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Audit Du Secteur de La Microfinance

Le document traite de l'audit du secteur de la microfinance, mettant en avant l'importance de la finance inclusive pour les populations traditionnellement exclues du système financier. Il présente les missions et activités de plusieurs associations de microcrédit au Maroc, telles que JAIDA, Arrawaj et Attadamoune, qui visent à améliorer l'accès au financement pour les micro-entrepreneurs. Enfin, il aborde les défis rencontrés par les micro-entreprises, notamment l'accès limité au crédit bancaire et l'émergence d'organismes de microfinance pour répondre à ces besoins.

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Audit Du Secteur de La Microfinance

Le document traite de l'audit du secteur de la microfinance, mettant en avant l'importance de la finance inclusive pour les populations traditionnellement exclues du système financier. Il présente les missions et activités de plusieurs associations de microcrédit au Maroc, telles que JAIDA, Arrawaj et Attadamoune, qui visent à améliorer l'accès au financement pour les micro-entrepreneurs. Enfin, il aborde les défis rencontrés par les micro-entreprises, notamment l'accès limité au crédit bancaire et l'émergence d'organismes de microfinance pour répondre à ces besoins.

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Audit du secteur de la microfinance (finance inclusive)

Finance inclusive :
La finance inclusive désigne un ensemble de pratiques financières visant à faciliter l'accès aux services
financiers (comme les crédits, les comptes bancaires, l'épargne, les assurances, etc.) pour les personnes ou les
communautés qui sont traditionnellement exclues du système financier classique. Cela inclut principalement
les populations à faible revenu, les micro-entrepreneurs, les habitants des zones rurales, ainsi que les
personnes non bancarisées ou mal desservies par les institutions financières traditionnelles.
Association a but non lucratif sa mission principale et de lutter contre l’exclusion financière en
finançant les petites entreprises les entrepreneurs ajoutant à ceux si des services non financiers a titre
d’exemple des programmes de formation professionnelle, d'alphabétisation, et d'accompagnement social pour
renforcer les compétences des bénéficiaires et assurer la pérennité de leurs projets.

Ce que j’ai fait :


