TD2
TD2
Analyse II
Feuille de TD 2
Correction de l’exercice 1.
1 sinh x sinh x u′
= = = .
sinh x sinh2 x cosh2 x − 1 u2 − 1
5
Pour x := ln(2) et x := ln(3), on trouve respectivement u := 4 et u := 35 . En écrivant
1
u2 −1
= 21 u−1
1 1
− u+1 , on obtient :
ln(3) 5 5
u−1 3
Z Z
1 3 du 1 3
I2 = dx = 2
= ln = ln .
ln(2) sinh x 5 u −1 2 u+1 5 2
4 4
3. On pose t = ex et on écrit
1 ex t′
x
=1− x
=1− .
1+e 1+e 1+t
4. 1
x8 15x7 19x6 108x5 69x4 425x2
15803
I4 = − + − + + 60x3 − + 375x =
4 7 2 5 4 2 0 70
1. h(x) = arctan(x) et a = 1.
Correction de l’exercice 2.
Z x
G(x) = tan3 y dy.
0
3. La primitive de f sur l’intervalle ]−∞, 3[ qui s’annule en 0 est la fonction F sur ]−∞, 3[
définie par Z x
F (x) = f (y) dy.
0
Correction de l’exercice 3.
1. Calcule de l1 :
C’est une somme de Riemann régulière à droite sur le segment [0, 1] relative à la fonction
√
définie par f (x) = x, et sa limite est donc :
√ √ √ Z 1 √ 1
1 + 2 + ··· + n 2 2
l2 = lim √ = f (x)dx = x3 =
n→+∞ n n 0 3 0 3
Calcule de l2 :
Il faut remarquer que
1
(n!) n 1 (n!)
l2 = lim = exp lim ln .
n→+∞ n n→+∞ n nn
De plus,
n
1 (n!) 1 1 2
S = lim ln = lim ln + ln + ... + ln .
n→+∞ n nn n→+∞ n n n n
C’est une somme de Riemann régulière à droite sur le segment [0, 1] relative à la fonction
définie par f (x) = ln(x), et sa limite est donc :
Z 1 Z 1
S= ln(x) dx = lim ln(x) dx = lim [xln(x) − x]1a = −1.
0 a→0+ a a→0+
Donc
l2 = e−1 .
Correction de l’exercice 4.
La fonction f est continue sur R , alors f admet une primitive φ dérivable sur R.
Soit x ∈ R. On a:
Z 1+x
1 1
f (1)dt = [φ(t)]1+x
1−x
x 1−x x
φ(1 + x) − φ(1 − x)
=
x
φ(1 + x) − φ(1) φ(1) − φ(1 − x)
= +
x x
Correction de l’exercice 5.
1. La fonction x 7→ xe−x est continue sur [0, +∞[. On a un seul problème en +∞.
Soit b > 0, et on pose f (x) = x et g ′ (x) = e−x , d’où f ′ (x) = 1 et par exemple g(x) = −e−x .
Par suite :
Z b Z b
−x −x b
e−x dx = −(b + 1)e−b + 1 → 1
xe dx = −xe 0
+
0 0 b→+∞
R +∞ R +∞
Alors 0 xe−x dx converge et 0 xe−x dx = 1.
2. Remarque : une fonction f faisant intervenir seulement cos x, sin x et tan x, on peut se
limiter à des fonctions où x n’apparait que par l’intermédiaire de cosinus et de sinus. Une
bonne méthode est d’essayer d’abord l’un des trois changements de variables t := cos x,
t := sin x, t := tan x. Si cela ne fonctionne pas, on peut alors utiliser le changement de
variable t := tan(x/2). Ce changement de variable convient toujours, mais donne des
calculs plus compliqués que les trois précédents.
Utilisation de tan(x/2) :
En travaillant sur un intervalle de la forme ] − π + 2kπ, π + 2kπ [, on peut exprimer sin x,
cos x, tan x et dx en fonction de t := tan(x/2) et dt :
1 − t2 2t 2t 2 dt
cos x = , sin x = , tan x = , dx = .
