e
TIRES A PART 1
31. DESCRIPTION DES BIOTOPES
Biotope de type 1
Ce biotope se rencontre dans la partie occidentale de la région administrative de
THIES en particulier dans les départements de Mbour et Thiès
Le biotope est caractérisé par un sol latéritique et sableux sur lequel on note la
présence d’espèces végétales dominées par le Combretum micrantum et différentes
cultures (manioc Manihot esculentus, arachide arachis hypogaea, mil pennisetum
typhoïdes, et). On note la présence d’adventices, d’arbres fruitiers, d’essences
forestières et de termitières. La présence d’un nombre important de sautériaux en
période hivernale est notée.
Les espèces végétales répertoriées sur ce biotope sont les suivantes :
Combretum Micrantum
Combretaceae
Guiera senegalensis
Boscia senegalensis Capparidaceae
Pliostigma reticulatum Caesalpiniaceae
Leptadenia hastata Asclepiadaceae
Euphorbia balsamifera Euphorbiaceae
Yptus suavelons Amiaceae
e
Rottboellia exaltata Poaceae
Eragrostis cilliaris
Sorghum bicolor GRAMINEES ou POACEES
Cenchrus echinatus
Faidherbia albida
Cassia siamea
Parkinsonia aculeata FABACEES
Vigna unguiculata
RHAMNACEES
Zizyphus mauritiana
MALVACEES
Hibiscus sabdariffa
Euphorbia hirta
Jatropha curcas
Manihot esculentum EUPHORBIACEES
Mangifera indica
Anacardium occidental ANACARDIACEES
e
Azadirachta indica
MELIACEES
Datura metel
Solanum licopersicum SOLANACEES
Borassus aethiopicum
PALMACEES ou ARECACEES
Calotropis procera
APOCINACEES
Moringa oleifera MORINGACEES
Adansonia digitata BOMBACACEAE
Calotropis procera ASCLEPIADACEAE
Hibiscus sabdarifa MALVACEAE
Grewia bicolor TILIACEAE
Corchorus tridens
Lippia chevalieri VERBENACEAE
Diospiros mespiliformis EBENACEAE
Commelina forskalaie COMMELINACEAE
Celosia trygina AMARANTACEAE
Mitracarpus villosus RUBIACEAE
PENNISETUM GLAUCUM
PENNISETUM PEDICELLATUM
POACEAE
ACACIA SP
MIMOSACEAE
PROSOPIS GLANDULOSA
e
32. CLASSIFICATION ET DESCRIPTION DES ESPECES
Cataloipus cymbiferus
Famille : Acrididae
S/Famille : Eyprecnemidinae
Taille : femelle 53-72mm ; antennes filiformes
Pronotum : avec une face dorsale faiblement tectiforme, une carène latérale nette
dans la pro-zone, plus estompée dans la méta- zone et divergent du bord antérieur
au bord postérieur.
Tubercule prosternal : aplati transversalement et inclinée vers l’arrière, un apex
arrondi ou plat.
Élytres et ailes : elles sont bien développées n’atteignant pas l’extrémité abdominale.
Coloration : elle est brune à jaune, les yeux ont un brun uniforme. On note aussi la
présence de deux bandes latérales vertes sur la face dorsale du pronotum se
prolongeant sur les ailes.
Quatre taches claires sur la face latérale du pronotum, les ailes sont hyalines à
jaunes et les élytres sont parsemés de taches brunes.
Tibias postérieurs : ils sont bleus.
e
Cataloipus fuscocoerulipes
.
Famille: Acrididae
S/famille: Eyprepocnemidinae
Caractéristiques spécifiques :
Taille : femelle 53-72mm
Espèce facilement reconnaissable, à ne pas confondre toutefois avec l’espèce
voisine Cataloipus cymbiferus. La face latérale du pronotum est brune foncée avec
quatre taches claires fortement marquées ; par ailleurs, la carène supéro-externe du
fémur postérieur est longée par une ligne brune continue. Elle présente un tubercule
prosternal généralement pointu et des antennes filiformes.
C’est une espèce d’une importance économique moindre souvent trouvée dans les
zones de végétation herbacée, dense, humide à moyennement humide.
Elle consomme les graminées et les dicotylédones
e
Heteracris leani
Famille: Acrididae
S/famille: Eyprepocnemidinae
Femelle 50-70mm
Antennes filiformes, claires au- dessus et sombres en dessous
Face dorsale du pronotum plate à carène nette
Tubercule prosternal à apex arrondi
Élytres et ailes développés ne dépassant pas l’abdomen ; les élytres sont parsemés
de taches noires et les ailes sont rouges à la base
10-12 épines externes sur le tibia postérieur
Coloration brun-sombre
Deux bandes vertes au dessus du pronotum et au vertex de la tête
Deux bandes noires au niveau de la face interne du fémur postérieur et trois
marques noires dans la face externe
Tibias postérieurs bleus, violacés avec des anneaux sombres dans la partie basale
e
CATALOIPUS CYMBIFERUS
Famille acrididae .
