Ppulation Genetic
Ppulation Genetic
Permanent Lecturer: Dr. Douksouna Youmma, Ph.D. Molecular Biology and Biotechnology
Génétique des populations | Licence 3 en Sciences Biologiques
Plan :
Chapitre I : bases fondamentales de la génétique des populations
Principales notions de la génétique des populations
Structure génétique d’une population
Chapitre II : Modèle de Hardy-Weinberg
• Introduction
• Etablissement du modèle de Hardy-Weinberg par le schéma de
l’urne gamétique
• Application de la loi de Hardy-Weinberg
• Conformité au modèle de Hardy-Weinberg : Test d’équilibre
Chapitre III : Influence des pressions évolutives
Mutation
Migration
Sélection
Dérive Génétique
Chapitre IV : Systèmes de croisements non panmictiques ; Consanguinité
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Isolat : est une espèce ou une population complètement isolée génétiquement du reste du monde.
Race : Subdivision de l’espèce. Ensemble d’individus ayant des caractères génotypiques et
phénotypiques communs les distinguant d’une autre race. Utilise de préférence à variété pour les
animaux. Les croisements interraciaux sont fertiles.
Consanguinité : Résultat du croisement entre individus apparentés, qui favorise l’homozygotie.
Génome : Ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une espèce (séquences codantes et
non-codantes).
Gène : Unité d'hérédité contrôlant la manifestation et la transmission d’un caractère héréditaire,
portée par une séquence de nucléotides.
Locus son pluriel est « Loci » : Emplacement précis et invariant d'un gène sur un chromosome.
C’est un peu comme l’adresse d’un gène pour pouvoir le retrouver facilement.
Allèles : Différentes formes que peut prendre un même gène. Ils occupent la même position (locus)
sur les chromosomes homologues.
Exemple : le gène du groupe sanguin (chromosome 9)
Il existe 3 versions de gène : l’allèle A, B et O
A et B sont dominants sur O ; A et B sont codominants et O est récessif ce qui donne :
AA, AB, AO, BB, BO ou OO comme génotype avec
Le génotype AA qui donnera le phénotype [A]
Le génotype BB qui donnera le phénotype [B]
Le génotype AB qui donnera le phénotype [AB]
Le génotype AO qui donnera le phénotype[A]
Le génotype BO qui donnera le phénotype [B]
Le génotype OO qui donnera le phénotype [O]
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Allèle dominant : dans une paire d’allèle, l’allèle dominant est celui qui domine par rapport à
l’allèle récessif pour déterminer les caractéristiques finales d’un individu.
Allèle récessif : dans une paire d’allèle, l’allèle récessif est celui qui est plus faible par rapport à
l’allèle dominant pour déterminer les caractéristiques finales d’un individu.
Allèles codominants : parfois, les deux allèles sont de forces égales. Les caractéristiques finales
de l’individu seront le reflet de ces deux allèles.
Génotype : le génotype est la combinaison d’allèle inscrite sur les chromosomes homologues d’un
individu par rapport à un ou plusieurs gènes.
Homozygote : Individu d’une lignée pure qui porte en double exemplaire la même forme allélique
d’un gène correspondant à un caractère héréditaire.
Hétérozygote : Individu hybride qui porte deux formes alléliques différentes d’un gène
correspondant à un caractère héréditaire.
Phénotype : est la caractéristique finale des caractères observables chez un individu, résultant de
l'interaction entre son génotype et les effets de son environnement.
Pool génétique : Ensemble des allèles d’un ou plusieurs gènes possédés par les individus d’une
population. Pour décrire le pool génétique d’une population, on doit calculer les fréquences
alléliques et génotypiques.
2. Structure génétique d’une population
La structure (composition génétique) d’une population est l’estimation de la Fréquence.
Pour définir la composition génétique d'une population plusieurs paramètres sont étudiés : les
phénotypes, les génotypes et les allèles.
2 1
Génotypes différents : Fréquences des différents génotypes :
4 3
Allèles différents : diversité Fréquences des différents allèles :
Figure 1. Niveaux hiérarchiques de la diversité génétique et variables d’états associés (Serre J.L,
2006).
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Exemple,
On prend deux plantes de la même espèce qui ont des fleurs de couleur différentes blanc AA et
rouge BB âpres le croisement on obtient trois phénotypes possibles A, AB et B qui sont
correspondent aux génotypes AA, AB et BB, respectivement.
Ainsi, chaque phénotype est associé uniquement à un seul génotype et réciproquement. Les
fréquences génotypiques sont donc égales aux fréquences phénotypiques.
