EXTRAT
IDUCATALOGUEDELACOLLECTO
IN
Nos 301 à 400
301. Histoire de l'armement (Ch. AILLERET). 351. Entre la guerre et la paix (R. CÉRÉ).
302. La psychotechnique (G. PALMADE). 352. La génétique des sols (A. DEMOLON).
303. La question arabe (P. KELLER). 353. La volonté (P. FOULQUIÉ).
304. Histoire des doctrines politiques en France 354. Ledestin de l'agriculture française (L. BRAS-
(J. DROZ). sE-BROSSARD).
305. Le riz (A. CHEVALIER et A. ANGLADEÏTE). 355. L'Islam (D. SOURDEL).
306. Psychologie militaire (Paul-H. MAucoRPs). 356. Lesyndicalisme dans le monde (G.LEFRANo).
307. Histoire diplomatique (L. DOLLOT). 357. L'économie de l'Amérique latine (J. BEAU-
308. Histoire de la Chine moderne (G. DUBAR- JEU-GARNIER).
BIER). 358. La sculpture en Europe (L. BENOIST).
309. Histoire de la mise en scène (P. BLANCHART). 359. Les transports aériens (M. GAUTIER et
310. Histoire de l'éducation (R. GAL). J. MARAIS).
311. La mécanique ondulatoire (J.-L. DES- 360. Le cheval (R. AMIOT).
TOUCHES). 361.. Histoire de l'Amérique latine (P. CHAUHU).
312. Les plastiques (J. VÈNE). 362. Le matériel volant (P. LEFORT).
313. Géographie botanique (J. CARLES). 363. La dialectique (P. FOULQUIÉ).
314. Les Gallo-Romains (E. THÉVENOT). 364. La propulsion des avions (G. LEHR).
315. Le capitalisme (F. PERROUX). 365. Histoire du catholicisme (J.-B. DUROSELLE).
316. Les moteurs (G. LEHR). 366. La République argentine (J. TOUCHARD).
317. L'énergie atomique (A. BouzAT). 367. Le calcul mécanique (R. TATON).
318. La Tunisie (J. KLEIN). 368. Histoire du Journalisme (E. BoiviN).
319. Histoire de la Belgique (L. PIÉRARD). 369. Psychologie de l'enfant (P. CÉSARI).
320. Lesimpérlalismesantiques(J.-R.PALANQUE). 370. La police scientifique (L. LERICH).
321. La chasse en montagne et au marais (F. 371. Le niveau de vie en France (H. BROUSSE).
VIDRON). 372. La pomme de terre (J. FEYTAUD).
322. Les sentiments (J. MAISONNEUVE). 373. Le phosphore et la vie (A. DEMOLON et
323. Les phénomènes vibratoires (J. GRANIER). A. MARQUIS).
324. Langue et littérature d'oc (A. GOURDIN). 374. La viande (H. ROUY).
325. Les sports de la montagne (F. GAZIER). 375. Histoire de la Flandre et de l'Artois (J. LBB-
326. Lapremière guerremondiale(Gl G.LESTIEN). TOCQUOY).
327. La littérature latine (P. POULLAIN). 376. La marine marchande (H. CLOAREC).
328. Géographie de l'Europe centrale slave et 377. Le lait et l'industrie laitière (M. BEAU).
danubienne (P. GEORGE). 378. L'analyse mathématique (A. DELACHET).
329. L'économie planifiée (J. ROMEUF). 379. La sélection des cadres (Ch. PROVOST).
330. Vie et mort des étoiles (J. GAUZIT). 380. La caractérologie (G. PALMADE).
331. Le clavecin (N. DUFOURCQ). 381. Le radar (P. DAVID).
332. Histoire du Poitou (R. CROZET). 382. Le bois (J. CAMPREDON).
333. Physiologie dela conscience (P. CHAUCHARD). 383. Les planètes (P. GUINTINI).
334. Histoire du Commonwealth britannique (J. 384. Les fourrures (R. THÉVENIN).
CROKAERT). 385. L'acoustique appliquée (J.-J. MATRAS).
