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Le logarithme est une fonction mathématique qui transforme un produit en somme, facilitant ainsi certains calculs. Il est défini comme la puissance à laquelle une base doit être élevée pour obtenir un nombre donné, avec des applications dans divers domaines tels que l'analyse mathématique, la chimie et l'informatique. Les logarithmes courants incluent le logarithme népérien, le logarithme décimal et le logarithme binaire, chacun ayant des usages spécifiques.

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Le logarithme est une fonction mathématique qui transforme un produit en somme, facilitant ainsi certains calculs. Il est défini comme la puissance à laquelle une base doit être élevée pour obtenir un nombre donné, avec des applications dans divers domaines tels que l'analyse mathématique, la chimie et l'informatique. Les logarithmes courants incluent le logarithme népérien, le logarithme décimal et le logarithme binaire, chacun ayant des usages spécifiques.

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Logarithme

famille de fonction mathématiques pour lesquelles l'image d'un produit est la somme des images

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour l’article ayant un titre homophone, voir Loga-Rythme.

Cela permet de substituer le problème d’effectuer une addition à celui d’effectuer une
multiplication, et ainsi de simplifier certains calculs.

Tracés des courbes des fonctions logarithmes en base 2, e et 10.

En mathématiques, plus généralement en science, le logarithme d'un nombre donné répond à la


question "À quelle puissance faut-il élever un certain nombre fixé, appelé la base du logarithme,
pour obtenir le nombre donné ?", dans les cas où une telle puissance existe.

Exemple :

Le logarithme en base dix de 1000 est 3 car 103 = 10×10×10 = 1000.

Dans ce cas, le plus simple, le logarithme est le nombre entier qui compte les répétitions de la base
multipliée par elle-même. Dans cette opération, multiplier un nombre par la base équivaut à ajouter
1 à son logarithme. L'exponentiation généralise cette opération de multiplication par soi-même à des
puissances intermédiaires entre les entiers, qu'on exprime en nombres réels.

Exemple :

Le logarithme en base dix de la racine carrée de 10, notée

10

{\displaystyle {\sqrt {10}}}, est 0,5 car

10

10

10

10

{\displaystyle {\sqrt {10}}^{2}={\sqrt {10}}\times {\sqrt {10}}=10}, donc

log

10

10

log

10


10

log

10

10

{\displaystyle (\log _{10}{\sqrt {10}})+(\log _{10}{\sqrt {10}})=\log _{10}{10}=1}

Plus précisément, une fonction logarithme est la fonction réciproque d'une exponentiation, c'est-à-
dire que le logarithme de base

{\displaystyle b} d'un nombre réel strictement positif est la puissance à laquelle il faut élever la base

{\displaystyle b} pour obtenir ce nombre.

Le logarithme de base

{\displaystyle b} du nombre

{\displaystyle x} se note logb x. Si la base est évidente d'après le contexte, ou si elle n'a pas
d'importance, on peut écrire simplement log x. Par définition,

log


x

{\displaystyle b^{\log _{b}x}=x}.

John Napier a développé les logarithmes au début du XVIIe siècle. L'utilité du logarithme pour le
calcul vient du fait que la fonction logarithme transforme un produit en somme :

log

log

log

{\displaystyle \log _{b}(x\cdot y)=\log _{b}x+\log _{b}y\,}. Pendant trois siècles, la table de
logarithmes et la règle à calcul, fondée sur une échelle logarithmique, ont servi pour le calcul,
jusqu'à leur remplacement, dans le dernier quart du XXe siècle, par des calculatrices électroniques.
Le logarithme permet en outre de présenter sous une forme concise des relations entre nombres
d'ordre de grandeur très différents.

