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Trier Introduction

Le document traite des risques électriques en milieu professionnel, notamment les dangers d'électrisation, d'électrocution et d'incendie, ainsi que des mesures de prévention nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs. Il souligne l'importance de la mise en sécurité des installations électriques et du respect des règles de sécurité lors de leur utilisation. Enfin, il aborde les procédures de secours en cas d'accident électrique et l'analyse des risques associés aux opérations sur des installations électriques.

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Trier Introduction

Le document traite des risques électriques en milieu professionnel, notamment les dangers d'électrisation, d'électrocution et d'incendie, ainsi que des mesures de prévention nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs. Il souligne l'importance de la mise en sécurité des installations électriques et du respect des règles de sécurité lors de leur utilisation. Enfin, il aborde les procédures de secours en cas d'accident électrique et l'analyse des risques associés aux opérations sur des installations électriques.

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Trier introduction

Dans notre société industrielle, l’électricité est la forme d’énergie la plus utilisée. Les
travailleurs sont amenés à utiliser du matériel électrique. Cela implique que toute entreprise
peut être confrontée à un accident d’origine électrique. Si le nombre d’accidents liés à
l’électricité diminue régulièrement, ceux-ci sont souvent très graves.
Le risque électrique comprend le risque de contact, direct ou non, avec une pièce nue sous
tension, le risque de court-circuit et le risque d’arc électrique. Les conséquences sont
l’électrisation, l’électrocution, l’incendie, l’explosion…
La prévention du risque électrique repose, d’une part, sur la mise en sécurité des installations
et des matériels électriques et, d’autre part, sur le respect des règles de sécurité lors de leur
utilisation ou lors d’opération sur ou à proximité des installations électriques incluant les
véhicules et engins à motorisation thermique, électrique ou hybride ayant une source d'énergie
électrique embarquée.

L'électricité est un phénomène directement lié à la structure de la matière. Les atomes sont
formés d'un noyau (positif) autour duquel tournent un ou plusieurs électrons (négatifs). Les
atomes sont électriquement neutres, c'est-à-dire qu'ils contiennent autant de charges positives
que de charges négatives.

Risques liés à l’électricité


Les risques liés à l’électricité, pour l’homme, sont de différentes natures. Il s’agit
principalement des risques d’électrisation, d’électrocution et de brûlure. Ces risques ont
pour origines des contacts directs ou indirects et des arcs électriques.

Contacts directs et indirects

Un contact direct est un contact avec une pièce nue sous tension. C’est par exemple le
contact avec une partie conductrice d’une borne de raccordement, avec l’âme d’un conducteur
dénudé…
Un contact indirect est un contact avec une pièce conductrice mise accidentellement sous
tension. C’est par exemple le contact avec une armoire métallique non reliée à la terre et dont
l’équipement électrique qu’elle contient présente un défaut d’isolement.
Les contacts directs ou indirects provoquent des électrisations ou électrocutions. Sur les
muscles du corps humain, les courants électriques peuvent provoquer une tétanisation
(muscles moteurs et de la cage thoracique) ou une fibrillation ventriculaire pouvant conduire à
l’arrêt du cœur.

Arcs électriques

Un arc électrique est susceptible d'apparaître lorsque l'on ouvre ou que l'on ferme un circuit.
En effet, sous l'influence de la tension électrique créée entre les extrémités des conducteurs
que l'on sépare ou que l'on approche, les électrons libres sortent du métal et heurtent
violemment les molécules d'air de l'espace interstitiel. Cela a pour conséquence d'arracher des
électrons aux atomes de l'air et de rendre ce dernier subitement conducteur. Ce phénomène
s'accompagne d'une projection de particules métalliques en fusion (plus de 3 000 °C). C'est
l'arc électrique.
D'une manière générale, les arcs électriques peuvent jaillir entre deux conducteurs ou deux
récepteurs voisins portés à des potentiels différents lorsque la couche qui les sépare n'est pas
assez épaisse ou que sa qualité d'isolation a été diminuée. La liaison qui en découle est
d'abord invisible (courant de fuite) puis visible (arc électrique). Les éclairs qu'on observe
pendant les orages sont des arcs électriques entre deux nuages ou entre un nuage et la Terre.
Dans les installations électriques, un court-circuit provoque un arc pouvant avoir des
conséquences importantes.
L’arc électrique peut être, pour l’homme, à l’origine de brûlures plus ou moins graves et,
pour les installations, d’incendies ou d’explosions.
Qu'est ce qu'un court-circuit ?
Un court-circuit résulte d'une liaison accidentelle entre deux pièces conductrices présentant
entre elles une différence de potentiel. Le courant de court-circuit qui en résulte est
dangereux : il peut atteindre, selon l'emplacement où il se produit, une intensité très élevée
(50 kA et plus).
À l'origine des courts-circuits on peut citer :
 la détérioration des isolants par vieillissement ou usure mécanique ;
 la rupture d'un conducteur ;
 la chute ou l'introduction d'un outil conducteur dans un circuit présentant des parties nues sous
tension.
Des accidents rares mais souvent graves

