10 M.mta
10 M.mta
De Master II en Biologie
Thème :
Contribution à l’étude
microbiologique des plats cuisinés
dans les restaurations collectives au
niveau de l’hôpital Ibrahim Tirichine
- Wilaya de Blida -
Présenté par : Date de soutenance :
Devant le jury :
A ma grand-mère pour l’affection, le courage qu’elle m’a toujours témoignés et surtout pour ses
prières ;
A ma chère mère pour sa gentillesse et son amour qui m’ont guidé vers la réussite dans la vie ;
A ma très chère tante et amie Nacera pour son amour, affection, soutien et encouragement
ainsi que les bons moments qu’on a passé ensemble. Un grand merci spécial pour toi ma chère.
A mes chèrs oncles : Hourouf Eddine, Chahid el Hak et Tarik Enasr qui m’ont
toujours soutenu et encouragé, qu’ils en soient remerciés ;
Aux deux sœurs que je n’ai jamais eues : Manel et Cherifa pour avoir toujours répondu
présente dans les moments difficiles et les bons moments qu’on a passés ensemble ;
A ma très chère amie d’enfance : Atika pour son aide, sa patience et la bonne humeur qu’elle
diffuse autour d’elle ;
A toute l’équipe de BERZALI sans exception, que je les considère comme ma 2ème famille ;
A tous les étudiants de la promotion MTA 2012 – 2013 (surtout Souhila) et tous ceux qui ont
cru en moi, et qui m’ont motivée, qu’ils trouvent ici l’expression de mon amour et ma profonde
gratitude.
- Hiba -
Remerciements
Tout d’abord, je remercie Dieu le tout puissant, de m’avoir ouvert les
portes du savoir et m’avoir donné, la volonté, la patience, la force ainsi que le
courage afin de parvenir à la réalisation de ce travail.
Ca+2 : Calcium
LC : Lait au Café
Figure 6 : Histogramme présentant les microorganismes aérobies à 30°C par les plats à
base de viande…......................................................................................................................41
Figure 7 : Histogramme présentant le taux de coliformes totaux et fécaux par les plats à
base de viande………………………………………………………………………………..42
Introduction
I. Etude bibliographique
1. Généralité
1. Résultats et interprétations…………………………………………………………………..31
1. 1. Résultats des analyses microbiologiques des plats cuisinés……………………………31
1. 3. 1. Contrôle de personnel………………………………………….………………….44
1. 3. 2. Contrôle du matériel………………………………………………………………46
1. 3. 3. Contrôle de l’air ambiant de la cuisine……………………………………………47
Conclusion
Références bibliographiques
Annexes
Résumé
La présente étude concerne le contrôle microbiologique des différents plats cuisinés dans le but
d'apprécier la qualité microbiologique des plats cuisinés préparés au niveau de l’hôpital Ibrahim
Tirichine à Blida. 60 échantillons de plats cuisinés ont été analysés au laboratoire de
microbiologie alimentaire au niveau du laboratoire d’hygiène de la wilaya, suivi par un contrôle
du personnel, matériels et l’air ambiant de la cuisine.
Les résultats ont montré que les plats étudiés sont à 90% conformes à la norme et prés de 10%
d’échantillons sont non conformes aux critères microbiologiques réglementaires pour les germes
totaux et coliformes. Ces résultats montrent l’existence d’une contamination microbienne dont
l’origine est liée à l’hygiène corporelle essentiellement et du matériel utilisé, dans le lait au café
et les plats à base de viande.
Au vu de ces résultats il est nécessaire d'améliorer les conditions strictes d'hygiène en renforçant
l'hygiène du matériel, des équipements et surtout du personnel.
Summary
This study focuses on the microbiological control of different dishes in order to assess the
microbiological quality of cooked dishes prepared at the hospital Ibrahim Tirichine in Blida. 60
samples of dishes were analyzed at the microbiology laboratory of food in hygiene laboratory of
the province, followed by control of personnel, material and ambient air in the kitchen.
The results showed that the dishes are designed to comply with the 90% standard, and nearly
10% of samples do not comply with regulatory microbiological criteria for total germs and
coliforms. These results show the existence of microbial contamination whose origin is related to
personal hygiene and equipment used primarily in the milk coffee and meat dishes.
In view of these results it is necessary to improve the strict hygiene strengthening hygiene
equipment, especially equipment and personnel.
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Les aliments ne sont pas stériles. Les produits frais, par définition, ne rendent pas
malade, ils peuvent cependant être contaminés s'ils ne sont pas traités ou conservés
correctement. Une bonne connaissance des risques de contamination et le respect de
bonnes conditions de préparation, de conservation et d’hygiène permettent d'empêcher le
développement de microorganismes indésirables.
1. Généralités
1. 1. Définition de la restauration collective
Elle comprend :
• Les restaurants classiques étoilés ou non : ils proposent des prestations variées (cartes,
menus, suggestions ….).
• Les restaurants thématiques : ce sont des restaurants dont la conceptualisation est
caractérisée par une forte identité comme la typicité d’un pays, la particularité d’une
ambiance.
• Les restaurants évolutifs : de nouvelles formes de restauration se développent créant de
nouvelles façons de prendre les repas : fast-food, restauration à domicile, croissanterie ...etc.
(Choain et Noel, 2004).
La qualité alimentaire peut se définir comme l’aptitude d’une denrée, aliment ou boisson, à
nourrir par les nutriments et l’énergie qu’elle contient et ce, dans des conditions de sécurité sanitaire
garanties (Branger, 2007). Elle comprend divers composantes :
1
Etude Bibliographique
Valeur nutritionnelle
Valeur économique
Valeur gastronomique
Effet sur la santé
Tableau I : Classification des denrées alimentaires selon l’aspect nutritionnel (Branger, 2007)
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Etude Bibliographique
Les plats cuisinés sont des préparations culinaires cuites ou précuites, à base de viande de
boucherie, de volaille, d’abats, de gibier, de poissons, de crustacés, de mollusques, d’œufs,
accompagnés de sauce, farce et légumes et non aux denrées servant à leur élaboration (Caroline,
2002).
