Institutions publiques françaises et européennes
I- La Constitution et l’organisation de l’État en France
C’est un ensemble de textes juridiques qui définit les différentes institutions qui compose l’état et
qui organise leurs relations. Il va fixer les règles qui vont régir les différentes institutions qui dirige
l’état.
Au sommet de la pyramide et tous les textes qui sont en dessous doivent la respecter. Elle est
agrémentée d’autres textes qui eux aussi ont une valeur constitutionnelle, même force juridique.
C’est un document écrit en principe mais dans certains pays elle est « morale » (que par la coutume)
pas un droit écrit.
Particularité de la France plusieurs constitution par le temps : numérotée = indicateur (Vème république
donc cinquième constitution depuis création république avec période différentes)
La première date de 1791, révolution.
1958 cinquième constitution
A) la Constitution de la Vème République
1) Son élaboration et sa révision
Son élaboration : fait suite à des dysfonctionnements de la quatrième république, auteur = général De
Gaulle
Établi sur la base de cinq principes :
- suffrage universel gouvernement et parlement tire leur légitimité de ça
- séparation des pouvoirs : législatif (met en place les lois et contrôle l’action des députés), exécutif
(met en œuvre la politique) doivent être séparé
- responsabilité du gouvernement devant le Parlement (Sénat + assemblée nationale)
- l’indépendance de l’autorité judiciaire à l’égard de l’État, gouvernement
- établissement de nouveaux rapports entre métropole, France et les peuples qui lui sont associé
(décolonisation)
Général de Gaulle qui a inspiré cette constitution, rôle prépondérant, voulait la mise en place d’un chef
d’État fort, d’un parlement bicaméral, séparation des pvr et équilibre entre pvr
Cette Constitution a été élaboré par des techniciens (pas des parlementaire) adopté dans le cadre d’un
référendum (conduit à un plébiscite) promulgué le 4 octobre 1958
Elle a en fait révélé un fonctionnement qui n’était pas prévu initialement
Premier cas de figure (fait majoritaire) : situation dans laquelle le président de la rep° et
l’Assemblée nationale sont du même bord politique, c’est en principe le fonctionnement normal de
la constitution, la constitution ne fonctionne pas comme il devrait
(Cohabitation) : président et l’Assemblée nationale n’ont pas la même couleur politique, cette
hypothèse n’est normalement pas cohérente, elle conduit à un fonctionnement normal des institutions
parce que le président est à retrait et le premier ministre incarne pleinement l’exécutif (dernière a pris
fin en 2002)
La révision : pour qu’elle puisse durer dans le temps il est nécessaire que l’on puisse la réviser donc
la modifier elle est appelée à évoluer à travers des révisions,
Les modalités prévues de révisions :
- article 89 de la constitution, il y a deux procédures possibles :
- la première à l’initiative des parlementaires et nécessite que les deux assemblées adoptent un
texte identique qui est soumis au référendum (peut se faire intégralement sans que l’exécutif n’ai
son mot à dire)
- la deuxième est une révision à l’initiative de l’exécutif (impossible en période de cohabitation) le
président aura deux possibilités soit celle qui est ci-dessus soit après le vote d’un texte identique il le
soumet au Congrès (réunit tous le mm jour dans une salle et vote le txt qui leur est soumis doit être
adopté au 3/5 des députés réunis, remplace référendum)
Cette révision nécessite un accord entre les deux assemblées ce qui pose problème en période de
cohabitation
DG à prévu la procédure de l’article 11, est prévu en principe pour faire adopter un txt de lois par
référendum sans passer par les deux chambres
2) La qualification
L’état français est républicain, le pouvoir est élu dans le cadre d’élection il y a une neutralité, il
n’est pas dévolu, ne doit pas agir dans la religion.
Un État unitaire décentralisés
a) Un État souverain et unitaire
Ce n’est pas un état fédéral. Est-ce que un jour, l’Europe connaîtra une Europe fédérale ?
Les principes qui guident cet état unitaire connaissent des atténuations.
En matière de souveraineté : constate une évolution d’une perte de souveraineté. Ce qui traduit
cette perte de souveraineté est par exemple l’euro (en matière monétaire), le contrôle des
frontières (contrôle s’opère à la périphérie de l’Europe), les ressortissants européens peuvent
voter aux élections municipales de la ville qui l’héberge.
