0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues3 pages

Axe 4

Le document aborde le protectionnisme, le libéralisme et la mondialisation, en expliquant comment le protectionnisme peut servir à défendre les intérêts nationaux face à la concurrence étrangère, tout en soulignant ses critiques et ses limites. Il décrit également la mondialisation comme un processus d'interdépendance économique et culturelle croissante, favorisant les échanges internationaux, mais entraînant également des inégalités et des défis environnementaux. Enfin, il évoque la nécessité d'une politique mixte équilibrant libre-échange et protectionnisme pour soutenir le développement industriel et la souveraineté économique.

Transféré par

kaizenFARESS
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues3 pages

Axe 4

Le document aborde le protectionnisme, le libéralisme et la mondialisation, en expliquant comment le protectionnisme peut servir à défendre les intérêts nationaux face à la concurrence étrangère, tout en soulignant ses critiques et ses limites. Il décrit également la mondialisation comme un processus d'interdépendance économique et culturelle croissante, favorisant les échanges internationaux, mais entraînant également des inégalités et des défis environnementaux. Enfin, il évoque la nécessité d'une politique mixte équilibrant libre-échange et protectionnisme pour soutenir le développement industriel et la souveraineté économique.

Transféré par

kaizenFARESS
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

AXE 4 : Le protectionnisme, le libéralisme et la mondialisation

Le protectionnisme désigne la politique et les pratiques d’un Etat qui intervient dans l’économie
afin de défendre ses intérêts et ceux de ses entreprises face à la concurrence étrangère.
1- La thèse du protectionnisme selon F. List
Selon l’auteur : les pays qui occupent aujourd’hui un leadership dans le commerce mondial,
notamment l’Allemagne, et le Japon et qui sont donc les plus favorables au développement
des échanges internationaux étaient en 19ème siècle les défenseurs d’un protectionnisme
qui devait les mettre à l’abri de la concurrence exercée du Royaume uni. De ce fait la
spécialisation est défendue par le pays qui cherche à s’implanter dans les secteurs les plus
porteurs. Le pays en retard doit alors appliquer une stratégie protectionniste. Il doit dans un
premier temps se protéger par des barrières douanières qui lui offriront un marché captif
(Un marché captif est un marché sur lequel les consommateurs sont obligés d'acheter un
produit ou un service à un nombre très faible de producteurs ou vendeurs. Ce monopole ou
oligopole qui ne joue pas le jeu du libre marché a pour conséquence des prix élevés ou une
moindre diversité dans l'offre), ces barrières douanières ne seront que provisoires, List qui
est Le promoteur du protectionnisme éducateur considère qu’il faut instaurer des barrières
tant que les industries ne sont pas compétitives. Une politique commerciale qui consiste à
protéger les industries naissantes et les secteurs fragiles.
2- La politique commerciale stratégique :
Au début des années 80, la théorie du protectionnisme éducateur de F. List a été valorisée,
remettant en cause les hypothèses du libre-échange et préconisant l’intervention de l’Etat en
instaurant les barrières douanières afin de protéger l’industrie nationale. La politique
commerciale stratégique désigne les mesures prises par un Etat pour accroître les
performances de ses entreprises nationales sur le marché international. Il s'agit donc d'une
politique commerciale protectionniste visant à obtenir un avantage comparatif grâce à la mise
en place de subventions, de mesures de protection du marché intérieure ou de réduction de
taxes dans des secteurs stratégiques.
3- Le protectionnisme une solution à la menace de désindustrialisation :
Face aux crises économiques, à l'augmentation du chômage et à la concurrence des pays à
faible coût de main-d'œuvre, le protectionnisme défensif se renforce pour protéger les
productions moins compétitives. Les crises économiques affaiblissent la demande intérieure et
augmentent le chômage, incitant les gouvernements à intervenir pour soutenir les industries
locales. De plus, la pression des pays à faible coût de main-d'œuvre, capables de produire à
des prix bien inférieurs, menace les secteurs industriels nationaux. En réponse, les
gouvernements cherchent à rendre les produits importés moins compétitifs en augmentant leur
coût, offrant ainsi une protection temporaire aux producteurs locaux.
4- Les critiques du protectionnisme :
Le protectionnisme, bien qu'il vise à protéger les industries nationales, suscite plusieurs
critiques importantes. En limitant la concurrence étrangère, il peut freiner l’apprentissage et
l’innovation. Les industries locales, à l'abri de la concurrence internationale, peuvent manquer
d'incitations à améliorer leurs compétences et à adopter de nouvelles technologies, ce qui
entrave leur développement à long terme. Le protectionnisme réduit les opportunités d’accès
aux marchés mondiaux. Les industries protégées risquent de ne pas bénéficier des avantages
de l'exportation, tels que l'élargissement de leur clientèle et l'augmentation de leurs revenus.
Cela peut limiter leur croissance et leur capacité à se développer internationalement. En
faussant la répartition internationale du travail, le protectionnisme perturbe l'efficacité
économique mondiale. Les ressources ne sont pas allouées de manière optimale, ce qui
entraîne des pertes de productivité et des inefficacités économiques. De plus, la concurrence
peut devenir déloyale, car les industries nationales reçoivent un soutien artificiel,
désavantageant ainsi les entreprises étrangères qui respectent les règles du marché libre.
Dans une politique mixte, il est crucial de trouver un équilibre entre les avantages du libre-
échange, tels que la croissance économique et l'efficacité, et les avantages du protectionnisme,
tels que la protection des industries nationales et la sécurité économique. Cela nécessite une