Logarithmes d'usage courant

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Trois fonctions logarithmes sont d'usage courant :

le logarithme népérien (ou naturel) dont la base est le nombre e, est fondamental en analyse
mathématique car il est la primitive de la fonction

{\displaystyle x\mapsto {\tfrac {1}{x}}} s’annulant en 1 et la fonction réciproque de la fonction


exponentielle ; il est souvent noté ln sauf en informatique ou en théorie des nombres où log sans
autre précision signifie en général logarithme népérien ;

le logarithme décimal, dont la base est 10, reste le plus communément utilisé pour les calculs dans le
domaine technologique ainsi qu'en chimie pour le calcul de pH ;

le logarithme binaire, dont la base est 2, est utile en informatique théorique et pour certains calculs
appliqués.

Le logarithme complexe généralise la notion de logarithme aux nombres complexes.

Motivation

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Une échelle logarithmique permet de représenter sur un même graphique des nombres dont l'ordre
de grandeur est très différent. Les sciences appliquées les utilisent fréquemment dans les formules,
comme celles qui évaluent la complexité des algorithmes ou des fractales et celles qui dénombrent
les nombres premiers. Ils décrivent les intervalles musicaux et selon le modèle de Weber-Fechner
s'appliquent généralement en psychophysique.

Tout logarithme transforme


un produit en somme :

log

log

log

{\displaystyle \log _{b}(x\cdot y)=\log _{b}x+\log _{b}y\,}

un quotient en différence :

log

x
y

log

log

{\displaystyle \log _{b}\left({\frac {x}{y}}\right)=\log _{b}x-\log _{b}y\,}

une puissance en produit :

log

log

x
.

{\displaystyle \log _{b}(x^{y})=y\log _{b}x.\,}

Historique

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Article détaillé : Histoire des logarithmes et des exponentielles.

Page de garde du livre de John Napier de 1614 : Mirifici Logarithmorum Canonis Descriptio

La présentation de correspondances entre suites arithmétiques et suites géométriques avec


l'observation qu'une somme dans une suite correspond à un produit dans l'autre est ancienne et on
la voit déjà chez Archimède (IIIe siècle av. J.-C.), Chuquet (XVe siècle) et Stifel (début du XVIe siècle)
en Europe[1], al-Samaw'al[2] (XIIe siècle) et Ibn Hamza al-Maghribi[3] (fin du XVIe siècle) dans le
monde arabe , mais l'observation est plutôt tournée vers une utilisation algébrique[1].

Vers la fin du XVIe siècle, le développement de l'astronomie et de la navigation maritime d'une part
et les calculs bancaires d'intérêts composés d'autre part poussent les mathématiciens à chercher des
méthodes de simplification de calculs et en particulier le remplacement des multiplications par des
sommes[4]. L'invention de tables dites logarithmique permettant de faciliter les calculs comportant
des produits est l’œuvre de mathématiciens du début du XVIIe siècle: Jost Bürgi[5], Neper et
Briggs[6], travail poursuivi par Johannes Kepler[7], Ezechiel de Decker et Adriaan Vlacq[5].

En 1647, Grégoire de Saint-Vincent, travaillant sur la quadrature de l’hyperbole, définit la fonction


primitive de la fonction

s’annulant en 1. Huygens remarquera en 1661 que cette fonction se trouve être une fonction
logarithme particulière : le logarithme naturel[8].

La correspondance entre les fonctions exponentielles et logarithmes n’apparaît qu'après le travail de


Leibniz sur la notion de fonction, en 1697, et se développe au cours du XVIIIe siècle dans les écrits
d'Euler[9].
La tentative d'application de la fonction logarithmique à la variable complexe date du XVIIIe siècle et
donne lieu à une controverse entre Bernoulli et Leibniz résolue par Euler[10].

Propriétés des fonctions logarithmes

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Dans cette section, nous donnons des propriétés d'une fonction logarithme, quelle que soit sa base
b.

Propriétés algébriques

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Article détaillé : Identités logarithmiques.

Les fonctions logarithme sont par définition les morphismes continus non constamment nuls de

{\displaystyle (\mathbb {R} _{+}^{*},\times )} vers

{\displaystyle (\mathbb {R} ,+)}.

