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Cours Normalisation

Le Master en Ecologie des zones arides et semi-arides inclut une matière sur la Normalisation et Certification, visant à enseigner les normes environnementales pour évaluer les impacts des activités sur l'environnement. Le contenu couvre la normalisation, la certification, et le management environnemental, avec des évaluations basées sur des activités pratiques et un examen final. Les références incluent des ressources variées sur le management environnemental et les normes ISO.

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Cours Normalisation

Le Master en Ecologie des zones arides et semi-arides inclut une matière sur la Normalisation et Certification, visant à enseigner les normes environnementales pour évaluer les impacts des activités sur l'environnement. Le contenu couvre la normalisation, la certification, et le management environnemental, avec des évaluations basées sur des activités pratiques et un examen final. Les références incluent des ressources variées sur le management environnemental et les normes ISO.

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Intitulé du Master : Ecologie des zones arides et semi arides

Semestre : 3
UEM 3
Matière 1: Normalisation et Certification
Crédits : 5
Coefficients : 3
Objectifs de l’enseignement
Acquérir des connaissances sur les normes intégrant le management de l'environnement, pour permettre à un organisme d'évaluer et de
maîtriser de manière continue les impacts de ses activités sur l'environnement de ces zones arides.
Connaissances préalables recommandées
Connaissance du milieu écologique et humain, le fonctionnement des écosystèmes arides.
Contenu de la matière :
1. Normalisation
La normalisation et les pôles de compétitivité
Les normes ISO
Avantages de la démarche
Critiques de la démarche
2. Certification
Qu’est-ce que la certification ?
L’utilité d’une norme
Pour quelle certification opter ?
3. Management environnemental
Mise en place d’un système de management environnemental
Le manuel environnement
Évaluation des performances environnementales des PME

Mode d’évaluation : Evaluation continue des activités pratiques (50%), Evaluation par examen final (50%)
Références (Livres et polycopiés, sites internet, etc).
Management environnemental, Analyses, stratégies, mise en œuvre – Au coeur de l'ISO 14001:2015 - Le système de management environnemental
au centre de la stratégie - Pratiquer le management de l'environnement - Les réponses à vos questions !
www.environnement-annuaire.net/management-environnemental.../livres... www.cmatic.info/accueil/normalisation-et-certification/
www.novoferm.fr/.../difference-entre-normes-marquage-et-certifications....
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00011413/document
www.fao.org/docrep/007/y5136f/y5136f07.htm
www.afnor.org/
www.fromag.com/pratique/certific.html
www.iso.org/iso/fr/home/standards/certification.htm
www.entreprises.gouv.fr/politique-et-enjeux/normalisation-qualite
www.telecharger-magazine.net/.../11804-au-cur-de-liso-140012015-le-s
• Chapitre 1: Normalisation
• Synonymes : standardisation, uniformisation
• Etymologie : du latin norma, équerre, règle.
• La normalisation est l’action de :
- Normaliser
- Rendre normal
- Edicter des normes ou documents de référence
- Faire correspondre à une norme
- Rétablir une situation conformément aux règles habituelles
Dans une activité de production, la normalisation est un ensemble de
règles, de spécifications et de techniques ayant pour but de définir
les méthodes de fabrication et de produits afin de satisfaire des
besoins précis.
Elle permet de rationaliser la production, les unités de mesure ou les
symboles.
Les normes:

Les normes peuvent être définies comme une attestation écrite


contenant des spécificités techniques liées aux produits et garantissant
leurs qualités et aptitudes à l'emploi.

Les normes sont pour la plupart différentes d'un pays à un autre. C'est la
raison pour laquelle, les entreprises doivent dans certains cas adapter
leurs produits aux marchés étrangers.

Les normes sont souvent considérées en commerce international


comme des obstacles techniques (barrières non tarifaires).
Les normes environnementales

Sont des règles qui s'appliquent aux pratiques des entreprises


(également aux Etats et collectivités locales) afin de les contraindre à
produire sans détruire les ressources naturelles. Cela, dans un souci de
protection de l'environnement.

Normalisation des produits


Décret N°2009-697 du 16 juin 2009 : « La normalisation est une activité
d'intérêt général qui a pour objet de fournir des documents de
référence élaborés de manière consensuelle par toutes les parties
intéressées, portant sur des règles, des caractéristiques, des
recommandations ou des exemples de bonnes pratiques, ...

Le rôle de la Normalisation est de : Rationaliser (conforme) la


production. Clarifier les transactions (échange). Encourager l'innovation
et le développement de produits.
Qui définit les normes ?

Une norme est un document officiel réalisé par un organisme agréé. La


normalisation est la rédaction de ces normes. Les
établissements qui rédigent les normes sont appelés organisme de
normalisation.

Quel est l'objectif d'une norme ?


L'objectif d'une norme est de fournir une base fiable permettant aux
gens de partager les mêmes attentes autour d'un produit ou d'un service.

Cela permet de: faciliter les échanges.


Fournir un cadre pour favoriser des économies, de l'efficacité et
l'interopérabilité..(compatibilité, exple réseau internet)
La normalisation :
C’est l’établissement de documents qui définissent des exigences, des spécifications,
des lignes directrices ou des caractéristiques à utiliser pour assurer l’aptitude à l’emploi
des matériaux, produits, processus et services.