De manière générale suivant leur présentation, les plats cuisinés regroupent : les plats cuisinés
chauds et les plats cuisinés froids.
- La consommation des plats cuisinés chauds nécessite le maintien à une température supérieure à
65°C durant la vente.
- Les plats cuisinés froids c'est le cas des réfrigérés, leur consommation se fait au maximum 6 jours
après la fin de la cuisson et la température est maintenue entre 0°C et 3°C, au cours de la
conservation.
Concernant les congelés ou les surgelés, ils doivent être conservés à -18°C et consommés au
maximum à 3 mois ou à 9 mois respectivement (Secke, 2007).
Les plats cuisinés sont sujets à l'action des microorganismes, à travers l'altération et la prolifération
de ces derniers qui conduisent à la détérioration des aliments.
Mais il arrive quelque fois que le développement des microorganismes sur les
aliments ne se détectent ni visuellement, ni au goût. De ce fait les aliments
peuvent se révéler dangereux. C'est le cas des toxines (botuliques, staphylococciques).
Il est à souligner que certains facteurs tels que : la poussière, les méthodes de conservation
influencent la qualité bactériologique des aliments (Secke, 2007).
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Etude Bibliographique
Les méthodes les plus anciennes de conservation étaient le séchage, le salage, ou le sucrage qui
diminuaient la disponibilité en eau des aliments pour les microorganismes.
De nos jours, on se base sur le facteur de la température et son effet sur la qualité microbiologique
des plats cuisinés.
2. 3. 1. La cuisson
La cuisson rend les aliments plus digestes (Pouyat-Leclère et Birloue, 2005), cette cuisson se
traduit d’abord par des modifications souvent importantes et favorables de leurs qualités
organoleptiques aussi bien au niveau de la texture que de la couleur et de la saveur, leur appétence
et leur valeur nutritionnelle étant généralement améliorées (Dupin et al., 1992).
La cuisson a pour effet de stériliser l’aliment et d’y détruire les microbes et les parasites, pour
autant qu’une température soit suffisamment élevée jusqu’au cœur de l’aliment. Certaines toxines
comme les toxines botuliques sont détruites par la cuisson mais d’autres ne le sont pas (Lederer,
1985).
2. 3. 2. La réfrigération
Selon Delcourt (2012), Cette technique ne consiste pas à éliminer les micro-organismes mais
seulement à limiter leur prolifération : entre 0°C et +10°C, leur multiplication est ralentie. Les
aliments sont donc entreposés à ces températures (dans des chambres froides positives) assurant
ainsi leur conservation pendant un temps limité. La conservation en réfrigérateur est toujours de
courte durée (quelques jours à quelques semaines) et demande une surveillance régulière de l'état
des aliments mais aussi de la propreté du matériel. Il existe une réglementation qui permet de ranger
les armoires frigorifiques afin de ne pas mélanger les aliments pour éviter d'éventuelles
contaminations.
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Etude Bibliographique
Les aliments pouvant être réfrigérés sont principalement les fruits et légumes, le fromage, les œufs,
la viande et le poisson.
2. 3. 3. La congélation / Surgélation
Ce sont des traitements qui consistent à transformer l'eau des aliments en glace pour diminuer
l'eau libre (facteur de développement microbien) et ainsi créer un milieu impropre à ce
développement.
Les denrées alimentaires sont exposées à des températures inférieures à -25°C pouvant atteindre -
50°C ou -70°C afin que le cœur de l'aliment atteigne la température de solidification de l'eau le plus
rapidement possible.
La surgélation est un procédé de congélation des aliments ultrarapide et industriel. Les produits
surgelés sont le plus souvent instantanément soumis à de très basses températures alors que la
congélation utilise une durée d'exposition au froid plus longue et des températures moins basses.
Elle est pratiquée pour les grosses pièces (viandes en quartier...)
Quant à la congélation, elle est pratiquée par les légumes, les plats cuisinés, la viande, le poisson,
les glaces (Faye, 2006 ; Stellman, 2000).
Températures de conservation :
-des produits surgelés : -18°C (la conservation ne doit pas excéder 18 mois)
Les plats cuits à l'avance doivent être pasteurisés avant d'être congelés.
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Etude Bibliographique
L’hygiène en restauration collective est l’ensemble des mesures qui permettent d’offrir au
consommateur, des aliments parfaitement frais et sains, équilibrés dans leurs divers constituants et
cuisinés selon les règles de l’art (Dansou, 2009).
3. 1. 1. Hygiène du Personnel
La sécurité des aliments en restauration collective dépend pour une grande part du niveau de
maîtrise de l'hygiène du personnel de l'établissement. Les dangers de contamination des aliments
par le personnel proviennent essentiellement des aléas de son état de santé, d'une hygiène corporelle
ou vestimentaire insuffisante et enfin d'un comportement professionnel insatisfaisant soit par
méconnaissance des règles élémentaires soit par négligence (Anonyme 1, 1999).
• Etat de sante
L’homme abrite naturellement une importante flore microbienne localisée notamment au niveau
de la peau, des muqueuses et de l’ensemble des cavités digestives. Cette flore est composée de
germes banals et également de germes potentiellement pathogènes s’ils sont introduits dans les
aliments ; il peut s’agir notamment, suivant les cas de Salmonelles, Staphylocoques, Clostridium
perfringens ou encore de certaines souches d’Escherichia coli.
Les personnes qui abritent ces germes peuvent présenter des manifestations cliniques ponctuelles
(exemple : panaris) ou chroniques (exemple : eczéma infecté) ou encore ne pas présenter de
symptômes visibles ; on parlera alors de porteurs sains.
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Etude Bibliographique
• Propreté corporelle
L’homme est un réservoir très riche en microbes. De plus, il peut héberger et transmettre les plus
dangereux. L'insuffisance de propreté corporelle du personnel au contact des aliments est une
source non négligeable de contamination des denrées.
Les mains, les ongles et les cheveux mal entretenus sont les vecteurs de cette contamination (Rozier
et al., 1985).
