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Supportdecours Architecturedesordi

Le document présente un support de cours sur l'architecture des ordinateurs, abordant les composants de base tels que le matériel, les logiciels, et les périphériques. Il détaille également la carte mère, le processeur et les mémoires, en expliquant leurs caractéristiques et leur fonctionnement. Enfin, il souligne l'importance de l'ordinateur dans divers domaines et son évolution historique.

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Supportdecours Architecturedesordi

Le document présente un support de cours sur l'architecture des ordinateurs, abordant les composants de base tels que le matériel, les logiciels, et les périphériques. Il détaille également la carte mère, le processeur et les mémoires, en expliquant leurs caractéristiques et leur fonctionnement. Enfin, il souligne l'importance de l'ordinateur dans divers domaines et son évolution historique.

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Département Technologies de l’Informatique

Support de cours
Architecture des ordinateurs
Classes : L1-INFO

Enseignant : SAADAOUI Abdelkader


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Année universitaire : 2012/2013

Chapitre 1 :
Les Composants de base d’un
ordinateur

Abdelkader SAADAOUI -2- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Chapitre 1 : Les Composants de base d’un ordinateur

Objectifs : Connaître les caractéristiques des composants de base d’un ordinateur.

1) Introduction :
Un ordinateur un ensemble de composants électroniques destinée à stocker des données et
à les traiter pour les transformer et les restituer sur écran ou sur imprimante.
Un ordinateur est composé de deux parties :
✓ Matériels (hardware) pour désigner les composants électroniques de
l’ordinateur.
✓ Logiciels (software) pour désigner les applications et les systèmes
d’exploitation.
2) Architecture d’un ordinateur
L’origine de cette architecture est l’idée de Von Neumann en 1945. Un ordinateur est
composé d’une unité centrale et de périphériques.

3) Historique
➢ Ordinateur entre 1940 et 1950 (Calculateur) :

Abdelkader SAADAOUI -3- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

➢ Ordinateur entre 1970 et 1990 :

➢ Ordinateur entre 2000 et 2013 :

4) Les périphériques :
Les périphériques sont les organes externes d’un ordinateur, ils permettent le dialogue
entre l’utilisateur et la machine. Chaque périphérique peut faire entrer ou recevoir des
informations sous une forme précise (texte, image, son, …). On distingue 3 types : les
périphériques d’entrée (PE), les périphériques de sortie (PS) et les périphériques
d’entrée/sortie (PE/S).
a) Les périphériques d’entrée :
➢ Le clavier

Abdelkader SAADAOUI -4- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

➢ La souris

➢ Le scanner

➢ La webcam

➢ Le microphone

➢ Le lecteur de code à barre

➢ La manette de jeux

Abdelkader SAADAOUI -5- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

b) Les périphériques de sortie :


➢ L’écran (le moniteur)

➢ L’imprimante

➢ Les haut-parleur

➢ Le vidéo projecteur

c) Les périphériques d’entrée/sortie


➢ Les supports de stockage d’informations

Abdelkader SAADAOUI -6- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

➢ Le modem, le routeur, le concentrateur, ….

5) Le boîtier
Le boîtier de l'ordinateur est le squelette métallique abritant ses différents composants
internes. Les éléments de choix principaux d'un boîtier sont : sa forme et sa couleur, ses
dimensions, le nombre d'emplacements pour des lecteurs, son alimentation…
Les boîtiers sont fournis, généralement, avec un bloc d'alimentation. Le boîtier doit
assurer la ventilation des éléments de l'ordinateur qui peuvent atteindre des températures
élevées.

6) Le bloc d’alimentation
Le bloc d’alimentation (en anglais power supply) permet de fournir des tensions
continues (+12V, +5V, +3.3V, 0V, -5V, -12V) à l’ensemble des composants de l’ordinateur
à partir de la tension délivrée par le secteur. Il possède un commutateur permettant de choisir
le type de tension à délivrer (230V à 50Hz ou 110V à 60Hz). Il donne une puissance entre
350 et 450 Watts.

Le bloc d’alimentation contient un ventilateur pour éviter la surchauffe de ses


composants. Ne jamais bloquer ou couvrir l’ouverture du ventilateur. L’ATX est le type
d’alimentation le plus courant. Il possède un connecteur P1 de 20 broches avec détrompeur
pour l’alimentation de la carte mère et différents connecteurs pour les autres éléments
(disque dur, …).

Abdelkader SAADAOUI -7- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Pour tester un bloc d’alimentation sans carte mère, il faut relier les deux connecteurs
(PS_ON et COM) avec un trombone plié ou autre objet métallique.

7) La carte mère
La carte mère ou « mainboard » est l'élément constitutif principal de l'ordinateur. Elle
prend la forme d'un grand circuit imprimé. La carte mère est le socle permettant la
connexion de l'ensemble des éléments essentiels de l'ordinateur.

Abdelkader SAADAOUI -8- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

8) Montage d’une unité centrale


Le montage d’une unité centrale peut être représenté par la figure suivante.

9) Conclusion
L’ordinateur est un équipement qui a supporté des améliorations énormes et qui est
essentiel dans tous les domaines.

Abdelkader SAADAOUI -9- ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Chapitre 2 :
Les composants de la carte mère

Abdelkader SAADAOUI - 10 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Chapitre 2 : Les composants de la carte mère

Objectifs : Connaître les caractéristiques des différents composants de la carte mère tel que le
processeur, les mémoires, le chipset, les connecteurs, etc.

1) Introduction
La carte mère ou « motherboard » est l'élément constitutif principal de l'ordinateur. Elle
prend la forme d'un grand circuit imprimé. Elle possède des connecteurs pour les cartes
d'extension, les barrettes de mémoires, le processeur, etc. La carte mère est le socle
permettant la connexion de l'ensemble des éléments essentiels de l'ordinateur.

2) Le processeur
Le processeur, microprocesseur ou CPU (Central Processing Unit soit Unité Centrale de
Traitement) est le cerveau de l’ordinateur. Il permet de manipuler des informations
numériques, c’est-à-dire des informations codées sous forme binaire, et d’exécuter les
instructions stockées en mémoire vive. Il se présente sous forme d'un circuit électronique
qui peut compter des millions de transistors.

Il est caractérisé par sa fréquence qui se mesure en Hertz, c'est-à-dire la cadence à


laquelle il exécute les instructions (Le nombre d’instructions qu’il capable de traiter par
seconde). Il est cadencé au rythme de l’horloge temps réel (RTC). L’indicateur appelé CPI
(Cycles Par Instruction) permet de représenter le nombre moyen de cycle d’horloge
nécessaire à l’exécution d’une instruction sur un microprocesseur. L’unité utilisée est le
MIPS (Millions d’instructions par seconde).
Exemple : un processeur cadencé à 600 Mhz effectuera 600 millions d'opérations par
seconde.
a) Historique du processeur :
Le 1er microprocesseur (Intel 4004) a été inventé en 1971. Il s’agissait d’une unité de
calcul de 4 bits, cadencé à 108 khz. En 2008, Intel a inventé le microprocesseur intel Core

Abdelkader SAADAOUI - 11 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

i7 qui contient 771 millions de transistors avec une finesse de gravure de 45 nm (10-9
mètre). Sa Mémoire cache est de 8 Mo, sa fréquence est de 3.06 Ghz (i7 880) et il contient
8 coeurs logiques / 4 coeurs physiques.

Abdelkader SAADAOUI - 12 - ISET Radès


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b) Technologies du processeur :
Les microprocesseurs (MP) ont deux technologies : CISC et RISC.
➢ CISC (Complex Instruction Set Computer) : beaucoup de transistors, sur
chauffage, prix bas, traitement séquentiel (Intel Pentium4).
➢ RISC (Reduced Instruction Set Computer) : moins de transistors, commandes
simples et rapides, traitement parallèle (Motorola Power PC).

c) Instructions du processeur :
Une instruction est l'opération élémentaire que le processeur peut accomplir. Les
instructions sont divisées en 4 catégories:
➢ Accès à la mémoire : des accès à la mémoire ou transferts de données entre registres.
➢ Opérations arithmétiques : opérations telles que les additions, soustractions,
divisions ou multiplication.
➢ Opérations logiques : opérations ET, OU, NON, NON exclusif, etc.
➢ Contrôle : contrôles de séquence, branchements conditionnels, etc.

d) Registres du processeur :
Lorsque le processeur exécute des instructions, les données sont temporairement
stockées dans de petites mémoires rapides de 8, 16, 32 ou 64 bits que l'on appelle registres.
Suivant le type de processeur le nombre global de registres peut varier d'une dizaine à
plusieurs centaines. Les registres principaux sont :
➢ le registre accumulateur (ACC), stockant les résultats des opérations arithmétiques
et logiques.
➢ le registre d'état (PSW, Processor Status Word), permettant de stocker des
indicateurs sur l'état du système (retenue, dépassement, etc).
➢ le registre instruction (RI), contenant l'instruction en cours de traitement.
➢ le compteur ordinal (CO ou PC pour Program Counter), contenant l'adresse de la
prochaine instruction à traiter.
➢ le registre tampon, stockant temporairement une donnée provenant de la mémoire.

e) Unités fonctionnelles du processeur


Le processeur est constitué d'un ensemble d'unités fonctionnelles.

Abdelkader SAADAOUI - 13 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

➢ une unité d'instruction (ou unité de commande) qui lit les données arrivant, les décode
puis les envoie à l'unité d'exécution. Elle contient :
• le séquenceur : chargé de synchronisé l’exécution des instructions au rythme
d’une horloge.
• le compteur ordinal : contenant l’adresse de l’instruction en cours.
• le registre d’instruction : contenant l’instruction suivante.

➢ Une unité d'exécution (ou unité de traitement), qui accomplit les tâches que lui a
données l'unité d'instruction. Elle Contient:
• l'unité arithmétique et logique (UAL) : assure les fonctions basiques de calcul
arithmétique et les opérations logiques.
• l'unité de virgule flottante (FPU) : accomplit les calculs complexes non entiers
que ne peut réaliser l’UAL.
• le registre d'état .
• le registre accumulateur.