Depuis 30 ans, le nombre d’accidents du travail, ainsi que les accidents graves dus à
l’électricité, diminuent régulièrement. Toutefois, ces derniers restent particulièrement graves.
Chaque année, moins d’une dizaine de travailleurs meurent électrocutés. De plus, les
accidents liés à l’électricité peuvent être à l’origine d’incendies ou d’explosions.
Les premières minutes qui suivent un accident sont très importantes pour les chances de
survie : il faut agir très vite, d’une part en coupant le courant sans toucher au corps de la
victime, d’autre part en prévenant immédiatement les secours.
Les accidents d’origine électrique se produisent surtout lors d’opérations sur des installations
fixes basse tension (armoires, coffrets, prises de courant…) au cours de l’utilisation de
machines-outils portatives, ou lors d’interventions sur ou au voisinage de lignes aériennes, de
postes de transformation et de canalisations enterrées.
Électrisation et électrocution

Une personne est électrisée lorsqu’un courant électrique lui traverse le corps et provoque des
blessures plus ou moins graves. On parle d’électrocution lorsque ce courant électrique
provoque la mort de la personne.
L'électrisation peut se produire par contact direct (avec une partie active) ou indirect (avec
une masse mise accidentellement sous tension). Le courant ne passe que si le circuit est fermé,
c'est-à-dire s'il y a :
 soit deux points de contact avec des pièces nues sous tension de potentiel différent ;
 soit un point de contact avec une pièce nue sous tension et un autre avec la terre.
Les premières minutes qui suivent l’accident sont très importantes pour les chances de survie
de la victime : il faut donc agir très vite et le temps d’intervention des premiers secours est
déterminant dans l’évolution de l’état de santé des accidentés. Il est donc important que les
personnes travaillant à proximité d’installations électriques sous tension aient des notions
de secourisme.
Comment secourir une personne électrisée
 Il faut d’abord mettre hors tension (à l’aide de l’interrupteur, du disjoncteur, en
débranchant la prise…) sans toucher le corps de la victime afin d’éviter le sur-
accident. Si ce n’est pas possible, il faut libérer l’accidenté du contact avec les parties
sous tension en prenant garde à ce que personne d’autre ne puisse s’électriser.
 Il faut ensuite appeler ou faire appeler les secours : un sauveteur secouriste du
travail puis le Samu (15) ou les pompiers (18) ou le numéro d'urgence (112).
 Puis il faut porter secours à la victime. Il faut rester avec la victime tant que les
secours ne sont pas arrivés. Les premiers gestes doivent être effectués jusqu’à l’arrivée
des secours par du personnel formé au secourisme.
Effets sur la santé

Une électrisation peut être plus ou moins grave, tout dépend de :


 la fréquence du courant ;
 l’intensité du courant (danger à partir de 5 mA) ;
 la durée du passage du courant ;
 la surface de la zone de contact ;
 la trajectoire du courant ;
 l’état de la peau (sèche, humide, mouillée) ;
 la nature du sol.
Principaux facteurs d’accidents d’origine électrique
 Non-respect des règles de sécurité lors de la conception ou modification d’une
installation électrique
 Mauvais état du matériel et des isolants en particulier (détérioration, coupure…)
 Utilisation inappropriée du matériel (appareil portatif, prolongateur…)
 Habilitation électrique non adaptée à l’opération à réaliser.
 Non-respect des distances de sécurité par rapport aux pièces nues sous tension

Prévention du risque électrique


La prévention du risque électrique repose sur des dispositions réglementaires figurant
dans le Code du travail. Elle concerne la mise en sécurité des installations et des
matériels électriques, et ce dès leur conception. L’objectif est d’éviter tout contact, qu’il
soit direct ou indirect, avec des pièces nues sous tension ou mises accidentellement sous
tension. En outre, le matériel doit être conforme à la réglementation en vigueur afin de
protéger les utilisateurs.

