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Expose de SVT: Theme

Cet exposé présente une introduction à la géologie, en détaillant son but, ses disciplines et ses méthodes d'étude, tant sur le terrain qu'en laboratoire. Il aborde également l'analyse des cartes géologiques et la confection de coupes géologiques, ainsi que les ensembles géologiques spécifiques au Sénégal, notamment le bassin sédimentaire. Enfin, il met en lumière les potentialités et risques géologiques du Sénégal.

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Cet exposé présente une introduction à la géologie, en détaillant son but, ses disciplines et ses méthodes d'étude, tant sur le terrain qu'en laboratoire. Il aborde également l'analyse des cartes géologiques et la confection de coupes géologiques, ainsi que les ensembles géologiques spécifiques au Sénégal, notamment le bassin sédimentaire. Enfin, il met en lumière les potentialités et risques géologiques du Sénégal.

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EXPOSE DE SVT

THEME : INTRODUCTION A LA GEOLOGIE

EXPOSANTES

 Aminata Fall
 Fatou Diama Thior
 Mame Mareme Watt
 Soda Mareme Sy
PLAN :

INTRODUCTION A LA GEOLOGIE
I. LE BUT DE LA GÉOLOGIE
1. LES DISCIPLINES DE LA GÉOLOGIE
2. LES METHODES D’ETUDE DE LA GÉOLOGIE
[Link] D’ETUDE SUR LE TERRAIN
B. METHODES D’ETUDE DE LABORATOIRE
II. L'ÉTUDE D’UNE CARTE GÉOLOGIQUE
1. LECTURE D’UNE CARTE GÉOLOGIQUE
[Link] D’UNE CARTE
B. LÉGENDE DE LA CARTE
C. COURBES DE NIVEAU
2. LA CONFECTION D’UNE COUPE GÉOLOGIQUE
III. LES ENSEMBLES GÉOLOGIQUES DU SÉNÉGAL
1. LE BASSIN SÉDIMENTAIRE
[Link] SOCLE ANCIEN DU SÉNÉGAL ORIENTAL
B. LES FORMATIONS VOLCANIQUES DU CAP
VERT
2. LES POTENTIALITÉS ET LES RISQUES GÉOLOGIQUES
DU SÉNÉGAL
[Link] POTENTIALITÉS GÉOLOGIQUES
b. LES RISQUES GÉOLOGIQUES AU SÉNÉGAL

CONCLUSION
INTRODUCTION

La géologie, issue des mots grecs gê (signifiant "Terre") et logos (signifiant "science"
ou "discours"), est la science qui étudie la Terre dans sa globalité. Elle s'intéresse à
la composition chimique et minéralogique de notre planète, à la structure de son
intérieur ainsi qu'à son histoire dynamique marquée par des événements majeurs
comme la formation des montagnes, les séismes, ou encore les éruptions
volcaniques.

La géologie vise à comprendre comment la Terre s'est formée, comment elle a


évolué à travers le temps, et comment elle continue aujourd'hui à se transformer
sous l'effet de processus naturels internes et externes.
Elle analyse également la nature, la disposition et l’évolution des matériaux solides
de la Terre, que nous connaissons sous le nom de roches, ainsi que les ressources
naturelles qu'elles contiennent.

À travers cette étude, la géologie permet d’expliquer l’apparition des paysages, de


prévoir certains risques naturels et de mieux comprendre l’impact des activités
humaines sur l’équilibre de notre planète.

I. Le but de la géologie

La géologie analyse l'environnement de l'Homme, les objets étudiés appartiennent


essentiellement au monde minéral.
Leur taille varie de l'infiniment petit (structure microscopique), au très grand
(plusieurs milliers de kilomètres dans le cas de l'écorce terrestre).
La géologie ne se limite pas à l'étude de la Terre dans sa forme actuelle.

Elle essaie de retracer son passé en recherchant et en analysant les phénomènes


anciens, les éléments fossilisés (animaux et végétaux).
Leur comparaison avec ceux du présent conduit à des hypothèses sur l'histoire de la
terre.