Pour tout réel b strictement positif et différent de 1, le logarithme de base b : logb est la fonction
continue définie sur
R

{\displaystyle \mathbb {R} _{+}^{*}} vérifiant l'équation fonctionnelle :

pour tous x et y réels strictement positifs,

log

log

log

)
{\displaystyle \log _{b}(xy)=\log _{b}(x)+\log _{b}(y)}

et

log

{\displaystyle \log _{b}(b)=1}

Cette définition permet de déduire rapidement les propriétés suivantes :

log

{\displaystyle \log _{b}(1)=0}

log

(
x

log

log

{\displaystyle \log _{b}(x/y)=\log _{b}(x)-\log _{b}(y)}

log

=
y

log

{\displaystyle \log _{b}(x^{y})=y\log _{b}(x)}

log

{\displaystyle \log _{b}(b^{n})=n} pour tout entier naturel n, puis pour tout entier relatif n

log

r
pour tout rationnel r.

Comme tout réel strictement positif x est la limite d'une suite dont le terme général est de la forme
brn, où (rn) est une suite de rationnels convergeant vers un réel

, on détermine logb(x) comme étant la limite de rn.

Changement de base

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Deux fonctions logarithmes ne diffèrent que d’une constante multiplicative : pour tous réels
strictement positifs a et b différents de 1 et pour tout réel x > 0,

log

log

log

(
b

Toutes les fonctions logarithmes peuvent donc s’exprimer à l’aide d’une seule, par exemple la
fonction logarithme népérien : pour tout réel strictement positif b différent de 1 et pour tout réel x >
0,

log

ln

ln

Dérivée

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La fonction logb est dérivable sur


R

de dérivée :

log

ln

qui a même signe que ln(b).

Donc la fonction logb est strictement monotone, croissante quand b est supérieur à 1, décroissante
dans le cas contraire.

Nombre de chiffres avant la virgule

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Si b est un entier supérieur ou égal à 2 et x > 0, la représentation propre de x en base b possède n


chiffres avant la virgule si et seulement si
b

<

, soit

log

<

. Le nombre de chiffres n est donc égal à

log


+

Et lorsque x tend vers l'infini, on a donc

log

Fonction réciproque (antilogarithme)

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Article détaillé : Exponentielle de base b.

Représentation dans le cas b > 1. Le graphe de la fonction logarithmique logb(x) (bleu) est obtenu en
reflétant celui de la fonction bx (rouge) par rapport à la diagonale x = y.

La fonction

log

R
+

{\displaystyle \log _{b}:\mathbb {R} _{+}^{*}\to \mathbb {R} } est la bijection réciproque de la
fonction exponentielle de base b[11], parfois appelée antilogarithme de base b :

{\displaystyle \operatorname {antilog_{b}} :\mathbb {R} \to \mathbb {R} _{+}^{*},\;x\mapsto b^{x}}.
Autrement dit, les deux façons possibles de combiner (ou composer) les logarithmes et l’élévation à
des puissances redonnent le nombre original :

pour tout réel x, prendre la puissance x-ième de b, puis le logarithme en base b de cette puissance,
redonne x :

log

log

x
;

inversement, pour tout réel y strictement positif, prendre d'abord le logarithme en base b, puis
élever b à sa puissance, redonne y :

log

Les fonctions réciproques sont étroitement liées aux fonctions originales. Leurs graphes, qui se
correspondent lorsqu’on échange les coordonnées x et y (ou par réflexion par rapport à la diagonale
x = y), sont montrés à droite dans le cas où b est un réel strictement supérieur à 1 : un point (u, t =
bu) sur le graphe (rouge) de la fonction antilogarithme x ↦ bx fournit un point (t, u = logb(t)) sur le
graphe (bleu) du logarithme et vice versa. Comme b > 1, la fonction logb est croissante et quand x
tend vers +∞, logb(x) tend vers +∞, tandis que lorsque x approche zéro, logb(x) tend vers –∞. Dans
le cas où le réel b est strictement compris entre 0 et 1, la fonction logb est décroissante et ces limites
sont interverties.