➢ Une unité de gestion des bus (ou unité d'entrées-sorties): gère les flux d'informations
entrant et sortant, en interface avec la mémoire vive

Abdelkader SAADAOUI - 14 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

f) Mémoire cache du processeur


La mémoire cache (ou mémoire tampon) est une mémoire rapide permettant de réduire
les délais d'attente des informations stockées en mémoire vive. La mémoire vive de
l'ordinateur possède une vitesse bien moins importante que le processeur. La solution
consiste donc à inclure ce type de mémoire rapide à proximité du processeur et d'y stocker
temporairement les principales données devant être traitées par le processeur.

g) Critères de choix du processeur


Un microprocesseur est caractérisé par :
➢ Son fabriquant : 2 fabricants se partage le marché des processeurs pour les PC qui
sont Intel et AMD (Advanced Micro Devices).
➢ Sa famille et son numéro : Chaque fabriquant possède différents types de
processeurs suivant les applications. Chez Intel, on retrouve les modèles Celeron,
Pentium Dual Core, Core i7. Chez AMD les modèles sont Sempron, Athlon, Turion.
➢ Sa fréquence : C’est le nombre de calculs simples que le CPU peut effectuer en une
secondes. Elle est exprimée en Hertz (Hz). Plus cette fréquence est élevée, plus le
processeur est rapide.
➢ Son socket (réceptacle de processeur) : Le socket détermine la forme de la
connectique entre le processeur et la carte mère. Pour fonctionner, le processeur et
la carte mère doivent avoir le même socket. Intel utilise principalement le socket
LGA 775 (Core 2 Duo, Core 2 Quad et Pentium 4) et LGA 1155 (Core i3, i5 et i7).
AMD utilise principalement le socket M2 (Athlon 64), M3 (AMD Phenom II) et
M3+ (AMD FX).

Abdelkader SAADAOUI - 15 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

➢ Sa mémoire cache : Elle permet au processeur de stocker des données dont il a


souvent besoin plutôt que d’aller les rechercher dans la mémoire vive. Il y a trois
niveaux de cache notée L1, L2 et L3. En général, c’est la valeur du cache L2 qui est
donnée.
➢ Sa fréquence du Front Side Bus (FSB) : Un bus relie le processeur au reste de la
carte mère pour communiquer. Plus sa fréquence est élevée, plus la machine est
performante.

Exemple:
Intel Pentium 4 3.2 GHz LGA775 FSB800 HT L2 – 2MB
✓ Technologie : Intel Pentium 4
✓ Fréquence d’horloge : 3.2 GHz
✓ Socket : LGA775
✓ Mémoire cache : L2 – 2MB
✓ Fréquence FSB : 800 MHz

h) Ventilateur ou ventirad du processeur :


Les processeurs ont un système de refroidissement dédié. Ce refroidissement et
indispensable. Un mauvais refroidissement peut entraîner des erreurs et des ralentissements
qui vont redémarrer la machine. Une absence de refroidissement peut faire brûler le
processeur ou le faire exploser. Un bon refroidissement prolonge la durée de vie d’un
processeur.

Abdelkader SAADAOUI - 16 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

3) Les mémoires
On appelle « mémoire » tout composant électronique capable de d’enregistrer, de conserver
et de restituer des informations (stocker des données). C’est un circuit à semi-conducteur. On
distingue ainsi deux grandes catégories de mémoires :
✓ La mémoire centrale : permet de mémoriser temporairement les données lors de
l'exécution des programmes. Elle est aussi appelée mémoire vive.
✓ La mémoire de masse : permet de stocker des informations à long terme, y compris
lors de l'arrêt de l'ordinateur. Elle correspond aux dispositifs de stockage magnétiques
(disque dur), dispositifs de stockage optique (CD/DVD ROM) et mémoires mortes.

Les principales caractéristiques d'une mémoire sont :


➢ La capacité : représentant le volume global d'informations que la mémoire peut stocker.
Elle s'exprime en octet (8 bits).
➢ Le temps d'accès : correspondant à l'intervalle de temps entre la demande de
lecture/écriture et la disponibilité de la donnée.
➢ Le temps de cycle : représentant l'intervalle de temps minimum entre deux accès
successifs.
➢ Le débit : définissant le volume d'information échangé par unité de temps, exprimé en
bits par seconde.
➢ La non volatilité : caractérisant l'aptitude d'une mémoire à conserver les données
lorsqu'elle n'est plus alimentée électriquement.

a) La mémoire vive
La mémoire vive est appelée RAM (Random Access Memory). C’est la mémoire
principale du système. Elle permet de stocker de manière temporaire des données lors de
l'exécution d'un programme. La mémoire vive est volatile : elle permet uniquement de
stocker des données tant qu'elle est alimentée électriquement. Chaque fois que l'ordinateur
est éteint, toutes les données présentes en mémoire sont irrémédiablement effacées.
La mémoire vive est constituée de centaines de milliers de petits condensateurs
emmagasinant des charges. Lorsqu'il est chargé, l'état logique du condensateur est égal à 1,
dans le cas contraire il est à 0. Chaque condensateur représente un bit de la mémoire.

Abdelkader SAADAOUI - 17 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Les condensateurs sont rechargés (rafraîchis) à un intervalle de temps régulier appelé cycle
de rafraîchissement. (exemple : les mémoires DRAM nécessitent des cycles de
rafraîchissement de 15 ns). Chaque condensateur est couplé à un transistor permettant de «
récupérer » ou de modifier l'état du condensateur.

Ces transistors sont rangés sous forme de tableau (matrice), c'est-à-dire que l'on accède
à une case mémoire (aussi appelée point mémoire) par une ligne et une colonne. Chaque
case mémoire est caractérisée par une adresse, correspondant à un numéro de ligne et un
numéro de colonne. Cet accès n'est pas instantané et s'effectue pendant un délai appelé
temps de latence. Le temps l'accès à une donnée en mémoire est égal : au temps de cycle
auquel il faut ajouter le temps de latence.
Sur un ordinateur, le temps de cycle correspond à l'inverse de la fréquence de l'horloge, par
exemple pour un ordinateur cadencé à 200 MHz, le temps de cycle est de 5 ns (1/(200*106)).
Exemple : Pour une mémoire de type DRAM, le temps d'accès est de 60 nanosecondes
(35ns de délai de cycle et 25 ns de temps de latence).

Il existe de nombreux types de mémoires vives qui se présentent toutes sous la forme de
barrettes de mémoire enfichables sur la carte-mère.

➢ La DRAM (Dynamic RAM, RAM dynamique) est le type de mémoire le plus répandu
vers les années 1980 (sous forme de matrice). Ce sont des mémoires dont le temps
d'accès est de 60 ns (35ns de délai de cycle et 25 ns de temps de latence). Avec la
DRAM, les accès mémoire se font généralement sur des données rangées
consécutivement en mémoire.

Abdelkader SAADAOUI - 18 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

➢ La SDRAM (Synchronous DRAM), apparue en 1997, permet une lecture des données
synchronisée avec le bus de la carte-mère, contrairement à la DRAM qui possède sa
propre horloge. La SDRAM permet de s'affranchir des temps d'attente dus à la
synchronisation avec la carte mère. Elle permet d'obtenir un gain de 3 cycles par
rapport à la DRAM. Elle est capable de fonctionner avec une cadence allant jusqu'à
150 Mhz, lui permettant d'obtenir des temps d'accès d'environ 10 ns.

➢ La DDR-SDRAM (Double Data Rate SDRAM) est basée sur la technologie SDRAM
permettant de doubler le taux de transfert de la SDRAM à fréquence égale. Elle est
utilisée pour les PC de génération Pentium III et Pentium 4. Les mémoires DRAM
standard utilisent une méthode appelée SDR (Single Data Rate) consistant à lire ou à
écrire une donnée à chaque front montant. La DDR permet de doubler la fréquence
des lectures/écritures, avec une horloge cadencée à la même fréquence, en envoyant
les données à chaque front montant et à chaque front descendant.

➢ La mémoire DDR2 permet d'atteindre des débits deux fois plus élevés que la DDR à
fréquence externe égale. La mémoire DDR2 utilise en effet deux canaux séparés pour
la lecture et pour l'écriture, si bien qu'elle est capable d'envoyer ou de recevoir deux
fois plus de données que la DDR. La DDR2 possède un plus grand nombre de
connecteurs que la DDR classique (240 contre 184 pour la DDR).

➢ La DDR3-SDRAM (Double Data Rate three SDRAM), apparue en 2007, est la 3ème
génération de la technologie DDR. La DDR3 fournit un débit deux fois plus important
que la DDR2. Elle permet d'atteindre un débit de 6.4 GB/s pour la DDR3-800, de 10.7
GB/S pour de la DDR3-1333 et de 17 GB/S pour de la DDR3-2133. Les barrettes
DDR3 ont 240 connecteurs comme les DDR2 mais ne sont absolument pas
compatibles (des détrompeurs empêchent l'insertion).

Abdelkader SAADAOUI - 19 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

b) La mémoire morte
La ROM (Read Only Memory ou mémoire en lecture seule) est appelée mémoire morte,
ou mémoire non volatile car elle ne s'efface pas lors de la mise hors tension du système. Ce
type de mémoire permet notamment de conserver les données nécessaires au démarrage de
l'ordinateur. Étant donné que les ROM sont beaucoup plus lentes que les RAM (une ROM
a un temps d'accès de l'ordre de 150 ns tandis qu'une mémoire de type SDRAM a un temps
d'accès d'environ 10 ns), les instructions contenues dans la ROM sont parfois copiées en
RAM au démarrage, on parle alors de shadowing (ombrage).