Sous famille : Eyprepocnemidinae
Caractéristiques spécifiques
Femelle 52 à 72 mm
Les taches claires sur les parties latérales du pronotum sont peu marquées ; par
ailleurs, la carène supéro-externe du fémur postérieur est longée par une ligne brune
ou noirâtre interrompue en son milieu (aspect de deux taches séparées).
La coloration générale est brune. Les tibias postérieurs sont bleus. Les mâles ont les
cerques aplatis et courbés, avec la plaque sous génitale large, en forme de cuillère.
e
CATALOIPUS FUSCOCOERULIPES
Famille acrididae .
Sous famille : Eyprepocnemidinae
Caractéristiques spécifiques
Mâle 35 à 52 mm, femelle 55 à 75 mm
Chez C. fuscocoerulipes les quatre taches claires situées sur les lobes latéraux du
pronotum sont fortement marquées ; par ailleurs, la carène supéro-externe du fémur
postérieur est longée par une ligne brune continue. Taille, allure générale et
coloration semblables à l’espèce précédente.
e
TYLOTROPIDIUS SP
Famille acrididae .
Sous famille : Eyprepocnemidinae
Caractéristiques spécifiques
e
TYLOTROPIDIUS GRACILIPES
Famille acrididae .
Sous famille : Eyprepocnemidinae
Caractéristiques spécifiques
Fémurs postérieurs très longs, à base large, se rétrécissant fortement dans la moitié
apicale. Coloration générale brune. Bande brune foncée sur la partie dorsale du
corps pouvant être plus ou moins bien marquée, voire absente. Carènes latérales du
pronotum soulignées ou non de clair sur la face
dorsale. Taches noires caractéristiques sur la face interne des fémurs postérieurs.
Ailes hyalines ou légèrement jaunâtres. Espèce à diapause imaginale et une seule
génération annuelle en zones soudanienne et sahélienne. La reproduction est
continue avec deux générations par an en zone guinéenne. Le développement
embryonnaire s’accomplit en 45 jours, le développement larvaire en 90 jours et la
maturation sexuelle en1 mois. Espèce mésophile, phytophile, à régime alimentaire
mixte. Largement distribuée dans les zones soudanienne et guinéenne,
principalement dans les savanes arborées.
e
Pyrgomorpha vignaudii
Famille : Pyrgomorphidae
S/Famille : Pyrgomorphinae
Caractéristiques spécifiques :
Mâle : 20 à 26mm
Femelle : 24 à 37mm
Elle a un tégument rugueux avec des granules épares une coloration générale vert
ou brune claire ou foncée. La pigmentation rouge des ailes postérieures permet de
bien distinguer cette espèce de Pyrgomorpha cognata. La longueur des ailes est
variable.
Les mâles sont normalement macroptères alors que les femelles peuvent avoir des
ailes longues ou courtes (brachyptères).
C’est une espèce à reproduction continue réalisant deux générations par an. Elle est
fréquemment trouvée sur les plages de sol nu et se nourrit des graminées et des
dicotylédones. Son importance économique est faible.
Chrotogonus senegalensis
e
Famille : Pyrgomorphidae
S/famille : Pyrgomorphinae
Caractéristiques spécifiques
Taille : femelle 14-25mm
Coloration : grise et ailes hyalines
Mâles et femelles peuvent présenter de très grandes variations de la longueur des
ailes.
Le corps est aplati dorso-ventralement, avec un tégument rugueux, une coloration
générale variable à dominante brune ou grise. Elle présente un collier prosternal, des
antennes filiformes, un pronotum orné de nombreux tubercules plus ou moins aplatis
dans la métazone. On rencontre aussi bien des formes macroptères (à ailes longues)
que des formes brachyptères (à ailes courtes) ou microptères (à ailes très courtes
non jointives dorsalement).
C’est une espèce d’une importance économique faible à reproduction continue,
réalisant trois générations par an. Elle est géophiles, fréquemment trouvée sur les
plages de sol nu et forbivore, consommant plutôt les dicotylédones.
e
Atractomorpha acutipennis
Famille : Pyrgomorphidae
Sous- famille : Pyrgomorphinae
Caractéristiques spécifiques :
Les ailes postérieures présentent une teinte violacée caractéristique. Cette espèce
peut cependant se confondre assez facilement avec Pyrgomorpha cognata dont elle
se distingue, en particulier, par la forme du pronotum dont le bord inférieur est
nettement rectiligne et souligné d’une rangée de petits tubercules blancs plus ou
moins rosâtres.