En matière de calcul, l'antilog ramène des logarithmes aux valeurs. Soit à évaluer une formule F
combinant multiplications, divisions et exponentiations, et soit f la formule définissant le logarithme
de F en combinant sommes, différences et produits des (logarithmes) des données. La valeur de F
peut s'obtenir comme l'antilog de la valeur de f, ce qui conclut le calcul. On peut ainsi remplacer
l'évaluation

x
×

par

antilog

log

log

b

log

Fonctions logarithme courantes

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Logarithme népérien

modifier

Article détaillé : Logarithme népérien.

Le logarithme népérien, ou logarithme naturel, est la fonction logarithme dont la dérivée est la
fonction inverse définie de

{\displaystyle \mathbb {R} _{+}^{*}} dans

{\displaystyle \mathbb {R} } :

x

{\displaystyle x\mapsto {\frac {1}{x}}}.

La fonction de Neper est par convention notée « ln »[12] ou « log », notation couramment utilisée
en théorie des nombres et en informatique[13].

La base de la fonction logarithme népérien, notée e, est appelée nombre de Néper[14] ou nombre
d'Euler[15],[16].

Une valeur approchée est :

2,718

{\displaystyle \mathrm {e} \approx 2{,}718}.

Logarithme décimal

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Article détaillé : Logarithme décimal.

C’est le logarithme le plus pratique dans les calculs numériques manuels, il est noté log ou log10. La
norme ISO 80000-2[17] indique que log10 devrait être noté lg, mais cette notation est rarement
utilisée.

On le retrouve dans la création des échelles logarithmiques, les repères semi-logarithmiques ou log-
log, dans la règle à calcul, dans le calcul du pH, dans l’unité du décibel.

Il précise à quelle puissance il faut élever 10 pour retrouver le nombre de départ : l'image d'un
nombre par log est l'entier relatif auquel il faut élever 10 pour obtenir l'antécédent. Par exemple :

En base dix :

log
10

10

car

10

10

log

10

100

car

10

100
log

10

1000

car

10

1000

log

10

01

car

10

01

La valeur du logarithme d’autres nombres que des puissances de 10 demande un calcul approché. Le
calcul de log(2) par exemple peut se faire à la main, en remarquant que 210 ≈ 1000 donc 10 log10(2)
≈ 3 donc log10(2) ≈ 0,3.

Pour tout réel strictement positif b différent de 1 et pour tout réel x > 0,

log

log

10

log

10

Logarithme binaire

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Article détaillé : Logarithme binaire.

La norme ISO 80 000 recommande de noter lb le logarithme en base 2[18].

Le logarithme binaire, d'usage spécialisé dans le calcul des intervalles musicaux à partir d'un rapport
de fréquences, pour obtenir des octaves, des demi-tons ou des cents, a trouvé beaucoup plus
d'application en informatique. Les ordinateurs travaillant en système binaire, le calcul d'un
logarithme en base 2 se fait par l'algorithme le plus précis et le plus efficace.

Un nombre x codé en virgule flottante binaire se décompose en une mantisse m, comprise entre 1
(inclus) et 2 (exclu) et un exposant p, indiquant la puissance de 2 qui multiplie la mantisse pour
obtenir le nombre. L'exposant est la partie entière du logarithme binaire, tandis que le logarithme
binaire de la mantisse est compris entre 0 (inclus) et 1 (exclu).

lb

x
)

lb

Ce qui ramène le calcul à celui du logarithme binaire d'un nombre entre 1 (inclus) et 2 (exclu). Si on
multiplie ce nombre par lui-même, et que le résultat dépasse 2, c'est que le nombre est supérieur à
√2 : le chiffre suivant, après la virgule, est un 1, dans le cas contraire, c'est un 0. On continue par
itération jusqu'à la précision souhaitée.

