B877
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INTRODUCTION
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
INTRODUCTION
L’'agriculture connaît de nombreuses perturbations causées par des êtres vivants nocifs pour les
plantes provenant d'espèces diverses. La lutte contre ces organismes nuisibles aux cultures a certainement été
de tout temps une préoccupation des agriculteurs. C'est ainsi que l'homme eu recours à certains produits
chimiques (pesticides), pour la protection de ses cultures. Les pesticides sont des substances naturelles ou de
synthèses capables de contrôler, d'attirer, de repousser, de détruire ou de s'opposer au développement des
organismes vivants (microbes, animaux ou végétaux). Cependant, l'utilisation systématique de ces produits
est remise en question, et va de pair avec la prise de conscience croissante des risques qu'ils peuvent générer
pour l'environnement, voire pour la santé de l'homme et de l'animal. Par conséquent les multiples entreprises
de fabrication des insecticides, ont axés leur production vers des méthodes visant à préserver l'environnement
ainsi que la santé des nombreux consommateurs. Il est question dans notre devoir, de nous attarder sur les
tests permettant d’évaluer l’efficacité des insecticides d’une part ; et d’autre part, de donner un aperçu sur le
contrôle des traitements insecticides.
I. GENERALITE ET TRAITEMENT DES INSECTICIDES
Les insecticides sont des substances actives ou des préparations phytosanitaires ayant la propriété de
tuer les insectes, leurs larves et/ou leurs œufs. Ils font partie de la famille des pesticides, eux-mêmes inclus
dans la famille des biocides, tous deux réglementés en Europe par des directives spécifiques. On distingue
des produits agissant par contact, des produits « systémiques », et des produits à mode intermédiaire, dits «
translaminaires ».
On classe les insecticides de synthèse en familles chimiques en fonction de leur mode d’action, fondé
par exemple sur la neurotoxicité de certaines molécules, ou sur leur impact sur la respiration cellulaire, la
formation de la cuticule chitineuse, ou de la perturbation de la mue. Ce sont principalement les
organophosphorés, les organochlorés, les pyréthrinoïdes de synthèse, les carbamates et les benzoylurées.
a) Les carbamates
Ce vaste groupe regroupe les dérivés de l'acide carbamique, comprenant aussi un grand nombre de
fongicides et d'herbicides. Ils agissent comme les organophosphorés ; en inhibant le cholinestérase. Certains
ont des actions spécifiques (aphicide, molluscicide). Le propoxur, bendiocarbe et dioxacarbe sont utilisés en
lutte antipaludique pour leur grande rémanence. Ils agissent le plus souvent par contact bien que certains
aient une action systémique (aldicarbe, benfuracarbée). Leur rémanence est généralement faible. On
distingue l’isocarbe, l’aminocarbe, le dioxacarbe, le bendiocarbe et le carbofuran.
b) Les organochlorés
Les organochlorés sont des toxines neurotropes qui altèrent le fonctionnement des canaux sodium
indispensables à la transmission de l'influx nerveux. Leur spectre d'action est large. Ce sont des insecticides
de contact : aucun n'a besoin d'être véhiculé par la sève dans les végétaux pour agir sur les insectes qui les
mangent. Le DDT, par exemple, agit sur l'insecte par contact et ingestion, induisant un tremblement
généralisé (incoordination motrice) puis une paralysie qui met parfois 24 h pour s’installer. La toxicité aiguë
des organochlorés envers l'homme est relativement faible, dans les conditions normales d'utilisation, mais ce
sont des substances très stables et bioaccumulables, donnant des produits de dégradation et de
biotransformation (métabolites) encore plus stables, peu solubles dans l'eau, à faible tension de vapeur, d'où
des problèmes d'accumulation dans les organismes et les écosystèmes via les chaînes alimentaires. Certains
peuvent persister très longtemps dans les sols, les tissus végétaux et les graisses, ce pourquoi ils ont été
interdits dans bon nombre de pays. Outre leur rémanence excessive, leur usage a été freiné par des
phénomènes de résistance apparus en particulier chez les Diptères (cas de l'aldrine), dont chez certains
moustiques. On peut citer le DDT, le DDE, le perthane, le lindane et le chlordane.