Si on considère que N1, N2 et N3 sont les effectifs respectifs des phénotypes A, AB et B ; et que Nt
est l’effectif total de l’échantillon étudié avec Nt = N1 + N2 + N3 ; Les fréquences génotypiques
sont définies par les rapports suivants :
Fréquence du génotype AA= f (AA) = N1 / Nt
Fréquence du génotype AB= f (AB) = N2 / Nt
Fréquence du génotype BB= f (BB) = N3 / Nt
Avec : f (AA) + f (AB) + f (BB) = 1
Deux méthodes de calcul des fréquences alléliques sont possibles :
un simple comptage des allèles
Méthodes des comptages
une formule probabiliste.
Méthode probabiliste
La méthode de comptage :
La fréquence d’un allèle correspond au rapport du nombre de cet allèle au nombre total d’allèles
occupants un locus donné, soit 2N pour un échantillon de N individus diploïdes.
* Dans le cas de couleur des fleurs
N1 : Nombre d’individu de phénotype A porteurs de deux allèles A.
N2 : Nombre d’individu de phénotype AB porteurs d’un allèle A et d’un allèle B.
N3 : Nombre d’individu de phénotype B porteurs de deux allèles B
Donc :
Le nombre de l’allèle A dans la population est de 2N1 + N2
Le nombre de l’allèle B dans la population est de 2N3 + N2
Les fréquences des allèles A et B sont par conséquent les suivantes :
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Dans ce cas, seules les fréquences phénotypiques peuvent être estimées ainsi que les fréquences
du génotype hétérozygote AB (codominance) et du génotype homozygote récessif OO.
En effet, il est impossible d’en déduire les fréquences génotypiques pour les phénotypes
dominants présentant plusieurs possibilités génotypiques (AA et AO pour le groupe sanguin A ;
BB et BO pour le groupe sanguin B).
Les fréquences des allèles A et B ne peuvent également pas être calculées.
La connaissance des fréquences génotypiques et alléliques nécessite une information
supplémentaire. Cette information peut provenir :
- soit d'une expérimentation permettant de distinguer les homozygotes des hétérozygotes,
- soit de la connaissance de l’ascendance ou de la descendance des individus étudiés.
2.2.2. Cas de gènes liés au sexe gonosome
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Lorsqu'un gène est situé sur un hétérochromosome (Chromosome qui détermine le sexe, différent
de son homologue de l'autre sexe).
le sexe homogamétique possède deux locus, cas des espèces dont les femelles sont XX
le sexe hétérogamétique un seul, cas des espèces dont les mâles sont XY.
Les fréquences alléliques peuvent être alors calculées indépendamment dans chacun des deux
sexes.
a) Cas de codominance
Prenons l’exemple de la drosophile où le gène déterminant la forme de l’oeil est situé sur le
chromosome X.
Ce gène possède deux allèles codominants, un allèle O donnant à l'oeil une forme ovoïde et un
allèle B donnant à l'oeil une forme de barre. Chez les individus hétérozygotes les yeux sont
réniformes (OB). Dans ce système, on distingue cinq génotypes :
On observe N ♂ mâles parmi lesquels NO ont des yeux ovoïdes et NB ont des yeux barres.
Parmi les N ♀ femelles, N1 ont des yeux ovoïdes, N2 ont des yeux réniformes et N3 ont des yeux
barres.
En considérant chaque groupe sexuel comme un échantillon indépendant, on peut estimer les
fréquences des allèles O et B pour chacun des deux sexes et pour l'ensemble de la population en
utilisant les rapports suivants :
Chez les mâles fréquences alléliques
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Remarque
Dans le cas de dominance et de récessivité, les fréquences alléliques pourront être estimées
seulement chez les mâles, des informations supplémentaires sont nécessaires pour les calculer chez
les femelles.
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En effet, un individu étranger a peu de chance de présenter la même composition génétique p², 2pq
et q² que les individus de la population étudiée.
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Le tirage de deux gamètes aboutis alors et seulement alors à la formation d’un génotype :
AA avec probabilité p²
BB avec probabilité q²
En fait nous intéresserons aux fréquences des génotypes des descendants. On sait que la
fréquence d’un évènement est égale à sa probabilité si le nombre de tirages est très grand
(loi des grands nombres).
Exemple la fréquence des « piles » peut être égale à 0,7 sur dix tirages mais ne peut, sur
100 000 tirages, s’écarter notablement de sa probabilité égale à 0,5.
Afin de pouvoir considérer que les fréquences des génotypes obtenus sont égales à leurs
probabilités respectives, nous considérerons que la population est de taille infinie
(concrètement suffisamment grande pour y appliquer la loi des grands nombres aux
évènements étudiés).