Les deux logarithmes précédents se déduisent de celui-ci par :

ln

l
b

et

log

10

10

Cologarithme

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Article détaillé : Cologarithme.

Le cologarithme d'un nombre est l'opposé du logarithme de ce nombre et le logarithme de son


inverse[19] :
colog

log

log

Généralisations

modifier

Le logarithme complexe est la fonction réciproque de l'exponentielle complexe et généralise ainsi la


notion de logarithme aux nombres complexes. Le logarithme discret généralise les logarithmes aux
groupes cycliques et a des applications en cryptographie à clé publique.

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 5 jours par Kodar

pages associées
Fonction exponentielle

fonction mathématique

Logarithme népérien

fonction mathématique

Exponentielle de base a

fonction mathématique

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Exponentielle de base a

fonction mathématique

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En analyse réelle, l’exponentielle de base a est la fonction notée expa qui, à tout réel x, associe le
réel ax. Elle n’a de sens que pour un réel a strictement positif. Elle étend à l’ensemble des réels la
fonction, définie sur l’ensemble des entiers naturels, qui à l’entier n associe an. C’est donc la version
continue d’une suite géométrique.
Fonction exponentielle de base a

Représentation graphique de la fonction exponentielle de base e (en noir), de base 10 (en rouge) et
de base 1/2 (en bleu).

Notation

exp

{\displaystyle \exp _{a}(x)} ou

{\displaystyle a^{x}}

Réciproque

log

{\displaystyle \log _{a}(x)} ou

ln

)
ln

{\displaystyle {\frac {\ln(x)}{\ln(a)}}}

Dérivée

ln

exp

{\displaystyle \ln(a)\exp _{a}(x)}

Primitives

exp

ln

{\displaystyle {\frac {\exp _{a}(x)}{\ln(a)}}+C}

Principales caractéristiques

Ensemble de définition

{\displaystyle \mathbb {R} }

Ensemble image

{\displaystyle \mathbb {R} _{+}^{*}}

Valeurs particulières

Valeur en zéro

Limite en +∞

{\displaystyle +\infty } si

>

{\displaystyle a>1}
0

{\displaystyle 0} si

<

{\displaystyle a<1}

Limite en −∞

{\displaystyle 0} si

>

{\displaystyle a>1}

{\displaystyle +\infty } si

<

{\displaystyle a<1}

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Elle s’exprime à l’aide des fonctions usuelles exponentielle et logarithme népérien sous la forme

exp


(

ln

{\displaystyle \exp _{a}(x)=a^{x}={\rm {e}}^{x\ln(a)}.}

Elle peut être définie comme la seule fonction continue sur ℝ, prenant la valeur a en 1 et
transformant une somme en produit.

Pour a différent de 1, c’est la réciproque de la fonction logarithme de base a. On appelle d’ailleurs


parfois ces fonctions les fonctions antilogarithmes. Le cas a = e correspond aux fonctions
exponentielle et logarithme népérien.

Les fonctions exponentielles sont les seules fonctions dérivables sur ℝ, proportionnelles à leur
dérivée et prenant la valeur 1 en 0. Elles permettent de modéliser les phénomènes physiques ou
biologiques dans lesquels la vitesse de croissance est proportionnelle à la taille de la population.

On trouve aussi le terme de fonctions exponentielles pour des fonctions dont l’expression est N ax.
De la puissance à l’exponentielle

modifier

On considère un réel a strictement positif ; il est facile de définir an comme le produit de a par lui-
même n fois pour tout entier n supérieur ou égal à 1,

exp

fois

{\displaystyle \exp _{a}(n)=a^{n}={\underset {n{\text{ fois}}}{\underbrace {a\times a\times \cdots \


times a} }}}

puis de définir a0 = 1 et a–n =


1

an

. On démontre aisément la propriété an + m = an × am. Cette construction, assez naturelle,


correspond aux phénomènes dits à croissance ou décroissance exponentielle.

