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Fiscalite Victor Vidal

Le cours de fiscalité vise à fournir des connaissances générales et techniques sur le système fiscal camerounais, y compris la théorie de l'impôt, les impôts sur le revenu et les sociétés, la TVA, et les impôts locaux. Il aborde également les aspects juridiques du droit fiscal, les techniques fiscales, et la structure de l'administration fiscale au Cameroun. L'objectif est de développer une maîtrise des dispositions fiscales et de promouvoir un sens fiscal chez les apprenants.

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Le cours de fiscalité vise à fournir des connaissances générales et techniques sur le système fiscal camerounais, y compris la théorie de l'impôt, les impôts sur le revenu et les sociétés, la TVA, et les impôts locaux. Il aborde également les aspects juridiques du droit fiscal, les techniques fiscales, et la structure de l'administration fiscale au Cameroun. L'objectif est de développer une maîtrise des dispositions fiscales et de promouvoir un sens fiscal chez les apprenants.

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COURS DE FISCALITE

Par M. NDATCHIEU VICTOR VIDAL VIANNEY 691 76 19 90 // 672 42 90 59

COMPETENCE VISEE :

Acquisition de connaissances générales et techniques en matière fiscale. Notions


fondamentales de gestion fiscale.

Développer le sens fiscal en permettant la maîtrise des dispositions relatives aux


modalités de l’imposition définies par le code général des impôts inspiré des lois de finance.

CONTENU SOMMAIRE
I : Généralité sur la fiscalité camerounaise
1. Théorie générale de l’impôt
2. Les aspects juridiques du droit fiscal
3. Les éléments de technique fiscale et leurs définitions
4. Structure du système fiscal camerounais

II : L’impôt sur le revenu des personnes physiques


1. Champs d’application
2. Détermination de l’assiette de L’IRPP
3. Les obligations des contribuables
III : L’impôt sur les sociétés
1. Champs d’application
2. Détermination de l’assiette de l’impôt sur les sociétés
3. Liquidation, déclaration et paiement de l’impôt sur les sociétés

IV : La taxe sur la valeur ajoutée


1. Champs d’application de la TVA
2. Fait générateur et exigibilité
3. Les modalités de calcul
4. Le principe de déductibilité
5. Déclaration, paiement et obligation comptable

V : Les impôts locaux


1. La contribution des patentes
2. La contribution des licences
3. L’impôt libératoire
4. Taxes foncière sur les propriétaires immobiliers
5. Taxe sur les jeux de hasard et de divertissement
6. Taxe de séjour

1
: GENERALITE SUR LA FISCALITE CAMEROUNAISE

I) THEORIE GENERALE DE L’IMPOT

A- DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DE L’IMPOT

1- Définition

L’Impôt est une prestation pécuniaire1et obligatoire effectué par voie d’autorité et à titre
définitif mise à la charge des personnes physiques et morales en fonction de leur capacité
contributive et sans contrepartie déterminée en vue de la couverture des dépenses
publiques et de la réalisation des objectifs économiques et sociaux fixées par la puissance
publique.

2- Quelques caractères de l’impôt

• Il est un prélèvement forcé imposé par l’Etat (forcé les gens à payer). Ce caractère
est lié à la légitimité de la puissance publique et au principe du consentement à l’impôt ;
• Il est un prélèvement sans contrepartie directe ce qui le distingue des redevances et des
taxes ;

a) La taxe
Deux distinctions peuvent être faite en ce qui concerne la taxe : la taxe parafiscale et la
taxe administrative.
La taxe administrative est une somme perçue lors de la fourniture de service, sans qu’il y
ait nécessairement une proportionnalité entre le montant de la taxe et la valeur du service.
Il y a donc contrepartie (rétribution), alors que l’impôt est perçu sans contrepartie
(contribution).
Exemple : les droits universitaires (contrepartie = les études les diplômes).

Certains impôts portent le nom de taxe par exemple la TVA qui est un impôt indirect.

La taxe parafiscale est un prélèvement obligatoire perçu dans un but économique,


professionnel ou social au profit d’un organisme privé ou public.

Exemple de taxe parafiscale :


- La redevance audiovisuelle (CRTV)
- La contribution au crédit foncier (CCF)
- Le taxe de développement locale
- Les cotisations sociales à la CNPS

2
b) La redevance
Elle est due par toutes personnes bénéficiant de certains services publics. Loin d’être une
rétribution ou une contribution, la redevance est une rémunération pour service rendu. Elle
se rapproche de l’impôt en ce que les deux sont fixés par la loi, mais à la différence de la
taxe, la redevance est caractérisée par la proportionnalité ou l’équivalence qui existe entre
le prix fourni et la prestation procurée à l’usager.

1
Selon les nouvelles dispositions de la loi de finance 2017, la taxe ad valorem sur les
substances minérales et l’impôt sur les sociétés dus par les entreprises engagées dans
l’artisanat minier ou semi-mécanisé, peuvent être collecté en nature par prélèvement sur la
production brute desdites entreprises. Un arrêté du ministre chargé des finances fixe les
modalités de comptabilisation des prélèvements en nature.

3
Exemple : la redevance pour occupation à titre privatif du domaine public (parking payant,
le péage routier).

3- Les objectifs et fonctions de l’impôt

Tout système fiscal a objectifs :

- Procurer à l’Etat l’essentiel des ressources budgétaires ;


- Lui donner un moyen d’intervenir dans la vie économique
- Réduire les inégalités sociales ;
- Se prêter le moins aisément possible à la fraude.

L’impôt a ainsi une fonction financière, une fonction économique, socio-économique et


sociale.

LA CLASSIFICATION DES IMPOTS

De nombreuses classifications tenant compte des critères précis permettent d’établir la


typologie des impôts :

1- Classification économique

Selon cette classification on distingue :


• Les impôts sur le revenu ou sur les bénéfices ;
• Les impôts sur le capital ;
• Les impôts sur la dépense.

2- Classification administrative

Cette classification repose sur une organisation ancienne qui a conduit à la spécialisation
des services fiscaux. (Le service des contribuables directes et le service des
contribuables indirectes) qui n’est plus toujours aussi claire ni pertinente aujourd’hui : ces
différents services gèrent des impôts directs et des impôts indirects. Ces deux impôts se
distinguent selon un critère économique, technique et même juridique :

3- Les autres classifications

• L’impôt synthétique et l’impôt analytique

4
• Les impôts réels des impôts personnels
• Impôts spécifique et impôt ad valorem
• Les impôts de répartition des impôts de quotité
• L’impôt proportionnel et l’impôt progressif

B- ETABLISSEMENT DE L’IMPOT

L’établissement de l’impôt se décompose en trois étapes successives qu’il faut bien


distinguer :

1- La définition de l’assiette de l’impôt

Asseoir l’impôt c’est rechercher les bases d’imposition c’est-à-dire le fait générateur de
l’impôt selon une loi fiscale donnée. Pour définir l’assiette, il faut d’abord la choisir ensuite
l’évaluer.
a) Le choix de l’assiette

L’impôt peut être assis sur le capital, sur le revenu ou sur la dépense

b) Evaluation de l’assiette

C’est une opération qui permet de connaître le montant de la matière imposable. Trois
méthodes peuvent être utilisées :

- L’évaluation indirecte par présomption


Ici, le montant de la matière imposable est déterminé par référence à des signes
extérieurs. Il y a pour cela trois procédés :
• Le procédé d’indice : l’impôt est assis sur des signes extérieurs (le train de vie par
exemple)
• Le procédé de forfait on distingue le forfait légal fait sur des bases définies par la loi et
le forfait contractuel ou conventionnel qui résulte d’un accord entre le fisc et le
contribuable ;
• Le procédé de taxation d’office. Ici ; l’administration fixe elle-même à titre de sanction la
quantité de la matière imposable à charge pour le contribuable d’apporter la preuve du
contraire.

- L’évaluation directe par témoignage du contribuable : La confession fiscale.


Le Cameroun a opté pour un système fiscal déclaratif. Ceci signifie que le contribuable
déclare lui- même ses revenus à l’administration fiscale sur des formulaires appropriés.
Pour éviter les abus, le fisc se réserve un droit de contrôle.

- L’évaluation par témoignage d’un tiers : La délation ou dénonciation fiscale.

5
Ici la déclaration de la quantité de la matière imposable est faite par le tiers qui verse les
revenus.

2) La Liquidation de l’impôt

C’est l’opération par laquelle est fixé le montant dû par le contribuable. A cet effet, il y a
lieu de préciser que l’application du tarif fiscal, détermine au Cameroun le montant d’un
impôt dit principal auquel viennent s’ajouter les centimes additionnels communaux (CAC).

3) Le recouvrement de l’impôt

Le recouvrement de l’impôt est l’ensemble des opérations qui ont pour effet de faire
passer de l’argent des poches du contribuable au coffre du trésor. Les formes du paiement
de l’impôt sont en espèces, par chèques bancaires ou postaux ou par virement bancaire ou
postal.

II) LES ASPECTS JURIDIQUES DU DROIT FISCAL

A- LES SOURCES DU DROIT FISCAL

Les différentes sources du droit fiscal correspondent à la hiérarchie des pouvoirs et à la


nature des textes par lesquels il s’exprime (loi, règlement, convention etc.). Ces différents
textes n’ont pas la même force pour s’imposer aux contribuables, à l’administration et aux
Etats.

1- La loi
2- La doctrine administrative
3- La jurisprudence des tribunaux 4- Les règlements et les décrets

6
5- Les conventions internationales

Les principales distinctions sont présentées dans le tableau ci-dessous :


SOURCES POUVOIR PORTEES
CORRESPONDANT
La loi Législatif S’impose aux contribuables
et à
l’administration
Les règlements et les décrets Exécutifs S’imposent à l’administration
et
aux contribuables
Les conventions internationales Politiques (Etats) S’imposent aux Etats
(règlements et directives signataires
communautaires)
La jurisprudence Judiciaire S’impose aux parties
concernées

B- L’AUTONOMIE DU DROIT FISCAL

Une expression est utilisée pour souligner et souvent déplorer que dans certaines
circonstances la fiscalité s’écarte du droit commun et déforme à son avantage de
nombreuses notions telles que celles d’acte de commerce ou de filiales.

C- LE REALISME DU DROIT FISCAL

Le droit fiscal appréhende moins les situations juridiques que les états de fait. Il est ainsi
souvent amené à déceler des vérités habilement maquillées.

D- L’AMORALISME DU DROIT FISCAL

Les principes du droit fiscal ne sont pas symétriques. Il peut ainsi paraître choquant que
les produits d’activités illicites soient imposables alors que les charges de ces mêmes
activités ne sont pas déductibles.

E- LE FORMALISME DU DROIT FISCAL

Le droit fiscal exige :


• La tenue d’une comptabilité régulière
• Le respect d’un calendrier minutieux
• L’envoi à l’administration fiscale d’une paperasserie importante qui conditionne même la
7
déductibilité de certaines charges.

III) LES ELEMENTS DE TECHNIQUE FISCALE ET LEURS DEFINITIONS

L’application de l’impôt nécessite d’en expliquer le mécanisme, c’est-à-dire :


- Son champ d’application
- Son assiette
- L’exigibilité et le fait générateur
- Les règles de calcul de l’impôt
- Les modalités de son recouvrement

1) Le champ d’application

Définir le champ d’application d’un impôt revient à préciser :


- Les personnes imposables
- Les opérations imposables
- Les règles de territorialité

✓ Les personnes imposables sont celles qui sont désignées comme contribuables ou assujettis
par la loi. Une personne est le plus souvent imposable en fonction des opérations qu’elle
réalise. C’est le cas des commerçants qui par nature réalisent des actes de commerce qui
sont imposés dans le cadre de la fiscalité de leur entreprise.

✓ Les opérations imposables sont des actes ou des événements relatifs au revenu, à la
dépense ou au capital devant être soumis à l’impôt.

Selon les impôts et les taxes concernées, certaines opérations sont imposables par leur
nature, d’autres par option d’autres enfin sont exonérées.

✓ Les règles de territorialité précises le territoire auquel s’applique la législation fiscale


camerounaise, ainsi que les règles applicables lorsqu’interviennent les personnes ou des
opérations mettant en jeu des pays autres que le Cameroun.

2) L’assiette de l’impôt

La détermination de l’assiette de l’impôt consiste à cerner la matière imposable et à fixer


les règles d’évaluation correspondantes. Cela nécessite également de préciser l’événement
déclencheur de l’imposition.

✓ La matière imposable est l’élément économique qui est à la source de l’impôt. Son évaluation
permet d’établir la base imposable, c’est-à-dire le montant auquel s’appliquera le tarif de
8
l’impôt.
Exemple : le revenu professionnel constitue la matière imposable dans le cadre de l’impôt
sur le revenu.

✓ L’évaluation de l’assiette ou de la matière imposable est une opération qui permet de


connaître le montant de la matière imposable. Trois méthodes peuvent être utilisées :
- L’évaluation indirecte par présomption
- L’évaluation directe par témoignage du contribuable
- L’évaluation par témoignage d’un tiers (la délation ou dénonciation fiscale).

3) L’exigibilité et le fait générateur

L’exigibilité est l’événement, l’acte ou la situation qui rend une personne redevable de
l’impôt et qui donne naissance à la dette envers la collectivité bénéficiaire de l’impôt.
Exemple : les acomptes sur le CA sont exigibles au plus tard le 15 du mois qui suit la
réalisation du CA.

Le fait générateur est une notion très voisine de l’exigibilité puisqu’il s’agit de l’événement
par lequel sont réalisées les conditions légales nécessaires à l’exigibilité de l’impôt, et qui
fait naitre l’obligation fiscale.
Par exemple le fait générateur est fixé au 31 décembre de l’année au titre de
laquelle l’impôt est établi en ce qui concerne l’impôt sur les sociétés.

4) Le calcul de l’impôt

Une fois la base imposable évaluée, l’impôt est liquidé.


Liquidé un impôt consiste simplement à en calculer le montant exigible une fois que sa base
imposable a été définie et évaluée.
En pratique, il s’agit le plus souvent d’appliquer un barème (comme pour le calcul de l’IRPP)
ou d’appliquer un taux comme pour la TVA.

La liquidation est effectuée :


- Soit par le contribuable lui-même
- Soit par l’administration (IR, impôts locaux etc.)

5) Le recouvrement de l’impôt

Il s’agit de la dernière phase qui consiste à opérer l’encaissement réel de l’impôt :


- Soit après appel du montant par l’administration concernée
9
- Soit spontanément
- Soit enfin par retenue à la source

IV) STRUCTURE DU SYSTEME FISCAL CAMEROUNAIS

A- LES IMPOTS AU CAMEROUN

On distingue :

1- Les impôts sur le revenu (IR) 2- Les impôts sur la dépense (ID) 3- Les impôts sur le
capital (IC)
4- Les impôts perçus au profit de diverses collectivités (commune, assemblée consulaire,
organisme sociaux, organisme de crédit etc.)

B- L’ADMINISTRATION FISCALE CAMEROUNAISE

Elle concoure à la détermination des recettes de l’Etat et ensuite à la liquidation des


impôts. Elle est constituée de la Direction Générale des Impôts (DGI) et de la Direction
Générale des Douanes (DGD)

ADMINSTRATION FISCALE

DIRECTION GENERALE DES DIRECTION GENERALE DES


DOUANES IMPÔTS

LES IMPÔTS

IMPÔT SUR LE IMPÔT SUR LA IMPÔT SUR LE


REVENU DEPENSE CAPITAL

IS IRPP DROIT TVA DROIT TAXE SUR DROIT DE DROIT


DE D’ACCIS LE BETAIL MUTATIO D’ENREGI
DOUAN E N STREMEN
TS E T
RF
RCM
BA
BIC
BNC
10
IMPÔTS PERCU AUX PROFIT
DES DIVERSES
COLLECTIVITES

OT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES

I) CHAMPS D’APPLICATION

Il est établi au Cameroun un impôt sur le revenu des personnes physiques assis sur le
revenu global net réalisé par cette dernière. Le revenu global net correspond à la somme
des revenus net catégoriels ci- après :

- Les traitements salaires, pensions et rentes viagères (TS)


- Les revenus fonciers (RF)
- Les revenus de capitaux mobiliers (RCM)
- Les bénéfices des activités artisanales industrielles et commerciales (BIC)
- Les bénéfices des exploitations agricoles (BA)
- Les bénéfices des professions non commerciales et assimilées (BNC)

A- LES PERSONNES IMPOSABLES

Sous réserves des dispositions des conventions internationales et de certaines exceptions,


l’IRPP est dû par toute personne physique ayant au Cameroun un domicile fiscal :

Sont considérés comme ayant au Cameroun un domicile fiscal.

• Les personnes qui ont au Cameroun leur foyer ou le lieu de leur séjour principal ;
• Les personnes qui exercent au Cameroun une activité professionnelle salariée ou non, à
moins qu’elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire ;
• Les personnes qui ont au Cameroun le centre de leur intérêt économique

Sont également considérés comme ayant au Cameroun leur domicile fiscal :


• Les fonctionnaires et agents de l’Etat exerçant leur fonction dans un pays étranger et qui
ne sont pas soumis à l’impôt dans ce pays ;
• Les personnes dont le domicile fiscal est situé hors du Cameroun sont passibles à l’IRPP
quant à leurs gains de source camerounaise.

Sont également passibles de l’IRPP :

11
• Les personnes de nationalité camerounaise ou étrangère ayant ou non leur domicile fiscal
au Cameroun qui recueille des bénéfices ou revenus dont l’imposition est attribuée au
Cameroun par la convention internationale relative à l’élimination de la double imposition.
• Les personnels des organisations internationales et des missions diplomatiques et
consulaires recrutés localement ou non et n’ayant pas la qualité d’agent diplomatique au
sens des conventions internationales.
• Les associés des sociétés en nom collectif (SNC) et les commandités des sociétés en
commandite simple (SCS) n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés sont
personnellement soumis à l’IRPP pour la part des bénéfices sociaux correspondant à leurs
droits dans la société.
• Il en est de même des membres des sociétés civiles, des sociétés en participation et des
sociétés de fait non passibles à l’impôt sur les sociétés (IS).

B- LES EXEMPTIONS

Sont affranchis de l’IRPP :

- Les agents diplomatiques, les consuls et agents consulaires de nationalité étrangère


titulaires d’une carte diplomatique délivrée par le ministère des relations extérieures, mais
seulement dans la mesure où les pays qu’ils représentent accordent des avantages
analogues aux agents diplomatiques et consulaires camerounais.
- Les personnels administratifs et techniques des missions diplomatiques, postes consulaires
et organisations internationales dès lors qu’il est établi qu’ils sont soumis à l’impôt sur le
revenu dans leur pays d’origine.
- Les membres du personnel des organisations internationales de statut diplomatique, mais
seulement dans la mesure où la convention d’Etablissement ou l’accord de siège de ces
organisations internationales prévoit explicitement cette franchise.
- Les personnes physiques, exclusivement pour leurs activités soumises à l’impôt libératoire.

