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Chapitre 3 Terrassements R & CF

Le document traite des terrassements routiers, en se concentrant sur les déblais, remblais, et couches de forme, ainsi que sur la reconnaissance géotechnique nécessaire pour assurer la stabilité des talus et le choix des matériaux. Il présente également les règles et objectifs de terrassement, les problèmes à résoudre, et les recommandations des guides techniques récents sur le sujet. La classification des sols selon le GTR 2023 est également abordée, avec des modifications par rapport aux classifications antérieures.

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Chapitre 3 Terrassements R & CF

Le document traite des terrassements routiers, en se concentrant sur les déblais, remblais, et couches de forme, ainsi que sur la reconnaissance géotechnique nécessaire pour assurer la stabilité des talus et le choix des matériaux. Il présente également les règles et objectifs de terrassement, les problèmes à résoudre, et les recommandations des guides techniques récents sur le sujet. La classification des sols selon le GTR 2023 est également abordée, avec des modifications par rapport aux classifications antérieures.

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TERRASSEMENTS : REMBLAIS ET COUCHE DE FORME

Dr. Ing. Makhaly Ba, Professeur Titulaire des Universités

Université Iba Der Thiam de Thiès (Sénégal)

UFR Sciences de l’Ingénieur (UFR SI)


q Les terrassements routiers (déblais et remblais) :
classification, remblai et couche de forme, traitement
des sols, compactage, essais de contrôle et de
réception.

q La stabilité des talus routiers.

2
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS

►Terminologie du terrassement :

►Règles et Objectifs :
• Utiliser et s’adapter aux matériaux du chantier ou d’une zone extérieure la plus proche possible appelée
Zone d’Emprunt.
• Utilisation de règles de référence à partir desquelles l’ingénieur doit en apprécier les adaptations en fonction
de son expérience ( ⇒ pas de calcul mathématique).
• Adapter le terrain naturel au profil en long du projet et proposer une portance suffisante pour permettre la
réalisation des couches de chaussées et accepter le trafic.
• Déblais, remblais, drainage, talus, décapage.
3
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS

4
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS

5
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
But de la reconnaissance géotechnique

1 Connaissance des données géologiques (vue d’ensemble)


1 Trouver la meilleure solution aux problèmes géotechniques rencontrés sur le tracé retenu
1 Détermination de la nature des sols en vue de leur réutilisation (déblais – remblais)
1 Le classement de l’AR et le besoin ou non d’améliorer la PST
1 Le classement de la PF et le besoin ou non d’une couche de forme
1 Permettre le choix des méthodes et l’estimation des coûts
1 Faciliter la réalisation des travaux et leur contrôle

6
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Problèmes à résoudre
1 Les terrassements
Environ 25% du coût global. La technique de terrassement dépend du type de sol. On utilise :

- engins à lames (décapeuse, bouteur) pour les terrains meubles


- défonceuses pour terrains rocheux non compacts
- explosifs pour terrains rocheux compacts.
( Coûts pouvant varier de 1 à 5)

La reconnaissance géotechnique doit permettre de prévoir le mode de


terrassement des différents terrains et les volumes correspondant.

7
Terrassements : remblais et couche de forme
8

LES TERRASSEMENTS ROUTIERS

chargeuse Pelleteuse (ou pelle hydraulique)


Mini-chargeur

Dumper
Rouleau compresseur
8
Tractopelle ou chargeuse-pelleteuse Terrassements : remblais et couche de forme
9

LES TERRASSEMENTS ROUTIERS

Scraper (décapeuse)

Niveleuse
Bulldozer

Pulvimixeur ou malaxeur
9
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Problèmes à résoudre (suite)
1 Zones de sol compressibles

La reconnaissance doit permettre de choisir entre la solution remblai et la solution ouvrage d’art.
La construction de remblais peut poser des problèmes sur des types de sols tels que les tourbes, les vases,
les argiles molles ou les limons argileux . Ces sols associent en général, une forte déformabilité et une
résistance faible. On les appelle habituellement «sols compressibles» ou «sols mous».
La construction de remblai sur de tels sols pose quatre types de problèmes : de stabilité, de déformations,
d'efforts «parasites» sur les ouvrages voisins et de perturbation de l'écoulement des eaux. Pour un remblai
on étudie :
- stabilité pendant la construction (phase critique)
- amplitude et durée des tassements
- méthode d’amélioration (traitement des sols, substitution)
- choix des matériaux de remblai (remblais légers..)
10
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Problèmes à résoudre (suite)

q Fondations d’ouvrages
La reconnaissance doit conduire à fixer le mode de fondation des ouvrages, à permettre leur
dimensionnement ainsi que leurs dispositions constructives.

1 Cavités souterraines
La reconnaissance doit détecter la présence de cavités soit naturelles (dissolutions par circulation d’eau
« karsts », dolines (poches d’argile dans les formations calcaires)) ou artificielles (exploitations de
matériaux).

Évaluation du risque d’effondrement, préconisation du type de confortation (remblaiement,


injection, etc…)

11
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Problèmes à résoudre (suite)
q Les emprunts
La recherche des sources de matériaux doit être réalisée efficacement :
- pour les terrassements (remblais et couches de forme)
- pour les assises de chaussée.
Les informations portent sur la localisation des gisements, leur puissance, la qualité des matériaux ainsi
que les conditions d’extraction.

1 Impact sur l’environnement


Obligation est faite de mener une étude d’impact pour les nouvelles infrastructures : modification de
l’état mécanique des terrains, modifications d’ordre hydrologique, modifications des propriétés
pédologiques des terrains, etc.

12
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Le document de référence du Terrassier
RTR 1976 : Recommandation pour les Terrassements Routiers
⇒ GTR 2000 Guide Technique des Remblais et Couches de Forme
⇒ GTR 2023 GUIDE DES TERRASSEMENTS, DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME

✘ Rédigé par l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM),
✘ Edité par le Cerema (Centre d’Études et d’Expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et
l’Aménagement), dans le cadre d’une convention partenariale.

✘ 2 Fascicules :
→ I Principes Généraux
→ II Annexes Techniques
✘ Accompagne l’application de la série de normes européennes « Terrassements », NF EN 169071, tant
sur les aspects méthodologiques qu’opérationnels.

✘ Intègre les compléments issus des notes d’informations et des recommandations publiées depuis 2000

13
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Principaux changements dans le GTR 2023
✘ Mise à jour de la classification des sols, roches et matériaux alternatifs, selon la norme NF EN 16907-2 ;
✘ Dimensionnement des couches de forme granulaires et traitées visant l’obtention de plateformes PF2qs ;
✘ des éléments complémentaires d’appréciation des cas de partie supérieure de terrassement (« PST ») et
des classes d’arase ;
✘ Prise en compte de nouvelles technologies des compacteurs ;
✘ Mise à jour des recommandations d’utilisation des matériaux alternatifs ;
✘ Révision des tableaux du fascicule 2 en cohérence avec la nouvelle classification des matériaux.