Article détaillé : Suite géométrique.

Exemple 1 : imaginons une population dont la taille augmente de 30 % tous les 10 ans. Si l’on note N
la population en 1900, il est facile de calculer la population en 1910, 1920… qui sera de N × 1,3, puis
N × 1,32… pour aboutir au bout de n décennies à N × 1,3n. Il est même possible de déterminer la
population en 1890, 1880… qui sera de N × 1,3−1, N × 1,3–2…

Exemple 2 : le carbone 14 a une décroissance radioactive de période T = 5 730 ans ce qui veut dire
que tous les T ans, le nombre de particules radioactives a été divisé par 2. Si l’on mesure, à un
instant donné, le nombre N de particules radioactives, au bout de n périodes, le nombre de
particules radioactives n’est plus que de N × (1/2)n.

La question qui se pose est de déterminer la taille de la population ou le nombre de particules


radioactives entre deux mesures (la décennie pour la population ou la période pour la particule). Il
s’agit donc de « combler les trous entre les entiers ». Une tentative peut être faite grâce à la racine
n-ième : si la population a été multipliée en 10 ans par 1,3, on cherche à déterminer par combien
elle est multipliée chaque année. Elle est multipliée par un réel q tel que q10 = 1,3, c’est-à-dire q =
10√1,3 que l’on note 1,31/10.

On est donc capable de définir ar pour des exposants non entiers :

exp

)
=

{\displaystyle \exp _{a}(1/q)=a^{1/q}={\sqrt[{q}]{a}}}

exp

)
p

{\displaystyle \exp _{a}(p/q)=a^{p/q}=({\sqrt[{q}]{a}})^{p}={\sqrt[{q}]{a^{p}}}}.

On a ainsi « comblé les trous » et défini ar pour tout r rationnel. Pour définir ax pour tout réel x, il
faut ajouter un argument de continuité : tout réel x est « aussi proche que l’on veut » d’un rationnel
p/q ; la valeur de ax sera alors « proche de » ap/q.

Cette idée intuitive de ce que pourrait être ax apparaît très tôt — en même temps que la notation
exponentielle, c’est-à-dire dès le XVIIe siècle[1]. Mais il faudra attendre les siècles suivants pour voir
en x ↦ ax :

une fonction ;

vérifiant ax + y = axay, c’est-à-dire transformant une somme en produit ;

continue ;

réciproque d’une fonction logarithme (qui transforme un produit en somme) ;

dérivable et dont la dérivée est proportionnelle à la fonction.

Définitions

modifier

Il existe plusieurs points d’entrée possibles pour la définition de la fonction exponentielle : par ses
propriétés algébriques (transforme une somme en produit), par la propriété de sa dérivée (dérivée
proportionnelle à la fonction), ou par ses relations avec la fonction exponentielle et la fonction
logarithme népérien.

Par la propriété algébrique

modifier

Article détaillé : Équation fonctionnelle de Cauchy.


Définition — On appelle fonction exponentielle réelle, toute fonction de R dans R, non
identiquement nulle et continue en au moins un point, transformant une somme en produit, c’est-à-
dire vérifiant l’équation fonctionnelle

{\displaystyle \forall u,v\in \mathbb {R} \quad f(u+v)=f(u)\times f(v).}


Une telle fonction f est continue et strictement positive et pour tout réel a > 0, l’unique f telle que
f(1) = a est appelée exponentielle de base a et se note expa.

Autrement dit : ces fonctions sont les morphismes continus de (R, +) dans (R+*, ×), et sont en
bijection avec R+* via f ↦ f(1).

La relation

2
{\displaystyle f(u)=f\left(2{\frac {u}{2}}\right)=\left[f\left({\frac {u}{2}}\right)\right]^{2}}

assure que la fonction est à valeurs positives.

