Données numériques
Célérité de la lumière dans le vide : c = 3, 0 108 ms−1 .
Formulaires
−→ −→ −−→
rot(rot⃗u) = grad(div ⃗u) − ∆⃗u;
⃗a ∧ (⃗b ∧ ⃗c) = (⃗a · ⃗c)⃗b − (⃗a · ⃗b)⃗c;
cos p + cos q = 2 cos p−q p+q p−q p+q
2 cos 2 ; sin p − sin q = 2 sin 2 cos 2
Préliminaires
1. Un paquet d’onde est un groupe d’ondes monochromatiques qui s’étale sur une largeur spectrale ∆v. Ce paquet
c
d’onde possède une durée de vie τ appelé temps de cohérence et une longueur de cohérence Lc = cτ = ∆v où c est la
célérité de la lumière dans le vide.
(a) Calculer la longueur de cohérence des deux sources suivantes : Laser à CO2 de largeur spectrale ∆v = 10kHz ;
lumière blanche ayant ∆v = 3, 31014 Hz. Conclure.
(b) Quelle est la longueur de cohérence d’une onde monochromatique ?
(c) Quel est l’intérêt de Lc dans l’observation du phénomène d’interférences ?
(d) S’agit-il de la cohérence temporelle ou spatiale ? Justifier.
I- Optique géométrique appliquée à un prisme
On considère un prisme en verre d’indice n réel et d’angle au sommet A. Ce prisme est placé dans l’air (figure 1).
Le plan d’incidence de l’onde incidente est confondu avec le plan de la figure. On supposera satisfaites les conditions
d’émergence à la sortie du prisme.
Figure 1
′ ′
Tous les angles i, i , r, r , A et θ indiqués sur cette figure sont supposés positifs. On se placera dans l’approximation
des petits angles.
2. Déterminer la relation entre A, r etr′ .
3. Exprimer alors la déviation θ (angle entre les rayons émergents et incident) en fonction de i, i′ et A. Montrer que
θ = (n − 1)A.
4. Une source ponctuelle S envoie un faisceau lumineux couvrant toute la face d’entrée du prisme sous un angle α
appelé ouverture angulaire du faisceau. Le faisceau émergent semble venir d’un autre point source S ′ . A l’aide
d’une construction géométrique, préciser la position de S ′ . Cette ouverture est-elle modifiée après traversée du prisme ?
5. Le prisme de la figure 2 est éclairé par une source ponctuelle S monochromatique de longueur d’onde λ dans le vide :
Figure 2
1
(a) Montrer que l’on est bien dans les conditions de l’approximation des petits angles. Calculer la valeur de l’angle au
sommet A.
(b) Tracer le faisceau incident issus de S. Tracer de même les rayons émergents ?
6. Le faisceau sortant du prisme semble provenir d’un point S1 situé au dessus de S. Déterminer la distance SS1 à
partir de la construction géométrique.
II- Phénomène d’interférences à l’aide d’un bi-prisme
7. La figure 3 associe deux prismes identiques au précédent.
(a) Quel est le nom de ce système interférentiel ? S’agit-il d’un système à division de front d’onde, ou à division
d’amplitude ?
(b) Dessiner les sources secondaires et le champ d’interférences. Exprimer la distance a entre ces deux sources. A quel
système d’interférences simple peut-on alors se ramener ?
Figure 3
(c) On place un écran perpendiculaire à SC à 0, 8 m de C. On pose D = SE et on note I0 l’intensité supposée émise
par chaque source secondaire. Les conditions d’interférences sont supposées vérifiées. Exprimer l’intensité en un
point M du champ d’interférences sur l’écran ? Quelle est la forme des franges observées ? Quelle est la valeur de
l’interfrange pour λ = 589 nm ?
III- Interférences en lumière bi-chromatique
La lumière émise par la source ponctuelle S comporte deux longueurs d’ondes voisines λ1 et λ2 (doublet jaune du
mercure) et de même intensité.
On pose ∆λ = λ2 − λ1 > 0; λ = λ1 +λ2
2
avec ∆λ ≪ λ ; et on supposera que λ1 λ2 ≈ λ2 .
8. Montrer que l’intensité lumineuse sur l’écran peut s’écrire sous la forme :
2πδ
I(δ) = 4I0 1 + V (δ) cos
λ
δ étant la différence de marche entre deux rayons qui interfèrent au point M de l’écran. Qu’appelle-t-on V (δ) ?
Donner son expression.
9. Représenter l’allure de l’interférogramme I(δ). Commenter cette allure.
10. Comment peut-t-on déterminer λ et ∆λ et par la suite λ1 et λ2 à partir de cet interférogramme ?
11. Pour λ1 = 577 nm et λ2 = 579 nm, déterminer le nombre N de franges localisées entre une coïncidence et une
anti-coïncidence consécutives.
VI- Interférences en lumière blanche
Le système est éclairé par une source ponctuelle émettant de la lumière blanche à spectre continu de fréquence
comprise entre v1 = 3, 751014 Hz et v2 = 7, 51014 Hz.
