingue
Proposer le dépistage systématique à la population et particulièrement les femmes
enceintes ;
Faire un bon conseling avant tout traitement ARV pour garantir une meilleure
observance ;
Evaluation constante de l’observance ;
Renforcement des séances d’aide à l’observance et d’éducation thérapeutique ;
Etre constamment à l’écoute des patients ;
Convaincre le patient pour qu’il puisse partager sa séropositivité avec au moins un
parent, son conjoint s’il existe ou un ami afin qu’il soit adhérent au traitement ;
Traiter efficacement des infections opportunistes.
A tous les patients sous ARV
Observer les posologies et les heures de prise des médicaments ;
Respecter les rendez-vous prescrits par les médecins ;
Faire les examens complémentaires demandes par les médecins ;
Accepter son statut, vivre positivement, ne pas tenir compte de ceux que les autres
penseront ;
Partager son statut avec son conjoint, ou un membre de la famille en qui on a confiance
pour améliorer la qualité de l’observance ;
Etre convaincu de l’efficacité des médicaments ;
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 77
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Participer à un groupe de parole ou une association communautaire des PVVIH.
A la Population
Engagement des leaders d’opinion pour réduire la stigmatisation des PVVIH ;
Assurer un accompagnement psycho-social des PV VIH.
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Bougouni du 1er Avril 2018 au 31 Décembre 2018. These Med, USTTB, FMOS, Bamako ;
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Etude de l’observance du traitement ARV des patients suivis à l’hôpital de Gao. These Med,
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Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 85
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
ANNEXES
Fiche d’enquête
N° : /……………/
N° d’identification : ……………/…………….
Date d’inclusion : …………………
I-Donnés sociodémographiques :
I-1. Sexe :
1- Masculin [……] 2- Féminin [……] 9- sans information [……]
I-2. Age :
1- 15 à 24ans [……] 2- 25 à 34ans [……] 3- 35 à 44ans [……] 4- 45 à54ans [……] 5- >
55ans [……] 9– sans information [……]
I-3. Nationalité
Malienne [……] Burkinabè [……] Ivoirienne [……] Togolaise [……] Nigérienne [……]
Nigériane [……] Guinéenne [……] Autre [……] 8- non applicable [……] 9– sans
information [……]
I-4. Statut matrimonial
1- Célibataire [……] 2- Marié [……] 3- Divorcé [……] 4- Veuf [……]
5- Séparé(e) [……] 8- non applicable [……] 9- sans information […...]
I-5. Régime Matrimonial :
1- Monogamie [……] 2- Polygamie [……] 8- non applicable [……] 9– sans
information [……]
I-6. Résidence :
1- Selingué [……] 2- Hors Selingué [……] 8- non applicable [……] 9– sans
information [……]
I-7. Profession :
1- Agent de santé [……] 2– femme au foyer [……] 3- cultivateur [……]
4- orpailleur [……] 5– professionnelle de sexe [……] 6- vendeuse ambulante […...] 7- Autres
[……] 8- non applicable [……] 9– sans information [……]
I-8. Niveau d’instruction :
1-Primaire [……] 2- Secondaire [……] 3- Supérieur [……] 4- Non scolarisé [……]
5– Médersa [……] 8- non applicable [……] 9- sans information [……]
II- CLINIQUES :
II-1. Poids………………
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 86
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
II-2. Taille : ……………
[Link] :
1- < 18 Kg/m2 [……] 2- 18à24 Kg/m2 [……] 3- 25à 30 Kg/m2 [……]
4- 30à35Kg/m2 [……] 5- >35Kg/m2 [……] 9. Sans Information [……]
II-4. Stade CDC :
1- stade A [……] 2- stade B [……] 3- stade C [……] 9. Sans Information [……]
II-5. Stade OMS :
1- stade I [……] 2- stade II [……] 3- stade III [……] 4- stade IV [……] 9. Sans
Information [……]
II-6. Depuis combien de temps êtes-vous Malade :
1- < 5 ans [……] 2- 5 à 10 ans [……] 3- 11 à 20 ans [……] 4- > 20 ans [………]
9. Sans Information [……]
II-7. ATCD
1-Antécédents collatéraux [……] 2-Antécédents personnels [……] 3-Antécédents
conjugaux [……] 4-Antécédents parentaux [……] 5-Indéterminés [……] 9– sans
information [……]
III-Virologiques et thérapeutiques
III-1. Type de VIH :
1- VIH1 [……] 2- VIH2 [……] 3- VIH1+2 [……] 9- sans information [……]
III-2. Schéma thérapeutique :
1- 2INTR+1INNTR [……] 2- 2INTR+IP [……] 3-3INTR [……] 4-Autres : ……
5- Nom générique des produits : …………………………………….