Fascicule 1 : « Principes généraux » présente, Fascicule 2 : quatre annexes :


commente et justifie les principes sur lesquels repose - Tableaux de la classification des sols, des roches et
l’ensemble du document. des matériaux alternatifs ;
- Tableaux des conditions d’utilisation des matériaux
Il s’articule autour de quatre chapitres : classification, en remblai ;
conditions d’utilisation en remblai, conditions - Tableaux des conditions d’utilisation des matériaux
d’utilisation en couche de forme et prescriptions de en couche de forme ;
compactage. - Modalités de compactage des remblais et des
couches de forme.
14
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS La démarche du GTR dans la
conception des terrassements
Principaux changements dans le GTR 2023

La conception géotechnique d’un ouvrage


en terre en termes de stabilité et de
déformation ne relève pas du GTR

ü Etudes géotechniques adaptées à chaque phase


du projet (selon la norme NF P94-500),
ü Normes et de règles spécifiques (Eurocode 7
ou toute autre norme applicable).

La démarche de conception développée dans


le GTR concerne essentiellement le
dimensionnement des plateformes des
ouvrages en terre (PST et couche de forme).

15
Terrassements : remblais et couche de forme
LES TERRASSEMENTS ROUTIERS
Terrassements = Processus de génie civil pour créer des ouvrages en
terre (EN 16907-1)

Cas général Cas particulier : remblai homogène

A base
B noyau
C encagements(zones latérales)
D zone supérieure (PST, couche de forme, couche de transition/réglage)
F Remblai homogène
L couche de forme (intégrée à la zone supérieure)
S superstructure (chaussée/voie ferrée) (ne fait pas partie du terrassement)
16
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR DES
SOLS
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS

Classification spécifiques des sols : Axée sur les conditions de réutilisation

Dans cette classification les sols sont répartis en cinq classes :


— Classe F ("fine soil") = sols fins (argile, limons),
— Classe I ("intermediate soil") = sols intermédiaires,
— Classe S ("sand") = sables, SOLS
— Classe G ("gravel") = graves,
— Classe VC ("very coarse soil") = sols grossiers.

Dans la classification des roches naturelles et roches en masse, on note :


— une distinction des roches volcaniques et métamorphiques ;
— une définition des symboles issue des termes anglais (CH = chalk, Li = limestone, Cl = clay, Sa = sandstone,
Co = conglomerate, SR = salt rock, Vo = volcanic rock, Me = metamorphic rock).

Il y a enfin les classifications des sols riches en matières organiques (O), des matériaux naturels
particuliers (AN), et des matériaux anthropiques (AR et AM).

18
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
■ Paramètres de nature
Ces caractéristiques intrinsèques concernent :
✘ La granularité (norme NF EN ISO 17892-4) : Lmax : c’est la dimension maximale des plus gros
éléments contenus dans le sol, Dmax c’est le plus grand diamètre des éléments contenus dans le sol, le
tamisât à 63 μm, le ratio entre la fraction 0,063/2 mm et la fraction 2/63 mm, et le coefficient
d’uniformité Cu (D60/D10) ;
✘ l’argilosité : l’indice de plasticité IP (norme NF EN ISO 17892-12) et la valeur de bleu de méthylène
VBS (norme NF P94-0683).

19
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
■ Paramètres de comportement mécanique
Pour juger de l’utilisation possible des sols en couche de forme, les paramètres de comportement mécanique
doivent être pris en considération. Il s’agit du :
✘ Coefficient Los Angeles (LA),
✘ Coefficient Micro Deval en présence d’eau (MDE),
✘ Coefficient de friabilité des sables (FS).

■ Paramètres d’état
Ce sont des paramètres non propres au sol mais à l’environnement dans lequel il se trouve. Il s’agit de
considérer pour les sols meubles sensibles à l’eau leur état hydrique. Pour caractériser l’état hydrique d’un sol,
la classification GTR utilise les trois grandeurs suivantes :
✘ wn/wopn : rapport de la teneur en eau naturelle de la fraction 0/20 à la teneur en eau à l’OPN,
✘ IC = (wL - wn)/ IP : Indice de consistance : position de wn par rapport aux limites d’Atterberg wL et wP,
✘ IPI : Indice Portant Immédiat mesuré à l’OPN sans surcharges, sans imbibition, à la teneur en eau
naturelle (wn). Permet de caractériser la traficabilité des engins de chantier.
20
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS

Les principales modifications par rapport à la classification de 1992 portent :

q changement 63 μm au lieu de 80 μm ;
q changement Dmax = 63 mm au lieu de 50 mm ;
q modification de la limite à 15 % passant à 63 μm au lieu de 12 % à 80 μm ;
q Utilisation du Cu dans ce premier niveau de classement. La VBS et le passant à 2 mm interviennent
pour définir l’état hydrique et la sensibilité à l’eau des matériaux Si et Gi ;
q définition des symboles issues des termes anglais (F = fine soil, I = intermediate soil, S = sand, G =
gravel, VC = very coarse soil).

21
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS

Tableau synoptique

22
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS

Lien entre classification GTR


2000 et norme européenne
(classification des sols)

23
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
Tableau synoptique

Matières organiques :
- décomposition des végétaux dans les sols, au contact
de l’eau et de l’air (terres végétales, tourbes, sols
vasards, sols ligneux, humus forestiers, etc.)
- odeur et couleur noirâtre
- risques pour la stabilité et la pérennité des ouvrages
- perturber la prise des liants hydrauliques
- terre végétale : stabilité des pentes et des talus
24
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
Tableau synoptique

25
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
De façon à bien prendre en compte la norme européenne, un
nouveau groupe de matériaux a été introduit : le groupe
matériaux naturels particuliers (« AN »).

q les matériaux naturels traités mécaniquement : classe AN


comme les matériaux utilisés en remblai, couche
drainante, roche concassée, sable lavé.
q les matériaux élaborés : classe AM comme les cendres,
laitier, granulats légers expansés ;
q les matériaux recyclés : classe AR comme les bétons
concassés, débris de briques, pneumatiques, matériaux
issus de l’arasement ou du fraisage routier, débris, ballast
recyclé.
26
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS

Exemple de tableau de classification des sols intermédiaires I

Les paramètres inscrits en caractères gras sont ceux dont le choix est à privilégier

27
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
Exemple de tableau de classification des Roches sédimentaires

28
Terrassements : remblais et couche de forme
CLASSIFICATION GTR 23 DES SOLS
App. 3.1

29
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION
EN REMBLAI
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

fct (Nature du sol, Météo)


⇒ 7 rubriques

Principes retenus – Tableaux –

Viser le juste niveau de qualité


technique nécessaire en tenant
compte des possibilités de mise en
œuvre actuelles (aspect qualité)

Tenir compte des coûts moyens des


différentes techniques utilisées
(aspect technico-économique)