L’équation fonctionnelle garantit de plus que toutes ces valeurs sont non nulles dès que l’une
d’entre elles l’est.

Puis, des considérations analogues à celles développées dans la section précédente assurent
l’existence[2] et l’unicité[3], pour tout réel a > 0, d’une fonction f définie sur les rationnels, vérifiant
l’équation fonctionnelle, et prenant en 1 la valeur a.

On démontre[3] la continuité et — par densité de ℚ dans ℝ — l’unicité d’une fonction vérifiant


l’équation fonctionnelle, prenant en 1 la valeur a, et continue en au moins un point. Son existence
s’obtient par prolongement par continuité :

Détails

On vérifie facilement que la fonction x ↦ ax (définie pour l’instant seulement sur les rationnels) est
monotone et que la suite a1/2n converge vers 1. Ceci, joint à l’équation fonctionnelle, permet de
montrer que la fonction est Cauchy-continue sur ℚ, donc prolongeable par continuité à ℝ. Par
continuité et densité, ce prolongement à ℝ vérifie encore l’équation fonctionnelle.

On peut remarquer que — hormis la fonction constante 1, qui correspond à a = 1 — toutes ces
applications f : ℝ → ]0, +∞[ sont bijectives. Ce sont donc des isomorphismes de (R, +) dans (R+*, ×).

On prouve qu’alors f est dérivable et vérifie l’équation différentielle :

=
f

et

1.

{\displaystyle f’(x)=f’(0)\times f(x)\quad {\text{et}}\quad f(0)=1.}

Démonstrations

1re méthode. — D’après le § « Par une équation différentielle » ci-dessous, les fonctions gk : x ↦
exp(kx) vérifient g’k = kgk, gk(0) = 1 et transforment les sommes en produits. Pour k = exp−1(a), on a
gk(1) = a donc par unicité, gk = f.

2e méthode. — Pour démontrer qu’une fonction continue transformant une somme en produit est
nécessairement dérivable, on peut s’appuyer sur le fait qu’une fonction continue possède des
primitives[4]. Si l’on note F une primitive de f, on peut écrire

0
1

f
(

{\displaystyle \int _{0}^{1}f(x)f(t)\mathrm {d} t=f(x)\int _{0}^{1}f(t)\mathrm {d} t=f(x)(F(1)-F(0))}

mais aussi

t
)

)
.

{\displaystyle \int _{0}^{1}f(x)f(t)\mathrm {d} t=\int _{0}^{1}f(x+t)\mathrm {d} t=F(x+1)-F(x).}

La fonction f étant strictement positive, F est strictement croissante et F(1) – F(0) est alors non nul.
En confrontant les deux égalités, on peut écrire

(
0

{\displaystyle f(x)={\frac {F(x+1)-F(x)}{F(1)-F(0)}},}

ce qui prouve que, f s’exprimant comme combinaison linéaire de fonctions dérivables, f est
dérivable.

En dérivant l’égalité

{\displaystyle f(x+u)=f(x)f(u)}

par rapport à x, on obtient

f

{\displaystyle f’(x+u)=f’(x)f(u)}

puis, en prenant x égal à 0,


(

{\displaystyle f’(u)=f’(0)f(u).}

À l’aide de la fonction exponentielle et de la fonction logarithme népérien

modifier

Définition — Soit a un réel strictement positif. On appelle fonction exponentielle de base a la


fonction définie sur ℝ par

ln

{\displaystyle f(x)={\rm {e}}^{x\ln(a)}\,}

où x ↦ ex est la fonction exponentielle et ln la fonction logarithme népérien.


Cette fonction est bien continue, transforme une somme en produit et prend la valeur a en 1.

Par une équation différentielle

modifier

Définition — On appelle fonction exponentielle toute fonction dérivable vérifiant l’équation


différentielle et la condition initiale suivantes :

et

{\displaystyle f’=kf\quad {\text{et}}\quad f(0)=1}

où k est un réel quelconque.