c) Les bensolyrées
C'est un groupe d'insecticides découvert en 1972. Il se caractérise par son mode d'action qui perturbe
la formation de la chitine qui n'est plus sous forme fibrillaire des larves d'insectes. La chitine synthétase est le
site actif. Les insectes meurent lors de la mue suivante. Ils sont faiblement toxiques pour l'homme. Le délai
d'action est de 2 à 7 jours. Leur demi-vie est de 2 semaines. On peut énumérer le lufénuron, le triflumuron.
d) Les organophosphorés
Ils sont actuellement les insecticides les plus variés du marché. Ce sont des inhibiteurs du
cholinestérase, qui est bloquée sous une forme inactive : l'acétylcholine s’accumule au niveau de la synapse,
empêchant la transmission de l'influx nerveux et entraînant la mort de l'insecte. Ce mode d'action explique
leur haute toxicité vis-à-vis de l'homme et des animaux à sang chaud. La plupart des organophosphorés
pénètrent plus ou moins dans le tissu des plantes, étant semi systémiques, ou sont transportés par le système
vasculaire de la plante : ils sont alors systémiques. Ils pénètrent facilement dans l'organisme des insectes par
leur liposolubilité élevée. Certains sont spécifiquement acaricides. On a par exemple l’acéphate, le déméton,
le dichlorvos et l’éthion.
Insecticides dits « de troisième génération », ils sont copiés sur les pyrèthres naturels, en cherchant à
augmenter leur toxicité et leur photostabilité. Dotés d'une toxicité considérable et agissante par contact, ils
tuent presque instantanément les insectes par effet choc neurotoxique. Comme les organochlorés, ils tuent
l'insecte en bloquant le fonctionnement des canaux sodium indispensables à la transmission de l'influx
nerveux. Réputés peu toxiques pour l'homme, on leur attribue le coefficient de sécurité (rapport des toxicités
pour les insectes et pour les mammifères) le plus élevé parmi les insecticides chimiques. Très biodégradables,
ils ne persistent pas dans le milieu édaphique, mais ils sont très toxiques pour certains organismes aquatiques
(poissons) ainsi que pour les auxiliaires de l'agriculture (dont les abeilles). Ils possèdent des propriétés
diverses. Exemple : bifenthrine, deltaméthrine, fluvalinate, alphaméthrine, perméthrine.
Toutes les plantes produisent des molécules pour se défendre de leurs prédateurs, et en particulier des
insectes. De nombreuses graines (Pois, haricots, grain de café notamment) contiennent des protéines
spéciales (globulines) insectifuges). Certaines plantes sont depuis longtemps utilisées pour éloigner ou tuer
des insectes, ou pour tuer d'autres invertébrés (comme vermifuge...). Ces insecticides sont extraits de diverses
plantes par macération, infusion ou décoction. En voici quelques exemples : La ryanodine, la roténone, le
géraniol.
a) La ryanodine
Cette substance est extraite de Ryania speciosa, de la famille des Flacourtiaceae et se rencontre en
Amérique du Sud. On utilise les tiges, les racines et la sciure de tronc. Le produit agit par contact et l'effet est
lent mais très puissant, les insectes cessant de se nourrir, de se déplacer et de se reproduire. C'est un
insecticide sélectif par ingestion. Le ryania est peu toxique pour les vertébrés et l'effet dure au champ 5 à 9
jours. On obtient de bons résultats envers les larves de Lépidoptères.