Une norme c’est un document approuvé par un organisme de normalisation, elle permet
de :

a- Définir un langage commun entre les acteurs économiques


b- Définir le niveau de qualité, sécurité et de moindre impact environnemental
de produits, services et pratiques
c- Elle facilite les échanges commerciaux au niveau national et international
d- Elle est de caractère volontaire
Les organismes de normalisation dans le monde

• La FAO (Food and agriculture organization)

• L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture


est une organisation spécialisée des Nations Unies, créée en 1943
dans la ville de Québec. Elle est constituée par 190 états membres
(l’Union européenne constituant un seul et même état). Son siège
se situe à Rome depuis 1951.
• Sa principale mission est de lutter contre la faim dans le monde en
fournissant une assistance technique aux pays en développement
au niveau des pratiques agricoles, forestières et halieutiques
(Pêche) et en tendant à assurer une bonne nutrition dans ces pays.
• Enfin, en collaboration avec l’OMS, elle développe le système
international de normalisation en matière alimentaire : le Codex
Alimentarius.
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est une organisation


spécialisée du système des Nations Unies. Créée en 1948, elle
représente « l’autorité directrice et coordonnatrice dans le domaine de
la santé ».

Elle est chargée de diriger l’action sanitaire mondiale, de définir les


programmes de recherche en matière de santé, de fixer des normes et
des critères, de présenter des options politiques fondées sur des
données probantes, de fournir un soutien technique aux pays et de
suivre et d’apprécier les tendances en matière de santé.

Elle participe comme la FAO à la Commission du Codex Alimentarius.


•Le Codex Alimentarius (codex alimentaire)
Est un programme commun de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO) et de l’organisation mondiale de la santé (OMS) consistant à un
recueil de normes, codes d’usages, directives et autres recommandations relatifs à la
production et à la transformation Agroalimentaires qui ont pour objet la sécurité
sanitaire des aliments, soit la protection des consommateurs et des travailleurs des
filières alimentaires et de l’environnement.
L’ISO (International Organization for Standardization)
L’ISO (Organisation internationale de normalisation) est une instance internationale
dont la mission est de produire des normes.
Créée en 1947, elle regroupe aujourd’hui un réseau de 157 pays.
L’ISO est une organisation non gouvernementale qui fait intervenir des secteurs
publics et privés dans le processus de normalisation.
•Le CEN (Comité Européen de Normalisation )
Le Comité Européen de Normalisation a été créé en 1961 par les instituts de
normalisation des pays membres de l’Union européenne et par les pays membres de
l’Association Européenne de Libre-Échange (AELE) pour permettre l’harmonisation des
normes européennes.

Sa mission est d’offrir une structure efficace pour l’élaboration, la mise à jour et la
diffusion d’ensembles cohérents de normes et de spécifications, mais aussi de
proposer des produits et services directement ou indirectement apparentés aux
normes et à leur utilisation.
•L’AFNOR Agence Française de Normalisation
Créée en 1926, elle compte aujourd’hui environ 3000 entreprises adhérentes. L’AFNOR
(Agence Française de Normalisation) anime le système central de normalisation en
France et participe à l’ISO.
•L’IANOR Institut Algérien de Normalisation
L’Institut Algérien de Normalisation est créé en 1998. Il est chargé de :
- L’élaboration, la publication et la diffusion des normes algériennes.
- La centralisation et la coordination de l’ensemble des travaux de normalisation
entrepris par les structures existantes et celles qui seront créées à cet effet.
- L’adoption de marques de conformité aux normes algériennes et de labels de
qualité ainsi que la délivrance d’autorisation de l’utilisation de ces marques et le
contrôle de leur usage dans le cadre de la législation en vigueur.
- La promotion de travaux, recherches, essais en Algérie ou à l’étranger ainsi que
l’aménagement d’installations d’essais nécessaires à l’établissement de normes et à la
garantie de leur mise en application.
- La constitution, la conservation et la mise à la disposition de toute documentation
ou information relative à la normalisation.
- L’application des conventions et accords internationaux dans les domaines de la
normalisation auxquels l’Algérie est partie.
-Assure le secrétariat du Conseil National de la Normalisation (CNN) et des Comités
Techniques de Normalisation.
•La normalisation et les pôles de compétitivité

Pôle de compétitivité (concurrence)

Un « pôle de compétitivité » est un réseau d'entreprises, d'unités de recherche et de


formation, et d'organismes publics associés à une échelle plus ou moins vaste qui peut
aller jusqu'à celle de la région, et labellisé par l'État.

Ils se regroupent autour d'une thématique précise ou un domaine d'activité considéré


comme porteur ou d'avenir : aérospatiale, agriculture et alimentation,
biotechnologies, chimie, cosmétiques, énergie, services, économie de la mer,
pharmacie...
Quel est le but d'un pôle de compétitivité ?

Les pôles ont pour but de faire coopérer sur un même territoire des entreprises (PME
et grands groupes), des centres de formation et des instituts de recherche, afin de
réaliser des projets innovants.

Comment fonctionne un pôle de compétitivité ?

Un pôle de compétitivité rassemble sur un territoire donné des entreprises de toutes


tailles, des acteurs de la recherche et des établissements de formation pour
développer des synergies (association) et des coopérations autour d'un secteur
d'activité précis.
Les pôles de compétitivité dans le monde :
La stratégie de mise en place des pôles n’est que le fruit de concentration d’entreprises
et d’acteurs qui ont su coopérer pour pouvoir innover et créer des synergies.

Les districts italiens, la technopole de SOPHIA ANTIPOLIS à Nice, du cluster Bio M en


Allemagne, de la Silicone Valley aux USA ne sont que certains des pôles qui existent
dans le monde.

Et à l’image des pays développés, d’autres aussi ont su développer cette stratégie de
concentration, notamment ceux du Maghreb.

Ils ont eux aussi décidé de suivre leurs homologues français et allemands pour
promouvoir le développement économique.