• Propreté vestimentaire
L'article 27, de l'arrêté ministériel du 29 septembre 1997, fixant les conditions d'hygiène
applicables dans les établissements de restauration collective à caractère social, met l'accent sur cet
aspect de l'hygiène. Il précise que : "toute personne travaillant dans une zone de manipulation des
denrées alimentaires doit... porter des vêtements de travail propres et adaptés", et que "le
responsable de l'établissement est tenu de prendre les mesures nécessaires afin que le passage de
toute personne appelée, à quelque titre que ce soit, à pénétrer dans les locaux où les denrées
alimentaires sont préparées, traitées ou transformées ne puisse constituer une source de
contamination pour les denrées ou leur environnement " (Anonyme 1, 1999).
• Suivi médical
Un certificat médical est éxigé à l’embauche pour tous les employés devant travailler dans une
cuisine (Merouz et Tondusson, 1997).
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Etude Bibliographique
• Formation
La qualité des matières premières reçues et réceptionnées par un restaurant dépend étroitement de
la politique de l’établissement (Multon, 1985).
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Etude Bibliographique
Les locaux ou les denrées alimentaires sont entreposées ou travaillées doivent être conçus et
aménagés de manière à éviter que les animaux, rongeurs et insectes puissent y pénétrer (Cheftel et
al., 1977).
L’air est un vecteur important de poussières transportant des micro-organismes. L’emploi d’une
eau non potable peut également être à l’origine d’une contamination. Une température inadaptée
peut permettre la multiplication des micro-organismes présents ((Brémaud et al., 2006).
3. 1. 4. Hygiène du matériel
3. 1. 6. Nettoyage et désinfection
Le programme de nettoyage et désinfection vise à ce que le sol, les murs, les plafonds, l'ambiance
des salles de travail, le matériel et les instruments utilisés pour le travail des produits soient
maintenus en bon état de propreté et d'entretien, de façon à ne pas constituer une source de
contamination pour les produits (Anonyme 2).
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Etude Bibliographique
Une toxi-infection alimentaire collective (TIAC) est défini par l'apparition d'au moins deux cas
groupés similaires d'une symptomatologie, en général digestive, dont on peut rapporter la cause à
une même origine alimentaire (Leyral et Vierling, 2001).
Une toxi-infection alimentaire se définit comme une infection par des bactéries, des virus, ou des
parasites, due à la consommation d'un aliment contaminé.
Ce concept englobe aussi bien les infections alimentaires classiques à Staphyloccocus aureus,
Salmonella sp ou Clostridium perfringens, que les pathologies infectieuses moins classiques liées à
la conservation d'aliments contaminés par les virus, des parasites (Lederer, 1986).
4.2. Physiopathologie
Trois mécanismes principaux sont responsables de l'activité pathogène des agents responsables des
TIAC :
Il n'y a pas de destruction cellulaire ou villositaire. La diarrhée est aqueuse, il n'y a pas de
leucocytes, ni de sang dans les selles. La fièvre est absente ou modérée. Le risque de déshydratation
aiguë est important. La diarrhée cesse en 3 à 5 jours, dès que la population entérocytaire s'est
régénérée ou a retrouvé une fonction normale.
Il est important d'avoir une vue d'ensemble sur les différents agents susceptibles de provoquer une
TIAC, leur réservoir et leur mécanisme de pathogénicité. (Anonyme 4).
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Etude Bibliographique
Les salmonelles sont des bactéries à Gram négatif, aérobies, non sporulés, mésophiles,
thermosensibles. Actuellement on distingue plus de 2000 sérotypes, Salmonella paratyphi A, B, C,
sont strictement adaptés à l'homme.
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Etude Bibliographique
Cependant un seul germe de Salmonella typhi entraine la typhoïde, la gastroentérite est plus une
maladie qu'un véritable empoisonnement alimentaire.
Parmi les symptômes, on observe des maux de tête, de la nausée, des vomissements, de la fièvre,
(39 – 40C°). Ces signes sont suivis de douleurs abdominales, de la diarrhée, des frissons et un état
de faiblesse et de prostration, la durée des symptômes 3 à 8 jours et la convalescence limitée à une
huitaine de jours (OMS, 1988).
Les plats contaminés seront dangereux s'ils sont conservés et maintenus à la température ambiante,
pendant de longues durées. L'incubation dépend de la souche en cause et du nombre de germes
présents.
Prévention :
L'application stricte des mesures d'hygiène lors de la préparation des denrées, de leur
refroidissement.
Le maintien des aliments à une température empêchant la prolifération des salmonelles (aliments
cuits maintien de la température à 5°C).
Le réchauffement des aliments doit être rapide pour éviter tout étuvage.
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Etude Bibliographique
4. 5. Intoxications alimentaires
Appartenant à la famille des Bacillaceae à Gram positif, de forme bacillaire, anaérobie strict
(Bourgeois et Leveau, 1988).
Clostridium perfringens est une bactérie qui produit une toxine dans le tractus intestinal des
personnes qui ont consommé des aliments contaminés par un grand nombre de ces bactéries.
On retrouve ces microorganismes entre autre dans les langues, les viandes de bouillon, les sauces,
dès lors lorsqu'il peut y avoir anaérobiose c'est à dire développement des microorganismes en
l'absence d'air.
- diarrhées
- nausées
- vomissement
- fièvre
Prévention :
> Maintien au chaud des denrées cuites à une température supérieure à 65°c ou au froid inférieur à
10°c
> Maintien de bonnes conditions hygiéniques lors de la préparation (Bourgeois et al., 1996).
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Etude Bibliographique
4. 5. 2. Intoxination Staphylocaccique
Les staphylocoques appartiennent à la famille des Micrococaceae. Ce sont des cocci) Gram
positif, aéro-anaérobie facultatifs, non sporulés, immobiles, produisent une catalase (Federinghi,
2005).
Les denrées incriminées sont les plats qui ont été contaminés, surtout après la cuisson par des
manipulateurs humains porteurs de staphylocoques pathogènes (plaies aux mains, angine
rhinopharyngite, sinusite) et mis à la température ambiante pendant plusieurs heures (plats froids).