Autre principe : l’indivisibilité. Certaines régions demandent plus de libertés (ex : Corse
« peuple de Corse », Nouvelle-Calédonie) état souvent unitaire quelque peu écorné.
b) Un État qui tente de décentraliser
L’État a eu besoin de (à partir de 1981) se rapprocher des citoyens et de leur « déléguer » des
pouvoirs, c’est ce qu’on appelle la décentralisation.
Il a été considéré qu’il fallait transférer du pouvoir mais les régions restent sous le contrôle de
l’état. Ce contrôle s’opère à posteriori.
Financement de l’autonomie financière des collectivités territoriales (subventions étatique)
elles sont couvertes par l’état mais depuis plusieurs décennies on constate une diminution des
subventions étatique. Certains considèrent que les collectivités sont étranglées financièrement
et que le transfert des compétences ne s’opère pas à hauteur du transfert financier.
c) Un état de droit
L’État n’est pas au-dessus des lois et doit donc les respecter. (Ex : Tunisie : président à décider
qu’il pouvait appliquer la loi comme il voulait). En principe, l’État ne peut pas agir de manière
arbitraire. Plusieurs incidences :
- L’État comme les fonctionnaires, comme les politiques ne peuvent agir ou user de la force que
dans le cadre d’une habilitation juridique (ex : Benalla)
- l’état doit respecter la liberté des citoyens. L’action étatique doit s’inscrire dans la DDHC de
1789. Les grands principes de la DDHC, l’état doit les respecter et le conseil constitutionnel
veille au respect de ces grand principes.
3) La protection de l’État de droit
La souveraineté nationale appartient au peuple. Ce qui veut dire que les citoyens participent
à l’action politiques à travers ses représentants. Ils sont élus. Les citoyens se manifestent à
travers l’élection ce qui signifie que l’orientation politique n’est que l’émanation de la volonté
du peuple. Ce qui caractérise l’électeur est sa nationalité (seul les représentant français peuvent
voter), l’âge (18 ans) ainsi qu’être inscrit sur une liste électorale.
La fréquence de l’élection à priori garanti un État démocratique en élisant fréquemment des
représentant les citoyens œuvrent de démocratie et ça la conforte. En revanche, nous avons un
« mille-feuille » politique qui est quasiment incompréhensible pour les non-français. En France
on rajoute chaque fois et on ne supprime jamais. Il y a abondance de représentation (commune,
région, etc.) cependant ça a un cout financier et ça rend souvent opaque les prises de décision.
Le système électoral : il en existe deux grands.
- Le scrutin majoritaire. Y’a que celui qui arrive premier qui gagne les élections
(présidentielle, législatives, sénatoriale en partie, …). Ce système s’oppose à un autre scrutin,
le scrutin proportionnel.
- Le scrutin proportionnel permet à tous les candidats, toutes les parties d’être représentés.
On a un régime représentatif qui s’oppose à un système impératif. Il assure une certaine liberté
à ceux qui sont élus. La démocratie est également représentée par référendum (lorsqu’on
demande directement au peuple son avis sur la question). Différents types de référendums. Le
risque c’est que ça devient un plébiscite c’est à dire que c’est juste utilisé pour confirmer sa
popularité, sa position. (Exemple de référendum : pour ou contre l’entrée de la Grande-
Bretagne au sein de la communauté européenne (ok) ; (échec cinglant) : constitution pour
l’Europe, traité établissant une constitution pour l’Europe).
Autre élément : pluralismes partisans. En France il y a de nombreux partis politique avec des
opinions divergentes. Cette abondance pose aussi une difficulté : on a un système politique qui
est avant tout un système présidentiel appelle normalement à un bipartisme (aussi aux USA ou
Grande Bretagne). Résulte de l’élection du président de la République car deux candidats au
second tour donc par définition on sait par avance. Ça nécessite alliance entre partis politiques.
A ce jour, malgré notre système d’élection du président de la République la France à réussit à
garder ce pluralisme partisan. L’élection d’Emmanuel Macron est venue quelque peu perturber
le classique droite-gauche. Le positionnement qu’il a pris est venu perturber cette organisation
et brouiller les cartes car son positionnement est difficile à dire.
