Situation-problème :
Les bobines sont des éléments principaux dans le fonctionnement des
moteurs électriques et dans les allumages de voitures.
- Qu’est-ce qu’une bobine ?
- Quelle est son influence dans un circuit électrique ?
I. La bobine
Définition :
La bobine est un dipôle constitué d’un enroulement non connecté de fil conducteur de cuivre autour d’un
cylindre isolant.
Le symbole de la bobine est :
𝑳 : Inductance de la bobine en 𝑯𝒆𝒏𝒓𝒚 𝑯.
𝒓 : Résistance interne de la bobine en 𝑶𝒉𝒎 𝜴.
Tension aux bornes d’une bobine :
En convention récepteur, la tension 𝒖𝑳 (𝒕) aux bornes d’une
bobine (𝑳, 𝒓), est donnée par la relation :
𝒖𝑳 (𝒕) : En 𝑽𝒐𝒍𝒕 (𝑽)
𝒊(𝒕) : En 𝑨𝒎𝒑è𝒓𝒆 (𝑨)
Cas particuliers :
- Courant continu :
𝒅𝒊
• 𝑰 = 𝒄𝒕𝒆 et = 𝟎 donc 𝒖𝑳 = 𝐫. 𝐢
𝒅𝒕
• En courant continue la bobine se comporte comme un…………………………………..
- Résistance interne négligeable 𝐫 = 𝟎 :
𝒅𝒊 𝒅𝒊
• 𝒖𝑳 = 𝑳 𝒅𝒕 + 𝒓𝒊 = 𝑳 𝒅𝒕
• Lorsque la résistance interne 𝒓 = 𝟎,
on dit que la bobine est pure (ou idéal) est son symbole devient :
L’influence d’une bobine dans un circuit électrique :
On réalise le circuit suivant où les deux lampes 𝑳𝟏 et 𝑳𝟐 sont identiques.
- Lorsque on ferme l’interrupteur K on remarque que 𝑳𝟐 s’allume avant 𝑳𝟏 .
- Lorsque on ouvre l’interrupteur K on remarque que 𝑳𝟐 s’éteint avant 𝑳𝟏 .
Conclusion :
II. Dipôle 𝑹𝑳
Définition :
Le dipôle 𝑹𝑳 est l’association en série d’un conducteur ohmique de résistance 𝑹 , et d’une bobine
d’inductance 𝑳 et de résistance interne 𝒓.
La résistance totale de ce dipôle est 𝑹𝑻 = 𝑹 + 𝒓 .
Réponse d’un dipôle RL à un échelon de tension : étude expérimentale :
Activité expérimentale :
On réalise le montage du document ci-contre.
On prend : 𝑬 = 𝟔 𝑽 ; 𝑳 = 𝟎, 𝟐 𝑯 ; 𝑹𝑻 = 𝟏𝟎𝟎 𝜴
- On ferme l’interrupteur à l’instant t = 0 , et on visualise la variation
de l’intensité de courant 𝒊 en fonction de temps. On obtient la courbe 1:
Etablissement de courant.
- Lorsque l’intensité de courant 𝑖 devient constante on ouvre l’interrupteur 𝐊 .
On obtient la courbe 2 : Rupture du courant.
Courbe 1 : Etablissement de courant Courbe 2 : Rupture du courant
On pose que : …………………………………………………………………………………………………
Observations :
- La durée d’établissement et de rupture du courant est égale à 𝟓𝝉 .
- La durée d’établissement et de rupture du courant augmente qu’on 𝑳 augmente ou 𝑹𝑻 diminue.
- On constate 2 régimes :
• Régime transitoire qu’on 𝒕 ≤ 𝟓𝝉, l’intensité 𝒊(𝒕) augmente (dans le cas d’établissement) ou
diminue (dans le cas de rupture).
• Régime permanant qu’on 𝒕 ≥ 𝟓𝝉, la valeur de 𝒊 reste constante lors d’établissement est égale à
𝑬
𝑰𝒎𝒂𝒙 = 𝑹 et nulle lors de son rupture.
𝑻
Réponse d’un dipôle 𝑹𝑳 à un échelon montant de tension (établissement du courant) -
étude théorique :
Equation différentielle :
D’après la loi d’additivité des tensions, on a : ……………………..
…………………………………………………………….
………………………………………………………………
……………………………………………………………..
……………………………………………………………..
C’est l’équation différentielle vérifiée par 𝒊(𝒕) pendant l’établissement du courant.
Solution de l’équation différentielle :
La solution de l’équation différentielle précédente s’écrit sous la forme : …………………………………
Où 𝑨, 𝑩 et 𝞪 sont des constantes.