A. Les disciplines de la géologie

Plusieurs disciplines se rencontrent dans l'étude de la géologie mais on peut citer


quelques-unes.
● La chronologie permet de dater et de classer des observations.
● La paléontologie étudie les populations animales et végétales et les situe dans
le temps.

Elle est complétée par les méthodes radiochronologiques qui utilisent les horloges
nucléaires prisonnières des roches que sont les éléments radioactifs.
Grâce à ces méthodes de datation, le géologue, à partir de ses observations et en
supposant que les méthodes anciennes soient semblables à celles observées à
l'époque actuelle, peut reconstituer l'image du monde à une époque ancienne ou
paléogéographie.

L'ensemble du monde minéral s'organise en cycles périodiques provoqués par des


forces qui agissent au niveau de la Terre.

L'étude de ces forces et de leurs effets constitue la géodynamique.


● La géodynamique externe étudie les transformations (érosion, sédimentation)
dues en surface à l'énergie solaire, tandis que la géodynamique interne étudie
celles causées en profondeur par l'évacuation de l'énergie terrestre (volcanisme,
séismes, déformation des roches...). La géologie est une science jeune.

La connaissance des paysages, des peuplements anciens, de la description des


différentes roches (pétrographie), de leurs formations (pétrologie). La géologie
appliquée permet :
● De connaître les qualités physiques de résistance des roches avant
l'installation de grands travaux (ponts, barrages hydroélectriques, usines...) ;
● De rechercher les structures du sous-sol en vue de connaître les concentrations
en substances utiles (minerais, pétrole, eau potable, géothermie...) ;
● De connaître les propriétés physiques et chimiques des sols en vue de
développer ou d'améliorer le rendement des cultures ;
● D’établir des cartes géologiques ou des cartes pédologiques (cartes des sols)
très utiles pour planifier le développement industriel ou agricole d'un État.

B. Méthodes d'étude de la géologie

Le travail du géologue porte essentiellement sur les constituants de l'écorce


terrestre.
Le géologue a besoin d'une culture scientifique étendue et dispose de méthodes
d'investigation et d'observation rigoureuses.
On distingue deux secteurs de travail chez le géologue : le terrain et le laboratoire.

1. Méthodes d'étude de terrain

La géologie est une science de terrain. On ne peut pas faire de la géologie sans être
sur un terrain. Pour aller sur le terrain, le géologue doit déterminer les itinéraires ;
repérer les affleurements naturels et les zones à risque. Les affleurements étant des
endroits où la roche est visible, ils peuvent être des falaises, des flancs de montagne,
des pentes de relief, des ravins, etc. Le travail sur le terrain consiste à identifier les
roches. Ce travail s'effectue le plus souvent avec des moyens réduits (loupe réactive
simple).

2. Méthodes d'étude de laboratoire

Le travail de terrain fait appelle nécessairement à un prolongement au laboratoire.


Les échantillons recueillis au terrain sont examinés au laboratoire par des
microscopes, des rayons X etc.
Ces techniques d'observation sont mieux appropriées à l'étude d'objets de très
faibles dimensions, et vont permettre de connaître la composition minéralogique
exacte d'une roche.
II. Etude d’une carte géologique
L'étude des cartes géologiques constitue une méthode fondamentale pour
comprendre l'histoire et la structure de notre sous-sol. Ces documents scientifiques
complexes synthétisent des années de recherches et d'observations de terrain.
Dans cet exposé, nous analyserons méthodiquement les différents éléments d'une
carte géologique, en apprenant à décoder sa légende, comprendre son échelle,
interpréter ses courbes de niveau, et enfin réaliser une coupe géologique.
1. Lecture d'une carte géologique

La lecture d'une carte géologique nécessite une approche systématique. Il faut


d'abord procéder à une première approche visuelle où l'on identifie les différentes
couleurs qui représentent les formations géologiques. On repère ensuite les grandes
structures comme les failles, généralement représentées par des traits noirs épais,
et les plis. L'observation de la distribution spatiale des différentes formations permet
de se familiariser avec l'organisation générale du terrain étudié.