Cela en mettant en place la politique de pôle dans l’objectif de promouvoir


l’innovation, la création de synergies et de valeur.
L’expérience des pays développés :
Nous citerons ici, l’exemple de certains pays dont les pôles ont une portée mondiale :
Les pôles français :
En France, c’est suite à la labélisation de 66 pôles par le gouvernement en 2005 que
l’on commence à parler de ces derniers. L’intérêt de leurs mises en place est de
promouvoir l’innovation, l’attractivité de la France et renforcer la visibilité
internationale.
Parmi ces pôles, 06 d’entre eux sont des pôles mondiaux dont celui de Sofia Antipolis
dans la région PACA et de MINALOGIC à Grenoble.

La région PACA regroupe à elle seul 09 pôles labellisés. Ce technopôle spécialisé dans
l’informatique, l’électronique, les biotechnologies et autres travaille en étroite
collaboration avec de grands centres de recherche et écoles de formation. Ce pôle
regroupe aujourd’hui plus de 1300 entreprises, dont de très grandes telles que Philips,
Thomson, Schneider Electric, etc.
Les Kompetenznetze allemands :
En Allemagne, les clusters sont tout aussi nombreux, constitué d’une majorité de PME
« Mittelstand » en allemand. Elles forment un réseau de compétences
(Kompetenznetze) grâce à leurs modes de fonctionnement. Le gouvernement allemand
a mis en place plusieurs programmes pour soutenir ces entreprises à : l’innovation
technologique et au développement de la proximité en R&D en mettant en place des
réseaux de partenariats nationaux et transnationaux.
Plusieurs de ces PME ont su coopérer en matière de R&D (recherche et
développement) avec des entités de proximité ou à l’étranger ce qui a donné
naissance à des « Hidden champions » c’est des entreprises leaders européens dans le
segment high-tech. Elles ont une fonction de locomotive en tirant vers le haut les
partenaires de leurs réseaux, ce qui accroît leurs compétitivités. Une autre initiative a
été encouragée par le gouvernement allemand, ce sont les concours de clusters de
pointe les « Spitzenclusterwettbewerb » parmi lesquels on retrouve le cluster Biotech
de Munich. C’est le cluster par excellence en Allemagne, mais aussi en Europe et dans
le monde. Activant dans les biotechnologies, il regroupe plus de 350 institutions et
entreprises (universités d’excellence, entreprises cotées en bourse, etc.).
La Silicone Valley
Située à San Francisco en Californie, elle est l’un des exemples les plus répondue en
matière de concentration d’entreprises spécialisés dans les hautes technologies. Ce
regroupement de start-up s’appuie sur un réseau de confiance entre les différents
acteurs. Dans cet environnement son née de grandes entreprises telles que Intel et
Appel. Ce réseau regroupe des firmes qui se concurrencent, mais qui collaborent en
s’appuyant sur des systèmes de communication entre firmes, fournisseurs, clients et
les autres institutions. Ce réseautage favorise l’apprentissage et l’ajustement
mutuel.La particularité des clusters américains est d’être composé essentiellement de
PME dont le financement des projets est de provenance privée. L’innovation est le
centre de préoccupation de ces clusters.
Les Knowledge clusters du Japon et de la Corée du Sud :
Les « knowledge clusters » correspondent à une politique du gouvernement japonais
pour encourager l’échange entre universités et industries dans quatre domaines
prioritaires pour le pays à savoir : les sciences de la vie, la technologie de l’information,
les sciences de l’environnement et enfin les matériaux et la nanotechnologie.
La mise en place des clusters innovants en Corée du Sud remonte à 2004, dont la
répartition correspond à l’existence de grands complexes industriels activant dans
différents domaines (nanotechnologies, automobile, robotique, médical, etc…). Pour le
Japon et la Corée du Sud l’objectif est de promouvoir le transfert de technologies sur le
long terme. C’est pourquoi ces deux nations au-delà de leurs différences culturelles,
ont décidé de promouvoir la collaboration en s’appuyant sur une stratégie
géoéconomique fondée sur le savoir et l’immatériel.
Les pôles au Maghreb
C’est suite à une politique de l’Etat que les pays du Maghreb connaissent une éclosion
de clusters qui ont pour vocation d’encourager le développement de projets innovants
pour suivre la conjoncture mondiale.
2.3.1 Le Maroc :
Dans l’objectif de redynamiser son économie, le Maroc a mis en place en 2009 une
politique de développement des pôles de compétitivité en s’appuyant sur les
spécificités locales et territoriales. Ce pays regroupe trois clusters labellisés : le «
Maroc Numeric Cluster » spécialisé dans les TIC, le Morocco Microelectronics Cluster
spécialisé dans la microélectronique, le CE3M cluster d’électronique et mécatronique.
Ces clusters sont considérés comme des opérations pilotes pour les autres clusters. En
plus de ces derniers, il existe d’autres clusters orientés vers l’agroalimentaire (Cluster
MENARA et cluster Agropolis), les ressources marines (cluster TanTan et le cluster
Agadir Haliopole) et l’aéronautique.
Le parc technologique de Casablanca est le cluster phare au Maroc. En hébergeant un
nombre important d’acteurs, il participe à la création d’une grande part de l’économie
du pays.
La Tunisie :
En Tunisie, la politique de mise en place des pôles de compétitivité a émané en 1999.
Avec une stratégie de mise en place d’un ensemble de technopoles porté sur trois
secteurs stratégiques pour le pays : le textile et l’habillement, l’agroalimentaire et les
TIC. A ce jour, la Tunisie compte cinq pôles de compétitivité et cinq technopôles
répartis sur tout le territoire. Les technopoles sont : Elgazala et Sfax sur les TIC,
ECOPARK à Borj-Cedria sur les énergies renouvelables. Médenine sur les produits
naturels du Sahara, et Biotechnopôle de Sidi Thabet sur l’industrie pharmaceutique.
Les pôles de compétitivité sont : pôle technologique de Manouba sur les TIC, pôle de
Bizerte sur l’industrie agroalimentaire. Pôle de Sousse sur la mécatronique, Monastir El
Fejja sur le textile et habillement. Les pôles de Gafsa et Gabès sont des pôles
multisectoriels.
Le pôle de Elgazala est l’un des premiers pôles maghrébins, mis en place en 1999, il
rencontre un grand succès dans l’économie tunisienne. Ceci dit, le gouvernement a
lancé le cluster mécatronique pour servir de projet pilote. Il regroupe plus de 30
entreprises activant dans la mécatronique et est aujourd’hui l’un des secteurs piliers
de l’industrie tunisienne.
L’expérience de l’Algérie :