31
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

4E : EXTRACTION en couches de 0,1 à 0,3 m 4E : EXTRACTION frontale


Bonne fragmentation Effets contraires aux précédents
Exposition à l’atmosphère Permet la sélection de strates de meilleure portance

Extraction au motor-scraper, engin d’extraction en


couches minces par excellence, ici le butter le
Extraction à la pelle en rétro pour extraction frontale
pousse (technique push-pull) (Source : Cerema)
(Source : SCSNE)
32
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

4E : EXTRACTION FOISONNEMENT ET MASSE VOLUMIQUE DES SOLS

q Foisonnement initial : augmentation du volume d’un


sol extrait par rapport à son volume in situ

q Foisonnement final : variation du volume d’un sol


entre sa condition initiale (volume en place) et sa
condition compactée

Le foisonnement s’exprime en pourcentage et prend en


référence, le volume à l’état naturel du sol à déblayer

Extraction de schistes, quartzophyllades sous


La production des équipements de terrassement se calcule
forme de bancs à l’aide d’un brise-roche généralement à partir des volumes foisonnés.
(Source : SCSNE)

33
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

4 G : Action sur la GRANULARITE 4 W : Action sur la TENEUR EN EAU

¨ 800 mm, limite maximum des blocs de ¨ Deux modalités d’humidification :


remblai par rapport à la puissance des
compacteurs 1) Arrosage simple durant la mise en œuvre
(maintient de l’état hydrique) par conditions météo
¨ 200 mm, limite maximum permettant le évaporantes.
malaxage du sol avec un agent de traitement
2) Arrosage par grandes quantités d’eau visant à
¨ But de la fragmentation complémentaire : modifier l’état hydrique. Nécessite brassage et
malaxage du sol pour un bon ‘’mouillage ’’ du sol.
Pour un Dmax compatible avec les
compacteurs, obtenir une courbe Contrôle de l’efficacité du procédé nécessaire.
granulométrique étalée.

34
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

4 W : Action sur la TENEUR EN EAU

Humidification par enfouisseuse (Source : SCSNE)


35
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI
4 T : TRAITEMENT
¨ Utilisation de la chaux, ciment, cendres
volantes, laitiers, sous-produits industriels…
¨ CHAUX VIVE : sols sensibles à l’eau et trop
humides. Prévoir la faisabilité technique et
économique, les dosages.

Atelier de traitement par charrue à socs. Le mélange sol-chaux


peut être malaxé sur une épaisseur atteignant sans difficulté 0,50
m, mais exige un nombre de passes sensiblement supérieur pour
obtenir une qualité de malaxage comparable à celle produite par
la charrue à disques qui, elle, a une profondeur de travail faible
de l’ordre de 15 à 20 cm max (Source : SCSNE)
36
Pulvimixer ou malaxeur Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

4 R : REGALAGE 4 C : COMPACTAGE

¨ Épaisseur des couches élémentaires à mettre en ¨ Trois niveaux d’énergie de compactage :


œuvre…
- Faible (plutôt matériaux humides, évite la saturation)
- couche ‘’mince’’, épaisseur de 20 à 30 cm – Code 3
- couche ‘’moyenne’’, épaisseur de 30 à 50 cm - Moyen – Code 2
- Intense (plutôt matériaux secs) – Code 1
pour assurer une bonne mise en œuvre, en tenant
compte des épaisseurs limites imposées par le
Des tableaux fixent les conditions d’emploi des
compactage.
compacteurs en fonction du matériau utilisé

37
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI

4 H : HAUTEUR DES REMBLAIS

¨ Choix des matériaux en fonction de la


hauteur des remblais.
¨ Étude de la stabilité et du tassement du
remblai proprement dit, ainsi que du sol de
fondation.
¨ Remblai de grande hauteur (> 10 m)
considéré comme un ouvrage d’art, et faisant
l’objet d’un dossier d’ouvrage.

ü les remblais de faible hauteur sont limités à 5 m,


ü les remblais de hauteur moyenne sont limités à 10 m,
ü les remblais de grande hauteur dépassent 10 m.
38
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI
Exemple de tableau de réemploi des sols F1th et F1h en remblai

39
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI
App. 3.2

Des essais réalisés sur un échantillon de sol remanié ayant une teneur en eau à l’état naturel de 13,5 %, ont
donné les résultats suivants :
• Limite de liquidité = 31,00 % et Limite de plasticité = 24,80 %.
• Teneur en eau à l’OPN : wOPN = 12 %.

Tamis (mm) 2,000 1,250 0,630 0,315 0,160 0,063 0,050 0,020 0,005 0,002
Tamisât (%) 100 99,9 99,8 99,30 98,90 80,00 75,30 58,30 38,45 10,00

1. Tracez la courbe granulométrique de ce sol.


2. Calculer les coefficients d’uniformité et de courbure. Commenter.
3. Déterminer les indices de plasticité et de consistance. Commenter.
4. Classer ce sol d’après la classification GTR
5. Comment utiliser ce sol en remblai ?

40
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN REMBLAI
App. 3.3
Dans un projet de construction d’une route de 1,650 km, il est prévu de remblayer et de compacter une
structure de chaussée avec un sol naturel tiré d’un banc emprunt. Des essais en laboratoire nous
démontrent que ce matériau répond aux exigences demandées pour l’utilisation prévue et qu’il possède
une masse volumique sèche et foisonnée de 1 755 kg/m3, une teneur en eau naturelle moyenne de 12 %
et un foisonnement initial et final de 13 % et 3 %, respectivement. Sachant qu’une fois compactée, la
fondation de la chaussée aura la configuration illustrée par la figure ci-dessous, calculer les volumes
suivants : volume de la fondation, volume transporté, volume emprunté (état naturel) ainsi que le
tonnage requis.

41
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN
COUCHE DE FORME
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

1 Conception de la couche de forme


2 Matériaux de la couche de forme
3 Dimensionnement de la couche de forme
4 Classement des plates-formes pour le dimensionnement des
structures de chaussée

43
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

Selon les cas de chantier (nature des sols, climat, environnement hydrogéologique, trafic de chantier, etc.), la couche de forme se
présentera sous des formes différentes. Elle peut être :

ü inexistante car inutile lorsque les matériaux constituant le remblai ou le sol en place ont eux-mêmes les qualités requises,
ü limitée à l’apport d’une seule couche d’un matériau ayant les caractéristiques nécessaires ; c’est le concept traditionnel de la
couche de forme ;
ü constituée d’une superposition de couches de matériaux différents répondant à des fonctions distinctes, incluant par exemple un
géotextile, des matériaux grossiers, une couche de fin réglage, un enduit gravillonné, etc.