L'analyse détaillée consiste à examiner les contacts entre les différentes formations
géologiques. On identifie les discordances, qui sont des contacts irréguliers entre
couches d'âges très différents. Les indices de chronologie relative entre les
formations sont particulièrement importants à relever. Les symboles particuliers
comme les pendages, qui indiquent l'inclinaison des couches, fournissent des
informations cruciales sur la structure du sous-sol.

Pour établir une chronologie, on utilise le principe de superposition selon lequel, en


l'absence de perturbation tectonique, les couches les plus anciennes se trouvent en
dessous des plus récentes. Les recoupements constituent un autre indice important :
une formation qui en recoupe une autre lui est nécessairement postérieure. De
même, les inclusions nous renseignent sur la chronologie, puisqu'un fragment inclus
dans une formation est obligatoirement plus ancien que celle-ci.

a. L'échelle d'une carte géologique

L'échelle est un élément crucial pour interpréter correctement les distances et les
surfaces représentées sur une carte géologique. Les cartes géologiques détaillées
sont généralement à l'échelle 1/50 000e, ce qui signifie qu'un centimètre sur la carte
correspond à 500 mètres sur le terrain. Les cartes régionales utilisent souvent une
échelle de 1/250 000e, où un centimètre équivaut à 2,5 kilomètres. Pour les
représentations nationales synthétiques, l'échelle peut atteindre 1/1 000 000e, avec
un centimètre représentant 10 kilomètres.

Les implications de l'échelle sont importantes à comprendre. Plus l'échelle est


grande (comme 1/25 000e), plus la précision et le niveau de détail sont importants. À
l'inverse, plus l'échelle est petite (comme 1/1 000 000e), plus la représentation est
généralisée et moins les détails sont visibles. L'échelle détermine donc le niveau de
détail des formations géologiques qui peuvent être représentées sur la carte.

En pratique, pour calculer une distance réelle, il faut multiplier la distance mesurée
sur la carte par le dénominateur de l'échelle. Pour estimer des surfaces, on multiplie
la surface mesurée sur la carte en centimètres carrés par le carré du dénominateur
de l'échelle. Ces calculs permettent de transposer les mesures de la carte à la réalité
du terrain.
b. La légende d'une carte géologique

La légende constitue la clé de décodage indispensable à la compréhension de la


carte géologique. Son organisation suit généralement un ordre chronologique, avec
les formations classées de la plus récente en haut à la plus ancienne en bas.
Chaque période géologique possède son code couleur standardisé reconnaissable
internationalement : le Quaternaire est représenté par du jaune pâle, le Tertiaire par
de l'orangé, le Crétacé par du vert, le Jurassique par du bleu, le Trias par du violet,
le Permien par du brun, et ainsi de suite pour les périodes plus anciennes.

Les informations lithologiques fournies par la légende précisent la nature des roches,
qu'il s'agisse de calcaire, de grès, de granite ou d'autres types de formations. Des
figurés spécifiques peuvent indiquer des particularités lithologiques comme la
présence de conglomérats ou de fossiles caractéristiques. L'âge précis est souvent
indiqué par un système de lettres et de chiffres, comme j3 pour le Jurassique
supérieur, permettant une datation plus fine des couches géologiques.

Les symboles structuraux représentés dans la légende incluent les failles,


généralement figurées par des traits épais noirs, parfois accompagnés d'indications
sur leur rejet. Les pendages sont indiqués par de petits traits avec un chiffre
précisant l'angle d'inclinaison des couches. Les plis, qu'ils soient anticlinaux ou
synclinaux, sont représentés par des lignes dotées de symboles spécifiques
permettant de comprendre l'orientation et la nature de ces déformations tectoniques .

c. Les courbes de niveau

Les courbes de niveau permettent d'ajouter la dimension verticale à la carte


géologique, essentielle pour comprendre la relation entre le relief et la géologie. Ces
courbes suivent le principe de joindre des points de même altitude sur le terrain.
L'équidistance, qui correspond à la différence d'altitude entre deux courbes
successives, reste constante sur une même carte. Ces courbes sont généralement
représentées en brun ou en noir fin pour les distinguer des autres éléments de la
carte.