Caractéristiques des matériels et installations électriques

Protection contre les contacts directs

Un contact direct est un contact entre une partie du corps humain et une partie active (pièce
normalement sous tension) d’une installation électrique. Pour prévenir les contacts directs, il
existe plusieurs moyens :
 éloignement : la distance d’éloignement dépend de l’environnement (chantier, locaux
réservés à la production…) et de la valeur de tension ;
 barrière ou enveloppe : elles constituent un obstacle (écran, boîtiers, armoires…) possédant
un degré de protection minimal (IP2X ou IPXXB en basse tension, IP3X ou IPXXC en haute
tension) ; l'ouverture n'est possible qu'à l'aide d'une clé ou d'un outil ;
 isolation des parties actives : celle-ci recouvre d'un isolant les parties actives et ne peut être
enlevée que par destruction ;
 très basse tension : celle-ci peut être de type très basse tension de sécurité (TBTS) ou de
type très basse tension de protection (TBTP). Les conditions d’obtention de ces tensions
sont précisées dans la norme NF C 15-100.

© Sylvie Legoupi pour INRS – 2015
Ligne électrique aérienne


© Patrick Delapierre pour l’INRS
Armoire électrique d’un équipement de travail

© INRS
Installation de batteries électriques stationnaires


© Fabrice Dimier pour l'INRS – 2016
Batterie de traction d'un véhicule électrique

© Sylvie Legoupi pour INRS – 2015
Ligne électrique aérienne


© Patrick Delapierre pour l’INRS
Armoire électrique d’un équipement de travail

o 1
o 2
o 3
o 4



Valeurs maximales de la très basse tension de sécurité (TBTS), en courant alternatif à
l'intérieur des locaux
La valeur maximale autorisée dépend des influences externes et plus particulièrement de la
présence ou non d’eau :
 cas général U ≤ 50 V – exemples : enceinte conductrice exigüe, chantier… ;
 milieu mouillé U ≤ 12 V – exemple : piscine.

Protection contre les contacts indirects

Un contact indirect est un contact entre une partie du corps humain et une masse conductrice
mise accidentellement sous tension. Pour prévenir les contacts indirects, il existe plusieurs
moyens :
 mise à la terre des masses avec coupure automatique de l'alimentation : les schémas de liaison
à la terre sont aussi appelés « régimes du neutre ». Ils sont définis dans la norme NF C 15-
100 ;
 double isolation ou isolation renforcée ;
 très basse tension comme pour la protection contre les contacts directs.

Protection contre les surintensités

Une surintensité est une augmentation dangereuse du courant électrique parcourant un


conducteur ou absorbé par un récepteur (moteur, radiateur…). Il existe deux types de
surintensités :
 les surcharges qui résultent de l’augmentation de la charge ;
 les courts-circuits qui résultent de contacts d’impédance quasi nulle entre des éléments
conducteurs portés à des potentiels différents.
L'existence au sein du circuit d'un disjoncteur d'un relais thermique ou d'un fusible permet de
réduire le danger en ouvrant le circuit lorsque le courant dépasse une valeur donnée pendant
un temps déterminé.

Tension et classes de matériels électriques

La tension nominale du matériel électrique doit être en adéquation avec la tension


d'alimentation.
La norme NF EN 61140 répartit les matériels électrotechniques en quatre classes en fonction
de leur conception du point de vue sécurité :
 l'isolation entre les parties actives (normalement sous tension) et les parties accessibles
(masses métalliques) ;
 la possibilité ou non de relier les parties métalliques accessibles à la terre.

CLASSES DES MATÉRIELS ÉLECTRIQUES

Classes Caractéristiques Emploi Symbole

0 Isolation principale Utilisation Pas de symbole


Pas de possibilité de interdite sur les
relier les masses lieux de travail
entre elles ou à la
terre

I Isolation principale Utilisation


Masses reliées entre possible sur les
elles et à la terre lieux de travail
pour les
machines fixes

II Isolation renforcée Utilisation


(ou double possible sur les
isolation) lieux de travail
Masses non reliées pour les
à la terre machines non
fixes

III Alimentation en très Obligatoire sur


basse tension de les appareils
Indication de la
sécurité (TBTS) ou portatifs, non
tension nominale
de protection fixes en milieu
(maximale)
(TBTP) confiné humide
Masses non reliées ou mouillé
à la terre
Alimentation
sécurisée
(transformateur de
sécurité)

Selon la norme NF EN 61140.


Les matériels électriques les plus utilisés dans les établissements industriels et tertiaires sont
ceux de classe I et II.