Absence de mutations
Les individus formant les couples produisent des gamètes, la fréquence des gènes présents
dans ces gamètes n’est pas modifiée par des mutations. Ainsi, un individu AB produira
toujours 50 % de gamètes A et 50 % de gamètes B.
Il suppose aussi que les homozygotes AA et BB n’y déposent que des gamètes A et B
respectivement
Absence de chevauchement
Aucun croisement entre individus de générations différentes.
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Dans une population théorique idéale, la fréquence des gènes correspond à la fréquence des
gamètes et la structure génotypique de la nouvelle génération est donc :
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a- Codominance: A = B
Les fréquence phénotypiques égales les fréquences génotypiques avec un Equilibre de Hardy-
Weinberg de p2 + 2pq + q2 = (p + q)2 = 1
Dans les cas de dominance (contrairement à un système codominant) pas possible de calculer les
fréquences alléliques à partir des fréquences phénotypiques (proportions respectives des génotypes
AA et Aa ne sont pas connues.) Sous l’hypothèse du modèle de Hardy-Weinberg on peut obtenir
une estimation de ces fréquences à partir de la fréquence du phénotype homozygote récessif qui
est égale à q².
C’est alors que le modèle de Hardy-Weinberg présente la grande utilité de fournir le moyen
indirect d’une telle estimation.
Les fréquences génotypiques sont déterminées par les fréquences alléliques. En effet, on a :
fq[B] = q2 d’où q = √(fq[B]) =√ (N2 / Nt)
On en tire évidemment p à partir de la formule p + q = 1.
Connaissant p et q, on peut en déduire, par le calcul, les valeurs des fréquences génotypiques.
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fq génotypiques fq(AA) = p2
fq(AB) = 2pq
fq(BB) = q2
3.2. Gènes liés au sexe gonosomique
Dans le cas des espèces dont les femelles sont XX et les mâles sont XY, prenant l’exemple d’un
gène porté par X et présentant deux allèles A et B de fréquences respectives p et q. Supposons que
les fréquences des deux allèles sont les mêmes chez les deux sexes.
La loi de Hardy-Weinberg s'applique uniquement au sexe homogamétique (XX) :
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Ces fréquences sont celles de l'état d'équilibre, elles ne changent pas au cours des générations.
Par ailleurs, les fréquences alléliques peuvent être calculées selon la méthode de comptage
(effectifs) ou la méthode probabiliste (fréquence génotypique).
2-Dominance partielle : A = B > C (groupes sanguins A=B > O)
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L’allèle C ne peut s’exprimer qu’en absence des deux autres allèles, au niveau du génotype
homozygote CC.
On sait que : fq[C] = r2 Donc fq(C) = r = √ fq[C]
Par ailleurs : fq[A] + fq[C] = p2 + 2pr + r2 = (p + r)2
Donc : p + r = √ (fq[A] + fq[C])
d’où fq(A) = p = √ (fq[A] + fq[C]) –r
Connaissant p et r, on peut en déduire la valeur de q à partir de la formule p + q + r = 1 donc :
fq(B) = q = 1 – (p + r).
3-Dominance totale : A > B > C
L’allèle C ne peut s’exprimer qu’en absence des deux autres allèles, au niveau du génotype
homozygote CC.
On sait que : fq[C] = r2 donc fq(C) = r = √ fq[C]
Par ailleurs : fq[B] + fq[C] = q2 + 2qr + r2 = (q + r)2 Donc : q + r = √ fq[B] + fq[C]
d’où fq(B) = q = √ (fq[B] + fq[C] ) –r
Connaissant q et r, on peut en déduire la valeur de p à partir de la formule p + q + r = 1 donc :
fq(A) = p = 1 – (q + r).
4. Conformité au modèle de Hardy-Weinberg : Test d’équilibre
La loi de H-W ne s'applique en théorie qu'à des populations d'effectif infini, et suppose remplies
toute une série de conditions qui ne sont jamais respectées dans la nature (absence de mutation,
migration, sélection). Une question centrale est de savoir si la loi de Hardy-Weinberg établie pour
une population idéale s'applique également aux populations naturelles.