C- LIEU D’IMPOSITION

Si le contribuable a une résidence unique au Cameroun, l’impôt est établi au lieu de cette
résidence.

S’il possède plusieurs résidences au Cameroun, il est assujetti à l’impôt au lieu où il est
réputé posséder sa résidence principale.

Les personnes domiciliées à l’étranger, les fonctionnaires et les agents de l’Etat exerçant
dans un pays étranger sont, lorsqu’ils sont redevables de l’IRPP et lorsqu’ils ne possèdent
pas de résidence au Cameroun :

12
- Imposables pour les personnes domiciliées à l’étranger au lieu de leurs principaux intérêts
au Cameroun ;
- Imposables pour les fonctionnaires et agents de l’Etat au siège du service qui les
administre.

II) DETERMINATION DE L’ASSIETTE DE L’IRPP

L’assiette de l’IRPP est déterminée par chaque type de revenus net catégoriels dont
dispose le contribuable au titre d’une année d’imposition après abattement d’un montant
forfaitaire de 500 000 F CFA en ce qui concerne les traitements et salaires

Les revenus nets catégoriels sont déterminés de la manière suivante :

A- LES TRAITEMENTS, SALAIRES, PENSIONS ET RENTES VIAGERES (TS)

1- Revenu imposable

Sont imposables les revenus provenant des traitements, salaires, indemnités, émoluments,
pensions et rentes viagères, et les gains réalisés par les producteurs d’assurance, les
voyageurs représentants placiers, lorsque l’activité rétribuée s’exerce au Cameroun.

2- Exonération

Sont affranchis de l’IRPP :


- Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi
dans la mesure où elles sont effectivement utilisées conformément à leur objectif et ne
sont pas exagérées ;
- Les allocations ou avantages à caractère familial ;
- Les indemnités temporaires, prestations et rentes viagères servies aux victimes
d’accidents de travail ou à leurs ayant droits ;
- Les bourses d’études ;
- Les pensions pour blessures et invalidité accordées aux hommes qui ont servi dans les
forces armées ;
- Les gratifications allouées aux travailleurs à l’occasion de la remise des médailles du travail
par le ministère chargé du travail ;
- Etc. voir liste exhaustive à l’art 31 du CGI

3- Détermination de la base d’imposition

La base d’imposition est constituée par le montant brut des traitements, indemnité,
émoluments, salaires, pensions et rentes viagères ainsi que tous les avantages en nature ou
13
en argent accordés aux intéressés. L’estimation des avantages en nature est faite selon le
barème ci-après appliqué au salaire brut taxables :

Logement 15% ; Nourriture 10% ; Par véhicule 10% ; Par domestique 5% ; Electricité 4% ;
Eau 2%

Toute indemnité en argent représentative d’avantages en nature doit être comprise dans la
base d’imposition dans la limite des taux prévus ci-dessus sauf disposition expresse les
exonérant.

Le montant net du revenu imposable est déterminé en déduisant du montant brut des
sommes payées et des avantages en nature ou en argent accordés, les frais professionnels
calculés forfaitairement au taux de 30%, ainsi que les cotisations versées à la CNPS au
titre de la retraite obligatoire.

Exemple de calcul de l’IRPP

Mr FOTSO directeur commercial de la CBC BANK bénéficie mensuellement d’un salaire de


base de 600 000 F, d’une prime de responsabilité de 150 000 F, d’une prime de technicité
de 100 000 F, d’une indemnité de déplacement de 200 000, d’une indemnité de
représentation de 250 000 F et d’une allocation familiale de 25 000 F. Il bénéficie en
outre d’un logement de fonction, de deux domestiques, d’un véhicule de fonction.

TAF : Calculez le revenu net taxable de Mr FOTSO.

Eléments Montant Base taxable Sal brut taxable


Salaire de base 600 000 600 000 600 000
Prime de responsabilité 150 000 150 000 150 000
Prime de technicité 100 000 100 000 100 000
Indemnité de déplacement 200 000 200 000 200 000
Indemnité de 250 000
représentation
Allocation familiale 25 000
Logement 15% 157 500
Deux domestiques 2 x 5% 105 000
Véhicule 10% 105 000
Totaux 1 050 000 1 417 500

Logement = 1 050 000 x 15/100


Revenu Net Imposable (RNI) = SBT – 30% (SBT) RNI = SBT – 30% (SBT) – CNPS
14
Nous aurons ainsi : 1 417 500 – (1 417 500 x 30%) – 31 500

La CNPS prend 4,2% du salaire cotisable et le plafond est de 750 000 F. Elle utilise la
même formule moins les avantages en nature. Puisque le salaire Mr Fotso est supérieur à
750 000 F on doit se baser sur 750 000 et on aura donc 750 000 x 4,2% = 31 500

SNT de Mr Fotso = 960 750

NB : Le véhicule a été taxé ici puisqu’il y a double emploi et on impose l’indemnité


forfaitaire.

B- LES REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS (RCM)

1- Revenus imposables
Sont imposables au titre des RCM :

• Les produits des actions, des parts sociales et revenus assimilés ;


• Les revenus des obligations ;
• Les revenus des créances, dépôts, cautionnements et comptes courants ;
• Les gains ou plus-values réalisés à l’occasion de la cession d’actions, d’obligations et
d’autres parts de capital effectué par les particuliers et les personnes morales (y compris
celle domiciliée à l’étranger) à titre occasionnel ou habituel, soit directement, soit par
l’intermédiaire d’un établissement financier.

2- Exonérations
Sont affranchis de l’IRCM :

- Les intérêts des titres d’emprunts négociables émis par l’Etat et les collectivités
territoriales décentralisées ;
- Les intérêts des comptes d’épargne pour les placements ne dépassant pas 10 millions de
FCFA ;
- Les intérêts des comptes d’épargne logement ;
- Les intérêts des bons de caisse ;
- Les plus-values nettes réalisées à l’occasion de la cession d’action, d’obligation et d’autres
parts de capitaux effectués par les particuliers dès lors que leur montant est égal ou
inférieur à 500 000 FCFA.

3- Détermination de la base d’imposition

15
Le revenu imposable est déterminé :

• Pour les produits des actions, parts de capital et revenus assimilés, par le montant brut
des dividendes versés ;
• Pour les obligations, effets publics et emprunts, par l’intérêt ou le revenu distribué durant
l’exercice ;
• Pour les primes de remboursement, par la différence entre la somme remboursée et le
taux d’émission des emprunts ;
• Pour les revenus des créances, dépôts et cautionnements, par le montant brut des intérêts
;
• Pour les cessions d’actions, d’obligations et d’autres parts de capital, par la plus-value
nette globale.

C- LES REVENUS FONCIERS (RF)

1- Revenus imposables

Sont compris dans la catégorie des revenus fonciers, lorsqu’ils ne sont pas inclus dans les
bénéfices d’une entreprise industrielle, commerciale ou artisanale, d’une exploitation
agricole ou d’une profession non commerciale :

• Les revenus provenant de la location d’immeuble bâtis ou non bâtis ;


• Les plus-values réalisées sur les immeubles bâtis ou non bâtis acquis à titre onéreux ou
gratuit ;
• Les parts d’intérêts des membres des sociétés civiles immobilières n’ayant pas opté pour
l’impôt sur les sociétés.

2- Exonération
Ne sont pas soumis à cet impôt les revenus des immeubles appartenant à l’Etat et aux
collectivités territoriales décentralisées.

3- Détermination de la base d’imposition


Le revenu net imposable est égal à la différence entre le montant des revenus brut
effectivement encaissés et le total des charges de la propriété, admises en déduction.

Dans l’hypothèse où cette différence ressort un déficit, celui-ci est imputable sur les
revenus fonciers des quatre exercices suivants.

Les charges de la propriété déductible pour la détermination du revenu net sont fixées
forfaitairement à 30% du revenu brut sauf justification des frais réels exposés.
16
D- LES BENEFICES DES ACTIVITES ARTISANALES,
INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES

1- Revenu imposable

Sont considérés comme bénéfices artisanaux industriels et commerciaux pour l’application


de l’IRPP, les bénéfices réalisés par les personnes physiques dans des entreprises
exploitées au Cameroun et provenant de l’exercice d’une profession commerciale,
industrielle, artisanale ou d’une exploitation minière ou forestière.

2- Détermination de la base d’imposition

Le bénéfice imposable des contribuables soumis au régime simplifié, est constitué par le
résultat d’exploitation découlant de leur comptabilité tenue conformément au système
minimal de trésorerie prévue par le droit comptable OHADA.

En cas d’absence de comptabilité, l’assiette de l’impôt est déterminée par application au


chiffre d’affaires reconstitué par l’administration selon les éléments réels en sa
possession, du taux de bénéfice fixé par décret :

➢ Ce taux est de 20% du chiffre d’affaires annuel hors taxe pour les commerçants
importateurs, les producteurs et les prestataires de services,
➢ Et de 7,5% du chiffre d’affaires annuel hors taxe pour les commerçants non
importateurs.

Le bénéfice imposable des contribuables soumis au régime du réel est déterminé comme en
matière d’IS.

Note explicative :
Pour les BIC on regarde le résultat du bilan et c’est ceci qui fait la base d’imposition, et
leurs comptabilités doivent être tenues conformément au système normal prévu par le
droit comptable OHADA.

E- LES BENEFICES AGRICOLES (BA)

1- Revenu imposable

Sont considérés comme bénéfices de l’exploitation agricole pour l’application de l’IRPP, les
17
revenus réalisés soit par les fermiers, métayers2, colons partiaires3, soit par les
propriétaires exploitants eux- mêmes.

2- Détermination de la base d’imposition

La base d’imposition pour les bénéfices réalisés par les exploitants agricoles soumis au
régime du réel est déterminée comme pour les BIC.

La base d’imposition des exploitants agricoles soumis au régime simplifié est constituée par
l’excédent des recettes provenant de la culture, de l’élevage et des autres produits sur les
dépenses nécessitées par l’exploitation au cours de l’exercice.

Il est, en outre, tenu compte pour cette détermination d’une part, de la production stockée
à la clôture de l’exercice et, d’autre part, des amortissements de éléments de l’actif
immobilisé.

F- LES BENEFICES DES PROFESSIONS NON COMMERCIALES (BNC)

1- Revenu imposable
Sont considérés comme provenant de l’exercice d’une profession non commerciale ou
comme revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux, les bénéfices des professions
libérales, des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçants, les
revenus non salariaux des sportifs et artistes et les bénéfices de toutes opérations,
exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie
de bénéfice ou revenus.

Ces bénéfices comprennent notamment :

a) Les produits des opérations de bourse effectués par des particuliers ;


b) Les produits de droits d’auteurs perçus par les écrivains ou compositeurs, les
rémunérations versées au titre des spectacles bref toutes les rémunérations versées aux
artistes ainsi que les primes et récompenses diverses ainsi qu’à leurs héritiers ou
légataires.
c) Les produits perçus par les inventeurs au titre soit de la concession de licences
d’exploitation de leurs brevets, soit de la cession ou concession de marques de fabrique ou
formule de fabrication.
d) les rémunérations allouées aux membres des conseils d’administration des
établissements publiques des entreprises du secteur publique et parapublics à quelque
titre que ce soit
e) les allocations de toute nature telles que les primes gratifications indemnité et
perdients alloués aux membres des commissions et des comités Adhoc ou permanent ainsi

18
qu’aux membres des conseils d’administration des entités publics et parapublics.

f) les rémunérations versées aux sportifs, à savoir les primes diverses et, de manière
générale, tous les revenus de sources camerounaises versés aux sportifs et encadreurs
dans le cadre des compétitions nationales ou internationales.

Toutefois, sont exclus du prélèvement libératoire :


- Les primes à caractère statutaire ;
- Les paiements effectués à titre de remboursement des frais à l’instar des frais de mission
;
- Les revenus salariaux versés aux sportifs et artistes qui font l’objet de retenue à la
source conformément aux règles applicables en matière de traitement et salaire.

Le taux de retenu sur les RNC est fixé à 10% majoré de 10% au titre des Centimes
Additionnels Communaux, soit 11%.

2- Détermination de la base d’imposition

Le bénéfice des contribuables soumis au régime simplifié est constitué par l’excédent des
recettes sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession.

G- DISPOSITIONS COMMUNES AUX BENEFICES ARTISANAUX, INDUSTRIELS ET


COMMERCIAUX, AUX BENEFICES AGRICOLES ET AUX BENEFICES NON
COMMERCIAUX

1- Régime d’imposition

Les personnes physiques ou morales sont imposables suivant les régimes ci-après,
déterminés en fonction du chiffre d’affaires réalisé :

- Régime de l’impôt libératoire ;


- Régime simplifié ;
- Régime du réel.

a- Régime de l’impôt libératoire

Relèvent du régime de l’impôt libératoire, les entreprises individuelles qui réalisent un


chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur à 10 millions de FCFA, exception faite des
exploitants forestiers, des officiers ministériels publics et des praticiens des professions
libérales.
19
Remarque : Les exploitants forestiers, les officiers ministériels et les professions
libérales, sont d’office soumis au régime simplifié, même lorsque leur chiffre d’affaires est
inférieur à 10 millions, et au régime du réel lorsque ce chiffre atteint la barre des 50
millions.

b- Le régime simplifié

Relèvent du régime simplifié les entreprises individuelles et les personnes morales qui
réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxe égal ou supérieur à 10 millions et inférieur
à 50 millions de FCFA, à l’exception des transporteurs de personnes et des entreprises de
jeux de hasard et de divertissement qui sont imposés selon le nombre de véhicules ou de
machines exploités.

Toutefois, les contribuables soumis au régime simplifié et justifiant d’un chiffre d’affaires
annuel au moins égal à 30 millions peuvent solliciter auprès du chef de centre compétent,
une option pour le régime du réel. L’option est irrévocable pour une période de trois ans et
emporte également option pour le même régime à la TVA. A cet effet, ils doivent notifier
leur choix au chef de centre des impôts territorialement compétent avant le 1er février de
l’année d’imposition.

c- Le régime du réel

Relèvent du régime du réel les entreprises individuelles et les personnes morales qui
réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxe égal ou supérieur à 50 millions de FCFA.

NB : Les entreprises individuelles ou les personnes morales dont le chiffre d’affaires


passe en deçà des seuils d’imposition du régime auquel elles appartiennent sont maintenues
dans leur régime initial pendant une période de 2 ans.

2- Exceptions

➢ Régime spécifique des transporteurs interurbains de personnes

Relèvent du régime simplifié les personnes physiques et morales effectuant le transport


interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places et exploitant au plus 5
véhicules.

Sont soumis au régime du réel :

• Les transporteurs interurbains de personnes par minibus et car de moins de 50 places


20
exploitant plus de 5 véhicules
• Les transporteurs interurbains de personnes par cars d’au moins 50 places quel que soit le
nombre de véhicules exploités.

➢ Régime spécifique des entreprises de jeux de hasard et divertissements

Relèvent du régime de simplifié, les personnes physiques et morales :


• Exploitants des baby-foot dont le nombre de machines est compris entre 10 et 25
• Exploitants de flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est compris entre 5 et 15
• Exploitants des machines à sous dont le nombre est compris entre 3 et 10.

Relèvent du régime réel, les personnes physiques et morales :


• Exploitants des baby-foot dont le nombre de machines est supérieur à 25
• Exploitants des flippers et jeux vidéo dont le nombre de machine est supérieur à 15
• Exploitants des machines à sous dont le nombre est supérieur à 10.

Remarque 1 : Les exploitant des jeux dont le nombre des machines est inférieur au
planché ci-dessus visé, relèvent de la catégorie du régime de l’impôt libératoire.

Remarque 2 : Le bénéfice imposable des personnes physiques soumises au régime du réel


ainsi que celui des personnes morales relevant du régime simplifié est déterminé comme en
matière d’Impôt sur les Sociétés.

I- FAIT GENERATEUR ET EXIGIBILITE

1- Fait générateur
Chaque contribuable est imposable à l’IRPP à raison de ses revenus personnels acquis. Est
considéré comme revenu acquis, le revenu dont le bénéficiaire peut se prévaloir d’un droit
certain même si le fait qui le rend disponible ne s’est pas encore produit.

2- Exigibilité
L’exigibilité de l’IRPP en matière de traitements, salaires, pensions, rentes viagères, de
revenus de capitaux mobiliers, des BNC pour les contribuables relevant du régime simplifié
d’imposition ainsi que pour les revenus fonciers intervient au moment de la mise à
disposition.

L’exigibilité de l’IRPP en matière de BIC, de Bénéfices Agricoles et des BNC pour les
contribuables relevant du régime du réel intervient lors de la réalisation du fait
générateur.

21
III) CALCUL DE L’IRPP ET DE SON PAIEMENT

A- LE CALCUL DE L’IRPP

Sous réserve des conventions internationales, l’IRPP est calculé par application du barème
ci-après sur le revenu net global arrondi au millier de francs inférieur :

Barème
Tranche de revenu Taux
De 0 à 2 000 000 10%
De 2 000 001 à 3 000 000 15%
De 3 000 001 à 5 000 000 25%
Plus de 5 000 000 35%

Pour les contribuables qui réalisent les BIC et les RF le taux de l’impôt est fixé à 30% du
revenu net imposable

Pour le cas spécifique des rémunérations à l’occasion des BNC visés au paragraphe F et
concernant les points d) e) et f) il est appliqué un taux libératoire de 11% sur le revenu
versé.

Pour le cas spécifique des RCM, il est appliqué un taux unique de 15% sur le revenu
imposable.

En rappel, l’impôt calculé et le minimum de perception ci-dessus sont majorés de 10% au


titre de centimes additionnels communaux (CAC).

L’impôt dû par les transporteur soumis au régime du simplifié pour chaque véhicule est égal
au ¼ du montant prévu à la limite supérieur de la catégorie C de l’impôt libératoire multiplié
par le nombre de places. L’impôt ainsi calculé est libératoire du paiement de l’IRPP et de la
TVA. Ces transporteurs demeurent toutefois assujettis à la contribution des patentes.

B- PAIEMENT DE L’IRPP

En principe l’IRPP se calcule et se paye en fin d’année. Mais au cours de l’exercice, l’Etat
exige les acomptes pour chaque catégorie de revenu.