A l’image de la Silicon Valley, de la Wireless Valley en Suède, de la Telecom Valley en


France et de ces compatriotes maghrébins (Tunisie-Maroc).

L’Algérie a elle aussi introduit la politique des pôles de compétitivité pour promouvoir
la compétitivité des territoires.

Le gouvernement a mis en place le programme SNAT (schéma national


d’aménagement du territoire ) pour la mise en place des différents pôles, parmi les
pôles mis en place nous nous nous intéresserons dans ce travail au cluster
agroalimentaire de Bejaia.
Le programme national du SNAT : (schéma national d’aménagement du territoire )
L’Algérie de par sa grande superficie regroupe un nombre importants d’industries
constituées d’une majorité de PME/PMI réparties en zones de concentration activant
dans différents domaines, appelés « zones d’activités ou zones industrielles ». C’est en
appui au programme de dynamisation de ces zones d’activités que la politique «
cluster » voit le jour25.
L’émergence des clusters dans le pays est récente, ce qui explique le retard accumulé
par rapport aux pays voisins. Ce n’est qu’en 2008 que le gouvernement a mis en place
le schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) pour la mise en place de la
stratégie des pôles. Ces derniers sont au nombre de six et se composent du : Pôle sur
les TIC à Alger, Sidi Abdellah et Bouinan. Le pôle chimie organique et
télécommunication à Oran, Mostaganem, Sidi Bel Abbés et Tlemcen. Le pôle des
biotechnologies métallurgie et mécanique à Constantine, Annaba et Skikda. Le pôle
agroalimentaire à Sétif, Bejaia, Bordj Bou Arreridj et M’sila. Le pôle sur les énergies
renouvelables à Médéa, Boughezoul et Laghouat. Enfin, le pôle sur la pétrochimie et
énergies renouvelables à Ouargla, Hassi Messaoud et Ghardaïa.
Certains de ces pôles ont été mis en place, d’autres sont en cours de création ou ne
sont qu’à l’état embryonnaire, en ne regroupant que quelques PME. Les plus
importants à ce jour sont le Cyberparc de Sidi abdallah, le Technoparc d’Annaba,
d’Oran et de Ouargla.
Le pôle agroalimentaire de Bejaia :
D’après le SNAT, Bejaia est prédestiné à être un pôle agroalimentaire. D’ailleurs la forte présence
d’entreprises de différentes tailles, l’existence d’une activité agricole, d’une main-d’oeuvre, la présence
d’universités, d’infrastructures et l’accumulation d’une expérience industrielle sont des atouts qu’un cluster
devrait avoir.

Le paysage Bejaoui regroupe un nombre important d’industries agroalimentaires, notamment Cevital,


Candia, la laiterie Soummam, Ramdy, Danone Djurdjura et Ifri. Sans oublier les dizaines de PME qui se
répartissent sur les trois zones industrielles (Bejaia, Akbou et El Kseur). Ces entreprises ont créé beaucoup
d’emplois directs et indirects. La présence d’universités et de centres de formations dans la région,
l’existence d’une infrastructure importante avec une voie ferrée, un aéroport, un port maritime et la proximité
de l’autoroute Est-Ouest sont des atouts dont jouit la wilaya.

Toutefois, plusieurs travaux ont déduit qu’au-delà de la disponibilité de ces atouts, la ville est loin de remplir
les conditions d’émergence du pôle, car les choix de localisation ne sont pas régis par ces éléments. Les
entreprises coopèrent avec les entreprises étrangères qu’avec les entreprises et organismes locaux, leurs
seules relations sont celles liées au marché. L’innovation est minime, voire inexistante, les collectivités
locales n’ont pas les moyens et ne sont pas motivées pour inciter à la création de ce pôle.

Par ailleurs, d’autres travaux regroupent quelques obstacles que rencontrent les entreprises et qui viennent
s’ajouter à la liste des conditions pour lesquels le pôle agroalimentaire de la ville ne peut être mis en place.
Ces obstacles se présentent sous forme de problèmes de foncier industriel, d’instabilité des lois et de
bureaucratie administrative, du secteur informel et de la concurrence déloyale, enfin le problème des routes
fermées que rencontre la wilaya qui est un grand frein pour l’économie de la région.
Cependant, on voit l’apparition de certains clusters agroalimentaires soutenus par le
programme DEVED-GIZ (développement économique durable-clusters d’innovation et
développement régional) suite à une coopération allemande. Deux clusters sont
identifiés comme pilotes : le cluster de la transformation de la tomate à Guelma et
Annaba et celui de la valorisation des dattes à Biskra. Sans pour autant oublier le cluster
huile d’olive à Bouira.