Extraite d'un arbre (Azadirachta indica : Margousier) de la famille des Méliacées, l'azadirachtine
possède des propriétés insecticide et répulsive sur plus de 200 espèces d'insectes de 6 ordres différents et a
des propriétés fongicides. Elle agit par contact et ingestion. Le produit se dégradant sous l'action de la
lumière, il est conseillé de traiter en fin de journée. Le produit est efficace contre la teigne des crucifères, la
coccinelle du melon et certaines cicadelles.
c) La roténone
Elles sont extraites de racines, feuilles ou graines de légumineuses. Elles sont très toxiques pour les
poissons et certains insectes qu'elles paralysent (inhibition du complexe mitochondrial I, c'est-à-dire de la
chaîne respiratoire à échelle cellulaire) mais sont réputées inoffensives pour les abeilles et peu toxiques pour
les animaux à sang chaud. Leurs effets résiduels sont réputés faibles. C'est un insecticide de contact, utilisé
contre les insectes suceurs et broyeurs (pucerons, teignes, mouches des fruits, altises, noctuelles). Les
roténones provoquent par contact de sévères lésions des régions génitales.
d) Le géraniol
Le géraniol est obtenu par distillation fractionnée d'extraits naturels de Cymbopogon winterianus
Jowitt. Il a été démontré que le géraniol en solution aqueuse avait une double action sur les insectes et tous
les stades de la métamorphose, par étouffement et déshydratation de l'insecte, des œufs et des larves. C'est
même l'un des meilleurs larvicides du marché.
2. Traitements insecticides
La lutte pour la protection des personnes et des cultures contre les insectes peut être envisagée
sous deux aspects complémentaires : une lutte préventive pour limiter l’action de ces insectes et anticiper
leurs effets et une lutte curative pour éradiquer totalement ces derniers. Mais pour ce faire, il convient de
prendre aussi en considération quelques mesures d'hygiène générale et de traitement des locaux. Il existe
diverses méthodes de lutte : biologiques, physiques, mécaniques et chimiques mais la lutte chimique reste
aujourd'hui la méthode la plus utilisée. Elle se caractérise par deux grands types de traitement: traitement par
insecticide de contact et traitement par fumigation.
a) Traitement de fumigation
La fumigation est un traitement qui consiste à désinsectiser les locaux au moyen d'un gaz
toxique appelé fumigant, lequel est une substance qui, produite et concentrée sous forme gazeuse, devient
mortelle pour une espèce vivante donnée. Contrairement aux poudres de contact, le fumigant pénètre à
l’intérieur des interstices des habitations et atteint les formes cachées d'insectes qui s'y développent. Les
fumigants diffusent dans tout le volume qui leur est offert: leur mise en œuvre demande donc une étanchéité
totale de l'enceinte concernée. Ainsi, dans le cas d’une enceinte, pour procéder à la fumigation, il est
nécessaire que les cellules soient parfaitement étanches. En ce qui concerne la maison en totalité, la méthode
couramment utilisée consiste à la recouvrir avec une bâche dont les bords sont plaqués au sol ou aux murs
Le traitement aérosol, tel qu’il est entendu dans le Code de gestion des pesticides, correspond au
traitement atmosphérique. Il s’agit de la pulvérisation, dans un espace clos, d’un insecticide liquide
fractionné sous forme de microparticules mesurant entre 0,1 et 100 micromètres (μm) de diamètre. Les
microparticules formées restent en suspension dans l’air pendant un certain temps avant d’entrer en
contact avec les surfaces visées. Ce type d’intervention assure une répression des arthropodes
nuisibles qui entrent en contact avec le produit ou les surfaces traitées.
Bonbonne pressurisée à Contenant sous pression dont l’utilisation est Produit Konk 403
usage unique, aussi unique et complète en un seul emploi. Il fumigant à libération
nommée bonbonne fonctionne de façon autonome, sans l’aide d’un totale (27678)
uniservice ou « total appareil tel qu’un brumisateur ou un
release » nébulisateur. Les gouttelettes sont uniquement
produites par la pression de l’air créée par la
bonbonne elle-même.