44
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
CF en matériaux non traités de faible épaisseur

CF en matériaux non traités de forte épaisseur

45
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
Fonctions de la couche de forme
Objectifs à court terme, assurer : Objectifs à long terme, assurer :

Ø nivellement de la plate-forme en vue de réaliser Ø l’homogénéisation de la portance du support pour


la couche de fondation concevoir des chaussées d’épaisseur constante ;
Ø portance suffisante pour exécution correcte du Ø le maintien dans le temps d’une portance
compactage des couches de chaussée minimale pouvant être estimée avec une précision
suffisante au stade du dimensionnement de la
Ø traficabilité permettant la circulation des engins
structure de chaussée ;
réalisant la couche de fondation
Ø protection du sol support vis à vis des Ø une amélioration de la portance de la plateforme
pour optimiser le coût de l’ensemble couche de
intempéries.
forme - structure de chaussée ;
Ø une contribution au drainage de la chaussée, etc.

46
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

Matériaux de la couche de forme

Les critères à prendre en considération concernent :


Ø l’insensibilité à l’eau ;
Ø la dimension des plus gros éléments ;
Ø la résistance sous circulation des engins de chantier ;
Ø les performances mécaniques pour le cas des matériaux traités à la chaux et/ou aux liants
hydrauliques.
Ces critères s’appliquent, quelle que soit la nature des matériaux (naturels, alternatifs, etc.). Le respect de
l’ensemble de ces critères est impératif dans le cas des grands chantiers. Dans les autres cas, certaines
exigences telles que la traficabilité tout temps peuvent être modulées. À chaque fois, c’est à l’ingénieur
géotechnicien d’apprécier les écarts admissibles en fonction des risques encourus en particulier sur les
délais d’exécution.

47
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
→ Rôle des P.S.T. / QUALITE DE l’ARASE

►A COURT TERME

- Validité du terrassement : Permettre la réalisation de la CDF


- Orniérage limité = bonne traficabilité
- Portance minimale EV2= permettre le compactage de la CDF
- 35 MPa si CDF en matériaux traité
- 20 MPa si CDF en matériaux granulaire

- Altimétrie contrôlée = assurer l’épaisseur de la CDF

⇒ 7 cas de P.S.T. = fct (classification géotechnique des sols)


(conditions hydriques intéressant le mètre inférieur)

►A LONG TERME
- Classification du Terrassement :
- A chaque PST est associé une ou deux classe de portance à long terme de l’arase ARi
⇒ 4 Niveaux de CLASSE d’ARASE associée
48
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
DÉMARCHE POUR FIXER L’ÉPAISSEUR DE LA COUCHE DE FORME
L’épaisseur de la couche de forme est déterminée par la portance à long terme de la plateforme

Dimensionnement vis-à-vis de la portance à long terme

→ L’épaisseur de la couche de forme est déterminée au terme de la démarche suivante : la


classification géotechnique des sols et les conditions hydriques intéressant le mètre supérieur
supportant la couche de forme, zone appelée PST, permettent de distinguer sept cas (cf. § PST).

→ À chaque PST est associée une ou deux classe(s) de portance à long terme de l’arase de
terrassement, notée(s) ARi. Des classes d’objectif de portance à long terme sont définies dans le §
Tableau de classement des PF.

→ Pour chaque cas de PST et pour les différents matériaux de couche de forme, il est alors
préconisé des épaisseurs de couche de forme suivant l’objectif de plateforme (cf. § RÈGLES DE
DIMENSIONNEMENT DES COUCHES DE FORME).
49
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

Cas typique d’une PST0 impropre à la


circulation de chantier et à la mise en œuvre
d’une couche de forme (Source : SCSNE)
50
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

51
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

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Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

53
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

54
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

Nota : une portance minimale de 35 MPa au niveau de l’arase terrassement est nécessaire pour
mettre en œuvre une couche de forme en matériaux traités à la chaux et/ou aux liants hydrauliques.

55
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

fct (Nature du
sol, Météo)

⇒ 4 rubriques

- Principes
retenus :
Tableaux

56
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
Exemple de tableau d’utilisation des matériaux en couche de forme

57
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
→ Pour un usage en couche de forme non traitée, la Lmax doit satisfaire en règle générale :
• Lmax ≤ 250 mm ;
• et Lmax ≤ 1/2 de l’épaisseur de la couche élémentaire compactée.

→ cas d’une couche de forme sur PST1 où le matériau de couche de forme sert également de blocage, la
limite de 250 mm peut être exceptionnellement augmentée. Une couche de réglage doit également être
prévue.

→ nécessaire parfois de prévoir une couche de réglage de 5 à 10 cm en matériaux à granulométrie plus petite
et respectant les critères précédents

Épaisseur de la couche de forme élémentaire compactée en fonction du Lmax selon le 0/D du matériau correspondant
58
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
→ Dans le cas du traitement avec de la chaux ou des liants hydrauliques, il convient :
• de déterminer, par une étude de laboratoire, le choix du ou des produits de traitement, les dosages
nécessaires, et la plage de teneur en eau du mélange sol/liant pour obtenir ces résistances ;
• de s’assurer de la pérennité des liaisons engendrées par le traitement (non-apparition d’espèces
cristallines gonflantes à moyen et long terme) ;
• de réaliser le traitement avec un objectif de performance de long terme (utilisation d’épandeurs
précis, de malaxeurs puissants à arbre horizontal et d’arroseuses réglables et fiables, élaboration
éventuelle du mélange en centrale, etc.).

Malaxeur à arbre horizontal 59


Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
RÈGLES DE DIMENSIONNEMENT DES COUCHES DE FORME
q Dimensionnement des couches de forme en matériaux non traités
L’épaisseur préconisée pour la couche de forme est fixée de sorte qu’elle :
• satisfasse aux divers critères de résistance permettant une mise en œuvre correcte des couches de chaussée ;
• assure la pérennité d’une valeur minimale de portance à long terme de la plateforme.
Cette épaisseur préconisée dépend :
• du cas de PST et de la portance à long terme au niveau de l’arase des terrassements ;
• des caractéristiques du matériau constituant la couche de forme.
Les performances des matériaux de couche de forme dépendent de plusieurs paramètres de nature qui ont une influence sur
leur module :
• Dmax du matériau : au-delà d’un Dmax de 150 mm, problèmes de ségrégation ;
• forme de la courbe granulométrique : granulométrie étalée permet d’obtenir de meilleures portances ;
• nature du matériau : matériaux d’origine magmatique plus résistants à l’attrition, donc plus difficiles à densifier et
donc moins favorables pour l’obtention de portances élevées.
q Dimensionnement des couches de forme en matériaux traités à la chaux et/ou aux liants hydrauliques
• Performances du mélange sol-liant à vérifier avec une étude de traitement suivant les recommandations du GTS.

60
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
Règles sécuritaires de dimensionnement des plateformes
L’épaisseur de la couche de forme est déterminée par la portance à long terme de la plateforme

Dans le cas où les


matériaux utilisés ne sont
pas connus, les épaisseurs
de couche de forme sont
données dans ce tableau.