Bejaia quant à elle, héberge le cluster boisson Agrologestique (CBA) initié par
l’association professionnelle des producteurs de boissons (APAB) en 2015. Ce cluster
bénéficie du programme DIVECO (programme d’appui à la diversification de
l’économie en Algérie) et de celui de la coopération algèro-allemande (GIZ) avec la
participation d’organismes institutionnels tel que l’ANDI, ANDPME, université de
Bejaia, et la DGPME/MM. Par ailleurs, Le cluster lait et dérivés initié en 2012 par le
ministère de l’agriculture et prévu à Bejaia car elle regroupe les grandes industries
laitières du pays (Candia, Soummam, Danone et Ramdy), n’a toujours pas vu le jour.
Les normes ISO.
À quoi sert une norme ?
Avant de parler précisément des normes ISO, mieux vaut déjà revoir la notion même
de norme. Alors, qu’est-ce qu’une norme ? Il s’agit d’un document considéré comme
« officiel », car produit par un organisme agréé, appelé organisme de normalisation.
L’acte de produire une norme est en effet nommé « normalisation ».

Ce document permet de fixer des règles, une marche à suivre pour des procédures
relatives à tous types de secteurs : en somme, il peut exister des normes
internationales ayant trait à l’agroalimentaire, comme à l’environnement ou à la
sécurité.

Une norme permet de définir la meilleure manière de procéder lorsque l’on


entreprend une activité, de façon à allier efficacité, sécurité et fiabilité.
Norme ISO : définition (ISO - le terme ISO signifiant International Standard
Organisation)

Dans ce cas, qu’est-ce qu’une norme ISO ? Il existe plusieurs organismes de


normalisation agréés, comme l’Afnor (Association Française de Normalisation) ou le
CEN (Comité Européen de Normalisation)… Ou encore l’ISO, qui n’est autre que
l’Organisation internationale de normalisation.

Ainsi, lorsqu’il est question de l’ISO 9001 ou de l’ISO 9000, il est fait référence à la
norme ISO 9001 ou 9000, c’est-à-dire à une des normes produites par l’ISO parmi plus
de 22 500 !
Quels sont les avantages des normes ISO ?

Produire des normes internationales permet de garantir la circulation de produits


sécuritaires et de qualité sur le marché mondial.

Les normes aident aussi les entreprises à optimiser leur méthodologie de production,
tout en garantissant la sécurité de leurs employés.

L’objectif est donc de permettre aux représentants de tous les secteurs de booster leur
productivité et d’accéder à des plateformes d’échanges mondiaux. Il s’agit aussi
d’assurer au consommateur que les produits qu’il utilise sont de bonne qualité et sans
danger pour lui.
Comment est créée une norme ISO ?

Une foule d’experts techniques indépendants sont rassemblés sous l’autorité de l’ISO,
pour former un comité technique. Des grandes figures d’associations de
consommateurs, d’ONG, de gouvernements ou d’universités sont également présentes
dans ce comité.

L’ISO va venir répondre à une demande, un besoin, émanant du secteur industriel.


Les experts, originaires de différents pays, se mettent d’accord sur toutes les modalités
de la norme à créer.

Diverses phases de vote sont alors nécessaires, avant l’aboutissement final d’une
norme. C’est pourquoi il faut compter en moyenne trois années avant qu’une norme
ne soit officiellement publiée.
Quelles sont les normes les plus connues ?

Par exemple, qu’est-ce que la norme iso 9001 dont il est si souvent question ? Il s’agit
là d’une norme sur le management de la qualité, c’est-à-dire qu’elle fixe les critères
relatifs à un système de management centré sur la qualité des produits et des services,
de manière à ce que ces derniers répondent toujours mieux aux attentes des clients.

Peut-être avez-vous également déjà entendu parler de la norme ISO 22000, qui traite
de la sécurité des denrées alimentaires. C’est l’une des normes les plus utilisées à l’ère
de la mondialisation et de ses chaînes d’approvisionnement parcourant le globe de
long en large.
Qu’est-ce que l’ISO ?

C’est lors d’une réunion à l’Institute of Civil Engineers, à Londres, en 1946, que les
délégués de 25 pays prirent la décision de créer une organisation mondiale ayant pour
objectif d’unifier les normes industrielles à l’échelle internationale. L’ISO fut donc
officiellement créée l’année suivante, en 1947.

ISO : signification

Vous vous demandez sans doute ce que veut dire ISO : les fondateurs de l’organisation
voulurent éviter de créer un acronyme qui varierait selon les pays… C’est pourquoi ils
optèrent pour le terme « iso », une version raccourcie du grec isos, qui signifie « égal »
!
L’ISO en chiffres

Aujourd’hui, l’ISO compte :

•Plus de 135 employés travaillant à temps plein à son Secrétariat Central, à Genève

•164 organismes nationaux de normalisation membres de l’organisation

•786 comités techniques

•Plus de 22 500 normes publiées


La mention « certifié ISO »

Il est donc admis que l’ISO est une organisation reconnue au niveau mondial,
dont les normes permettent de déterminer le niveau de qualité d’un produit.
Certains organismes n’hésitent alors pas à utiliser son logo de manière
incorrecte, afin d’influencer le consommateur.

Il est donc bon de savoir que ce n’est pas l’ISO elle-même qui délivre des
certifications ou des certificats de conformité, seuls les organismes de
certification nationaux ou régionaux sont habilités à le faire. C’est pourquoi
une mention « certifié par l’ISO » sera forcément incorrecte, voire
mensongère.