L’usage d’une bonbonne pressurisée pour
vaporiser de façon localisée, comme dans des
Source : Gardex inc.
fentes, des crevasses, des fissures ou des nids
de guêpes, n’est toutefois pas considéré
comme un traitement aérosol.
Nébulisateur, aussi Appareil qui fractionne l’insecticide en Les appareils présentés ci-dessous
nommé « fogger », particules de très petit diamètre, soit de 30 μm permettent de disperser des
applicateur de doses ou moins. particules de différentes
ultra-faibles (DUF) ou grosseurs.
« ultra low volume » (ULV)
L’efficacité résiduelle d’un insecticide sur une surface traitée est déterminée par des tests d’efficacité
biologique. On observe la mortalité de moustiques cibles exposés à des surfaces traitées par un insecticide
quelques semaines ou quelques mois auparavant. La technique peut aussi être utilisée pour évaluer la qualité
de la pulvérisation elle-même, ou pour mesurer l’efficacité résiduelle de l’insecticide sur des moustiquaires
imprégnées. Elle peut aider à décider du moment de la ré-imprégnation et aussi et à évaluer la qualité d’un
traitement. Pour mesurer l’efficacité d’un insecticide, l’on effectue différents tests directement sur les
insectes en question ; mais il sera important d’effectuer d’abord des échantillonnages. La meilleure façon
d'être certain que l'insecticide est efficace est d'exercer une surveillance étroite du traitement, et de vérifier
que les traitements sont régulièrement faits aux intervalles indiqués. Cependant si vous suspectez que
quelque chose ne va pas il vous est possible de vérifier l'efficacité de l'insecticide comme expliqué ci-
dessous. Malheureusement, il n'est pas possible de dire si un insecticide est efficace par simple observation.
Aussi, est-il nécessaire de pratiquer des tests biologiques pour vérifier l'efficacité des résidus du produit. Ces
tests reposent sur le dénombrement des knock-down. L’effet knock-down est l'effet de paralysie des muscles
et du système nerveux des insectes entraînant leur mort, suite au contact avec un insecticide (généralement
ceux du type pyréthrinoïde). C’est un très bon indicateur utilisé pour mesurer l’efficacité d’un insecticide sur
un insecte donné car la paralysie des insectes et leur mort apparente sont indicatrices de l’effet de
l’insecticide testé sur ces derniers. Un insecticide sera donc d’autant plus biologiquement efficace que l’effet
knock-down observé sera significatif.
Equipement
Kits pour bio tests (cônes de plastique, ruban adhésif de mousse, tubes d’aspiration courbés et
normaux), papier cartonné, petits clous, marteau, ouate, gobelets de carton fermés par une moustiquaire,
élastiques, marqueurs, cage à moustique, caisse en bois percée de grands trous d’aération, serviettes. Le cône
de plastique et le tube d’aspiration courbe sont illustrés à la fig.1.
procédure
2.a) 2.b)
2.c) 2.d)
Les principales méthodes de lutte entomologiques contre la transmission du paludisme par les
anophèles vecteurs sont la distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticides à longue durée
d’action (MILD) et la pulvérisation intra domiciliaires d’insecticides rémanents (PID). La mise en place de
ces outils repose sur l’hypothèse que la majeure partie des anophèles responsables de la transmission pique
préférentiellement l’homme, la nuit à l’intérieur des habitations et restent s’y reposer après la prise du repas
sanguin.
Figure 3 Pulvérisateur à pression préalable approuvé par l’OMS Figure 4 Technique de pulvérisation
L’efficacité opérationnelle de la lutte anti vectorielle (LAV) déployée repose sur la qualité du support
traité avec de l’insecticide (MIILD ou PID), la sensibilité des vecteurs du paludisme aux insecticides utilisés
et sur leur préférences comportementales. Toute modification de ces trois paramètres est susceptible de
diminuer l’efficacité opérationnelle de la LAV. L'évaluation de ces paramètres après le déploiement des
outils de LAV est donc indispensable.