 J’ai préparé les comptes rendus des réunions du contrôle interne tenus entre l’équipe d’audit et
les directeurs ainsi que les responsables opérationnelles des différents services a titre d’exemple
le service RH.
 Cette tâche m’a permis de suivre de près le déroulement des réunions de contrôle interne ainsi
que les questions pertinentes posées par les auditeurs en vue d’évaluer le dispositif de contrôle
interne de l’entreprise.
 Le rôle d’évaluation du contrôle interne consiste à analyser si les procédures internes
permettent de maîtriser les risques, de produire une information fiable et de protéger les actifs
de l’entreprise.
 Résultat : Le rôle d’évaluation du contrôle interne consiste à analyser si les procédures internes
permettent de maîtriser les risques, de produire une information fiable et de protéger les actifs
de l’entreprise.
 Dans le cadre du contrôle des comptes, j’ai principalement réalisé des tests substantifs sur les
rubriques "Autres actifs" et "Autres passifs" à savoir les FNP fournisseurs d’immobilisations
les comptes de régularisation, afin de tester la réalité, et analyser l’ancienneté des comptes.
 L’objectif est de synthétiser et résumer l’information pour le top management.
FNP/FRS :
Poste 326 – Fournisseurs de biens et services :
Définition : Ce poste enregistre les factures des fournisseurs dès lors que le bien est livré ou la
prestation fournie. Les comptes de ce poste doivent être mouvementés dès réception de la facture du
fournisseur ou du prestataire. Mode de fonctionnement Les comptes de ce poste sont crédités du
montant des factures par la contrepartie d’un compte de charges, de stock ou d’immobilisation. Ils sont
débités par le crédit d’un compte de trésorerie.
 On récupère l’analyse du compte 326 on le cadre avec la Balance générale et on teste
l’antériorité à travers un TCD.
Pour le fournisseur d’immobilisation pour s’assurer de l’exactitude du montant :
 On récupère la balance auxiliaire 32605 on le cadre avec la BG par la suite on sélectionne les
fournisseurs ayant un solde important et on les circularise.
 Et on investigue s’il y a des soldes débiteurs.
 Par la suite on teste l’antériorité des dettes frs immobilisations.
 On récupère l’analyse de compte des soldes significatifs on le cadre avec la BG.
 On établit un TCD pour voir tester l’antériorité.
 Et par la suite on sélectionne les mouvements significatifs et on récupère les factures a fin de
s’assurer de la réalité de la dette.
 Le solde TTC.
Les comptes de régularisation :
Charges à payer et produits constatés d’avance :334
Définition :
Les comptes de charges à payer enregistrent au crédit le montant des charges à payer qui ne se
rattachent pas à des comptes de ressources par le débit d’un compte de charges. Les charges à payer
qui se rattachent à des comptes de ressources figurent dans la rubrique des comptes de passif des
classes 1 et 2, dans des comptes intitulés « intérêts courus à payer ». Les comptes « produits constatés
d’avance » sont crédités en fin d’exercice par le débit des comptes de produits concernés pour un
montant égal à la quote-part des produits qui ne se rattachent pas à l’exercice en cours. Toutes les
écritures affectant les comptes de ce poste doivent être extournées dès l’ouverture de l’exercice suivant.
1. Charges à payer (CAP) :
Ce sont des charges déjà engagées par l’entreprise mais non encore comptabilisées car la facture n’a
pas encore été reçue à la clôture de l’exercice.
🔹Exemple :
L’entreprise a consommé de l’électricité en décembre, mais ne reçoit la facture qu’en janvier. Elle doit
constater une charge à payer au 31/12 pour respecter le principe de comptabilité d’engagement.
👉 But : rattacher la charge à l’exercice concerné, même sans pièce justificative encore reçue.
Produits constatés d’avance (PCA) :
Ce sont des produits comptabilisés d’avance (facturés et encaissés), mais qui ne concernent pas
l’exercice en cours, donc à reporter sur l’exercice suivant.
🔹Exemple :
Un client paie un abonnement annuel en novembre pour la période novembre N à octobre N+1. La part
de novembre et décembre est un produit de N, le reste (janvier à octobre) est un produit constaté
d’avance.
👉 But : ne pas comptabiliser un produit dans un exercice où il n’est pas encore "gagné".
 Pour la charge à payer c’était principalement provisions des loyers à payer.
 Donc on récupère le suivi de loyer et on le cadre avec la BG.
Charges constatées d’avance et produit à recevoir :
Définition Les comptes de produits à recevoir enregistre au débit le montant des produits à recevoir qui
ne se rattachent pas à des comptes de ressources par le crédit d’un compte de produits. 39 Les produits
à recevoir qui se rattachent à des comptes d’emplois figurent dans la rubrique des comptes d’actif des
classes 1 et 2 dans des comptes intitulés « intérêts courus à recevoir ».
Les comptes « charges constatés d’avance » sont débités en fin d’exercice par le crédit des comptes de
charges concernées pour un montant égal à la quote-part des charges qui ne se rattachent pas à
l’exercice en cours. Toutes les écritures affectant les comptes de ce poste doivent être extournées dès
l’ouverture de l’exercice suivant.
1.Charges constatées d’avance (CCA)
🔎 Définition :
Ce sont des charges déjà comptabilisées pendant l’exercice mais qui concernent en réalité l’exercice
suivant. On les "déduit" temporairement de l’exercice en cours.
🎯 Objectif :
Ne pas surévaluer les charges de l’exercice en cours → respecter le principe de rattachement.
📍 Exemple :
 Une entreprise paie en décembre N une prime d’assurance couvrant la période décembre N à
novembre N+1.
 La partie janvier à novembre N+1 est une charge constatée d’avance à comptabiliser en N+1.
📌 2. Produits à recevoir (PAR)
🔎 Définition :
Ce sont des produits acquis (gagnés) pendant l’exercice, mais non encore facturés ni comptabilisés à la
clôture.
🎯 Objectif :
Ne pas sous-évaluer les produits de l’exercice en cours.
📍 Exemple :
 Une entreprise a livré une prestation en décembre N mais n’a pas encore émis la facture → elle
doit comptabiliser un produit à recevoir.
Travaux effectués ; pour CCA et PAR
 On récupère l’analyse de compte on le rapproche avec la BG.
 On teste l’ancienneté du compte.
 Et on fait une sélection des soldes importants a fin de tester la réalité.
Les entités auditées :

 Association ATTADAMOUNE
 Association ARRAWAJ
 JAIDA
JAIDA
JAIDA – Société de Financement Spécialisée en Microfinance
Nom complet : Société de Financement JAIDA
Statut : Société Anonyme (S.A.)
Année de création : 2006
Siège : Rabat, Maroc
Secteur : Microfinance / Financement des institutions de microcrédit (IMC)

🎯 Mission principale :
JAIDA ne prête pas directement aux particuliers, mais finance les Institutions de Microcrédit (IMC) au
Maroc, qui elles-mêmes prêtent aux micro-entrepreneurs et personnes à faible revenu.

💼 Activités :
 Octroi de lignes de crédit aux IMC.
 Participation à la professionnalisation du secteur de la microfinance.
 Contribution à l’inclusion financière au Maroc.
 Accompagnement technique des IMC dans leur développement.