D’une faible importance économique, cette espèce a une reproduction continue et
fait trois générations annuelles. Elle est graminivore et fréquemment trouvée dans
les zones de végétation herbacée dense
e
PYRGOMORPHA COGNATA
Famille des Pyrgomorphidae
Sous-famille des Pyrgomorphinae
Caractéristiques spécifiques
présence d’un sillon fastigial
tête conique
présence d’un tubercule ou collier prosternal
présence d’épines apicales externes sur les tibias
Kraussaria angulifera
e
Famille: Acrididae
S/famille: Cyrtacanthacridinae
Taille : 52-63mm
Allure trapue avec des antennes filiformes
Pronotum tectiforme arqué de profil, bords postérieurs anguleux
Tubercule prosternal : long conique, incliné vers l’arrière à apex pointue
Ailes et élytres bien développés dépassant l’extrémité abdominale
Coloration brune mêlée d’orange, les yeux sont striés et les antennes sont jaunes.
On note également quatre taches blanches a jaunâtres au niveau du pronotum. La
nervure principale est brune et les ailes sont jaunâtres. Tibia postérieur ocre
présentant des épines jaune a la base puis rouge et noire
Quant à la bio-écologie de l’espèce, elle est univoltine avec arrêt de développement
embryonnaire en saison sèche. Elle est herbicole ou arboricole et est fréquente et
ravageuse secondaire importante en association avec d’autres espèces
e
Hieroglyphus daganensis
Famille: Acrididae
S/famille: Hemiacridinae
Taille : Femelle : 47 à 65mm Male : 28 à 45mm
Tête grosse à fastigium du vertex large
Pronotum cylindrique sans carène latéral avec un bord postérieur arrondi
Tubercule prosternal conique, espace méso-sternale fermé, présence d’une épine
apicale au niveau du tibia postérieur
Les deux sexes sont brachyptères. Le cerque du mâle à un petit crochet apical
Coloration jaune avec quelques taches vertes présence de coloration ocre au
niveau de la tête et des pattes. Les yeux sont non striés a partie antérieur brune et
postérieur jaune orangé.
Les sillons du pronotum sont noirs sur les faces latérales et sutures sont aussi
noires. Les tibias postérieurs sont bleus et les ailes sont hyalines
Bio écologie : l’espèce est univoltine, quiescence embryonnaire en saison sèche et
des imagos en saisons en pluies. Elle est hygrophile fréquente dans les milieux
graminéens hauts et denses. C’est un ravageur occasionnel du riz et du maïs.
Acorypha glaucopsis
e
Famille: Acrididae
S/famille: Caliptaminae
Mâle : 21 à 26mm
Femelle : 32 à 42mm
Cette espèce à une coloration généralement brune marbrée de marques blanches ou
jaunes. Le profil de la tête est droit, les antennes filiformes et le pronotum est
rétiforme.
La face interne du fémur postérieur est d’une teinte rouge sombre caractéristique.
C’est une espèce à diapause embryonnaire qui effectue une génération par an.
Développement embryonnaire : 8 mois et demi.
Développement larvaire : 20 jours. Maturation sexuelle : 70 jours.
Espèce xérophile, phyto-géophile, non graminivore.
Elle est peu importante sur le plan économique. Elle est fréquemment trouvée sur
les plages de sol nu. Elle est forbivore, ne consommant généralement pas les
graminées mais plutôt les dicotylédones.
Catantops stramineus
e
Famille : Acrididae
S/famille : Catantopinae
Taille : 21-25mm
Antennes : filiformes
Pronotum : carène latéral absente, bord postérieur anguleux
Tubercule prosternal : aplatie transversalement à apex arrondi.
Élytres et ailes dépassant les genoux postérieurs
Cerque incurvé vers le haut à apex aplati, élargi et tronqué
Coloration brune, teintée de gris
Yeux striés
Tache brune-noire sur la face latérale du pronotum et bords inférieur blanc jaunâtre
Bande blanche oblique sur les faces latérales du métathorax
Ailes hyalines
Deux marques noires sur les faces externes du fémur postérieur
Tibia postérieur orange
Cryptocatantops haemorrhoidalis
e
Famille : Acrididae
S/famille: Catantopinae
Male : 21-26mm
Morphologie semblable à celui de Catantops stramineus, fastigium du vertex plus
court, cerque male incurvé vers le haut à apex non aplati ni élargi
Coloration brune ; yeux striés ; face et partie inférieure des joues blanc crème, bande
de même couleur sur les bords inférieur du pronotum jusqu’à la base des pattes
médianes ; bandes obliques sur les faces latérales du métathorax ; ailes hyalines
Face externe du fémur postérieur avec des marques noires et une série de petits
points noirs sur la canicule inferieure et l’aire medio-interne orange.
Espèce à diapause imaginale et une seule génération annuelle. On trouve des larves
de juin à novembre et des imagos toute l’année. La durée du développement
embryonnaire serait de l’ordre d’un mois et demi ; celle du développement larvaire de
40 à 45 jours. Cette espèce passe par 6 stades larvaires. Espèce méso-xérophile,
phytophile, non graminivore. Très mobile, elle effectue des déplacements saisonniers
adaptatifs entre les zones sahélienne et soudanienne.
e
Diabolocatantops axillaris
Famille : Acrididae
S /famille : Catantopinae
Taille : male 30-40mm
Antennes : filiformes
Pronotum : carène latéral absente et les bords postérieurs anguleux
Tubercule prosternal : cylindrique à apex arrondi
Élytres et ailes : développées dépassant largement l’extrémité abdominale et le
genou postérieur.
