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Chapitre III Séchage L2

Le chapitre II traite de la teneur en eau dans l'air, définissant des concepts clés tels que l'air humide, la pression partielle, la masse volumique, l'humidité absolue et relative, ainsi que la température de rosée. Il aborde également l'enthalpie de l'air humide et la température humide, en soulignant l'importance de ces paramètres dans le traitement de l'air et les bilans de matière et d'énergie. Enfin, le chapitre présente des diagrammes de Mollier pour visualiser les relations entre enthalpie et humidité.

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Chapitre III Séchage L2

Le chapitre II traite de la teneur en eau dans l'air, définissant des concepts clés tels que l'air humide, la pression partielle, la masse volumique, l'humidité absolue et relative, ainsi que la température de rosée. Il aborde également l'enthalpie de l'air humide et la température humide, en soulignant l'importance de ces paramètres dans le traitement de l'air et les bilans de matière et d'énergie. Enfin, le chapitre présente des diagrammes de Mollier pour visualiser les relations entre enthalpie et humidité.

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Chapitre II : Teneur en eau dans l’air

I- Définitions

1- Constituants de l’air humide

L’air n’est jamais parfaitement sec, il contient toujours une certaine quantité d’eau sous
forme de vapeur, de gouttelettes d’eau (brouillard) ou de cristaux de glace.
Le mélange d’air sec et la vapeur d’eau, constituant l’air humide est considéré dans la
majorité des cas comme le mélange de deux gaz parfait (air sec + vapeur d’eau).

Air sec : Ma= 28g/mol ; ρa = 1.293kg/m3 (TPN) ; CPa = 1.01kJ/kg.K.


Vapeur d’eau : Mv= 18g/mol ; ρv = 0.805kg/m3 (TPN) ; CPv = 1.92kJ/kg.K.

2- Pression partielle
Dans un volume V, considérons n moles d’air humide composé de na moles d’air sec et nv
moles de vapeur d’eau : n = na + nv.
L’ensemble est considéré comme un mélange de gaz parfait, sous la pression totale P et à
la température T : PV = nRT (R = 8.314J/molK).
On appelle pression partielle Pa ou respectivement Pv, la pression sous laquelle seraient les
na moles d’air sec ou les nv moles de vapeur d’eau si elles occupaient seules le volume V
et à la température T.
P = Pa + Pv ; Pa = na/n P ; Pv = nv/n P.

3- Masse volumique
C’est la masse de l’unité du volume de l’air humide. Soit m la masse d’air humide
occupant un volume V, m = naMa + nvMv.

𝑚 𝑛𝑎 𝑛𝑣 𝑃 − 𝑃𝑣 𝑃𝑣
𝜌= = 𝑀𝑎 + 𝑀𝑣 = 𝑀𝑎 + 𝑀
𝑉 𝑉 𝑉 𝑅𝑇 𝑅𝑇 𝑣


𝑃 (𝑀𝑎 − 𝑀𝑣 )
𝜌 = 𝑀𝑎 − 𝑃𝑣
𝑅𝑇 𝑅𝑇

Soit ρa la masse volumique de l’air sec tel que ρa = (na/n) MaP/RT.


L’expression finale de la masse volumique de l’air humide fait apparaitre une différence
entre la masse volumique de l’air sec ρa et une quantité positive (Ma –Mv)Pv/RT, ce qui
met en évidence le fait bien que l’air humide est moins dense que l’air sec.

4- Humidité absolue de l’air

Définie par la masse de vapeur d’eau associée à l’unité de masse d’air sec (kg).

𝑛𝑣 𝑀𝑣 𝑃𝑣 𝑀𝑣 𝑃𝑣 𝑀𝑣
𝑥= = =
𝑛𝑎 𝑀𝑎 𝑃𝑎 𝑀𝑎 (𝑃 − 𝑃𝑣 )𝑀𝑎
𝑀𝑣 18.02
Avec = 28.96 = 0.622
𝑀𝑎

𝑣 𝑃
Soit 𝑥 = 0.622 𝑃−𝑃
𝑣

𝑥𝑃
Et inversement 𝑃𝑣 = 0.622+𝑋

x: est une grandeur sans dimensions exprimée en kg/kg air sec. On le trouve appelé chez
certains auteurs : « teneur en vapeur d’eau », « contenue d’humidité » ou « rapport de
mélange ».

5- Température de rosée
Considérons un air humide à la température T et tel que sa pression partielle en vapeur
d’eau soit Pv. L’état de la vapeur d’eau peut être représenté dans un diagramme (P, T) de
l’eau par le point A de la figure 1.

PS(T)

Pv A

Tr T T

Figure 1 : P = f(T)

On appelle température de rosée Tr de l’air humide celle pour laquelle la pression de


vapeur saturante de la vapeur d’eau est égale à Pv (Tr < T).
C’est la température à laquelle lors d’un refroidissement à pression constante
apparaitraient des gouttelettes dans l’air humide avec formation de brouillard.
Cette température étant liée de façon intrinsèque à Pv donc à x, sa mesure permet
l’évaluation de l’humidité absolue d’un air humide.

6- Humidité relative de l’air

Considérons un volume V d’air humide sous la pression P à la température T, dans lequel


se trouve un récipient contenant de l’eau liquide pure maintenue à la même température T.
Si la pression partielle de la vapeur d’eau Pv dans l’air humide est égale à la pression de la
vapeur saturante de l’eau à T, soit Ps(T) [Figure 1], l’eau du récipient ne s’évapore pas. Si
Pv est inférieure à Ps(T), l’eau s’évapore et ceci d’autant plus vite que Pv est éloignée de
Ps(T).
𝑣𝑃
On appelle humidité relative φ, le rapport 𝜑 = 𝑃 (𝑇) . Cette grandeur est directement
𝑠
liée à la sensation d’un observateur de se trouver dans un air ±humide.

