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ECOLE NATIONALE
COURS
ARMEMENT
INSTRUCTION
TIR
SOMMAIRE
I. LE FAMAS PAGES 3
V. ANNEXES PAGES 84
I
Le
FAMAS
FUSIL D’ASSAUT
DE LA MANUFACTURE
D’ARME DE SAINT-ETIENNE
JAMBES Ecartées, la jambe droite légèrement repliée pour décontracter le corps, le talon droit au sol, la pointe du
pied vers l’extérieur, le talon gauche vers le haut, la pointe du pied touchant le sol.
BUSTE Soulevé par les coudes appuyés au sol, la ligne des épaules est parallèle au sol.
- La main gauche maintient l’arme, en saisissant le fût entre l’arcade de pontet et le bipied.
MAINS - La main droite enserre la poignée pistolet et bloque l’arme contre l’épaule droite.
- L’index sur la queue de détente.
BRAS Le bras gauche soutient le fût, l’avant bras gauche est en contact avec la poitrine.
GAUCHE
La tête dans la direction de l’objectif, l’œil droit placé 4 à 7 cm de l’œilleton, la joue droite contre
TETE l’appui-joue.
POSITION A GENOU
JAMBES Genou droit à terre, la jambe droite faisant un angle d’environ 60° avec la direction de l’objectif.
DROITES Pied droit en arrière du talon gauche, selon la taille du tireur à plat ou dressé sur la pointe.
JAMBES La jambe gauche pliée servant d’appui, le pied à plat, la pointe du pied rentré.
GAUCHES
BRAS
La main droite enserre la poignée pistolet et maintient la crosse appuyée au creux de l’épaule droite.
GAUCHE
TETE La tête en direction de l’objectif, l’œil droit placé de 4 à 7 cm de l’œilleton, la joue appuyée sur
l’appui-joue, verrouille l’arme contre l’épaule.
TIR PAR
La main gauche enserre fortement le fût.
RAFALE
La main droite tient la poignée pistolet et bloque fermement l’arme contre l’épaule.
CORPS Faire face à l’objectif tout en fixant celui-ci, les deux yeux ouverts.
JAMBES En position de tir, la jambe gauche (pour les droitiers) est décalée verts l’avant,
genoux fléchis et la jambe droite est tendue. Les pieds sont bien à plats sur le sol.
TIR AU JUGER
3 BRAS Avancer légèrement l’arme et la bloquer avec le coude droit de telle façon que la
semelle de crosse prenne appui en avant et sur le bas de la poitrine au-dessus de
la ceinture.
REGLAGE DE L’ARME
Le FAMAS disposant d’une hausse unique d’emploi 300 mètres, si l’arme est réglée à 200 mètres, le point moyen
des impacts devra se situer 15 cm plus haut que le point visé afin d’obtenir la concordance point visé point atteint
à 300 mètres. Le réglage peut également s’effectuer sur les cibles spéciales de réglage à 25m.
Premier temps : Position du guidon par rapport à l’un des 3 traits blancs situés sur la face postérieure du support
de guidon.
Deuxième temps : Position du point blanc de l’écrou de réglage (A) par rapport à l’ergot de positionnement.
Réglage en direction : Appuyer sur le guidon, de la gauche vers la droite, et tourner avec une pointe de cartouche
l’écrou de réglage.
Réglage en hauteur :
Sur la face arrière du porte – œilleton (côté œilleton de cadrage) sont gravés 6 traits de 5 mm de large, en
quinconce et espacés de 0.8 mm.
L’espace entre 2 traits blancs correspond à la variation en hauteur du porte œilleton, lorsque l’on fait tourner la vis
de réglage d’un tour complet.
Pour repérer la position exacte du porte œilleton, une fois le réglage de l’arme terminé, il suffit donc :
Exemple : 32 signifie :
• Pour descendre le tir, tourner la vis avec une pointe de cartouche, pour faire apparaître des chiffres
décroissants sous l’index de la molette.
• Pour monter le tir, à l’inverse, faire apparaître des chiffres croissants.
Pour effectuer ce réglage, à partir d’une arme correctement réglée pour le tir à balles, exécuter les opérations
suivantes :
• Placer l’arme sur un chevalet de pointage, l’extrémité du canon à 100 mètres d’une cible.
• Repérer sur la cible le point visé avec les éléments de tir à balle de guerre.