6- Traitement associé à préciser : ……………………………………
III-3. Ligne thérapeutique :
a. 1ère ligne :
1-TDF + 3TC + EFV […] 3- AZT + 3TC + EFV […] 5- ABC + 3TC + EFV […]
2- AZT + 3TC + NVP […] 4-TDF+ 3TC + NVP […] 6-AZT + 3TC + ABC […]
7-AZT + 3TC + LPV/r […] 8- AZT + 3TC + IDV/r ou saquinavir/ritonavir [……]
b. 2ème ligne :
1-AZT+3TC+ LPV/r Ou ATV/r […] 2-TDF + 3TC + LPV/r Ou ATV/r […]
3-TDF + 3TC + LPV/r Ou ATV/r […] AZT+ 3TC + LPV/r Ou ATV/r […]
c. 3ème ligne
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 87
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
1-Darunavir + Etravirine + Raltégravir […]
2-Darunavir+ Lamivudine + Raltégravir […]
3-Etravirine + Lamivudine + Raltégravir […]
IV-Infections opportunistes :
1-Respiratoires [……] 2-Neurologiques [……] 3-Digestives [……] 4-Cutanées [……] 5-
Hématologiques [……] 6-Uro-génitales [……] 7-Tumeurs + Cancers [……] 8- non applicable
[……] 9– sans information [……] 10-Aucune [……]
V- Comorbidité :
1-Tuberculose [……] 2-Hepatite B [……] 3-Hepatite C [……] 4-Autres (Diabète, HTA)
[……] 8- non applicable [……] 9– sans information [……]
VI-Suivi du patient
VI-1. Duré du traitement :
<6 Mois [……] Entre 6-12 Mois [……] >12 Mois [……] 9-Sans information [……]
VI-2. Changement du schéma thérapeutique :
OUI [……] 2- NON [……]8- non applicable [……] 9– sans information [……]
Si oui préciser le schéma actuel
1- 2INTR+1INNTR [……] 2- 2INTR+IP [……] 3-3INT [……] 4-Autres : 8- non applicable
[……] 9– sans information [……]
Si oui motif du changement
1- Effets indésirables [……] 2- non disponibilité du produit [……]
3- Autre……………………… 9-Sans Information [……]
VI-3. Changement de ligne thérapeutique :
1- Oui [……] 2- Non [……] 9-Sans Information [……]
Si oui préciser la ligne actuelle :
1- 1ère ligne [……] 2- 2ème ligne [……] 3- 3ème ligne [……]
Si oui motif : ………………………………………………………………
VII-Observance
VII-1. Respectez-vous les rendez-vous du renouvellement des ordonnances à J0 ?
1- OUI [……] 2- Non [……]
Respectez-vous les rendez-vous du renouvellement des ordonnances à M3 ?
1- OUI [……] 2- Non [……]
Respectez-vous les rendez-vous du renouvellement des ordonnances à M6 ?
1- OUI [……] 2- Non [……]
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 88
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
VII-2. Prenez- vous les médicaments conformément à la prescription à J0 ?
1- Oui [……] 2- Non [……]
Prenez- vous les médicaments conformément à la prescription à M3 ?
1- Oui [……] 2- Non [……]
Prenez- vous les médicaments conformément à la prescription à M6 ?