🤝 Actionnariat :
JAIDA est soutenue par plusieurs institutions financières marocaines et internationales, notamment :
 CDG (Caisse de Dépôt et de Gestion)
 KfW (Banque allemande de développement)
 AFD (Agence Française de Développement)
 BMCE Bank (actuellement Bank of Africa)

🌍 Impact :
 JAIDA joue un rôle clé dans le développement durable et responsable du secteur de la microfinance
au Maroc.
 Elle facilite l’accès au financement pour des milliers de bénéficiaires indirectement via les IMC
partenaires comme Al Amana, Attawfiq, INMAA, etc.

ARRAWAJ
Présentation de la Fondation Arrawaj
Nom complet : Fondation Arrawaj de la Finance Inclusive
Statut : Association de microcrédit à but non lucratif
Année de création : 1996 (initialement sous le nom de FONDEP)
Siège : Rabat, Maroc
Secteur : Microfinance / Microcrédit

🎯 Mission principale :
La Fondation Arrawaj vise à améliorer les conditions de vie des communautés marocaines en facilitant
l'accès au financement pour les micro-entrepreneurs et les porteurs de projets exclus des circuits financiers
traditionnels.

💼 Activités :
 Octroi de microcrédits aux micro-entrepreneurs pour le lancement ou le développement de leurs
activités.
 Offre de services financiers diversifiés, incluant la micro-assurance et la micro-assistance.
 Accompagnement et formation des bénéficiaires pour assurer la pérennité de leurs projets.
🌍 Présence et impact :
 Réseau étendu : Plus de 250 agences à travers le Maroc, avec une équipe de plus de 2 000
collaborateurs.
 Portefeuille significatif : Environ 200 000 clients bénéficient des services de la fondation.
 Engagement envers l'inclusion financière : Particulièrement auprès des femmes entrepreneures,
notamment à travers des partenariats avec des institutions internationales comme la BERD et l'Union
européenne.

🤝 Partenariats stratégiques :
La Fondation Arrawaj collabore avec des organismes nationaux et internationaux pour renforcer son impact,
tels que :
 La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) : Partenariat visant
à soutenir les micros et petites entreprises dirigées par des femmes au Maroc.
 L'Union européenne (UE) : Soutien financier et technique pour des programmes d'inclusion
financière.
 La Fondation Arrawaj de la Finance Inclusive est une association de microcrédit à but non
lucratif opérant au Maroc. En tant qu'association, elle ne possède pas d'actionnaires au sens
traditionnel des sociétés commerciales. Toutefois, elle bénéficie du soutien financier de plusieurs
institutions internationales, telles que la Banque Européenne pour la Reconstruction et le
Développement (BERD) et la Société Financière Internationale (IFC) , qui lui accordent des prêts
pour soutenir ses activités de microfinance.
 La gouvernance de la fondation est assurée par un conseil d'administration présidé par Mouatassim
Belghazi

Présentation de l'Association Attadamoune Micro-Finance

Nom complet : Association Attadamoune Micro-Finance


Statut : Association de microcrédit à but non lucratif
Année de création : 1994 (initialement sous le nom d'Association Marocaine Solidarité Sans Frontières -
AMSSF)
Siège : Fès, Maroc
Secteur : Microfinance / Microcrédit

ATTADAMOUNE

🎯 Mission principale :

Attadamoune Micro-Finance a pour mission de lutter contre l'exclusion financière en finançant les
petits entrepreneurs défavorisés, particulièrement les femmes, pour les aider à développer leurs activités
économiques et améliorer leurs conditions de vie.

💼 Activités :

 Octroi de microcrédits : Propose une gamme variée de prêts adaptés aux besoins des micro-
entrepreneurs, incluant des prêts d'investissement, des prêts ruraux pour l'agriculture et l'élevage, des
prêts pour les jeunes entrepreneurs, et des prêts solidaires pour des groupes de micro-entrepreneurs.
 Services non financiers : Offre des programmes de formation professionnelle, d'alphabétisation, et
d'accompagnement social pour renforcer les compétences des bénéficiaires et assurer la pérennité de
leurs projets.

🌍 Présence et impact :
 Réseau étendu : Dispose de 48 agences réparties dans plusieurs régions du Maroc, notamment Fès-
Meknès, l'Oriental, Rabat-Salé-Kénitra, Drâa-Tafilalet, et Béni Mellal-Khénifra.
 Portefeuille de clients : À fin 2021, l'institution servait environ 12 500 clients, avec un encours
dépassant les 100 millions de dirhams.
 Engagement envers les femmes : Une large majorité des bénéficiaires sont des femmes, reflétant
l'engagement de l'association envers l'autonomisation économique des femmes.