Une telle évaluation pour être adéquate devra être composée du contrôle de la qualité des outils de
lutte anti vectorielle mis en place et de l’étude du comportement des anophèles vecteurs, ainsi que de
l'évaluation du risque de transmission. Parmi ces tests, on a :
Les MIILD à examiner seront tirées au sort parmi les moustiquaires déployées dans les habitations.
Pour des raisons éthiques toute moustiquaire tirée au sort sera remplacée par une neuve à la charge du
programme. Dans chaque région de l’étude, 5 moustiquaires seront tirées au sort et testées. Le retrait et le
remplacement des moustiquaires à étudier au laboratoire seront réalisés par l’équipe épidémiologique lors de
son passage sur le terrain.
b) Vérification de l'intégrité des moustiquaires
Pour la mesure de l’intégrité physique des moustiquaires, chaque moustiquaire sera fixée sur un
cadre. Les trous seront comptés sur les quatre côtés de la moustiquaire, sur le toit et au niveau des points de
couture. Ces trous seront classés selon leur taille de la façon suivante (OMS, 2011) :
-Trou de type 1 (T1) : Trou ne laissant pas passer le pouce (0,5-2 cm).
-Trou de type 2 (T2) : Trou laissant passer le pouce mais ne laissant pas passer le poing (2-10 cm).
-Trou de type 3 (T3) : Trou laissant passer le poing mais ne laissant pas passer la tête (10-25 cm).
Les tests en cône sur les MIILD seront réalisés selon le protocole standard OMS (WHO 2006).
Principe du test
Le test en cône a pour but d’évaluer au laboratoire sur des moustiques adultes l’efficacité de la MIILD.
Les résultats s’expriment en pourcentage de mortalité après 24 heures et d’effet Knock Down (effet KD).
Cette évaluation simultanée du KD et de la mortalité permet ainsi d’apprécier la biodisponibilité de
l’insecticide sur la MIILD.
Les cônes standardisés par l'OMS sont en PVC, une matière sur laquelle les moustiques ont des
difficultés à se poser, ce qui favorise le contact entre les moustiques et le substrat. Ce dispositif permet ainsi
de s’assurer que les tarses du moustique sont bien en contact avec le support traité tout au long de
l’exposition.
Matériel
Préparation du test
- Préparer en premier le support témoin, puis les supports recevant les échantillons traités.
- Placer la moustiquaire ou le tissu d’une surface de 0,0625 m 2 (soit 0,25m x 0,25m) entre les deux
plaques de Plexiglas transparent comportant quatre trous à l'emplacement exact où doivent se trouver
les cônes.
- Placer les supports en oblique à 40° sur un support grillagé métallique ou un support en bois recouvert
de papier blanc.
- Fermer avec un bouchon en polyéthylène l’orifice supérieur des cônes (ouverture sur l'extérieur).
Préparer des gobelets en plastique de 200 ml fermés par un morceau de moustiquaire troué servant à recevoir
les moustiques après le test pour observation pendant 24 heures.
Déroulement du test
Le temps d’exposition des moustiques (à jeun et âgés de 2 à 5 jours, généralement des femelles) est de
3 minutes (moustiquaire) avec 5 individus par cône. Pendant toute la durée de l’exposition, les cônes sont
maintenus à 25°c ±2°c. À la fin du temps d’exposition, les moustiques sont transférés dans un gobelet pourvu
de coton imbibé de jus sucré (glucose 10%).
Si besoin, le taux de KD est noté à intervalles réguliers (par exemple toutes les 10 minutes) jusqu’à 60
minutes ou après 30 et 60 minutes.
Les moustiques sont ensuite placés en observation dans l’obscurité pendant 24 heures dans une pièce
maintenue entre 26 et 28°C et 80% à 100% d’humidité.