335. Les télécommunications (J. LAFFAY). 386. Les doctrines économiques (J. LAJUGIEj.
336. Le blason (G.DH ' AUCOU-RTet G.DURIVAULT). 387. Le socialisme (G. BOURGINet P. RIMBERT).
337. Histoire du sport (B. GILLET). 388. Les Mormons (G.-H. BOUSQUET).
338. Histoire des ordres religieux (H. MARO- 389. L'état gazeux (A. RICCI).
BONNET). 390. La fécondation (J. CARLES).
339. Le sel (J. STOCKER). 391. Histoire des Universités (R. AIGRAIN).
340. Carthage (M. HOURS). 392. Physiologie de la langue française (G. GALl-
341. Les classes sociales (A. JOUSSAIN). CHET).
342. Histoire de la marine française (L. NICOLAS). 393. Histoire de l'enseignement en France (M.
343. L'économie mondiale (H. DH ' ÉROUVILLE). GLATIGNY).
344. Odeurs et parfums (J. LE MAGNEN). 394. Histoire de l'Irlande (R. CHAUVIRÉ).
345. La Renaissance (P. FAURE). 395. Le personnalisme (E. MOUNIER).
346. L'éclairage (R. JOUAUST). 396. L'économie européenne (H. DH ' ÉROUVILLE).
347. Le siècle de Périclès (P. CLOCHÉ). 397. L'astronautique (L. LAMINO).
348. Le pilotage des avions modernes (G. Cou- 398. Histoire de l'Indochine (A. MASSON).
TAUD et Y. TESSIER). 399. La biologie des sols (J. DucHÉ).
349. Le travail ouvrier (L. ALLAIN). 400. Histoire de l'Algérie (1830-1949) (G. Es-
860. La mémoire (J.-C. FILLOUX). QUER).
LA GÉOMÉTRIE CONTEMPORAINE
DU MÊME AUTEUR
L'Analyse mathématique (coll. « Que sais-je? », n° 398) (2" éd.).
Calcul vectoriel et tensoriel (id., n° 418) (2e éd.).
Calcul différentiel et intégral (id., n° 466) (2e éd.).
La Balistique (en coll. avec J. TAILLÉ) (id., n- 470).
La Géométrie descriptive (en coll. avec J. MOREAU) (id., no 521).
La Résistance des matériaux (id., n- 599).
L'Algèbre moderne (en coll. avec M. QUEYSANNE) (id., n° 661).
« QUE SAIS-JE ? »
LE POINT DES CONNAISSANCES ACTUELLES
N° 401
LA
GÉOMÉTRIE
CONTEMPORAINE
par
André DELACHET
Ancien élève de l'École Normale Supérieure
Agrégé de l'Université
PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE
108, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS
1957
QUATORZIÈME MILLE
DÉPOT LÉGAL
lre édition . . . . . . 1er trimestre 1950
2e — . . . . . . 2e — 1957
TOUS DROITS
detraduction,dereproductionet d'adaptation
réservés pour tous pays
@ Presses Universitaires de France, 1950
AVANT-PROPOS
La géométrie est certainement le chapitre des mathématiques
qui attire le plus le profane. Nulle part avec autant de force
qu'en géométrie le vrai et le beau n'apparaissent aussi intimement
liés. N'était-ce pas Fénelon qui disait :
Défiez-vous des ensorcellements et des attraits diaboliques
de la Géométrie !
Attiré tout d'abord par la suprême harmonie des formes,
l'esprit se laisse bientôt séduire par le merveilleux enchaînement
des raisonnements qui leur ont donné naissance. Il veut pour-
suivre plus profondément ses fouilles dans ce monument de
pure beauté classique : les mathématiques.