La représentation de 𝒊 = 𝐟(𝐭) :
La courbe présente deux régimes :
- Un régime transitoire : l’intensité du courant 𝒊(𝒕) varie au
cours du temps.
𝑬
- Un régime permanent où 𝒊(𝒕) reste constante et égale à .
𝑹𝑻
L’expression de la tension 𝒖𝑹 :
D’après la loi d’ohm ; on a :
𝑬 𝒕
𝒖𝑹 (𝒕) = 𝑹𝒊(𝒕) avec 𝒊(𝒕) = (𝟏 − 𝒆−𝝉 )
𝑹𝑻
Alors
L’expression de la tension 𝒖𝑳 :
D’après la loi d’additivité des tensions, on a :
𝒖𝑳 (𝒕) + 𝒖𝑹 (𝒕) = 𝑬
𝒖𝑳 (𝒕) = 𝑬 − 𝒖𝑹 (𝒕)
𝑬 𝒕
𝒖𝑳 (𝒕) = 𝑬 − 𝑹 (𝟏 − 𝒆−𝝉 )
𝑹𝑻
En négligeant 𝒓 devant 𝑹, 𝑹𝑻 devient : 𝑹𝑻 = 𝑹 d’où :
𝑳
Avec 𝝉=𝑹
Réponse d’un dipôle 𝑹𝑳 à un échelon descendant de tension - étude théorique:
Equation différentielle :
D’après la loi d’additivité des tensions, on a :
……………………………………………………………………..
……………………………………………………………………..
……………………………………………………………………..
……………………………………………………………………..
C’est l’équation différentielle vérifiée par 𝒊(𝒕) pendant la rupture du courant.
Solution de l’équation différentielle :
La solution de l’équation différentielle précédente s’écrit sous la forme :…………………………..
Où 𝑨, 𝑩 et 𝞪 sont des constantes.
L’expression de la tension 𝒖𝑹 :
D’après la loi d’ohm ; on a :
𝑬 −𝒕
𝒖𝑹 (𝒕) = 𝑹𝒊(𝒕) avec 𝒊(𝒕) = 𝒆 𝝉
𝑹𝑻
Alors
L’expression de la tension 𝒖𝑳 :
D’après la loi d’additivité des tensions, on a :
𝑬 −𝒕
𝒖𝑳 (𝒕) + 𝒖𝑹 (𝒕) = 𝟎 𝒆 𝝉⇔ 𝒖𝑳 (𝒕) = −𝒖𝑹 (𝒕) = −𝑹
𝑹𝑻
En négligeant 𝒓 devant 𝑹, 𝑹𝑻 devient : 𝑹𝑻 = 𝑹 d’où
𝑳
Avec 𝝉=𝑹
• 𝐄𝐭𝐚𝐛𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 :
Méthode I :
A 𝐭 = 𝛕, on a:
𝝉
𝑬
𝒊(𝒕 = 𝝉) = 𝒓+𝑹 (𝟏 − 𝒆−𝝉 ) = 𝑰𝟎 (𝟏 − 𝒆−𝟏 ) = 𝟎, 𝟔𝟑 𝑰𝟎
Donc : 𝛕 représente l’abscisse correspondante à l’ordonnée 𝟎, 𝟔𝟑 𝑰𝟎 .
Méthode II :
La tangente à la courbe à 𝒕 = 𝟎 se coupe avec l’asymptote 𝒊 = 𝑰𝟎 à
l’instant 𝒕 = 𝝉.
• 𝐑𝐮𝐩𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 :
Méthode I :
A 𝐭 = 𝛕, on a:
𝑬
𝒊(𝒕 = 𝝉) = 𝒆−𝟏 = 𝑰𝟎 𝒆−𝟏 = 𝟎, 𝟑𝟕 𝑰𝟎
𝒓+𝑹
Donc : 𝛕 représente l’abscisse correspondante à l’ordonnée 𝟎, 𝟑𝟕 𝑰𝟎 .
Méthode II :
La tangente à la courbe à 𝒕 = 𝟎 se coupe avec l’axe des abscisses
à l’instant 𝒕 = 𝝉
Dimension de la constante de temps τ :
III. Energ ie emmag asinée par une bob ine
Activité expérimentale :
On ferme l’interrupteur 𝑲, et après un certain temps
on ouvre 𝑲, et on observe que la lampe s’allume.
Conclusion :
…………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………
Remarque :
La diode évite la production d’étincelles dues au phénomène de surtension aux bornes d’une bobine.