1.
1 – Définition et principe de base de l’hydroélectricité
L’hydroélectricité est un procédé de conversion de l’énergie hydraulique en
énergie électrique, reposant sur l’exploitation des masses d’eau en mouvement
ou en charge. Elle constitue aujourd’hui l’une des sources d’électricité les plus
fiables, les plus stables et les plus matures techniquement dans le domaine des
énergies renouvelables.
🔧 Principe physique
Le fonctionnement d’un système hydroélectrique classique repose sur la
transformation de l’énergie potentielle gravitationnelle de l’eau en énergie
mécanique de rotation, puis en énergie électrique par couplage mécanique à un
alternateur synchrone. Cette énergie potentielle est exprimée par :
Ep = m ⋅ g ⋅ h
où :
- m est la masse d’eau (kg),
- g est l’accélération gravitationnelle (9,81 m/s²),
- h est la hauteur de chute nette (m).
Lorsqu’un débit Q d’eau est acheminé à travers une turbine placée à une certaine
hauteur, la puissance hydraulique disponible s’exprime par :
Phyd = ρ ⋅ g ⋅ Q ⋅ H
où :
- Phyd est la puissance hydraulique théorique (W),
- ρ ≈ 1000 kg/m³ est la masse volumique de l’eau,
- Q est le débit volumique (m³/s),
- H est la hauteur de chute nette (m).
En tenant compte des pertes mécaniques et hydrauliques, la puissance électrique
effective générée est donnée par :
Pélec = ηglobal ⋅ ρ ⋅ g ⋅ Q ⋅ H
avec ηglobal le rendement global du système (souvent entre 0,85 et 0,92 pour
des installations bien conçues).
1.1.1 – Architecture fonctionnelle d’une centrale hydroélectrique
La centrale hydroélectrique constitue un système d’ingénierie intégré visant la
conversion multiétape de l’énergie potentielle gravitationnelle d’un fluide en
énergie électrique, selon une logique de rendement maximisé et de fiabilité
continue. Elle fait intervenir plusieurs disciplines — hydraulique, mécanique des
fluides, génie civil, électrotechnique, automatisme industriel — qui coopèrent
selon des contraintes de site, de charge, de régulation et d’interconnexion au
réseau.
1. Ouvrage de retenue (barrage ou dérivation)
L’ouvrage de retenue assure le stockage gravitaire de l’eau en amont de la
centrale. C’est une structure de génie civil dimensionnée pour contenir un
volume d’eau sous une charge statique considérable. Il en existe plusieurs
types :
- Barrages poids : en béton ou en enrochements, ils résistent par leur propre
masse aux forces hydrostatiques.
- Barrages voûtes : adaptés aux vallées étroites, la forme parabolique permet de
transmettre les efforts latéralement.
- Barrages contreforts : optimisés pour économiser le matériau béton dans les
grandes largeurs.
Le barrage intègre un réservoir pour assurer un débit turbiné constant ou
pilotable, un ou plusieurs déversoirs de crue pour évacuer les surcharges, et une
vidange de fond pour l'entretien ou l'abaissement de la retenue. Le
dimensionnement tient compte des efforts combinés : pression hydrostatique,
sismique, poussée des matériaux, montée rapide des eaux, glissements de terrain
et sollicitations thermiques.
2. Prise d’eau
La prise d’eau est l’interface entre le réservoir et la conduite forcée. Elle
conditionne l’écoulement vers les turbines et agit comme filtrage hydraulique
primaire. Elle comprend : grilles de décantation (10 à 100 mm), sas, et vannes
de régulation. La conception vise à éviter les vortex, poches d’air, et pertes de
charge non maîtrisées.
3. Conduite forcée
Il s’agit d’une canalisation sous pression en acier, fonte ductile ou béton armé,
assurant le transfert de charge hydraulique vers la turbine.
P=ρ×g×h
Calcul de l’épaisseur selon la pression statique avec facteur de sécurité, gestion
des pertes de charge :
Δh = f × (L / D) × (v² / 2g)
avec f le coefficient de friction de Moody, L la longueur, D le diamètre.
Limitation du coup de bélier, et dispositifs d’ancrage assurent la sécurité.
4. Turbine hydraulique
Élément essentiel, la turbine transforme l’énergie hydraulique en énergie
mécanique. Typologies :
- Pelton : pour hautes chutes, faibles débits ; rendement 85–90 %.
- Francis : pour chutes moyennes ; rendement 90–92 %.
- Kaplan : pour faibles chutes, forts débits ; rendement 85–90 %.
Critères : courbe de performance site-spécifique, NPSH, matériaux anti-usure,
normes IEC 61116.