🤝 Partenariats stratégiques :

 Institutions financières : A bénéficié de financements de la part de Bank of Africa et de BNP


Paribas-BMCI, renforçant ainsi ses capacités de microcrédit.
 Organismes internationaux : A conclu un prêt de 1 million de dollars avec le SANAD Fund pour
soutenir la relance de la microfinance au Maroc.
 Programmes nationaux : A participé activement au programme "Forsa", finançant 3 800 projets
entre 2022 et 2023.
 Secteur de l'assurance : A signé un partenariat avec AXA Assurance Maroc pour offrir des solutions
de protection assurantielle aux bénéficiaires de microcrédits.

🏆 Reconnaissances :

En 2019, Attadamoune Microfinance a été distinguée par la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) pour
son accompagnement social et économique, ainsi que pour l'originalité des activités génératrices de
revenus de ses micro-entrepreneurs.

1. Contexte et historique de la microfinance

 Micro-entreprises : très petites structures (1 à 10 personnes), informelles, souvent familiales, sans


comptabilité formelle.
 Secteurs d’activité : production (agriculture, textile), commerce (vente de rue), services
(restauration).
 Caractéristiques :
o Non enregistrées, pas d’impôts payés.
o Technologies traditionnelles.
o Gérées par leur propriétaire.
o Pas de séparation entre les finances personnelles et professionnelles.

💰 2. Accès limité au crédit bancaire

 Les micro-entrepreneurs sont exclus du système bancaire traditionnel :


o Montants demandés trop faibles (25 à 1 000 $).
o Absence de garanties.
o Gestion peu formalisée.
o Risque perçu trop élevé.
 Ils se tournent vers :
o Famille, commerçants, prêteurs informels.
o Ces sources imposent des taux d’intérêt très élevés.

🌱 3. Émergence de la microfinance

 Apparition d’organismes à but non lucratif offrant des crédits accessibles aux populations pauvres.
 Objectifs : inclusion financière, bien-être économique et maintien de taux de remboursement
élevés.
 Croissance rapide du secteur dans de nombreux pays en développement.
📈 4. Pérennité et rentabilité

 Certaines institutions démontrent une viabilité financière :


o Les clients pauvres utilisent efficacement les fonds empruntés.
o Ils acceptent des taux couvrant les coûts des services.
 Exemples :
o Bank Rakyat Indonesia : 20 millions de clients et bénéfices importants.
o Des ONG se transforment en banques commerciales.

🌍 5. Développement mondial

 Des milliers d’institutions de microfinance (IMF) existent aujourd’hui.


 Beaucoup restent non rentables, mais visent la pérennité à long terme.
 Leurs motivations sont avant tout sociales, mais la rentabilité est vue comme un levier d'expansion.

📊 6. Enjeux pour les auditeurs

 Certaines méthodes classiques d’audit bancaire sont inadaptées à la microfinance.


 L’analyse du portefeuille de crédit est un point clé.
 La demande en informations financières fiables augmente fortement.

Résumé : Les méthodologies de crédit en microfinance

🔄 Différences avec le crédit bancaire classique

 Crédit traditionnel :
o Repose sur des garanties matérielles (gage, hypothèque).
o Approche fondée sur les actifs du client.
 Microfinance :
o Repose sur la volonté et la capacité à rembourser (profil individuel du client).
o Les garanties sont parfois demandées mais rarement déterminantes.
o Crédits de montant progressif (petit crédit initial augmenté selon le bon remboursement).

🧠 Innovations méthodologiques

 Contrat implicite : l’accès futur au crédit dépend du bon remboursement actuel.


 Formation préalable : les institutions forment leurs clients sur le fonctionnement du crédit.
 Mesures de recouvrement strictes : rigueur parfois perçue comme sévère, mais nécessaire pour
garantir la pérennité.

🤝 Motivation au remboursement

 Confiance dans l’accès futur au crédit.


 Pression sociale : particulièrement dans les crédits de groupe.
 Stratégies dissuasives : exclusion en cas de défaut, recouvrement actif, etc.

⚠️Risques spécifiques aux IMF (Institutions de Microfinance)

 Sensibilité accrue aux crises de non-remboursement, notamment en cas de :


o Retards de financement par les bailleurs de fonds.
o Perte de confiance des clients.
o Effet boule de neige provoqué par des défauts en chaîne.
📊 Importance du système de gestion des impayés

 Les impayés sont la première cause de faillite des IMF.


 Les systèmes d'information peuvent être :
o Erronés (par inadvertance ou délibérément).
o Inadaptés pour une détection rapide des retards.
 Les auditeurs doivent accorder une attention particulière à :
o La fiabilité des données sur les impayés.
o Les pratiques de suivi et de recouvrement.
o Les politiques de crédit et la gestion du portefeuille.