Il existe différents types de mémoires mortes :


➢ ROM : Les premières ROM étaient fabriquées à l'aide d'un procédé inscrivant
directement les données binaires dans une plaque de silicium grâce à un
masque. Ce procédé est maintenant obsolète.
➢ PROM (Programmable Read Only Memory) : Elles ont été mises au point à la
fin des années 70 par la firme Texas Instruments. Ces mémoires sont des puces
constituées de milliers de diodes (ou de fusibles) pouvant être "grillés" grâce à
un appareil appelé « programmateur de ROM », appliquant une forte tension
(12V) aux cases mémoire devant être marquées. Les diodes ainsi grillés
correspondent à des 0, les autres à des 1.
➢ EPROM (Erasable Programmable Read Only Memory): Elles sont des PROM
pouvant être effacées. Ces puces possèdent une vitre permettant de laisser
passer des rayons ultra-violets. Lorsque la puce est en présence de rayons ultra-
violets d'une certaine longueur d'onde, les fusibles sont reconstitués, c'est-à-
dire que tous les bits de la mémoire sont à nouveau à 1.
➢ EEPROM (Electrically Erasable Read Only Memory) : Elles sont aussi des
PROM effaçables, mais contrairement aux EPROM, celles-ci peuvent être
effacées par un simple courant électrique, c'est-à-dire qu'elles peuvent être
effacées même lorsqu'elles sont en position dans l'ordinateur.
➢ ROM Flash ou Flash EPROM : Contrairement aux EEPROM classiques,
utilisant 2 à 3 transistors par bit à mémoriser, la Flash EPROM utilise un seul

Abdelkader SAADAOUI - 20 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

transistor. La densité de la mémoire Flash est plus importante, ce qui permet la


réalisation de puces contenant plusieurs centaines de Mégaoctets. Ainsi, les
EEPROM sont de préférence utilisées pour la mémorisation de données de
configuration et la mémoire Flash pour du code programmable (programmes
informatiques).
Remarque :
Le flashage est l'action consistant à reprogrammer une EEPROM (flashage du BIOS).

4) Le BIOS
Le BIOS (Basic Input/Output System) est le programme basique servant d'interface entre le
système d'exploitation et la carte mère. Le BIOS est le premier programme qui s'exécute sur
un ordinateur. Il est contenu dans une mémoire morte (EEPROM ou Flash-EPROM) située
sur la carte mère. Tous les paramètres (données) du BIOS sont stockés dans le CMOS pour
connaître la configuration matérielle du système.

La majorité des BIOS ont un « setup » (programme de configuration) qui permet de modifier
la configuration basique du système. Lorsque tous les tests ont été effectués, le BIOS affiche
un message invitant l'utilisateur à appuyer sur une ou plusieurs touches afin d'entrer dans le
setup du BIOS (F2, F10, DEL …).

Les fonctions du BIOS sont les suivantes :


• Il s'identifie à l'écran (Marque, version …)
• Il vérifie les données de la mémoire CMOS
• Il effectue un autotest des composants: processeur, mémoire, clavier …
• Il identifie les périphériques connectés
• Il initialise tous les périphériques

Abdelkader SAADAOUI - 21 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

• Il gère et signale les erreurs (à l’écran et/ou par des séries de BIP)
• Il affiche les différentes opérations en cours
• Il gère l’accès de l’utilisateur à ses propres paramètres
• Il lance le programme situé sur la première unité bootable
• Une fois le SE lancé, il assure les fonctions d'interface avec le matériel.
Le BIOS est écrit en code machine et a généralement été développé en langage assembleur
par le fabricant de la carte mère. Dans certains cas, il est nécessaire de mettre à jour le Bios
(correction de bugs, gestion de nouveaux périphériques …). Cette possibilité s'appelle flasher
le Bios. Elle n'est possible que sur des Bios contenu dans des boîtiers réinscriptibles. Cette
opération est délicate et peut détruire celui-ci.
Il existe de nombreux BIOS dans chaque machine :
• Le BIOS de la carte mère
• Le BIOS qui contrôle le clavier
• Le BIOS de la carte vidéo
• Le BIOS de contrôleurs SCSI qui permettent de booter sur le périphérique SCSI
• Le BIOS de cartes réseau qui permettent de booter sur le réseau

5) Le CMOS
Le CMOS (Complementary Metal-Oxyde Semiconductor, parfois appelé BIOS CMOS)
est un circuit électronique qui conserve des informations sur le système, telles que l'heure
et la date système. Le CMOS est une mémoire qui contient aussi des informations sur le
matériel installé dans l'ordinateur (comme par exemple le nombre de pistes, de secteurs de
chaque disque dur).
Il peut être nécessaire dans certains cas d'effacer la mémoire Cmos (perte de mot de
passe, mémoire altérée, changement de configuration désastreux …). Dans ce cas, il
faut lire attentivement la notice du constructeur.

6) La Pile du CMOS

Abdelkader SAADAOUI - 22 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Le CMOS est continuellement alimenté par une pile ou une batterie située sur la carte
mère. Le CMOS est une mémoire lente, mais elle consomme en revanche infiniment moins
d'énergie d’où son alimentation par des piles. Lorsque l'heure du système est régulièrement
réinitialisée, il faut changer la pile.

7) L’horloge temps réel (RTC)


L'horloge temps réel (notée RTC : Real Time Clock) est un circuit chargé de la
synchronisation des signaux du système. Elle est constituée d'un cristal qui, en vibrant,
donne des impulsions (appelés tops d'horloge) afin de cadencer le système. On appelle
fréquence de l'horloge (appelée également cycle) le nombre de vibrations du cristal par
seconde, c'est-à-dire le nombre de tops d'horloge émis par seconde. La fréquence d'horloge
s'exprime en Hertz (Hz). Ainsi, un ordinateur à 200 MHz possède une horloge envoyant
200 000 000 de battements par seconde.

8) Le chipset
Le chipset (jeu de circuits) est un circuit électronique chargé de coordonner les échanges
de données entre les divers composants de l'ordinateur (processeur, mémoire...). C’est un
circuit qui contrôle la majorité des ressources (interface de bus du processeur, mémoire
cache et mémoire vive, slots d'extension,...). Il est important de choisir une carte-mère
embarquant un chipset récent afin de garantir au PC un maximum de chance de pouvoir
évoluer.
Certains chipsets intègrent parfois une puce graphique audio, réseau, etc. Ce qui signifie
qu'il n'est pas nécessaire d'installer une carte graphique, une carte son, une carte réseau.
Pour installer des cartes d'extension de meilleure qualité dans les emplacements prévus à
cet effet ; il est suffisant de mettre en place une carte d'extension pour désactiver la carte
intégrée.
Les chipsets sont souvent composés de 2 puces northbridge et southbridge reliées entre
elles et ayant chacune leurs fonctions. Les constructeurs comme Intel nomment ces puces
MCH et ICH, Nvidia SPP et MCP. Les chipsets plus anciens peuvent porter d’autres noms
et étaient d’ailleurs composés d’une seule puce (Nforce3, nForce4...). Les nombreuses
appellations indiquent les couples de chipsets tels i865pe/ICH5-R, P965/ICH8-R, VIA
K8M890/VT8237A.

Abdelkader SAADAOUI - 23 - ISET Radès


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a) Le NorthBridge
Le NorthBridge (Pont Nord ou Northern Bridrge, appelé également contrôleur mémoire)
est chargé de contrôler les échanges entre le processeur, la mémoire vive et le port AGP ou
PCI Express. Le NorthBridge est situé géographiquement proche du processeur. Le
NorthBridge est parfois appelé GMCH pour Graphic and Memory Controller Hub.

b) Le SouthBridge
Le SouthBridge (Pont Sud ou Southern Bridrge, appelé également contrôleur d’entrée
sortie ou contrôleur d’extension) gère la communication avec les périphériques
d’entrée/sortie et le NorthBridge. Le SouthBridge est appelé ICH pour Input/Output
Controller Hub.

Abdelkader SAADAOUI - 24 - ISET Radès


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Abdelkader SAADAOUI - 25 - ISET Radès


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9) Les connecteurs
Dans une carte mère, il existe différents types de connecteurs :
✓ les connecteurs de mémoire de masse (disque dur, lecteur DVD, etc).
✓ les connecteurs d’extension (carte réseau, carte graphique, etc).
✓ les connecteurs d’entrée/sortie.
✓ les connecteurs de mémoire vive (DDR2-SDRAM, DDR3-SDRAM, etc).
✓ le connecteur d’alimentation de la carte mère.
✓ le connecteur d’alimentation du processeur.

a) Les connecteurs IDE et SATA


Les connecteur IDE et Serial ATA sont utilisés pour la connexion de périphériques de
stockage comme les disques durs, les lecteurs disquette et les lecteurs de disques optiques.
La connexion IDE (Integrated Drive Electronics) s’appuie sur le standard ATA
(Advanced Technology Attachment). La norme ATA permet de relier des périphériques de
stockage directement à la carte mère grâce à une nappe IDE (en anglais ribbon cable)
généralement composée de 40 fils parallèles et de trois (ou deux) connecteurs. Elle utilise
un mode de transmission en parallèle. Le mode de transmission en parallèle n’est pas prévu
pour supporter des fréquences élevées en raison des problèmes liés aux interférences
électromagnétiques entre les différents fils. Les anciennes cartes mères sont souvent
équipées de 2, voire 4 connecteurs IDE. Aujourd’hui, on ne trouve qu’un seul connecteur
IDE à cause de l’obsolescence de ce standard.

Les connecteurs Serial ATA (SATA) sont apparus en février 2003 afin de pallier les
limitations des connecteurs IDE. Les cartes mères actuelles sont équipées, généralement, de
4 connecteurs SATA. Le standard Serial ATA est basé sur une communication en série.
Une voie de données est utilisée pour transmettre les données et une autre voie sert à la
transmission d'accusés de réception. Le câble utilisé par le Serial ATA est un câble rond
composé de sept fils et terminé par un connecteur de 8 mm. Trois fils servent à la masse et
les deux paires servent à la transmission de données.

Abdelkader SAADAOUI - 26 - ISET Radès


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b) Les connecteurs d’extension


Les connecteurs d’extension (appelés slots) sont des réceptacles pouvant accueillir des
cartes d’extension. Ces cartes sont utilisées pour ajouter des fonctionnalités ou augmenter
la performance d’un ordinateur (une carte graphique peut être ajoutée pour améliorer la
qualité d’affichage). Ces connecteurs sont appelés connecteurs ISA, PCI, AGP (carte
graphique) et PCI Express.
➢ Le connecteur ISA (Industry Standard Architecture) est utilisé à partir de 1984,
il permet de connecter des cartes d’extension tel que la carte réseau, la carte
graphique et la carte son. C’est un bus d’extension de largeur 8 bits. Il permet
de communiquer directement avec les autres périphériques sans passer par le
processeur.