Degrés de protection du matériel électrique

Les degrés de protection procurés par les enveloppes de matériels électriques de tension
assignée inférieure ou égale à 72,5 kV sont définis par la norme française NF EN 60529.
Pour symboliser le degré de protection procuré par une enveloppe, il est fait usage des lettres
« IP » (International Protection) suivies de deux chiffres et d’une ou plusieurs lettres. Plus un
chiffre du code IP est grand, meilleure est la protection.
Degrés de protection IP des matériels électriques
 1er chiffre (compris entre 0 et 6) : protection contre les corps solides
 2e chiffre (compris entre 0 et 8) : protection contre l'eau
 Lettre additionnelle (A, B, C ou D) : accès aux parties dangereuses
 Lettre(s) supplémentaire(s) (H, M, S ou W) : informations supplémentaires spécifiques
Exemple : signification du degré de protection « IP 34 C »
 IP : « Appareil protégé contre »
 3 : « La pénétration de corps solides d'un diamètre supérieur ou égal à 2,5 mm »
 4 : « La pénétration des projections d'eau (dans toutes les directions) »
 C : « Les contacts directs avec un outil d'un diamètre de 2,5 mm et de 100 mm de long »
Le degré de protection contre les chocs mécaniques est symbolisé par le code IK.

Analyser le risque électrique

L’ignorance du risque électrique, principalement lors de travaux non électriques, est


aujourd’hui encore source d’accidents. Une analyse systématique du risque permet de prévoir
les éventuelles situations dangereuses et de planifier au mieux la prévention.
Les principaux éléments à prendre en compte dans l’analyse du risque électrique sont :
 les caractéristiques de l’installation électrique (domaines de tension, sources primaires et
secondaires, positionnement des câbles et canalisations isolées…) ;
 l’environnement de l’opération (proximité ou voisinage de pièces sous tension, possibilité
de chutes d’outils, déplacement d’engins…) ;
 les tâches à accomplir par les opérateurs (position de l’opérateur, gestes normaux à accomplir
et gestes réflexes possibles, port des équipements de protection…).
L’analyse du risque électrique doit être réalisée avant chaque opération et actualisée si
nécessaire tout au long de celle-ci.
C’est l’employeur qui a la responsabilité de la mise en œuvre de cette analyse du risque.
Cependant, cette analyse concerne également chaque acteur, dans la mesure de ses
attributions, de ses compétences et de ses responsabilités. Dans la phase préparatoire du
travail, l’employeur peut désigner une personne pour élaborer les prescriptions et procédures
de sécurité. Dans la phase de réalisation des opérations, les chargés de travaux ou de chantier
sont responsables de l’exécution des travaux et de la mise en place des mesures de sécurité
prévues. Les exécutants et les chargés d’intervention sont quant à eux responsables de leur
propre sécurité.

Mesures générales de prévention pour assurer la sécurité du personnel

Une personne réalisant une opération sur un matériel ou une installation électrique doit
être formée et habilitée par son employeur.
Différentes mesures de protection doivent être mises en œuvre afin qu’elle puisse travailler en
sécurité : : travailler sur des installations sûres et conformes, signaler le local ou l’opération,
isoler l’installation électrique, mettre en place des mesures de protection pour les travaux sur
ou au voisinage des installations, vérifier les installations, fournir des équipements de
protection individuelle si necessaire, être formé et habilité aux risques électriques…
Pour toute opération exposant à un risque électrique, des mesures de prévention sont à mettre
en œuvre pour supprimer ou réduire les risques électriques.

Utiliser des installations sûres

Conception des installations

Les installations électriques doivent être conçues et réalisées conformément aux dispositions
des articles R. 4215-1 à R. 4215-17 du Code du travail, ces dispositions sont afférentes aux
maîtres d'ouvrage entreprenant la construction ou l'aménagement de bâtiments destinés à
recevoir des travailleurs en matière de conception et de réalisation des installations
électriques.
Ces dispositions visent à protéger la santé et la sécurité des travailleurs contre les risques de :
 choc électrique par contact direct ou indirect ;
 brûlure ;
 incendie ;
 explosion d’origine électrique.

Vérification des installations

L’employeur qui utilise des installations électriques est tenu de respecter les dispositions des
articles R. 4226-1 à R. 4226-21 du Code du travail. Ces règles lui imposent de maintenir les
installations en conformité avec les règles de conception, d’en assurer la maintenance,
l’entretien et la vérification.
La vérification est une opération destinée à contrôler la conformité d'une installation
électrique aux exigences réglementaires et normatives en vigueur. Elle doit avoir lieu :
 au moment de la mise en service ;
 périodiquement ;
 sur mise en demeure par l'inspection du travail.
Ces vérifications sont réalisées par des organismes accrédités. Pour certaines, l’employeur
peut faire appel à une personne compétente de l’entreprise remplissant certains critères
énoncés dans la réglementation.
Les résultats des vérifications sont consignés dans un registre, auquel sont annexés les
rapports des organismes accrédités.