Deux grandes catégories de méthodologies de crédit en microfinance :

1. Crédit individuel

 📌 Principe : Le prêt est accordé directement à une personne, sans garantie de groupe.
 📋 Évaluation : Basée sur le profil individuel (volonté et capacité à rembourser).
 🔐 Garantie matérielle : Possible (actifs, terrains, électroménagers), mais souvent symbolique ou
juridiquement discutable.
 🔍 Utilisé pour :
o Clients expérimentés
o Prêts de montant plus élevé
 ✅ Avantage : Plus de flexibilité pour les clients.
 ⚠️Limite : Plus de risque pour l'institution si le client fait défaut.

2. Crédit de groupe (ou solidaire)

 👥 Principe : Le prêt est accordé à un groupe restreint (4 à 6 membres) ou un groupe élargi (20 à
50 personnes).
 🤝 Garantie croisée : Les membres se portent garants les uns des autres (pression sociale).
 Structure :
o Groupes solidaires autoconstitués : Membres proches géographiquement ou
professionnellement.
o Caisses villageoises : Institutions appuyées par l’IMF pour redistribuer un prêt collectif.
 💰 Épargne obligatoire : Souvent requise pour constituer un compte interne utilisé pour prêter entre
membres.
 💡 Rôle du groupe :
o Détection des risques
o Pression sociale pour le remboursement
o Moins de charge administrative pour l’IMF

🔄 Combinaison des modèles

 De nombreuses institutions adoptent une approche hybride :


o Crédit de groupe pour les nouveaux clients
o Crédit individuel pour les anciens clients fiables souhaitant des montants plus importants.

⚙️Caractéristiques communes à toutes les méthodologies efficaces

 🎯 Évaluation du risque individuel : Toujours présente, même en crédit de groupe.


 💼 Procédures simples et décentralisées :
o Documentation minimale
o Peu d’analyse financière formelle
o Décisions prises par les agents de terrain
 🔁 Agent de crédit polyvalent : Accorde le prêt et collecte les remboursements.
 📉 Coûts maîtrisés : Essentiel pour soutenir des prêts de très faible montant.

⚠️Risques potentiels

 ⚠️Contrôles internes faibles ou symboliques


 ⚠️Documentation des garanties souvent peu solide
 ⚠️Conflit d’intérêt potentiel lorsque l’agent gère à la fois l’octroi et le recouvrement

1. Procédures d’octroi de crédits spécifiques

 Les institutions de microfinance (IMF) ont des procédures de crédit plus souples que celles des
banques classiques.
 Imposer des procédures bancaires traditionnelles nuirait à leur efficacité et réduirait la qualité du
portefeuille de crédits.
 Une lourdeur administrative décourage les clients et nuit à leur motivation de remboursement.

🔹 2. Types d'institutions impliquées en microfinance

ONG à but non lucratif

 La majorité des IMF sont des ONG.


 Certaines ont été créées exclusivement pour la microfinance, d’autres ont ajouté le microcrédit à leurs
services initiaux non financiers.
 Ces ONG peuvent conserver une gestion mixte ou séparer les activités financières et non financières.

Institutions financières agréées

 Certaines ONG performantes se transforment en institutions financières agréées à but lucratif, tout en
conservant leur mission sociale.
 Ces structures n’attirent que peu de capital privé à visée purement commerciale.

Coopératives d’épargne et de crédit

 Créées par des groupes sociaux pour répondre aux besoins de populations exclues du système
bancaire.
 Appartiennent à leurs membres, qui ont un droit de vote.
 Leur supervision par des autorités publiques reste souvent faible.

Mutuelles d’épargne et de crédit

 Similaires aux coopératives, mais appartiennent à leurs épargnants.


 La supervision est parfois inefficace.

Départements spécialisés de banques commerciales

 Peu nombreuses, mais en croissance dans l'offre de microfinance.

🔹 3. Sources de financement des IMF

 Subventions accumulées.
 Petits dépôts des membres.
 Participations d’organisations à but non lucratif ou internationaux.
 Participations sociales de particuliers.
 Report à nouveau.

⚠ Peu ou pas de capital privé à risque, ce qui influence la gouvernance.

🔹 4. Gouvernance et gestion

 Moins de rigueur que dans les entreprises privées.


 Les conseils d’administration sont souvent motivés par des objectifs sociaux plutôt que financiers.
 Nombreuses responsabilités sont déléguées à la direction.
 Risques à évaluer par l’auditeur.