L'ancienne Grèce, jusqu'à Euclide, tint les mathématiques
pour un art plus que pour une science, mais bien que ce soient
souvent d'envoûtantes satisfactions esthétiques qui incitent les
mathématiciens contemporains à cultiver leur chère science,
l'Occident moderne n'a pas ratifié cette opinion.
C'est à «l'honnête homme »du XXe siècle qui a su apprécier
cette beauté, mais que ses occupations ont éloigné du « Temple
mathématique »que nous voulons dédier cet ouvrage.
Après avoir fait un rapide tour d'horizon pour rappeler l'état
de la géométrie au siècle dernier, nous nous sommes efforcés de
montrer l'influence de la notion de i groupe »en géométrieet nous
avons cherché à conduire le lecteur, le plus simplement possible,
des notions concrètes de la géométrie élémentaire jusqu'aux
conceptions modernes «d'espaces abstraits t.
La bienveillance de M. Fréchet, professeur à la Sorbonne, et
de M. Ky Fan, docteur en mathématiques, qui ont bien voulu
nous prodiguer leurs conseils éclairés, nous a permis de consacrer
la dernière partie de cet ouvrage à la «Topologie ., cette branche
moderne des mathématiques où Poincaré voyait l'essence même
de la géométrie.
Enfin, sous la rubrique « Applications de la Topologie s,
nous avons voulu rendre un hommage aux si intéressantes leçons
de «Géométrie Supérieure »que M. G. Bouligand professe à la
Sorbonne, et initier le lecteur à cette * géométrie finie * dont
M. Montel disait récemment dans une conférence qu'elle demande
plus de qualités d'imagination que de connaissances.
INTRODUCTION HISTORIQUE
Dès le début du xixe siècle, on peut dire avec
Chasles (Rapports sur les progrès de la Géométrie,
1870) que les mathématiques, considérées indé-
pendamment de leurs applications, se divisent en
deux branches distinctes qui se prêtent un mutuel
secours : l'analyse et la géométrie.
Du point de Vue de la méthode, la géométrie
présente au xixe siècle, deux directions différentes,
qui prennent leur point de départ principalement
dans les ouvrages de Monge et de Carnot : dans les
Traité de l'Application de l'Analyse à la Géométrie
et la Géométrie descriptive de Monge, et dans la
Géométrie deposition et la Théorie des Transversales
de Carnot.
C'est dans l'Ecole Polytechnique, presque à sa
naissance, qu'ont été faites ces découvertes. En
effet, à l'origine, ce grand établissement pouvait
former des savants éminents, car en même temps
qu'on y préparait les élèves à l'entrée dans les
Ecoles d'Applications, onleur enseignait les"derniers
progrès de la science.
1. La géométrie infinitésimale. —Le grand traité
d'analyse appliquée à la géométrie de Monge fut
écrit d'abord sous le titre de Feuilles d'analyse
appliquée à la Géométrie, et dès 1799 l'auteur ensei-
gnait sa nouvelle théorie aux Polytechniciens. Cet
ouvrage repose sur l'emploi des coordonnées de
Descartes (1) mais les profondes considérations de
l'auteur sur la génération des surfaces définies par
des propriétés relatives à la courbure, et les consé-
quences qu'il entire pourl'intégration deséquations
aux dérivées partielles, constituent un corps de
doctrine entièrement nouveau, se rattachant à la
foisauxplusbelles questions dela géométrie générale
et aux théories les plus ardues du calcul intégral.
GrâceàFœuvredeMonge,les conceptions desinven-
teurs de la géométrie analytique, Descartes et
Fermat, ont repris auprès du calcul infinitésimal
de Leibniz et de Newton la place qu'on leur avait
laissé perdre au cours du XVIIIe siècle et qu'elles
n'auraient jamais dû cesser d'occuper. Grâce à
elle aussi, les mathématiciens ont compris que
l'alliance de la géométrie et de l'analyse est utile
et féconde, que cette alliance est une condition de
succès pour l'une et pour l'autre. L'analyse de
cet ouvrage de Monge ne saurait avoir sa place
dans l'étude élémentaire que nous entreprenons.