- les salades d'œuf, du thon ; du poulet, des pommes de terre, des macaronis ; les pâtisseries fourrées
à la crème.
Les symptômes apparaissent généralement entre 1 à 6 heures après avoir ingurgité un aliment
contaminé
- nausées et vomissements
- mal de tête
Prévention :
> Garder les aliments hors des températures non recommandés allant de 4°C à 60°C
> Utiliser des ustensiles et des planches à trancher pour les aliments crus et cuits (Secke, 2007).
4. 5. 3. Clostridium botulinum
C’est un bacille à Gram positif, anaérobie strict, mobile par ciliature péritriche, formant des spores
(Federighi, 2005). Il est capable de produire des neurotxines (Bourgeois et al., 1988).
Sous forme de spore qui est hautement thermoresistante supporte les températures élevées, de
l’ordre de 120°C ou davantage.
Sous la forme végétative dont la multiplication importante du bacille botulinique nécessite une
durée prolongée.
Le botulisme apparait seulement dans les aliments conservés car trois conditions favorables doivent
etre réunies : un milieu non acide, une température entre + 10 °C et + 48 °C et un milieu strictement
anaérobie (Brunet – Loiseau, 2005).
Prévention :
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Etude Bibliographique
4. 5. 4. Autres intoxications
Parmi celles-ci, on retrouve Escherichia coli qui est une bactérie fréquente du tube digestif de
l'homme et des animaux à sang chaud.
C’est un indicateur de contamination fécale récente de l’eau et des aliments. Il s’agit de coliformes
thermotolérents.
Ce sont les souches entérohémorragiques qui peuvent être à l'origine de toxi- infections alimentaires
graves, la transmission se fait par la consommation d'aliments contaminés, viande hachée, crue ou
mal cuite et lait cru par exemple et elles passent facilement dans les aliments cuits du fait de la
contamination des mains du personnel, des plans de travail , des récipients et appareils divers. En
cas d’hygiène insuffisante et d’absence générale de moyens d’assainissement, un nombre important
de personnes, adultes ou enfants risquent d’être contaminés par la voie alimentaire (INSP, 2008).
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Matériel et méthodes
Partie pratique
2. Objectif du travail
3. Matériel
Notre matériel biologique utilisé est le suivant : lait au café, salade et plats à base de
viande, servie aux malades de l’hôpital.
3. 2. 1. Matériel de prélèvement
*Une glacière contenant 3 à 4 unités de carboglaces congelées, qui sert à transporter les
échantillons sous régime de froid.
*Porte mangé en inox pour les prélèvements.
*Une cuillère stérile pour le prélèvement.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
*Une source de chaleur pour créer un environnement stérile tout autour de la zone de
prélèvement.
*Ecouvillons.
3. 2. 2. Matériel de laboratoire
Le matériel utilisé est celui présent dans la plupart des laboratoires de microbiologie
alimentaire. (Annexe II).
4. Echantillonnage
Durant cette période, chaque prélèvement est constitué de 100ml de lait au café, de 100g de
salade et de 100g de plat à base de viande.
Les 60 prélèvements sont effectués sur différents plats constituant le petit déjeuner et le repas
de midi, répartis en :
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Matériel et méthodes
Partie pratique
Lors de l’échantillonnage, des paramètres importants ont été considérés : le niveau de risque
de contamination par les surfaces choisies, la représentativité des échantillons ainsi que le
temps nécessaire pour les prélever.
Dans le but d’avoir des analyses de haute qualité, il est sans doute obligatoire de prélever
d’une manière aseptique. Ainsi le manipulateur doit veiller à respecter son hygiène corporelle
(surtout les mains) et vestimentaire. Il est aussi déconseiller de faire des prélèvements dans
des zones de courant d’air (Layral et Vierling, 1996).
Pour cela un échantillon d’environ 100g de chaque aliment à analyser est prélevé dans un
bocal en inox préalablement stérilisé, à l’aide d’une source de chaleur, rendant le milieu de
prélèvement stérile et une cuillère désinfectée à l’alcool puis flambée et refroidie.
4. 2 Ecouvillonnage
Pour les prélèvements des surfaces (mains des personnels, des équipements qui sont en
contact avec la préparation des aliments et des surfaces des locaux), nous avons fait recours à
la méthode d’écouvillonnage. Cette analyse se fait par des écouvillons stériles en tube
plastique.
Le principe de cette méthode est de faire le prélèvement par frottement de surface des mains
du personnel ou des équipements. Après, nous avons noté dans la fiche de prélèvement
d’écouvillon l’heure, le lieu de prélèvement et la surface prélevée.
Les germes recherchés sont les germes totaux, coliformes fécaux et les staphylocoques aureus
lesquels constituent un indicateur de non respect des règles d’hygiène.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
Le transfert des échantillons a été assuré à des températures voisines de +4°C dans une
glacière contenant 3 à 4 unités de carboglaces congelées. Comme il s’agit des produits frais,
le transport se fera le plus rapidement possible. La distance entre le lieu de prélèvement et le
laboratoire est de vingt minutes à pied et dix minutes à véhicule.
Les analyses ont été effectuées au laboratoire d’hygiène de la wilaya de Blida.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
Les produits solides feront l’objet d’abord d’une dilution mère au 1/10.
Dans les deux cas, on est amenée à effectuer des dilutions décimales.
- Introduire aseptiquement à l’aide d’une pipette stérile, 1ml de la solution mère dans un
tube à vis stérile contenant 9ml de TSE : c’est la dilution 10¯¹, mélanger
soigneusement et doucement.
- Changer de pipette et introduire 1ml de la dilution 10¯¹ dans un tube stérile contenant
9ml du même diluant (TSE) : c’est la dilution 10¯², mélanger soigneusement et
doucement.
21
Matériel et méthodes
Partie pratique
6. 1 Recherche et dénombrement des germes aérobies mésophiles totaux (NF V08 – 051)
Mode opératoire
A partir des dilutions décimales allant de 10¯3 à 10¯1 porter aseptiquement 1ml dans une boite
de Pétri. Compléter ensuite avec environ 15 ml de gélose PCA fondue puis refroidie à 47°C.