L’ISO explique ainsi sur son site qu’il ne faut par exemple pas décrire un
produit comme étant « certifié ISO », mais « certifié ISO 9001 : 2015 ».
Comme souvent lorsqu’il est question de normes et de réglementation, tous
les détails comptent !
Les avantages et critiques de la norme ISO 9001

Les bénéfices que l’on peut citer sont :

• l’amélioration des performances globales et de l’affirmation du


positionnement d’un organisme

• la baisse des audits client

• l’envie de garder un savoir-faire, des pratiques ainsi que la simplicité et


l’ouverture du travail à l’international.
Cependant, il s’avère que certaines critiques ont été dévoilées
malgré l’engouement mondial de la certification ISO 9001.

La plus grande critique faite est l’investissement de départ que les


organismes doivent avoir pour espérer à moyen terme détenir la
certification avant un retour sur investissement.

D’autres pointent du doigt un risque lié à un volume de documents


important dû à la certification ISO.
Chapitre : II. Certification

1. La certification

La certification est une opération par laquelle une entité va être


comparée à un modèle, afin d’évaluer si la conformité est
atteinte.

Définition ISO : la certification est un instrument utile qui en


démontrant que votre produit ou service répond aux attentes de
vos clients, renforce votre crédibilité.
Dans certains secteurs, elle est même une obligation légale ou
contractuelle
La certification est une assurance écrite (sous la forme d’un
certificat) donné par une tierce partie qu’un produit, service ou
système est conforme à des exigences spécifiques.

Selon AFNOR : la certification est une activité par laquelle un


organisme reconnu, indépendant des parties en cause donne une
assurance écrite qu’une organisation, un processus, un service, un
produit ou des compétences professionnelles sont conformes à des
exigences spécifiées dans un référentiel.
La certification est un acte volontaire qui peut procurer aux
entreprises un avantage concurrentiel.
C’est un outil de compétitivité qui établit la confiance dans leur
relation avec leurs clients.

Elle est délivrée par des organismes certificateurs indépendants des


entreprises certifiés ainsi que des pouvoirs publiques.

Certification et qualité sont deux termes complémentaires où la


certification permet à une entreprise de valoriser les efforts qu’elle a
accomplis dans le sens de qualité.
Comment obtient-on la certification ?
-Toute entreprise pour l’activité de laquelle existe un référentiel, peut
demander à faire certifier ses produits ou services.
- L’organisme certificateur assure l’instruction du dossier
- Il examine la demande de certification et procède à l’évaluation des
produits et services (par surtout des audits (contrôle, diagnostic,
expertise, inspection)) par rapport aux caractéristiques énoncées dans
le référentiel.
- En se fondant sur les informations recueillies, il décide d’octroyer ou
non la certification
- La certification est accordée pour une durée limitée pendant laquelle
une surveillance périodique est assurée par l’organisme certificateur .
Les étapes à suivre pour être certifié :
1- Collecte des données.
- Fourniture d’informations détaillées sur les dispositions internes de
l’entreprise et sur ses activités.
- Préparation du plan d’audit.
2- Audit : se déroule en 3 phases :
a- Visite d’évaluation (facultative) c’est un pré diagnostic pour
comprendre les enjeux de l’audit et maximiser les chances de
l’organisme d’être certifié
b- Audit initial : les auditeurs interviewent les équipes de l’entreprise,
analysent les pratiques et données au regard des exigences de la norme.
c- Restitution de l’audit : présentation synthétique des conclusions de
l’audit, remise du rapport d’audit et du plan d’actions correctives.
3- Prise de décision : en cas de décision favorable, remise de certificat
pour 3 ans
4- Surveillance: chaque année

En cas de décision non-favorable, l’organisme certificateur va


définir la prochaine date de visite pour vérifier si les actions
correctives sont mises en place.
L’obtention d’une certification requière un cout correspondant:
- Aux frais de gestion du dossier
- Aux frais d’essais et d’audit
- Aux droits d’usage de la marque (ISO, AFNOR, …)
Dans l’étiquetage, il ne faut pas écrire certifié ISO mais certifié
ISO 9001 :2015 par exemple.
En cas de non-conformité mineure, le certificat est délivré avec
un plan d’action qui sera vérifié à la prochaine visite.
Audit de renouvellement : avant expiration de la certification en
cours (de 2 à 4 mois), un nouvel audit va réévaluer la conformité.

Les cas de suspension de la certification :


- La certification est retirée ou suspendue en cas de non-
conformité majeure, l’audit recommande des actions correctives et
planifier une visite de suivi.
- En cas où l’entreprise ne veut pas renouveler son certificat
- Non-paiement des frais à l’organisme certificateur
- En cas de fraude (falsification des documents, non-respect de la
loi, utilisation frauduleuse des logos).
•L’utilité d’une norme

A quoi servent les normes? Les normes assurent la cohérence des


caractéristiques essentielles des produits et services, notamment la
qualité, l'écologie, la sécurité, l'économie, la fiabilité, la compatibilité,
l'interopérabilité, l'efficacité et la rentabilité.

Quel est l'avantage d'instaurer une norme ?

Cohérentes, transparentes, ciblées. Les normes ISO ont de nombreux


points communs avec les principes d'une meilleure réglementation.
Elles permettent non seulement de gagner du temps,
mais sont également des outils essentiels pour réduire les obstacles au
commerce international.
Pourquoi faire une norme ?

La normalisation s'est essentiellement développée pour


accompagner et diffuser les évolutions techniques et technologiques
de l'industrie. L'intégration des exigences de qualité a également
contribué à son essor. C'est un outil incontournable pour l'ensemble
des acteurs économiques et sociaux.