Application :

Considérons une pièce d’un appartement dans un état (1) défini par T1 = 15°C ;
x1 =10 g/kg air sec ; P1 = 1atm=1.01325bar. Après mise en route d’un moyen de
chauffage la pièce va passer à un autre état (2) tel que T2 = 20°C ; x2 =x1 = 10 g/kg air
sec ; P2 = 1atm=1.01325bar ;
Discuter l’évolution de l’humidité relative pour cette transformation, sachant que Ps
(T1)=0.0170bar et Ps (T2)=0.0234bar.

7- Enthalpie de l’air humide


Elle s’exprime en J/kg d’air sec dans le SI. Dans la pratique on continue à utiliser la kcal
ou le kJ par kg d’air sec. Si on désigne par ha l’enthalpie d’un kg d’air sec et hv l’enthalpie
d’un kg de vapeur d’eau, l’enthalpie h de mélange est donnée par :

h = ha + x hv

Prenons l’origine des enthalpies à 0°C, on a les relations suivantes :

ha = CPaT = 1.01T Enthalpie nécessaire pour faire passer l’air sec de 0°C à T.

hv = CPvT + Δhv(0°C) = 1.92T + 2495 C’est la somme de l’enthalpie nécessaire pour


faire passer la vapeur de 0°C à T et l’enthalpie de vaporisation de l’eau à 0°C.

ha et hv sont exprimées en kJ/kg as et T en °C. Soit finalement :

h = 2495x + (1.01 + 1.92x) T

Exprimée en kcal/kg as, cette relation devient :

h = 597x + (0.24 + 0.46x) T

Remarque : il est important de noter que h n’est pas l’enthalpie d’une masse constante de
matière, c’est plutôt l’enthalpie de la masse variable d’air humide contenant 1kg d’air sec.

8- Température humide
La température humide de l’air est la température indiquée par un thermomètre dont le
bulbe est entouré par une lamelle humide, à l’abri de tout rayonnement et en équilibre
quasi-stationnaire avec l’air humide qui l’entoure. Elle est indiquée en °C de la même
manière que la température habituelle appelée parfois, par opposition température sèche
de l’air humide.
Cependant, quelques précautions doivent être prises, lors de la mesure de la température
humide ;

 Le coton doit être imbibé d’eau libre (eau distillée).


 Attendre la mise en régime stationnaire du transfert couplé chaleur – masse.
 Eviter l’influence du rayonnement (écran humide) et la conduction entre le
capteur et la canalisation (surtout aux températures élevées).
 La vitesse de l’air dans la zone de mesure doit être comprise entre 2 et
5m/s.
 La partie humide doit être alimentée en continue pour compenser les pertes
par évaporation.

II- Diagramme de l’air humide


Le traitement des problèmes de séchage ressortit le plus souvent à des bilans de matière et
d’énergie et d’énergie d’où de disposer des diagrammes enthalpie - humidité.

Le diagramme de Mollier, ainsi utilisé, pointe h en ordonnée et x en abscisse, les


températures apparaissent donc sous forme d’isothermes.

h = CpaT + x(CpvT + ΔHv)

dh = (Cpa + x Cpv)dT + (ΔHv + CpvT)dx

Pour une isotherme dT=0°C ; (∂h/∂x) = ΔHv + CpvT = constante.

Les isothermes sont des droites ayant pour pente l’enthalpie massique de la vapeur d’eau
contenue dans l’air humide.

Dans la version que nous en présentons, les coordonnées sont obliques, l’oblicité étant
choisie de telle sorte l’isotherme 0°C soit perpendiculaire à l’axe des ordonnées.

h (kJ/kgas)

Isotherme 50°C

Isotherme 0°C

x(kg/kgas)

Figure 2 : construction du diagramme isenthalpique.


Cette disposition permet de supprimer la zone des brouillards à basse température, peu
utile en séchage et en conditionnement d’air.

La construction de l’isotherme 50°C, donné à titre d’exemple dans la figure ci-dessus


montre que ces isothermes :

- sont des droites,


- dont la pente est d’autant plus forte que la température est plus élevée,
- et dont l’ordonné à l’origine est proportionnelle à T. c’est la raison pour laquelle
l’axe des ordonnés est souvent graduée en température (au lieu des enthalpies
massiques, ce qui peut donner la fausse impression que les ordonnés sont des
températures).

Exercices

1- soit la mase d’air M1 = 1kg d’air sec de composition (x1 = 0.02kg/kg d’air sec,
h1 = 19.1kcal/kgas) et la masse d’air sec M2 = 2 1kg d’air sec de composition
(x2 = 0.005kg/kg d’air sec, h2= 7.2kcal/kgas). Déterminer la composition du
mélange.

2- Un séchoir fonction une sous la pression atmosphérique avec de l’air ambiant


(T0 = 15°C ; r0 = 0.6). les spécifications du produit imposent une température
de séchage telle que Ts = 53°C et une humidité relative de sortie du séchoir de
l’ordre de rs = 0.4. Déterminer l’énergie à fournir par kg d’as pour les modes de
fonctionnement suivants.

- Séchage isenthalpique,
- Séchage isotherme.

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