1 + t2 1 + t2 1 − t2 1 + t2
Calcul de I2 :
1
La fonction x 7→ 2+sin(x) est continue sur R et périodique de période 2π, donc l’intégrale
I2 existe et de plus on a :
Z 2π Z π
dx dx
=
0 2 + sin(x) −π 2 + sin(x)
D’autre part,
2t + 1 0
Z 0 Z 0
4 dt 4 dt 2 4π
2 = lim 2 = lim √ arctan √ = √ ,
−∞ 3 2t+1 3 2t+1
√ +1
b→−∞ b
√ +1
b→−∞ 3 3 b 3 3
3 3
et
+∞ b
2t + 1 b
Z Z
4 dt 4 dt 2 2π
2 = lim 2 = lim √ arctan √ = √ .
3 2t+1 3 2t+1
0 √ +1
b→+∞ 0
√ +1
b→+∞ 3 3 0 3 3
3 3
Donc,
Z +∞ Z 0 Z +∞
4 dt 4 dt 4 dt 4π 2π 2π
I2 = 2 = 2 + 2 = √ + √ =√
3 2t+1 3 2t+1 3 2t+1
−∞ √ +1 −∞ √ +1 0 √ +1 3 3 3 3 3
3 3 3
Correction de l’exercice 6.
sin(t)
1. La fonction t 7→ √
t t
est continue sur ]0, +∞[. On a un problème en +∞ et un problème
en 0.
Au voisinage de +∞ :
On a :
sin t 1
0⩽ √ ⩽ √ .
t t t t
R +∞ dt
Puisque l’intégrale 1 √ converge (Intégrale de Riemann avec α = 3 > 1), donc
t t 2
R +∞ sin t R +∞ sin t
l’intégrale 1 √ dt converge. D’où la convergence de l’intégrale
t t 1
√ dt.
t t
sin
√t
t t
−→
1 t→0 1
√ +
t
Càd :
sin t 1
f (t) = √ ∼ √ .
t t t
1
R 1 dt
Puisque les fonctions f et t 7→ sont positives au voisinage de 0+ et l’intégrale 0 √
√
t t
R1
converge (Intégrale de Riemann avec α = 1/2 < 1), donc l’intégrale 0 f (t)dt converge.
Conclusion : I1 converge.
ln(t)
3. La fonction t 7→ t est continue sur [1, +∞[. On a un seul problème en +∞.
Soit b > 1, et on a
Z b
ln(t) b
dt = ln2 (t)/2 1 = ln2 (b)/2 −→ +∞.
1 t b→+∞
R +∞ ln(t)
Conclusion : I3 = 1 t diverge.
1 1
4. La fonction t 7→ t ln 1 + t est continue sur ]0, +∞[. On a un problème en +∞ et un
problème en 0.
Au voisinage de 0+ :
1 1
f (t) = ln 1 + → +∞
t t t→0+
1
t −→ 0
1 1
t ln 1 + t
t→0+
Càd :
1 1 1
=o ln 1 +
t t t
sin3 t
5. La fonction t 7→ t2
est continue sur ]0, +∞[. On a un problème en +∞ et un problème
en 0.
Au voisinage de +∞ :
On a :
sin3 t 1
0⩽ 2
⩽ 2.
t t
R +∞ dt
Puisque l’intégrale 1 t2
converge (Intégrale de Riemann avec α = 2 > 1), donc l’intégrale
R +∞ sin3 t R +∞ sin3 t
1 t2
dt converge. D’où la convergence de l’intégrale 1 t2
dt.
Au voisinage de 0+ :
sin3 t
t2
−→ 1
t t→0+
Càd :
sin3 t
f (t) = ∼ t.
t2
R1
Puisque les fonctions f et t 7→ t sont positives au voisinage de 0+ et l’intégrale 0 tdt
R1
converge, donc l’intégrale 0 f (t)dt converge.