Sa protection est assurée par le Conseil Constitutionnel. A travers différents contrôles (pour
beaucoup le Conseil Constitutionnel est une avancée majeure de la république). Contrairement
à d’autres états, la France ne dispose pas de cours souveraines mais elle a trois cours
souveraines qui dans leur domaine n’ont rien au-dessus (conseil d’état (ordre administratif),
cours de cassation (plus haute juridiction de l’ordre judiciaire), conseil constitutionnel (respect
de la constitution et des fondements).). Afin d’assurer le respect de l’état de droit le CC opère
différents contrôles :
- contrôle de contrariété (art 54).
- contrôle de conventionnalité.
- contrôle de conformité des lois adoptée par rapport à la constitution.
- contrôle qui s’opère durant un procès (QPC) cadre d’une procédure devant les tribunaux.
Composition du conseil constitutionnel
Composé de neuf personnes nommées (trois par président de la République, trois par
président du Sénat et trois par président assemblée générale) nomination politique
(actuellement largement une majorité de droite).
A ces personnes nommées font également partis les anciens Présidents de la République
vivant. Sont membres à vie du conseil constitutionnel.
II- Le pouvoir exécutif
Composé du Président de la République et du gouvernement.
A) Le président de la République
Les règles qui s’appliquent à lui :
- pour être candidat il faut obtenir des parrainages (par des élus ex-maires, 500 parrainages).
Objectif du parrainage est de limiter les candidatures. Efficacité relative car entre 15 et 20
candidats. Conseil constitutionnel qui s’occupe des règles. Pour être candidat aux seconds
tours, il faut être dans les deux premiers, seuls les deux premiers arrivés au premier tour, l’idée
étant de conduire un bipolarisme au second tour. La campagne officielle électorale ne dure que
quinze jours en principe. Le CSA veille à ce que les temps de paroles soit équitable sur les
chaînes de télévision et les radios.
- Contrôle financier. Campagne plafonnée sur le plan des dépenses (20 millions d’€ environ).
Conséquence : sanction pénale (Sarkozy un an ferme).
- Scrutin majoritaire compte tenu de la particularité de l’élection.
- durée du mandat cinq ans. Cet abaissement de la durée à renforcé le poids du président dans la
société.
- Président ne peut pas faire plus de deux mandats successifs.
- responsabilité du président de la République : sur le plan pénal il peut être condamné (pour les
actes qu’il commettrait il est responsable mais il ne peut pas être jugé pendant la durée de son
mandat, relève de la Haute Cour de Justice. Certaine immunité le temps de son mandat.) sur le
plan politique il est irresponsable. Aucune procédure pour engager sa responsabilité politique
contrairement au premier ministre. Seule responsabilité possible : haute trahison. Cette
irresponsabilité est contraire à l’étendue des pouvoirs qu’il a.
B) Ses pouvoirs
L’exécutif est bicéphale avec un chef de l’État et un chef du gouvernement. Le chef du Gouv
dispose des pouvoirs les plus important en principe. En réalité, c’est le chef de l’État.
1- les pouvoirs propres au président de la République.
La constitution a donné trois pouvoirs au PDR (art 5) :
- gardien de la constitution, veille au respect de la constitution.
- rôle d’arbitre, doit veiller au fonctionnement régulier des institutions et à la continuité de
l’État
- garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.
Autres pouvoirs moins essentiels :
- nomination du 1er ministre
- droit de message à l’égard des assemblées (faire passer des messages directement ou
indirectement)
- pouvoir de dissolution (assemblée nationale, élection anticipée en renouvellement complet)
-pouvoir de référendum pour textes de lois
- pouvoir qui fixe « une dictature de salut public » (lorsque l’indépendance de la nation etc.…
sont menacé d’une manière grave et immédiate, le PDR va se voir attribuer les pleins
pouvoirs).
- pouvoir de désigner trois membres du conseil constitutionnel
- déférer les textes devant le conseil constitutionnel
2- Les pouvoirs partagés.
- Partage avec parlement concernant les engagements internationaux. PDR qui négocie et ratifie
les traités mais parlement qui (pour les + important) ratifie les traités dans certaines hypothèses
(traité de paix, de commerce, relatif à l’organisation internationale)
- partage en matière des armées. Parlement qui peut déclarer la guerre par son vote. PDR est le
seul à pouvoir déclencher l’arme nucléaire.