Faire ensuite des mouvements de va-et-vient en forme de « 8 », laisser solidifier sur paillasse
puis incuber avec couvercle en bas à 30°C pendant 72h.
Lecture
Principe
La recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux se font en milieu liquide sur
VBL (bouillon lactose bilié au vert brillant) muni d’une cloche de Durham et dénombrés par
la technique du NPP. Cette recherche fait appel à deux tests consécutifs à savoir :
Test de présomption : réservé à la recherche des coliformes totaux.
Test de confirmation : réservé à la recherche des coliformes fécaux à partir des tubes
du test de présomption.
Mode opératoire
Test de présomption
- Préparer les tubes contenant le milieu sélectif VBL avec la cloche de Durham, à raison
de trois tubes pour chaque dilution
- A partir des dilutions décimales allant de 10¯1 à 10¯3 porter aseptiquement 1ml dans
chacun des trois tubes correspondant à une dilution donnée.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
- Mélanger bien le milieu et l’inoculum puis chasser le gaz présent éventuellement dans
la cloche.
- L’incubation se fait à 37°C pendant 24 à 48h.
Lecture
Test de confirmation
Les tubes de VBL positifs feront l’objet d’un repiquage à la fois dans :
- Un tube de VBL muni d’une cloche
- Un tube contenant d’EPEI (eau peptonée exempte d’indole)
- Chasser le gaz présent dans les cloches de Durham et bien mélanger le milieu et
l’inoculum.
- L’incubation se fait à 44°C pendant 24h.
Lecture
Les résultats sont exprimés en germes par gramme ou ml de produit selon la table de Mac-
Grady (Annexe IV) ainsi que le nombre trouvé est multiplié par l’inverse de la première
dilution.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
Mode opératoire
Lecture
Le virage en noir indique la présence des Staphylococcus aureus, qui doit être confirmé par
un isolement sur milieu Chapman.
Lecture
Les colonies sont de tailles moyennes, lisses, légèrement bombées, brillantes à centre noir et
entourées d’un halo jaune due à la fermentation du mannitol.
Pour confirmer que ces colonies sont des Staphylococcus aureus, on procède aux tests
biochimiques suivants :
- Test de catalase : à l’aide de l’eau oxygénée
- Test de coagulase : à l’aide de plasma de lapin.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
Les salmonelles sont des entérobactéries qui se présentent sous forme de bacilles Gram¯, ne
fermentant pas le lactose mais fermentant le glucose avec production de gaz et de H2S.
Mode opératoire
La recherche des salmonelles s’effectue en 4 étapes successives :
Pré enrichissement
Introduire aseptiquement 25 g ou 25 ml de produit à analyser dans un flacon stérile
contenant 225 ml de EPT (Eau Peptonnée Tamponnée), bien homogénéiser et incuber à 37°C
pendant 16 à 20h.
Enrichissement primaire
Il consiste à porter aseptiquement 10 ml de pré-enrichissement et l’ensemencer dans 100 ml
de bouillon SFB (Bouillon Sélénite Cystéine) par flacon, bien homogénéiser et incuber à 37°C
pendant 18 à 24h.
Isolement et lecture
- Le tube de SFB positif fera l’objet d’un isolement sur gélose Hektoen.
- L’apparition de colonie grise-bleu à centre noir dans la boite de gélose Hektoen
indique la présence des salmonelles.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
Mode opératoire
- Porter les deux tubes à 80°C pendant 8 à 10 minutes et refroidir brutalement sous l’eau
de robinet.
- Ajouter environ 15 ml de gélose viande foie préalablement fondue et refroidie à 45°C,
additionnée d’une ampoule d’Alun de fer et d’une ampoule de sulfite de sodium.
- Laisser solidifier sur la paillasse et incuber à 37°C pendant 16, 24 puis 48h.
Lecture
Les tubes considérés positifs sont ceux qui contiennent des colonies noires de spores de
clostridium sulfito – réducteur qui sont dues à la réduction de sulfite en sulfure qui précipite
avec les ions de fer.
Les résultats sont exprimés en nombre de spores par ml ou g de produit à analyser.
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Matériel et méthodes
Partie pratique
6. 6. Levures et moisissures
Mode opératoire
- A partir des dilutions retenues, transférer 1 ml de l’échantillon dans une boite de Petri
puis couler dans chacune des boites environ 15 ml de gélose Sabouraud au
chloramphénicol, fondue et refroidie à 45°C.
- Mélanger soigneusement le milieu et l’inoculum et laisser solidifier sur paillasse.
- Retourner les boites de Petri puis les incuber à 22°C pendant 5 jours.
Lecture
Puisque le travail est fait avec des dilutions décimales, le nombre est multiplié par l’inverse de
la dilution correspondante. La moyenne arithmétique est calculée et le résultat final est
exprimé en ml ou en gramme de produit à analyser.
27
Matériel et méthodes
Partie pratique
L'hygiène corporelle observée par les employés est contrôlée en réalisant la méthode de
l’écouvillonnage.
Le personnel joue un rôle primordial dans la qualité microbiologique du produit fini (plat
cuisiné). La contamination peut être néfaste, et ceci de plusieurs façons :
- Par transfert des germes déjà présent, cette transmission peut se faire à cause de la propreté
insuffisante des mains et des vêtements du personnel et absence de protection des cheveux par
une charlotte.
Nous avons réalisé un contrôle des mains et des tabliers par la technique d’écouvillonnage, le
principe de cette technique consiste à permettre en particulier de dépister les nids microbiens
pouvant se développer dans les tabliers et sur les mains.
A l’aide d’un écouvillon de coton stérile et humide, nous avons raclé certaines portions du
tablier et des mains.
A 30°C pendant 72h, la lecture des résultats consiste à dénombrer les germes totaux
mésophiles.
A 44°C pendant 24 à 48h, la lecture des résultats consiste à dénombrer les coliformes fécaux.
A 37°C pendant 24 à 48h la lecture des résultats consiste à dénombrer les Staphylococcus
aureus.