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Mutation
Migration
Sélection
Dérive Génétique
L'étude de l'effet de ces différents facteurs (mutations, migrations, sélections) sur la variation des
fréquences alléliques et la recherche de cet équilibre se fait généralement de la façon suivante :
2-la recherche d'un équilibre, c'est à dire les conditions qui permettent d'annuler Δq ou Δp:
Pour l'allèle A Δp = 0
pour l'allèle a Δq = 0
1-Mutation
La mutation est le changement spontané de l’information génétique codée par l’ADN. La
mutation est la source fondamentale de nouvelle variation génétique. Les mutations peuvent
affecter une portion plus ou moins grande d'ADN et, en fonction de leur localisation dans le
génome, peuvent avoir ou non des effets phénotypiques. Il existe ainsi tous les intermédiaires
entre les mutations neutres qui n'ont aucun effet sur l'organisme et les mutations létales, qui
réduisent l'espérance de vie des individus. La génétique des populations s’intéresse principalement
aux mutations qui se produisent dans la lignée germinale (gamètes transmissibles) donc aux taux
de mutation par génération et leurs effets sur les fréquences alléliques des gènes concernés.
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Parmi l'ensemble des mutations qui affectent le génome d'un organisme, seule une partie ont des
conséquences phénotypiques. L'absence d'effet sur le phénotype peut être la conséquence de
mutations dans une région non codante de l'ADN ou de mutations dans des gènes qui sont présents
en plusieurs exemplaires dans le génome (redondance des gènes). Ces mutations sont qualifiées
de neutres. Lorsque les mutations ont des effets sur le phénotype des individus, elles peuvent
modifier des caractères biochimiques, physiologiques, anatomiques, morphologiques ou
comportementaux. Les mutations sont dans la plupart des cas récurrentes, car elles se produisent
à chaque génération, mais leur fréquence est généralement faible de l'ordre de 10-5 à 10-7. La
fréquence avec laquelle les allèles d'un locus donné subissent une mutation à une génération
donnée est appelée taux de mutation.
Impact des taux de mutation sur les fréquences alléliques
1-Mutation
Prenons l’exemple d’un gène représenté par deux allèles A et B de fréquences respectives p et q
(avec p + q = 1). On considère que A mute en B avec un taux de mutation u et B mute en A avec
un taux de mutation v.
Les conditions naturelles :
mutation directe u pour le passage (A → B)
mutation reverse v pour le passage (B → A)
pour produire un nouvel état d’équilibre caractérisé par de nouvelles fréquences alléliques p’ et q’
(avec p’ + q’ = 1).
1. A l’équilibre
Les changements dans les fréquences de A et de B sont représentés respectivement par Δp et Δq
On a : Δp= Gain en A –Perte en A = v q –u p
A l’équilibre on a : Δp
Δ p = 0 = v q –u p
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vq=up
v (1 –p) = u p
v –v p = u p
v=up+vp
v = p (u + v)
Les valeurs de p’ et q’ dépendent uniquement des taux de mutation et sont indépendantes
des fréquences alléliques initiales p et q à l’équilibre.
On sait que : p’ + q’ = 1
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Si à une génération G0 donnée les deux populations ont des fréquences différentes pour les allèles
d'un même gène,
A G0 : pm pour un allèle A dans la population de migrants (continent)
p0 pour ce même allèle A dans la population qui reçoit ces individus (île)
A G1 (sur l’île) : la nouvelle fréquence de A à la génération suivante G1 après l'arrivée de m
migrants sera :
p1 = (1 -m) p0 + m pm
m = Nm / Nt = Nm / Nm + Ni
La variation de la fréquence allélique Δp de l'allèle A entre 2 générations sera alors
p1 -p0 (Δp) = m (pm -p0)
Donc la fréquence de A dans la génération suivante peut donc être calculée suivant la formule : p'i
= pi + Δp ou
p'i: fréquence de A dans la génération suivante
pi la fréquence de A dans la génération initiale
Δp = m (pm -p0)
Pm pour un allèle A dans la population de migrants (continent)
p0 pour ce même allèle A dans la population qui reçoit ces individus (île)
Soit entre les générations t et t+1 :
p t+1 = m (pm -pt)
La variation des fréquences alléliques est donc proportionnelle au flux migratoire m et à la
différence de fréquence entre les deux populations.
2-A l'équilibre
A l'équilibre pe (ou qe) sera atteint lorsque Δp = 0, c'est-à-dire lorsque les fréquences alléliques
dans la population qui reçoit de nouveaux individus (l'île) seront les mêmes que celles de la
population immigrante (le continent).
pe=pm
qe=qm
Après t générations de migrations, il y a une proportion (1 - m) t d'individus résidents, où la
fréquence de A est p0 (iles),
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Principe 2 = adaptation / survie : les individus les plus adaptés au milieu survivent et se
reproduisent davantage.
Principe 3 = transmission des caractères avantageux : les caractéristiques avantageuses doivent
être héréditaires.