On peut remarquer que pour une telle fonction, k est la valeur de la dérivée en 0.

En supposant seulement connue l’existence d’une solution pour k = 1 (la fonction exp), une solution
évidente pour k quelconque est la fonction x ↦ exp(kx).
On montre[5] que cette solution est la seule. De plus, la solution transforme toute somme en
produit[6], donc sa définition coïncide avec celle ci-dessus « Par la propriété algébrique », pour a =
exp(k).

Comme réciproque des fonctions logarithmes

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Définition — Soit a un réel strictement positif, différent de 1. La fonction logarithme de base a est
une bijection de R*+ dans R. On appelle fonction exponentielle de base a sa bijection réciproque :

exp

0
,

log

{\displaystyle {\bigl (}x\in \mathbb {R} ,\quad y=\exp _{a}(x){\bigr )}\Leftrightarrow {\bigl (}y\in \
left]0,+\infty \right[,\quad x=\log _{a}(y){\bigr )}.}

La fonction logarithme étant continue, transformant un produit en somme et prenant la valeur 1 en


a, sa bijection réciproque est continue, transforme une somme en produit et prend la valeur a en 1.

Propriétés

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Propriétés algébriques

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Pour tous réels strictement positifs a et b et pour tous réels x et y :

=
exp

ln

ln

log


(

{\displaystyle a^{x}=\exp(x\ln(a))={\rm {e}}^{x\ln(a)},\quad a^{x}=b^{x\log _{b}(a)},\quad a^{xy}=\


left(a^{x}\right)^{y}.}

Les applications expa : x ↦ ax sont des morphismes de groupes (abéliens) de (R, +) dans (R+*, ×) :

a
0

{\displaystyle a^{x+y}=a^{x}a^{y},\quad a^{0}=1,\quad {\frac {1}{a^{x}}}=a^{-x}.}

Ces morphismes constituent un groupe isomorphe à (R+*, ×) (via a ↦ expa) — donc aussi à (R, +) :

x
=

{\displaystyle a^{x}b^{x}=(ab)^{x},\quad 1^{x}=1,\quad {\frac {1}{a^{x}}}=\left({\frac {1}{a}}\


right)^{x},\quad a^{1}=a.}

Étude de fonction

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La fonction exponentielle de base a est indéfiniment dérivable sur R et sa dérivée a pour expression

exp


(

ln

exp

{\displaystyle \exp _{a}’(x)=\ln(a)\,\exp _{a}\!(x)}.

Puisque la fonction exponentielle est toujours positive, le signe de sa dérivée ne dépend que du
signe de ln(a). La fonction est donc strictement croissante lorsque la base a est strictement plus
grande que 1 ; elle est strictement décroissante quand la base est inférieure à 1 et constante si on a
pris pour base a = 1.

Les limites de la fonction exponentielle de base a dépendent de la position de a par rapport à 1 :

si a > 1 alors

lim

a
x

lim

{\displaystyle \lim _{x\to +\infty }a^{x}=+\infty \quad {\rm {et}}\quad \lim _{x\to -\infty }a^{x}=0~;}

si a < 1 alors

lim

=
0

lim

{\displaystyle \lim _{x\to +\infty }a^{x}=0\quad {\rm {et}}\lim _{x\to -\infty }a^{x}=+\infty .}

La fonction exponentielle a un comportement prévisible par rapport à la fonction puissance : en cas


d’indétermination en +∞, c’est l’exponentielle qui l’emporte :

pour tous réels a > 1 et b,

lim

b
=

Elle est à la fois logarithmiquement convexe (donc convexe) et logarithmiquement concave (en).

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 1 an par Ariel Provost

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Fonction exponentielle

fonction mathématique

Logarithme népérien

fonction mathématique

Fonction puissance

fonction élevant la variable à une puissance constante

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