Cerque males) court, à apex recourbé vers le haut
Coloration : brune teintée de gris et les sont hyalines
Les yeux sont stries
Face interne des fémurs postérieurs rouge visible au vol dans la partie inferieur de
l’aire médiane, une grosse tache noire dans la moitié basale et une plus petite dans
le tiers apical.
Tibia postérieur et la partie apicale des faces internes et antérieurs rouge
Elle a une coloration générale brune souvent très claire. On note une absence de
carène latérale sur le pronotum, un tubercule prosternal cylindrique à apex arrondi, la
présence de bandes blanches obliques sur les faces latérales du métathorax et une
coloration rouge de l’aire médiane de la face interne du fémur postérieur et des faces
interne et antérieure du tibia postérieur.
C’est une espèce à diapause imaginale moyennement importante. Elle est
graminivore et forbivore fréquemment trouvée dans les zones de végétation
herbacée
e
OEDALEUS NIGERIENSIS
Famille des Acrididae
Sous famille : Oedipodinae
Caractéristiques spécifiques :
Cette espèce se distingue aisément de O. senegalensis d’après la forme du bord
postérieur du pronotum (anguleuse chez O. nigeriensis, arrondie chez O.
senegalensis) et la coloration de la patte postérieure (le tibia et une partie du fémur
présentent une teinte rouge orangée chez O. nigeriensis).
Espèce à diapause embryonnaire et deux générations par an au nord de son aire de
distribution (éventuellement une seule génération à l’extrême nord). Elle aurait une
reproduction continue avec 3 générations par an en zone guinéenne. En saison des
pluies, les temps de développement sont les suivants :
- développement embryonnaire : 30 jours
- développement larvaire : 45 jours
- maturation sexuelle : 25 jours.
Espèce xéro-mésophile, géo-phytophile, graminivore, O. nigeriensis fréquente des
milieux légèrement plus humides qu’O. senegalensis.
Elle est peu importante sur le plan économique. C’est une espèce géophile
fréquemment trouvée sur les plages de sol nu ou dans les zones de végétation
herbacée et consomme plutôt les graminées.
Aiolopus simulartix
e
Famille des Acrididae
.Sous famille : Oedipodinae
Caractéristiques spécifiques :
Mâles : 16.9 à 26mm
Femelle:21 à30.8mm
La coloration générale est très variable, de brun-ocré à brun-vert marqué de noirâtre,
parfois gris-noir. Le tégument est plus rugueux que chez les autres espèces du
genre. Elle présente des antennes filiformes, un front faiblement oblique et
densément piqueté de points. Le pronotum est faiblement tectiforme, un peu
comprimé et arrondi dans la prozone, plat dans la métazone ; carène médiane faible
plus marquée dans la prozone que dans la métazone. Les fémurs postérieurs sont
larges et épais avec deux taches noires à la face supérieure, face inféro-interne
rougeâtre. Tibias postérieurs plus courts que les fémurs ; 9 épines externes et 10
internes ; un anneau noir dans la partie basale, apex rose ou ocre.
Tegmina dépassant l'abdomen, deux fasciés claires transverses. Ailes transparentes
parfois jaune pâle à la base, apex parfois légèrement enfumé.
C’est une espèce à diapause imaginale, importante sur le plan économique et
réalisant deux générations par an. Elle est géophile fréquemment trouvée sur les
plages de sol nu ou dans les zones de végétation herbacée dense et se nourrit des
graminées.
e
Acrotylus blondelli
Famille des Acrididae
Sous famille : Oedipodinae
Mâle : 20 à 26mm ; femelle : 25 à30mm
Le pronotum est fortement resserré en son milieu comme chez les autres espèces
du même genre. La coloration générale est beige moucheté de brun. Les ailes
postérieures sont caractéristiques : rouges à la base avec un large croissant enfumé.
Elle effectue deux générations par an, on peut trouver des adultes et des larves de
cette espèce une grande partie de l’année. C’est une espèce géophile et graminivore
d’une faible importance.
ZACOMPSA FESTA
e
Famille des acrididae
Sous-famille des Acridinae
Caractéristiques spécifiques
Ailes hyalines ou légèrement enfumées. Peut exister soit sous forme macroptère
(ailes longues), soit sous forme brachyptère (ailes courtes).Espèce à diapause
embryonnaire et une seule génération annuelle.
Kraussella amabile
e
Famille des acrididae
Sous-famille des Gomphocerinae
Espèce à diapause embryonnaire et une seule génération annuelle. Les durées de
développement sont les suivantes :
- développement embryonnaire : 8 mois
- développement larvaire : 30 jours
- maturation sexuelle : 70 jours.