5. Alternateur synchrone
Transforme l’énergie mécanique en électricité triphasée synchronisée.
Fonctionnement à vitesse constante :
f = (n × p) / 120
avec f la fréquence (Hz), n la vitesse (tr/min), p le nombre de pôles. Excitation
directe ou statique, refroidissement par air ou eau, isolement classe F/H, et
alignement laser de l’arbre.
6. Transformateur élévateur
Permet l’adaptation de la tension de sortie (6,6 à 20 kV) vers HTA ou HTB.
Refroidissement ONAN/ONAF, protection ANSI 87T, 49, parafoudres ZnO,
impédance typique 6 à 12 %.
7. Automatisme, contrôle, protection
Pilotage via régulateur PID (régulation fréquence), synchronisation réseau
(phase/tension/fréquence), SCADA, protocoles IEC 61850. Protection contre
déséquilibre triphasé, échauffement, surtensions, courts-circuits.
Conclusion technique
L’architecture d’une centrale hydroélectrique repose sur une organisation
modulaire et hiérarchisée visant l’optimisation du rendement et la sécurité du
système. Chaque sous-système est dimensionné selon les normes CEI, IEEE,
ISO. Cette architecture est un standard de conversion énergétique, servant de
base à la conception des technologies plus récentes comme les hydroliennes
immergées.
1.2 – Historique et évolution technologique de l’hydroélectricité
🔧 Origines techniques et premières applications
L’utilisation de l’énergie hydraulique remonte à l’Antiquité, mais son
exploitation pour la production d’électricité date du XIXe siècle. Les premières
machines hydrauliques étaient des roues à aubes utilisées pour actionner des
moulins (meunerie, tissage, martinetage). Leur fonctionnement reposait
uniquement sur l’énergie cinétique ou potentielle de l’eau sans conversion
électrique.
C’est en 1882, à Appleton (Wisconsin, États-Unis), qu’est mise en service la
première centrale hydroélectrique moderne. Elle utilisait une turbine actionnée
par un cours d’eau pour entraîner dynamiquement un alternateur, fournissant du
courant continu destiné à l’éclairage local. Ce jalon technique marque le début
de la transition entre mécanique hydraulique et électroproduction à grande
échelle.
📈 Montée en puissance au XXe siècle
Le XXe siècle voit une croissance exponentielle du nombre et de la puissance
des installations hydroélectriques, grâce à :
la maîtrise du courant alternatif (AC) par Nikola Tesla et
Westinghouse,
le développement des alternateurs synchrones à grande puissance,
la construction de barrages de grande hauteur (ex. : Hoover Dam,
1936 ; Itaipu, 1984 ; Trois-Gorges, 2006),
la standardisation des équipements (normes CEI, ANSI),
les politiques de nationalisation énergétique favorisant les
investissements massifs (EDF en France, TVA aux USA, etc.).
L’hydroélectricité devient une solution stratégique pour garantir une production
stable et pilotable, essentielle à la régulation des réseaux.
🔄 Évolutions technologiques récentes
À partir des années 1990, les avancées suivantes viennent améliorer le
rendement, la flexibilité et la sécurité des installations :
Turbines à géométrie variable (Kaplan, Deriaz) : permettent un
meilleur rendement à charge partielle.
Conception assistée par ordinateur (CAD/CFD) : optimisation des
profils hydrauliques, réduction des zones de cavitation, amélioration du
rendement global.
Régulations numériques (SCADA, PLC) : automatisation des cycles de
fonctionnement, supervision en temps réel, gestion intelligente des
ressources.
Surveillance conditionnelle (vibrations, température, débit,
pression) : maintenance prédictive avec IA et modèles d’apprentissage
machine.
Mini et micro-hydroélectricité : développement de solutions compactes
pour les zones isolées (puissances < 1 MW), souvent associées à des
réseaux autonomes ou hybrides.
🌍 Intégration contemporaine dans la transition énergétique
L’hydroélectricité est aujourd’hui intégrée dans la stratégie de mix énergétique
bas carbone :
Rôle de tampon face aux intermittences solaire et éolien,
Systèmes de pompage-turbinage (STEP) pour le stockage massif
d’énergie (> 90 % du stockage mondial),
Flexibilité en régulation secondaire et tertiaire sur les marchés de
l’électricité.
Sa faible empreinte carbone, sa longévité et sa capacité à produire de l’énergie
en continu en font une source privilégiée, malgré les défis environnementaux
(perturbation des écosystèmes, sédimentation, déplacement de populations) qui
exigent des solutions d’atténuation (passes à poissons, turbinage écologique,
vidange contrôlée).