Acomptes sur les BIC, BA et BNC

22
• Régime simplifié

Un acompte de 5.5% du chiffre d’affaires réalisé au cours du mois est payé au plus tard le
15 du mois qui suit pour les commerçants relevant du régime simplifié.

• Régime du réel

Un acompte égal à 2.2% du chiffre d’affaires réalisé au cours du mois est payé au plus tard
le 15 du mois suivant.

L’impôt annuel définitif dû est diminué du montant des acomptes payés au cours de
l’exercice. Le solde est acquitté spontanément en un versement unique au plus tard le 15
mars qui suit la fin de l’exercice.

L’acompte de 2.2% est retenu à la source par les comptables publics et assimilés lors du
règlement des factures payées sur le budget de l’Etat.

2- Acompte d’IRPP sur les traitements et salaires

L’impôt est retenu à la source par l’employeur lors du paiement des salaires. Les salaires
inférieurs à 62 000 F par mois ne subissent pas de retenus. Les retenus effectués au titre
des paiements afférents à un mois doivent être reversées au plus tard le 15 du mois
suivant.

3- Les acomptes d’IRPP sur les Revenus des Capitaux Mobiliers (RCM)

L’IRPP au titre des RCM est calculé au taux de 16,5% (15% en principal plus 10% de CAC) et
retenu à la source par la personne qui effectue le paiement. Cette dernière doit reverser
dans les 15 premiers jours qui suivent la date de paiement de ces produits, cet impôt au
trésor.

4- Les acomptes d’impôt sur les Revenus Fonciers (RF)

Les loyers versés doivent subir une retenue de 15% lorsqu’ils sont payés par les
administrations et établissements publics, les personnes morales et les entreprises
individuelles soumises au régime du réel et au régime simplifié.

Les loyers versés aux entreprises relevant du régime du réel ne subissent pas cette
retenue (c’est à dire que les 15% ne sont pas retenus si le bailleur est du régime du réel).
Cette retenue doit être reversée au plus tard le 15 du mois qui suit le paiement effectif
des loyers.
23
Les contribuables qui ne subissent pas cette retenue doivent déclarer et payer d’eux-
mêmes avant le 15 du mois qui suit la fin de chaque trimestre un acompte de 5% calculé sur
les revenus effectivement perçus.

IV- LES OBLIGATIONS DES CONTRIBUABLES

• Les contribuables soumis au régime simplifié tiennent leur comptabilité conformément au


système minimal de trésorerie prévu par l’Acte Uniforme OHADA relatif au Droit
Comptable et à l'Information Financière.
• Les contribuables soumis au régime du réel doivent tenir une comptabilité complète et
régulière conformément au système normal prévu par le droit comptable OHADA.

Régime d’imposition allégée à l’IRPP des revenus exceptionnels ou différés.

La loi de finances pour l’exercice 2018 simplifie les modalités d’octroi du régime
d’imposition allégée à l’IRPP des revenus exceptionnels en supprimant l’exigence d’une
démarche préalable auprès de l’administration.

Le régime d’imposition allégée des revenus exceptionnels ou différés est dorénavant


appliqué par l’employeur à la demande de son employé sans autorisation préalable de
l’administration fiscale.

Seuls sont éligibles au régime d’imposition des revenus exceptionnels ou différés les
traitements, salaires, pensions et rentes viagères soumis à l’IRPP d’après le barème
progressif prévu à l’article 69 du CGI.

1) La notion de revenu exceptionnel

Le caractère exceptionnel du revenu s’apprécie à la fois par sa nature et son montant. Par
sa nature, le revenu exceptionnel n’est pas susceptible d’être recueilli annuellement.
Sont considérés comme revenus exceptionnels par nature, les indemnités d’éviction, de
préavis ou pour congés, une gratification supplémentaire perçue par un salarié pour
services exceptionnels, les primes de départ volontaire perçues par les salariés lorsqu’ils
quittent l’entreprise sans faire l’objet d’une mesure de licenciement, de mise à la retraite.
Par son montant, le revenu exceptionnel est supérieur à la moyenne nette des revenus dont
a disposé le contribuable au titre des trois dernières années.

Est également considéré comme exceptionnel sous réserve de la satisfaction du critère du


24
montant ci- dessus rappelé, le revenu différé, Il s’agit du revenu dont le contribuable, par
suite de circonstances indépendantes de sa volonté, a eu la disposition au cours d’une
année, mais qui, par sa date normale d’échéance, se rapporte à une ou plusieurs années
antérieures. C’est le cas des rappels de salaires, de traitement ou pensions, des arriérés
d’indemnité de logement.

2) Modalités de liquidation de l’IRPP sur le revenu exceptionnel

Pour la détermination de l’impôt dû sur le revenu exceptionnel, le redevable légal

- Calcule l’impôt par application du barème annuel progressif sur le revenu net ordinaire ;
- Effectue le même calcul sur le revenu ordinaire majoré du quart du revenu exceptionnel ;
- Détermine la cotisation supplémentaire induite par le revenu exceptionnel ou différé qui
correspond à la différence entre les montants obtenus aux étapes 2 et 1, multipliée par
quatre ;
- Additionne ce supplément à l’impôt correspondant au revenu ordinaire. On obtient ainsi le
montant total de l’impôt dû au titre de l’année de versement du revenu exceptionnel ;
- Dégage l’IRPP à verser au Trésor Public

Exemple d’application

a) Imposition du revenu différé


Le salaire brut mensuel affiché sur le bulletin du mois de janvier de Madame X est de
255 000 FCFA. En plus de cette rémunération ordinaire apparait un montant de 6000 000
FCFA représentant les arriérés de salaire correspondant aux années 2017, 2016, 2015.
Pour son imposition, elle sollicite auprès de son employeur l’application des dispositifs de
l’article 65 bis du CGI.

Le montant de 6 millions FCFA perçu par Madame X est un revenu différé car elle en a
disposé suite à des circonstances indépendantes de sa volonté et la date normale
d’échéance de ce revenu se rapporte à plusieurs années. Aussi, la somme de 6 millions FCFA
perçue étant supérieure à la moyenne du revenu net de cette dernière au titre des 03
derniers exercices, le caractère exceptionnel est établi et la demande visant à bénéficier
des avantages de l’article 65 bis est recevable.

➢ Calcul de l’IRPP sur le revenu ordinaire :

Salaire mensuel brut = 255 000 FCFA

Salaire annuel brut = 255 000 x 12 = 3 060 000

Abattement forfaitaire pour frais professionnels (article 34 du CGI) : 30 % x 3 060 000 = 918
000 soit 3 060 000 - 918 000 = 2 142 000
25
Déduction de la cotisation sociale CNPS (article 34 CGI) : 4,2 % x 3 060 000 = 128 520,
soit
2142 000 - 128 520 = 2 013 480

Déduction complémentaire de 500 000 (article 29 CGI) : 2013 480 - 500 000 = 1 513 480

Application du barème IRPP

De 0 à 2 000 000 : 10 %, soit 1 513 480 x 10 % = 151 348

IRPP dû au titre de l’année après application du barème : 151 348 + 10 % au titre des CAC, Soit
151 348 + 15 135 = 166 483
IRPP dû au mois de janvier 2018 soit : 166483/12 = 13 874

➢ Calcul de l’IRPP sur le revenu ordinaire majoré du quart du revenu différé :


Soit 3 060 000 + (6 000 000/4) = 4 560 000
Abattement pour frais professionnels : 4 560 000 x 30% = 1 368 000

4560 000 - 1 368 000 = 3 192 000


Déduction des cotisations sociales (CNPS) : 4 560 000 x 4,2% = 191 520

3192 000 - 191 520 = 3 000 480


Déduction complémentaire de 500 000 : 3 000 480 - 500 000 = 2 500 480 Application du
barème IRPP :
De 0 à 2 000 000 : 10% soit 2 000 000 x 10 % = 200 000

De 2 000 001 à 3 000 000 : 15 % ; soit 500 480 x 15% = 75 072

IRPP total : (200 000 + 75 072) + 10 % au titre des CAC ; soit 275 072 + 27 507 = 302
579

➢ Détermination de la cotisation supplémentaire :

IRPP sur le revenu ordinaire majoré du revenu exceptionnel diminué de l’IRPP annuel
ordinaire multiplié par quatre, soit (302 579 - 166 483) x 4 = 544 384

➢ Détermination du montant total de l’IRPP dû au titre du mois servant de base à


l’imposition :

Cotisation supplémentaire majoré de l’impôt correspondant au revenu ordinaire du mois de


janvier 2018 : soit 544 384 + 13 874 = 558 258
26
IRPP à reverser au Trésor Public = 558 258

3) Modalité de mise en œuvre du régime d’imposition allégée du revenu exceptionnel

Pour bénéficier du régime d’imposition allégé du revenu exceptionnel, le salarié doit


adresser une demande à son employeur.

L’employeur apprécie, sous sa responsabilité, le caractère exceptionnel du revenu au


regard des critères ci-dessus rappelés et procède à la liquidation d’après les modalités sus
précisées.

L’employeur est tenu de transmettre à titre déclaratif à son centre des impôts de
rattachement l’ensemble des éléments ayant servi de base de liquidation de l’IRPP sur le
revenu exceptionnel. Il s’agit notamment de la demande de son employé, des bulletins de
solde des trois derniers exercices d’activité du salarié, de l’état de sommes à verser au
titre du revenu exceptionnel et d’un état de liquidation séparée de l’IRPP du salarié
concerné.

L’ensemble de ces éléments doit être annexé à la déclaration des retenues salariales au
titre du mois de paiement du revenu exceptionnel.

Les services s’assurent sur la base des éléments déclarés par l’employeur, de l’éligibilité au
régime de l’article 65 bis ainsi que de la conformité de la liquidation faite par ledit
employeur. Ils procèdent le cas échéant aux régularisations de l’impôt sur le revenu
exceptionnel.

27
CHAPITRE III : L’IMPOT SUR LES SOCIETES

Il est établi au Cameroun un impôt sur l’ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les
sociétés et autres personnes morales désigné sous le nom d’impôt sur les sociétés (IS).

I) CHAMP D’APPLICATION

A- PERSONNES IMPOSABLES

Sont passibles de l’I.S. :

✓ Les sociétés par actions même unipersonnelles, les sociétés à responsabilité limitée, les
sociétés de fait4, les organismes publics (y compris les organismes d’Etat jouissant d’une
autonomie financière et toute autre personne morale se livrant à une exploitation ou à des
opérations à caractères lucratifs).
✓ Les sociétés civiles entre autres (Lorsqu’elles louent ou sous-louent en meublé tout ou
partie des Immeubles leur appartenant ou qu’elles exploitent) LDF 2017
✓ Les sociétés de personnes ayant optées pour l’IS
✓ Les établissements de microfinance quel que soit leur forme juridique et leur nature
✓ Les établissements publiques et collectivités territoriales décentralisées.

B- PERSONNES EXONEREES

Sont exonérées de l’IS :

• Les sociétés coopératives de production, transformation, conservation et vente des


produits agricoles, de l’élevage, et leurs unions fonctionnant conformément à la loi.
• Les syndicats agricoles, pastoraux et les coopératives d’approvisionnement et d’achat
fonctionnant conformément à la loi.
• Les caisses de crédit agricole mutuel ;
• Les associations sans but lucratifs ;
• Les clubs et cercles privés pour leurs activités à but non lucratif ;
• Les établissements privés d’enseignement lorsqu’ils ne poursuivent pas un but lucratif
• Les établissements publics administratifs hospitaliers, etc. Voir art 4 CGI

NB : Il résulte des conventions fiscales internationales que les bénéfices réalisés par
les compagnies de navigation, aérienne et maritime sont imposées au lieu de leur siège
social quel que soit le lieu de réalisation des bénéfices.

.
28
II) DETERMINATION DE L’ASSIETTE DE L’IMPOT SUR LES SOCIETES

L’impôt sur les sociétés est assis sur les bénéfices pour une période de 12 mois allant de
janvier à décembre. Cependant, les entreprises qui commencent leurs activités dans les
6mois qui précèdent la date de clôture de l’exercice peuvent arrêter leur premier bilan à la
fin de l’exercice budgétaire suivant celui au cours duquel elles ont commencé leur
exploitation.

En fin d’exercice l’entreprise présente un résultat qui a été établi en suivant les règles
comptables qui ne sont pas toujours en harmonie avec les règles fiscales. En effet, il arrive
généralement qu’on ait d’une part :

▪ Des charges comptabilisées mais non admises par le fisc


▪ Des produits non comptabilisés mais reconnus comme tels par le fisc Et
d’autre part :
➢ Les charges non comptabilisées mais admises par le fisc
➢ Des produits comptabilisés mais non reconnus par le fisc

Il faudra donc examiner attentivement chaque charge et chaque produit comptabilisés ou


non afin d’aboutir au résultat fiscal qui constitue l’assiette de l’impôt sur les sociétés.

En résumé, nous pouvons écrire :

Résultat Fiscal = Résultat Comptable + Réintégrations - Déductions

RF = RC + R - D (cette formule est la base de l’IS lorsque le fisc ne reconnait pas les
imputations. En comptabilité, les résultats sont = aux produits - charges. Le fisc prend
droit en charges le résultat comptable pour voir si les produits et charges sont normaux
conformément à la fiscalité.)

A- EXAMEN DES PRODUITS D’EXPLOITATION

1. Les Ventes de L’Entreprise

Elles sont rattachées aux bénéfices imposables de l’exercice au cours duquel intervient la
livraison même si elle est faite avec des réserves. En conséquent seules les ventes livrées
et les services effectués doivent faire partir de la base d’imposition.

Si la prestation de service est continue, il faudra retenir uniquement les prestations


effectuées correspondant à l’exercice qui s’achève. Les acomptes n’ont donc aucun effet
sur le résultat dès lors qu’il n’y a eu ni livraison, ni service effectué.

2. Les subventions d’Exploitation, Les productions immobilisées et Les variations des


Stocks
29
Les subventions font partie des éléments imposables de l’exercice en cours à la date de
leur versement.

La production immobilisée et les variations de stocks ne sont en principe pas imposables


puisqu’il n’y a pas eu acquisition de revenu car ils sont soit stockées, soit immobilisées et
non livrées à la clientèle. Mais on les imposera juste pour annuler les charges
correspondantes.

3. Les Autres Produits

Divers produits acquis par l’entreprise même s’ils ne sont pas liés à l’objet de l’entreprise
sont imposables. Exemple : Loyers reçu, subvention de l’exploitation, revenu de capitaux
mobiliers etc.

4. Les Produits financiers et assimilés

Ils sont compris dans la base imposable pour leur valeur brute. Si donc le comptable les a
enregistrés pour leur valeur nette il y a lieu de réintégrer au résultat la retenue à la
source y afférente et qui vaudra crédit d’impôt.

Exemple : Montant brut : 1000 000


IRCM (16.5%) : 165 000
- Revenu Net : 835 000
Or la base d’imputation est le revenu brut alors pour l’avoir on fera RB = 835 000 x
100/83.5 = 1000 000

Cependant, sont exonérés les produits financiers résultant d’une participation dans une
société ayant la qualité de filiale.

Si on prélève déjà au niveau de la société mère on ne doit plus pour les filiales sinon il y
aura double imposition. En effet, les dividendes versés par une filiale à la société mère ont
déjà subi au niveau de la filiale une imposition à l’IS. Si l’on n’y prend pas garde, ces
dividendes risquent de subir le même sort au niveau de la société mère. En pratique, cette
exonération concerne 90% du montant des produits encaissés compte tenu des charges
relatives à l’encaissement de ces produits et dont le montant est fixé forfaitairement à
10% du montant de ces produits.
Pour bénéficier de cette mesure, les conditions suivantes doivent être remplies :

o La société mère et sa filiale doivent avoir leur siège dans un Etat de la CEMAC
o La société mère doit détenir au moins 25% du capital de la filiale
o Les actions attribuées à l’émission doivent avoir été toujours conservées sous forme
nominative.

B- EXAMEN DES PRINCIPALES CHARGES


30
1- Conditions Générales de déduction des Charges

Pour être déductibles, les charges doivent :

Etre matériellement justifier (Facture etc.)


Etre engagées dans l’intérêt et pour les besoins de l’entreprise Se rattacher à la
gestion normale de l’entreprise
Faire l’objet d’une déclaration si cela est exigé par la loi
Faire l’objet d’un paiement par chèque si le montant est supérieur ou égal à 500 000 FCFA
Ne pas être exclus des charges déductibles par une disposition expresse de la loi
Se rapporter à des produits imposables.

NB : Les charges engagées en marge de ces conditions doivent être réintégrées dans les
bénéfices (Résultat) de la société.

En outre ne sont pas déductibles :

- Les charges justifiées par des factures ne comprenant pas de Numéro d’Identifiant
Unique (NIU), à l’exception des factures des fournisseurs étrangers.
- Les charges relatives aux rémunérations de toutes natures versées aux professionnels
libéraux exerçant en violation de la réglementation en vigueur régissant leurs professions
respectives.
- Les charges ou rémunérations de toutes natures comptabilisées et liées aux transactions
avec des personnes physiques ou morales domiciliées ou établies dans un territoire ou un
Etat considéré comme un paradis fiscal ou un Etat non coopératif en matière fiscale5.

Toutefois les achats de biens et de marchandises nécessaires à l’exploitation acquis dans


leur pays de production et ayant été soumis aux droits de douanes, ainsi que les
rémunérations des prestations de services y relatives sont déductibles.

2- Les Consommations Intermédiaires

Les achats des marchandises ne sont déductibles que s’ils respectent en plus des
conditions générales énoncées ci-dessus, 3 autres conditions tenant à :

• L’évaluation des achats et stocks : Les achats et les stocks doivent être évalués à leur coût
d’achat ou à leur coût de production. Les commissions et courtages sur les achats et les
ventes effectuées pour le compte des entreprises situées au Cameroun ne peuvent
dépasser 5% du prix de ces achats et de ces ventes.
• L’inventaire des stocks à la clôture de chaque exercice
• La tenue d’une comptabilité matière

En ce qui concerne les achats de matières et fournitures, sont déductibles sans que 31
la liste
soit limitative :

o L’eau, l’électricité et le gaz consommés


o Le carburant et les lubrifiants brulés
o Les fournitures de bureau utilisées
o Les frais de documentation générale et technique
o Les fournitures publicitaires utilisées
o Les fournitures pour réception consommés
o Le petit équipement ou petit outillage à condition que leur valeur unitaire n’excède pas 500
000 FCFA.

3- Les Composantes de la Valeur Ajoutée

Sont déductibles, les frais de transport de déplacement du personnel, les transports sur
ventes, les frais de voyage etc.