L'interprétation du relief à partir des courbes de niveau repose sur quelques


principes simples. Des courbes rapprochées indiquent une pente forte, tandis que
des courbes espacées révèlent une pente douce. Les courbes concentriques
fermées avec une altitude croissante vers l'intérieur représentent une colline ou un
sommet. À l'inverse, des courbes concentriques fermées avec une altitude
décroissante vers l'intérieur signalent une dépression ou un creux dans le paysage.

La relation entre les courbes de niveau et la géologie est particulièrement instructive.


On observe souvent que les vallées se sont creusées dans des formations tendres
comme les marnes ou les argiles, plus facilement érodables. Les reliefs
correspondent généralement à des formations plus résistantes à l'érosion, comme
les calcaires massifs ou les grès. Les ruptures de pente visibles dans le tracé des
courbes de niveau peuvent signaler des changements lithologiques importants,
révélant ainsi la structure profonde du terrain.

2. La confection d'une coupe géologique

La coupe géologique représente un outil fondamental pour visualiser la structure du


sous-sol en profondeur, complément indispensable à la carte géologique. Sa
réalisation suit plusieurs étapes méthodiques. On commence par tracer une ligne
droite sur la carte dans la zone d'intérêt que l'on souhaite étudier. Ensuite, on
reporte précisément les intersections de cette ligne avec les courbes de niveau et
les limites entre les différentes formations géologiques. On construit alors le profil
topographique en respectant l'échelle verticale choisie. Les limites entre formations
sont prolongées en profondeur en tenant compte des pendages indiqués sur la
carte. Enfin, on représente les structures tectoniques comme les failles ou les plis
qui affectent les couches géologiques.

Certaines règles importantes doivent être respectées lors de la réalisation d'une


coupe géologique. Il faut maintenir une cohérence entre les échelles horizontales et
verticales, bien que l'on utilise souvent une exagération verticale pour mieux
visualiser les structures. Les pendages indiqués sur la carte doivent être fidèlement
reportés sur la coupe. Le principe de continuité des couches doit être respecté pour
assurer la cohérence géologique de l'ensemble. Les discordances et les contacts
anormaux comme les failles doivent être représentés avec précision pour refléter la
réalité des structures géologiques.

L'interprétation de la coupe ainsi réalisée permet de reconstituer l'histoire géologique


de la région étudiée. On peut identifier les différentes phases de déformation
tectonique qui ont affecté les terrains au cours des temps géologiques. La coupe
permet également d'évaluer l'importance de l'érosion qui a façonné le paysage
actuel, en révélant les parties manquantes des formations géologiques. Cette lecture
temporelle des événements géologiques constitue l'aboutissement de l'analyse
d'une carte géologique

. 1. Le bassin sédimentaire

➢ Notion de bassin sédimentaire

Un bassin sédimentaire est une dépression en forme de cuvette évasée due à un


affaissement lent et progressif (subsidence), où se sont empilés pendant une longue
période (10 à 100Ma.) et sur une grande épaisseur des sédiments variés, marins ou
continentaux.
➢ Localisation et limite

D'âge Secondaire et Tertiaire, il représente la partie centrale du Bassin Côtier Nord‐


ouest Africain qui s'étend de la dorsale Réguibât au Nord à la faille Guinéenne au
Sud. Il est limité à l'ouest par l'océan Atlantique et à l'est par la chaîne des
Mauritanides. Il occupe les 3/4 du territoire Sénégalais.

➢ Les dépôts du bassin sédimentaire Sénégalo-mauritanien

La majorité des affleurements du bassin sont constitués de recouvrements sableux


récents. Le Maestrichtien et l'Eocène affleurent cependant dans la presqu'île du Cap
Vert et l'Eocène dans la vallée du Fleuve.