Ces valeurs sont des


valeurs sécuritaires qui
garantissent l’obtention
des performances visées.

61
Règles sécuritaires d’épaisseur de couche de forme non traitée Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
Règles d’optimisation des plateformes
Des performances plus élevées peuvent être obtenues avec des épaisseurs moindres que celles présentées
dans le tableau précédent suivant la nature des matériaux de couche de forme dans le cas où les matériaux
utilisés en couche de forme sont connus.

Épaisseur minimale de couche de forme non traitée dans le cas d’une optimisation 62
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME
Règles d’optimisation des plateformes

Dimensionnement couche
de forme en matériaux
traités à la chaux seule

Dimensionnement des
couches de formes traitées
aux liants éventuellement
associés à la chaux

NB : Le dimensionnement de l’AR et la PF résulte de l’étude de conception et ne dépend pas des conditions


de travaux : il s’agit d’un choix opéré par le géotechnicien, l’équipe de conception et le maître d’ouvrage.
63
Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

- Portance à long terme de la plate-forme


Pour le dimensionnement des structures de chaussée, la portance à long terme de la plateforme support de
chaussée est déterminée à partir du couple PST - couche de forme.
Rappelons que la norme « Dimensionnement des structures de chaussées neuves » NF P98 086 de 2011 a
divisé la classe « initiale » PF2 en deux classes : la PF2 (entre 50 et 80 MPa) et la PF2qs (PF2 de qualité
supérieure, entre 80 et 120 MPa).
On distingue donc cinq classes de portance des plateformes définies par des plages de valeur de module de
déformation réversible, selon le découpage

Le classement de la plate-forme s’effectue ainsi :


¨Si e ≥ épaisseur préconisée dans les tableaux alors classe de plate-forme selon valeur tableau
¨ Si e < épaisseur préconisée dans les tableaux, la classe de la plate-forme à retenir est celle de l’arase
64
de terrassement. Terrassements : remblais et couche de forme
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

- Portance à long terme de la plate-forme


q D’après les tableaux, on relève que la mise en œuvre d’une couche de forme ayant au moins
l’épaisseur préconisée conduit à une plateforme PF2 minimum.

q Le cas d’une plateforme PF1 peut être rencontré lorsque l’épaisseur de couche de forme mise en œuvre sur
les cas de PST1, 2 ou 3 est inférieure à la valeur préconisée. Cette plateforme est en pratique peu utilisée,
voire non recommandée pour les infrastructures routières. Elle est limitée aux cas de voiries légères telles
que pistes cyclables, voies vertes, etc.

65
Terrassements : remblais et couche de forme
SYNTHESE PST-AR

66
Terrassements : remblais et couche de forme
Classification du sol : : Ressource en matériaux –
nature, état hydrique Météorologie – Circulation de
chantier – Études économique
Environnement
Cas de PST (0 à 6)
hydrique

Conditions de Classe de portance Couche forme


drainage ou mesure d’arase ARi
de portance
Court terme
Long terme
Classe de plate-forme
PFi
Études du trafic

Choix d’une ou plusieurs Détermination de la


structures classe de trafic cumulé

Dimensionnement de la
chaussée Terrassements : remblais et couche de forme
67
CONDITIONS D’UTILISATION EN COUCHE DE FORME

App. 3.4

Un sol extrait en déblai a les caractéristiques suivantes :

— Analyse granulométrique : Dmax = 20 mm; tamisât à 63 μm = 20 %


— Limites d’Atterberg : wl = 40 % ; wp = 20 %
— L’essai au bleu de méthylène : VBS = 2,5
— L’Indice Portant Immédiat : IPI = 10

1. Comment réutiliser ce sol en remblai ?


2. Comment réutiliser ce sol en couche de forme ?
3. Quelles sont les épaisseurs préconisées de la couche de forme et classes de portance PF de
la plate-forme support de chaussée, a) sur AR1/PST2 ; b) sur AR2/PST3?

68
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET
DES COUCHES DE FORME
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
INTÉRÊTS DU TRAITEMENT AUX LHR

Intérêt environnemental :
préservation des ressources granulaires naturelles,
réduction des nuisances dues aux transports (bruit, accidents, dégradation des
voiries publiques…,)
diminution des zones dépôt..

Intérêts technique et économique :


réduction des épaisseurs
obtention d’arases plus performantes de classe AR2
réduction des distances de transport

70
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Traitement des sols : chaux, liants hydrauliques

►La chaux aérienne : Principalement calcique (≠ chaux magnésienne, ≠ chaux hydraulique)

→ Obtenu par décarbonatation du Calcaire (CO3 Ca) à 900 °C

CO3 Ca + 50 kcal → CaO + CO2

! Réaction réversible: la chaux vive humidifiée peut se récarbonater lentement sous l’action du CO2
atmosphérique ⇒ qualificatif de « chaux aérienne »

→ Actions sur les sols : actions immédiates, actions à long terme 71


Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Traitement des sols : chaux, liants hydrauliques
→ Actions immédiates sur les sols: (Chaux vive)

Modification de l’état Hydrique:


– hydratation de la chaux vive: → CaO + H2O → Ca(OH)2 + 15 Kcal
– vaporisation d’une partie de l’eau
– apport de matière sèche

Modification de la fraction argileuse : l’ion calcium Ca++ de la chaux interagit avec les particules
argileuses du sol, provoquant leur floculation. Celle-ci se traduit par d’importantes améliorations
géotechniques :
– élévation importante de de la limite de plasticité:
– la portance du sol s’élève, ce qui le rend circulable par les engins de chantier et facilite le
compactage des couches sus-jacentes ;
– modification des caractéristiques de compactage: ↑ Proctor, ↑ IPI, ↑ ICBR, ICBR/IPI >1

72
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Traitement des sols : chaux, liants hydrauliques
→ Actions immédiates sur les sols : Chaux vive

73
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Traitement des sols : chaux, liants hydrauliques
→ Actions immédiates sur les sols : Chaux vive

74
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Traitement des sols : chaux, liants hydrauliques
→ Actions à long terme sur les sols : Chaux vive

Action pouzzolanique : pour les sols très argileux ( Vbs > 0,5)

- (Cristaux de Silice, Alumine, Oxyde de Fer) + Chaux


→ Cristaux de ferro-silico-aluminates de chaux
Présents dans les minéraux argileux

Liaisons de même nature que celles produites avec les liants hydrauliques ou pouzzolaniques
⇒ ↑ ICBR (4 jours)

Pour les craies et calcaires tendres


Extinction de la chaux vive en chaux éteinte ⇒ ↓ teneur en eau

75
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Les liants hydrauliques
→ Obtenu par cuisson de calcaire + argile ⇒ silico-aluminates et ferro-aluminates de
calcium anhydre

→ 2 types de liants hydrauliques:


Le ciment
Les Liants Spéciaux Routiers : LSR
- mêmes constituants que le ciment, dosages différents
- moins chers
- mêmes phénomènes de prise hydraulique, cinétique ≠