Sont également déductibles, des loyers et les charges locatives. Cependant les loyers
autres que ceux des immeubles versés par une société à l’un de ses associés ne sont
déductibles que si ce dernier avec ses conjoints ascendants et descendants totalise moins
de 10% des actions ou part social détenu en pleine propriété ou usufruit.

La redevance de crédit-bail, les dépenses d’entretien et de réparation, les services


publicitaires, les frais d’actes et d’assemblée sont déductibles.

Pour être déductible, les rémunérations d’intermédiaires, les commissions et honoraires


doivent être déclarés au fisc en même temps que le dépôt de la déclaration statistique et
fiscal (DSF) dès lors que leur montant dépasse 250 000 FCFA par bénéficiaire.

4- Les frais de siège et rémunération pour certains services effectifs versés à l’étranger

Par frais de siège, il faut entendre les frais généraux d'administration et de direction
générale, engagés par la société mère ou par l'une des filiales d'un groupe de sociétés,
pour les besoins de l'ensemble des filiales et/ou établissements stables. Ils comprennent
notamment les services comptables, fiscaux, informatiques, administratifs, juridiques,
financiers et des ressources humaines.

Ces frais sont limités à 2,5% du bénéfice imposable avant déduction des frais en cause.
Pratiquement, la limitation est assise sur le bénéfice fiscal intermédiaire (c’est-à-dire, on
réintègre l’ensemble des rémunérations versées à l’étranger et on déduit une quote part
relative à ces rémunérations n’excédant pas 2,5% du bénéfice fiscal intermédiaire).

La limitation est fixée à 1% du chiffre d’affaires pour les entreprises de travaux public et
à 5% du chiffre d’affaires pour les bureaux d’études fonctionnant conformément à la
réglementation relative aux bureaux d’études et d’ingénieurs-conseils.
32
En cas de résultat déficitaire, cette disposition s’applique sur le résultat du dernier
exercice bénéficiaire non prescrit. Toutefois, pour les entreprises en situation de déficit
continu ou pour les entreprises nouvelles en situation de déficit, la limitation s'applique sur
le chiffre d'affaires au taux de 1%. En cas d'absence de chiffre d'affaires, la base de
calcul du plafonnement est constituée du montant total des charges annuelles exposées par
l'entreprise.

En outre, la limitation de la déductibilité des frais d'assistance technique et d'études


s'applique dorénavant aux opérations relatives au montage d'usine.

Les redevances sur brevet et licence, marque ; dessin et modèle en cours de validité sont
déductibles dans la limite globale de 2.5 % du bénéfice imposable avant déduction des frais
en cause ; cette limitation ne s’applique pas aux sommes versées aux entreprises ne
participant pas directement ou indirectement à la gestion ou au capital d’une entreprise
camerounaise.

5- Les dons et libéralités

Les dépenses ayant un caractère de simple libéralité ne sont pas déductibles. Cependant,
les versements effectués à des organismes d’intérêt général à caractère philanthropique,
éducatif, scientifique, social et familial sont admis en déduction dans la limite de 0,5% du
chiffre d’affaires dès lors que ces organismes sont situés au Cameroun.

Les dons et subventions allouées aux clubs participants aux compétitions nationales
officielles d’élite, ou aux organismes agrées en charge de l’organisation des compétitions
sportives officielles, sont admis en déduction dès lors qu’ils sont justifiés et dans la limite
de 5% du chiffre d’affaires de l’exercice.

Toutefois, sont totalement admis en déduction dès lors qu’ils sont justifiés :

• Les versements effectués à l’Etat ou aux collectivités territoriales décentralisées en vu de


l’acquisition des antirétroviraux dans le cadre du traitement du VIH SIDA
• Les versements effectués à des organismes de recherches et développement agrées et
domiciliés au Cameroun et intervenant dans le domaine de l’agriculture, de la santé et de
l’élevage
• Les dons faits à l’occasion des calamités sont déductibles dans les formes et les conditions
fixées par arrêté du ministre en charge des finances.

6- Les impôts et les taxes

Tous les impôts et taxes sont déductibles saufs les impôts directs (IRPP et IS). Ne sont
pas admises en déduction les transactions, les amendes, les confiscations et pénalités de
toute nature en cas de violation de la loi.

7- Les charges de personnel


33
Les rémunérations aux membres du personnel ne sont admises en déduction que dans la
mesure où n’étant pas excessives, elles correspondent à un travail effectif et sont
conforment aux normes conventionnelles.

Toutefois, sont déductibles dans la limite de 15% du salaire de base et à l’exclusion des
autres cotisations sociales, les seules cotisations patronales versées à l’étranger en vue de
la constitution de la retraite d’un expatrié ayant un caractère obligatoire.

Les jetons de présence alloués aux membres du conseil d’administration ne sont


déductibles que pour autant qu’ils représentent la rémunération du travail effectué.

Les allocations forfaitaires qu’une société attribue à ses dirigeants ou cadres pour frais de
représentation ou de déplacement sont exclues des charges déductibles lorsque les frais
habituels de même nature ont été déjà remboursés aux intéressés.

Sont également exclues des charges déductibles que ce soit sous forme d’allocation
forfaitaire ou de remboursement de frais, les dépenses et charges de toute nature ayant
trait à l’exercice de la chasse sportive, de la pêche sportive, à l’utilisation de bateau de
plaisance, d’avion de tourisme ou de résidence d’agrément.

8- Les charges financières

Sont déductibles les escomptes de caisse, les intérêts de capitaux étrangers. Cependant,
les intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils laissent ou mettent à la
disposition de la société en plus de leurs parts de capital sont admis en déduction dans la
limite de ceux calculés au taux de la BEAC majorés de 2 points.

9- Les créances et les dettes libellées en devise

Les pertes de change ne peuvent donner lieu à constitution des provisions déductibles.

Toutefois, les écarts de conversions des devises ainsi que les créances et dettes libellées
en monnaie étrangère par rapport au montant initialement comptabilisé sont évalués à la
clôture de chaque exercice en fonction du cours de change et pris en compte pour la
détermination du résultat imposable de l’exercice.

Les écarts de conversion constatés sur les dettes de moins d’un an libellé en devise sont
déductibles pour la détermination du résultat imposable du même exercice. Par contre, les
dettes à long termes libellées en devise sont déductibles à la cadence du remboursement
effectif. Il en est de même pour les créances à CT et à LT.

10- Les dotations aux amortissements

Les amortissements ne sont déductibles que s’ils concernent les immobilisations qui
appartiennent à l’entreprise et sont affectés à des activités imposables.
34
Le taux d’amortissement ne doit pas dépasser certaines limites fixées par la loi. (Voir art 7
section 3 sur le bénéfice imposable du CGI)

Le seuil du petit matériel et outillage devant être inscrit à l’actif du bilan pour être amorti
est fixé à 500 000 FCFA (pour amortir un matériel il faut que le montant soit au moins
égal à 500 000). (MLF 2017).

Les amortissements régulièrement différés en période déficitaire doivent obligatoirement


être imputés dès le premier exercice bénéficiaire. Dans tous les cas, leur déduction ne
peut être admise au-delà d’une période de dix ans.

11- Dotations aux provisions

Pour mémoire, des provisions peuvent être constituées en vue de faire face au risque
d'irrécouvrabilité des créances quelle que soit leur origine lorsque celles-ci s'avèrent
litigieuses (le principal ou la quotité est contesté) ou douteuses (le recouvrement est
compromis par la mauvaise situation du débiteur).

Pour être admises en déduction, les provisions pour créances douteuses comme toute autre
provision, doivent avoir été constituées en vue de faire face à des pertes ou charges
nettement précisées et que les événements en cours rendent probables. Elles doivent
également avoir été effectivement constatées dans les écritures de l'exercice.

Les conditions générales applicables à toutes les provisions, la déductibilité des provisions
pour créances douteuses doit obéir aux critères cumulatifs ci-après :

Pour être déductible, la provision doit :

• Etre nettement précisée quant à sa nature et son montant,


• Etre probable et non simplement éventuelle,
• Se rapporter à un élément déductible du bénéfice imposable,
• Avoir été comptabilisée.

Outre ces conditions générales de déduction des provisions, les provisions pour créances
douteuses doivent :

- Être constituées sur des créances inscrites à l’actif du bilan


- Inexistence de garantie réelle couvrant la créance
- Justification du caractère douteux de la créance
- Avoir donné lieu à l’encontre du débiteur, à la mise en œuvre des voies et moyens de
recouvrement amiable ou forcé prévus par l’Acte Uniforme OHADA portant organisation
des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution.

Le sort fiscal des provisions est le suivant :


35
➢ Cas des provisions régulièrement constituées.

La provision n’a qu’un caractère provisoire, à cet effet, dès que la perte ou la charge à
laquelle elle était destinée à faire face se réalise, la provision devient sans objet et est
réintégrée au résultat de l’exercice de réalisation de la perte ou de la charge. Dans la
mesure où la réintégration comptable est déjà effectuée, il n’y aura plus de redressement
fiscal extra comptable.

➢ Cas des provisions irrégulièrement constituées

Les provisions qui ne répondent pas aux conditions de fond et de forme doivent être
rapportées ou réintégrées au résultat de l’exercice de leur constitution. Corrélativement
les reprises de telles provisions constituent des produits non imposables.

Remarque :

Pour le cas spécifique des établissements de crédit à l’exception des provisions pour
créances douteuses dont la dotation est facultative, la déduction des provisions pour
créances et engagement douteux est étalée sur :

- Deux ans lorsqu’il s’agit des créances et engagement douteux dont les risques ne sont pas
couverts ni par des garanties réelles, ni par la garantie de l’Etat. Dans ce cas, la déduction
ne peut être supérieure à 50% des créances et engagements douteux par année.
- Trois ans lorsqu’il s’agit des créances et engagements douteux dont les risques sont
couverts par des garanties réelles. Dans ce cas, la déduction ne peut être supérieure à :
• 25% pour la première année,
• 50% pour la deuxième année et,
• 25% pour la troisième année.

Le sort de ces provisions doit être définitivement déterminé à l’issue de la troisième année
de leur constitution, exclusion faite de celles se rapportant aux créances et engagements
douteux pendants devant les tribunaux.

12- Les pertes proprement dites

Sont déductibles du bénéfice les pertes relatives aux avaries dûment constatées et
validées en présence d’un agent des impôts ayant au moins le grade d’inspecteur dans les
conditions définies au Livre des Procédures Fiscales.

13- Les primes d’assurances (LDF 2017)

Sont déductibles du bénéfice, les primes d’assurance maladie versées aux compagnies
d’assurance locales au profit du personnel et de leur époux et enfants en charge lorsque ne
figurent pas dans les charges déductibles le remboursement de frais au profit des mêmes
personnes. 36
14- Opérations consécutives à une fraude ou un détournement.

Les pertes consécutives à un détournement survenu au sein d’une entreprise ne sont pas
déductibles lorsque celui-ci est directement ou indirectement imputable aux dirigeants ou
aux associés.

Par détournement, il faut entendre toute appropriation frauduleuse des actifs de


l’entreprise par divers procédés tels que le vol, la surfacturation, les acquisitions fictives,
le maquillage des comptes, les fausses factures, les faux emprunts, les détournements de
moyens de paiement ou de chèques, etc.

Sont considérés comme dirigeants de société au sens de la présente disposition les cadres
assumant des positions de responsabilité au sein de l’entreprise. Il en est ainsi notamment
du directeur général, du gérant, du directeur général adjoint, des directeurs et assimilés,
etc.

Le détournement est imputable directement aux dirigeants ou associés ou à un dirigeant


lorsqu’il est commis par ces derniers ou avec leur concours direct.

Le détournement est indirectement imputable à un dirigeant lorsqu’il résulte d’une


négligence de ce dernier. La négligence est établie en cas de carence manifeste dans
l’organisation de l’entreprise ou dans la mise en œuvre des dispositifs de contrôle visant à
limiter le risque de fraude. Il en est ainsi notamment lorsque l’entreprise, bien que
légalement assujettie à l’obligation de recrutement d’un commissaire aux comptes,
s’abstient de recourir à ce dernier.

Le détournement commis par un salarié peut également être indirectement imputable au


dirigeant en l’absence d’un dispositif de contrôle.

La preuve de la non imputation du détournement au dirigeant incombe à l’entreprise. Aussi,


lorsque le détournement n’est pas commis directement par un associé ou un dirigeant, il
appartient à l’entreprise de démontrer que les malversations commises ne sont pas
imputables à l’inexistence ou à une défaillance du dispositif de contrôle interne de
l’entreprise,
Pour l’application de la non déductibilité, il n’est pas nécessaire que la fraude soit établie
par la justice. Il suffit qu’elle soit constatée par le commissaire aux comptes, un organisme
de contrôle des comptes sociaux et financiers, ou qu’elle ait donné lieu à une plainte
déposée auprès des tribunaux contre les dirigeants sociaux.
Les pertes enregistrées à la suite d’opérations spéculatives telles que les placements
financiers réalisés par un salarié au su des dirigeants sont également non déductibles
lorsque le risque pris est manifestement excessif.

La non déductibilité entraîne la réintégration de la perte au résultat fiscal et le rappel de


l’impôt sur les sociétés, ainsi que de l’impôt sur le revenu des capitaux.
37
III) LIQUIDATION, DECLARATION ET PAIEMENT DE L’IMPOT SUR LES SOCIETES.

L’impôt sur les sociétés est acquitté spontanément par le contribuable.

A- LES ACOMPTES DE L’IS

L’IS est acquitté spontanément par le contribuable au plus tard le 15 du mois suivant
d’après les modalités ci-après :

a) Pour les personnes assujetties au régime du réel un acompte représentant 2% du chiffre


d’affaires réalisé cours de chaque mois est payé au plus tard le 15 du mois suivant. Cet
acompte est majoré de 10% au titre des centimes additionnels communaux ;

b) Pour les entreprises forestières, l’acompte de 2,2% est retenu à la source lors du
règlement des factures d’achat du bois en grumes. Cet acompte est porté à 15 % pour les
entreprises forestières ne justifiant pas d’une autorisation d’exploitation dûment délivrée
par l’autorité compétente.

c) Toutefois, pour les entreprises assujetties au régime du réel relevant des secteurs à
marge administrée, la base de calcul de l’acompte d’impôt sur les sociétés est déterminée
suivant des modalités particulières.

Sont considérés comme secteurs à marge administrée, les secteurs de la distribution :


- Des produits pétroliers et gaz domestique ;
- Des produits de la minoterie ;
- Des produits pharmaceutiques ;
- Des produits de la presse.

Les modalités de détermination de la base de calcul de l’acompte d’impôt sur les sociétés
des entreprises pratiquant des prix administrés sont les suivantes :

❖ Pour les entreprises relevant des secteurs de la distribution des produits pétroliers, du
gaz domestique, de la minoterie, des produits pharmaceutiques et de la presse, la base de
calcul de l’acompte est constituée de la marge brute, y compris les gratifications et
commissions de toutes natures reçues à laquelle il faut appliquer un taux de 14% ;
❖ Pour les entreprises de production relevant du secteur de la minoterie, la base de calcul
s’entend du montant total de la production vendue, après abattement de 50% à laquelle il
faut appliquer un taux de 2,2%.

d) Pour les personnes assujetties au régime simplifié, un acompte représentant 5% du chiffre


d’affaires réalisé au cours de chaque mois, et payé au plus tard le15 du mois suivant. Cet
acompte également est majoré de10% au titre des centimes additionnels ;

38
e) Pour les entreprises ne relevant pas du fichier d’un centre des impôts, le taux de l’acompte
est fixé 10%. Ce taux est porté à 20% pour les entreprises forestières lorsqu’en plus elles
ne justifient pas d’une autorisation d’exploitation dûment délivrée par l’autorité
compétente.

L’acompte visé ci-dessus est retenu à la source par les comptables publics et assimilés lors
du règlement des factures payées sur le budget de l’Etat, des collectivités territoriales
décentralisées, des établissements publics administratifs, des sociétés partiellement ou
totalement à capital public, des

entreprises du secteur privé dont les listes sont fixées par voie réglementaire. Pour les
entreprises forestières Il est retenu à la source lors du règlement des factures d’achat du
bois en grumes ou débités.

B- L’acompte d’impôt sur le revenu des contribuables relevant du régime simplifié

L’acompte d’IS ou d’IR est engagé et liquidé au taux de 5,5% de la facture, CAC inclus,
sans distinction selon la nature de l’activité du contribuable.

Pour la détermination du régime d’imposition des contribuables concernés, les Contrôleurs


Financiers se réfèrent aux attestations de non redevance et d’immatriculation délivrées
par la structure fiscale de rattachement de l’entreprise.

C- Acompte d’Impôt sur le Revenu (IR) ou d’Impôt sur les Sociétés (IS) des
professionnels libéraux

L’acompte de 5,5% est retenu à la source par l’État, les Collectivités Territoriales
Décentralisées, les entreprises et établissements publics, et les entreprises privées
relevant des unités de gestion spécialisées de la DGI, sur les honoraires, les commissions,
les émoluments, versés aux professionnels libéraux, personnes physiques ou morales
domiciliées au Cameroun quel que soit leur régime d’imposition.

La retenue susvisée s’applique également aux personnes physiques et morales domiciliées


au Cameroun et relevant du régime simplifié et de l’impôt libératoire.

Pour une saine application de la retenue de 5,5% sur les rémunérations des praticiens des
professions libérales, une liste de ces praticiens sera arrêtée par voie réglementaire.

Donne lieu à perception d’un précompte en pourcentage du montant des opérations


d’importations ou d’achat ci-après en vue de la revente en l’état :

o Les importations effectuées par les commerçants y compris ceux relevant de l’impôt
libératoire.
o Les achats effectués par les commerçants auprès des industriels, agriculteurs
importateurs, grossistes, demi-grossistes, exploitants forestiers.
o Les achats de produit pétroliers par les exploitants des stations-services et les achats des
39
produits de base par les exportateurs.
o Les opérations réalisées par les entreprises non détentrices de carte
de contribuable. Ne donne pas lieu à la perception d’un précompte :
- Les importations effectuées par les contribuables relevant des unités de gestion
spécialisées de la DGI.
- Les achats effectués par l’Etat, les communes, les personnes domiciliées à l’étranger,
auprès des industriels, agriculteurs, importateurs, grossistes, demi-grossistes, exploitant
forestier.
- Les achats effectués par les industriels immatriculés et soumis au régime du réel pour les
besoins de leur exploitation.
- Les achats locaux des produits pétroliers effectués par les marketers inscrits au fichier
des contribuables actifs de la direction en charge des grandes entreprises.

