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III. - Le Deuton: III.A. - Potentiels Radiaux en Physique Quantique

Le document traite de la physique quantique appliquée à un système de deux particules, en particulier le deuton, en utilisant des potentiels radiaux et l'équation de Schrödinger. Il explore les états liés, l'énergie de liaison du deuton et les conditions nécessaires pour l'existence d'un seul état lié, tout en fournissant des relations mathématiques et des valeurs physiques pertinentes. Enfin, il calcule les valeurs minimales et maximales du potentiel de liaison en fonction des propriétés du deuton.

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III. - Le Deuton: III.A. - Potentiels Radiaux en Physique Quantique

Le document traite de la physique quantique appliquée à un système de deux particules, en particulier le deuton, en utilisant des potentiels radiaux et l'équation de Schrödinger. Il explore les états liés, l'énergie de liaison du deuton et les conditions nécessaires pour l'existence d'un seul état lié, tout en fournissant des relations mathématiques et des valeurs physiques pertinentes. Enfin, il calcule les valeurs minimales et maximales du potentiel de liaison en fonction des propriétés du deuton.

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Physique II, année 2018 — filière MP

III. — Le deuton
III.A. — Potentiels radiaux en physique quantique
L’étude d’un système de deux particules ponctuelles de masses m1 et m2 , si tuées en A1 et
−−−→
A2 et telles que A1 A2 = ~r est réalisée en utilisant les coordonnées sphériques (r, θ, ϕ) pour le
vecteur ~r. Les particules sont en interaction, décrite par l’énergie potentielle Ep (r) ; la probabi-
lité d’observer une particule dans l’élément de volume dτ entourant le point ~r est donnée par
dp = |Ψ(~r, t)|2 dτ , où la fonction d’onde Ψ(~r,t) est solution de l’équation de Schrödinger,
~2 ∂Ψ
− ∆Ψ + Ep (r)Ψ(~r, t) = ~ où ∆ est l’opérateur de Laplace ou laplacien ; le coefficient µ
2µ ∂t
1 1 1
qui remplace, dans cette équation, la masse d’une particule unique, est donné par = + .
µ m1 m2
On rappelle aussi l’expression de l’opérateur laplacien en coordonnées sphériques :
1 ∂ 2f
     
1 ∂ 2 ∂f 1 ∂ ∂f
∆f = 2 r + ∆ang f avec ∆ang f = sin θ +
r ∂r ∂r sin θ ∂θ ∂θ sin2 θ ∂ϕ2
R(r)
On cherche une solution de l’équation de Schrödinger sous la forme Ψ(~r,t) = Y (θ, ϕ)e−ωt .
r

16 — Indiquer et justifier brièvement l’expression liant l’énergie E d’un tel état et la pul-
sation ω.

17 — Montrer que R(r) et Y (θ, ϕ) vérifient les deux équations

~2 d2 R ~2 C
 
− + Ep (r) + R(r) = ER(r) et ∆ang Y = −CY (θ, ϕ)
2µ dr2 2µr2
où C est une certaine constante.

On rappelle les résultats de la mécanique classique pour l’étude du mouvement d’une particule
de masse µ en mouvement dans un champ de forces centrales décrit par l’énergie potentielle
Ep (r) :
— le mouvement est plan et peut, dans ce plan, être décrit en coordonnées polaires r, θ ;
— le moment cinétique est constant, directement perpendiculaire au plan du mouvement
avec pour moment cinétique σ = µr2 θ̇ ;
1
— le mouvement est entièrement décrit par la conservation de l’énergie E = µṙ2 + Ueff (r),
2
1 σ2
où l’énergie potentielle effective a pour expression Ueff (r) = Ep (r) + .
2 µr2
18 — Précisez, dans l’équation vérifiée par R(r) établie ci-dessus, les expressions analogues
1
de l’énergie cinétique radiale µṙ2 , de l’énergie potentielle effective et du moment cinétique σ.
2
19 — Quelle serait la valeur de la constante C pour une fonction d’onde purement radiale ?
On ne fera pas nécessairement cette hypothèse dans les questions qui suivent.

20 — On procède à une nouvelle séparation des variables en posant Y (θ, ϕ) = Θ(θ)Φ(ϕ).


établir les équations différentielles vérifiées par Θ(θ) et Φ(ϕ).

21 — Justifier le plus précisement possible le fait, qu’à une constante multiplicative près,
que l’on peut imposer Φ(ϕ) = emϕ où m ∈ Z.