1.3 – Ressource hydroélectrique et potentiel exploitable
🔹 A. Composantes physiques de la ressource
🔧 1. Énergie potentielle gravitationnelle
Dans les systèmes hydrauliques de type barrage ou dérivation (centrales dites « à
chute »), la ressource énergétique repose sur l’exploitation de l’énergie
potentielle gravitationnelle emmagasinée dans un volume d’eau situé à une
certaine hauteur. Cette énergie est convertie en énergie cinétique à travers la
chute, puis en énergie mécanique par la turbine, et enfin en électricité via
l’alternateur.
La puissance hydraulique disponible s’exprime par la relation :
hauteur de chute disponible. La puissance hydraulique brute est donnée par :
P_hyd = ρ × g × Q × H
où :
ρ = masse volumique de l’eau (kg/m³),
g = accélération gravitationnelle (9,81 m/s²),
Q = débit turbiné (m³/s),
H = hauteur nette de chute (m) après déduction des pertes e charge dans la
conduite forcée.
👉 Cette équation exprime une puissance brute théorique. En pratique, on
applique un rendement global η\etaη pour obtenir la puissance réellement
produite :
🌊 2. Énergie cinétique des courants
Dans les systèmes sans chute d’eau (hydroliennes fluviales ou marines),
l’énergie exploitée est purement cinétique. On récupère la force dynamique de
l’eau en mouvement, comme dans une éolienne sous-marine. La formule de
puissance est :
P_cin = (1/2) × ρ × A × v³
où :
A = surface balayée par le rotor (m²),
v = vitesse locale du courant (m/s).
📌 Remarque d’ingénierie : La dépendance au cube de la vitesse implique que
doubler la vitesse du courant entraîne une multiplication par huit de la
puissance. Ainsi, entre 1 m/s et 2 m/s, on passe de 500 W/m² à 4000 W/m²
(ordre de grandeur). Cela rend les sites de courants marins (> 2 m/s) beaucoup
plus attractifs que la plupart des rivières (< 1,2 m/s).
🔹 B. Typologie des ressources hydroélectriques
L’évaluation d’un site dépend de la combinaison hauteur de chute – débit –
nature du courant. On distingue plusieurs typologies :
Hydroélectricité de haute chute :
o Hauteur > 200 m, débit relativement faible.
o Sites de montagne, conduite forcée longue.
o Rendement élevé avec turbines Pelton.
o Ex. : Alpes, Andes, massif éthiopien.
Hydroélectricité de moyenne chute :
o Hauteurs comprises entre 30 et 200 m, débit modéré.
o Turbines Francis souvent employées.
o Répartition fréquente dans les zones de moyenne altitude.
Hydroélectricité de basse chute :
o Hauteurs < 30 m, nécessitant un débit important.
o Nécessite d’importantes infrastructures (écluses, digues).
o Turbines Kaplan, à pales orientables.
o Ex. : Fleuves Congo, Nil, Amazone.
Hydrocinétique (hydroliennes fluviales ou marines) :
o Sans retenue ni dénivellation.
o Exploitation directe de la vitesse du courant.
o Déploiement modulaire (unités en série ou grappes).
o Sensibilité accrue aux variations saisonnières et aux vortex.
Hydroélectricité marémotrice :
o Exploite le marnage (variation entre marée haute et basse).
o Sites à estuaire profond avec amplitude > 5 m.
o Production prévisible mais discontinue (cyclique).
o Ex. : Rance (France), Sihwa (Corée du Sud).
🔹 C. Potentiel mondial et critères de valorisation
🌍 Potentiel exploitable
Selon les rapports croisés de l’International Energy Agency (IEA) et de
l’International Renewable Energy Agency (IRENA) :
Le potentiel techniquement exploitable est estimé à 16 000 TWh/an,
Environ 25 % de ce potentiel est actuellement valorisé,
Les régions les plus prometteuses incluent :
o Afrique centrale et de l’Est (ex. : fleuve Congo, bassin du Nil),
o Asie du Sud-Est (Mékong, Gange),
o Amérique du Sud (Orénoque, Amazonie).
📌 En République Démocratique du Congo, le barrage d’Inga à lui seul
représente plus de 40 GW de potentiel à long terme, dont une petite fraction est
actuellement exploitée (Inga I et II).
📐 Critères de valorisation d’un site hydroélectrique
L’évaluation passe par plusieurs volets :
Études hydrologiques : courbes débit/durée (Q-D), périodes de retour
des crues, coefficient de régularisation du débit.
Analyse topographique : linéaire disponible, pente, accès au lit de la
rivière.