Cependant, nous pouvons sans être trop technique,
essayer defaire comprendre cette importante notion
qu'est la courbure :
Imaginons un cercle de centre I et de rayon R.
Il est clair queplus le rayon de ce cercle sera grand,
plus l'arc se rapprochera de la foime d'une droite ;
ainsi, un tournant a une courbure d'autant moins
accentuée que le rayon du cercle auquel nous
assimilons soncontour est plus grand ; les tournants
en «tête d'épingle »sont ceux qui ont un rayon de
courbure très faible. Il est donc naturel de définir
la courbure d'un cercle comme l'inverse de son
rayon : 1/R.
(1) Voir la définition de ces coordonnées dans l'un des ouvrages sui-
vants : Les Etapes des mathématiques, M.BOLL(Q. s.-j. ?. n° 42) ; His-
toire de la Géométrie P. MARCHAL(Q. s.-j. ?, n° 109). Voir aussi p. 35.
Cherchons maintenant à nous rendre compte de
la courbure d'une courbe plane quelconque (C) en
un point 0 (fig. 1). Supposons que cette courbe
admette une tangente en 0, que nous orientons
suivant l'axe Ox. Soit Oy la normale en 0 à (C),
c'est-à-dire la perpendiculaire à la tangente Ox.
Fig. 1
Les axes Ox et Oy forment un système deréférence
cartésien par rapport auquel (C) a une équation
f (x,y) = 0 qui exprime la condition nécessaire
et suffisante que doivent vérifier les «coordonnées »
KM= x et OK = y d'un point M du plan pour
qu'il soit situé sur cette courbe. Par ce point M
passe un cercle (I) tangent en 0 à Ox, dont le
centre I est donc sur Oy (et sur la médiatrice du
segment OM).Ce cercle (I) ou plutôt l'arc OMde ce
cercle épouse d'autant mieux le contour de (C) que
M est plus voisin de O. Par suite, la courbure
de (C) est d'autant plus voisine de celle de (I) sur
l'arc ÔMque Mest plus proche de 0. On est donc
conduit à faire tendre le point Mvers le point 0
et à définir la courbure en 0 à cette courbe comme
celle du cercle (10) limite du ceicle (I).
Or, l'angle OMJ inscrit dans une demi-circonfé-
rence est droit, et, par suite d'une relation élémen-
taire dans le triangle rectangle : OM2= OK. OJ ;
soit : x2 + y2 = 2Rx (R désignant le rayon du
cercle (I). Donc : R = y212x + x12.
Lorsque Mtend vers 0, x et y tendent Vers zéro,
donc R tend vers une limite Ro égale à la limite
de y2/2x, si cette dernière existe. Le cercle (I) a
donc alois pOUf position limite le cercle (10) tangent
en 0 à Ox de centre 10, tel que OI0 = Ro. Ce
cercle est dit osculateur à la courbe (C) au point O.
Il épouse pratiquement la forme de la courbe (C)
sur un petit arc qui entoure le point 0. Sonrayon Ro
est appelé rayon de courbure en 0 à la courbe (C).
La courbure de cette courbe en ce point vaut 1/R0.
Ces propriétés des courbes planes s'étendent sans
peine aux courbes gauches (c'est-à-dire non conte-
nues dans un plan), et se généralisent pour les
surfaces.