Le taux de précompte est de :

- 15% du montant des opérations, pour les contribuables ne relevant pas du fichier d’un
centre des impôts et effectuant des opérations d’importation. Ce taux est porté à 20%
lorsque ce contribuable procède à des ventes sous douane ;
- 10% du montant des opérations pour les contribuables ne relevant pas du fichier d’un
centre des impôts ;
- 10% du montant des opérations pour les contribuables relevant du régime de l’impôt
libératoire et effectuant des importations ;
- 5% du montant des opérations effectuées, pour les commerçants relevant du régime
simplifié ;
- 5% du montant des opérations, pour les contribuables relevant de l’Impôt Libératoire ;
- 2% du montant des opérations, pour les contribuables relevant du régime du réel
- 0,5% pour les opérations d’achat des produits pétroliers par les exploitants
de stations- services.

Pour le cas spécifique des secteurs à marge administrée visés ci-dessus, il est appliqué un
taux de précompte de 14%.

Le précompte (s’applique sur les achats alors que l’acompte s’applique sur le CA), n’est pas
récupérable sur le prix. Il est calculé sans majoration des CAC, la somme précomptée
constitue un acompte d’impôt (Is ou IRPP) à faire valoir sur les acomptes mensuels ou
trimestriels.

Le trop perçus font l’objet d’une imputation sur les acomptes futurs et en cas de cessation
d’activité ils sont remboursés.

D- LE CALCUL DE L’IMPOT SUR LES SOCIETES

Le taux de l’IS sur les sociétés est fixé à 30% en principal auquel on ajoute 10% des CAC
soit au total 33%.
40
Toute fois pour les entreprises bénéficiant d’un régime fiscal dérogatoire ou d’un régime
incitatif particulier, le taux applicable demeure celui en vigueur au 1er /01/2014.

Pour le calcul de l’impôt, toute fraction de bénéfice imposable inférieure à 1000 frs est
négligée.

Lorsqu’une société a encaissé des revenus de capitaux mobilier ou une plus-value sur
cession d’immeuble soumis au prélèvement libératoire de 5% prévue l’article 90 du CGI,
l’impôt ainsi calculé est diminué par voie d’imputation de la retenu à la source déjà supporté
à raison de ces revenus. Ce régime n’est pas applicable aux sociétés visées à l’article 13 du
CGI.

Le montant de l’impôt dû par chaque société ou collectivité ne peut en aucun cas être
inférieur à celui qui résulterait de l’application de 2% ou 14% à la base de référence défini
ci-dessous. Ce minimum de perception est majoré de 10% au titre des CAC.

Toutefois, en ce qui concerne les contribuables relevant du régime simplifié, le minimum de


perception est de 5%. Ce minimum de perception est majoré de 10% au titre des CAC.

➢ La base de référence pour le calcul du minimum de perception est constituée par le


chiffre d’affaires global réalisé au cours de l’exercice précédent.
➢ Pour les entreprises relevant des activités à marge administrée telles que définies, la
base de référence pour le calcul du minimum de perception est constituée par la
marge brute, les gratifications et les commissions de toute natures reçus.

L’impôt à payer en fin d’exercice est déterminé de la façon suivante :

Il est égal au maximum entre l’impôt sur les bénéfices(IB) et le minimum de


perception(MP) auquel on ajoute les impôts complémentaires (IC) et on retranche les
Soit : IS à payer = MAX (IB, MP) + IC - CI

crédits d’impôt(CI).
Les IC sont :

- L’impôt sur le revenu de capitaux mobiliers non retenu à la source


- L’IRPP dû par les entreprises au titre des rémunérations et distributions
occultes. Les crédits d’impôt sont :
• L’acompte de 2,2%, et de 5.5% sur le chiffre d’affaires,
• Le précompte de l’impôt sur les achats,
• L’IRCM retenu à la source sur les produits financiers encaissés (intérêts, dividendes).
• Le précompte retenu sur les loyers encaissés,
• Le trop versé des prélèvements spéciaux sur rémunération servies à l’étranger.

41
E- DECLARATION, ETABLISSEMENT ET PAIEMENT DE L’IS

1- Déclaration

Les contribuables sont tenus de souscrire une déclaration des résultats obtenus dans leurs
exploitations au cours de la période servant de base à l’imposition au plus tard le 15 mars.
Ladite déclaration est présentée conformément au système comptable OHADA.

Remarques

Les entreprises relevant de la structure en charge de la gestion des grandes entreprises


qui sont sous la dépendance ou qui contrôlent d’autres entreprises au sens de l’article 19 du
CGI, sont tenues de déposer une déclaration annuelle sur les prix de transfert, par voie
électronique, suivant le modèle établi par l’administration.

La déclaration comprend notamment :

a. Des informations générales sur le groupe d’entreprises associées, notamment :

- Le relevé des participations qu’elles détiennent dans d’autres sociétés camerounaises ou


étrangères ;
- Une description générale de l’activité déployée, incluant les changements intervenus au
cours de l’exercice ;
- Une description générale de la politique de prix de transfert du groupe ;
- Une liste des actifs incorporels détenus par le groupe et utilisés par l’entreprise
déclarante ainsi que la raison sociale de l’entreprise propriétaire de ces actifs et son Etat
ou territoire de résidence fiscale ;

b. Des informations spécifiques concernant l’entreprise déclarante, notamment :

- Une description de l’activité déployée, incluant les changements intervenus au cours de


l’exercice ;
- Un état récapitulatif des opérations réalisées avec les entreprises liées. Cet état
comporte la nature et le montant des transactions, la raison sociale et l’État ou le
territoire de résidence fiscale des entreprises liées concernées par les transactions ainsi
que des bénéficiaires effectifs des paiements y relatifs, la méthode de détermination des
prix de transfert appliquée et les changements intervenus au cours de l’exercice.
- Un état des prêts et emprunts réalisés avec les entreprises liées ;
- Un état récapitulatif des opérations réalisées avec les entreprises liées, sans contrepartie
ou avec une contrepartie non monétaire ;
- Un état récapitulatif des opérations réalisées avec les entreprises liées, qui font l’objet
d’un accord préalable de prix de transfert ou d’un rescrit fiscal conclu entre l’entreprise
associée concernée par l’opération et l’administration fiscale d’un autre Etat ou territoire.

42
-

Les échéances sont :


- Au plus tard le 15 de chaque mois, versement d’un acompte de 2.2 % ou 5.5% selon le cas
du chiffre d’affaires réalisé au cours du mois précédent, diminué éventuellement du
montant des précomptes sur achats de ce même mois

- Le solde est acquitté spontanément en un versement unique au plus tard le 15 mars qui suit
la fin de l’exercice.

: LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ET LE DROIT D’ACCISES

La TVA est un impôt indirect assis sur la dépense, institué au Cameroun par la loi n°98/009
du 1er juillet 1998 et pratiqué depuis le 1er janvier 1999

I) CHAMP D’APPLICATION DE LA TVA

A. LES PERSONNES IMPOSABLES

Sont imposables à la TVA les personnes physiques ou morales y compris les collectivités
territoriales décentralisées et les organismes de droit public qui réalisent à titre habituel
ou occasionnel et d’une manière indépendante les opérations imposables entrant dans le
champ d’application de la TVA.

Remarque :
• Les contribuables relevant du régime simplifié, sont totalement exclus du champ
d’application de la TVA. Exception faite avec les opérations conclues avec les personnes
morales de droit public. Cela signifie que dans le cadre de leurs transactions, ils ne devront
ni se voir facturer la TVA, ni la facturer eux-mêmes, les opérations par eux effectuées
étant réputées passées hors taxes.

B. LES OPERATIONS IMPOSABLES

Seules les opérations accomplies dans le cadre d’une activité économique effectuée à titre
onéreux sont assujetties à la TVA.

Les activités économiques s’entendent toutes les activités de production, d’importation, de


prestation de service et de distribution y compris les activités extractives, agricoles,
agro-industrielles, forestières, artisanales et celles des professions libérales et
assimilées.

Sont imposables les opérations ci-après :


43
• Les livraisons de biens et les livraisons à soi-même ;
• Les prestations de services à des tiers et les prestations de services à soi-même ;
• Les opérations d’importation des marchandises ;
• Les travaux immobiliers ;
• Les opérations immobilières de toute natures réalisés par les professionnels de l’immobilier
; (sont considérés comme professionnel de l’immobilier entre autres (voir art 127 du CGI),
les personnes qui louent ou sous-louent en meublé des locaux à usage d’habitation leur
appartement ou qu’elles exploitent) (MLF 2017).
• Les ventes d’article et de matériels d’occasion faites par les professionnels ;
• Les cessions d’immobilisations corporelles non comprises dans la liste des biens exonérés ;
• Les opérations réalisées par les entreprises agréées au régime de la zone franche
industrielle ;
• Les ventes de produits pétroliers importés ou produits au Cameroun ;
• Les jeux de hasard et de divertissement.
• Les opérations de leasing et de crédit-bail avec ou sans option d’achat ;
• Les subventions à caractère commerciale, quelle qu’en soit la nature, perçues par les
assujettis à raison de leur activité imposable ;
• Les remises de prêts et les abandons de créances à caractère commercial ;
• Les commissions perçus par les agences de voyage.
• Les ventes de biens et les prestations de services effectuées sur le territoire
camerounais ou à travers les plateformes de commerce électronique étrangères ou locales ;
• Les commissions perçues par les opérateurs de plateformes de commerce en ligne à
l'occasion des ventes de biens et les prestations de services effectuées sur le territoire
camerounais.

C. LES OPERATIONS EXONEREES DE LA TVA

Sont exonérées de la TVA les opérations suivantes dès lors qu’elles sont soumises à des
taxations spécifiques :

❖ Des ventes des produits des activités extractives ;


❖ Les opérations immobilières de toute nature réalisée par les non professionnels ;
❖ Les intérêts rémunérant les emprunts extérieurs ;
❖ Les intérêts rémunérant les dépôts effectués auprès des établissements de crédit ou des
établissements financiers par les non professionnels du secteur financier ;
❖ Les mutations des droits réels immobiliers et les mutations de fonds de commerce
soumises au droit de mutation ou à une imposition équivalente ;
❖ Les opérations liées au trafic international concernant les navires, les bateaux de
sauvetage et d’assistance et les aéronefs ;
❖ L’importation et la vente par l’Etat des timbres fiscaux et postaux et des papiers timbrés ;
❖ Les opérations de transit inter Etat et les services y afférents ;
44
❖ Les frais de scolarité et de pension perçus dans le cadre normal de l’activité des
établissements d’enseignement scolaire ou universitaire régulièrement autorisés. ;
❖ Les biens de première nécessité figurant à l’annexe I du code général des impôts
notamment : les pesticides, les engrais et leurs intrants, la viande bovine à l’exception de la
viande importée, les produits pharmaceutiques et leurs intrants ainsi que les matériels des
industries pharmaceutiques. ;
❖ Les opérations de crédit-bail réalisées par les établissements de crédit au profit des
crédits-preneurs en vue de l’acquisition des équipements agricoles spécialisées, destinés à
l’agriculture, à l’élevage et à la pêche ;
❖ Des intérêts rémunérant les prêts de moins de 2 000 000 FCFA accordés par les
établissements de microfinance de première catégorie à leurs membres ;
❖ Les examens, consultations, soins, hospitalisations, travaux d’analyse, et de biologie
médicale et les fournitures de prothèses effectuées dans les formations sanitaires ;
❖ Les matériels et équipements d’exploitation des énergies solaires et éoliennes ;
❖ Les contrats et commissions sur les produits d'assurance vie ayant un volet épargne ;
❖ Les tranches de consommations dites sociales au profit des ménages et relatives aux biens
suivants :
✓ Eau à hauteur de 20 mètres cubes par mois ;
✓ Electricité à hauteur de 220 KW par mois ;

Sont également exonérés de la TVA

✓ Les produits de première nécessité, le matériel destiné à la pêche à l’agriculture et à


l’élevage figurant à l’annexe 1 de l’article 128 du Code Général des Impôts sont exonérés
de la TVA lors de leur importation
✓ Les équipements spécialement conçus pour les personnes handicapées son tel que défini par
la loi n° 2010/002 du 13 avril 2010 portant promotion et protection des personnes
handicapées sont exonérés de la TVA à l’importation.
✓ Le transport public urbain de masse par bus
✓ Les prestations afférentes au service postal universel effectuées par les concessionnaires
du service postal dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur.
✓ Les intérêts des titres d’emprunt négociables émis par l’Etat et les collectivités
territoriales décentralisées.

Voir liste exhaustive à l’article 128 du code général des impôts (CGI).

D. LA TERRITORIALITE DE LA TVA

Sont soumises à la TVA les opérations réalisées au Cameroun non comprises dans la liste
des exonérations même lorsque le domicile ou le siège social du redevable réel est situé en
dehors des limites territoriales du Cameroun.

Une opération est réputée réalisée au Cameroun :


45
• S’il s’agit d’une vente lorsque celle-ci est faite aux conditions de livraison de la
marchandise au Cameroun ;
• S’il s’agit des autres opérations, lorsque le service rendu, le droit cédé ou l’objet loué sont
utilisés ou exploités au Cameroun.

Par exception, en ce qui concerne uniquement les transports inter CEMAC, les opérations
sont réputées faites au Cameroun si le transporteur y est domicilié ou y a fixé son siège
social même lorsque le principal de l’opération s’effectue dans un autre Etat membre.

Les commissions sont réputées perçues au Cameroun à l’occasion des ventes des titres de
transport par les agences de voyage ou les entreprises ayant une activité de cette nature
quel que soit la destination ou le mode de transport ou le siège de la société de transport.

II- FAIT GENERATEUR ET EXIGIBILITE

A. FAIT GENERATEUR

C’est l’évènement qui place l’opération dans les conditions légales permettant la taxation ou
encore c’est l’évènement qui donne naissance à la dette fiscale vis-à-vis de l’Etat. Il est
constitué par :

• La livraison des biens et marchandises lorsqu’il s’agit des ventes, des échanges et des
travaux à façon ;
• L’exécution des services et travaux ou des tranches de services et travaux lorsqu’il s’agit
des prestations de service et travaux immobiliers ;
• L’encaissement du prix lorsqu’il s’agit des autres opérations imposables ;

• L’introduction de biens et marchandises sur le territoire lorsqu’il s’agit des importations ;


• L’acte de mutation ou de transfert de propriété en ce qui concerne les opérations
immobilières réalisées par promoteurs immobiliers ;
• L’acte de mutation, de jouissance ou l’entrée en jouissance lorsqu’il s’agit des locations des
terrains non aménagés ou de locaux nus effectués par les professionnels de l’immobilier ;
• La première utilisation en ce qui concerne les livraisons à soi-même.

B. EXIGIBILITE

L’exigibilité est le droit que les services chargés du recouvrement de la TVA peuvent faire
valoir à un moment donné auprès du redevable pour en obtenir le paiement. Il s’agit :

• De la réalisation du fait générateur en ce qui concerne les livraisons de biens ;


• De l’encaissement du prix, des acomptes ou avances en ce qui concerne des prestations des
services ou les travaux immobiliers ;
• De la date de mutation ou de transfert de propriété lorsqu’il s’agit des mutations des

46
propriétés d’immeuble ;
• Du moment de l’enregistrement de la déclaration de mise à la consommation lorsqu’il s’agit
des importations ;
• A l’échéance des intérêts lorsqu’il s’agit des opérations de crédit.

III- LES MODALITES DE CALCUL

A. LE REGIME D’IMPOSITION

Seules sont soumises à la TVA les personnes physiques et morales imposables selon le
régime du réel.

B. BASE D’IMPOSITION

La base d’imposition à la TVA est constituée :

1. S’agissant des livraisons des biens et des prestations de services effectuées sur le
territoire national :
• Pour les livraisons des biens, par toutes sommes ou valeurs, par tous avantages, biens ou
services reçus ou à recevoir, en contrepartie de la livraison ;
• Pour les prestations de services, par toutes les sommes et tous les avantages reçus, et le
cas échéant, par la valeur des biens consomptibles pour l’exécution des services.
• Pour des échanges, par la valeur des produits reçus en paiement du bien livré, augmentée,
le cas échéant, du montant de la soulte (reliquat après partage) ;
• Pour les travaux immobiliers, par le montant des marchés, mémoires ou factures.
• Pour les opérations de leasing ou de crédit-bail avec ou sans option d’achat, par le montant
des loyers facturés par les sociétés de crédit-bail et en fin de contrat par le prix de
cession convenu au contrat lorsque l’option d’achat est levée par le preneur ou par le prix
de cession en cas de vente à un tiers ;
• Pour les opérations réalisées par les entreprises de jeux de hasard et de divertissement,
par le produit intégral de ces jeux.

Pour le cas spécifique des boissons, la base d’imposition au droit d’accises est déterminée
après application d’un abattement

• 25% pour les boissons gazeuses ;


• 10% (20% avant) pour les bières titrant un degré d’alcool inférieur ou égal à 5,5.

2. S’agissant des livraisons à soit même :

• Par le prix d’achat hors taxe des biens achetés et utilisés en l’état ;
• Par le coût de revient des biens extraits, fabriqués ou transformés.

47
Sont inclus dans la base d’imposition :
• Les frais accessoires aux livraisons des biens et services facturés au client ;
• Les impôts, droit et taxe à l’exclusion de la TVA ;
Les compléments de prix acquitté à des titres divers par l’acquéreur des biens ou le client

Sont exclus de la base imposable :

• Les escomptes de caisse, les remises, rabais, ristournes, à condition qu’ils figurent sur une
facture initiale ou sur une facture rectificative ;
• Les distributions gratuites de biens dans le cadre de la publicité ou de la promotion
commerciale ;
• Les débours qui ne sont que des remboursements des frais facturés pour leur montant
exact à l’acquéreur des biens ou au client ;
• Les encaissements qui ne sont pas la contrepartie d’une affaire telle que les intérêts
moratoires et les indemnités de contrat.

Toute fois l’exclusion prévue ci-dessus ne s’applique pas pour la détermination de la base
imposable au droit d’assise.

C. TAUX D’IMPOSITION DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ET DU DROIT


D’ACCISES

1) Application du droit d’accises sur certains produits et taux correspondant

Ne sont pas soumis au droit d'accises, les intrants des produits passibles des droits
d'accises, à condition qu'ils soient acquis par les entreprises locales de production
soumises au droit d'accises.

Le taux du droit d’assises est fixé de la manière suivante :

Taux super élevé de 50 % ; Taux élevé de 30 % ; Taux général 25% ; Taux moyen 12,5% ;
Taux réduit 5% ; Taux super réduit 2%.

Il faut ajouter à ces taux les CAC

Le taux général du droit d’assise s’applique aux biens figurant à l’annexe 2 du titre I du
CGI autres que ceux soumis au taux super élevé, élevé, moyen, réduit et super réduit.