- Partage, il convoque les cessions extraordinaires du parlement.
- Rôle non anodin car PDR promulgue les lois.
- PDR nomment les ministres sur les propositions du 1er ministre et les démets.
- PDR signe les ordonnances et les décrets même si le pouvoir réglementaires appartient au 1 er
ministre.
- PDR est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire
- pvr partagée avec ministre de la Justice = droit de grâce (lorsque qql est condamné, il peut la
dispenser d’exécuter sa peine. Ne s’exerce plus qu’à titre individuel.)
B) Le gouvernement
1- Son organisation
Le 1er ministre : nommé par le PDR. Il a forcément la couleur politique de l’Assemblée
nationale. Juridiquement, ne peut pas être démit par le PDR. La démission, en principe,
s’effectue de lui-même. Peut-être démit par Assemblée Nationale et dans le cadre d’une motion
de censure (voté par AN qui conduit à faire tomber le gouvernement).
- Ministres. Il n’existe pas de nombre déterminé et les gouvernements ont pu varier d’une
quinzaine à une quarantaine de ministres. Seule certains ministres sont évoqués par la
Constitution. En revanche il existe une hiérarchie des ministres avec tout en haut les ministres
d’État (nommés pour raison politique). En-dessous, ministres ordinaires, en-dessous encore
les ministres délégués, encore en-dessous les secrétaires d’État (rattaché (pas de budget) et
autonome (budget)). Nommé par PDR sur proposition du 1er ministre. Gouvernement =
ensemble des ministres et des secrétaires d’État. Fin de fonction du 1 er ministre entraîne celle
de son gouvernement. Interdépendance. Les actes d’un ministre engagent tout le gouvernement.
Les actes commis par les ministres durant leurs fonctions relèvent de la cour de justice de la
république.
- Les attributions du gouvernement : la constitution accorde un rôle et des moyens d’actions
importants (visible qu’en période de cohabitation. En revanche en période de fait majoritaire
c’est le PDR qui reprend la main.). Défini par l’article 20 de la constitution qui stipule que le
gouv détermine. Le gouv ne peut rien sans l’assemblée nationale. Le gouv détermine l’action
quotidienne tandis que le président veille aux enjeux essentiels du pays. Les moyens d’action
sont les délibération prises aux conseils des ministres et notamment, les projets de lois (a pour
origine le gouvernement tandis que proposition de lois vient des parlementaires) y sont adoptés.
Il en est également des projets de décret, des ordonnances (texte adopté par l’exécutif qui
relève normalement du législatif). Il y a également l’administration qui relève du
gouvernement, les forces armées, etc…
- Les attributions propres du Premier Ministre : il joue un rôle important car il a de multiples
responsabilités : il dirige l’action du gouv et de l’administration, il est le chef de la majorité
parlementaire (intermédiaire entre parlement et exécutif), il assure la responsabilité de la
défense nationale. Moyen d’actions : pouvoir réglementaire, chef de toute l’administration.
C) le pouvoir législatif
A été diminué par la cinquième république (rationalisation du parlementale).
1) Le bicaméralisme
Deux chambres législatives.
a) L’Assemblée nationale
577 députés. Elu dans des circonscriptions (territoire). Pour être éligible avoir au moins 18 ans
et être également avec un suppléant. Election se fait au scrutin majoritaire. Pour deuxième tour,
12, 5% des électeurs inscrit au premier tour.
b) Le Sénat
348 sénateurs. Circonscription = département. Nb de sénateurs varie selon taille du
département (1 à 12). Etre âgé de vingt-quatre ans. Elu par les grands électeurs (élus locaux ou
nationaux). Pour vocation de représenter les collectivités territoriales. Département où on élit
un à trois sénateurs, scrutin majoritaire à deux tours. A partir de quatre sénateurs à élire, scrutin
proportionnel (vote obligatoire)
Bicaméralisme inégalité au profit de l’Assemblée nationale prc les députés sont élus au
suffrage universel.
Sénat est considéré comme chambre de réflexion assurant un meilleur travail législatif.