Après ce délai le nombre d’individus morts est compté. Les moustiques capables de voler sont
considérés comme vivants. Il est cependant fréquemment observé avec les pyréthrinoïdes que les moustiques
survivants sont capables de voler même avec plusieurs pattes manquantes, parfois jusqu’à 5. Ce phénomène
d’auto-section des pattes survient autant au laboratoire que dans la nature. Les moustiques ayant trois ou
moins de trois pattes ne survivent pas dans les conditions naturelles. Une "mortalité fonctionnelle" (morts +
vivants avec 3 pattes ou moins) sera définie par opposition à une mortalité réelle.
Critères d’acceptation
En plus du témoin négatif (support non imprégné), un témoin positif est utilisé pour les tests sur les
souches sensibles sur moustiquaire. Celui-ci est composé d’un tulle imprégné de deltamethrine à 25 mg/m²
donnant 95 à 100% de mortalité.
Pour que le test soit validé, il faut que la mortalité chez les témoins négatifs soit inférieure à 20 %. Lorsque
celle-ci est comprise entre 5 et 20 %, la mortalité des traités est corrigée selon la formule d’Abbott (%
Mortalité corrigée = (%Mort. observée – %Mort. Témoin)/(100 - %Mort. Témoin) x 100). La mortalité dans
les témoins positifs doit être comprise entre 95 et 100%.
a) Echantillonnage
Les maisons traitées par aspersion intra-domiciliaire seront tirées au sort. Dans chaque région, 15 maisons
seront choisies et un bio essai sera réalisé dans une pièce traitée de chacune de ces maisons.
Les tests en cône sur les murs seront également réalisés selon le protocole standard OMS (WHO 2006). Les
cônes seront placés sur les 4 murs de la pièce traitée choisie.
Principe du test
Le test en cône a pour but d’évaluer sur des moustiques sensibles adultes, l’efficacité et la rémanence
d’un insecticide sur un mur après la PID. Les résultats s’expriment en pourcentage de mortalité après 24
heures et, s’il s’agit d’un pyréthrinoïde, en terme de mortalité et d’effet Knock Down (effet KD lorsque
l'insecticide utilisé est un pyréthrinoïde). Cette évaluation simultanée du KD et de la mortalité permet ainsi
d’apprécier la biodisponibilité de l’insecticide sur le substrat. Les cônes standardisés par l'OMS sont en PVC.
Matériel
Des cônes en PVC de l’OMS ; un Scotch ; un aspirateur à bouche ; et une fiche de résultats de test en cône.
Préparation du test
Si besoin le taux de KD est noté à intervalles réguliers (par exemple toutes les 10 minutes) jusqu’à 60
minutes ou après 30 et 60 minutes. Les moustiques sont ensuite placés en observation dans l’obscurité
pendant 24 heures dans une étuve maintenue entre 26 et 28°c et 80% à 100% d’humidité. Après ce délai le
nombre d’individus morts est compté.
Les moustiques capables de voler sont considérés comme vivants. Il est cependant fréquemment observé
avec les pyréthrinoïdes que les moustiques survivants sont capables de voler même avec plusieurs pattes
manquantes, parfois jusqu’à 5. Ce phénomène d’auto-section des pattes survient autant au laboratoire que
dans la nature. Les moustiques ayant trois ou moins de trois pattes ne survivent pas dans les conditions
naturelles. Une "mortalité fonctionnelle" (morts + vivants avec 3 pattes ou moins) sera définie par opposition
à une mortalité réelle.
Critères d’acceptation
- Pour que le test soit validé il faut que la mortalité chez les témoins négatifs soit inférieure à 20 %.
Lorsque celle-ci est comprise entre 5 et 20 %, la mortalité des traités est corrigée selon la formule
d’Abbott. La mortalité dans les témoins positifs doit être comprise entre 95 et 100%. De plus il faut
obligatoirement obtenir quatre points exploitables pour l’analyse de la relation dose/effet pour que le
test soit retenu.