La description et la connaissance du bassin ont été rendues possibles surtout grâce


aux données de forages hydrauliques et pétroliers

− Les formations secondaires comprennent notamment le Paléocène constitué de


calcaires zoo gènes exploités à Bandia et à Pout par les cimenteries et les
producteurs de granulats, les sables, grès et argiles du Maestrichtien.

Le Paléocène et le Maestrichtien sont également connus comme de grands


aquifères qui contribuent de manière importante à l'alimentation en eau des villes et
villages situés dans le bassin.
− Les formations tertiaires recèlent dans le compartiment d'âge Eocène,
d'importantes ressources en phosphates, calcaires industriels, attapulgites, et
argiles céramiques, combustibles solides etc.
Une part importante du bassin est recouverte de formations superficielles
quaternaires qui, dans les parties moyennes et récentes, sont caractérisées par des
dunes rouges fixes, des dunes jaunes et blanches semi fixées ou vives.
Ces dunes, souvent exploitées comme matériaux de construction autour des
centres urbains, constituent également d'importants réservoirs de minéraux lourds .

a. Le socle ancien du Sénégal oriental


● La structure du socle ancien du Sénégal oriental

Les formations les plus anciennes du socle sont des roches métamorphiques (schistes,
micaschistes, marnes), des roches volcaniques et des granites.

Elles sont d'âge Précambrien moyen ; certaines renferment du fer et de l'or (exemple l'or
de Kédougou).
Les roches du Précambrien terminal et du Primaire forment une bande de terrains
sédimentaires variés qui sont plissés, faillés, métamorphisés et granitisés.
La fin de l'ère Primaire est marquée par des montées de laves (dolérites).
● Notion de socle

En géologie, un socle appelé aussi socle cristallin, désigne des terrains anciens
composés de roches métamorphiques ou magmatiques plissées formées au cours d'un
ou plusieurs cycles orogéniques.

b. Les formations volcaniques du cap vert

La partie occidentale du bassin sénégalo-mauritanien a été le siège d'un important


volcanisme vers la fin du Tertiaire sur l'ensemble du Cap Vert et du Plateau de Thiès,
et au quaternaire sur la presqu'île de Dakar.

● Les formations du tertiaire

Le premier épisode volcanique fini-tertiaire a lieu entre l'Oligocène et le Miocène


supérieur.
Il se manifeste par des épanchements de basalte dans la presqu'île du Cap-Vert
(Cap Manuel, Gorée, Fann) et des intrusions de laves dans la région de Thiès
correspondant à des dykes (Diack, Sène Sérère), ou à des filons tectoniques (Keur
Mamour, Ravin des voleurs, Thiéo, Bellevue, Sandock, Fouloume).
Le volcanisme tertiaire est donc essentiellement fissural.

● Les formations du quaternaire

Le second épisode volcanique a eu lieu au Quaternaire. Il se présente en deux ensembles


volcaniques :

▶un ensemble volcanique inférieur constitué d'une coulée de dolérites intercalée dans
les sables de la base du quaternaire.
▸Il affleure le long de la bordure littorale de Fann à Ouakam,

▶un ensemble volcanique supérieur qui représente le « volcanisme des Mamelles ».


▸Il est constitué par plusieurs coulées successives de basanite, de basanite doléritique
et d'une coulée terminale de dolérite, mais également de produits pyroclastiques formés
de tufs, de pierres ponces, de scories et de bombes (Dia, 1982)

Le bassin sédimentaire du Sénégal, le socle ancien du Sénégal oriental et les


formations volcaniques constituent les ensembles géologiques du Sénégal.
Ces derniers contiennent d'importantes ressources naturelles qui sont aujourd'hui
exploitées au Sénégal.
.