28
Matériel et méthodes
Partie pratique
6. 8. Contrôle du matériel
A l’aide d’un écouvillon en coton stérile et humide, nous avons raclé certaines surfaces :
Celle d’une marmite et aussi celle d’un plateau en Inox. L’écouvillon est ensuite transféré
dans un tube à essai BGT
Les germes sont déposés à l’aide d’une agitation d’une quantité mesurée 1 ml de ce liquide
qui est ensemencé en T.G.E.A, V.R.B.L et Chapman pour l’incubation :
A 30°C pendant 72h, la lecture des résultats consiste à dénombrer les germes totaux
mésophiles.
A 44°C pendant 24 à 48h, la lecture des résultats consiste à dénombrer les coliformes fécaux.
A 37°C pendant 24 à 48h la lecture des résultats consiste à dénombrer les Staphylococcus
aureus.
29
Matériel et méthodes
Partie pratique
6. 9. Contrôle de l’environnement
Ce test consiste à effectuer un contrôle au niveau de la cuisine sachant bien que l’air véhicule
les micro-organismes fixés sur la poussière.
La technique qui a été effectuée consiste à déposer des boites du milieu gélosé (T.G.E.A,
V.R.B.L et Chapman), ouvertes aux endroits que l’on veut contrôler.
Dans ces boites on a coulé le milieu, correspondant à la catégorie du germe que l’on veut
piéger (germes totaux, coliformes et Staphylococcus aureus).
30
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
1. Résultats et interprétations
Pour l’interprétation des résultats des analyses microbiologiques, nous nous sommes basées
sur les critères définis par la réglementation et fixé par l’arrêté du 24 Janvier 1998 modifiant
et complétant l’arrêté du 23 Janvier 1994.
L’interprétation se fait donc selon le plan à deux classes qui n’acceptent aucune tolérance, il
correspond aux expressions :
L’échantillon est conforme lorsque les résultats sont inférieurs ou égaux aux normes établies :
produit propre à la consommation.
L’échantillon non-conforme, lorsque les résultats sont supérieurs aux normes établies :
produit impropre à la consommation.
31
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
Staphylococ
Salmonelles
Clostridium
moisissures
Coliformes
Coliformes
n générale
Conclusio
cus aureus
Levures et
réducteurs
Germes
Totaux
fécaux
sulfito
totaux
32
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
1. 1. 2. La salade
Staphylococcus Conclusion
Salmonelles
aureus générale
S1 Absence Absence C
S2 Absence Absence C
S3 Absence Absence C
S4 Absence Absence C
S5 Absence Absence C
S6 Absence Absence C
S7 Absence Absence C
S8 Absence Absence C
S9 Absence Absence C
S 10 Absence Absence C
S 11 Absence Absence C
S 12 Absence Absence C
S 13 Absence Absence C
S 14 Absence Absence C
S 15 Absence Absence C
S 16 Absence Absence C
S 17 Absence Absence C
S 18 Absence Absence C
S 19 Absence Absence C
S 20 Absence Absence C
Normes
JORA 102 Absence
33
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
Les résultats de l’analyse microbiologique des plats à base de viande sont résumés dans le
tableau V
Clostridium
Germes Coliformes Coliformes Staphylococcu Conclusion
Salmonelles sulfito
totaux Totaux fécaux s aureus générale
réducteurs
34
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
Nous résumons dans le tableau n° III, IV et V les résultats des analyses microbiologiques des
3 sortes de plats cuisinés exprimés en nombre de plats conformes et non-conformes effectuées
au sein du laboratoire d’hygiène de la wilaya de Blida.
Il ressort que : prés de 10 % des échantillons étudiés sont non conformes aux critères
microbiologiques réglementaires.
Pour la salade absence totale de germes pathogènes.
Les plats à base de viande 10% semblant de qualité non satisfaisante puis le petit déjeuner
avec 20% se révèle le plus contaminé.
35
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
25000
20000 Germes totaux
15000
10000
5000
0 Lait au café prélevés
LC 3
LC 4
LC 5
Normes
LC 1
LC 2
LC 6
LC 8
LC 9
LC 10
LC 11
LC 12
LC 13
LC 14
LC 15
LC 16
LC 17
LC 18
LC 19
LC 20
LC 7
On note que le lait utilisé est à l’origine une poudre de lait qui va subir une reconstitution
(poudre de lait + eau de robinet).
On constate d’après l’histogramme ci-dessus
ci dessus de la figure 1, une présence de germes aérobies
totaux en dessus de la norme exigée par la réglementation
réglementation pour les prélèvements : LC1, LC2,
LC7 et LC12. Cette charge microbienne
mi élevée constatée peut être due à un manque
d’hygiène (matériel mal lavé,
lavé lavettes sales),
), alors que pour le reste des prélèvements la
présence de ces germes reste toujours inferieur à la norme établie par le JORA N°35 daté du
d
27 Mai 1998 (voir Annexe V).
Selon Bourgeois (1998), la présence tolérée de germes aérobies totaux nous renseigne sur la
qualité globale du produit.
36
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
25
Coliformes totaux
20
Coliformes fécaux
15
10
5
0 Lait au café prélevés
Normes
LC 1
LC 2
LC 3
LC 4
LC 5
LC 6
LC 8
LC 9
LC 10
LC 11
LC 12
LC 13
LC 14
LC 15
LC 16
LC 17
LC 18
LC 19
LC 20
LC 7
D’après la figure 2, les prélèvements du lait au café : LC1, LC2,, LC12 et LC13 sont
contaminés uniquement par les coliformes totaux c’est-à-dire
c’est dire que leurs valeurs sont
supérieures à la norme et le prélèvement LC7 est contaminé à la fois par les coliformes totaux
et fécaux ce qui les rend non-conformes.
conformes.
Tandis que le reste des autres prélèvements, on constate une absence totale des coliformes,
donc sont conformes à la réglementation.
Selon Vignola et al., (2002), la présence d’un taux élevé de coliformes fécaux est un indice
de contamination fécale mais aussi d’un manque d’hygiène puisqu’
puisqu ils peuvent se retrouver
sur des surfaces mal lavées.