Quels sont les avantages des normes ISO ?

Les normes ISO assurent la sécurité et la qualité des produits et des


services, facilitent le commerce international et contribuent à
l'amélioration de l'environnement dans lequel nous vivons.
Elles ont l'avantage d'être Internationales et de permettre un même
référencement des critères de certification.
Chapitre : III. Management environnemental

Introduction

Un système de management environnemental aide les organismes à


identifier, gérer, surveiller et maîtriser leurs questions environnementales
dans une perspective «holistique = total».
L’intégration de l’environnement en production (notamment industrielle),
relève de la prise de conscience a amené certaines entreprises à
introduire la composante environnementale dans leur production et à
développer une stratégie environnementale.

La gestion environnementale permet à l’entreprise d’anticiper=prévoir


les normes et les pressions au lieu de les subir=suporter.

L’environnement fait partie intégrante des systèmes de production


obligeant ainsi les entreprises à s’interroger et à rendre compte de leurs
performances environnementales.
III .1. Définition de la norme ISO 14001

La norme NF EN ISO14001 (2004) définit la politique environnementale


comme une « déclaration par l’organisme de ses intentions et de ses
principes relativement à sa performance environnementale globale qui
fournit un cadre à l’action et à l’établissement de ses objectifs et cibles
environnementaux ».

La norme ISO14001 est une norme appliquée aux systèmes de


management environnemental pour répondre aux préoccupations
environnementales des consommateurs. Elle a été créée par
l’Organisation Internationale de Normalisation.

La norme iso 14001 fait partie des normes d’organisation.


III .2. Les principes de la norme ISO 14001

Elle s'applique aux aspects environnementaux que l'organisme peut


maîtriser et sur lesquels il est censé avoir une influence.
Elle permet la certification par un organisme agréé.
La norme ISO14001 répond à un double engagement de progrès continu
et de respect de la conformité réglementaire.
Elle permet de bien structurer la démarche de mise en place d'un système
de management environnemental, d'en assurer la traçabilité et d'y
apporter la crédibilité découlant de la certification par un organisme
extérieur accrédité.
Elle repose sur le principe d’amélioration continue de la performance
environnementale par la maîtrise des impacts liés à l’activité de
l’entreprise.
Cette démarche est souvent représentée par la roue de Deming comme la
plupart de normes de qualité.
III .3. Application de La roue de Deming

W. Edwards Deming a développé l’idée d’une roue pour représenter


l’amélioration de la qualité en quatre étapes : Plan (planifier), Do (Faire),
Check (Contrôler), Act (Agir).

En fait, le concept a été formulé initialement par Walter Shewhart dans


son livre Statistique méthode frome the view point of quality control en
1939.

La roue de Deming est aussi connue sous le nom de méthode PDCA,


Plan, Do, Check et Act (fig. 01).
Plan : Planifier :
Définir les objectifs de l'entreprise,
Analyser les demandes,
Lister les actions pour y parvenir,
Faire un planning des actions à mener,
En calculer le coût.
Do : Réaliser :
Tester quelques actions pour vérifier leur efficacité,
Modifier ces actions ou les appliquer à l'ensemble de l'entreprise.
Check : Vérifier, Contrôler
Analyser les résultats,
Estimer les coûts,
Calculer les délais.
Act : Agir, Améliorer :
Analyser ce qui peut encore être amélioré,
Recommencer le processus à partir de l'étape Plan.
Figure 1 : Les actions de la Roue de Deming
Comme toutes les normes de systèmes de management de l’ISO, ISO
14001 inclut la nécessité de s’inscrire dans une dynamique
d’amélioration continue des systèmes et de la démarche des organismes
pour aborder les questions environnementales (fig. 02).

Figure 02:Application de la roue de Deming en SME


Cette norme a récemment fait l’objet d’une révision dont les principales
améliorations concernent l’importance accrue du management
environnemental dans les processus de planification stratégique de
l’organisme, le renforcement de l’implication de la direction et un
engagement plus ferme en faveur d’initiatives proactives destinées à
stimuler la performance environnementale.
III .4. Objectifs du SME

Le management environnemental s’inscrit avant tout dans une


perspective de développement durable.
Il s’agit de :
Disposer d’un cadre normalisé et éprouvé pour développer une
stratégie de management environnemental viable et efficace.

Obtenir une reconnaissance officielle de la démarche et des efforts


consentis, via la certification.

Garantir la conformité aux exigences réglementaires en vigueur.

Améliorer en continue nos performances environnementales.

Identifier, prévenir et maîtriser les éventuels impacts de nos activités


sur l’environnement.
.
Prendre en compte nos performances environnementales dans le
développement de nos activités.

Solliciter et impliquer nos fournisseurs dans la prise en compte de nos


exigences environnementales.

Utiliser efficacement les ressources naturelles et énergétiques.


Développer les réflexes environnementaux par l’information et la
formation.

Assurer une communication transparente avec l’ensemble des parties


intéressées.

Les impacts environnementaux sont évalués en fonction de leur gravité et


de leur fréquence.
III .5 Mise en place du SME en fonction de la norme ISO 14001

Deux facteurs sont importants dans la mise en place d’un SME dans
l'industrie:
• le bilan coûts/bénéfices de la mise en place d'un système de
management environnemental;

• la performance environnementale d'un système SME.