Utilisations en sécurité des matériels électriques

Le matériel électrique doit toujours être utilisé avec soin, en veillant à ne pas le détériorer par
des chocs, une immersion, un échauffement excessif… Le salarié utilisant ce matériel doit
respecter les consignes fournies par son employeur. Il est tenu d’en vérifier l'état et de signaler
toute détérioration à son encadrement.
Précautions concernant les fils et les prises électriques
 Protéger les fils conducteurs du risque d'écrasement en ne les déroulant pas en travers du
passage d'un véhicule.
 Débrancher les appareils en tirant sur la fiche et non sur le fil.
 Ne jamais bricoler une prise électrique endommagée.
 Ne jamais laisser une rallonge branchée à une prise sans qu'elle soit reliée à un appareil
électrique.
 Ne jamais utiliser un fil pour tirer ou déplacer un appareil électrique.
 Ne jamais toucher à un fil dénudé dont on ne perçoit qu'une extrémité.
 Ne jamais toucher une prise avec les mains mouillées.

Signaler le local ou l’opération

Les locaux ou emplacements présentant un risque de choc électrique doivent être délimités
aux moyens d’obstacles et signalés au moyen d’un panneau d’avertissement réglementaire du
danger électrique. L’accès à ces locaux ou emplacements est réservé aux personnes habilitées.

Lors du retrait d’un protecteur rendant accessible des pieces nues sous tension, il faut installer
un balisage de sécurité. Ce balisage ne doit pas pouvoir être franchi par inadvertance.
© INRS

Les seules manœuvres autorisées par le personnel de production non habilité mais formé sont
celles :
 qui sont prévues à l'extérieur de locaux ou emplacements à risques spécifiques électriques ;
 dont les risques inhérents à l’opération sont éliminés par construction (IP2X en basse tension
ou IP3X en haute tension).

Travailler hors tension, supprimer le voisinage

La réglementation (article R. 4544-4) prescrit que le risque d’origine électrique, lors


d’opérations sur les installations ou dans leur voisinage, soit supprimé ou à défaut réduit
autant que possible. Pour ce faire, les travaux doivent être effectués en priorité hors tension.
Les travaux effectués hors tension sont les seuls présentant une sécurité totale vis-à-vis du
risque électrique. Le moyen de s’assurer que toute tension est effectivement supprimée et
qu'elle le reste est la consignation. La procédure de consignation est définie dans la norme NF
C 18-510. La déconnexion des batteries sur véhicules et engins doit être réalisée selon les
prescriptions de la norme NF C 18-550.

Procédure de consignation d’une installation électrique


 Séparer l’installation de toute source d’énergie électrique concernée et préalablement
identifiée.
 Condamner les organes de séparation en position ouverte afin d’interdire toute remise sous
tension.
 Identifier la partie de l’installation concernée afin d’être certain que les travaux seront bien
exécutés sur l’installation prévue.
 Vérifier l’absence de tension.
 Mettre à la terre et en court-circuit*.

* Pour les opérations sur véhicules et engins (NF C 18-550) ou en basse tension et sous certaines conditions d’intervention, cette dernière opération n’est pas
requise.
Toute consignation doit être signalée par une pancarte bien visible.

Le dispositif d'avertissement doit être bien visible.

© Gaël Kerbaol / INRS


Fiche de travail signalant l'arrêt de l'arrivée électrique et cadenas condamnant
l'utilisation de l'appareil lors de sa maintenance
Les opérations effectuées au voisinage de pièces nues sous tension sont limitées aux cas où il
n'a pas été possible de supprimer ce voisinage, soit en consignant l'installation ou la partie
d'installation à l'origine de ce voisinage, soit à défaut, en assurant la protection par
éloignement, obstacle ou isolation (mise en place de nappes isolantes, protecteurs ou écrans
isolants).

Principales mesures de protection pour les travaux à proximité de pièces nues sous
tension
 Interposer des obstacles efficaces entre l'opérateur et les pièces nues sous tension.
 Isoler les pièces nues sous tension.
 Confier les travaux à un personnel habilité disposant de l'outillage et de l'équipement de
protection individuelle nécessaires.
 En cas de voisinage avec des pièces nues sous tension du domaine haute tension,
faire surveiller en permanence les travaux par une personne habilitée.