La loi de finance 2019 introduit un droit d’accises sur certains produits :

- Les articles de friperie, sont soumis au droit d’accises au taux moyen de 12,5%.

- Il est institué un droit d’accises spécial destiné au financement de l’enlèvement et du


traitement des ordures au bénéfice des Collectivités territoriales décentralisées, au taux
de 0,5 % de la base imposable de toutes les marchandises importées, à l’exception des
48
importations en franchise prévues par l’article 276 du Code des Douanes de la Communauté
Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Les modalités de répartition du
produit de ce droit sont fixées par acte réglementaire.

La loi de finance 2020 introduit un droit d’accises ad valorem sur les marchandises
importées suivant les modalités ci-après :

- Taux super élevé de 50 % : l’hydroquinone et les produits cosmétiques contenant de


l’hydroquinone ;
- Taux élevé de 30 % : les cigares, les cigarettes et les autres tabacs ; les pipes
(notamment les chichas) et leurs parties, les tabacs et préparations pour pipes.
- Taux général de 25 % : les consoles et machines de jeux vidéo, articles pour jeux de
société, y compris les jeux à moteur ou à mouvement, les billards, les tables spéciales pour
jeux de casino et les jeux de quilles automatiques (bowlings, par exemple).
- Taux moyen de 12,5 % : les motocycles d’une cylindrée supérieure à 250 cm3 ; les
parties de tous les motocycles ; les véhicules de tourisme d’une cylindrée supérieure à
2500 cm3 de 0 à 15 ans d’âge ; les cheveux, perruques, laines, barbes, sourcils, cils, mèches
et autres matières textiles préparés pour la fabrication de perruques ou d’articles
similaires en cheveux.
- Taux moyen de 12,5 % : aux bouquets des programmes et contenus audiovisuels
numériques. (Articles 131 et 142).
- Taux réduit de 5 % : les sucreries sans cacao, les chocolats et autres préparations
alimentaires à forte teneur de cacao, les motocycles d’une cylindrée inférieure ou égale à
250 cm3, les préparations pour consommation et les glaces de consommation.
Les dispositions de l’article deuxième (3) de la loi de finances pour l’exercice 2017 sont
modifiées ainsi qu’il suit pour la loi de finance 2020 :
Catégorie Age Taux du droit d’accises
Véhicules de tourisme De 1 à 10 ans 0%
d’une cylindrée inférieure Plus de 10 ans à 15 ans 12,5%
ou égale à 2500 cm cube Plus de 15 ans 25%
Véhicules de tourisme De 0 à 15 ans 12,5%
d’une cylindrée supérieure De plus de 15 ans 25%
à 2500 cm3
Autres véhicules De 0 à 15 ans 0%
utilitaires, véhicules de
De plus de 15 ans à 25 ans 12,5%
transport en commun,
Plus de 25 ans 25%
remorques, tracteurs
à l’exclusion de ceux
agricoles quelle que soit la
cylindrée
• Le taux réduit du droit d’accises (5%) s’applique aux jeux de hasard et de divertissement
non assujettis à la taxe spéciale sur les jeux de hasard et de divertissement visée à
l’article 206 et suivants du CGI, sur le chiffre d’affaires réalisé.
49
• Le taux super réduit du droit d’accises (2%) s’applique sur le chiffre d’affaires hors taxes
des entreprises de communication de téléphonie mobile et de services internet.

Extension du champ des droits d’accises spécifiques à tous les emballages non
retournables

Jusqu’au 31 décembre 2017, seuls les emballages non retournables des produits liquides
étaient soumis au droit d’accises spécifique. A compter du 1er janvier 2018, tous les
emballages non retournables sont soumis au droit d’accises spécifique sans considération
de leurs contenus, que ceux- ci soient liquides, solides ou à l’état gazeux.

A titre de rappel, il faut entendre par emballage non retournable, tout emballage vendu à
la clientèle avec la marchandise à l’exception des emballages non retournables dont la
composante principale est le papier.

Sont assujettis au droit d’accises spécifique sur les emballages, les importateurs et
producteurs locaux de produits conditionnés dans des emballages non retournables.

Les droits d’accises spécifiques sont appliqués sur des emballages non retournables dans
les conditions ci-après :

- 15 FCFA par unité d’emballage non retournable pour les boissons alcooliques et gazeuses
- 5 FCFA par unité d’emballage non retournable plafonné à 10% de la valeur du produit, pour
tous les autres produits.

N.B : Les droits d’accises spécifiques sur les emballages non retournables demeurent
inclus dans la base d’imposition à la TVA.

Pour le calcul de la TVA, la base imposable est arrondie au millier de franc inférieur. Le
taux est fixé de la manière suivante :

L’instauration d’un timbre fiscal spécifique de FCFA 25 000 sur certains documents
spécifiques, à savoir :
- Les réclamations contentieuses et gracieuses ;
- Les demandes de sursis de paiement ;
- Les demandes de compensation, de remboursement ou de restitution d’impôts et taxes ;
- Les demandes d’incitations fiscales et d’abattement ;
- Les demandes de transactions fiscales et d’agréments ou d’autorisation d’exercer une
profession (articles 470 bis et 557 bis).

2) Taux de la TVA
50
TVA taux général 17,5%, taux zéro : 0%. Le taux général de la TVA s’applique à toutes les
opérations non soumises au taux zéro. Le taux zéro s’applique aux exportations des
produits taxables. Il faut ajouter à ces taux les CAC

D. PRINCIPE DE DEDUCTIBILITE

[Link] DE DEDUCTION

La TVA ayant frappé en amont le prix d’une opération imposable est déductible de la Taxe
applicable à cette opération pour les assujettis immatriculés et soumis au régime du réel
selon la modalité suivante :

- La TVA qui a grevé les éléments du prix relatif aux achats de biens et services effectués
par une entreprise qui réalise les opérations taxables, est déductible de la TVA applicable
aux opérations du mois auquel elle se rapporte. Autrement dit, la TVA supportée sur les
achats effectués au cours d’un mois doit se déduire sur la TVA à payer sur les ventes
effectuées au cours du même mois.

La différence positive constitue la TVA à reverser.

La différence négative constitue un crédit de TVA reportable, compensable ou


remboursable.

Exemple :

Les ETS Fokou ont réalisé les opérations suivantes :

En Mars 2014 : achat de marchandises hors taxe 30 000 000 f, vente de marchandises 75
000 000 f.

En Avril 2014 achat de marchandises hors taxe 40 000 000 f, vente de marchandises hors
taxes de 10 000 000 f.

Mai 2014, achat de marchandises 20 000 000, vente de marchandises 60 000 000 f.

TAF :

Calculer pour chaque mois :

- Le montant de la TVA collectée ;


- Le montant de la TVA déductible ;
- Le montant de la TVA à reverser ou le montant de crédit TVA
51
Solution :

❖ Pour le mois de mars :


• TVA collectées : 75 000 000 x 19,25% = 14 437 500
• TVA déductible : 30 000 000 x 19, 25% = 5 775 000
• TVA à reverser : 14 437 500 - 5 775 000 = 8 662 500

❖ Pour le mois d’avril

• TVA collectée : 10 000 000x19, 25% = 1 925 000


• TVA déductible : 40 000 000 x 19, 25% = 7 700 000
Crédit de TVA : 1 925 000 – 7 700 000 = - 5 775 000
❖ Pour le mois de mai

• TVA collectée : 60 000 000 x 19, 25% = 11 550 000


• TVA déductible : 20 000 000 x 19, 25% = 3 850 000
• Report du crédit de TVA du mois d’avril : 5 775 000
D’où TVA à reverser : 11 550 000 – 3 850 000 – 5 775 000 = 1 925 000

B. CONDITIONS GENERALES DE DEDUCTION

Pour être déductible, la TVA doit figurer :

• De façon générale sur une facture dument délivrée par un fournisseur immatriculé et
soumis au régime du réel et mentionnant son numéro d’Identification Unique. Toutefois en
ce qui concerne les fournisseurs étrangers ces conditions ne sont pas exigées.
• En cas d’importation sur, la déclaration de mise à la consommation.
• En cas de livraison à soi-même, sur une déclaration spéciale souscrite par le redevable lui-
même.
• En cas de retenue à la source, sur une attestation de retenue à la source.

Le droit à déduction prend naissance dès lors que l’exigibilité est intervenue chez le
fournisseur.

Pour les opérations taxables d’une valeur égale à au moins 100 000 FCFA, le droit à
déduction n’est autorisé qu’à condition que lesdites opérations n’aient pas été payées en
espèces.

52
Le droit à déduction est exercé jusqu’à la fin du deuxième exercice fiscal qui suit celui au
cours duquel la TVA est devenue exigible.

C. LIMITATION DU DROIT A DEDUCTION


N’ouvre pas droit à déduction la TVA ayant grevé :

- Les dépenses de logement, d’hébergement, de restauration, de réception, de spectacle et


de location de véhicules de tourisme et de transport de personnes. Cependant, cette
exclusion ne concerne pas les dépenses supportées au titre de leur activité imposable par
les professionnels du tourisme, de la restauration, du spectacle et les concessionnaires
automobiles.
- Les importations de biens liées à l’exploitation, non utilisés et réexportés en l’état.
- Les biens et services acquis par l’entreprise mais utilisés par des tiers, les dirigeants, ou le
personnel de l’entreprise.
- Les services afférents à des biens exclus du droit à déduction.

D. Modalité de compensation et de remboursement des crédits TVA

Les demandes de compensation ou de remboursement sont accompagnées d’une attestation


de non redevance dûment délivrée par le Centre des Impôts de rattachement du
contribuable.

1) Les impôts compensables avec les crédits de TVA

Sont compensables avec les crédits de TVA non imputables, la TVA elle-même, le paiement
de la TVA elle-même, les droits d’accises et les droits de douanes.

- En ce qui concerne la TVA, la compensation peut couvrir aussi bien le principal de cette
taxe que les CAC y adossés ;
- Pour les droits d’accises, il s’agit aussi bien de droit acquitté en interne que ceux payés à la
porte ;

- Quant aux droits de douanes, ils s’entendent du Tarif Extérieur Commun (TEC), à
l’exclusion des redevances de services à l’instar de la Taxe Communautaire d’Intégration ou
de la redevance informatique.

2) Les conditions de la compensation

La compensation est soumise à trois conditions cumulatives :

- La justification par le demandeur d’une activité non interrompue depuis plus de deux ans au
moment de la requête : celle-ci peut être établie par tous les moyens, notamment les
53
déclarations fiscales, les quittances de paiement d’impôts et taxes, les pièces fiscales
administratives, etc.

- L’absence d’une vérification partielle ou générale de comptabilité en cours : ceci signifie


que le contribuable objet d’une procédure de contrôle sur pièces ou d’un contrôle ponctuel
peut, sous réserve de la première condition ci-dessus visée, se prévaloir de cette
disposition.

- Être justifiée par des factures non réglées en espèces.

E. Procédure de remboursement des crédits de TVA

La loi de finance pour l’exercice 2018 rationalise la procédure de remboursement des


crédits de TVA dans l’optique de simplification pour les contribuables citoyens et de
maitrise de risques inhérents aux demandes des contribuables inciviques.

La recevabilité des demandes

Les demandes de remboursement des crédits de TVA éligibles, assorties des pièces
justificatives, peuvent être introduites par voie électronique via le portail web de la DGI
([Link]). Seules sont recevables les demandes de remboursement dûment
timbrées au tarif en vigueur. Les modalités de timbrage par voie électronique sont
précisées par un texte règlementaire.

L’instruction des demandes

L’instruction des demandes de remboursement des crédits de TVA tient désormais compte
du niveau de civisme fiscal des contribuables. Trois catégories de contribuables ainsi
retenues : les entreprises à risque faible, à risque moyen et à risque élevé.

1. Pour les entreprises à risque faible

Sont considérées comme entreprises à risque faible, celles à jour de leurs obligations
fiscales et remplissant à la date d’introduction de leur demande, les critères cumulatifs ci-
après :

- Appartenir au portefeuille de la Direction des Grandes Entreprises ;


- Ne pas avoir d’arriérés fiscaux y compris dans le cadre d’un contentieux fiscal ;
- Avoir régulièrement bénéficié de remboursements de crédits de TVA au cours des trois
(03) derniers exercices non remis en cause à l’occasion d’un contrôle fiscal.

Pour les entreprises à risque faible, le remboursement s’effectue automatiquement sans


que ne soit mise en œuvre une procédure de contrôle de validation préalable. La simple
54
introduction d’une demande par ces derniers enclenche la procédure de remboursement.

Les entreprises à risque faible ayant bénéficié d’un remboursement automatique font
l’objet d’un contrôle a posteriori de validation de leurs crédits.

A l’issue du contrôle a posteriori, les redressements de TVA donnent lieu à l’application des
pénalités de 150% majorées des intérêts de retard sans plafonnement et sans possibilité
de remise gracieuse. Par ailleurs, ces contribuables sont immédiatement déclassés à la
catégorie des contribuables à risque moyen ou élevé.

2. Pour les entreprises à risque moyen

Sont considérées comme entreprises à risque moyen, celles remplissant à la date


d’introduction de leur demande, les critères cumulatifs ci-après :

- Appartenir au portefeuille de la Direction des Grandes Entreprises ou d’un Centre des


Impôts des Moyennes Entreprises ;
- Ne pas avoir d’arriérés fiscaux ou disposer d’un sursis de paiement ;
- Avoir régulièrement bénéficié de remboursements de crédits de TVA au cours d’un
exercice fiscal clos non remis en cause à l’occasion d’un contrôle fiscal.

Pour les entreprises à risque moyen, le remboursement s’effectue au terme d’une


procédure de contrôle de validation des crédits.

Les entreprises à risque moyen ayant bénéficié de remboursement après contrôle de


validation font l’objet d’une vérification générale de comptabilité.

Les redressements fiscaux en matière de TVA effectués à l’occasion d’une vérification


générale de comptabilité des contribuables à risque moyen ayant bénéficié de
remboursements de crédits après contrôle de validation, donnent lieu à l’application des
pénalités de 100% majorées des intérêts de retard sans plafonnement.

3. Pour les entreprises à risque élevé

Sont considérées comme entreprises à risque élevé, celles n’appartenant à aucune des
catégories ci- dessus. Pour les entreprises à risque élevé, le remboursement ne peut
intervenir qu’au terme d’une procédure de vérification générale de comptabilité qui doit
intervenir dans un délai d’un mois après l’introduction de la demande de remboursement.

A l’issue des opérations de contrôle, le Centre Régional des Impôts territorialement


compétent transmet immédiatement au DGI le dossier de remboursement accompagné de
ses conclusions motivées, pour suite de la procédure. Le contribuable en est informé par
écrit.

F. L’ENTREPRISE PARTIELLEMENT ASSUJETTIE


55
Pour les assujettis qui ne réalisent pas exclusivement les opérations ouvrant droits à
déduction, la déduction s’opère par application d’un prorata. Ce prorata s’applique tant aux
immobilisations qu’aux biens et services. Il est le rapport entre le montant des recettes
afférentes à des opérations soumises à la TVA y compris les exportations (numérateur) et
le montant des recettes de toute natures réalisés par l’entreprise (dénominateur).

Prorata = CAHT des opérations taxables + chiffre d’affaires des exportations Chiffre
d’affaires global
Le prorata ainsi défini est déterminé provisoirement en fonction des recettes et produits
réalisés l’année précédente, ou pour les nouveaux assujettis en fonction des recettes et
produits prévisionnels de l’année en cours.

Le montant du prorata définitif est arrêté au plus tard le 31 mars de chaque année.

Les variations à la baisse ou à la hausse entre le prorata provisoire et le prorata définitif


font l’objet d’un complément de TVA ou d’une déduction complémentaire.

Dans l’hypothèse où le prorata devient inférieur à 10%, aucune déduction n’est admise.

G. DECLARATION, PAIEMENT ET OBLIGATION COMPTABLE

L A DECLARATION DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTE

La TVA est liquidée aux vues des déclarations dont le modèle est fourni par
l’administration fiscale de la manière suivante :

- Les redevables soumis au régime du réel sont tenus de souscrire leurs déclarations dans
les 15 jours de chaque mois suivant celui au cours duquel les opérations ont été réalisées.
- Les déclarations doivent être déposées au centre des impôts territorialement compétent
et être accompagnées des moyens de paiement correspondant aux montants liquidés.
- Lorsqu’au cours du mois aucune opération taxable n’a été réalisée, une déclaration doit
néanmoins être souscrite comportant la mention « néant » sur la ligne
« opérations taxables ».

PAIEMENT DE LA TVA

Le montant de la tva est payé spontanément et directement par le redevable au moment du


dépôt de la déclaration à la caisse du receveur des impôts dont dépend son siège social.
Toutefois pour les entreprises relevant d’une unité de gestion spécialisée, la déclaration et
le paiement sont effectués auprès de celle-ci.

Pour les fournisseurs de l’Etat, des établissements publics, administratifs et des


56
collectivités territoriales décentralisées, la TVA est retenue à la source lors du règlement
des factures et reversé à la recette des impôts dans les mêmes conditions et délais
appliqués aux autres transactions.

✓ OBLIGATIONS COMPTABLES

➢ Les assujettis soumis au régime du réel donc soumis au TVA, doivent tenir une comptabilité
conformément au système comptable normal prévu par le droit comptable OHADA.
➢ Les assujettis à la TVA doivent être immatriculés et faire apparaître sur leurs factures le
montant hors taxes de l’opération, la TVA correspondante ainsi que le montant toutes
taxes comprises, la nature, l’objet et le détail de la transaction et l’identité complète du
client. Ils doivent également mentionner leurs numéros d’identifiant unique, celui du client,
la date de facturation, le nom, la raison sociale, l’adresse complète et le numéro de
registre du commerce.

CHAPITRE V : LES IMPÔTS COMMUNAUX

Les produits des impôts communaux perçus par l’Etat proviennent de la contribution des
patentes, de la contribution des licences, de l’impôt libératoire, de la taxe foncière sur les
propriétés immobilières, de la taxe sur les jeux du hasard et de divertissement, des droits
de mutation d’immeuble, des droits de timbre automobile, de la redevance forestière, du
droit de timbre sur la publicité, la taxe de séjours. Seuls quelques produits des impôts
communaux seront vus dans le cadre de ce chapitre.

I) LA CONTRIBUTION DES PATENTES

A- CHAMP D’APPLICATION

1- Personnes assujetties

Sont assujetties à la patente toutes les personnes physiques ou morales de nationalité


camerounaise ou étrangère qui exerce dans une commune une activité économique,
commerciale ou industrielle ou toute autre profession non comprise dans les exemptions
déterminées à l’art C11 du CGI.

