Le Réalisme
un courant continu...
Le terme est péjoratif et apparaît en 1855
On reconnais aussi dans ce mouvement des inspirations Romantiques.
La manière réaliste peut se retrouver à toute les époques.
Le peintre Gustave Courbet (1819-1877) résume le danger des appellations rarement contrôlées
dans le catalogue de son exposition de 1859 :
« Le titre de réaliste m'a été imposé comme on a imposé aux hommes de 1830 le titre de
romantique. Les titres en aucun temps n'ont donné une idées juste des choses , s'il en était
autrement, les œuvres seraient superflues. » (scandale des grande toiles sur les scènes populaires)
Figure majeure du réalisme
1844 : « autoportrait avec son chien » ou « l'homme à la pipe »
« La rencontre » ou « Bonjour monsieur Courbet » (1854) montre comment une scène réaliste peut
devenir l'allégorie de l'art, quand le commanditaire s'incline devant l'artiste. Courbet avait d'abord
donné comme titre « la fortune saluant le génie ».. (mécène Alfred Bruyas)
Jules Husson dit Champfleury (1824-1899) est le principal animateur et théoricien du
mouvement réaliste. Il fait le lien entre peinture et littérature. Le roman le plus célèbre , et
certainement le plus étudié à l'école , reste Madame Bovary (1857) de Flaubert. Un roman sur le
rien selon son auteur condamné pour outrage aux bonnes mœurs....
L'origine du monde fait encore frémir certain visiteur à Orsay. En 1994 sa reproduction en
couverture du roman adorations perpétuelles de Jacques Henric aboutit à la visite de la police chez
plusieurs libraires pour faire retirer les volumes des vitrines.
Courbet s'exilera en Suisse , il y meurt dans la misère en 1877...
Le réalisme c'est également illustré dans les caricatures de Daumier, et dans les scènes paysannes
de Millet.
En cette ère industrielle et d'exode vers les villes , la nostalgie de la vie à la campagne permet aux
paysans de trouver leur place dans l'art.
En 1832 la collaboration d'honoré Daumier (1808-1879) au journal « la caricature » marque le
début de son engagement politique. Il y dessine un Gargantua qui représente le roi Louis Philippe
avalant de gros budgets => il prend 6 mois ferme.
((à inspiré Gerald Scarfe xx eme / ref ; The Wall))
Puis après la révolution de 1848 Daumier se met à la peinture , représente les scènes de la vie
quotidienne dans les grands formats de la peinture d'histoire, comme le convoi funèbre au père La
chaise et il s'inspirera des fables de La fontaine.
Devenu aveugle en 1875 il meurt misérablement 4 ans plus tard.
Jean François Millet (1814-1875) paysan Normand / commence par faire des portraits et des
enseignes pour les magasins.
Millet se retirera à Barbizon (courant de peintres de paysages)
Les Glaneuses 1852 entre au Louvre en 1892 et l'Angélus (1858)
Millet sera admiré par Van Gogh, Pissarro et Seurat.
L'art du paysage est aussi pratiqué par Corot et l' école de Barbizon, la nouveauté consiste à suivre
l'exemple du peintre Anglais « John Constable » qui dès le début du 19 ème emporte avec lui
son chevalet pour peindre en pleine nature.
Camille Corot surnommé « bonhomme Corot » reçoit une formation artistique classique avec
quelques séjours en Italie. Il passera sa vie à Fontainebleau.
Ses tableaux sont très recherchés à la fin de sa vie, et sa signature facilement imitable ( beaucoup de
Corot dans beaucoup de musées) Pour aider les peintres dans la misère Corot n'hésitait pas à signer
leur toiles ou à reconnaître pour vraie les « croûtes » qu'il avait réussi à placer.
Rosa Bonheur (1822-1899)
N'hésite pas à fréquenter les abattoirs pour perfectionner ses connaissance en anatomie. Pour des
raisons pratique elle souhaite porter des pantalons . Les femmes doivent alors demander une
autorisation préfectorale.
Elle se spécialise dans les scène de campagnes et animalières , formé par son père elle est accepté
au salon officiel à 18 ans. « marché au chevaux » , « labourage nivernais » 1849.
décoré de la légion d'honneur , et directrice d'une école de dessin pour jeunes filles.
Emile Friant 1863 1932
Second prix de Rome à 20 ans avec une bourse pour voyager en Italie et en Tunisie
( james Tissot)
La plus part des académiciens sont surnommé les peintres pompier car il représentent souvent des
romains casqués et le terme deviendra une critique)
En 1874 la première exposition impressionniste réunit 29 participants et 165 toiles . Devant le
tableau de Monet « Impression, soleil levant », Leroy, journaliste au Charivari, ironise :
Impression , je me disais bien qu'il y avait de l'impression là-dedans ». Au mot peinture , les
dictionnaires de l'époque donnent en effet cette définition « peinture d'impression : dénomination un
peut solennelle mais fréquemment employée cependant, pour désigner là vulgaire peinture en
bâtiment. »
dès 1877, le terme est repris par les intéressés eux-mêmes, au fond pas mécontents de l'appellation .
Noter l'inconstance des choses, la nature éphémère des sensations est une tendance constante en art.
La peinture se prête bien à cela par l'étude de la lumière.
Du salon des refusés à l'impressionnisme :
En art comme en science , il n'y a pas de génération spontanée. On peut parler de pré-
impressionnisme pour certains peintres (Johan Barthold Jongkind) à propos de qui Monet avoue :
« c 'est à lui que je dois l'éducation de mon œil »