© Deledda

Instructions et formation

Suivant les principes généraux de prévention introduit par le Code du travail (articles L. 4121-
1 à L. 4121-5), l’employeur doit « donner des instructions appropriées aux travailleurs ». En
conséquence, il se doit de former ses salariés à la prévention du risque électrique. L'objectif
est de faire acquérir au salarié la compétence nécessaire pour qu’il puisse exercer son activité
en toute sécurité. À l’issue de cette formation, et en complément des instructions de sécurité*,
l’employeur délivre au salarié une habilitation électrique pour les opérations qui le
nécessitent.
*Les instructions de l'employeur précisent, en particulier lorsque la nature des risques le justifie, les conditions d'utilisation des équipements de travail, des
moyens de protection. Elles doivent être adaptées à la nature des tâches à accomplir.

Équipements de protection individuelle (EPI)

La protection individuelle n’est envisageable que lorsque toutes les autres mesures
d’élimination ou de réduction du risque électrique ou le recours à la protection collective ne
permettent pas d’assurer la sécurité des personnes. C’est à l’employeur de choisir et fournir
les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail adaptés aux travaux à
effectuer. Il n’existe pas de lien direct entre symbole d’habilitation et l’EPI. C’est l’analyse
precise des opérations effectuées par l’employé et des risques inhérents à ces activités qui
permettra à l’employeur de déterminer quelles seront les EPI les plus adaptés à mettre en
oeuvre pour assurer la sécurité du salarié.

Choix des EPI

L’EPI doit être approprié aux risques à prévenir, adapté au travailleur et compatible avec la
tâche à réaliser. L’analyse du poste de travail guide donc le choix de l’EPI, il sera ainsi adapté
aux opérations réelles et aux risques auxquels le salarié sera confronté. En outre, il ne dépend
pas directement du rôle ou du titre d’habilitation du salarié.
Dans son choix, l’employeur prend en compte l’importance du risque (domaine de tension,
énergie…), l’exposition (fréquence et durée d’exposition, distance d’éloignement…), les
caractéristiques du poste de travail et les performances des EPI (classe des EPI, protection
contre le risque de contact direct, contre l’arc flash…).

Conformité des EPI

Les EPI doivent être conformes aux règles techniques de conception précisées dans le Code
du travail et faire l’objet du marquage de conformité CE.
L’EPI contre les risques électriques est un EPI de catégorie III (risque mortel selon le
règlement (UE) 2016/425 du Parlement européen et du Conseil), il doit a minima :
 être marqué CE (conformité de la Communauté européenne : certification conforme aux
obligations) ;
 préciser l'année de fabrication ;
 faire référence à la norme utilisée pour la conformité ;
 pour les EPI isolants : préciser la classe d’isolation ;
 permettre d’identifier l’organisme ayant procédé à l’examen UE de type de l’équipement
(quatre chiffres) ;
 être accompagné de sa notice d’instructions (conditions d’utilisation et de stockage, de
nettoyage, délais de péremption…) en français ;
 être accompagné d’une déclaration UE de conformité.
En plus du marquage réglementaire CE, l’EPI conforme à une norme comporte un marquage
normatif.

Exemple de marquage

Le marquage ci contre (symbole IEC 60417-5216) figure


sur les équipements de protection appropriés
pour les travaux sous tension.

Les EPI contre les effets du courant électrique doivent posséder un degré d'isolation approprié
aux valeurs des tensions auxquelles l'utilisateur est susceptible d'être exposé. L’évaluation de
cette exposition doit prendre en considération les conditions prévisibles les plus défavorables.
La tension maximale d’emploi d'un EPI est signalée par une classe, et chaque type d'EPI peut
avoir des classes différentes. Il existe par exemple six classes pour les gants isolants :
TENSION
TENSION
CLASSE ALTERNATIVE
CONTINUE (V)
EFFICACE (VEFF)

00 500 750

0 1 000 1 500

1 7 500 11 250

2 17 000 25 500

3 26 500 39 750

4 36 000 54 000

Les EPI et leur emballage doivent porter un marquage indiquant en particulier la classe de
protection ou la tension d'utilisation afférente, le numéro de série et la date de fabrication.
Aucun EPI n'étant adapté à une tension supérieure à 36 000 V en courant alternatif, les
travailleurs doivent obligatoirement se tenir éloignés des pièces nues sous tension.
Les EPI sont personnels. Ils ne peuvent être attribués à une autre personne qu'après avoir été
nettoyés et vérifiés.
© Deledda
Équipements de protection individuelle pour les travaux sous basse tension
* Aucun objet ou pendentif conducteur (bijou, montre, collier…) pouvant entrer en contact avec des pièces nues sous tension ne doit être porté lors d’une
opération électrique. De même, les vêtements de travail ne doivent pas comporter de pièces conductrices (fermeture éclair, badge…).