Espèce mésophile, phytophile et graminivore. Rare aux lumières.
e
Tableau 1 : Différences entre les phases du Criquet pèlerin
Solitaires Grégaires
Comportement pas de groupes forme de groupes cohérents,
vol de nuit des bandes larvaires et des
essaims ;
vol des essaims de jour.
Physiologie, 6 stades larvaires 5 stades larvaires
biologie 7 stries oculaires 6 stries oculaires
95 à 158 œufs / ponte moins de 80 œufs par ponte
plus de 3 pontes par moins de 2 à 3 pontes par
femelle femelle
Coloration Larves : vert uniforme Larves : nombreuses taches
dans les 1ers stades. noires sur fond jaune ou
Plus ou moins brun dans orange
les 2 derniers. Imagos : rose chez les
Imagos : brun pâle ; les jeunes ailés ; plus foncé
mâles deviennent jaune avec l’âge, virant au brun
pâle en période de rouge ; jaune en période de
maturité sexuelle ; pas maturité sexuelle
de changement chez les
femelles
Morphométrie F/C : male 3,75 et plus ; F/C : male 3,15 et moins ;
femelle 3,85 et plus. femelle 3,15 et moins.
E/F : mâle 2,025 et E/F : mâle 2,225 et plus,
moins; femelle 2,027 et femelle 2,272 et moins
moins
Légende : F : longueur du fémur, E : longueur de l’élytre, C : largeur de la tête
e
b. Criquet migrateur africain
Le Criquet migrateur Locusta migratoria (LINNÉ, 1758) (Migratory locust, en
anglais) a une très grande extension géographique.
De nombreuses sous-espèces au statut plus ou moins net ont été décrites
principalement en Afrique, à Madagascar, en Asie orientale, en Australie et en
régions méditerranéennes. L'espèce fait partie de la famille des Acrididae et de la
sous-famille des Oedipodinae.
La sous-espèce Locusta migratoria migratorioides (REICHE et FAIRMAIRE, 1850)
vit à l'état solitaire dans tous les pays d'Afrique au sud du Sahara, à l'exception
des régions équatoriales. La zone d'inondation du Niger est connue comme étant
la principale aire de grégarisation de cette espèce. De là est partie la dernière
invasion généralisée (1928-1942) dont les ravages se sont étendus à la majorité
des territoires de l'Afrique intertropicale. Deux autres aires de grégarisation moins
importantes ont été identifiées, l'une dans la partie sud et sud-est de la cuvette du
lac Tchad, l'autre dans la région du Nil bleu au Soudan.
e
Figure 22: Distribution du Criquet migrateur africain
Le cycle biologique le mieux établi est celui différencié dans la cuvette du Mali. Il y
a 4 générations successives : 2 pendant la période de décrue (D1 & D2) et 2
pendant la saison des pluies (P1 & P2).
Deux générations supplémentaires facultatives, l’une en fin de décrue (D3) et
l’autre en fin de saison pluvieuse (P3), peuvent apparaître partiellement ou en
totalité lorsque les conditions climatiques exceptionnelles ont lieu : décrue très
prolongée, pluies tardives. Les décrues du fleuve et ses affluents commencent en
octobre au sud de l’aire de grégarisation. Les populations dispersées dans les
zones exondées au nord et dans le Sahel périphérique se dirigent vers les bords
récemment exondés grâce au vent d’harmattan soufflant du nord – est. La
sécheresse commence à se faire sentir partout, excepté dans ces zones
provisoirement favorables à la reproduction des ailés P2 ou P3.
Une génération de décrue D1 prend donc naissance au sud de la zone
d'inondation en décembre, janvier et février avec une avancée progressive des
ailés vers le nord pour suivre le retrait des eaux.
Des pontes sont déposées dans les sols récemment émergés et une deuxième
génération de décrue a lieu au nord de la zone d'inondation. Une troisième
génération n'apparaît que si la décrue est très lente .
En apparence, la direction de vol des ailés D1 est opposée à celle des vents
dominants du nord-est, soufflant en saison sèche. Les déplacements se feraient de
proche en proche grâce à des effets de brise de lac et aussi grâce à des vents
chauds venant occasionnellement du sud en remplacement des vents frais et secs
plus réguliers du nord. Les ailés profitent de ces conditions plus propices au vol,
même si elles sont momentanées et statistiquement moins fréquentes.
En mai et juin, l'arrivée du front intertropical marque le début de la saison des
pluies au sud de la zone d'inondation. Les ailés D2 la rejoignent pour y pondre, car
l'optimum pluviométrique de l'espèce s'y trouve réalisé (50 à 100 mm d'eau par
mois). Les déplacements des ailés sont facilités par le vent d'harmattan en avril,
mai et juin. La décrue étant achevée au nord, le milieu est devenu impropre à la
reproduction et a encouragé le départ des ailés. Les descendants P1 sont
entraînés vers le nord par les vents de mousson à mesure de l'avance des pluies.
