Viscoélasticité
Exercice 1
Le comportement viscoélastique linéaire de certains polymères peut être schématisé par le modèle
rhéologique suivant :
3E
1) Donner l’équation différentielle décrivant ce comportement et déterminer sa fonction de
relaxation r(t) et sa fonction de fluage. (On remarquera qu’il s’agit bien d’un comportement de
fluide.)
2) Calculer le module complexe r*(i) (r* est la transformée de Laplace-Carson de r) et déterminer
le travail dissipé au cours d’un cycle dans un essai harmonique ((t)=0cos(t)) à très haute
fréquence et dans un essai à très basse fréquence. (on rappelle que le travail dissipé au cours
d’un cycle, en posant r*(i)=Mei, a pour expression : 02M sin() ).
Exercice 2 E
Pour le modèle rhéologique de la figure 1 :
E
Figure 1. Modèle rhéologique
E
1. Donner la fonction de relaxation. (On rappelle que pour un modèle composé d’éléments en
parallèles, la fonction de relaxation du modèle est la somme des fonctions de relaxation des
différents éléments en parallèle.)
2. Déterminer les caractéristiques E 0 , E , Tr et T f du modèle de Kelvin-Voigt équivalent à ce
modèle.
3. Déterminer la fonction de fluage.
1
4. Pour un essai à déformation harmonique imposée, t 0 sin t , donner la réponse du modèle
en contrainte t . (Déterminer en particulier l’amplitude des contraintes et le déphasage entre
la déformation et la contrainte.)
Exercice 3
Dans le modèle rhéologique de la figure 1 les 3 ressorts ont un module identique E et les 2
amortisseurs ont la même viscosité .
Figure 1. Modèle rhéologique
Pour ce modèle :
1. Donner la fonction de fluage.
2. Déterminer les caractéristiques E 0 , E , Tr et T f du modèle du solide linéaire standard équivalent
à ce modèle.
3. Déterminer la fonction de relaxation.
4. Pour un essai à déformation harmonique imposée, t 0 sin t , donner la réponse du
modèle en contrainte t . (Déterminer en particulier l’amplitude des contraintes et le
déphasage entre la déformation et la contrainte.)
2
Exercice 4
Le barre représentée ci-dessous a une longueur L et une section S, et est fixée à son extrémité
supérieure. A l’autre extrémité et à l’instant zéro un poids P est accroché à la barre. Cette extrémité
se trouve alors (à l’instant t=0+) à la distance D (D<<L) au-dessus d’un support horizontal
parfaitement rigide et fixe. Le matériau constituant la barre est supposé viscoélastique linéaire de
Kelvin-Voigt.
P
D
1) Calculer le temps T au bout duquel l’extrémité de la barre prend contact, par fluage, avec le
plan rigide.
2) Comment varie (par relaxation) l’effort dans la barre quand t >T ? (Il est ici déconseillé
d’utiliser les transformations de Laplace-Carson.)
Exercice 5
On considère un matériau dont le comportement viscoélastique linéaire est schématisé par le
modèle rhéologique de la figure ci-dessous. E0 et E1 y désignent les modules des ressorts élastiques
et est la viscosité de l’amortisseur newtonien. Dans un essai de traction, on note la contrainte,
la déformation, e la déformation dans le ressort de module E0 et a la déformation dans
l’amortisseur.
E1
E0
1. Rappeler les relations de comportement dans chacun des 3 éléments rhéologiques du modèle.
2. Fixer un jeu de variables d’état du modèle et donner les potentiels qui permettent de décrire le
comportement du matériau dans le cadre de la théorie des matériaux standards généralisés.
Donner en particulier l’expression de la puissance dissipée dans un essai de traction.
3. Montrer que le comportement du modèle est régit par l’équation différentielle suivante :
3
. .
E0
(1)
Tr Tf
où f =r E0 /E , 1/E =1/E1+1/E0 et r est à déterminer.
4. Pour un essai de relaxation, qui consiste en l’application d’un échelon de déformation t =0
H(t)
(H(t)=1 pour t ≥0 et H(t)=0 pour t<0), montrer que la réponse en contrainte est:
t / Tr
(t) =0 r(t) où r(t)=[E+ (E0- E) e ]. (2)
Donner alors une interprétation physique des grandeurs E0, E∞ et Tr.
5. Pour un trajet de déformation quelconque (t) (vérifiant (- ∞) =0), et en utilisant les équations
(1) et (2), il est aisé d’établir, et il n’est pas demandé de le faire, que :
(t )
t r (t ) . ( )d (3)
La relation (3) est au fait une relation générale, appelée formule de Boltzmann, valable pour
tout comportement viscoélastique linéaire défini par une fonction de relaxation r(t) (obtenue
suite à un essai de relaxation; r(t) est maintenant une fonction quelconque et pas forcément
celle définie par (2)). Soit alors un essai harmonique défini par : (t ) 0 e it .
a) Montrer en utilisant (3) que la contrainte peut se mettre sous la forme :
(t ) M 0 e i (t ) où M>0.
b) Ainsi pour (t ) 0 cos(t ) on aura (t ) M 0 cos(t ) . Calculer le travail des
efforts extérieurs sur un cycle. En déduire, en utilisant les principes de la thermodynamique
et en supposant que l’évolution est isotherme et quasi-statique, que pour un matériau
viscoélastique linéaire soumis à un essai harmonique la déformation est toujours en retard
par rapport à la contrainte (cela revient à démontrer que l’angle de déphasage est positif).