➢ Le connecteur PCI (Peripheral Component Interconnect) est apparu en 1994. Il


est beaucoup plus rapides que les cartes ISA et fonctionne en 32 bits (au moins).
Les connecteurs PCI sont généralement présents sur les cartes mères au nombre
de 3 ou 4 au minimum. Ils sont reconnaissables par leur couleur blanche
(normalisée). L'interface PCI existe en 32 bits, avec un connecteur de 124
broches, ou en 64 bits, avec un connecteur de 188 broches. Pour assurer sa mise
en place dans un connecteur PCI, la carte PCI contient un détrompeur. L’un des
intérêts du bus PCI est que deux cartes PCI peuvent dialoguer entre elles sans
passer par le processeur.

➢ Le connecteur AGP (Accelerated Graphics Port ou Port Graphique Accéléré) est


apparu en 1997. Il permet de connecter des cartes graphiques. Ce standard de

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bus local permet de s’affranchir du bus PCI qui est trop lent pour l’affichage en
3D (il assure seulement une vitesse de 132 Mo/s). Le bus AGP se décline en
plusieurs versions (1X, 2X, 4X et 8X) permettant d’obtenir des débits compris
entre 250 Mo/s et 2 Go/s.

➢ Le connecteur PCI Express (Peripheral Component Interconnect Express) est


apparu en 2002. Contrairement au bus PCI, qui fonctionne en interface parallèle,
le bus PCI Express fonctionne en interface série ce qui lui permet d’obtenir une
bande passante beaucoup plus élevée.

c) Les connecteurs d’entrée/sortie


La carte mère possède un certain nombre de connecteurs d'entrées-sorties regroupés sur
le « panneau arrière ». Les connecteurs PS/2 : (Personal System /2) est apparu avec les
ordinateurs IBM vers 1987. Ils sont utilisés pour la connexion du clavier et de la souris.
Les connecteurs audio sont utilisés pour la connexion d’appareils audio comme le
microphone et les haut-parleurs. Ils possèdent, généralement, un code couleur permettant
de repérer le type d’équipement audio auquel elles peuvent être reliées. Le port série est
utilisé pour la connexion de vieux périphériques. Le port parallèle est utilisé pour la
connexion des anciennes imprimantes. Le ports USB (Universal Serial Bus) est un bus
informatique plug-and-play (immédiatement reconnu par le système d’exploitation) à
transmission série servant à brancher les périphériques récents à un ordinateur. Le
connecteur VGA est utilisé pour la connexion d’un écran (moniteur). Il est, généralement,
de couleur bleu. Le connecteur réseau (RJ45 femelle) est utilisé pour la réalisation d’un
réseau filaire (LAN).

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d) Le connecteur d’alimentation de la carte mère


Le connecteur d’alimentation de la carte mère (ATX 24 / 20 broches) permet la mise
sous tension de la carte mère. Cette tension est fournie par le bloc d’alimentation.
Actuellement, ce connecteur contient 24 broches. Généralement, au niveau bloc
d’alimentation, ce connecteur est composé d'un bloc de 20 et un bloc de 4 broches. Ceci
afin de respecter la rétro-compatibilité avec les anciennes cartes mères à connecteurs 20
broches.

e) Le connecteur d’alimentation du microprocesseur


Le connecteur d’alimentation du microprocesseur (ATX-P4 ou aussi ATX 12V), est
introduit par Intel pour les pentium 4 (d'où son nom). Ce connecteur est réservé à
l'alimentation du processeur et il est obligatoire pour le démarrage du PC. Actuellement, ce
connecteur contient 8 broches. Généralement, au niveau bloc d’alimentation, ce connecteur
est composé de 2 blocs de 4 broches (appelé parfois EPS 12V) pour assurer la compatibilité
avec les cartes anciennes et le classique "ATX P4".

f) Le connecteur d’alimentation du ventirad


Le connecteur du ventirad est généralement repéré par la mention « CPU_FAN ».
Ce connecteur dispose de 4 broches, contre 3 pour un ventilateur simple. Le branchement
du ventirad est primordial pour assurer le refroidissement du microprocesseur.

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g) Le connecteur de mémoire vive


Le connecteur de mémoire vive (slot) est présent, généralement, sur les cartes mères au
nombre de 2 au minimum. Ce connecteur accueille les barrettes de mémoire vive (SDRAM,
DDR-SDRAM, etc).

10) Conclusion
La carte mère est l'un des éléments essentiels d'un ordinateur. Elle assure la connexion
physique des différents composants (processeur, mémoire, carte d'entrées/sorties, ...) par
l’intermédiaire de différents bus (adresses, données et commande). Plusieurs technologies
de bus peuvent se côtoyer sur une même carte mère. La qualité de la carte mère est vitale
puisque la performance de l’ordinateur dépend énormément d’elle.

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Chapitre 3 :
Le disque dur

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Chapitre 3 : Le disque dur

Objectifs : Connaître les caractéristiques des disques durs et avoir une idée sur les différentes
opérations réalisées sur les disques durs.

1) Introduction
Le disque dur (Anglais : hard disk) est une mémoire de masse magnétique (Support de
stockage). Il est utilisé principalement dans les ordinateurs, mais également dans des baladeurs
numériques, des caméscopes, des consoles de jeux vidéo, etc.

2) Le rôle du disque dur


Le disque dur est l'organe servant à conserver les données de manière permanente,
contrairement à la mémoire vive, qui s'efface à chaque redémarrage de l'ordinateur. Le disque
dur est relié à la carte mère par l'intermédiaire d'un contrôleur de disque dur faisant l'interface
entre le processeur et le disque dur. Le contrôleur de disque dur gère les disques qui lui sont
reliés, interprète les commandes envoyées par le processeur et les achemine au disque concerné.
On distingue généralement les interfaces suivantes : IDE, SCSI, Serial ATA (SATA).

3) Historique
Le disque dur a été inventé en 1956 par IBM. C’est le RAMAC 305 (Random Access
Method of Accounting and Control) qui était constitué de 50 disques de 24 pouces de diamètre
et deux têtes de lecture/écriture.

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4) Structure du disque dur


Un disque dur est constitué non pas d'un seul disque, mais de plusieurs disques rigides (en
anglais hard disk) en métal, en verre ou en céramique, empilés à une très faible distance les uns
des autres et appelés plateaux (en anglais platters).
Les disques tournent très rapidement autour d'un axe (à plusieurs milliers de tours par
minute actuellement) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les données sont stockées
sur les disques durs sous forme de bits sur une fine couche magnétique recouverte d'un film
protecteur. La lecture et l'écriture se fait grâce à des têtes de lecture (en anglais heads) situées
de part et d'autre de chacun des plateaux.

5) Fonctionnement du disque dur


Ces têtes sont des électro-aimants qui se baissent et se soulèvent pour pouvoir lire
l'information ou l'écrire. Les têtes commencent à inscrire des données à la périphérie du disque
(piste 0), puis avancent vers le centre. Les données sont organisées en cercles concentriques
appelés « pistes ». Les pistes sont séparées en secteurs, contenant les données (au minimum 512
octets par secteur). On appelle cylindre l'ensemble des données situées sur une même piste sur
des plateaux différents. On appelle cluster (ou unité d'allocation) la zone minimale que peut

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occuper un fichier sur le disque. En effet le système d'exploitation exploite des blocs qui sont
en fait plusieurs secteurs (entre 1 et 16 secteurs). Un fichier minuscule devra donc occuper un
cluster.

6) Caractéristiques du disque dur


Les caractéristiques des disques dur sont les suivantes :
✓ La Capacité : c’est le volume de données pouvant être stockées sur le disque.
Elle s’exprime en octet (1octet=8bits).
✓ Le Taux de transfert (ou débit) : c’est la quantité de données pouvant être lues
ou écrites sur le disque par unité de temps. Il s‘exprime en bits par seconde.
✓ La Vitesse de rotation : c’est la vitesse à laquelle les plateaux tournent. Elle est
exprimée en tours par minutes (rpm).
✓ Le Temps de latence : c’est le temps écoulé entre le moment où le disque trouve
la piste et le moment où il trouve les données.
✓ Le Temps d'accès moyen : c’est le temps moyen que met la tête pour se
positionner sur la bonne piste et accéder à la donnée.
✓ La Mémoire cache (mémoire tampon) : elle permet de conserver les données
auxquelles le disque accède le plus souvent afin d'améliorer les performances
globales.
✓ L’interface : il s'agit de la connectique du disque dur. Les principales interfaces
pour disques durs sont les suivantes : IDE, SATA, SCSI, USB et Firewire (pour
les disques durs externes).

7) Disque dur SSD


Le disque dur SSD (Solid State Driver) est un support de stockage de données. Il s’agit d’un
lecteur à l’état solide principalement constitué de mémoires électroniques à semi-conducteurs,
par opposition aux disques durs classiques disposant de parties mécaniques mobiles. Il ne
comprend ni plateau tournant, ni bras de lecture mobile. Les disques durs SSD utilisent
principalement les mémoires SLC (Single Level Cell) et MLC (Multi Level Cell).

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Son principal avantage est son temps d'accès faible, généralement de 0,1 ms contre 13 ms.
Le disque dur SSD offre des débits allant de 550 Mo/s en mode lecture et 500 Mo/s en mode
écriture. Sa consommation électrique est également plus faible. Par ailleurs, le silence total et
sa résistance accrue aux chocs sont des atouts incontournables. Le nombre d'écritures sur une
même zone du « disque » est limité à quelques centaines de milliers (ce qui est rapidement
atteint en cas d'utilisation de mémoire virtuelle ou de fichiers de log). La capacité du disque dur
SSD est inférieure à celle du disque dur classique. Le coût du disque dur SSD est élevé par
rapport au disque dur classique.

