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État Composé

Le document traite de l'État fédéral, soulignant ses principes de formation et de fonctionnement. Il explique que l'État fédéral se constitue par association ou dissociation d'États souverains et se distingue d'une confédération par sa structure juridique. Le fonctionnement de l'État fédéral repose sur l'autonomie des États fédérés et leur participation dans les décisions fédérales.

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État Composé

Le document traite de l'État fédéral, soulignant ses principes de formation et de fonctionnement. Il explique que l'État fédéral se constitue par association ou dissociation d'États souverains et se distingue d'une confédération par sa structure juridique. Le fonctionnement de l'État fédéral repose sur l'autonomie des États fédérés et leur participation dans les décisions fédérales.

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Thème : l’État composé

L’analyse classique affirme que trois éléments doivent être réunis pour avoir un État : la
population, le territoire et des structures gouvernementales assumant l'organisation et le
fonctionnement des services essentiels à la population et au territoire. Les États ont des
critères communs mais connaissent des formes distinctes. On peut surtout distinguer deux
formes : les États unitaires et les États composés. Aujourd’hui, les États composés
modernes renvoient à la Confédération et l’État fédéral, objet de notre examen. Ainsi, par
État fédéral, on entend un ensemble d’États qui jusque-là souverains acceptent de perdre
une partie de leur souveraineté au profit d’une entité qui les représente sur le plan
international.

Ce texte de nature doctrinal du professeur Bernard CHANTEBOUT, est tiré de son œuvre
Droit constitutionnel, 19ème édition, à la page 61-64. L’œuvre est Publiée en 2002, à Paris
à la maison d’édition Dalloz.

Ce texte est argumenté autour de deux point à savoir le principe d’organisation d’une part
et le principe de fonctionnement d’autre part de l’État fédéral.

L’idée qui émane de ce texte est les principes régissant de l’État fédéral.

L’État fédéral superpose des collectivités étatiques distinctes et réalise ainsi une véritable
division verticale du pouvoir.

Compte tenu de ces considérations, il est commode d’analyser l’État fédéral comme une
combinaison de principes. Ces principes sont relatifs, le principe de formation (I) et le
principe de fonctionnement (II) seront les deux points qui seront traités.

I/ Le principe de formation de l’État fédéral

Il s’agira de montrer d’une part la constitution de l’État fédéral et d’autre part la


caractéristique de l’État fédérale part oppositions à la confédérfédéral

A- La constitution de l’État fédéral

Selon l’auteur : « L’État fédérale peut se constituer soit par un processus d’association
soit par un processus de dissociation ». En effet, il se crée par association du fait de
l’agrégation de plusieurs États unitaires qui décident de s’associer pour donner naissance
à un nouvel État souverain. Cette hypothèse de création par association ou encore par
agrégation est la plus fréquente. Ce procédé a été utilisé par les États-Unis, le Canada, la
suisse et l’Allemagne. En revanche, la création de l’État fédéral par dissociation
intervient suis à un morcellement ou éclatement de L’État unitaire. Le cas de la Belgique
(en 1993) et la dislocation de l’ex URSS (en 1991) illustrent ce fédéralisme par
dissociation.
B- La caractéristique de l’État fédéral par opposition à la confédération

L’État fédéral est caractérisé par la coexistence d’ordres juridiques propres aux États
fédérés et d’un ordre juridique supérieur qui est celui de fédéral, c’est seulement l’État
fédéral qui dispose de la souveraineté internationale. En revanche, la confédération est
fondée sur un traité international qui aménage des compétences aux organes communs
des États associés. C’est ce qui fait dire au professeur CHANTEBOUT que « l’existence
et l’organisations de l’État fédéral ne repose pas comme celles de la confédération, sur un
traité de droit international, mais sur une constitution, c’est-à-dire sur un acte de droit
interne ».

II/ Le principe de fonctionnement de l’État fédéral

Le fonctionnement durable de l’État fédéral n’est envisageable qu’à la condition du


respect des lois fédérales que sont le principe d’autonomie (A) et le principe de
participation (B).

A/ Le principe d’autonomie

La création d’un État fédéral implique la reconnaissance d’une autonomie aux États
fédérés afin que ceux-ci puissent préserver une certaine liberté. C’est pourquoi le
professeur CHANTEBOUT affirme « Ils continuent d’être des États car leur autonomie
est reconnue et garantie ». Ainsi, selon Michel Clapie, l’autonomie concédé aux États
fédérés s’exprime de deux manière. D’une part, une autonomie constitutionnelle
permettant à l’État fédéré « De jouir d’une certaine liberté d’auto- organisation » et,
d’autre part une autonomie législative lui permettant de disposer d’une législation propre.
Cette autonomie législative est dite ordinaire, du fait qu’elle provient directement de la
constitution fédérale et non pas d’une législation fédérale. Elle n’est ni attribuée ni
dérivée. Le principe d’autonomie favorise la latitude laissée aux collectivités étatiques de
définir leurs propres politiques sur toute les matières à l’exception de celles-ci relevant
du domaine de l’État fédéral. Ainsi, C’est l’État fédéral qui détermine les compétences
des organes fédéraux, notamment de l’organe législatif et donc à contrario de celles des
entités fédérées. Les États membres reçoivent leurs compétences de la loi fédérale. L’État
fédéré n’a pas donc la compétence de sa compétence. Cela se comprend dans la mesure
où elle n’est pas souveraine.

B/ Le principe de participation

Les États fédérés participent à la formation des décisions de l’État fédéral. Il y ‘a en


principe dans les États fédéraux une seconde chambre où siègent des représentants des
États membres. En contrepartie de la perte de leur souveraineté, les entités fédérées
participent au pouvoir constituant, au pouvoir exécutif et au pouvoir législatif.
D’abord au pouvoir constituant ce qu’il faut dire c’est que toute modification de la
révision requiert l’intervention des entités fédérées. C’est ainsi qu’aux États Unis,
l’initiative appartient aux 2/3 des membres du Congrès et la ratification ¾ des législatures
des entités fédérées. Ensuite, sur le plan législatif, la loi fédérale doit trouver sa source
dans la volonté des citoyens représentés dans la première chambre mais aussi dans la
deuxième chambre. Enfin, sur le plan exécutif, la participation est indirecte. Ainsi en
Suisse, le gouvernement fédéral est désigné par les deux chambres du Parlement. De
même en Allemagne, le Président fédéral est élu par un collège comprenant les
représentants des Länder. Au Canada, chaque province est représentée par un ministre
fédéral. C’est pourquoi le professeur CHANTEBOUT affirme : « Ils reçoivent en
contrepartie de l’abdication de leur souveraineté internationale, le droit de participer à
l’élaboration de la politique de l’État fédéral ».

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