Déjà Meusnier, dans son Mémoire sur la courbure
des surfaces lu à l'Académie en 1776, donne une
théorie complète de la courbure des surfaces en
un point, entièrement distincte de celle qu'Euler
avait fait connaître en 1760 dans ses Recherches
sur la courbure des surfaces (Mémoire de l'Académie
de Berlin). Meusnier étudie, entre autres choses,
dans son mémoire les rayons de courbure des sec-
tions faites dans une surface par un plan passant
par un même point de celle-ci. Il obtient ainsi les
propriétés très simples découvertes par Euler, et
de plus le beau théorème qui rattache les rayons
de courbure des sections obliques à ceux des
sections normales :
Si l'on coupe une surface par un plan (il) passant
par une tangente Mxen un point Mde cette surface,
le centre de courbure co de la section (r) est la
Fig. 2
projection orthogonale sur (II) du centre de cour-
bure 0 en M de la section (C) de la surface par
le plan (P) normal à la surface et passant par Mx
(fig. 2) ; de sorte que si l'on fait varier (II) autour
de Mx, co décrit le cercle de diamètre MOdans le
plan perpendiculaire en Mà Mx.
Le mémoire de Meusnier est remarquable, tant
par sa simplicité que par sa fécondité. Jusque vers
la fin du xixe siècle, il a suscité de nombreuses
recherches en rendant intuitifs certains résultats
obtenus par les savants du XVIIIe siècle.
Parmi les élèves de Monge, il faut distinguer tout
particulièrement le baron Charles Dupin, dont les
travaux ont eu la plus grande influence sur les
progrès de la science tant dans les recherches de
géométrie pure que dans celles de mécanique et de
physique mathématique.
Dupin, sorti de l'Ecole Polytechnique en 1803,
ingénieur constructeur de vaisseaux, révéla ses
aptitudes dès la première année de son séjour à
l'Ecole par la solution du problème des sphères
tangentes à trois autres, et par la découverte des
théorèmes admirables auxquels cette question l'a
conduit. Parmi ses découvertes, dont beaucoup
sont devenues des questions classiques enseignées
dans les classes de mathématiques spéciales de
nos lycées, nous citerons l'importante théorie de
l'indicatrice de la courbure d'une surface en chaque
point qui résume et élucide sous un aspect nou-
veau et très heureux, les premiers résultats d'Euler
et de Meusnier relatifs aux rayons de courbure
des sections normales d'une surface, et se prête
aux applications et aux développements les plus
féconds.
Dupin a eu l'idée de génie de porter sur la tan-
gente Mxen Mà la section normale (C) de la sur-
face (fig. 2) les longueurs MN==MN' =
(rayon de courbure de cette section), et a démontré
que le lieu géométrique de ces points N et N'
quand (P) pivote autour de la normale en Mà la
surface est une certaine conique (I; qu'il appelle
indicatrice des courbures. Outre que cette indica-
trice des courbures donne une première approxima-
tion de la forme de la surface aux environs du
point M(car elle est très sensiblement semblable à
la section de cette surface par un plan parallèle
et voisin de son plan tangent en M), elle fait appa-
raître desthéories nouvelleset des aspects nouveaux
de théories anciennes. Les lignes de courbure d'une
surface, courbes tracées sur la surface ayant un
rayon de courbure extremum (maximum ou mini-
mum) en chaque point, apparaissent comme les
courbes ayant pour tangentes en chaque point les
axes de l'indicatrice.
Dupin étudie deuxnouveaux systèmes decourbes
qu'il nomme asymptotiques, parce qu'une courbe
d'un tel système est tangente en chaquepoint àune
asymptote del'indicatrice de la surface. Cescourbes
asymptotiques qui ont tardé à fixer l'attention des
géomètres, devaient se trouver depuis lors dans la
plupart de leurs travaux sur les surfaces, et même
de nos jours, M. Bouligand n'a pas dédaigné de
s'occuper d'elles en les généralisant par la notion
d'asymptotiques d'option.
Par tous ses travaux préliminaires, Dupin est
conduit au célèbre théorème suivant : Trois séries
de surfaces orthogonales se coupent toujours suivant
leurs lignes de courbure, théorème qui est devenu
la base d'une foule de recherches sur les surfaces,
soit que l'on étudie leurs propriétés générales,
soit que l'on ait à considérer leur intervention dans
des questions de physique mathématique.