8) Formatage d’un disque dur


Il existe deux types de formatage : le formatage de haut niveau et le formatage de bas niveau.
➢ Le formatage de haut niveau est appelé aussi formatage logique. Il consiste à une
réorganisation complète du disque dur en effaçant toutes les données présentes sur
celui-ci et en préparant l’arrivée du système d’exploitation. Le formatage de haut
niveau crée un système de fichiers sur le disque (NTFS, Ext4, etc) pour que le
système d'exploitation stocke et utilise des fichiers. Le type de formatage logique
dépend du système d'exploitation à installer parce que les systèmes d'exploitation
utilisent des systèmes de fichiers différents. Le formatage logique du disque dur
peut être réalisé avec : l’invite de commande (cmd), le CD du système
d’exploitation, le gestionnaire du disque ou les logiciels (utilitaires) de formatage.
Remarque : Il est impossible de formater le disque dur où est installer le système
d’exploitation en cours d’utilisation.

➢ Le formatage de bas niveau est appelé aussi formatage physique. Il consiste à


organiser (diviser) la surface de chaque plateau en entités appelées pistes et
secteurs. Le formatage de bas niveau est réalisé par le fabricant pour préparer la
surface du disque à accueillir des données. Il ne dépend pas du système
d'exploitation et il permet grâce à des tests effectués par le constructeur de marquer
les secteurs défectueux. Le formatage de bas niveau est réalisé avant le formatage
de haut niveau. Il permet d’effacer toutes les données et de réparer les secteurs

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défectueux du disque dur. Le formatage de bas niveau est réalisé aussi dans les cas
suivants : un virus de boot s’auto-réplique en permanence, le disque dur ne
fonctionne pas correctement (bruits bizarres), refus d’installation du système
d’exploitation, blocage du formatage classique, etc. Il existe plusieurs utilitaires
pour la réalisation du formatage de bas niveau.

9) Partition d’un disque dur


Le partitionnement est un fractionnement d’un disque dur réel (matériel) en plusieurs
disques virtuels (logiciels). Il consiste à créer des zones sur le disque dont les données ne seront
pas mélangées. Le partitionnement d'un disque dur se fait après le formatage physique de celui-
ci et avant le formatage logique. Il sert à installer des systèmes d'exploitation différents
n'utilisant pas le même système de fichiers et à protéger les données.
Un disque peut contenir une ou plusieurs partitions. Lorsqu’il contient plusieurs partitions,
celles-ci apparaissent au système d’exploitation comme des disques séparés. Le partitionnement
d'un disque dur peut être réalisé avec : l’invite de commande (cmd), le CD du système
d’exploitation, le gestionnaire du disque ou les logiciels (utilitaires) de partitionnement.

10) Clonage du disque dur


Le clonage de disque dur est de créer une copie exacte du disque dur et des volumes
logiques. Il permet de faire une image d’un disque dur en quelques minutes (création et
rechargement). Le clonage de disque est réalisé en vue d’une réinstallation rapide lors d’une
destruction matérielle du disque dur. Il est aussi utilisé pour installer une salle informatique.
Le clonage de disque dur nécessite une configuration matérielle identique (même disque,
même carte mère …). Le clonage de disque peut être réalisé par plusieurs logiciels comme
Acronis True Image et Norton Ghost.

11) Conclusion
Le disque dur est un support de stockage qui nécessite des opérations de maintenance
préventives comme la défragmentation et le nettoyage.

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Chapitre 4 :
Les cartes d’extensions

Chapitre 4 : Les cartes d’extensions

Objectifs : Connaître les caractéristiques des différentes cartes d’extensions.

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1) Introduction
Dans un ordinateur, une carte d’extension est un circuit imprimé connectable à la carte mère
via un bus informatique (PCI, AGP, PCI Express, etc). Le but d’une carte d’extension est
d’ajouter des capacités ou des fonctionnalités à un ordinateur. Les cartes d’extension les plus
courantes sont la carte graphique, la carte son et la carte réseau.

2) La carte graphique
Une carte graphique ou carte vidéo ou carte VGA ou encore adaptateur graphique, est une
carte d’extension d’ordinateur dont le rôle est de produire une image affichable sur un écran.
Cette carte envoie à l’écran des images stockées dans sa mémoire, à une fréquence et dans un
format qui dépendent d’une part de l’écran branché et du port sur lequel il est branché (grâce
au Plug and Play) et de sa configuration interne d’autre part.
Une carte graphique est caractérisée, généralement, par son processeur graphique, sa
mémoire vidéo, sa connexion à la carte mère, sa connectique et son fabricant.

➢ Le processeur graphique (GPU pour Graphical Processing Unit, ou VPU pour


Visual Processing Unit) sert à libérer le microprocesseur de la carte mère. Il prend
en charge les calculs spécifiques à l’affichage et la coordination de graphismes 3D
ou la conversion d'espaces colorimétriques. Le processeur graphique est souvent
muni de son propre radiateur ou ventilateur pour évacuer la chaleur qu’il produit.
➢ La mémoire vidéo conserve les données numériques qui doivent être converties en
images par le processeur graphique et les images traitées par le processeur graphique
avant leur affichage. Les systèmes d’exploitation et les jeux vidéo modernes
nécessitent tous une grande quantité de mémoire vidéo pour optimiser leur
affichage. Actuellement, on trouve des cartes graphiques équipées de 2 Go de
mémoire au minimum.

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➢ Le RAMDAC (Random Access Memory Digital-to-Analog Converter) convertit les


images stockées dans la mémoire vidéo en signaux analogiques à envoyer à l’écran
de l’ordinateur. Il est devenu inutile avec les sorties DVI (numériques).
➢ Le BIOS vidéo est un petit programme enregistré dans une mémoire morte qui
contient certaines informations sur la carte graphique et qui sert au démarrage de la
carte graphique.
➢ La connexion à la carte mère est réalisée via le connecteur ISA, PCI, AGP, PCI
Express ou USB.
➢ La connectique : les cartes graphiques sont, généralement, équipées d’un connecteur
VGA, S-vidéo (interface analogique), DVI et HDMI (interface numérique).

Les principaux constructeurs de cartes graphiques sont NVDIA et AMD-ATI. Intel aussi
est un constructeur de cartes graphiques. Elle a livré en 2010 la majorité des solutions
graphiques pour PC dans le monde sous la forme de chipsets avec contrôleur graphique intégré.

3) La carte Son
La carte son (en anglais audio card ou sound card) est une carte d'extension d'ordinateur. Sa
principale fonction est de gérer les entrées-sorties sonores de l'ordinateur. Elle se présente sous
la forme d'un périphérique que l'on peut connecter à l'ordinateur sur un bus PCI, PCI Express,
PCMCIA (pour ordinateur portable), USB ou Firewire. Actuellement, les cartes mères
possèdent une carte son intégrée.
Les principaux éléments d'une carte son sont :
a) Le processeur spécialisé : l'APU (Audio Processing Unit), c’est un DSP (digital signal
processor) spécialisé dans le son, chargé de tous les traitements numériques du son
(écho, réverbération, effets 3D, etc.).

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b) Le convertisseur numérique/analogique : appelé DAC (digital to analog converter)


permettant de convertir les données audio de l'ordinateur en signal analogique vers un
système de restitution sonore (enceintes, amplificateur, etc).
c) Le convertisseur analogique/numérique : appelé ADC (analog to digital converter)
permettant de convertir le signal analogique des entrées en données audio numériques
pouvant être traitées par l'ordinateur.
d) Des amplificateurs opérationnels (OP-AMP) pour donner du volume en entrée et en
sortie de la carte son.
e) Les connecteurs d'entrées-sorties externes qui sont codés par couleurs et associés aussi
à des symboles.
f) Les connecteurs d'entrées-sorties internes : le connecteur CD-ROM / DVD-ROM,
l’entrée auxiliaire (AUX-In) et le connecteur pour répondeur téléphonique TAD
(Telephone Answering Devices).

4) La carte réseau
La carte réseau (Network Interface Card, notée NIC) constitue l'interface entre l'ordinateur
et le câble du réseau. La fonction d'une carte réseau est de préparer, d'envoyer et de contrôler
les données sur le réseau. La carte réseau possède généralement deux témoins lumineux (LEDs)
: la LED verte qui correspond à l'alimentation de la carte et la LED orange (10 Mb/s) ou rouge
(100 Mb/s) indique une activité du réseau (envoi ou réception de données).

Abdelkader SAADAOUI - 40 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

La carte réseau est une carte d'extension s'insérant dans un connecteur d'extensions. Le
connecteur le plus répandu de la carte réseau est le connecteur RJ-45 (réseau filaire). La carte
réseau Wi-Fi (réseau sans fils) possède une antenne qui permet l'envoi et la réception des
signaux.

5) Conclusion
La carte d’extension est un circuit électronique amovible apportant une ou plusieurs
fonctions à l'ordinateur. Une carte d'extension est donc chargée d'étendre les capacités d’un PC.

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Support de cours : Architecture des ordinateurs

Chapitre 5:
Architecture des microprocesseurs

Chapitre 5 : Architecture des microprocesseurs

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Objectifs : Présenter les notions de base nécessaires à la compréhension des systèmes


utilisant des microprocesseurs et connaître leur architectures internes.

1) Introduction
L'apparition des microprocesseurs date du début des années 1970. Grâce aux progrès de
l’intégration, l'augmentation des performances des microprocesseurs a porté sur la vitesse de
fonctionnement, la largeur des mots traités (8, 16, 32, 64 bits) et le nombre et la complexité des
opérations réalisables.

2) Architecture d’un système à base de microprocesseur


Un système à base de microprocesseur est formé des trois éléments :
✓ Une unité CPU (central processing unit).
✓ Une mémoire (ROM et RAM)
✓ Des ports d’entrées/sorties.
Les trois modules sont interconnectés autour de trois bus : bus de données, bus d’adresses
et bus de contrôles et commandes.
Le microprocesseur doit contrôler les fonctions effectuées par les autres modules, il doit
chercher ainsi que décoder des instructions ranger en mémoire, et il doit adresser des interfaces
d’entrées/sorties pour lire des données du mond extérieur, et restituer le résultat de son
traitement.

Le bus de données : il est bidirectionnels et il permet la transmission des données qui doivent
être traitées par le CPU.
Le bus d’adresses : il est unidirectionnel et il permet d’adresser un élément par le CPU.