37
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
C) Staphylocoques aureus,
aureus, Clostridium sulfito réducteur et Salmonelles
Normes
LC 1
LC 2
LC 3
LC 4
LC 5
LC 6
LC 7
LC 8
LC 9
LC 10
LC 11
LC 12
LC 13
LC 14
LC 15
LC 16
LC 17
LC 18
LC 19
LC 20
prélevés
Selon Leyral et Vierling (2007), la présence des germes pathogènes causerait des nocivités
au consommateur car leur ingestion provoque des toxi-infections
infections alimentaires.
alimentaires
38
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
D) Levures et moisissures
1
0,8 Levures et moisissures
0,6
0,4
0,2
0 Lait au café prélevés
Normes
Pd 1
Pd 2
Pd 3
Pd 4
Pd 5
Pd 6
Pd 8
Pd 9
Pd 10
Pd 11
Pd 12
Pd 13
Pd 14
Pd 15
Pd 16
Pd 17
Pd 18
Pd 19
Pd 20
Pd 7
L’absence des levures et moisissures nous renseigne sur les conditions d’hygiène des
locaux, du matériel et de la qualité des produits utilisés lors de la préparation du lait et du café
et indique le bon conditionnement et les bonnes conditions de stockage dans des chambres
froides à température
ure adéquate.
39
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
100
Staphylocoques aureus
80
60 Salmonelles
40
20
0 Salades prélevées
Normes
S1
S2
S3
S4
S5
S6
S8
S9
S 10
S 11
S 12
S 13
S 14
S 15
S 16
S 17
S 18
S 19
S 20
S7
Selon la figure 5,, on remarque une bonne qualité microbiologique de la salade sur les 20
échantillons prélevés destiné
nés aux malades.. Ceci est constaté par l’absence des germes
pathogènes notamment Staphylococcus aureus et Salmonelles.
Les bâtonnets sont au niveau de la valeur de zéro et donc inferieur à la norme, ce qui confère
aux salades leur conformité sanitaire
sanitair par rapport aux germes pathogènes.
Les salades composées de légumes crus plus une vinaigrette à base d’huile, de ce fait, le délai
entre la préparation et la consommation doit être plus court possible. On ne doit pas conserver
les excédents (Brunet-Loiseau,
au, 2005).
40
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
400000
350000
300000
250000 Germes totaux
200000
150000
100000
50000
0 Plats à base de
viande prélevés
Normes
PV 1
PV 2
PV 3
PV 4
PV 5
PV 6
PV 8
PV 9
PV 10
PV 11
PV 12
PV 13
PV 14
PV 15
PV 16
PV 17
PV 18
PV 19
PV 20
PV 7
Figure 6 : Histogramme présentant les microorganismes aérobies à 30°C par les plats à
base de viande.
La figure 6, ci-dessus,
dessus, concernant les germes aérobies à 30 °C, fait apparaitre le degré de
contamination des plats à base de viande.
Il démontre que deux plats (PV 3 et PV 10) ne sont pas conformes, c’est-
c’est-à-dire contenant un
taux de microorganismes aérobies à 30 °C supérieurs à la valeur préconisée par la
réglementation. Alors que le reste des plats on constate une présence de microorganismes
microorg
aérobies qui reste toujours inferieure aux normes exigées par le JORA N°35 daté du
d 27 Mai
1998.
41
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
La présence des germes totaux dans les repas même à un taux aussi faible serait témoin du
non respect total des bonnes pratiques de fabrication (rupture de la chaîne du froid, retard
accusé lors de l'élaboration des produits).
produits
1400
1200 Coliformes totaux
1000
800 Coliformes fécaux
600
400
200
0 Plat à base de
viande prélevés
Normes
PV 1
PV 2
PV 3
PV 4
PV 5
PV 6
PV 8
PV 9
PV 10
PV 11
PV 12
PV 13
PV 14
PV 15
PV 16
PV 17
PV 18
PV 19
PV 20
PV 7
Figure 7 : Histogramme présentant le taux de coliformes totaux et fécaux par les plats à
base de viande
Les coliformes,, présents dans nos plats, sont des bactéries très répandues dans
l’environnement (non propre).. Leur présence en quantité élevée révèle une mauvaise hygiène
générale (mauvais entretien des surfaces de travail, matériels et non respect des règles
d’hygiène lors de la manipulation).
Les végétaux crus mal ou non lavés représentent une source de contamination importante
selon (Merouz et Tondusson, 1997).
1997)
42
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
Normes
PV 1
PV 2
PV 3
PV 4
PV 5
PV 6
PV 8
PV 9
PV 10
PV 11
PV 12
PV 13
PV 14
PV 15
PV 16
PV 17
PV 18
PV 19
PV 20
PV 7
Il ressort de l’histogramme illustré dans la figure 8 une absence totale des germes
pathogènes en l’occurrence : Staphylococcus aureus, Salmonelles et Clostridium sulfito
réducteur dans les plats à base de viande cela est due à la bonne cuisson des plats à une
température soit suffisamment élevée jusqu’au cœur de l’aliment.
l’aliment
Une absence totale des germes pathogènes est due à l’efficacité des traitements thermiques
appliqués selon Veisseyre (1979).
1979).
L'absence des ASR dans les repas chauds peut être liée d'une part au bon lavage des denrées
d'autre part à une cuisson suffisante des denrées.
On note donc pour ces trois germes que la conformité des plats est établie.
43
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
1. 3. 1. Contrôle de personnel
Les contrôles sur l’habillement (tablier) de certains cuisiniers et les résultats obtenus sont
présents dans le tableau suivant :
Personnel N°
01 02 03
Germes recherchés
Germes totaux 03 28 36
Comme dans tout les cas, le personnel exerçant dans un établissement ou dans une cuisine, le
réflexe d’un lavage approprié des tenues de travail reste à la conscience et l’éducation prise au
cour de leur embauche, car suivant les résultats apportées dans le tableau VI , qui démontre
l’apparition de quelques germes totaux du suite au négligence en matière d’hygiène et
propreté vestimentaire, avec une présence de coliformes pour le 3ème cuisinier cause principale
d’une contamination fécale provoquée par l’aller répété des cuisiniers aux toilettes sans se
désinfectés les mains qui sont continuellement essuyées dans les tenues de travail et selon
Richard et al (2005), la tenue vestimentaire peut jouer un rôle majeur de relais dans les
phénomènes de contamination des aliments. La tenue vestimentaire peut, si elle n’est pas
propre, être une source de contamination pour les mains qui y sont essuyées.