I0
Cette source est caractérisée par une intensité spectrale Iv (v) = ∆v de forme rectangulaire centrée sur la fréquence
v1 +v2
v0 = 2 et de largeur ∆v = v2 − v1 (figure 4).
On suppose que pour une tranche spectrale dv, la source se comporte comme une source monochromatique de
fréquence v et d’intensité dI0 = Iv (v)dv.
2
Figure 4
12. Montrer que l’intensité résultante en un point M de l’écran peut s’écrire :
2πv0
I(M ) = 2I0 1 + V (δ) cos δ(M )
c
Exprimer V (δ) en fonction de la différence de marche δ et des données du problème.
13. Tracer et décrire l’aspect de la figure d’interférences obtenue.
14. Quelle est la première valeur δ1 de δ qui annule V (δ) ? En déduire un critère de visibilité des franges. Faire l’application
numérique.
15. Soit M1 un point du champ d’interférences tel que δ (M1 ) = 1, 7µm. Observe-t-on des franges visibles en ce point ?
16. L’analyse spectrale de la lumière en M1 , montre l’existence de cannelures (absence de certaines radiations). Expliquer
leur présence et calculer les longueurs d’ondes correspondantes.
3
V. Miroir de Lloyd
On considère le dispositif interférentiel du miroir de Lloyd composé d’un miroir plan AB , de largeur l et d’un écran
placé en B, orthogonalement au plan du miroir. Une source ponctuelle S , située à une hauteur h au-dessus du plan du
miroir et à une distance d de l’extrémité A du miroir, éclaire celui-ci sous incidence rasante ( h ≪ d + I ), d’une lumière de
longueur d’onde λ. Les faisceaux, direct et réfléchi par le miroir, contribuent aux interférences observées en un point M de
l’écran (figure 6, page suivante).
figure 5
1. Ce dispositif est-il à division du front d’onde ou à division d’amplitude ? Quelle est la conséquence sur les intensités
I1 et I2 des faisceaux issus des sources secondaires S1 et S2 ?
2. Positionner les sources secondaires S1 et S2 dans ce dispositif interférentiel et délimiter le champ d’interférences dans
le plan de la figure 6 . Contrairement au rayon direct, le rayon réfléchi subit, lors de la réflexion, un déphasage de π.
Ces sources secondaires sont-elles cohérentes ? synchrones ? en phase ?
3. Déterminer la différence de marche optique δ et l’ordre d’interférence p au point M(BM = x) en fonction de λ, h, l, d
et x.
4. En déduire l’expression de l’intensité lumineuse I(x) en M. Quelle est la forme des franges obtenues ? Déterminer la
position et la nature de la frange centrale.
5. Exprimer l’interfrange i et en déduire le nombre N de franges que l’on peut observer sur l’écran en fonction de λ, h, l et d.
Application numérique : Calculer i et NB, nombre de franges brillantes, sachant que : λ = 632, 8 nm, h = 1 mm, l = 30
cm et d = 50 cm.
4
Exercice 4 : Fentes d’Young en éclairage parallèle
▷ Différence de marche à l’infini ; ▷ Largeur de cohérence spatiale.
On étudie le dispositif schématisé figure 1, dans lequel une lampe au mercure suivie d’un filtre vert éclaire un dispositif
de fentes d’Young de grande hauteur dans la direction z. La taille apparente de la lampe source est imposée par une fente
de largeur réglable ℓ : l’ensemble lampe, filtre et fente source est équivalent à une source étendue monochromatique de
longueur d’onde λ0 . Cette source est placée dans le plan focal objet d’une lentille L1 , ce qui permet d’éclairer les fentes
d’Young en lumière parallèle. Les interférences sont observées dans le plan focal image d’une lentille L2 . Le dispositif est
supposé invariant par translation le long de l’axe z. On définit deux axes y1 dans le plan de la fente source et y2 dans le
plan de l’écran.
Figure 1 - Fentes d’Young éclairées en lumière parallèle.
1. Tracer sur la figure 1 la marche des deux rayons issus de l’extrémité haute de la source qui interfèrent au point M .
2. Montrer que l’ordre d’interférence pour les rayons issus d’un point d’ordonnée y1 de la fente source et qui interfèrent
au point d’ordonnée y2 de l’écran vaut
a y1 y2
p= + ′ .
λ0 f1′ f2
3. En déduire l’expression de la largeur de cohérence spatiale de la fente source.
Exercice 5
Le candidat ayant frauduleusement photographié son énoncé, cet exercice est 100% authentique.
Un dipositf de trous d’Young est utilisé afin de vérifier la qualité de l’homogénéité d’une lame mince transparente. Le
dispositif est éclairé en incidence normale par une onde plane, monochromatique, de longueur d’onde λ, issue d’une source
ponctuelle S placée au foyer objet d’une lentille mince convergente. Les deux trous sont distants de a. L’observation se
fait sur un écran parallèle au plan des trous situé à grande distance de ceux-ci.