Une deuxième reproduction de saison des pluies P2 a lieu en août et septembre au
nord de la zone d'inondation, en même temps que dans le Sahel environnant.
e
Lors du recul du front intertropical en septembre et octobre, les ailés P2 refluent
vers le sud en ayant parfois le temps de faire une troisième génération P3 si la
saison des pluies est très longue (octobre novembre).
La descendance des ailés sera assurée par la première génération de décrue D1.
En résumé, le cycle biologique complet de cet acridien au Mali comporte un
double aller-retour grâce aux mécanismes très particuliers de crue et de décrue
assurant le maintien d'un bilan hydrique compatible avec la survie de l'espèce
pendant la plus grande partie de l'année.
La période critique pour la genèse des pullulations se situe pendant la décrue
lorsque les ailés du Criquet migrateur se rassemblent sur les bandes de terre
nouvellement émergées pour y pondre. Une décrue précoce libérant des surfaces
importantes a des effets de concentration moindre qu'une décrue tardive qui, par
réduction des aires disponibles, augmente la densité des ailés et la probabilité
d'atteindre un seuil critique de déclenchement de la grégarisation.
e
LES SEUILS DE TRANSFORMATION PHASAIRE
Les seuils densitaires auxquels la transformation phasaire peut se déclencher chez
le Criquet pèlerin sont approximativement les suivants :
Larves L1-L35 / m2 = 50 000 / ha
Larves L4-L60,5 / m2 = 5 000 / ha
Imagos (ailés) 0,035-0,05 / m2 = 350-500 / ha
Les conditions propices à la transformation phasaire se produisent dans certaines
zones : les aires grégarigènes.
Lutte contre Zonocerus variegatus
La lutte contre le Criquet puant peut être menée à diverses étapes de son cycle
biologique par suite de certaines caractéristiques comportementales et biologiques.
➲ Au niveau larvaire : la sédentarisation et le regroupement des jeunes larves
permettent d’entreprendre soit un ramassage des jeunes, ce qui n’est qu’un
palliatif, soit un épandage d’insecticide ; l’appâtage, le poudrage manuel ou à
l’aide de pulvérisateur à moteur, environ un mois après le début des éclosions
permet d’atteindre le maximum de larves à cause de l’échelonnement des
pontes sur plusieurs semaines.
➲ Au niveau des ailés : l’intervention n’est efficace et rentable que sur des
populations de femelles en ponte qui se regroupent, en fin de saison des
pluies, à cause de l’effet attractif de phéromones émises par les
reproductrices.
On complètera cette action de lutte en intervenant aussi au niveau des oeufs, par
sarclage et binage des champs de ponte sur une dizaine de centimètres de
profondeur pour détruire des oothèques en les exposant au soleil ou aux ennemis
naturels (fourmis, coléoptères, oiseaux).
La lutte chimique peut être efficacement renforcée par une lutte écologique :
➲ effort de reforestation ;
➲ nettoyage des abords des cultures souvent envahis par des plantes hôtes
servant de réservoir à d’importantes populations de Zonocerus ; ces derniers
risquent de s’attaquer aux cultures en début de saison sèche lorsque la
végétation naturelle se dessèche ;
➲ meilleure gestion des agro systèmes en passant de l’extensif à l’intensif pour
limiter la déforestation ou l’accroissement des friches ;
➲ stabilisation de l’extension des cultures vivrières aux dépens des forêts.
➲ La lutte contre le Criquet puant ne peut actuellement se concevoir que dans le
cadre d’une défense rapprochée des cultures. Elle nécessite la participation
e
active des paysans pour détecter précocement et signaler toute manifestation
acridienne (éclosions, regroupement de femelles en ponte, bandes larvaires,
dégâts…) même en dehors des zones de cultures, aux services de protection
des végétaux les plus proches ou aux brigades villageoises si elles existent,
afin qu’ils prennent les mesures préventives appropriées.
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Tableau 2: Détails sur les différents stades de développement embryonnaire de l’œuf
1 petit amas cellulaire au pôle postérieur de l'œuf anatrepsis
différentiation d'une partie postérieure et d'une
2
partie antérieure
3 allongement de la partie postérieure
segmentation des rudiments d'antennes et
différentiation du labre
4-5
apparition des rudiments de pièces buccales :
mandibules, maxilles et labium
segmentation du thorax
6-7 segmentation de l'abdomen
segmentation des appendices des pièces buccales
8-9
formation d'un sillon le long du thorax et de
l'abdomen
10 rudiments de pattes tournés vers l'intérieur
encoche sur le bord postérieur du labre
e
11- poursuite de la différentiation des appendices
14 thoraciques
15 début du retournement embryonnaire
16-
poursuite du retournement embryonnaire retournement
17
embryonnaire
fin du retournement embryonnaire
18
l'embryon occupe la moitié de l'oeuf
19 l'embryon occupe les trois-quarts de l'oeuf
la tête de l'embryon atteint le bord antérieur de
20 l'oeuf
début de pigmentation des yeux composés
apparition d'épines sur le bord du tibia postérieur et
21
de dents sur les mandibules
catatrepsis
les dents des mandibules deviennent plus sombres
22
que le reste du tégument
les yeux composés sont complètement pigmentés
23 les épines des tibias postérieurs sont bien
pigmentées
l'embryon est prêt à éclore
3.5. Les arrêts de développement
Il y a lieu de distinguer dans les arrêts de développement, la quiescence de la
diapause.
e
Une quiescence est un ralentissement de développement induit par des
conditions défavorables, concernant un stade précis ou non, et susceptible d'être
immédiatement levée dès que les conditions écologiques favorables réapparais-
sent.