🔹 5. États financiers et pratiques comptables

 Les IMF ne produisent pas toujours d’états financiers selon les normes reconnues.
 Objectif souvent : satisfaire aux exigences des bailleurs, pas optimiser la gestion.
 États financiers rarement utilisés comme outil stratégique.
 Problèmes courants :
o Non-conformité aux normes comptables.
o Utilisation de la comptabilité de caisse pour les produits.
o Comptabilité d'engagement pour les charges.
o Provisionnement irrégulier et peu fondé.
o Classement des charges dicté par les bailleurs.

🔹 6. Évolution et perspectives

 Certaines IMF comprennent de plus en plus l’importance :


o De la pérennité financière.
o D’un bon système d'information et de contrôle.
 Cela permet d’accroître leur impact social auprès des populations pauvres.

🔹 7. Conséquence pour l’audit

 L’auditeur doit :
o Bien comprendre le modèle économique de l’institution.
o Identifier la structure institutionnelle pour évaluer les risques.
o S’adapter à un environnement comptable et de gouvernance particulier.

1. Opérations décentralisées et défis du contrôle interne

Les institutions de microfinance (IMF) opèrent souvent :

 Avec de nombreuses petites transactions.


 Dans des zones rurales éloignées, mal desservies par les systèmes bancaires ou de communication.

Conséquences :

 Transferts fréquents de liquidités.


 Communications limitées entre agences et siège.
 Équipes réduites : faible séparation des tâches, traitement manuel des opérations.
 Peu d’équipements informatiques dans les agences.
⚠️2. Facteurs affaiblissant les contrôles internes

 Pression pour réduire les coûts, au détriment :


o Des systèmes d'information,
o De la supervision,
o Des contrôles internes.
 Dirigeants souvent issus de sciences sociales, peu formés à la gestion financière.
 Croissance rapide : les contrôles deviennent vite insuffisants.

‍♀️3. Problèmes de fraude fréquents

Malgré leur mission sociale, les IMF sont exposées à :

 Prêts fantômes (accordés à des clients fictifs).


 Corruption et pots-de-vin.
 Non-enregistrement des remboursements.

Exemple de fraude : prêt fantôme

 L’agent de crédit :
o Crée de faux dossiers clients.
o Détourne les fonds.
o Monte une pyramide de prêts pour masquer les impayés.
 La fraude est souvent détectée trop tard, quand les retards deviennent excessifs.

📋 4. Limites des audits traditionnels

 Auditeurs externes :
o Se concentrent sur les documents (contrats, enregistrements…).
o Peu de visites chez les clients → fraude difficile à détecter.
 Les auditeurs internes :
o Manquent parfois d’indépendance.
o Ont une approche trop comptable et pas assez opérationnelle.

✅ 5. Solutions proposées

Contrôles opérationnels renforcés

 Exemple de l’ASA (Bangladesh) :


o Réunions quotidiennes des agents pour comparer prévisions et remboursements réels.
o Toute anomalie donne lieu à une vérification immédiate.

Unité d’audit opérationnel

 Composée d’ex-agents de crédit.


 Réalise :
o Visites surprises.
o Contrôles ciblés en cas de retard.
 Permet d’identifier les dérives, bonnes ou mauvaises.

📌 Conclusion
Les IMF doivent :

 Adapter leurs contrôles internes à leur réalité décentralisée.


 Compléter les audits classiques par des systèmes de contrôle opérationnel souples mais rigoureux.
 Miser sur la proximité terrain plus que sur une bureaucratie lourde.

Résumé des enjeux liés aux contrôles internes dans les institutions de microfinance :

1. Caractéristiques des institutions de microfinance :


o Gestion de nombreuses petites opérations, souvent dans des zones rurales éloignées, ce qui
rend difficile l'accès aux systèmes bancaires et de communication.
o Agences décentralisées avec peu d'employés, ce qui limite la séparation des tâches et l'accès
aux systèmes informatiques de gestion.
2. Problèmes rencontrés dans la gestion des contrôles internes :
o Les institutions subissent une pression pour réduire leurs coûts, ce qui peut compromettre
l'efficacité des contrôles internes, des systèmes d'information et de la supervision.
o Les dirigeants sont souvent formés dans des domaines sociaux, pas en gestion financière, ce
qui les rend moins sensibles aux besoins de contrôles internes rigoureux.
o Croissance rapide des institutions, avec des systèmes et des contrôles souvent incapables de
suivre cette expansion.
3. Fraude dans les institutions de microfinance :
o Les institutions de microfinance, bien que souvent motivées par un objectif social, peuvent
rencontrer des problèmes de fraude, notamment dans des environnements décentralisés.
o Les principales formes de fraude incluent les prêts fantômes, les pots-de-vin et le non-
enregistrement des remboursements.
o La détection de la fraude est difficile, car l'agent de crédit est souvent seul responsable de la
gestion des crédits et du suivi des remboursements.
4. Limites des audits externes et internes :
o Les audits traditionnels ne détectent pas toujours la fraude, car ils se concentrent sur les
documents administratifs plutôt que sur les visites aux clients.
o Une approche plus efficace est la mise en place de contrôles opérationnels stricts, comme
dans les systèmes de caisses de crédit villageoises, où les agents inscrivent quotidiennement
les remboursements à collecter et vérifier.
5. Solutions pour renforcer les contrôles internes :
o Créer des départements ou unités spéciales dédiées à l'audit opérationnel, composées d'experts
ayant une expérience sur le terrain (agents de crédit, recouvrement).
o Ces unités pourraient effectuer des visites surprises chez les clients pour vérifier l'exactitude
des remboursements et décourager la fraude.
6. Importance de l'audit opérationnel :
o Au-delà des audits financiers, les institutions de microfinance doivent renforcer leurs
contrôles internes au niveau opérationnel pour détecter et prévenir la fraude avant qu'elle ne
devienne trop importante.