44
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
Personnel N°
01 02 03
Germes recherchés
Germes totaux 10 22 41
Les mains sont les contaminants principaux de toute la chaine alimentaire en partant de la
matière première allant jusqu’au produit fini, d’où nous constatons ci-dessus dans le tableau
VII une présence des germes totaux et coliformes surtout pour le 3ème cuisinier qui est du à
l’insuffisance de propreté des mains de ce dernier et l’essuyage répétée de ses mains souillées
sur la blouse qui favorise la contamination rapide et continue par les microorganismes. Selon
Labadie (2000), les anomalies constatées peuvent s’expliquer par l’insuffisance de
l’application des règles de bonnes pratiques d’hygiène (BPH) lors du traitement et de la
manipulation des denrées alimentaires.
45
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
1. 3. 2. Contrôle du matériel
Ce contrôle a été effectué sur :
- Une marmite ;
- Un plateau en Inox ;
- Une Paillasse.
Matériel
Marmite Plateau en inox Paillasse
Germes recherchés
Germes totaux 10 06 39
Suite aux résultats mentionnés dans le tableau VIII, on note une présence de germes totaux en
quantité faible démontre la négligence de certaines règles d’hygiène par le personnel, alors
qu’on constate une absence totale des coliformes et Staphylococcus aureus ceci est un bon
indice sur le respect des règles de nettoyage, désinfection et d’entretien du matériel et la
paillasse. Le matériel doit mériter plus d’attention vu son utilité et le nombre de personne qui
les utilisent.
Selon Roudaut et Lefrancq (2005), afin de limiter tout risque de contamination les locaux
dans lesquels circulent les denrées alimentaires ainsi que l’ensemble de leur équipement en
matériels doivent être maintenus propres et en bon état d’entretien permanent ainsi qu’il est
interdit d’utiliser le matériel à d’autres fins.
Un plan de nettoyage et de désinfection du matériel doit être défini par écrit de façon claire et
précise, conformément aux dispositions.
46
Résultats et discussion
[Sélectionnez la date]
Air de la cuisine
Germes recherchés
Germes totaux 09
Coliformes Absence
Staphylococcus aureus Absence
On remarque dans les résultats du tableau IX, une présence faible de germes totaux dans la
cuisine qui peut être favorisé par une aération insuffisante.
Selon Leyral et Vierling (2007), l’air ne contient pas d’éléments nutritifs. Les bactéries qui y
sont présentes ne peuvent donc s’y multiplier et s’y installer durablement. Elles sont en
transit. La composition de la flore de l’air d’une salle dépend essentiellement de l’activité qui
y est exercée.
47
Conclusion
L'alimentation est une donnée quotidienne à l'hôpital. Elle touche l'ensemble des usagers du
secteur qui, pour une grande majorité d'entre eux, conçoivent l'alimentation comme un
élément important des actes de vie.
A l’issu des différentes observations au niveau de la cuisine de l’hôpital et suite aux résultats
analytiques obtenus lors du contrôle microbiologique des différents plats cuisinés servis aux
malades de l’hôpital il ressort que :
• Sur 20 échantillons de plats à base de viande ont révélé un non conformité, sur deux
(02) plats, parmi la totalité des plats contrôlés,
• Sur 20 échantillons de lait au café ont révélé un non conformité, sur quatre (04)
échantillons.
• Sur 20 échantillons de salade aucune défaillance n’a été révélée.
L’étude a révélé que la mise en place d’un système préventif des dangers, comme le cas pour
le système international HACCP, permet une bonne application de procédures et
d’instructions adéquates et efficaces de nettoyage et de désinfection des locaux, d’un
programme adéquat de formation des ouvrières et l’affichage de fiches d’instruction en
relation avec les bonnes pratiques d’hygiène.
Cette étude qui porte sur un total de 60 échantillons a donné les résultats suivants :
Pour le lait au café 20 pour cent d’échantillons étudiés sont non-conformes et 10 pour cent
pour les plats à base de viande. Alors que la salade aucune non-conformité n’a été observé.
Les anaérobies sulfito-réducteurs et les salmonelles sont absents dans les échantillons.
Ces résultats montrent qu'un effort important a été fait dans le souci d'améliorer la qualité
hygiénique des aliments vendus sur la voie publique. Toutefois il faudrait une continuité, et
une pérennisation de l'application des règles hygiéniques par tous les acteurs impliqués
(vendeurs, consommateurs, inspecteurs alimentaires).
- Les serveuses : chargées de servir les plats aux malades de chaque service.
• Stomacher
• Balance
• Bain marie
• Etuve à 30°C, 37°C et 44°C
• Autoclave
• Bec benzen
• Pipettes graduées
• Pipettes pasteur stériles
• Anse de platine
• Boite de pétri en plastique
• Tube à essai
• Becher
• Portoir
• Ecouvillon
Annexe III
Table de MAC-GRADY
Nombre caractéristique Nombre de micro-organismes
000 0.0
001 0.3
010 0.3
011 0.6
020 0.6
100 0.4
101 0.7
102 1.1
110 0.7
111 1.1
120 1.1
121 1.5
130 1.6
200 0.9
201 1.4
202 2.0
210 1.5
211 2.0
212 3.0
220 2.0
221 3.0
222 3.5
223 4.0
230 3.0
231 3.5
232 4.0
300 2.5
301 4.0
302 6.5
310 4.5
311 7.5
312 11.5
313 16.0
320 9.5
321 15.0
322 20.0
323 30.0
330 25.0
331 45.0
332 110.0
333 140.0
ANNEXE V
Références bibliographiques
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Bonnes Pratiques de Fabrication et les Bonnes Pratiques d’Hygiène pour les PME, Un manuel
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Comité Européen de Normalisation. P 30.
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