Une diapause s'installe après une période préparatoire, qui n'est pas toujours en
liaison directe avec des facteurs saisonniers du milieu (photopériode,
température) et n'est levée que par l'effet de températures relativement basses
(diapause thermolabile) en général. Chaque espèce est apte à manifester une
diapause, a un stade privilégié d'entrée en diapause. Le mécanisme est complexe
et correspond à une adaptation globale statique de l'organisme à son
environnement saisonnier. Au contraire, la quiescence doit être comprise
comme une adaptation momentanée aux aléas météorologiques ou
alimentaires.
Sur le terrain, il est souvent difficile de distinguer quiescence et diapause. On
parle alors simplement d'arrêt de développement. Ils peuvent concerner les oeufs,
les larves ou les ailés. Lorsqu'ils présentent un caractère facultatif dans le cycle
biologique, on a une présomption qu'il s'agit d'une quiescence, lorsqu'ils sont
obligatoires, on pense plutôt à une diapause. Ces hypothèses ne peuvent être
vérifiées avec certitude qu'en laboratoire.
Par ailleurs, une même espèce peut présenter à la fois des arrêts de
développement de type quiescence ou diapause à différents états biologiques
selon les zones écologiques où se trouvent les populations. On est en présence
d'une forme d'adaptation aux conditions écologiques adverses, à un moment où la
croissance serait difficile ou impossible.
Exemples :
espèces à arrêt de développement embryonnaire au cours de la saison sèche:
Oedaleus senegalensis, Oedaleus nigeriensis, Humbe tenuicornis, Kraussella
amabile, Zonocerus variegatus.
espèces à arrêt de développement larvaire. On pense que Poekilocerus
hieroglyphicus, certains Tetrigidae et Pamphagidae sont dans ce cas lorsque
les développements sont très lents.
espèces à arrêt de développement imaginal. Les arrêts de développement
ovarien sont observés, entre autres, chez Cryptocatantops haemorrhoidalis,
Harpezocatantops stylifer, Staurocleis magnifica occidentalis, Aiolopus
simulatrix, Nomadacris septemfasciata. Les femelles peuvent être actives ou
non, c'est-à-dire se déplacer ou rester immobiles dans des abris.
espèces sans arrêt de développement, dite à reproduction continue :
Pyrgomorpha cognata, Schistocerca gregaria ou Locusta migratoria
migratorioides. Cette dernière espèce parvient à effectuer 4 générations par an
sans interruption dans les régions d'Afrique où des phénomènes de décrue
après inondation lui permettent de réussir des reproductions en saison sèche.
Ailleurs, sa survie est très difficile à cette période de l'année.
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4. DEGATS DES ACRIDIENS
Le qualificatif "dangereux" est appliqué aux espèces susceptibles de faire des
dégâts sur les cultures vivrières ou industrielles. L'ingestion par les criquets de
pesticides ou de végétaux toxiques peut provoquer des empoisonnements chez
l'homme lorsque ce dernier en consomme. Mais aucune maladie ne paraît devoir
être transmise aux hommes et aux plantes par les criquets, encore que quelques
coïncidences aient été notées entre des arrivées massives de criquets et des
maladies respiratoires chez l'homme. Des cas d'allergie ont été relevés.
Certains acridiens se nourrissent de plantes cultivées par l'homme ; ils privent ces
derniers d'une partie des récoltes escomptées. A ce titre, ils sont considérés comme
ravageurs car ils ont une importance économique mesurable.
Dégâts sur Cultures & pâturage
Les dégâts infligés par les acridiens aux cultures et aux pâturages sont de diverses
natures :
prélèvement alimentaire sur les feuilles, les fleurs, les fruits, les semences,
les jeunes écorces, les repousses, les plantules,
blessures des plantes consécutives aux morsures. Elles ont deux
conséquences :
ouvrir une voie d'infection aux parasites et aux maladies végétales,
créer une lésion (section des vaisseaux appauvrissant la plante en sève)
entraînant une destruction des tissus 5 à 10 fois plus importante que la prise
de nourriture elle-même.
rupture des branches sous le poids des ailés posés en grand nombre,
souillure des surfaces foliaires par les déjections déposées. La
photosynthèse en est perturbée.
Les dégâts réels sont difficiles à quantifier ; ils dépendent aussi du pouvoir de
récupération de l'espèce végétale. Ce dernier est en relation avec l'état
physiologique et phénologique de la plante au moment de l'attaque.