gestion prudente des mesures de protection, en veillant à ce qu'elles ne deviennent pas
excessives et n'entravent pas le potentiel de croissance à long terme de l'économie.
En résumé, les politiques mixtes qui combinent le libre-échange avec des éléments de
protectionnisme peuvent offrir des avantages significatifs en stimulant le développement
industriel, en préservant la souveraineté économique et en favorisant l'innovation, tout en
protégeant les secteurs nationaux considérés comme stratégiques.
5- Les mesures protectionnistes :
Les mesures protectionnistes peuvent prendre diverses formes, y compris les mesures
tarifaires : les droits de douane (sont des taxes spécifiques imposées sur les biens importés
lorsqu'ils entrent dans un pays), la TVA à l’importation (est une taxe sur la valeur ajoutée
appliquée aux biens et services importés), La taxe sur l’importation (est une taxe
spécifique appliquée en pourcentage du prix de l'article importé ou par unité), ainsi que
des mesures non tarifaires telles que les restrictions qualitatives (Les pays peuvent
imposer des normes de qualité, de sécurité ou de santé strictes sur les produits importés, ce
qui rend plus difficile pour les produits étrangers de pénétrer sur le marché national), les
subventions à l’exportation ( les aides versées par l’Etat aux exportateurs réduisent leurs
coûts de production et les rendent plus compétitives par rapport aux produits importés), et
Les quotas d'importation qui sont des limites quantitatives imposées par un pays sur la
quantité d'un bien qui peut être importé pendant une période donnée. Ces quotas visent à
contrôler le volume des produits étrangers entrant sur le marché national afin de protéger
les industries locales contre une concurrence excessive.
D’autres mesures protectionnistes : les lois limitant les investissements à l’étranger, sont
des réglementations gouvernementales qui restreignent ou régulent les activités
d'investissement réalisées par les entreprises ou les individus dans des pays étrangers. Ces
lois peuvent prendre différentes formes et visent souvent à protéger les intérêts nationaux
ou à prévenir les risques pour la sécurité économique ou politique du pays. Ainsi que la
manipulation du taux de change, c’est lorsque une monnaie se dévalue quand le taux de
change se déprécie par rapport à une monnaie de référence ou un panier de monnaie.
La mondialisation
La mondialisation est un terme qui s’est imposé dans les années 1980. Elle exprime une idée
globale : l’interdépendance croissante des économies et des cultures au niveau mondial, la
libre circulation des biens et services, des idées, des capitaux, du capital humain. Elle consiste
à abaisser les barrières douanières et à libéraliser un maximum de secteur d’activité.
La mondialisation est fondée sur trois processus distincts: L’abaissement progressif des
barrières douanières (Libre circulation des biens et services), la dérégulation (la
déréglementation) des marchés financiers et les bouleversements technologiques
(communication, transports).
Les aspects de la mondialisation : La mondialisation comporte de nombreux aspects,
notamment économiques, culturels, sociaux et politiques. Sur le plan économique, elle
favorise les échanges internationaux de biens, de services, de capitaux et de technologies. Sur
le plan culturel, elle facilite la diffusion des idées, des modes de vie et des valeurs à travers le
monde. Sur le plan social, elle peut conduire à une plus grande interconnexion entre les
peuples et les sociétés, mais aussi à des inégalités croissantes. Sur le plan politique, elle remet
en question les frontières nationales et conduit à de nouvelles formes de
gouvernance mondiale.
La mondialisation se manifeste par différents types d’accords internationaux : les accords
bilatéraux de réciprocité commerciale entre deux pays, Ces accords sont conclus entre deux
pays et visent à promouvoir le commerce bilatéral en éliminant ou en réduisant les barrières
tarifaires et non tarifaires entre les deux parties. Les pays s'engagent souvent à accorder des
avantages commerciaux mutuels dans certains secteurs ou à certaines conditions spécifiques.
La création de zones de libre-échange, un exemple bien connu est l'Union européenne (UE),
où les États membres ont éliminé les barrières commerciales entre eux tout en maintenant des
politiques commerciales distinctes vis-à-vis des pays extérieurs à l'UE. Ainsi que les accords
multilatéraux négociés au niveau de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
La mondialisation s'est traduite par un accroissement spectaculaire des échanges
internationaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Non seulement les volumes
échangés ont considérablement augmenté, mais également le degré d'ouverture extérieure des
économies nationales. Cette tendance s'est accentuée depuis les années 1980, avec une
accélération et une intensification des flux transfrontaliers de biens, de services,
d'investissements, de capitaux, d'informations et d'idées. En effet, selon le Fonds monétaire
international (FMI), en 1979, les exportations mondiales de biens et de services ne
représentaient que 12 % du PIB mondial. Aujourd'hui, elles en représentent près de 29 %.
La mondialisation a provoqué des changements profonds à travers le monde, engendrant une
intégration économique sans précédent, une interdépendance accrue entre les nations et une
diffusion généralisée des idées et des cultures. Sur le plan économique, elle a favorisé la
croissance et l'expansion des marchés mondiaux, offrant de nouvelles opportunités
commerciales et stimulant le développement économique dans de nombreux pays. Cependant,
ces transformations ont également entraîné des inégalités économiques croissantes, des défis
environnementaux majeurs et des perturbations sociales, notamment des changements dans le
marché du travail et des tensions culturelles. La mondialisation a donc ouvert la voie à un
avenir plus interconnecté, mais elle nécessite également une attention urgente aux questions
de justice sociale, de durabilité environnementale et de préservation des identités culturelles.

Vous aimerez peut-être aussi