- Il n’est pas possible de trouver une surface non-imprégnée (ou non contaminée) ainsi qu’une surface
fraichement imprégnée dans chaque maison de l’étude. Les témoins négatif et positif (morceaux de
ciments ou banco) seront donc transportés avec les moustiques d’insectarium le jour du test pour être
testés dans les mêmes conditions que les murs de chaque maison.
La résistance grandissante du Plasmodium aux antipaludéens semble saper tous les espoirs de vaincre
le paludisme (Sinou, 1998). La situation est d’autant plus alarmante que la propagation de la résistance des
moustiques aux insecticides menace dangereusement l’alternative efficace de lutte contre le paludisme qu’est
la moustiquaire imprégnée d’insecticide. Vu cette situation dramatique, il nous a paru nécessaire d’observer
dans quelle mesure cet état des moustiques (résistance probable) nuit à l’efficacité des moustiquaires
imprégnées. Le test de rémanence, qui estime l’efficacité du produit dans le temps, devrait permettre
d’apporter une tentative de réponse à cette question.
Les anophèles ont été capturés dans différents endroits et ont été collectés par la technique de
l’aspirateur à bouche du type Mario Coluzzi.
c) Conditions du test
L’échantillon collecté le matin, était trié et gardé dans des pots de capture recouverts d’une serpillière
humide, à l’ombre pendant environ 2 à 3 heures, afin que les moustiques se reposent avant le test
d’efficacité/rémanence.
d) Procédure
Le test d’efficacité a été effectué en suivant exactement la même procédure que le test de rémanence.
La seule différence entre les deux tests est que dans le cas du test d’efficacité, les moustiquaires sont neuves
et non encore utilisées par la population. Pour le test de rémanence l’on a suivi les étapes suivantes :
- Un nœud a été d’abord formé sur les moustiquaires imprégnées sélectionnées, de manière à avoir une poche
dans laquelle nous avons introduit, à l’aide d’un aspirateur à bouche, 25 anophèles femelles et cinquante par
lot.
- Les moustiques ont été maintenus dans la moustiquaire imprégnée de perméthrine pendant 3 minutes. Ils
ont été ensuite retirés pour les replacer dans des pots de capture afin d’observer l’effet « knock-down ».
Celui-ci a été relevé et compté à 10, 30, 60 minutes puis à 24 heures après le retrait.
- Les moustiques ont enfin été gardés dans un pot de capture et nourris avec du coton imbibé de jus sucré à 5
% pendant 24 heures et à la température ambiante.
Une moustiquaire non imprégnée et neuve a été choisie comme moustiquaire témoin.
Conclusion
En somme, on peut retenir que dans le but de protéger ces plantations et préserver sa
propre santé l’Homme a mis sur pied des produits synthétisés à partir d’éléments chimiques
ou biologiques qui peuvent contrer la nuisance des insectes. Avant sa mise à consommation
sur le marché un insecticide devra d’abord être soumis à des contrôles test qui peuvent être de
nature biologique dans un premier temps pour vérifier son efficacité contre la cible (test
biologique sur insectarium et test standard de l’OMS), dans un second temps pour évaluer les
risques liés aux effets secondaires afin d’éviter ou de limiter les dégâts sur l’environnement et
une altération sur la santé humaine (les tests sur les moustiquaires imprégnés de l’OMS).
Références
WHO (2000) Manual for indoor residual spraying. Application of residual sprays for
vector control. Geneva, document WHO/CDS/WHOPES/GCDPP/2000.
WHO. 2006. Guidelines for testing mosquito adulticides intended for Indoor Residual
Spraying (IRS) and Insecticide Treated Nets (ITNs).
WHO/CDS/NTD/WHOPES/GCDDP 3.
WHO spécifications for pubic headline pesticides are avalasse on the WHOPES
homepage on the Internet at www.who.int/ctd/whopes