→ Ciment pour construction routière= ciment au durcissement lent et progressif


⇒ maniabilité suffisante à la mise en œuvre (8h) + performances mécaniques à long terme

→ Ciment Portland Pur + ajouts (cendres volantes, pouzzolanes, filler calcaire…)


→ Retardateurs de prise : sous forme liquide, incorporés à l’eau de malaxage
76
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Les liants hydrauliques

►Cendre volante pouzzolanique : AM-C1a


→ Issus de la filtration des cheminées des centrales thermiques fonctionnant au charbon
→ Poudre grise (comparable au ciment) = grains fin (> 50 μ) arrondis, vitrifiés, poreux et friables
→ Composition= silice + alumine
→ Avec ajout d’eau + chaux (1/3 à 1/5) = prise comparable au ciment
⇒ formation de silico-aluminates de calcium hydratés

►Cendre volante hydraulique : AM-C1a

→ Issus de la combustion de Lignite pulvérisée


→ Comparable au ciment dans la forme et le comportement

►Pouzzolanes : AM-C1a
→ Cendres volcaniques naturelles
→ Broyés et criblés en sable 0/3 ou 0/5mm avec 12% de fines
→ Avec 20 % chaux : liant à prise lente
77
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
► Classement mécanique des couches de forme :
Les liants hydrauliques
E Module d’Young à 90 j
Rt résistance en traction
► Règles de surclassement de portance des plates-formes

* Lorsque l’étude a été réalisée à partir d’essais de compression diamétrale, Rt


est évalué à partir de la relation : Rt = 0,8 Rtb (la valeur du coefficient (0,8) a
été modifiée par rapport à celle figurant dans le GTR (0,9) pour être en
cohérence avec le Guide technique « Conception et dimensionnement des
structures de chaussées, SETRALCPC, 1994 »).

** Le module E est déterminé soit à partir d’un essai de traction directe (norme NF P 98 232-2), soit à partir d’un essai de
compression diamétrale (norme NF P 98 232-3)
78
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Les liants hydrauliques

q Projet de terrassements avec traitement


de sols : plusieurs phases d’étude (étude
préliminaire, avant-projet, projet, étape
finale d’ajustement (pouvant comporter
des expérimentations de chantier)).

q Ce déroulement comprend un volet


géotechnique d’une part, un volet
économique d’autre part.

q L’impact environnemental est, de plus,


évalué systématiquement dans les
grands projets.

79
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Q
Études géotechniques
Dosage d (% ) = ´100
M Ss + Q + mCg
q la qualification des matériaux destinés à être - Q est la masse de produit de traitement,
traités, - MSs est la masse de sol sec ou éventuellement prétraité (à la
chaux, par exemple),
q la formulation des mélanges à réaliser pour une - mCg est la masse du correcteur granulométrique, le cas échéant.
application donnée

Connaissances préalables La quantité de produit à épandre


> identification des matériaux,
d
> localisation dans le profil géotechnique, Q = e ´ rd
> estimation de leurs quantités 100 - d
> matériau apte au traitement envisagé ou non
- Q est la masse de produit à épandre (exprimée en kg/m2),
> comment définir l’échantillon représentatif ? - d est le dosage,
Ø quels sont le (ou les) produit(s) de traitement - e est l’épaisseur de la couche de sol en place sur laquelle se fera le
adapté(s) et l’ordre de grandeur des dosages malaxage (exprimée en mètre),
à prévoir ? - rd est la masse volumique apparente sèche du sol en place, estimée de
visu en fonction de la nature et de l'état du sol, ou mesurée si
nécessaire (exprimée en kg/m3).
80
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME

81
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
App. 3.5 Soit un sol de déblais classé F1h. Quel est le comportement de ce sol face à des variations de teneur en
eau ? Face à son état hydrique, un traitement à la chaux est proposé pour son réemploi en arase de terrassement.

82
Terrassements : remblais et couche de forme
TRAITEMENT DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
App. 3.4

Traitement 2% Chaux sur 0,50 cm ➡ AR2 (sol utilisable en arase de terrassement)


AR2 + couche de forme de 35 cm traitée 1% chaux + 5% Rolac 645 (classe mécanique 5) ➡ PF3 (EV2≥120 MPa)
83
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET
DES COUCHES DE FORME
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME

ρdm : masse volumique sèche moyenne sur


toute l’épaisseur de la couche compactée.

ρdfc : masse volumique sèche en fond de


couche ; c’est-à-dire la valeur moyenne sur
une tranche de 8 cm d’épaisseur située à la
partie inférieure de la couche compactée.

85
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Classement des différentes familles d’engins

acompacteurs à pneus : Pi
acompacteurs vibrants à cylindres lisses : Vi
acompacteurs vibrants à pieds dameurs : VPi
acompacteurs statiques à pieds dameurs : SPi

aplaques vibrantes : PQi


i est le n° de classe qui croît avec l’efficacité du compacteur

86
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Classement des différentes familles d’engins
acompacteurs à pneus : Pi acompacteurs vibrants à cylindres lisses : Vi
•Mono cylindre VMi •Tandem double bille VTi

P1 P2 P3 Classement : paramètre (M1/L)ÖA0 et d’une valeur mini pour A0


M1 : masse totale s’appliquant sur la génératrice du cylindre
25 < CR < 40 kN 40 < CR < 60 kN CR > 60 kN L : longueur de la génératrice
A0 : amplitude théorique de la vibration à vide

CR : charge par roue Classes : V1, V2, V3, V4, V5


87
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Classement des différentes familles d’engins
acompacteurs vibrants acompacteurs statiques ales plaques vibrantes : PQi
à pieds dameurs : VPi à pieds dameurs : SPi
Classement selon pression
Classement selon charge statique statique sous la semelle Mg/S
moyenne par unité de largeur du en kPa (Mg : poids de la
(des) cylindres à pieds (M1/L) plaque)

SP1 : M1/L entre 30 et 60 kg/cm PQ3 : Mg/S entre 10 et 15 kPa


SP2 : M1/L entre 60 et 90 kg/cm PQ4 : Mg/S supérieur à 15 kPa

Classement :
Idem cylindres lisses vibrants :
VP1, VP2, VP3, VP4, VP5

88
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Le paramètre Q/S en m3/m2

Q est le volume de sol compacté pendant un temps donné (par exemple un jour, ou une
heure), et S la surface balayée par le compacteur pendant le même temps

- Q représente le rythme de production de l’atelier de terrassement (mesuré par des par des métrés après
compactage, ou des volumes transportés)
- S représente le rythme d’utilisation d’un compacteur (Dparcourue « en compactage » x Llargeur de compactage x k)

Théoriquement : nombre de passes n & Nombre d’applications de charge N.


Une passe est par définition un aller ou un retour de compacteur.