2- Les exemptions

Ne sont pas assujettis à la contribution des patentes :

• L’Etat, les collectivités territoriales décentralisées, les établissements publics et les


organismes d’Etat pour leurs activités à caractère culturel, éducatif, sanitaire, social,
sportif ou touristique ;
57
• Les cultivateurs, planteurs, éleveurs personnes physiques réalisant un chiffre d’affaires
inférieur à 10 millions, pour la vente des récoltes et des fruits provenant des terrains qui
leur appartiennent ou qu’ils exploitent, ou par la vente du bétail qu’ils élèvent ou
engraissent.
• Les auteures compositeurs ;
• Les établissements d’enseignement ;
• Les salariés pour ce qui est du seul exercice de leur profession salariale ;
• Les personnes assujetties à l’impôt libératoire ;
• Etc. voir liste exhaustive à l’art C11 du CGI

NB : Les entreprises nouvelles bénéficient d’une exonération de la contribution des


patentes pour une période de 1 an. Il leur est délivré sur leur demande un titre de patente
portant la mention « Exonéré ».

B- LES CARACTERISTIQUES DE LA PATENTE

1- Annualité de la patente

La patente est due pour l’année entière par toute personne exerçant au 1 er janvier une
activité imposable.

2- Personnalité de la patente

La patente est personnelle et ne peut servir qu’à celui à qui elle a été délivrée.

3- Nombre de patentes

La patente est due par entreprise et non plus par établissement.

C- LIQUIDATION DE LA CONTRIBUTION DES PATENTES

1- Base d’imposition

La contribution des patentes est assise sur le chiffre d’affaires du dernier exercice clos
déclarée par le redevable.

Pour les ventes des produits pétroliers par les gérants des stations-services non
propriétaires de la marchandise, l’assiette de la patente est constituée par le montant de
la marge arrêtée par les marketeurs.

Pour une activité commerciale lorsqu’aucun élément comptable ne permet de déterminer le


58
chiffre d’affaires, celui-ci est considéré comme étant égal à 10 fois le stock constaté
évalué au prix de vente. Toutefois, l’inspecteur des impôts a la possibilité d’établir la
patente par comparaison à un établissement similaire.

2- Le calcul de la patente

La contribution des patentes est liquidée par application d’un taux au chiffre d’affaires du
dernier exercice clos tel que défini ci-dessous :

- 0,159% sur le chiffre d’affaires des grandes entreprises, pour une contribution plancher
de FCFA 5 000 000 et un plafond de F CFA 2,5 milliards ;
- 0,283% sur le chiffre d’affaires des moyennes entreprises, pour une contribution planchée
de FCFA141500 et un plafond de FCFA 4 500 000 ;
- 0.494% sur le chiffre d’affaires de, petites entreprises, pour une contribution planchée de
F CFA 50 000 et un plafond de F CFA 140 000.

• Les taxes annexes à la patente

En plus du principal de la patente, il est dû les taxes annexes suivantes :

a- La redevance audiovisuelle :

Elle est égale à une fois le principal théorique de la patente

b- Les centimes additionnels perçus au profit des assemblées consulaires

Ils sont égaux à 3% du principal théorique de la patente.

c- La taxe communale encore appelée Taxe de Développement Local

Elle figure dans un barème spécifique

D- LE PAIMENT DE LA PATENTE

Les contribuables assujetties à la contribution des patentes sont tenus de déclarer et de


s’acquitter en une seule fois des droits auxquels ils sont soumis.

• Dans les deux mois qui suivent la fin de l’exonération temporaire.


• Dans les deux mois qui suivent le début de l’année fiscale, en cas de renouvellement de la
patente.

59
La contribution des patentes est déclarée et liquidée par le redevable à l’aide d’un imprimé
servi par l’administration ou directement en ligne via l’application de télédéclaration.

Pour les entreprises relevant des unités de gestion spécialisées, le paiement de la patente
se fait par virement bancaire dans le compte du receveur des impôts compétents.

E- OBLIGATIONS DU REDEVABLE ET SANCTIONS

1- Obligations

Les personnes soumises à la contribution des patentes même en cas d’exonération sont
tenus d’en faire la déclaration par écrit au centre des impôts compétent dans les 15 jours
suivant le démarrage de l’activité.

Tout patentable est tenu de produire à toute réquisition de l’administration fiscale, une
attestation de non redevance en cours de validité.

2- Sanctions

Tout contribuable qui n’a pas acquitté sa patente dans les délais ou qui n’a pas fourni dans
les mêmes délais les renseignements nécessaires à l’établissement de celle-ci est passible
d’une pénalité de 10%
/mois de retard avec un maximum de 30% de l’impôt dû.

Tout contribuable qui exerce une activité soumise à la patente sans en avoir acquitté les
droits est taxé d’office pour l’année entière et sa cotisation est majorée de 50% à 100%
selon que sa bonne foi soit établie ou non.

Le non règlement des sommes dues au titre de la patente dans les délais prévus ci-dessus
entraine la fermeture d’office et immédiate de l’établissement.

II) LA CONTRIBUTION DES LICENCES

A- CHAMP D’APPLICATION

1- Personnes assujetties

Toute personne physique ou morale autorisée à se livrer à la vente en gros ou au détail à un


titre quelconque ou à la fabrication des boissons alcoolisées ou non alcoolisées est soumise
à la contribution des licences.

Sont réputées boissons non alcoolisées


60
• La bière à teneur d’alcool nulle provenant de la fermentation d’un moût préparé à l’aide de
malt, d’orge ou de riz, de houblon et d’eau.
• Le cidre, le poiré, résultant de la fermentation du jus de pomme et des poires fraîches et,
d’une manière générale tous jus fermentés de fruits frais tels que citron, orange, ananas,
calebasse, framboise, grenade, cerise, groseilles etc. à l’exception du vin.

Sont considérées comme boissons alcoolisées : les bières, les vins, les liqueurs et boissons
autres que celles visées ci-dessus.

2- Exemptions

Ne donnent pas lieu à la contribution des licences, la vente des eaux minérales, eaux
gazeuses aromatisées ou non par extraits non alcoolisés et la vente de jus de fruits frais
non fermentée,

lorsqu’elles sont effectuées dans un établissement distinct de celui comportant les


boissons imposables.

B- LES CARACTERISTIQUES DE LA LICENCE

1- Personnalité de la licence

La licence est personnelle, elle est établie au nom de la personne qui exerce l’activité et ne
peut servir qu’à cette personne.

2- Nombre de licences

Lorsque dans un même établissement il est réalisé des opérations pouvant donner lieu à des
licences différentes, cet établissement est imposé à la licence la plus élevée pour
l’ensemble des opérations qui y sont réalisées.

3- Annualité de la licence

La contribution des licences est due par les importateurs, producteurs et débitants des
boissons donnant lieu à licence. Elle est annuelle et personnelle.

4- Lien patente-licence

Le paiement de la contribution des licences est indépendant de celui de la contribution des


patentes ou de l’impôt libératoire et l’imposition de l’une ne dispense pas du paiement des
61
autres. Le cumul de la vente des boissons avec un autre commerce emporte le paiement de
la contribution de la patente ou de l’impôt libératoire applicable au second commerce.

La licence est fixée d’après le chiffre d’affaires.

Est assimilé à la vente pour l’évaluation du chiffre d’affaires au titre de la licence, toute
remise de boisson donnant lieu à licence à l’occasion de transactions commerciales, de troc,
d’échange ou même de cadeaux ou tout prélèvement destiné à la consommation personnelle.

C- PAIEMENT, OBLIGATIONS ET SANCTIONS

1- Paiement

La licence est liquidée dans le même titre que la patente et est payée en même temps que
cette dernière.

2- Obligations et sanctions

Les obligations et les sanctions prévues en matière de patente sont également applicables
en matière de licence.

III) L’IMPOT LIBERATOIRE

A- CHAMP D’APLLICATION

Les contribuables exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou


agropastorale ne relevant ni du régime du bénéfice réel, ni du régime simplifié d’imposition,
sont soumis à l’impôt libératoire, exclusif du paiement de la patente, de l’IRPP et de la
TVA.
Remarque :
Les contribuables relevant de l’impôt libératoire ne peuvent pas opter pour un régime
supérieur. Cependant :
✓ Lorsque pour un contribuable soumis à l’impôt libératoire, des éléments positifs
permettent de déterminer un chiffre d’affaires supérieur à 10 000 000, ledit contribuable
est soumis à la patente, et selon le cas au régime simplifié ou au régime du réel. Dans ce
cas, l’impôt libératoire acquitté constitue un acompte à valoir sur le principal de la
contribution des patentes.

B- MODALITES DE CALCUL

62
Les tarifs de l’impôt libératoire sont arrêtés par les collectivités territoriales
bénéficiaires du produit de cet impôt à l’intérieur d’une fourchette fixée par catégorie
d’activité ainsi qu’il suit :

• Catégorie A de 0 F à 20 000 F
• Catégorie B de 20 001 F à 40 000 F
• Catégorie C de 41 001 F à 50 000 F
• Catégorie D de 51 001 F à 100 000 F.

Les communes peuvent à l’intérieur de chaque catégorie appliquer des taux spécifiques à
chaque activité dans la limite de la fourchette concernée.

1) Relèvent de la catégorie A, les producteurs, prestataires de services et commerçants


réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à FCFA 2 500 000

2) Relèvent de la catégorie B, les producteurs, prestataires de services et commerçants


réalisant un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur à FCFA 2 500 000 et inférieur à
FCFA 5 000 000

3) Relèvent de la catégorie C, les producteurs, prestataires de services et commerçants


réalisant un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur à FCFA 5 000 000 et inférieur à
FCFA 7 500 000.

4) Relèvent de la catégorie D :

➢ Les producteurs, prestataires de services et commerçants réalisant un chiffre d’affaires


annuel égal ou supérieur à FCFA 7 500 000 et inférieur à FCFA 10 000 000 ;
➢ Les exploitants de baby-foot dont le nombre de machines est inférieur à 10 ;
➢ Les exploitants de flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est inférieur à 5 ;
➢ Les exploitants de machines à sous dont le nombre de machines est inférieur à 3.

A défaut de détermination du chiffre d’affaires, les activités relevant de l’impôt


libératoire font l’objet d’une classification par nature de l’activité.

C- DECLARATION, PAIEMENT, OBLIGATIONS ET SANCTIONS

1- Déclaration

Les contribuables qui entreprennent une activité soumise à l’impôt libératoire sont tenus
d’en faire la déclaration au service des impôts ou au bureau de la mairie dans les lieux où le
service des impôts n’est pas installé et ceci dans les 15 jours qui suivent le début de
l’activité.
63
2- Le paiement

L’impôt libératoire est acquitté trimestriellement et dans les 15 jours qui suivent la fin de
chaque trimestre (15 janvier 15 avril, 15 juillet, 15 octobre) à la caisse de la recette
municipale.

Ceux qui entreprennent au cours de l’année une activité soumise à l’impôt libératoire ne
doivent cet impôt qu’à compter du 1er jour du trimestre au cours duquel ils ont commencé
d’exercer.

L’impôt libératoire est dû par commune, par établissement, et par activité dans le cas de
l’exercice de plusieurs activités distinctes dans le même établissement.

Toutefois, le marchand ambulant qui justifie du paiement de l’impôt libératoire dans la


commune de son domicile n’est plus imposable dans les autres communes de cette même
activité.

3- Obligations

Tout assujetti à l’impôt libératoire est tenu d’afficher son titre de paiement dans son
établissement. Les transporteurs ont l’obligation de présenter leur titre de paiement à
toute réquisition des autorités compétentes.

4- Sanctions

Le défaut d’affichage de la fiche de paiement de l’impôt libératoire entraîne la fermeture


de l’établissement. Il est en outre sanctionné par une amende fiscale de 5 000 frs.

Toutefois, pour les marchands ambulants et les transporteurs, le défaut de présentation


de la fiche de paiement entraîne la saisie des biens meubles non périssables ou du véhicule
et leur conservation à la fourrière municipale dans les conditions fixées par la loi.

Le non règlement des sommes dues au titre de l’impôt libératoire dans les délais prévus ci-
dessus entraîne concomitamment la fermeture d’office et immédiate de l’établissement et
une pénalité de 30% du montant de l’impôt exigible sans préjudice des sanctions.

IV) TAXES FONCIERE SUR LES PROPRIETES IMMOBILIERES

1) CHAMP D’APPLICATION

- La taxe sur la propriété foncière est due annuellement sur les propriétés immobilières,
bâties ou non, situées au Cameroun, dans les Chefs-lieux d’unités administratives.

Relèvent également de la taxe sur la propriété foncière, les propriétés immobilières ci-
dessus lorsqu’elles sont situées dans les agglomérations bénéficiant d’infrastructures ou
de services urbains tels que définis ci-dessous.

Par infrastructures et services urbains, il faut entendre les réseaux de voies carrossables
ou bitumées, d’adduction d’eau, d’électricité et/ou de téléphone.

- Est redevable de la taxe sur la propriété foncière, toute personne physique ou morale
propriétaire d’immeuble (s) bâti (s) ou non bâti (s), y compris tout propriétaire de fait.

- Lorsqu’un immeuble est loué soit par bail emphytéotique, soit par bail à construction, soit
par bail à réhabilitation, ou a fait l’objet d’une autorisation d’occupation temporaire du
domaine public constitutive d’un droit réel, la taxe foncière est établie au nom de
l’emphytéote, du preneur à bail à construction ou à réhabilitation ou du titulaire de
l’autorisation.

2) EXONERATIONS

Sont exonérées de la taxe sur la propriété foncière, les propriétés appartenant :

- À l’Etat, aux collectivités territoriales décentralisées et aux établissements publics


n’ayant pas un caractère industriel et commercial ;
- Aux établissements hospitaliers et scolaires publics ou privés ;
- Aux organismes confessionnels et aux associations culturelles ou de
bienfaisances déclarées d’utilité publique, en ce qui concerne leurs immeubles affectés à
un usage non lucratif ;
- Aux entreprises industrielles, agricoles, d’élevage et de pêche en ce qui concerne leurs
constructions à usage d’usine, de hangars ou de magasins de stockage, à l’exception des
constructions à usage de bureau qui y sont érigées ;
- Aux organismes internationaux ayant signé un accord de siège avec le Cameroun ;
- Aux représentations diplomatiques, sous réserve de réciprocité ;
- Aux clubs, associations ou organismes sportifs agrées, les propriétés destinées aux
activités sportives ainsi que les infrastructures sportives
- Sont également exonérés, les terrains exclusivement affectés à l’agriculture, à l’élevage
et/ou à la pêche.

3) FAIT GENERATEUR

- Le fait générateur de la taxe sur la propriété foncière est constitué par la propriété de
droit ou de fait d’un immeuble.

- La taxe sur la propriété foncière est exigible le 1er janvier de l’année d’imposition. Elle
doit être acquittée spontanément au plus tard le 15 mars, sur déclaration du redevable ou
de son représentant.

Le produit de la taxe foncière sur les propriétaires immobilières est affecté à la


commune du lieu de situation de l’immeuble à concurrence de 60%.

4) DETERMINATION DE L’ASSIETTE

a) Base d’imposition

La taxe sur la propriété foncière est assise sur la valeur des terrains et des constructions
telle que déclarée par le propriétaire.

A défaut de déclaration ou en cas de minoration, la valeur administrative de l’immeuble


déterminée par évaluation administrative.

b) Taux d’imposition

Le taux de la taxe sur la propriété foncière est fixé à 0,1%.

5) LIEUX D’IMPOSITION

La déclaration de la taxe sur la propriété foncière est souscrite et l’impôt payé auprès du
Centre des impôts du lieu de situation de l’immeuble.

Toutefois, pour les entreprises relevant d’une unité de gestion spécialisée, la déclaration
et le paiement sont effectués auprès de celle-ci.

V) TAXE SUR LES JEUX DE HASARD ET DE DIVERTISSEMENT

1) DISPOSITIONS COMMUNES

Il est institué une taxe sur les produits des jeux de hasard et de divertissement au profit
des Communes, quelles que soient la nature et l’activité de l’entreprise qui les réalise.

Est assujettie à la taxe toute personne physique ou morale qui exploite sur le territoire
national, à titre principal ou accessoire, les jeux qui, sous quelque dénomination que ce soit
:
- Sont fondés sur l’espérance d’un gain en nature ou en argent susceptible d’être acquis par
la voie du sort ou d’une autre façon ;
- Sont destinés à procurer un simple divertissement.

2) CHAMP D’APPLICATION

Entrent dans le champ d’application des présentes dispositions les jeux suivants :
- Jeux de hasard, de contrepartie tels que la boule, le 23, les roulettes, les 30 et 40, le
black jack, les craps et tout autre jeu de même nature ;
- Jeux dits "de cercle" tels que le baccara, chemin de fer, le baccara à deux tableaux à
banque limitée, l’écarté, le baccara américain, le baccara à 2 tableaux à banque ouverte et
tout autre jeu de même nature ;
- Les machines à sous ou appareils dont le fonctionnement nécessite l’introduction d’une
pièce de monnaie ou d’un jeton destiné ou non à procurer au joueur la chance d’un gain.
- Les jeux organisés via le téléphone mobile.

3) DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX CASINOS

Le produit des jeux est constitué :


- Pour les jeux de contrepartie : par la différence entre le montant de l’encaisse en fin de
partie et celui de la mise initiale ;
- Pour les jeux de cercle : par le montant intégral de la cagnotte

4) AUTRES DISPOSITIONS COMMUNES

L’assiette du prélèvement est constituée par l’ensemble des produits bruts des jeux, y
compris les recettes accessoires, conformes aux éléments d’une comptabilité particulière
obligatoirement tenue par l’exploitant par nature de jeu.

Les modalités de tenue de la comptabilité visée à l’alinéa 1 ci-dessus sont précisées par
voie réglementaire.

Le prélèvement est liquidé au taux de 15 % applicable au chiffre d’affaires réalisé au cours


d’une période d’imposition, et déterminé conformément à l’article 210 du CGI.

La taxe ainsi calculée est dispensée des 10 % au titre des centimes additionnels
communaux.

Elle constitue une charge déductible pour la détermination du résultat imposable. Elle n’est
pas exclusive de toute autre taxe prévue au titre du cahier des charges qui fixe les
obligations de l’exploitant envers la Commune sur le territoire de laquelle il exerce son
activité.

Toute personne assujettie à la taxe est tenue de souscrire une déclaration au service des
impôts territorialement compétent conformément aux dispositions prévues à l’article L1 du
Livre des Procédures Fiscales.

Le paiement de la taxe est effectué dans les 15 jours qui suivent le mois de réalisation des
opérations taxables à l’aide d’un imprimé spécial disponible dans les services fiscaux.