1- Oui [……] 2- Non [……]
VII-3. Niveau d’observance à J0 de l’étude
1- Bonne [……] 2- Mauvaise [……]
3-1. Prise manquée à J0 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……]
Nombre de prises manquées entre 2 rendez-vous
1- Zéro [……] 2- Une à trois [……] 3- Supérieure à trois [……]
3-2. Prise groupée à J0 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……]
Nombre de prises groupées entre 2 rendez-vous
1- Zéro [……] 2- Une à trois [……] 3- Supérieure à trois [……]
3-3. Effets indésirables des produits à J0 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……] 9- Sans Information [……]
Si 1 préciser
1-Nausée [……] 2-Vomissement [……] 3-Diarrhée [……] 4-Céphalée [……] 5-Prurit
[……] 6-Douleur abdominale [……] 9-Sans Information [……]
7-Autres à préciser [……]
3-4. Taux de CD4 à J0 de l’étude :
1- <250 cellules/mm3 [……] 2- [251-350] cellules/mm3 [……]
3- [351-500] cellules/mm3 [……] 4->500 cellules/mm3 [……] 6-Non fait [……] 8- non
applicable [……] 9 –sans information [……]
3-5. Charge virale à J0 de l’étude
1- <1000 copies/ml [……] 2- >1000 [……] copies/ml 6-Non fait [……] 8- non applicable
[……] 9– sans information [……]
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 89
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
3-6. Causes de l’inobservance à J0 de l’étude
1-Oubli [……] 2-Refus non justifier [……] 3-Refus pour effet indésirable [……] 4-Aucune
[……] 5-voyage [……] 6-Autres (Goût amère du produit, Opposition au traitement, Lourdeur
du traitement, Conseil de la famille, Manque de moyen de transport, Recours aux thérapeutes
traditionnels, Manque de moyens économiques) 9- Sans Information [……]
VII-4. Niveau d’observance à M3 de l’étude
1- Bonne [……] 2- Mauvaise [……]
4-1. Prise manquée à M3 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……]
Nombre de prises manquées entre 2 rendez-vous
1- Zéro [……] 2- Une à trois [……] 3- Supérieure à trois [……]
4-2. Prise groupée à M3 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……]
Nombre de prises groupées entre 2 rendez-vous
1- Zéro [……] 2- Une à trois [……] 3- Supérieure à trois [……]
4-3. Effets indésirables des produits à M3 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……] 9- Sans Information [……]
Si 1 préciser
1-Nausée [……] 2-Vomissement [……] 3-Diarrhée [……] 4-Céphalée [……] 5-Prurit
[……] 6-Douleur abdominale [……] 9-Sans Information [……]
7-Autres à préciser [……]
4-4. Taux de CD4 à M3 de l’étude
1- <250 cellules/mm3 [……] 2- [251-350] cellules/mm3 [……]
3- [351-500] cellules/mm3 [……] 4->500 cellules/mm3 [……] 6-Non fait [……] 8- non
applicable [……] 9 –sans information [……]
4-5. Causes de l’inobservance à M3 de l’étude
1-Oubli [……] 2-Refus non justifier [……] 3-Refus pour effet indésirable [……] 4-Aucune
[……] 5-voyage [……] 6—Autres (Goût amère du produit, Opposition au traitement,
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 90
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
Lourdeur du traitement, Conseil de la famille, Manque de moyen de transport, Recours aux
thérapeutes traditionnels, Manque de moyens économiques) 9- Sans Information [……]
VII-5. Niveau d’observance à M6 de l’étude
1- Bonne [……] 2- Mauvaise [……]
5-1. Prise manquée à M6 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……]
Nombre de prises manquées entre 2 rendez-vous
1- Zéro [……] 2- Une à trois [……] 3- Supérieure à trois [……]
5-2. Prise groupée à M6 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……]
Nombre de prises groupées entre 2 rendez-vous
1- Zéro [……] 2- Une à trois [……] 3- Supérieure à trois [……]
5-3. Effets indésirables des produits à M6 de l’étude
1- Oui [……] 2- Non [……] 9- Sans Information [……]
Si 1 préciser
1-Nausée [……] 2-Vomissement [……] 3-Diarrhée [……] 4-Céphalée [……] 5-Prurit
[……] 6-Douleur abdominale [……] 9-Sans Information [……]
7-Autres à préciser [……]
5-4. Taux de CD4 à M6 de l’étude
1- <250 cellules/mm3 [……] 2- [251-350] cellules/mm3 [……] 3- [351-500] cellules/mm3
[……] 4->500 cellules/mm3 [……] 6-Non fait [……] 8- non applicable [……] 9- Sans
Information [……]
5-5. Charge virale à M6 de l’étude
1- <1000 copies/ml [……] 2- >1000 [……] copies/ml 6-Non fait [……] 8- non applicable
[……] 9- Sans Information [……]
5-6. Causes de l’inobservance de l’étude
1-Oubli [……] 2-Refus non justifier [……] 3-Refus pour effet indésirable [……] 4-Aucune
[……] 5-voyage [……] 6—Autres (Goût amère du produit, Opposition au traitement,
Lourdeur du traitement, Conseil de la famille, Manque de moyen de transport, Recours aux
thérapeutes traditionnels, Manque de moyens économiques) 9- Sans Information [……]
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 91
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
VII-6. Retard de traitement
1- Oui [……] 2- Non [……] 9- Sans Information [……]
VII-7. La dose prise n’est pas correcte
1- Excès [……] 2- Défaut [……] 3- Aucune [……] 9- Sans Information [……]
VII-8. Non-respect des horaires
1- Oui [……] 2- Non [……] 9- Sans Information [……]
VII-9. Avez-vous une relation de confiance avec le médecin vous permettant d'aborder
facilement les problèmes d'oubli ou de non prise des traitements ?