Valeur sélective "w"
En matière de sélection, chaque génotype est affecté d’un paramètre nommé valeur sélective "w".
On appelle fitness absolue ou valeur sélective, notée W, la valeur issue de la mesure de la
probabilité de survie et de la fertilité de chaque catégorie génotypique et qui détermine directement
leur nombre moyen de descendants
Fitness (W) = viabilité x Fécondité
viabilité (survie) , c’est-à-dire la probabilité pour un zygote ayant ce génotype de survivre jusqu’à
l’âge reproducteur.
Fécondité, c’est le nombre moyen de descendants par survivant.
Exemple d’explication
Prenant le cas d’un gène dialléliques (A et B), trois génotypes sont possibles : AA, AB et BB. Pour
calculer la valeur sélective relative de chaque génotype.
Selon les ouvrages, on trouve d’autres noms attribués à la valeur sélective ; par exemple : aptitude
darwinienne, aptitude relative, valeur adaptative et fitness.
Coefficient de sélection
Le coefficient de sélection "s" est une mesure de la diminution de la valeur sélective d’un
génotype par rapport à la valeur optimum "1".
s = 1 –w donc w = 1 –s
la valeur sélective w exprime le degré d’avantage d’un génotype et
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4-Dérive génétique
La dérive peut aboutir à l’élimination ou à la fixation d’un jallèle pour tous les individus de la
population. Les chances de fixation ou d'élimination d'un allèle dépendent évidemment de sa
fréquence dans la population. Plus il est fréquent, plus il aura de chances d'être fixé tandis que
plus l’allèle est rare, plus il sera sujet à l’élimination. La dérive génétique aura tendance à
réduire la diversité génétique.
Causes de dérive génétique
Dans la nature différentes situations peuvent entraîner le phénomène de dérive génétique
1-Populations de petites tailles
Soit N est réduit, soit N est important mais les individus se reproduisent à l’intérieur d’un groupe
restreint (si la population est fortement structurée socialement par exemple).
2-Réduction accidentelle d’effectif
La taille de la population chute brutalement puis réaugmente. Pendant la période de goulot
d’étranglement on peut avoir dérive génétique et évolution aléatoire des fréquences alléliques.
3-Effet fondateur
A partir d’une population de taille N, un nombre limité d’individus migrent dans un nouvel habitat
et créent une autre population. Si l’échantillonnage (migrants) n’est pas représentatif de la
population de départ, on a dérive génétique et la nouvelle population sera génétiquement
différente de la population dont elle est issue (diversification des populations). L'effet fondateur
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= profond bouleversement des fréquences alléliques, d'autant plus important que le nombre de
migrants est petit.
4-Dérive génétique
La dérive génétique induit des variations aléatoires de fréquences alléliques. Ces variations
aléatoires augmentent la probabilité de fixation ou l’élimination d’allèles (érosion de la
variabilité génétique). La dérive génétique implique des effectifs de petite taille, elle est souvent
associée à l’apparition de consanguinité.
Conclusion sur les forces évolutives
Les populations naturelles sont soumises à de nombreuses contraintes qui tendent à les écarter de
la situation d ’équilibre (HW).
1-Contraintes internes à la population (exemple système de croisement, mutations, migrations)
2-Contraintes externes à la population (exemple sélection)
Malgré ces contraintes, les proportions génotypiques se rapprochent des proportions données par
le modèle de HW.
Les déviations au modèle de HW (migration, dérive etc…) sont généralement non décelables sur
une génération donnée. A long terme, par contre, ces contraintes sont décelables ; elles font évoluer
génétiquement la population qui présente une meilleure adaptation à son environnement
Ces évolutions génétiques sont dues à
1-des processus déterministes dont on peut prévoir les effets à long terme : Mutation, Migration
et Sélection
2-Des processus stochastiques (aléatoires) dont on ne peut prévoir les effets à long terme ; Dérive
génétique. Ces deux types de processus interagissent.
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Causes de la consanguinité
Les causes d'une fréquence élevée de croisements consanguins (non panmictiques) sont de trois
grandes origines.
1-Système de reproduction : Autogamie
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Comme toute probabilité, le coefficient de consanguinité varie entre 0 et 1. Il est nul uniquement
lorsque les parents de l'individu considéré ne possèdent aucun ancêtre commun. Sinon, la valeur
du coefficient de consanguinité est d'autant plus élevée que le degré d'apparentement de ses parents
est fort.
Remarque : D’après leurs définitions, le coefficient de parenté entre deux individus est donc égal
au coefficient de consanguinité de leurs éventuels descendants.
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