A défaut de siège social situé sur le territoire national, le redevable exploitant des jeux
est tenu de constituer une caution bancaire dont le montant est fixé par le Ministre
chargé des Finances.

Tout versement tardif ou le non versement de la taxe est sanctionné par les dispositions
du Livre des Procédures Fiscales.

En cas de mise en service de nouveaux appareils en cours d’exercice, l’exploitant est tenu
de souscrire une déclaration complémentaire et de s’acquitter des droits dans les 30 jours
qui suivent l’événement.

Sur présentation d’une quittance, le Service des Impôts compétent délivre pour chaque
appareil ou machine une vignette correspondant à sa catégorie. Cette vignette doit être
affichée sur l’appareil ou la machine de façon visible.

Le défaut d’affichage est sanctionné par une amende de 25 000 francs par appareil ;

L’affichage d’une vignette d’une catégorie inférieure à celle normalement exigible donne
lieu au rappel du complément de droits. Il est sanctionné par une amende égale à 50 % des
droits ;

L’affichage d’une fausse vignette dûment constatée par procès-verbal donne lieu au rappel
du droit en principal. Il est sanctionné par une amende égale au double du droit précité
sans préjudice des poursuites pénales susceptibles d’être engagées à l’encontre de
l’exploitant.

5) DISPOSITIONS SPECIFIQUES AUX JEUX DE DIVERTISSEMENT ET MACHINE A


SOUS

L’exploitation à but lucratif des machines à sous et appareils visés à l’article 208 du CGI,
donne lieu au paiement d’une taxe annuelle forfaitaire non exclusive du paiement des
autres impôts notamment l’impôt sur le revenu et la TVA. Elle constitue une charge
déductible pour la détermination du résultat imposable.

La taxe est liquidée de la manière suivante, quel que soit le régime d’imposition :
- 1ère catégorie = babyfoot : 20 000 francs par appareil et par an ;
- 2ème catégorie = flippers et jeux vidéo : 40.000 francs par an par appareil ;
- 3ème catégorie = machines à sous : 100 000 francs par machine et par an.

Les montants sont majorés de 10 % au titre des centimes perçus au profit de la Commune
du lieu d’exploitation.

Toute personne assujettie à la taxe est tenue de souscrire entre le 1er janvier et le 31
mars une déclaration au Service des Impôts du lieu d’exploitation des machines ; le Service
liquide les droits dus ;

Le paiement de la taxe est effectué au plus tard le 31 mars de la même année.

Il est établi pour chaque appareil un titre portant l’identification de l’appareil. Ce titre
doit être affiché sur l’appareil correspondant et être mentionné sur toutes les
déclarations de versement.

Le défaut d’affichage est sanctionné par une amende de 25 000 francs par appareil.

Le paiement tardif et le défaut total ou partiel de paiement sont sanctionnés


conformément aux dispositions du Livre de Procédures Fiscales.

Tout changement intervenu dans l’exploitation des appareils ou machines tel que cession,
mise au rebut, transfert, doit faire l’objet d’une déclaration au Service des Impôts
territorialement compétent, dans les 15 jours de l’événement.

Le défaut de déclaration est sanctionné par une amende de 25.000 francs par appareil.

VI) TAXES DE SEJOUR

Il est institué une taxe de séjour assise sur les nuitées passées dans les établissements
d’hébergement classés ou non. La taxe de séjour est due par la personne hébergée et est
collectée par l’établissement hébergement, à savoir des hôtels, motels, auberges et les
résidences hôtels meublés.

La taxe de séjour est reversée mensuellement au plus tard le 15 pour les opérations
effectuées au cours du mois précédent auprès du centre des impôts gestionnaires de
l’établissement d’hébergement.

NB1 : le tarif de la taxe de séjour est fixé ainsi qu’il suit :

- Hôtel de 5 étoiles 5000 FCFA par nuitée


- Hôtel de 4 étoiles 4000 FCFA par nuitée
- Hôtel de 3 étoiles 3000 FCFA par nuitée
- Hôtel de 2 étoiles 1000 FCFA par nuitée
- Etablissements meublés et autres gites 2 000 FCFA par nuitée
- Hôtel de 1 étoile et autres établissements d’hébergement non classés 500 FCFA par nuitée

NB2 : les produits de la taxe de séjour sont repartis ainsi qui suit :

- Etat : 35%
- Compte d'affectation spéciale pour le soutien et développement des activités de tourisme
et de loisirs : 35%
- Commune du lieu de situation de l'établissement d'hébergement : 30%
TRAVAUX DIRIGÉS
QUESTIONS

01.-Définissez et donnez les caractéristiques de l’impôt.


02.- Citez les principales sources du droit fiscal. Précisez pour chacune, le pouvoir
correspondant et sa portée.
03.- Les éléments de technique fiscale. Définissez chaque élément.
04.- Avantages et inconvénients de l’impôt direct et de l’impôt indirect. 05.- Structurez de
manière schématique le système fiscal camerounais.

QUESTIONS A CHOIX MULTIPLES

I) L’IRPP frappe le revenu :


a) des personnes morales
b) des sociétés anonymes
c) des personnes physiques
d) des GIC

II) Trouvez deux intrus


a) Les traitements, salaires pensions et rentes viagères
b) Les revenus des capitaux mobiliers
c) Les revenus de transfert
d) Les revenus fonciers
e) Les revenus des personnes physiques et assimilées
f) Les bénéfices des activités artisanales industrielles et commerciales
g) Les bénéfices des exploitations agricoles
h) Les bénéfices des professions non commerciales et assimilées

III) L’estimation des avantages en nature est faite selon le barème ci-après : vrai ou faux
(a) Electricité 5% ; (b) Par véhicule 15% ; (c) Logement 15% ; (d) Eau 2% ;
(e) Nourriture 10% ; (f) Par domestique 4%.

IV) Relèvent du régime simplifié les personnes physiques et morales effectuant :


a) Le transport interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places et
exploitant plus de 5 véhicules.
b) Le transport interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places et
exploitant au plus 5 véhiculés.
c) Le transport interurbain de personnes par minibus et cars d’au moins 50 places quel que soit
le nombre de véhicules exploites.

V) Relèvent du régime simplifié les personnes physiques et morales :


a) Exploitants des baby-foot dont le nombre de machines est compris entre 10 et 25.
71
b) Exploitants des baby-foot dont le nombre de machines est supérieur à 25.
c) Exploitant des machines à sous dont le nombre est supérieur à 10.
d) Exploitant des machines à sous dont le nombre est compris entre 3 et 10.

VI) L’impôt sur les sociétés est calculé sur les bénéfices obtenus :

a) par période de 10 mois


b) par période de 6 mois
c) par période de 12 mois
d) par période de moins de 10 mois

VII) Le résultat fiscal est le résultat déterminé selon :

a) les règles et les dispositions fiscales


b) les règles et les dispositions financières
c) les règles et les dispositions comptables
d) les principes et les dispositions administratives

VIII) Parmi les impôts, taxes et amendes ci-dessous souligner les trois qui ne
sont pas déductibles

a) droit d’enregistrement
b) IRPP
c) impôts fonciers
d) amendes et pénalités fiscales
e) impôts sur les sociétés
f) patentes licences et taxes annexes
g) taxes sur appointement et salaires
EXERCICE 1
Les éléments du salaire du directeur commercial d’une société X se présentent comme suit
:
- Salaire de base : 8 000 000 FCFA
Prime d’ancienneté : 50 000 par mois FCFA
- Prime de responsabilité : 1 800 000 FCFA
- Indemnité de déplacement : 2 800 000 FCFA
- Prime de technicité : 1 500 000 FCFA
- Prime d’assiduité : 15 000 FCFA par mois
- Indemnité de représentation : 1 500 000 FCFA
- Allocation familiale : 200 000 FCFA
Ce responsable bénéficie d’un logement, de deux domestiques et de deux véhicules de
fonction.
En complément de son salaire, il exerce une activité commerciale dont le chiffre d’affaires
s’élève à 20 000 000 FCFA. Il ne tient pas de comptabilité et est prestataire de service.
72
Il a également effectué des dépôts en banque dans un compte courant. Les intérêts
produits se sont élevé à 3 000 000 FCFA
En janvier 2016 il a acheté 150 titres de participation au prix unitaire de 25 000 FCFA et en
décembre 2016 il cède ces titres pour un montant de 4 500 000 FCFA.
Ce Monsieur est également propriétaire d’un immeuble qui lui rapporte un loyer de 5 000
000 FCFA. Les charges de l’immeuble sont constituées du salaire du gardien 30 000 par
mois, du ramassage des ordures ménagères 100 000 par mois.
TAF :
1) Quel est la nature fiscale des différents types de revenu de ce Monsieur ?
2) Calculez l’IRPP que doit acquitter ce Monsieur.
3) Calculez son IRPP net à payer en fin d’année sachant qu’il a été opéré au cours de l’année les
acomptes conformément à la loi fiscale en vigueur.

EXERCICE 2
Mr TONY est Directeur Commercial de l’entreprise de dans la ville de Bafoussam. Au cours
de l’exercice 2016, il a perçu :
- Un salaire de 7 200 000 F CFA ;
- Une prime de responsabilité de 1800 000 F CFA ;
- Une prime de technicité de 1 200 000 F CFA ;
- Une indemnité de déplacement de 2 400 000 F CFA.
II bénéficie en outre d’un logement de fonction, de 2 domestiques, d’un véhicule de
fonction, d’une indemnité de représentation de 3 000 000 FCFA et d’une allocation familiale
de 300 000 FCFA.
TAF:
1- Calculer le Revenu net Imposable de Mr TONY, sachant qu’il versera à la CNPS au titre de
la retraite la somme de 31 500 FCFA.
2- En supposant que c’est la seule catégorie de revenu dont bénéficie Mr TONY,
calculez le montant de son IRPP.

EXERCICE 1
On vous confie le dossier fiscal de l’entreprise NAMA qui contient les renseignements
suivants :

- Capital social .................................................................................................. 10 000 000 FCFA


- Principaux actionnaires :
> Mr Djeudja 40%
> Mr Nono 25%
> Mr Bikoa 15%
> Autres 20%
- Chiffre d’affaires hors taxes de l’exercice 2014 ........................................... 356 789 225 FCFA
- Résultat comptable de l’exercice 2014 ................................................................ 28 270 433 FCFA
73
NB : l’exercice fiscal va du 1er janvier au 31 décembre.

De l’examen du compte d’exploitation de l’exercice 2014, vous relevez :

1. Le compte de transports consommés contient 800 000 FCFA de remboursement des frais
de déplacement au Directeur Commercial.
2. Parmi les loyers, 720 000 FCFA concerne la location d’un micro-ordinateur appartenant à
Mr Nomo.
3. Les honoraires ont été payés à un cabinet de marketing français pour un montant de
3 500 000 FCFA, et à un expert camerounais qui ne s’est pas fait identifié pour une somme
de 300 000 FCFA.
4. La société NAMA a accordé au courant de l’exercice 2014 les dons suivants :
> 1 800 000 FCFA à la prison centrale de Nkondengui
> 100 000 FCFA au RDPC
5. On note parmi les frais de personnel une indemnité forfaitaire de déplacement de 100 000
FCFA par mois au Directeur Commercial.
6. Les intérêts du compte courant de Mr Djeudja ont été calculés au taux de 14% sur un
solde de 15 000 000 CFA. (taux de la BEAC 9%).
7. Parmi les provisions on note :
> Provision pour congé payé ............................................................................................. 285 000 FCFA
> Provision pour dépréciation des titres en porte feuille suite à une baisse de cours
105 000 FCFA
> Provision pour investissement (renouvellement du matériel informatique)
2 500 000 FCFA
8. Les produits financiers sont constitués :
> D’un montant de 2 505 000 FCFA d’intérêt de dépôt à terme à la SG (net d’impôt).
> Des dividendes nets de 1 670 000 FCFA perçues de la société ROGA ROGA installée à
Douala et dans laquelle l’entreprise NAMA avait souscrit 30 % du capital à sa création en
2009.
9. Les reprises de provisions sont constituée de :
> Reprise sur provision antérieure (2013) pour congés payés .................................. 300 000 FCFA

TAF:

1) Quelles sanctions court l’entreprise NAMA pour n’avoir pas identifié l’expert
camerounais qui a perçu 300 000 FCFA d’honoraire ?
2) Déterminer le résultat fiscal et le montant de l’impôt sur les sociétés de l’exercice
2014 de l’entreprise NAMA.
3) Quel est le solde de l’impôt à verser au trésor en fin d’exercice 2014 sachant
qu’au cours de l’exercice, l’entreprise NAMA s’est régulièrement acquittée de l’acompte de
2,2 % du chiffre d’affaires

74
EXERCICE 2

La Sté « DJEUDJA » a versé pendant l’exercice 2017 un Minium de Perception de 6 000


000 FCFA chacun seulement en trois fois.

Au 31/12/2017, le résultat comptable dégagé s’élève à 255 000 000 FCFA. Pour la
détermination du résultat fiscal, on doit tenir compte des opérations suivantes :

1) 350 000 FCFA représentant des frais de séminaire ayant réuni pendant deux
jours « l’état- major » de la société afin de mettre au point la stratégie de développement
de l’entreprise pour les cinq prochaines années.
2) 540 000 FCFA de jetons de présence.
3) 2 140 000 FCFA de pénalités se décomposant comme suit:
220 000 FCFA pénalités pour retard de paiement des acomptes de l’IS. 120 000 FCFA
pénalités fiscales d’assiette (retard de déclaration)
1 800 000 FCFA pénalités versées à la sécurité sociale.

4) 9 600 000 FCFA représentant la rémunération de Mme DJEUDJA, directrice financière


de la société et épouse du PDG.
5) Les intérêts du compte courant de Mr DJEUDJA ont été calculés au taux de 13 % sur un
solde de 10 000 000 FCFA (Taux de la BEAC 10 %).
6) Les produits financiers sont constitués : D’un montant de 2 500 000 FCFA d’intérêt de
dépôt à terme à la SGBC (net d’impôt).
7) Des dividendes nets de 1 600 000 FCFA perçues de la société SAINT PAUL installée à
Douala et dans laquelle La Sté « DJEUDJA » avait souscrit 30 % du capital à sa création
en 2010.
8) Elle a décaissé 15 000 000 F représentant la redevance pour brevet au bénéfice d’une
société gabonaise.
9) Les honoraires ont été payés à un cabinet de marketing ivoirien pour un montant de
18 000 000 FCFA, et à un expert camerounais qui ne s’est pas fait identifié pour une
somme, de 300 000 FCFA.
10) Cette société a effectuée des versements suivants au profit :
o D’une crèche pour les enfants handicapés 3 500 000 FCFA ;
o Du comité de développement du village du PDG Mr DJEUDJA 500 000 FCFA ;
o Du RDPC 1 500 000 FCFA ;
o De l’association « Médecins sans frontières » branche camerounaise 2 500 000 FCFA.
11) Autres produits non imposables : 7 000 000 FCFA.

NB : CATTC : 1 073 250 000 FCFA

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TAF :
1- Quel aurait dû être le montant total de son MP à payer pour 2017 ?
2- Quelles sanctions court la Sté « DJEUDJA » pour n’avoir pas identifié l’expert
camerounais qui a perçu 300 000 FCFA d’honoraire ?
3- Calculer le Résultat Fiscal. 4- Calculer l’I.S. de 2017
5- Comparer l’I.S. aux MP. Quel est le reliquat à verser avant le 15/03/2018.
6- Calculer le 1er acompte provisionnel de 2018 et quelle est sa date de versement ?

Le chiffre d’affaires hors taxe des établissements Wamba pour l’exercice 2009 se
décompose de la manière suivante:
- Affaires soumises à la TVA ............................................................................................ 25 000 000
- Affaires non soumises à la TVA...................................................................................... 12 000 000
- Exportation. 13 000 000
Total [Link] .................................................................. 50 000 000

Mr Wamba vous fait l’état d’achat des biens et des services des factures ci-dessous
enregistrés par sa comptabilité au cours du mois de janvier 2010 :

N° Date NatureMontant TVA Montant Observations


HT TTC
12 A 20/10/07 Achat de 250 000 48 125 298 125 La TVA sur ces deux
26 B 05/10/08 marchandises 600 000 115 715 500 factures n’avait pas
Achat de 000 été déduite par oublie
marchandises du comptable
145 03/01/10 Achat de matière 580 000 111650 691650 R.A.S
première
2A11 03/01/10 Achat de 107 325 La facture porte le
fournitures montant TTC
uniquement
21A 04/01/10 Transport sur 50 000 9625 59 625 La facture ne
achat comporte pas le
numéro de
contribuable
429 05/01/10 Achat huile 50 000 9 625 59 625 Réglé mais non livré
moteur
K30 05/01/10 Achat de 450 000 86 625 536 625 Livré mais non réglé
marchandises
123 07/01/10 Réfection 80 000 15 400 95 400 R.A.S
bâtiment
183 08/01/10 Honoraire 200 000 38 500 238 500 Non réglé
comptable

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04A 10/01/10 Frais de 100 000 19 250 119 250 RAS
restaurant
11D 15/01/10 Réparation 250 000 48 125 298 125 RAS
véhicule de
fonction du DG
22A 20/01/10 Avance sur cde 500 000 96 250 596 250 RAS
m/ses
145 25/01/06 Achat de matière 800 000 154 954 000 Ce fournisseur est au
première 000 régime
d’impôt libératoire
22A 28/01/10 Achat de 60 000 11550 71550 Réglé mais non livré
fournitures
15 B 30/01/10 Avance honoraire 300 000 57 750 357 750 RAS
d’avocat

Pour le mois de janvier 2010 ses ventes hors taxes sont les suivantes :
- Ventes soumises à la TVA .................................................................................................. 2 500 000
- Ventes exonérées de la TVA ................................................................................................ 800 000
- Exportations500 000

Questions :

1) Procéder à l’analyse fiscale des factures enregistrées en janvier 2010.


2) Après avoir déterminé le Prorata Provisoire, dites quel est le montant de la TVA à reverser
au trésor au plus tard le 15 février 2010 ?
3) Sachant que pour tout l’exercice 2010, le chiffre d’affaires se décompose de la manière
suivante :
- Affaires soumises à la TVA ................................................................................................ 38 000 000
- Affaires soumises ................................................................................................................ 12 000 000
Total CAHT ....................................................................... 60 000
000

Et que le total des déductions opérées au courant de l’année 2010 (compte tenue du
prorata provisoire) s’est élevée à 5 390 800 F, déterminez le montant de la TVA à
régulariser pour le compte de l’exercice 2010. (Compte tenu du prorata définitif).

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