Abdelkader SAADAOUI - 43 - ISET Radès


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Le bus de commandes et de contrôle : il permet de véhiculer les signaux de contrôles et de


commandes tels que l’horloge et les signaux RD/WR.
L’intégration a permis de rassembler le microprocesseur et les éléments associés (mémoire,
organes d’entrée-sortie,...) au sein d’un seul circuit appelé "microcontrôleur".
Ce type de composant s’est répandu dans un très grand nombre de domaines tel que la
télécommunication, la télévision, l’électroménager, etc.

3) Architecture d’un CPU :


Un CPU est formé par les trois éléments fonctionnels interconnectés suivants
Registres, Unité arithmétique et logique(UAL), Circuit de contrôle et commande.

➢ Les Registres :

Abdelkader SAADAOUI - 44 - ISET Radès


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Lorsque le processeur exécute des instructions, les données sont temporairement


stockées dans de petites mémoires rapides de 8, 16, 32 ou 64 bits que l'on appelle registres.
Les registres principaux sont :
✓ le registre accumulateur (ACC): c’est un registre d'usage général recevant des
opérandes, des résultats intermédiaires ou des résultats provenant de l’unité
arithmétique et logique. Donc la plupart des opérations arithmétiques et logiques se
font dans l’accumulateur.
✓ Le compteur de programme (PC ou CO pour compteur ordinal) : contient l’adresse
de l'instruction suivante en mémoire qui doit être exécutée. Le registre compteur de
programme est constamment modifié après l'exécution de chaque instruction afin
qu'il pointe su l'instruction suivante.
✓ Registre d’instruction (RI) et décodeur d’instruction : contient la prochaine
instruction à être exécutée par le processeur. Cette instruction sera acheminée (par
un bus de données) au décodeur d'instructions qui sera chargé de l'interpréter
(opération à effectuer, etc).
✓ Les registres d’adresses : Ces registres servent à gérer l'adressage de la mémoire. En
effet le processeur peut utiliser un registre ou une paire de registres pour accéder à
un emplacement mémoire
✓ Le registre d’état (FLAGS ou PSW pour Processor Status Word) : sert à contenir
l'état de certaines opérations effectuées par le processeur (retenue, dépassement,
etc).

➢ L’unité arithmétique et logique (UAL) :


Comme son nom l'indique, cette unité peut exécuter deux types d'opérations : les opérations
arithmétiques (addition, soustraction, etc) et les opérations logiques (ET, OU, etc). Elle
reçoit ses opérandes (les octets qu'elle manipule) du bus de données. Celles-ci peuvent
provenir de registres ou de la mémoire. A la fin d'une opération, l'UAL peut aller modifier
certains bits du registre d'état (FLAG).

➢ L’unité de contrôle et commande :


Synchronisée par le signal de l'horloge, c'est elle qui déclenche les événements dans le
processeur (elle est connectée à toutes les autres composantes du processeur).
Par exemple, quand une information passe dans un bus, cette information est destinée à
un seul endroit. C'est donc l'unité de commande et de contrôle qui va "déverrouiller" l'entrée

Abdelkader SAADAOUI - 45 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

de cette destination pour que l'information qui circule sur le bus puisse y entrer et ne pas
entrer ailleurs en même temps. Le processeur est constitué d'un ensemble d'unités
fonctionnelles.

➢ Les interruptions :

Les interruptions permettent au matériel (périphérique) de communiquer avec le


processeur. Les interruptions sont surtout utilisées pour la gestion des périphériques de
l’ordinateur tel que l’arrivée d’un paquet de données sur une connexion réseau et la frappe
d’un caractère au clavier. Une interruption est signalée au processeur par un signal
électrique sur une borne spéciale. Lors de la réception de ce signal, le processeur “traite”
l’interruption dès la fin de l’instruction qu’il était en train d’exécuter. Parfois le
microprocesseur est sollicité par plusieurs interruptions en même temps, pour répondre à
ces appels un ordre de priorité est souvent pris en compte pour leurs traitements. Il existe
deux types d’interruptions : l’interruption matérielle et l’interruption logicielle.

➢ L’écriture en mémoire
Pour écrire une donnée dans la mémoire le CPU doit placer l’adresse de la donnée sur
le bus d’adresses (son emplacement dans la mémoire) puis il place la donnée sur le bus de
données et enfin génère le signe WRITE (ordre d’écriture dans la mémoire).

Abdelkader SAADAOUI - 46 - ISET Radès


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➢ La lecture de la mémoire
Pour lire une donnée de la mémoire le CPU doit connaître son emplacement, en effet il
dépose son adresse sur le bus d’adresses puis génère le signal READ (il demande une
opération de lecture de la mémoire) alors la donnée ser acheminée vers le CPU à travers le
bus de données.

➢ Définition d’un Buffer


En informatique, une mémoire tampon (en anglais buffer) est une zone de mémoire vive
ou de disque utilisée pour entreposer temporairement des données, notamment entre deux
processus ou matériels ne travaillant pas au même rythme. Ainsi, les données envoyées vers
un périphérique (externe) sont le plus souvent stockées dans des mémoires tampon en
attente de leur envoi effectif pour épargner à l’ordinateur le contretemps dû à la différence
de débits entre le microprocesseur interne et les différents périphériques souvent lents.

Abdelkader SAADAOUI - 47 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Chapitre 6:
Microprocesseur 8086

Chapitre 6 : Microprocesseur 8086

Abdelkader SAADAOUI - 48 - ISET Radès


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Objectifs Connaître l’architecture interne du microprocesseur 8086.

1) Introduction
Le 8086 (développé en 1978) est le premier MP de type x86. Il est équipé d'un bus de
données de 16 bits et un bus d’adresses de 20 bits et fonctionne à des fréquences diverses selon
plusieurs variantes: 5, 8 ou 10 MHz. Le processeur 8086 d'Intel est à la base des processeurs
Pentium actuels.
En effet, les processeurs successifs (de PC) se sont construits petit à petit en ajoutant à
chaque processeurs des instructions et des fonctionnalités supplémentaires, mais en conservant
les spécificités du processeur précédent.
2) Architecture externe du 8086
Le microprocesseur 8086 est un circuit intégré de forme DIL de 40 pattes comme le montre
la figure suivante :

3) Architecture interne du 8086


Il existe deux unités internes distinctes : l'UE (Unité d'Exécution) et l'UIB (Unité
d'Interfaçage avec le Bus). Le rôle de l'UIB est de récupérer et stocker les informations à traiter,

Abdelkader SAADAOUI - 49 - ISET Radès


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et d'établir les transmissions avec les bus du système. Il fournit l’interface physique entre le
microprocesseur et le monde extérieur. L'UE exécute les instructions qui lui sont transmises par
l'UIB. Il comporte essentiellement l’UAL de 16 bits qui manipule les registre généraux de 16
bits aussi. Pendant que l'UE exécute les informations qui lui sont transmises, l'instruction
suivante est chargée dans l'UIB. Les instructions qui suivront sont placées dans une file d'attente
(6 octets pour 8086). Lorsque l'UE a fini de traite une instruction l'UIB lui transmet
instantanément l'instruction suivante, et charge la troisième instruction en vue de la transmettre
à l'UE. De cette façon, l'UE est continuellement en activité. On parle du prétraitement ou
traitement pipeline.

➢ Les registres du 8086/8088 :


Un registre est une petite partie de mémoire intégrée au microprocesseur, dans le but de
recevoir des informations spécifiques, notamment des adresses et des données stockées durant
l'exécution d'un programme. Il existe plusieurs types de registres.

En effet, les registres généraux peuvent être utilisés dans toutes les opérations
arithmétiques et logiques que le programmeur insère dans le code assembleur.

Abdelkader SAADAOUI - 50 - ISET Radès


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Un registre complet présente une grandeur de 16 bits. Chaque registre est en réalité divisé
en deux registres distincts de 8 bits. Le programmeur dispose de 8 registres internes de 16 bits
qu’on peut diviser en deux groupes.

✓ Groupe de données :formé par 4 registres de 16 bits (AX, BX, CX et DX) chaque
registre peut être divisé en deux registres de 8 bits (AH, AL, BH, BL, CH, CL, DH
et DL)
✓ Un groupe de pointeur et indexe : formé de 4 registres de 16 bits (SI, DI, SP et BP)
et font généralement référence à un emplacement en mémoire.

➢ Les registres du 8086/8088 (Groupe de données)


✓ Registre AX (Accumulateur) : toutes les opérations de transferts de données avec
les E/S ainsi que les opérations arithmétiques et logiques se font dans ce registre.
✓ Registre BX (registre de base) : il est utilisé pour l’adressage de données dans une
zone mémoire différente de la zone code.
✓ Registre CX (Le compteur) : il a été fait pour servir comme compteur lors des
instructions de boucle.
✓ Registre DX : il est utilise pour les opérations de division et de multiplication mais
surtout pour contenir le numéro d’un port d’E/S.

➢ Les registres du 8086/8088 (groupe de pointeur et indexe)

✓ L’indexe SI (Source Indexe) : Il permet de pointer la mémoire. Il forme, en général,


un décalage (un offset) par rapport à une base fixe (le registre DS), il sert aussi pour
les instructions de chaîne de caractères
✓ L’indexe DI (Destination indexe) : Il permet aussi de pointer la mémoire. Il sert,
aussi, pour les instructions de chaîne de caractères, il pointe alors sur la destination.

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✓ Les pointeurs SP et BP (Stack pointer et base pointer) : Ils pointent sur la zone pile
(une zone mémoire qui stocke l’information avec le principe filo), ils présentent un
décalage par rapport à la base (le registre SS).

➢ Les registres du 8086/8088 (registres segments)

Le 8086 a quatre registres segments de 16 bits chacun : CS (code segment, DS (Data


segment), ES (Extra segment) et SS (stack segment). Ces registres sont chargés de
sélectionner les différents segments de la mémoire en pointant sur le début de chacun
d’entre eux. Chaque segment de mémoire ne peut excéder les 65535 octets (64 ko).

➢ Les registres du 8086/8088 (Le registre IP ou compteur de programme)


Instruction Pointer ou Compteur de Programme, contient l’adresse de l’emplacement
mémoire où se situe la prochaine instruction à exécuter. Autrement dit, il doit indiquer au
processeur la prochaine instruction à exécuter. Le registre IP est constamment modifié
après l'exécution de chaque instruction afin qu'il pointe sur l'instruction suivante.