On peut dire que tous les résultats principaux
des recherches sur lesquelles s'est fixé l'esprit
actif de Dupin se sont retrouvés constamment au
cours du XIXe siècle et même souvent jusqu'à nos
jours dans les travaux des géomètres. C'est queles
conceptions de l'auteur ne se portaient pas sur des
questions prises au hasard et sans avenir : le senti-
ment du beau et del'utile et un enthousiasme intel-
ligentpourla sciencen'ont jamais cessédel'inspirer.
C'est ainsi qu'il est conduit àla théorie descongruen•
ces de normales par le problème pratique de la
réflexion des rayons lumineux. Cecélèbre géomètre
Collection dirigée par Paul Angoulveni
Derniers titres parus
701. L'opinion publique (A. SAUVY). 728. Histoire de la Sicile (J. Huú).
702. Le droit musulman (R. CHAR- 729. Les rayons cosmiques (A. CA-
LES). CHON,A. DAUDINet L. JAU-
703. Les engrais et la fumure (S. NEAU).
PONTAILLER). 730. Le Chili (R. AVALOS).
704. Histoire des pays scandinaves 731. L'analyse biochimique médicale
(P. JEANNIN). (A. GALLIet R. LELUC).
705. L'acupuncture(R.DELAFUYE). 732. Histoire de la psychologie (M.
706. Proverbes et dictons français (J. 733. LaRfatigue
EUCHLIN).
(P. CnAUCHARD).
PINEAUX).
707. La philosophie chinoise C (HOW 734. Rythmes et cycles biologiques
(A. REINBERG et J. GRATA).
Ym-CHtNG).
708. La bibliographie (L.-N. MAL- 735. Histoire des doctrines militaires
(F. SCHNEIDER).
OLÈS).
709. Laspéléologie(F. TROMBE). 736. La Sibérie (L. HAMBIS).
710. La littérature Japonaise (R. 737. L'hFomme IASSON).
contre l'animal (R.
BERSIHAND). 738. Biologie sociale (G. BOUTHOUL).
711. Histoirede demain (J. FOURAS- 739. Le Second Empire (G. PRADA-
TIÉetC.VIMONT). LIÉ).
712. Labureaucratie(A.SAUVY).
713. La guerre psychologique (M. 740. La puériculture (M. LELONG).
741. La radioactivité des roches (R.
MÉGRET).
714. L'industrie automobile (J. PIER- 742. L'iC OPPENS).
ndustrie aéronautique (D.
JANT). OLHOet R. PÉLADAN).
715. La littérature italienne (P. AR- 743. LaMsymétrie (J. NICOLLE).
RIGHI).
716. L'énergievégétale(P.-E. PILET). 744. Latopographie (C. MILLION).
717. Lespoussières (A.ASSAILLY). 745. LaNlogiqueEAU).
moderne (J. CHAUVI-
718. LesBerbères (G.-H. BOUSQUET). 746. Histoire de la Bourgogne (J.
719. La faim (R. MAsSEYEFF). RICHARD).
720. La politique économique (J. 747. Ordres et décorations (C. Du-
BILLY). COURTIAL).
721. Les hélicoptères (H. BEAUBOIS). 748. L'Organisation desNations Unies
722. Les Arabes (V. MONTEIL). (C. CHAUMONT).
723. L'automation (L. SALLERON). 749. La symbolique (O. BEIGBEDER).
724. Robespierre (M. BOULOISEAU). 750. Histoire du judalsme (A. CHOU-
725. L!au-delà (F. GRÉGOIRE). RAQUI).
726. Le bilan dans les entreprises (L. 751. Esthétique du cinéma (H.
PETIT). AGEL).
727. Laviesexuelle (P. CBAUCBARD). 752. L'aérodynamique (J. LACHNITT).
JÍDIT.
24 620
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