Conclusion : Les institutions de microfinance doivent trouver un équilibre entre la décentralisation de leurs
opérations et l'implémentation de contrôles internes efficaces. Les systèmes de contrôle interne opérationnels
sont essentiels pour prévenir les fraudes, souvent plus efficaces que les audits externes classiques.

Le chapitre sur la planification de l'audit des institutions de microfinance décrit une série d'activités
essentielles que l'auditeur doit suivre pour garantir un audit complet et précis. Voici les points clés à retenir de
ce chapitre :

1. Acquérir une connaissance des activités des institutions de microfinance


L'auditeur doit comprendre divers aspects de l'institution, notamment :

 Objectifs et stratégies : Quelles sont les préoccupations des dirigeants et comment ces
préoccupations influencent-elles les activités ?
 Structure organisationnelle et fonctionnement : Comment l'institution est structurée et comment
ses activités sont organisées.
 Résultats financiers : Examiner les performances financières, la capacité à s'autofinancer, et les
sources de financement.
 Problèmes comptables : Identifier les problèmes comptables potentiels ou les changements dans les
méthodes comptables.

Les informations nécessaires peuvent être obtenues par :

 Entretiens avec les dirigeants : Rencontrer les dirigeants clés tels que le directeur général, le
directeur financier, et les responsables des systèmes d'information.
 Visites sur site : L'auditeur doit visiter plusieurs agences pour comprendre les responsabilités
décentralisées.
 Examen des rapports et documents : Analyser les états financiers précédents, les budgets, les
rapports mensuels, etc.

2. Évaluation du risque d'engagement

Le risque d'engagement (c'est-à-dire le risque qu'un auditeur émette une opinion incorrecte) peut être élevé
pour les institutions de microfinance. Les institutions en croissance rapide peuvent manquer de ressources
pour soutenir cette expansion, ce qui peut rendre l'audit difficile. Si le risque est jugé inacceptable, l'auditeur
peut choisir de refuser la mission.

3. Les premiers éléments à considérer pour planifier l’audit

 Facteurs internes : Structure organisationnelle, objectifs, systèmes d'information, personnel.


 Facteurs externes : Concurrence, économie, lois et régulations spécifiques à l'institution de
microfinance.

4. Les visites sur site

L'auditeur doit visiter plusieurs agences pour mieux comprendre le fonctionnement local et les responsabilités
décentralisées.

5. Examen des rapports et documents

L'auditeur doit étudier une variété de documents, tels que :

 Les états financiers précédents.


 Les rapports d'activité mensuels.
 Les accords de prêt et de subvention.
 Les évaluations des bailleurs de fonds et des autorités de régulation.

6. Comprendre les normes et méthodes comptables

Les institutions de microfinance peuvent utiliser des normes comptables non conventionnelles. L'auditeur doit
être particulièrement attentif à ces normes pour effectuer un audit efficace.
En résumé, la planification de l'audit des institutions de microfinance implique une préparation minutieuse et
une évaluation du risque, de la structure, et des performances de l'institution, tout en prenant en compte les
particularités des normes comptables de ce secteur.

Common questions

Alimenté par l’IA

Les audits internes et externes traditionnels sont souvent insuffisants pour détecter la fraude dans les institutions de microfinance car ils se concentrent principalement sur les documents administratifs et manquent de visites au niveau des clients. Cela limite leur capacité à identifier les fraudes, telles que les prêts fantômes ou la non-enregistrement des remboursements, qui nécessitent une vérification sur le terrain. En outre, les auditeurs internes peuvent manquer d'indépendance et leur approche trop comptable manque une perspective opérationnelle essentielle .