2) Les parlementaires
Soums à un certain nombre de règles. D’abord obligations qui pèsent sur parlementaires.
Normalement astreint à une assiduité. Vote personnel donc pas de vote collectif. Ne sont pas
soumis à un mandat impératif. Doivent avoir un comportement correct pendant débat. Soums à
des incompatibilités : ne peuvent pas faire partie de la fonction publique. Soumis à non-cumul
de mandat. Les immunités : irresponsabilité (ne peut voir sa responsabilité engagée pour les
actes commis dans le cadre de son mandat parlementaire. L’inviolabilité : concerne les
poursuites pénales, pour éviter arrestation abusive d’un parlementaire.
3) La fonction parlementaire
Contrôler l’action du gouvernement. La cinquième république à fixé un domaine accordé à la
loi.
a) La loi ordinaire
Celle de tous les jours. De droit commun que chaque jour le parlement vote. Pas de
particularité.
Initiative : soit du gouv (projet de loi), soit des parlementaires (proposition de loi).
Examen du texte : chaque projet ou proposition est affecté à une commission qui va l’examiner
et va l’amender (modifier). Ce texte amendé est celui qui va être voté ou à nouveau modifié à
l’ensemble des députés. Une fois que l’une des assemblées a adopté le texte il es
automatiquement renvoyé à l’autre assemblée.
b) Les lois spéciales
Non soumises aux règles ordinaires.
- La loi organique : conduire à une modification de la Constitution. Plus importante que
loi ordinaire. L’accord du Sénat est obligatoire quand la loi concerne le Sénat. La
majorité doit être des suffrages donc des sénateurs ou des députés. Arrêté plus long
entrer le dépôt et le vote.
- La loi de finance : porte sur les recettes et les dépenses de l’Etat. La priorité est donnée à
l’Assemblée nationale dans la discussion (a quarante jours alors que le Sénat vingt.) ne
pas dépasser soixante-dix jours en tout.
Le contrôle du gouvernement différentes procédures : les questions que posent les
parlementaires au gouvernement.
- Questions écrites : gouv doit y répondre (1 mois).
- Questions orales : sans débat ou avec débat.
- Questions d’actualité : porte sur problèmes d’actualités
Deuxième moyen de contrôle : commissions d’enquête. Pour objet d’investiguer sur un
problème posé. Va avoir ts les pvrs pour enquêter et à l’issue rendre un rapport. Souvent
conduisent à des réformes.
Troisième mesure : responsabilité du gouv.
- Question de confiance : prévue par l’article 49 alinéa 1 qui stipule que le premier
ministre engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement sur son
programme et sur une déclaration politique générale. Au moment du changement du
gouv il y a une déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Un vote
s’opère près cette déclaration et il est apprécié à la majorité des suffrages exprimés. En
cas de vote minoritaire (gouv obtient pas majorité) le gouvernement devra démissionner.
Gouv qui prend l’initiative.
- Motion de censure : article 49 alinéa 2. Députés qui prennent l’initiative. Emane
spontanément de l’Assemblée nationale. Pour qu’elle soit déposée, elle doit être signé
par un dixième des membres de l’Assemblée nationale (min : 58 députés). Le vote peut
avoir lieu moins de 48h après le dépôt de la motion. Il va être fait par une majorité
absolue (moitié des députés plus un, 289 voix). Si elle est adoptée cela entrainera
forcément la démission du gouvernement. Arrivé en 1962, gouvernement Pompidou
renversé dans le cas d’une motion de censure.
- Engagement de la responsabilité du gouvernement dans le cadre du vote d’une loi :
article 49 alinéa 3. Le gouv va engager sa responsabilité lors de la présentation d’un
texte de loi. Si aucune motion de censure n’est approuvée dans les vingt-quatre heures
par les députés, le texte sera considéré comme adopté par les députés. Façon pour le
gouv de faire passer un texte de loi de force. Les députés n’auront d’autre choix que de
faire tomber le gouvernement s’ils ne souhaitent pas cette loi. Ce dispositif est réservé
au vote des projet de loi de finances et au projet de loi de financement de la Sécurité
Sociale. Peut également être pour un autre texte par cession. Texte critiqué
(régulièrement annoncé qu’il va être abrogé) car conduit à un passage en force du
gouvernement contre les députés.