➢ Les registres du 8086/8088 (Le registre d’état ou Flag)

Le registre d'état FLAG sert à contenir l'état de certaines opérations effectuées par le
processeur. Par exemple, quand le résultat d'une opération est trop grand pour être contenu
dans le registre cible un bi spécifique du registre d'état (le bit OF) est mis à 1 pour indiquer
le débordement.

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Le registre d’état du 8086 est formé par les bits suivants :

➢ Gestion de la mémoire

L’espace mémoire adressable (1 méga = 220 bits du bus d’adresse ) du 8086/8088 est
divisé en quatre segment logiques allant jusqu'à 64 Koctets chacun. L’accès à ces espaces
est direct et simultané. Or le compteur de programme est de 16 bits donc la possibilité
d’adressage est de 216 = 64 Ko (Ce qui ne couvre pas la totalité de la mémoire). Alors on
utilise deux registres pour indiquer une adresse au processeur.
Chaque segment débute à l'endroit spécifié par le registre segment. Le déplacement
(offset) à l’intérieur de chaque segment se fait par un registre de décalage qui permet de
trouver un information à l'intérieur du segment.

➢ Adresse physique (Segmentation de la mémoire)

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On appellera segment de mémoire une zone mémoire adressable avec une valeur fixée
du segment (max 64 Ko). On a vu que le registre IP, qui stocke l’adresse d’une instruction,
fait 16 bits. Or, avec 16 bits il n’est possible d’adresser que 2 16 = 64 Kilo octets. Le bus
d’adresses du 8086 possède 20 bits. Cette adresse de 20 bits est formée par la juxtaposition
d’un registre segment (16 bits de poids fort) et d’un déplacement (offset, 16 bits de poids
faible) :

Le schéma de la figure suivante illustre la formation d’une adresse 20 bits à partir du


segment et du déplacement sur 16 bits :

➢ Implémentation de la pile

Les piles offrent un nouveau moyen d’accéder à des données en mémoire principale, qui
est très utilisé pour stocker temporairement des valeurs. Le schéma suivant montre
comment une valeur est stocke dans la pile (pushed) et comment elle est récupérée (poped).

Abdelkader SAADAOUI - 54 - ISET Radès


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➢ Organisation de la mémoire

Logiquement la mémoire est organisée de cette manière :

Le 8086 est un processeur 16 bits (bus de données de 16 bits), ce qui donne la possibilité
à ce microprocesseur d’accéder en même temps à deux cases mémoires de 8 bits. En effet
pour le 8086 la mémoire est organisée en deux Banks (un bank pair et un bank impair
chacun de 512 KO).

Abdelkader SAADAOUI - 55 - ISET Radès


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Pour sélectionner les banks pair et impair le 8086 utilise deux signaux (BHE et A0 : le
premier bit du bus d’adresse).

Pour sélectionner le bank pair A0=0 et pour sélectionner le bank impair BHE = 0

Abdelkader SAADAOUI - 56 - ISET Radès


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Chapitre 7:
Le jeu d’instructions du
microprocesseur 8086

Chapitre 5 : Le jeu d’instructions du 8086

Abdelkader SAADAOUI - 57 - ISET Radès


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Objectifs Connaître les notions de base de programmation du microprocesseur 8086.

1) Introduction

Le langage assembleur est très proche du langage machine (des informations en binaire).
Il dépend donc du type de processeur. Ainsi il n'existe pas un langage assembleur, mais un
langage assembleur par type de processeur. Les fonctions en notation hexadécimale sont
difficiles à retenir, c'est pourquoi le langage assembleur a été mis au point. Il permet de noter
les instructions avec des noms explicites suivis de paramètres. L'utilisation du langage
assembleur consiste à écrire sous forme symbolique la succession d'instructions.
Ces instructions sont stockées dans un fichier texte (le fichier source) qui, grâce à un
programme spécifique (assembleur ) sera traduit en langage machine. Exemple : Pour copier le
contenu de la mémoire à l'adresse 0110h dans le registre AX du processeur 8086, on écrit :
MOV AX, [0110]

2) Programmation en assembleur

Pour traduire un programme en langage machine, on doit passer par les phases suivantes

Parmi les logiciels qui permettent le passage entre les trois phases présentée dans la figure
précédente, on cite : MASM (Microsoft Assembler), TASM (Turbo assembler) et NASM. On

Abdelkader SAADAOUI - 58 - ISET Radès


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retrouve l'assembleur dans la programmation des systèmes de base des machines (le pilotage
du clavier, de l'écran…), le pilotage de nouveaux périphériques (imprimantes, scanners…), etc.
Donc l’avantage de l’assembleur est de générer des programmes efficaces et rapides à
l'exécution.
3) Structure d’un programmation en assembleur :

➢ Rappel :
Un processeur est relié à la mémoire par l'intermédiaire d'une liaison appelée bus. Les
données dont le processeur 8086 a besoin sont stockées dans des registres (AX, BX, CX, DX,
IP, SI, CS, DS, SS, ...). Chacun a sa propre utilité. Les registres AX, BX, CX et DX sont les
registres les plus utilisés pour les calculs.

Abdelkader SAADAOUI - 59 - ISET Radès


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4) Instructions du 8086
On peut diviser les instructions du 8086/88 en 7 groupes comme suit :
✓ Instructions de transfert de données.
✓ Instructions arithmétiques
✓ Instructions de bits (logiques).
✓ Instructions de sauts de programme.
✓ Instructions de chaîne de caractères.
✓ Instructions de contrôle de processus.
✓ Instructions d’interruptions.

➢ Les instructions de transfert de données :

✓ MOV : Elle permet de transférer les données (un octet ou un mot) d’un registre à
un autre registre ou d’un registre à une case mémoire, sa syntaxe est comme suit :

MOV destination, source


Exemples :
MOV AX, BX : Transfert d’un registre de 16 bits vers un registre de 16
bits.

Abdelkader SAADAOUI - 60 - ISET Radès


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MOV AH, CL : Transfert d’un registre de 8 bits vers un registre de 8 bits.


MOV AX, [Val1] ; Transfert du contenu d’une case mémoire 16 bits vers AX.
MOV [Val2], AL ; Transfert du contenu du AL vers une case mémoire d’adresse Val2.

✓ PUSH : Elle permet d’empiler les registres du CPU sur le haut de la pile.

Syntaxe : PUSH SOURCE

✓ POP : Elle permet de dépiler les registres du CPU sur le haut de la pile.

Syntaxe : POP destination

✓ XCHG : Elle permet de commuter la source avec la destination.

Abdelkader SAADAOUI - 61 - ISET Radès


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Exemple :

XCHG AX,BX : elle permute entre AX et BX.

Si AX=8976 et BX=5678, alors après l’exécution de l’instruction on aura AX=5678 et


BX=8976

✓ IN / OUT : Elle permet de récupérer des données d’un port (donc de la périphérie) ou
restituer des données à un port, dans les deux cas s’il s’agit d’envoyer ou de recevoir un octet
on utilise l’accumulateur AL, s’il s’agit d’envoyer ou de recevoir un mot on utilise
l’accumulateur AX.

Syntaxe : IN ACCUMULATEUR, DX

OUT DX, ACCUMULATEUR

➢ Instructions arithmétiques

Abdelkader SAADAOUI - 62 - ISET Radès


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✓ ADD (Addition): Elle permet d’additionner le contenu de la source (octet ou un mot)

avec celui de la destination le résultat est mis dans la destination.

Syntaxe : ADD Destination, source


Exemples :

ADD AX, BX : AX = AX + BX (addition sur 16 bits).

ADD AL, [SI] : AL = AL + le contenu de la case mémoire pointé parSI.

ADD [DI], AL : le contenu de la case mémoire pointé par DI Est additionnée


avec AL, le résultat est mis dans la case mémoire ointép par DI.

✓ ADC (Addition avec retenue) : Elle permet d’additionner le contenu de la source (octet

ou un mot) avec celui de la destination et la retenue (CF); le résultat est mis dans la destination.

Syntaxe : ADC Destination, source

Exemples :

ADC AX,BX : AX = AX + BX + CF(addition sur 16 bits )


ADC AL,BH : AL = AL + BH + CF(addition sur 8 bits )

ADC AL,[SI] : AL = AL + le contenu de la case mémoire pointé par SI + CF

✓ INC (Incrémentation):Elle permet d’incrémenter le contenu de la destination.

Abdelkader SAADAOUI - 63 - ISET Radès


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Syntaxe : INC Destination

Exemples :

INC AX : AX = AX + 1 (incrémentation sur 16 bits).


INC AL : AL = AL +1 (incrémentation sur 8 bits).

INC [SI] : [SI] = [SI] + 1 le contenu de la case mémoire pointé par SI sera incrémenter.

✓ SUB (Soustraction) : Elle permet de soustraire la destination de la source (octet ou un


mot) le résultat est mis dans la destination.

Syntaxe : SUB Destination, source

Exemples :

SUB AX,BX : AX = AX - BX (Soustraction sur 16 bits ). SUB AL,BH : AL = AL - BH (


Soustraction sur 8 bits ).
SUB AL,[SI] : AL = AL - le contenu de la case mémoire pointé par SI.
SUB [DI],AL : le contenu de la case mémoire pointé par DI.

✓ SBB (Soustraction avec retenue) : Elle permet de soustraire la destination de la source


et la retenue (octet ou un mot) le résultat est mis dans la destination.

Syntaxe : SBB Destination, source

Exemples :

SBB AX,BX : AX = AX – BX - CF (Soustraction sur 16 bits ).

SBB AL,[SI] : AL = AL - le contenu de la case mémoire pointé par SI – CF.

✓ DEC (Décrémentation) : elle permet de décrémenter le contenu de la destination.

Syntaxe : DEC Destination

Exemples :

DEC AX : AX = AX - 1 (décrémentation sur 16 bits).


DEC [SI] : [SI] = [SI] – 1 ; le contenu de la case mémoire pointé par SI sera décrémenté.