La performance environnementale s’explique d'une part par la capacité
de réduire l'impact sur l'environnement (local, régional) des activités de
l’industrie (ou autre activité) concernée ;

Et d'autre part par le fonctionnement d'un système de management qui


garantit la capacité de réduction des impacts.
La mise en place de la norme ISO 14001 se fera en trois étapes :

D’abord, un audit des pratiques en cours en matière de management


environnemental et de leur conformité ou non avec la réglementation et
les objectifs visés.

Cet audit peut être au préalable réalisé en interne, mais il devra être
avalisé et complété par un consultant des différents organismes de
certification.

L’audit sert à évaluer la performance actuelle de l’entreprise en matière


de management environnemental, et à identifier les améliorations
nécessaires.
Une fois l’état des lieux réalisé, un programme de mesures à prendre et
d’actions à développer (condition sine qua non de l’agrément), sera établi
et mis en œuvre selon un calendrier approprié.
NB. Sine qua non= terme juridique latin signifiant: sans laquelle cela ne
pourrait pas être.

Par exemple, si l’audit a mis en évidence une mauvaise gestion des


ressources papier dans une entreprise, le programme de mesures portera
sans doute sur la mise en place d’un programme de gestion efficace de
ces ressources.

Enfin, une évaluation rigoureuse des nouvelles pratiques et de leur


impact environnemental sera régulièrement effectuée (un audit annuel
sur trois ans), assortie des éventuelles modifications et infléchissements à
apporter.
III .6. La certification SME
Publiées en septembre 1996, les premières normes dans la série
ISO14000 donnent toute l’actualité aux démarches volontaires en matière
de protection de l’environnement.

Les entreprises mesurent de mieux en mieux la réalité des menaces qui


pèsent sur les plans économiques et réglementaires, mais aussi les
opportunités dont elles peuvent tirer profit passer de l’un à l’autre
dépend beaucoup de la culture de l’entreprise, selon qu’elle est
traditionnellement en réaction ou en anticipation.
« La certification est un acte volontaire qui peut procurer=fournir aux
entreprises un avantage concurrentiel.

C’est un outil de compétitivité qui établit la confiance dans leurs


relations avec leurs clients.

Elle est délivrée par des organismes certificateurs indépendants des


entreprises certifiées ainsi que des pouvoirs publics. ».

Plusieurs raisons peuvent motiver une entreprise ou un organisme à


adopter une démarche stratégique en vue d’améliorer sa performance
environnementale.
Les utilisateurs de la norme ont indiqué qu’ISO 14001:2015 les aide à :

Démontrer la conformité aux exigences légales et réglementaires,


actuelles et futures

Renforcer l’implication de la direction et l’engagement des employés

Améliorer la réputation de l’entreprise et la confiance des parties


prenantes au travers d’une communication stratégique

Réaliser des objectifs stratégiques en prenant en compte les questions


environnementales dans la gestion de l’entreprise

Obtenir un avantage concurrentiel et financier grâce à l’amélioration


de l’efficacité et à la réduction des coûts

Favoriser une meilleure performance environnementale des


fournisseurs en les intégrant dans les systèmes d’activités de l’organisme.
III.7. Le SME en Algérie
Introduction
L’Algérie par sa volonté de préserver l’environnement recherche des
moyens pour faire adhérer les industries et autres secteurs d’activité dans
la démarche SME dans un esprit de développement durable.

A titre d’information, le CNTPP (Centre National des Technologies de


Production plus Propre) propose d’accompagner les entreprises dans
cette démarche.

Le Centre National des Technologies de Production plus Propre


"C.N.T.P.P" est un établissement public à caractère industriel et
commercial crée par (exécutif n° 02 – 262 du 17 Août 2002), est placé
sous la tutelle du Ministère de l’Environnement et des Énergies
Renouvelables.
Quelques exemples
L’exemple Henkel : A travers une étude menée au sein de l'entreprise
Henkel-Algérie, l’analyse environnementale a révélé des améliorations
considérables de tous les indicateurs analysés.

Dans ce sens, l’évaluation environnementale de l’entreprise Henkel de


Ain-Témouchent avant et après la certification en 2005 en ISO 14001-
2004, a montré que la dimension environnementale est fortement
intégrée dans la stratégie globale de l’entreprise.

L’exemple de l’ONA (office national de l’assainissement) : ce dernier est


engagé dans une démarche de management de l’environnement
conformément à la norme internationale ISO 14001 Version 2004 depuis
Décembre 2007, cette démarche volontaire a été couronnée par une
certification selon le référentiel cité ci-dessus, du périmètre suivant :
Siège de la Zone d’Alger,
Laboratoire Central,
Système d’assainissement Est de la ville de Tizi-Ouzou
Système d’assainissement de la ville de Tlemcen,
Système d’assainissement de lagunage aéré de Ghriss, (Wilaya de
Mascara) ;
Système d’assainissement de lagunage naturel d’Oued Taria, (Wilaya
de Mascara) ;
Système d’assainissement de Bougaa/Hamam Guergour, (Wilaya de
Setif) ;
Système d’assainissement centre de la ville du Boumerdes ;
Système d’assainissement de la ville de Sidi Bel Abbes,
Système d’assainissement de lagunage naturel de Beni Fouda, (Wilaya
de Setif) ;
Système d’assainissement de Zemmouri, Wilaya de Boumerdes ;
Quelques résultats :
Valorisation des eaux épurées = 15671594 m3

Possibilité de réutilisation des eaux épurées :

En agriculture=13424789 m3
Lutte contre l’incendie=138 066 m3
Lavage des chaussées= 370 m3
Arrosage des arbres=1077665 m3
Boues réutilisées en agriculture = 4677622 Kg
Nombre d’actions citoyennes réalisées=119 actions
Nombre des visiteurs des sites = 5388 personnes.

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