Conclusion : I5 converge.
Arctan(t)
6. La fonction t 7→ 1+t est continue sur [0, +∞[. On a un seul problème en +∞.
Au voisinage de +∞ :
On a :
Arctan(t)
1+t
π −→ 1
t→+∞
2t
Càd :
Arctan(t) π
f (t) = ∼ .
1+t 2t
π
R +∞ π
Puisque les fonctions f et t 7→ 2t sont positives au voisinage de +∞ et l’intégrale 1 2t dt
R +∞
diverge (Intégrale de Riemann avec α = 1), donc l’intégrale 1 f (t)dt diverge.
1
7. La fonction t 7→ arctan t est continue sur ]0, +∞[. On a un problème en +∞ et un
problème en 0.
Au voisinage de +∞ :
Soit b > 1, on utilise l’égalité
1 π
arctan t + arctan = , ∀t > 0,
t 2
et on trouve :
Donc
Z b
1 π 1 π ln 2
arctan dt = b − arctan (b) + ln b2 + 1 − − −→ +∞.
1 t 2 2 4 2 b→+∞
Rb 1
Alors 1 arctan t dt diverge.
Conclusion : I7 diverge.
cos(t)
8. La fonction t 7→ √
t
est continue sur [1, +∞[. On a un seul problème en +∞.
Au voisinage de +∞ :
On effectue une intégration par parties, pour tout b > 1 :
b
sin(t) b
Z Z b
cos(t) sin(t)
I8 = √ dt = √ − √ dt
1 t t 1 1 2t t
sin
√t ⩽ 1√
Notons que le crochet a une limite finie quand b → +∞. De plus : 0 ⩽ 2t t 2t t
R +∞ dt 3
Puisque l’intégrale 1 √ converge (Intégrale de Riemann avec α =
t t 2 > 1), donc
R +∞ sin t R +∞ sin t
l’intégrale 1 √ dt converge. D’où la convergence de l’intégrale
2t t 1
√ dt.
2t t
Conclusion : I8 converge.
9. La fonction t 7→ cos(t2 ) est continue sur [1, +∞[. On a un seul problème en +∞.
Soit le changement de variable t2 = x.
R +∞ R +∞ cos(x)dx
Donc 1 cos t2 dt est de même mature que : 1
√
2 x
. Cette dernière est conver-
R +∞
gente d’après I8 , alors 1 cos t2 dt converge.
10. La fonction t 7→ √1 est continue sur [1, +∞[. On a un seul problème en +∞.
t 4 t2 +1
Au voisinage de +∞ :
On a :
1 1 1
f (t) = √
4 2
∼ 2/4
= 3/2 .
t t +1 t×t t
1
Puisque les fonctions f et t 7→ t3/2 sont positives au voisinage de +∞ et l’intégrale
R +∞ 1 R +∞
1 t3/2
dt converge (Intégrale de Riemann avec α = 3/2 > 1), donc l’intégrale 1 f (t)dt
converge.
1 1
f (x) = √ ∼√ p
x3 2
x −1 2 (x − 1)
Puisque les fonctions f et x 7→ √ √1 sont positives au voisinage de de 1 à droite
2 (x−1)
R 2 dx
et l’intégrale 1 √2√x−1 converge (Intégrale de Riemann avec α = 1/2), doncl’intégrale
R2
1 f (x)dx converge.
D’où la convergence de I11 .
t4 +1
12. La fonction t 7→ t3 (t+1)(t2 +1)
est continue sur [1, +∞[. On a un seul problème en +∞.
Au voisinage de +∞ :
On a :
t4 + 1 t4 1
f (t) = 3 2
∼ 6
= 2.
t (t + 1) (t + 1) t t
R +∞ 1
Puisque les fonctions f et t 7→ t12 sont positives au voisinage de +∞ et l’intégrale 1 t2
dt
R +∞
converge (Intégrale de Riemann avec α = 2 > 1), donc l’intégrale 1 f (t)dt converge.