1- Oui [……] 2- Non [……] 3- Pas de réponse [……] 9- Sans Information [……]
Si Non Pourquoi ?
1- Peur de décevoir [……] 2- Peur de représailles [……]
3- Le médecin ne m'écoute pas assez longuement [……] 4- Gêne [……]
5- Consultation trop courte [……] 6- Autres : …………………
VII-10. En général, avez-vous le sentiment d'avoir reçu suffisamment d'informations sur
votre traitement ?
1- Oui [……] 2- Non [……] 9- Sans Information [……]
Si Non pourquoi ? ………………
Thèse de médecine Mme. Koné Mamou SAMAKE Page | 92
OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
FICHE SIGNALETIQUE
NOM : SAMAKE épouse KONE PRENOM : MAMOU
NATIONALITE : Malienne
SECTION : MEDECINE
EMAIL : samakemamou0@[Link]
TELEPHONE : 00-223-72-64-96-22
TITRE : OBSERVANCE AUX TRAITEMENTS ARV CHEZ LES PVVIH ADULTES
SUIVIES AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE SELINGUE
ANNEE UNIVERSITAIRE : 2021 – 2022
VILLE DE SOUTENANCE : Bamako
LIEU DE DEPOT : Bibliothèque de la faculté de Médecine et d’odontostomatologie du Mali
SECTEUR D’INTERET : Santé Publique ; Infectiologie ; Virologie ;
RESUME
Notre objectif principal était d’évaluer l’observance du traitement ARV chez les adultes suivis
au CS Réf de Sélingué.
Notre étude a été déroulé au centre de santé de référence de Selingué du 1er janvier 2020 au 30
juin 2020, soit une période de 6mois. Notre échantillon était constitué des adultes séropositifs
suivis au centre de santé de référence de Selingué. Il s’agissait des patients qui répondaient à
nos critères d’étude.
La méthodologie utilisée était descriptive, transversale et analytique avait concerné 163
patients, provenant de la commune de Baya, avec des patients d’âge entre 16 ans à 71 ans, qui
étaient sous traitement antirétroviral au Centre de Santé de Référence de Sélingué.
Le niveau d’observance était de 76,6% à au début de l’étude, 82,8% à 3 mois et à 95,7% à 6
mois de l’étude chez les patients qui ont bien suivi le traitement.
Les patients classés stade A selon la classification CDC et stade I selon la classification OMS
étaient mieux observant.
Le taux de lymphocytes CD4<250/mm3 était à 28,2% au début de l’étude ; 16% à 3mois de
l’étude et 4,3% à 6mois.
Le taux de CD4>500/mm3 suivait une progression de 31,3% au début à 38,7% à 3 mois et à
61,3% à 6 mois ; de la même que la charge virale <1000copies de 31,3% au début à 60,1% à 6
mois.
L’infection à VIH1 était prédominante à 100% dans notre étude. La majorité des patients étaient
sous le schéma TDF /3TC / EFV soit 97,5%. La co-infection tuberculose/VIH était 47,6%.
Dans notre étude 82,2% des patients respectaient le rendez-vous des renouvellements de
l’ordonnance. La Prise des médicaments conformément à la prescription du médecin était
retrouvée dans 74,8% à J0 ; 89% à M3 et 95,7% à M6 dans notre étude.