Études environnementales : impact sur la faune aquatique,
sédimentation, migration piscicole, zones sensibles.
Raccordement électrique : proximité du réseau, tension de livraison,
accessibilité pour les lignes HT.
Analyse coût/bénéfice : calcul du LCOE (Levelized Cost of Energy),
rentabilité sur 30–50 ans.
🔹 D. Ressource et intermittence
Contrairement à d’autres ENR, l’hydroélectricité n’est pas intrinsèquement
intermittente. Son caractère pilotable est une force dans la stabilité du réseau :
Stockage naturel via réservoir : permet de différer la production.
Flexibilité opérationnelle : adaptation rapide aux pics de demande
(temps de réponse de 30 à 90 secondes).
Participation aux services système :
o Régulation de fréquence et de tension,
o Réserve tournante et régulation secondaire,
o Stabilisation des systèmes hybrides (solaire + hydro par exemple).
🔧 Conclusion technique : L’hydroélectricité est la seule source renouvelable
capable de produire à grande échelle tout en assurant une fonte de base et un
tampon de régulation dynamique, ce qui en fait un pilier dans les scénarios de
mix énergétique décarboné.
1.4 – Avantages, contraintes et durabilité de
l’hydroélectricité
🔷 A. Avantages technico-énergétiques
✅ 1. Haut rendement de conversion
L’hydroélectricité présente le meilleur rendement parmi les technologies de conversion d’énergie
renouvelable. Grâce à la faible compressibilité de l’eau et à la mécanique de transmission directe, les
centrales modernes atteignent des rendements globaux de 85 à 92 %, bien supérieurs au solaire
photovoltaïque (~20 %) ou à l’éolien (~35 %).
✅ 2. Production stable, prédictible et pilotable
Contrairement aux énergies intermittentes (solaire, éolien), la production hydroélectrique :
Peut être modulée en temps réel (via l’ouverture des vannes ou la variation de charge
turbine),
Est prédictible à partir des données hydrologiques sur plusieurs décennies,
Permet de répondre rapidement aux variations de demande (temps de montée en charge <
90 s),
Joue un rôle dans les services auxiliaires au réseau : fréquence, tension, réserve primaire et
secondaire.
✅ 3. Longévité des équipements
Les centrales hydroélectriques, bien entretenues, ont une durée de vie supérieure à 50 ans pour la
structure civile, et jusqu’à 30 à 40 ans pour les groupes turbines-alternateurs. Les composants sont
entièrement révisables et remplaçables, prolongeant leur durée de fonctionnement au-delà d’un
siècle (ex. : usine de Génissiat en France).
✅ 4. Capacité de stockage indirect : les STEP
Les Stations de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP) constituent actuellement plus de 90 % de la
capacité de stockage d’électricité dans le monde. Elles permettent de :
Stocker l’énergie excédentaire (nuit ou pic solaire) en pompant l’eau vers un bassin
supérieur,
Restituer cette énergie à la demande par turbinage.
🔋 Ce mécanisme permet de lisser les pics de consommation, de réguler la fréquence réseau, et de
maximiser l’usage des ENR intermittentes.
🔶 B. Contraintes techniques et environnementales
❌ 1. Enjeux d’implantation et de topographie
Les sites propices à l’hydroélectricité nécessitent :
Un relief adapté (hauteur de chute suffisante),
Un débit permanent ou saisonnier maîtrisable,
Des conditions géotechniques compatibles (stabilité des versants, ancrage des barrages,
résistance à la sismicité).
📍 Contraintes d’accès et de génie civil peuvent faire exploser les coûts initiaux.
❌ 2. Impact environnemental et social
Malgré son caractère renouvelable, l’hydroélectricité peut générer :
Des perturbations écologiques majeures : fragmentation d’habitats, modification des débits
naturels, sédimentation.
Des émissions de méthane dans les grands barrages tropicaux (décomposition anaérobie de
la biomasse noyée).
Des déplacements de populations en zone inondable (ex. : Trois-Gorges en Chine).
Des altérations de la biodiversité aquatique (interruption des migrations piscicoles,
réduction de la température aval, eutrophisation).
💡 Mesures compensatoires :
Passes à poissons, turbinage écologique, gestion sédimentaire par chasses contrôlées.
❌ 3. Variabilité interannuelle
Même si moins intermittente, la production hydroélectrique peut être influencée par les
sécheresses, les épisodes El Niño/La Niña, ou les évolutions climatiques à long terme :
Moins de neige = chute de débit printanier,
Moins de précipitations = baisse du volume réservoir.