Principaux équipements de protection individuelle contre le risque électrique

 Casque isolant
 Casque de protection contre les projections de particules en fusion
 Protection oculaire et faciale
 Gants en matériaux isolants
 Chaussures et bottes isolantes
 Vêtements de protection contre le risque de contact direct et d’arc flash
Protection du visage et de la tête
© Deledda

 L’écran facial anti-UV protège des arcs électriques jusqu’à une certaine valeur d’énergie. Il
est certifié selon la norme NF EN 166. Un écran ou porte-écran assurant la protection contre
l’arc électrique et ses effets thermiques doit comporter l’indication de sa résistance à l’arc
électrique de court-circuit matérialisé par le chiffre 8 (cf . « Exemple de marquage » ci-
dessous). Il peut également figurer sur le marquage une valeur dite « ATPV » (qui représente
l’énergie thermique maximale pouvant être supportée par l’écran) dont l’unité est donnée en
cal/cm². L’écran doit également protéger des effets de la projection de particules solides
(symbole complémentaire devant figurer sur le marquage : « F » pour la basse énergie, « B »
pour la moyenne énergie ou « A » pour la haute énergie).
Des écrans teintés sont recommandés pour une protection supplémentaire contre l’impact de
la lumière vive et le rayonnement UV.
 Le casque isolant (jusqu’à 1 000 V) et antichoc protège en cas de chute d’objet, de choc à la
tête ou de projection de particules en fusion (certifié selon les normes NF EN 50365 et NF EN
397).

Exemple de marquage pour casque de protection isolant :

Exemple de marquage pour un écran facial conforme à la norme NF EN 166, avec filtres
pour l'ultraviolet, fonction de résistance mécanique et de résistance à l’arc électrique de
court-circuit :
Légende :
2- : Numéro de code du filtre pour l'ultraviolet pour lequel la reconnaissance des couleurs peut être altérée
1.2 : Classe de protection aux ultraviolets
X : Identification du fabricant
2 : Classe optique
B : Symbole d'impact à moyenne énergie
8 : Symbole de résistance à l’arc électrique de court-circuit
9 : Symbole de non-adhérence du métal fondu et résistance à la pénétration de solides chauds

Protection des mains

© Deledda

Les gants isolants offrent une protection individuelle contre les chocs électriques lors de
travaux sous tension ou au voisinage de parties actives. Ils doivent être certifiés selon la
norme NF EN 60903. Les gants doivent être adaptés au niveau de tension (classe 00 – 500 V
c.a à classe 4 maximum – 36 KV c.a).
Il existe des gants isolants en latex sans protection mécanique et des gants composites avec
protection mécanique. Ces derniers se reconnaissent à leur symbole

spécifique : .
Les gants 100 % latex (avec ou sans surgants) ne sont pas adaptés pour le travail en présence
d’un risque d’arc électrique, il faut leur préferer les gants composites.
Il est recommandé de porter des sous-gants en coton pour des raisons d’hygiéne et de confort
et des surgants en cuir notamment sur les gants en latex pour protéger des risques mécaniques
et chimiques qui pourraient altérer les capacités d’isolation (lacérations, perforations,
abrasion…).
Exemple de marquage gants :

Protection des pieds

© Deledda

Les chaussures ou bottes isolantes isolent une personne du sol en cas de contact direct ou
indirect de manière à ce que le courant ne puisse la traverser. Elles protègent également le
pied contre un contact direct avec une pièce nue sous tension. Elles sont certifiées selon la
norme NF EN 50321-1 et doivent être adaptées au niveau de tension (classe 00 – 500V c.a à
classe 4 maximum – 36KV c.a) ; elles assurent une protection contre la tension de pas ou la
tension nominale. Les chaussures doivent être utilisées exclusivement en milieu sec.
Les couvre-chaussures isolantes peuvent être portées par-dessus des chaussures.
Les chaussures électriquement isolantes et les couvre-chaussures électriquement isolantes
doivent être marquées conformément à l'EN ISO 20345 (chaussure de sécurité) ou à l'EN ISO
20346 (chaussure de protection) ou à l'EN ISO 20347 (chaussure de travail). Un marquage
supplémentaire pour satisfaire à l’EN 50321-1 doit faire apparaître le symbole IEC 60417-
5216 (double triangle), la référence à la norme EN 50321-1, la classe électrique et la la
tension du courant d'essai.