2. Les potentialités et les risques géologiques au Sénégal


A. Les potentialités géologiques au Sénégal

Le Sénégal possède d'importantes ressources minérales diversifiées sur son


territoire. L'or représente une richesse considérable, principalement exploitée dans
la région de Kédougou-Kéniéba où se trouvent notamment les mines de Sabodala et
Mako. Les gisements de phosphates constituent également une ressource
stratégique, avec des réserves significatives localisées dans les régions de Matam
et Thiès, largement utilisées pour la fabrication d'engrais. La Grande Côte
sénégalaise recèle d'importants dépôts de zircon, particulièrement exploités à Diogo,
ainsi que du titane présent sous forme d'ilménite dans les sables côtiers. Dans le
sud-est du pays, la région de la Falémé abrite des gisements significatifs de minerai
de fer qui représentent un potentiel économique considérable. Le sous-sol
sénégalais contient également du marbre de qualité, principalement dans la région
de Bandafassi.

Le secteur des hydrocarbures connaît un développement majeur avec la découverte


récente d'importants gisements de pétrole et de gaz naturel au large des côtes
sénégalaises. Les champs pétroliers SNE et le projet gazier Grand Tortue/Ahmeyim
témoignent de ces richesses offshores considérables, avec des réserves gazières
estimées à plusieurs centaines de milliards de mètres cubes. Cette manne
énergétique pourrait transformer l'économie du pays dans les prochaines années.

Le Sénégal dispose également d'un potentiel géothermique dans certaines zones


présentant un gradient géothermique favorable au sein du bassin sédimentaire
sénégalais, offrant des perspectives pour le développement d'énergies
renouvelables alternatives. Les ressources en eau souterraine constituent un autre
atout majeur, avec d'importantes nappes phréatiques dans les formations
sédimentaires et des aquifères profonds comme le Maestrichtien, bien que la qualité
de l'eau varie selon les régions.

B. Les risques géologiques au Sénégal

L'érosion côtière représente un défi majeur pour le Sénégal, touchant


particulièrement la Petite Côte et la ville de Saint-Louis où le recul du trait de côte
peut atteindre plusieurs mètres par année. Ce phénomène menace directement les
infrastructures touristiques et les habitations situées en bord de mer, nécessitant des
interventions d'urgence et des stratégies d'adaptation à long terme.

Les inondations constituent un risque récurrent lié à la topographie plane et aux sols
imperméables dans plusieurs régions du pays. Ces événements sont souvent
aggravés par une urbanisation non contrôlée et l'absence de systèmes de drainage
adéquats, provoquant régulièrement des dégâts considérables, notamment dans les
zones urbaines de Dakar, Thiès et Saint-Louis.

La salinisation progressive des sols et des nappes phréatiques représente une


menace croissante pour l'agriculture et l'approvisionnement en eau. L'intrusion
marine dans les aquifères côtiers, exacerbée par la surexploitation des ressources
hydriques, affecte particulièrement la qualité des terres agricoles dans le delta du
Saloum et la vallée du fleuve Sénégal, tout en compromettant l'accès à l'eau potable
dans certaines localités.

Bien que modérés comparativement à d'autres régions du monde, les risques


sismiques existent au Sénégal en raison de la présence de failles actives dans
certaines zones. Une sismicité historique a été documentée, notamment dans la
région de Dakar, ce qui justifie l'adoption de normes parasismiques pour les
constructions importantes afin de minimiser les dommages potentiels.

La pollution des sols et des eaux souterraines constitue également un risque


environnemental significatif. Les activités minières peuvent entraîner une
contamination par le cyanure et les métaux lourds, tandis que les rejets industriels
dans les zones urbaines et l'infiltration de produits agricoles comme les pesticides et
les nitrates menacent la qualité des nappes phréatiques, ressource essentielle pour
le pays.

Conclusion

Le Sénégal présente un profil géologique contrasté. Son sous-sol regorge de


richesses minérales (or, phosphates, zircon), d'hydrocarbures offshore et de
ressources hydriques souterraines, offrant d'importantes perspectives économiques.
Cependant, le pays affronte simultanément des risques géologiques majeurs comme
l'érosion côtière, les inondations, la salinisation des terres et des nappes, ainsi
qu'une pollution croissante des sols. La gestion équilibrée de ces potentialités et de
ces vulnérabilités représente un enjeu crucial pour le développement durable du
territoire sénégalais.

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