N = e réelle compactée / (Q/S)


N = n è compacteurs monocylindres et compacteurs à pneus
N =2 n è tandem longitudinal
89
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Détermination pratique des conditions de compactage

VMi VTi Pi SPTi

L L L L/2 L/2

N/n=1 N/n=2 N/n=1 N/n=2

Définition de la largeur de compactage L. Elle correspond à la largeur compactée


90
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Détermination pratique des conditions de compactage
p Débit par unité de largeur de compactage Q/L

C’est le débit théorique d’un compacteur monocylindre (n = N) d’un mètre de largeur.

Q/L = 1000 x (Q/S) x V


S : surface balayée en 1 heure par le compacteur
Q/S : en m/h
Q/L : en m2/h
V : vitesse du compacteur en km/h

p Débit pratique Qprat


Avec k coefficient de rendement estimé entre 0,5 et 0,75

Qprat = k x (Q/L) x L x N/n


91
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
Détermination pratique des conditions de compactage

Exemple de tableau de
compactage - Cas des
matériaux F1, VC2F1(*)

92
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
App. 3.6
Lecture des tableaux - Exemples d’application
q Cas des compacteurs Pi, V1, V2, Vpi, SPi et PQi (colonne unique)
Exemple : sol S1, en remblai (qualité q4)

93
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
App. 3.5
Lecture des tableaux - Exemples d’application
q Cas des compacteurs V3 à V5 (colonne dédoublée : encadrement des conditions possibles)
Exemple : sol S1, en remblai

94
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
App. 3.6

V×e
V!"#$%&'( =
e chantier

95
Terrassements : remblais et couche de forme
COMPACTAGE DES REMBLAIS ET DES COUCHES DE FORME
App. 3.6

96
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN
ŒUVRE
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
¨ Propriétés physiques : contrôle de gh, gd
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Teneur en eau (humidimètre speedy)
Contrôle de compactage
Mélanger intimement dans un récipient clos (speedy),
Densitomètre à membrane une masse connue du matériau humide avec du
carbure de calcium en excès, celui-ci se combinant
avec l'eau forme de l'acétylène suivant la réaction :
Principe :
V1 Prélever en creusant un trou C2Ca + 2H20 -> Ca(OH)2 + C2H2
cylindrique une masse M de sol
humide. La quantité d'acétylène produite est directement
proportionnelle à la teneur en eau du matériau.
Mesurer le volume apparent du sol
extrait par différence de lectures d’un
V0 volume d’eau entrant dans une
membrane qui épouse la forme du
trou.
Normes :
Soit V = V1-V0
- BS 812-109
On a rh = M/V - ASTM D4944-18
V1-V0

membrane
NF P94-061-2 - Avril 1996 98
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Contrôle de compactage
Cône de Sable : NF P94-061-3 - Avril 1996
Permet d’obtenir la masse volumique d’un matériau en place dans son état naturel
ou après compactage.
1. On creuse un trou dans le sol à tester
2. On mesure le volume de ce trou en le remplissant de sable calibré
3. On pèse le sol excavé
4. On calcule la densité en divisant la masse du sol par le volume du trou

99
Terrassements : remblais et couche de forme
¨ Propriétés physiques : contrôle de gh, gd
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Contrôle de compactage NF P94-061-1 - Octobre 1996 Gammadensimètre à pointe
Après compactage, on peut contrôler soit les q Une source radioactive est introduite dans le
propriétés physiques du sol (gh, gd, w%) soit matériau à une profondeur donnée.
les propriétés mécaniques (résistance au
poinçonnement, module de réaction du sol …)
q Le flux de photons gamma émis est recueilli
à la surface par des détecteurs. Ce flux est
fonction de la masse volumique du matériau
NF P94-061-1 - Octobre 1996
traversé.
q Les photons diffusés dans le matériau sont
en partie éliminés par une géométrie
appropriée et par l’utilisation des filtres
mécaniques, permettant ainsi de rendre la
mesure indépendante de la nature du
matériau.

Ces appareils sont destinés à mesurer la masse


volumique humide comprise entre 1 et 2,8 g/cm3
100
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE

101
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE

102
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE

+ contrôle de la répartition uniforme du travail des compacteurs sur la totalité de la zone à compacter

103
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
¨ Propriétés mécaniques : contrôle de la portance qd
Contrôle de compactage
Pénétromètre dynamique à énergie variable
q Enfoncer, par battage, un train de tiges dans le sol à
l’aide d’un marteau normalisé.
q Pour chaque coup donné, des capteurs mesurent la
vitesse du marteau au moment de l'impact, permettant
de déterminer l'énergie fournie au reste du dispositif.
q D'autres capteurs mesurent en même temps la valeur
de l'enfoncement de la pointe.
q Ces deux informations, permettent de calculer
instantanément la résistance de pointe qd et donc la
qualité du sol compacté.

NF P94-105 - Avril 2012 : Contrôle de la qualité du


compactage, méthode au pénétromètre dynamique à énergie
variable.
104
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Contrôle de compactage ¨ Propriétés mécaniques : contrôle de la portance

Essai de plaque (EV1 – EV2) NF P94-117-1 - Avril 2000

q Permet de calculer le module de réaction d'un


sol à partir de chargement statique à la plaque
(étude de la déformabilité d'une plate forme).
q Nécessite : un camion de 15 tonnes, 6 roues
avec châssis long. On utilise soit une plaque de
40 cm de diamètre, soit une plaque de 60 cm,
une poutre de BENKELMAN.
q Deux mises en charge : 2,5 bars et 2 bars. On
mesure les déflexions correspondantes z1 et z2 à
partir desquelles on calcule les modules de
déformation EV1 et EV2.
q Le rapport : k = (EV2/EV1) donne la compacité
et doit être inférieur à 2
105
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Contrôle de compactage ¨ Propriétés mécaniques : contrôle de la portance

Essai de plaque : coefficient de Westergard


q Le coefficient de réaction de WESTERGAARD
Kw de la plateforme est déterminé par la
formule :

Kw = (P/e) x (Æ /762) en MPa/m


- P : pression moyenne exercée sous la plaque chargée, P = 70 kPa
- e : enfoncement provoqué par le chargement de la plaque (mm)
- Æ : diamètre de la plaque (mm)

Pour une plaque de 60 cm, nous avons :

Kw = (0,07/e) x (600/762) en MPa/m


=55,1/e (mm) = 55,1/ (2*lecture comparateur)
=27,6 / (lecture comparateur)
106
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Contrôle de compactage ¨ Propriétés mécaniques : contrôle de la portance

MESURE DE DEFLEXION A LA POUTRE


Norme NF P98-200-1 - Juillet 1991 → Mesurer la déformation de surface sous charge statique de 13 t
►Principe: Pour les Arases terrassements (AR) et plates-formes support de chaussées (P.F). Mesurer à
l’aide d’une poutre de Benkelman, l’enfoncement provoquer par un essieu unique à roue jumelée de
camion chargé à 13 t.