Les patients qui n’avaient pas présenté d’effet secondaire étaient plus observant.
Comme causes d’inobservance l’oubli était retrouvé chez 39,5% à J0 ; 42,9% à M3 et 57,1% à
M6 de nos patients qui était la principale cause d’inobservance au cours de l’étude.
L'étude confirme que l’observance thérapeutique chez les PVVIH de Sélingué est bonne
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Les difficultés rencontrées par les patients étaient dominées par : le manque d’argent, le
parcours long pour avoir les médicaments, manque de route surtout en hivernage, travaux
champêtres et l’horaire de prise contraignante.
La prise en compte des recommandations et l’engagement conjugué de tous les acteurs
permettront de relever les défis.
MOTS CLES : Adultes, Antirétroviraux, Observance thérapeutique, PVVIH, Selingué.
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DATA SHEET
NAME: SAMAKE wife KONE
FIRSTNAME: MAMOU
NATIONALITY: Malian
SECTION:MEDICINE
EMAIL: samakemamou0@[Link]
PHONE: 00-223-72-64-96-22
TITLE: OBSERVANCE TO ARV TREATMENT AMONG ADULT PLHIV FOLLOWED
UP AT THE SELINGUE REFERENCE HEALTH CENTER
ACADEMIC YEAR: 2021 – 2022
CITY OF DEFENSE: Bamako
PLACE OF DEPOSIT: Library of the Faculty of Medicine and Odontostomatology of Mali
AREA OF INTEREST: Public Health; Infectiology; Virology;
ABSTRACT
Our main objective was to assess observance with ARV treatment in adults followed at the CS
Ref in Sélingué
Method
Our study was carried out at the Sélingué Reference Health Center from January 1 to June 30,
2020, ie a period of 6months. Our sample was made up of HIV-positive adults followed at the
Sélingué Reference Health Center. These were patients who met our study criteria.
The methodology used was descriptive, cross-sectional and analytical and involved 163
patients from the town of Baya, aged 16 to 71, who were on antiretroviral treatment at the
Sélingué Reference Health Center.
The level of observance was 76.6% at the start of the study, 82.8% at 3 months and 95.7% at
6 months of the study in patients who followed the treatment well.
Patients classified as stage A according to the CDC classification and stage I according to the
WHO classification were better observant.
The CD4 cell count<250/mm3 was 28.2% at the start of the study; 16% at 3 months of the
study and 4.3% at 6 months.
CD4 count>500/mm3 followed a progression from 31.3% at baseline to 38.7% at 3 months
and 61.3% at 6 months; similarly as viral load <1000copies from 31.3% at baseline to 60.1%
at 6 months.
HIV1 infection was 100% predominant in our study. The majority of patients were on the
TDF / 3TC / EFV regimen, i.e. 97.5%. Tuberculosis/HIV co-infection was 47.6%.
In our study, 82.2% of patients respected the prescription renewal appointment. Taking
medication as prescribed by the doctor was found in 74.8% on D0; 89% at M3 and 95.7% at
M6 in our study.
Patients who had no side effects were more observant.
As causes of non- observance, forgetfulness was found in 39.5% on D0; 42.9% at M3 and
57.1% at M6 of our patients, which was the main cause of non- observance during the study.
The study confirms that treatment compliance among PLHIV in Sélingué is good
The difficulties encountered by the patients were dominated by: the lack of money, the long
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route to get the drugs, lack of road especially in winter, field work and the binding schedule of
intake.
The consideration of the recommendations and the joint commitment of all the actors will
make it possible to meet the challenges.
KEY WORDS: Adults , Antiretrovirals, , PLHIV, Sélingué, Therapeutic adherence.
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SERMENT D’HIPPOCRATE
En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant
L’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure au nom de l’être suprême d’être
fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un salaire au-
dessus de mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin
d’honoraires.
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe,
ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas
à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race,
de parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon
patient.
Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception.
Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes
connaissances médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueuse et reconnaissante envers mes maîtres, je rendrai à leurs
enfants l’instruction que j’ai reçue de leur père.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisée de mes confrères si j’y manque.
Je le jure !!!!
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