Exemples de marquage des chaussures :


Protection du corps

© Deledda

On distingue deux types de vêtements pour la protection du corps :


 les vêtements de travail, qui ne sont pas des EPI et qui ont pour objectif de protéger le corps
contre les risques généraux. Ces vêtements de travail sont adaptés aux opérations hors tension
et hors voisinage. Ils sont en coton ignifugé ou similaire avec manches longues, fermeture
éclair en plastique et fermeture totale jusqu’au haut du cou ;
 les vêtements de protection électrique, qui sont des EPI et qui ont pour objectif de protéger
contre un risque de contact direct avec une pièce nue sous tension : ce sont des vêtements
isolants. Les vêtements protégeant contre les effets d’un court-circuit sont des vêtements anti
arc-flash, ils sont ininflammables. Dans un environnement électrique, les risques
d’électrocution et les dangers des arcs électriques sont omniprésents ; seul un vêtement isolant
et ininflammable apporte une protection contre ces risques.

Les vêtements isolants


Ils ont pour but d’empêcher un courant dangereux de traverser les personnes lorsqu’il existe
un risque de contact involontaire avec une partie sous tension. Dans le domaine de la basse
tension, ces vêtements doivent se conformer à la norme NF EN 50286 et comporter une
indication de la classe de niveau de tension (classe 00 – 500 V c.a).

Les vêtements anti-arc flash


Ces vêtements ont pour but de protéger l’opérateur des effets thermiques d'un arc électrique
correspondant à l’énergie incidente (en cal/cm²) pouvant être libérée lors d’un court-circuit.
Cette énergie essentiellement rayonnante indique le rayonnement subi par la peau d’un
employé en présence d’un arc électrique.
Pendant une courte durée, le transfert de chaleur peut atteindre des températures extrêmement
élevées occasionnant des brûlures. Ces vêtements doivent donc pouvoir résister et protéger
l’opérateur de ce dégagement d’énergie, ne pas fondre et ne pas contribuer à la propagation de
la flamme en cas d’inflammation ou de projection. Ils font donc référence à plusieurs normes.
La norme internationale IEC 61482-2 propose des méthodes d’essai pour déterminer les
performances du vêtement de protection, les vêtements de protection contre l’arc électrique
doivent porter mention de cette norme et de la classe de protection (classe 1 jusqu’à 4kA et
classe 2 jusqu’à 7kA).
Toutefois, la norme IEC 61482-2 ne s’intéresse qu’à la protection contre les brûlures de
second degré, c’est pourquoi d’autres normes sont associées à ce type de vêtement, comme
l’EN ISO 14116, qui traite de l’inflammation et de la propagation de la flamme, ou l’EN ISO
11612, qui traite en plus des effets de la chaleur.

Exemple de marquage vêtements :

Formation, vérification, maintien en état des EPI


Information et formation
Une formation pratique est nécessaire pour permettre aux travailleurs d'apprendre à ajuster et
porter les EPI correctement et en prendre soin. Chaque employé doit connaître les risques
contre lesquels les équipements de protection individuelle le protègent, les conditions
d’utilisation et les consignes pour le stockage et l’entretien de ces équipements.

© Patrick Delapierre pour l’INRS


Formation à l’habilitation électrique, avec port d’équipements de protection individuelle
adaptés : gants en matériaux isolants, casque de protection, outil isolant
Vérification et entretien
Le fabricant définit dans sa notice les conditions d’utilisation et les limites d’usage
des EPI ainsi que, le cas échéant, la nature et la périodicité des essais, notamment les essais
diélectriques, auxquels ceux-ci doivent être soumis pendant leur durée de vie. Les EPI doivent
comporter, à l'extérieur de l'enveloppe protectrice, un espace réservé au marquage de la date
de mise en service et des essais ou contrôles périodiques.

L'efficacité des équipements de protection nécessite un entretien adéquat. Cet entretien


comprend l'inspection, le maintien en état, le nettoyage et le stockage.
Des vérifications périodiques doivent être menées par des personnes qualifiées, appartenant
ou non à l’entreprise. Elles ont pour objectif de :
 déceler en temps utile toute défectuosité de l’EPI susceptible d’être à l’origine de situations
dangereuses ;
 s’assurer du bon état des EPI en service et en stock, conformément à la notice du fabricant ;
 s’assurer du respect des instructions de stockage ;
 prendre les mesures nécessaires pour qu’en cas de détérioration ou à l’expiration de durée de
vie ou date de péremption des EPI, ceux-ci soient éliminés et remplacés.
Outre ces vérifications périodiques, l’utilisateur de l’EPI est tenu de :
 vérifier l’état apparent des EPI avant chaque utilisation ;
 respecter les conditions d’utilisation, de stockage et d’entretien précisées dans la notice
d’instructions du fabricant et dans la consigne d’utilisation élaborée par l’employeur ;
 signaler les équipements défectueux ou périmés.

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