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Physique II, année 2018 — filière MP

22 — On peut montrer, et on admettra, que les solutions de l’équation différentielle vérifiée


par Θ(θ) sont des polynômes de degré ℓ (avec ℓ > |m|) de la variable x = cos θ :

Θ(θ) = aℓ xℓ + . . . + a1 x + a0

En ne considérant que le terme de plus haut degré, exprimer C en fonction de ℓ seulement.


Quel est le moment cinétique σ pour une fonction d’onde caractérisée par ℓ ?
III.B. — Énergie de liaison du deuton
Le deuton est le noyau de l’atome de deutérium 21 H, formé d’un neutron et d’un proton. Il s’agit
d’un des très rares noyaux stables comportant un nombre impair à la fois de neutrons et de
protons (avec 6 Li, 10 B, 14 N et 180 Ta) ; en effet, de tels noyaux impairs–impairs sont en général
peu ou pas stables. L’énergie de liaison du deuton est faible (2,23 MeV seulement) et il n’a
qu’un état fondamental, de moment cinétique nul (nombre quantique orbital ℓ = 0) et pas
d’état excité stable.

On considère les états liés stationnaires d’une particule de masse µ dans le puits de potentiel
défini par :
Ep = −V0 pour 0 6 r 6 a et Ep = 0 pour r > a
avec V0 > 0. On écrit la fonction d’onde indépendante du temps d’un état lié (−V0 < E < 0),
R(r)
à symétrie de révolution (radiale), ψ(r) = où R(r) est solution de l’équation radiale
r
~2 d2 R
− + Ep (r) R(r) = E R(r)
2µ dr2

Dont les solutions sont de la forme R(r) = A sin(kr) pour r 6 a, et R(r) = Be−Kr pour r > a.

23 — Justifier ces formes et exprimer k et K en fonction de E et V0 .

24 — Expliciter les conditions de raccordement en r = a.

25 — On pose X = ka et Y = Ka. Écrire deux relations distinctes liant X et Y en fonction


2µV0 a2
de ρ2 = , indépendamment des valeurs des constantes A et B (qu’on ne cherchera pas
~2
à expliciter).

26 — Représenter graphiquement, sur un système d’axes (X, Y ), les deux relations établies
à la question précédente.

27 — Montrer qu’il n’existe d’état lié que si V0 est supérieur à une certaine valeur Vmin que
l’on déterminera en fonction de ~, µ et a.

28 — Quelle est la valeur maximale Vmax de V0 pour qu’il n’existe qu’un seul état lié ?

On utilise ce modèle pour décrire l’interaction nucléaire entre un neutron et un proton, formant
le deuton (noyau de l’atome de deutérium). Le rayon du deuton est a = 2,0 · 10−15 m ; la masse
mn mp
µ est la masse réduite du deuton, µ = . L’expérience montre qu’il n’existe qu’un seul
mn + mp
état lié, d’énergie Ed < 0.

29 — En déduire que, dans ce modèle, Vmin < V0 < Vmax et calculer Vmin et Vmax en MeV.

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30 — Que vaut l’énergie de liaison si V0 = Vmin ?

31 — L’énergie de liaison du deuton est Ed = −2,23 MeV. Comparer à Vmin ; en déduire


que V0 est proche de Vmin .

32 — En explicitant les relations établies


2 ci-dessus entre X et Y pour V0 proche de Vmin ,
~2 π 2a p
montrer que V0 = + −2µEd .
2µa2 2 ~π

33 — Calculer V0 (en MeV) et comparer à Ed .

FIN DE L’ÉPREUVE

Le tableau ci-après récapitule les valeurs de certaines grandeurs physiques ou constantes fon-
damentales.

Célérité de la lumière dans le vide c = 3,0 · 108 m · s−1


Charge élémentaire e = 1,6 · 10−19 C
Constante de Boltzmann kB = 1,4 · 10−23 J · K−1
Constante de Planck h = 6,6 · 10−34 J · Hz−1
Constante de Dirac ~ = h/2π = 1,0 · 10−34 J · s
Masse de l’électron me = 9,1 · 10−31 kg
Masse du proton mp = 1,673 · 10−27 kg ≫ me
Masse du neutron mn = 1,675 · 10−27 kg ≃ mp
Permittivité diélectrique du vide ǫ0 = 8,9 · 10−12 F · m−1
N2
Température d’ébullition de l’azote (sous 1 bar) Teb = 77,4 K
H2
Température d’ébullition de l’hydrogène (sous 1 bar) Teb = 20,3 K

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