✓ NEG (Négatif) :Elle soustrait l’opérande destination (octet ou mot) de 0 le résultat est
stocker dans la destination. Donc cette opération réalise le complément à deux d’un nombre.
Syntaxe : NEG Destination

Exemples :

NEG AX ; AX = 0 – AX.

Abdelkader SAADAOUI - 64 - ISET Radès


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NEG AL ; AL = 0 – AL.

NEG [SI] ; [SI] = 0 - [SI].

✓ CMP (Comparaison) : Elle soustrait la source de la destination , qui peut être un octet
ou un mot , le résultat n’est pas mis dans la destination , en effet cette instruction touche
uniquement les indicateurs pour être tester avec un autre instruction ultérieure de saut
conditionnel. Les indicateurs susceptibles d’être touché sont : AF, CF, OF, PF, SF, ZF. Cette
instruction va nous permettre de comparer deux nombres.

Syntaxe : CMP Destination , Source

✓ MUL : Elle effectue une multiplication non signée de l’opérande source avec
l’accumulateur.

Syntaxe : MUL Source

Si la source est un octet alors elle sera multipliée par l’accumulateur AL le résultat sur
16 bits sera stocké dans le registre AX. Si la source est un mot alors elle sera multipliée avec
l’accumulateur AX le résultat de 32 bits sera stocké dans la paire des registres AX et DX.
Cette multiplication traite les données en tant que nombres non signés.

✓ DIV : Elle effectue une division non signée de l’accumulateur par l’opérande source.

Syntaxe : DIV Source

Si l’opérande est un octet, alors on récupère le quotient dans le registre AL et le reste dans le
registre AH.
Si l’opérande est un mot, alors on récupère le quotient dans le registre AX et le reste dans le
registre DX.

➢ Instructions logiques

Abdelkader SAADAOUI - 65 - ISET Radès


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✓ NOT (Négation) :Elle réalise la complémentation à 1 d’un nombre.

Syntaxe : NOT Destination

Exemple :

MOV AX, 500H; AX = 0000 0101 0000 0000

NOT AX ; AX = 1111 1010 1111 1111

✓ AND : Elle permet de faire un ET logique entre la destination et la source (octet ou


mot) le résultat est mis dans la destination.

Syntaxe : AND Destination, source

Exemples :

MOV AX , 503H ; AX = 0000 0101 0000 0011

AND AX , 0201H ; 0000010100000011 x 0000001000000001 = 000000000000 0001

Abdelkader SAADAOUI - 66 - ISET Radès


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AND AX,BX ; AX = AX . BX (Et logique entre AX et BX)


AND AL,BH ; AL = AL . BH (ET logique sur 8 bits)

AND AL,[SI] ; AL = AL AND le contenu de la case mémoire pointé par SI.

✓ OR : Elle permet de faire un OU logique entre la destination et la source (octet ou


mot)
le résultat est mis dans la destination.

Syntaxe : OR Destination, source

Exemples :

MOV AX , 503H ; AX = 0000 0101 0000 0011

OR AX , 0201H ; 0000010100000011 OR 0000001000000001 = 0000011100000011

✓ SHL : Elle permet de faire le décalage logique à gauche de la destination.

Syntaxe : SHL destination, compteur

Exemples :

SHL AL,1 : Pour faire un seul décalage.

MOV CL,3
SHL AL,CL Pour faire trois décalages de suite

✓ ROL : Elle permet de faire la rotation à gauche de la destination.

Syntaxe : ROL destination, compteur

Abdelkader SAADAOUI - 67 - ISET Radès


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Exemples :

ROL AL,1 : Pour faire une seule rotation

MOV CL,4

ROL AL,CL Pour faire quatre rotations de suite

➢ Instructions de sauts :

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✓ JMP (Saut inconditionnel) : Elle transfert, sans condition, la commande à


l’emplacement de destination. L’opérande Cible peut être obtenu à partir de l’instruction elle
même (JMP direct) ou à partir de la mémoire ou à partir d’un registre indiqué par l’instruction.

Syntaxe : JMP cible

✓ JNE/JNZ :(Si non égal / Non zéro) Elle: transfert, avec condition, la commande à
l’emplacement de destination. Si ZF=0 alors IP = IP + déplacement.

Syntaxe : JNZ cible

Abdelkader SAADAOUI - 69 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

TD N°1
Exercice 1 : Répondre par vrai ou faux.
1) L’origine de l’architecture des ordinateurs est l’idée de Von Neumann en 1975.
(…………..)
2) L’imprimante à transfert thermique est un périphérique d’entrée/sortie. (………..)
3) Le lecteur code à barre est un périphérique d’entrée/sortie. (…………..)
4) Le bloc d'alimentation permet d’alimenter les composants de l'ordinateur.
(………….)
5) Le bloc d’alimentation peut être testé sans carte mère. (…………….)
6) Le disque dur est connecté seulement à la carte mère. (…………..)
7) Le microprocesseur est le cerveau de l’ordinateur. (…………….)
8) Le microprocesseur (CPU) est un circuit électronique qui exécute les instructions
stockées en mémoire vive. (…………….)
9) le nombre global de registres dans un microprocesseur peut varier d'une dizaine à
plusieurs centaines. (……………..)
10) L’unité de gestion des bus (unité d'entrées-sorties) gère les flux d'informations
entrant et sortant, en interface avec la mémoire vive. (…………….)
11) Le socket du microprocesseur a la même forme pour tous les types des
microprocesseurs. (………….)
12) Le débit n’est pas une caractéristique des mémoires. (……………..)
13) La mémoire RAM est nécessaire pour le démarrage de l’ordinateur. (………….)
14) La mémoire RAM dynamique (DRAM) est plus rapide que la mémoire RAM
statique dynamique (SDRAM). (……………..)
15) La mémoire ROM est volatile. (……………..)
16) La mémoire PROM est l’abréviation de Programmable Read Only Memory.
(…………….)
17) Le BIOS est l’abréviation de Basic Input Output System. (………….)
18) Le BIOS est un circuit électronique qui conserve des informations sur le système.
(…………….)
19) Le CMOS est un circuit électronique qui conserve seulement des informations sur le
système, telles que l'heure et la date système. (…………….)
20) La pile de CMOS est nécessaire pour le démarrage de l’ordinateur. (…………….)

Abdelkader SAADAOUI - 70 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

Exercice 2 : (QCM)
1) Le ventirad du microprocesseur :

a. est constituée seulement d’un ventilateur (12v).

b. permet le refroidissement des composants de la carte mère.

c. est obligatoire pour le fonctionnement de l’ordinateur.

2) La mémoire vive :

a. se trouve généralement sous la forme d’un circuit intégré dans la carte mère.

b. est obligatoire pour le fonctionnement de l’ordinateur.

c. permet de stocker de manière temporaire des données lors de l'exécution d'un


programme.

3) La capacité d’une mémoire s’exprime en :

a. Octet

b. Hertz

c. Bit/s

4) Le BIOS :

a. est stocké dans une mémoire morte (ROM) sur la carte mère

b. est constitué d’un programme qui démarre automatiquement après la mise sous tension
du PC.

c. désigne basic input output server

5) La mémoire EEPROM :

a. est l’abréviation de Electrically Erasable Read Only Module.

b. est une mémoire effaçable une seule fois par le constructeur.

c. peut être effacée même lorsqu'elle est en position dans l'ordinateur.

Exercice 3 :
Donner les noms des différents composants de la carte mère suivante :

Abdelkader SAADAOUI - 71 - ISET Radès


Support de cours : Architecture des ordinateurs

1 : ……………………………..
2 : ……………………………..
3 : ……………………………..
4 : ……………………………..
5 : ……………………………..
6 : ……………………………..
7 : ……………………………..
8 : ……………………………..
9 : ……………………………..
10 : ……………………………

Abdelkader SAADAOUI - 72 - ISET Radès


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TD N°2

Exercice 1 :
1) Quelles sont les principales unités qui forment une CPU ?

2) Préciser le rôle de la mémoire cache du microprocesseur.

3) Préciser le rôle de la pile CMOS.

4) Préciser le rôle du BIOS de la carte mère

Exercice 2 :
1) Donner la différence entre l’UIB et l’UE du processeur 8086.

2) Citer les registres segment du processeur 8086.

3) Donner le rôle du registre d’état (FLAGS).

4) Donner le contenu des registres CS et IP, sachant que le segment de code (CS) débute
dans la mémoire à l’adresse physique 54CB0 H, l’information à l’intérieur du segment
est placée à l’adresse physique 54AE7 H.

5) Les termes suivants font référence aux mémoires. Donner une définition de chacun
d’eux : Capacité, Temps d’accès, Volatilité, Taille du mot

Exercice 3 :
Soit le processeur Intel 80286 possédant des registres d’adresses internes de 16 bits et un
bus d’adresse externe de 24 bits et un bus de données de 16 bits connecté à une mémoire de 8
bits de largeur.
1) Définir la segmentation de la mémoire.

2) Donner la capacité mémoire d’un segment en octet.

3) Donner la capacité mémoire totale en octet adressable par ce processeur.

4) Donner le nombre total des segments.

5) Donner le nombre total des pages.

Exercice 4 :

Abdelkader SAADAOUI - 73 - ISET Radès


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1) Ecrire un programme en assembleur qui permet de mettre les valeurs : 52F0 en


hexadécimale dans le registre AX et 1062 en décimale dans BX. Ensuite il fait l’addition
des registres AX et BX, le résultat est stocké dans le registre BX.

2) Modifier le programme précédent pour additionner le contenu de la case mémoire


[105h] au registre AX. Ensuite il fait la permutation entre AX et BX.

3) Ecrire un autre programme en assembleur qui calcule la somme entre trois nombres N1,
N2 et N3 se trouvant à l’adresse [1000H], [1100H] et [1200H]. Si le résultat est positif,
il sera rangé directement dans l’adresse [2300H] et si le résultat est négatif, il sera rangé
indirectement dans l’adresse [2600H].

4) Ecrire un programme qui détermine si un nombre est premier ou non. S’il est premier,
un 1 se rangera dans DX, sinon un 0 se met dans DX.

Abdelkader SAADAOUI - 74 - ISET Radès

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