L'évolution et la prise de conscience de l'importance de la pérennité financière et d'un bon système d'information permettent aux institutions de microfinance d'accroître leur impact social auprès des populations pauvres. En comprenant que ces éléments sont cruciaux, certaines institutions peuvent améliorer leur gestion, optimiser leurs opérations et ainsi assurer un développement durable et responsable, ce qui leur permet aussi de mieux répondre aux attentes des bailleurs et diminuer leurs risques .

Le modèle de financement de JAIDA soutient l'inclusion financière au Maroc en octroyant des lignes de crédit aux institutions de microcrédit (IMC), qui elles-mêmes prêtent aux micro-entrepreneurs et personnes à faible revenu. JAIDA participe à la professionnalisation du secteur et accompagne techniquement les IMC dans leur développement. Cette approche indirecte permet à JAIDA de contribuer significativement à l'inclusion financière en facilitant l'accès au financement pour des milliers de bénéficiaires via ses partenaires .

La finance inclusive inclut des services tels que les crédits, les comptes bancaires, l'épargne, et les assurances. Ces services visent à faciliter l'accès pour les personnes ou communautés traditionnellement exclues du système financier classique, comme les populations à faible revenu et les micro-entrepreneurs. En fournissant non seulement des moyens financiers, mais aussi des services non financiers tels que des formations professionnelles et l'accompagnement social, la finance inclusive aide à renforcer les compétences des bénéficiaires et assure la pérennité de leurs projets .

Pour renforcer leurs contrôles internes et mieux prévenir les fraudes, les institutions de microfinance peuvent mettre en place des unités d'audit opérationnel composées d'experts ayant une expérience du terrain. Ces unités devraient effectuer des visites surprises chez les clients pour vérifier l'exactitude des remboursements et dissuader la fraude. De plus, elles peuvent adopter des contrôles opérationnels stricts, tel que le système appliqué par l'ASA au Bangladesh, qui implique des réunions quotidiennes des agents pour comparer les prévisions et les remboursements réels, et une vérification immédiate de toute anomalie .

L'absence de capital privé à risque dans les institutions de microfinance impacte la gouvernance en limitant la rigueur que ces institutions pourraient adopter comparativement aux entreprises privées. Les conseils d'administration sont souvent motivés par des objectifs sociaux plutôt que financiers, et les responsabilités majeures sont confiées à la direction, ce qui peut affaiblir le contrôle. Cela influence aussi leurs pratiques comptables, qui sont souvent non conformes aux normes reconnues, avec des états financiers rarement utilisés comme outils stratégiques, adaptant modestement leurs opérations aux besoins des bailleurs plutôt qu'à l'optimisation de la gestion interne .

Les principaux enjeux pour les auditeurs lors de l'audit des institutions de microfinance incluent la nécessité de comprendre l'objet et la stratégie de l'institution, d'évaluer la structure organisationnelle et les résultats financiers, et d'identifier les problèmes comptables potentiels. L'auditeur doit aussi évaluer le risque d'engagement, notamment en raison de l'expansion rapide des institutions qui peut rendre l'audit difficile. Des visites sur site sont essentielles pour comprendre les responsabilités décentralisées et s'assurer que les systèmes d'information et de contrôle interne soient adaptés au contexte spécifique des microfinances .

Les coopératives d'épargne et de crédit, créées par des groupes sociaux, permettent de répondre aux besoins de populations exclues du système bancaire en appartenant aux membres qui y ont un droit de vote. Les mutuelles d'épargne, bien que similaires, appartiennent à leurs épargnants. Ces structures souvent supervisées faiblement par les autorités publiques, jouent un rôle crucial en fonctionnant selon des principes coopératifs et en offrant un accès financier à des membres exclus .

Les institutions de microfinance faisant face à la gestion de nombreuses petites opérations rencontrent des défis liés à leur décentralisation, souvent dans des zones rurales éloignées, ce qui rend complexe l'accès aux systèmes bancaires et de communication. Ces agences ont peu d'employés, limitant ainsi la séparation des tâches et l'accès aux systèmes informatiques de gestion. La croissance rapide de ces institutions rend souvent leurs contrôles et systèmes insuffisants pour s'adapter à l'expansion, tout en subissant une pression pour réduire les coûts, ce qui peut compromettre l'efficacité des contrôles internes .

Les facteurs qui affaiblissent les contrôles internes des institutions de microfinance incluent la décentralisation opérationnelle, une forte pression pour réduire les coûts, et un manque de formation en gestion financière parmi leurs dirigeants, souvent issus de sciences sociales. Ces facteurs conduisent à des contrôles inefficaces et sont exploités par les fraudeurs pour commettre des actes tels que des prêts fantômes, où des agents créent de faux dossiers pour détourner les fonds. Ces lacunes sont également exacerbées par une croissance rapide qui met à l'épreuve les systèmes de contrôle déjà insuffisants .

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