►Méthode d’essai:
1) Positionner d’un essieu de 13 tonnes
2) Installer de niveau la Poutre de Benkelman
3) Enlever le camion

Déflexion Z2 (1/100 mm)

107
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE
Contrôle de compactage

App. 3.7. On doit effectuer le contrôle du compactage d’une couche de sol.


L’essai de contrôle donne les résultats du tableau.

Dans le devis de compactage, il est stipulé que le sol doit être compacté à 95% de la valeur de
référence, à une teneur en eau de plus ou moins 2 % de la teneur en eau optimale. On creuse un trou de
944 000 mm3 dans la couche de sol compactée ; l’échantillon humide pèse 1814 g et 1542 g, après
séchage.

Quelle est la valeur de ρd du sol compacté ? La teneur en eau du matériau de compactage ? La


compacité relative ? L’échantillon est-il conforme aux exigences du devis ?

108
Terrassements : remblais et couche de forme
CONTRÔLES DE MISE EN ŒUVRE Contrôle de compactage

App. 3.8. Résultats


d’un contrôle de
compactage d’un
remblai

Diamètre plaque :
600 mm

Calculer Kw, EV1,


EV2 et K

109
Terrassements : remblais et couche de forme
110
Terrassements : remblais et couche de forme
111
Terrassements : remblais et couche de forme
112
Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Prof. Dr. Ing. Makhaly Ba
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS

⇒ connaissance du comportement des talus (remblai et déblai) et des versants naturels


déterminante :

Ø infrastructures linéaires de transport, projets d’aménagement (versants naturels


avec forte pente, versants instables, bassins de rétention, canaux, etc.) : chantier et
exploitation
- analyse détaillée de stabilité
- dimensionnement des solutions de stabilisation (drainage) et/ou de confortement
(terrassement, inclusions, etc.), connaissance de leur efficacité

Ø urbanisme et sécurité civile :


- surveillance des versants (suivi cinématique)
- prévision de l’évolution des déplacements (vitesses) au cours du temps (en
particulier futur proche)
- risque de rupture catastrophique ? à quelle date ?
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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
q Pentes rocheuses
• Éboulements en masse (écailles ou masses plus importantes)
• Chutes de blocs
(phénomènes guidés par la fissuration du massif rocheux)

q Pentes en sols
• Glissements
• Érosion superficielle
• Coulées de boues (laves torrentielles)

q Le rôle général de l’eau

q Mesures de déplacements
• À l’intérieur du sol (inclinomètre, pendule inverse)
• A la surface du sol (nivelles, distancemètres, géodésie)

q Mesures de pressions d’eau : piézomètres


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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Mécanismes de ruine
On distingue différents types de mouvements de terrains :
• écroulements : chutes soudaines de masses rocheuses;
• glissements plan : translation d’une masse de sol meuble le long d’une surface de rupture plane;
• glissements rotationnels : basculement d’une masse de sol meuble le long d’une surface de rupture
courbée;
• fluages et solifluxions : mouvements lents engendrés par les déformations d’un massif dans le temps;
• coulées : écoulements de masses de sol très liquides, généralement rapides

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS

Méthodes de calcul de glissement de blocs


q Blocs de géométrie variée
q Cinématique de rupture
q Calcul des efforts de contact
q Calcul de l’équilibre

Principes mécaniques des calculs


q équilibre de blocs rigides sur des surfaces de rupture (le plus fréquent)
q équilibre plastique du massif de sol
q calcul élastoplastique des déformations, avec ou sans localisation
q analyse limite cinématique (par l’extérieur) et statique (par l’intérieur)

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Calcul de stabilité en rupture plane. Pente infinie
Les calculs consistent à évaluer sur une surface de glissement les contraintes de cisaillement τmot provoquées
par les actions motrices, puis de les comparer à la résistance au cisaillement du sol τres.

Ø résolution simplifiée manuelle, le comportement du sol est considéré rigide-plastique.


Ø calculs aux éléments finis : permettent d’enrichir le modèle en affectant au sol et à l’interface de
glissement des lois de comportement adaptées

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Calcul de stabilité en rupture plane. Pente infinie
Une pente de dimension infinie peut être étudiée en isolant une tranche ABCD de largeur b, ou dx.
L’expression générale du poids de la tranche comportant n couches de poids volumique γi et de hauteur
hi a pour expression :

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Calcul de stabilité en rupture plane. Pente infinie

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Calcul de stabilité en rupture plane. Pente infinie

Le coefficient de sécurité d’une pente diminue lorsque le niveau de la nappe augmente.


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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Calcul de stabilité en rupture plane : pente ou talus de dimensions finies
Lorsque les dimensions du massif en mouvement sont finies, il convient de réaliser un équilibre global.
Ainsi, des efforts de poussée Fa et de butée Fp peuvent participer à l’équilibre

On note respectivement F’a et F’p les composantes des


efforts de poussée Fa et butée Fp suivant la direction de
la pente. La résultante des forces de pression sur la
longueur L est notée U. Le bilan des forces motrices et
résistantes permet de déterminer le coefficient de
sécurité suivant :

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Glissement rotationnel
q Instabilité qui peut apparaître dans de nombreuses situations : pentes plus ou moins raides, talus,
remblais sur sol compressibles, etc.
q La méthode des tranches est couramment employée pour déterminer le facteur de sécurité vis-à-vis du
basculement

• définir un cercle quelconque de centre O et de


rayon R,
• découper le massif en m tranches verticales,
• étudier l’équilibre de chaque tranche j de
largeur bj et d’inclinaison αj à la base,
• déterminer les moments moteurs et
stabilisateurs par rapport au centre O,
• calculer le coefficient de sécurité F ,
• itérer en changeant la position et/ou le rayon
du cercle.

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Glissement rotationnel

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Glissement rotationnel TALREN, GEOSTAB, PETAL-LCPC, NIXES-TROLL, STARS

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Terrassements : remblais et couche de forme
STABILITÉ DES TALUS ROUTIERS
Glissement rotationnel TALREN, GEOSTAB, PETAL-LCPC, NIXES-TROLL, STARS

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Terrassements : remblais et couche de forme
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App 3.9 Soit un massif de limon de 15 m d’épaisseur reposant sur un substratum rocheux. Un trajet routier
nécessite de mettre en place un remblai infiniment long et dont les caractéristiques sont indiquées en figure.
Un prélèvement de limon a été réalisé à 9,2 m de profondeur puis testé à l’œdomètre et à l’appareil triaxial
(condition CU+u). La contrainte de préconsolidation est évaluée à σ’p = 80 kPa et la cohésion non drainée
moyenne est de cu = 29 kPa.
La mise en place du remblai sur ce sol compressible présente un risque d’instabilité au glissement. La
figure présente le mécanisme de ruine à considérer.

En négligeant la résistance propre du


remblai, évaluer la stabilité à court
terme du massif.
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Terrassements : remblais et couche de forme

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