♻️C. Durabilité et résilience
🔍 1. Intégration dans la transition énergétique
L’hydroélectricité est compatible avec tous les scénarios de mix décarboné. Elle permet :
D’assurer la charge de base pour stabiliser le réseau,
De tamponner les fluctuations des ENR variables,
D’apporter une résilience énergétique nationale, notamment dans les pays enclavés ou à
réseau peu interconnecté.
🔧 2. Modularité croissante : micro et pico-hydro
Avec les avancées technologiques (turbines compactes, générateurs basse chute), il est aujourd’hui
possible de déployer des :
Micro-centrales (< 100 kW),
Mini-centrales (100 kW – 1 MW),
Pico-centrales (< 5 kW pour sites isolés).
Ces systèmes offrent une autonomie énergétique locale, à coût maîtrisé et faible impact.
🏗️3. Valorisation des ouvrages existants
Plus de 70 % des barrages mondiaux ne sont pas équipés de turbines. Il existe un immense potentiel
de rétrofit hydroélectrique, avec :
Ajout de microturbines dans les prises d’eau,
Récupération d’énergie sur réseaux d’irrigation ou d’eau potable,
Valorisation de barrages existants pour ajout de turbines basse chute.
✅ Conclusion technique
L’hydroélectricité combine un rendement élevé, une production pilotable, une longévité éprouvée,
et une compatibilité naturelle avec les objectifs climatiques. Ses contraintes ne résident pas dans sa
technologie, mais dans la gestion durable de la ressource, l’intégration environnementale et les
choix politiques d’aménagement.
En tant qu’ingénieur, elle offre un terrain de conception et d’optimisation multidisciplinaire, de la
mécanique des fluides à la supervision automatisée, en passant par le génie civil et les systèmes
énergétiques.
Références bibliographiques (format APA)
1. Gulliver, J. S., & Arndt, R. E. A. (2010). Hydropower Engineering Handbook (2nd
ed.). McGraw-Hill Education.
➤ Référence complète sur la conception des centrales hydroélectriques, incluant
turbines, conduites, et simulation hydraulique.
2. Paish, O. (2002). Small hydro power: Technology and current status. Renewable and
Sustainable Energy Reviews, 6(6), 537–556. https://doi.org/10.1016/S1364-
0321(02)00006-0
➤ Article académique sur les différentes tailles d’installations hydroélectriques, y
compris les hydroliennes.
3. Fraenkel, P. (2010). Tidal current energy technologies. In Sayigh, A. (Ed.),
Comprehensive Renewable Energy (Vol. 6, pp. 83–111). Elsevier.
➤ Chapitre spécialisé sur les hydroliennes marines et fluviales, leurs principes et leurs
applications.
4. International Renewable Energy Agency (IRENA). (2020). Innovation Outlook:
Ocean Energy Technologies. https://www.irena.org/publications/2020/Dec/Ocean-
Energy-Technologies
➤ Rapport technique sur les hydroliennes, marémotrices, et autres énergies marines
renouvelables.
5. European Commission – Joint Research Centre. (2015). Hydropower Technology
Brief. https://iet.jrc.ec.europa.eu/etip/publication/hydropower-technology-brief
➤ Revue technico-économique des systèmes hydroélectriques, incluant les petites
turbines et hydroliennes.
6. Bernard, A. (2021). Turbomachines hydrauliques et hydroélectricité. Lavoisier.
➤ Livre d'ingénierie complet sur les turbines, leurs caractéristiques mécaniques, leur
modélisation et les schémas d’implantation.
7. Bahaj, A. S., & Myers, L. E. (2003). Fundamentals applicable to the utilisation of
marine current turbines for energy production. Renewable Energy, 28(14), 2205–2211.
https://doi.org/10.1016/S0960-1481(03)00105-8
➤ Article fondateur sur les fondamentaux physiques des hydroliennes à courant marin.
8. World Bank. (2021). Hydropower Sustainability Guidelines.
https://www.hydrosustainability.org
➤ Normes et guides internationaux pour l’évaluation environnementale et technique
des projets hydroélectriques.
9. International Energy Agency (IEA). (2021). Hydropower Special Market Report –
Analysis and forecast to 2030. https://www.iea.org/reports/hydropower-special-
market-report
➤ Rapport exhaustif sur le potentiel, les tendances et l’intégration des centrales
hydrauliques, y compris les innovations.
10. Boudghene Stambouli, A., & Traversa, E. (2011). Hydropower in the MENA region:
Resources, status and outlook. Renewable and Sustainable Energy Reviews, 15(9),
4535–4550. https://doi.org/10.1016/j.rser.2011.07.055
➤ Analyse détaillée du potentiel hydroélectrique et des défis techniques dans les
régions à fort potentiel inexploité.