Des dégâts sont connus depuis la plus haute antiquité dans toute la zone tropicale
sèche. La disparition de tout ou partie des récoltes
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CARACTERISTIQUES DES PONTES
Chez le criquet pèlerin
• Profondeur : 5 à 10 cm
• Nombre de pontes par femelle : 2 à 4
• Le nombre d’œufs par oothèque diminue avec le rang de ponte :
Solitaires – 80 à 140, 55 à 110, 90, 50 ;
Grégaires – 40 à 80, 30 à 70, 30 à 60, 50
• Nombre d’œufs par génération :
Solitaires – 400 / femelle ;
Grégaires – 140 / femelle
• Intervalle entre les pontes : 6 à 11 jours
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DEVELOPPEMENT LARVAIRE
Nombre de stades :
5 chez les grégaires ; 5 ou 6 chez les solitaires.
La durée du développement larvaire dépend de la température ambiante.
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Au Sahel :
entre juin et septembre
28 à 46 jours
(25 jours au minimum)
En moyenne : 34 jours
CARACTERISTIQUES DES ESSAIMS DE CRIQUET PELERIN
Couleur
Rose (immatures), jaune (matures)
Durée de maturation
2 semaines à 6 mois
Densité moyenne au sol 50/m2 (500 000/ ha)
Densité au sol, min/max
20 à + 120/m2 (200 000 à
1 200 000/ha)
Densité en vol
1/1 000 m3 à 10/m3
MORTALITE EMBRYONNAIRE
Plusieurs facteurs peuvent causer la mortalité des œufs
Les pertes totales varient de 5 à 65% par :
• Non-viabilité : <10%
• Échec de l’éclosion : 3 à 4%
• Prédateurs, parasites : <40%
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• Maladies fongiques et dessiccation : <10%
CHEZ LES SOLITAIRES : 13% en moyenne
CHEZ LES GREGAIRES : 33% en moyenne
• Agents pathogènes (virus, bactéries, protozoaires, champignons…)
Micro-organismes provoquant des maladies qui peuvent causer des épizooties parmi les
criquets. Parmi eux, les champignons pathogènes sont les plus prometteurs du point de vue
de leur utilisation potentielle en lutte biologique en tant que bio-pesticides
LES BIOTOPES DU CRIQUET PELERIN
ECHELLES DE PERCEPTION
L’environnement du Criquet pèlerin varie en fonction de l’échelle de perception :
Pour l’espèce Schistocerca gregaria, on parle de l’aire de dispersion qui couvre un
continent ou une macro-région.
Pour une population particulière, on parle d’une région, d’une station ou d’un
biotope.
Pour les individus, on parle d’un micro-milieu ou d’un micro-environnement.
Du point de vue du Criquet pèlerin, les milieux peuvent se répartir en quatre
catégories principales :
Les milieux hostiles où il ne peut survivre.
Les biotopes de survie où il peut subsister en attendant l’apparition de meilleures
conditions.
Les biotopes de reproduction où le Criquet pèlerin peut accomplir sa maturation
sexuelle, une production d’œufs et la ponte.
Les biotopes de grégarisation, qui offrent de bonnes conditions de reproduction
pouvant résulter en des densités susceptibles d’entraîner une transformation
phasaire
Les milieux hostiles
milieux hyper-arides et dépourvus de végétation : regs rocailleux, massifs
rocheux…
milieux hyper-halotrophes : dépressions salées,
milieux hyper-hygrotrophes : oueds stagnants, mares, dépressions inondées,
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la grande forêt (mais en saison sèche, des essaims peuvent nomadiser en
restant immatures jusqu’aux confins des zones soudaniennes et guinéennes – “le
circuit Sud”),
L’ensemble de ces biotopes couvre 5% des surfaces colonisables par le Criquet
pèlerin en Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest.
Les biotopes de survie
Regs argileux, limoneux, graveleux, rocailleux etc. avec une végétation très pauvre.
L’ensemble de ces biotopes couvre plus de 70% des surfaces colonisables par le
Criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest
Les biotopes de reproduction
Il s’agit de sables, voire de regs, couverts de végétation, situés à des latitudes
relativement basses (vers le 15e parallèle Nord) : les steppes arbustives.
Ces biotopes nord-sahéliens ne représentent que de 8% des surfaces colonisables
par le Criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest.
Les biotopes de grégarisation
Les dépressions mésotrophes de zone désertique.
Certains oueds, petits à moyens, inondables en cas de pluviosité anormalement
abondante.
Certains ensablements hétérogènes à dunes et inter-dunes bénéficiant d’une
pluviosité élevée.
Les oueds grands et moyens.
Les dépressions hydrotrophes et les épandages boisés.
L’ensemble de ces biotopes couvre plus de 17% des surfaces colonisables par le
Criquet pèlerin en Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest.
Ce sont les biotopes les plus favorables au Criquet pèlerin qui doivent être surveillés
et contrôlés de manière régulière