1. En l’absence de la lame, tracer la marche des deux rayons lumineux issus de la source et interférant en M (x, y, 0)
puis déterminer la différence de marche δ = (SM )2 − (SM )1. En déduire l’interfrange i, rappeler l’expression de
l’éclairement E(x) sur l’écran, et la figure d’interférences observée.
2. La lame d’indice n, supposée pour l’instant homogène, est à présent placée aprés le trou S1 : déterminer la
nouvelle différence de marche en M .
et n = 1, 598.
1
Problème 2 Miroirs de Fresnel
Préliminaires
On considère deux ondes lumineuses monochromatiques de pulsations respectives ω1 et ω2 , d’amplitudes réelles res-
pectives s01 et s02 , se propageant dans le vide et décrites, en un point M et à l’instant t , par les vibrations lumineuses
suivantes :
s1 (M, t) = s01 cos (ω1 t − φ1 (M)) et s2 (M, t) = s02 cos (ω2 t − φ2 (M))
On rappelle que l’intensité lumineuse est donnée par la relation I(M ) = s2 (M, t) .
1. Rappeler les conditions nécessaires pour observer le phénomène d’interférence. Comment réaliser expérimentale-
ment ces conditions ?
2. Dans les conditions d’interférence, déterminer la vibration lumineuse s(M, t) résultante de la superposition de deux
ondes monochromatiques en un point M à l’instant t.
3. En déduire que l’intensité lumineuse I(M) résultante en M s’écrit :
p
I(M) = I1 + I2 + 2 I1 I2 cos φ(M)
où I1 et I2 sont les intensités des vibrations prises séparément et φ(M) = φ2 (M) − φ1 (M) le déphasage entre
les deux ondes considérées.
Tracer la courbe donnant I(M) en fonction de φ(M).
4. Définir et donner l’expression du contraste C de la figure d’interférence. Dans quelle situation le contraste est-il
maximal ?
Le dispositif interférentiel des miroirs de Fresnel est formé par deux miroirs plans identiques M1 et M2 présen-
tant une arête commune ∆ passant par O et faisant entre eux un angle α très faible. Il est éclairé par une source
S ponctuelle et monochromatique de longueur d’onde λ0 dans le vide, placée à la distance d = SO de ∆ (figure 7).
On note S1 et S2 les images de S par rapport à M1 et M2 respectivement. On observe les interférences sur un
écran perpendiculaire au plan médiateur de [S1 S2 ] et placé à la distance L = OO′ de ∆.
Figure 7 : Miroirs de Fresnel
3
5. Reproduire la figure 7 sur votre copie et représenter soigneusement le champ d’interférence.
6. S’agit-il d’un dispositif à division d’amplitude ou à division du front d’onde ? Justifier votre réponse.
7. Indiquer et représenter le dispositif interférentiel équivalent à ce système.
8. Etablir la distance a = S1 S2 en fonction de α et d.
9. Etablir la différence de marche δ(M) entre les deux ondes se superposant en un point M de l’écran en fonction de
α, d, x et L; x étant l’abscisse du point M.
10. Pour I1 = I2 = I0 , déterminer l’intensité lumineuse I(x) au point M.
11. Déterminer l’interfrange i et la largeur approximative h du champ d’interférence.
En déduire une estimation du nombre de franges brillantes N observées sur l’écran. Calculer i, h et N .
On donne : λ0 = 500 nm, d = 0, 5 m, L = 2, 5 m et α = 6.10−3 rad.
12. Le dispositif est à présent éclairé par une lampe à vapeur de sodium qui émet essentiellement deux radiations
de même intensité notées I0 et de longueurs d’ondes très proches λ1 = 589, 0 nm et λ2 = λ1 + ∆λ = 589, 6 nm
(doublet jaune) avec ∆λ ≪ λ1 .
On note λm = λ1 +λ2
2
et on fera l’approximation λ1 λ2 ≃ λ2m .
12.1. Montrer que l’intensité lumineuse résultante en un point M de l’écran peut se mettre sous la forme :
4πα d
I(x) = 4I0 1 + V (x) cos x
λm ( d + L)
où V (x) est une fonction à expliciter.
(a) Que représente V (x) ?
(b) Déterminer le contraste de la figure d’interférence.
(c) Tracer le graphe de I(x). Décrire le phénomène observé.
(d) Déterminer la position de la première annulation du contraste. Conclure.
(e) Proposer un dispositif interféremétrique permettant de mesurer expérimentalement ∆λ.
13. La source S émet maintenant de la lumière blanche comportant toutes les radiations de longueurs d’onde comprises
entre 400 nm et 800 nm .
(a) Décrire les franges observées sur l’écran.
(b) On place parallèlement aux franges, la fente d’entrée d’un spectroscope, supposée très fine, à une distance
x = 1, 5 mm de la frange centrale.
Décrire l’aspect du spectre obtenu.
Déterminer les longueurs d’onde des radiations éteintes de ce spectre.