• Relever, sans bouger l’arme, l’alidade de tir tendu (hausse 75 mètres).
Agir sur les vis de réglage en hauteur (à l’arrière de l’alidade) et en direction (côté gauche de l’alidade, la poignée
garde – main étant percée pour permettre le passage d’un tournevis) jusqu’à amener le point visé avec l’alidade 98
cm plus bas que le point repéré précédemment.
COMMANDEMENT DE TIR
AU FLG
LE TIR TENDU
Le FAMAS 5,56 – F1 dispose d’une alidade rabattable, intégrée dans la poignée garde-main. Cette alidade comporte un cran de mire à 2
positions permettant l’exécution des tirs tendus à 75 m et à 100 m.
L’emploi de cette alidade impose que la bague d’enfoncement de grenades soit poussée à fond vers le fusil.
Le pointage :
Le pointage s’effectue en alignant l’axe du cran de mise en position choisie 75 ou 100 m, le guidon et le point à viser sur l’objectif.
Le pointage s’effectue en alignant le cran de mire, le guidon et un point particulier de l’objectif qui est fonction du sens du
déplacement et de la vitesse de la cible. D’où les principes de correction suivants en partant de la visée type ci-dessus :
Dessins
Dessins
PRENDRE LA POSITION
POINTER L’ARME :
ALIDADE A 45 ° ALIDADE A 74 °
(INTERDIT EN TEMPS DE PAIX)
Pour déterminer la graduation à utiliser diviser la portée désirée par le coefficient correspondant à la grenade utilisée.
FONCTIONNEMENT DU FAMAS
Pour en savoir plus, consultez l’INF.N° 401/3.
OBTURATION
Organisation Générale
Principe de fonctionnement : Culasse non calée à levier amplificateur d’inertie
Pièces en jeu
- La culasse
- Le levier amplificateur d’inertie
- La masse additionnelle
- Le coin d’appui, porté par la boîte de culasse
Système moteur
- Mouvement arrière : Action directe de la veine gazeuse sur la culasse par l’intermédiaire de l’étui
- Mouvement avant : Décompression du ressort récupérateur.
Organisation Elémentaire
Ouverture
Au départ du coup, la culasse et la masse additionnelle sont à l’avant. Le marteau a frappé le percuteur.
L’étanchéité est assurée par l’expansion de l’étui.
ère
1 phase
Temps de sécurité à l’ouverture, l’énergie reçue par la culasse est transmise à la masse additionnelle par
l’intermédiaire du levier amplificateur d’inertie.
Schématiquement, c’est le principe de la boule de billard.
Le levier dans son mouvement de rotation communique à la masse additionnelle un mouvement de recul dont la
vitesse est 3.6 fois supérieure à la sienne et entraîne le retrait du percuteur.
Pendant que la balle sort du canon, la culasse reste fermée, tant que le levier n’a pas terminé sa rotation.
2ème phase
La rotation du levier étant achevée, l’ensemble mobile recule à la même vitesse. L’étui est éjecté. Le marteau est
réarmé et accroché par la gachette automatique. Le ressort récupérateur est comprimé et la masse additionnelle rentre
en contact avec le levier d’amortisseur qui limite le mouvement arrière de l’ensemble mobile.
ALIMENTATION
Chargement
Approvisionnement
Transport
Le déplacement des cartouches à l’intérieur du chargeur est produit par la détente du ressort élévateur qui sollicite vers le haut
la planchette élévatrice.
Distribution
La distribution des cartouches est assurée par deux demi-transports. Le premier demi-transport a lieu lors de la fermeture de
l’ensemble mobile, le deuxième demi-transport lors de l’ouverture. la dernière cartouche est guidée par la fausse cartouche
constituée par la planchette élévatrice et la gauche du chargeur.
Présentation
Introduction
Elle se fait directement par la culasse en un seul temps. Lors du deuxième demi-transport, la cartouche faisant saillie est
entraînée par la culasse dans la chambre. L’introduction est facilitée par un léger chanfrein sur la boîte de culasse et le canon.
En fin d’introduction, l’extracteur se met en prise sur la gorge de l’étui.
EVACUATION DE L’ETUI
Extraction
Ejection
L’éjecteur à pompe est placé sur le plan symétrique de la culasse. Il occupe ainsi la même position, quel que soit le sens de
l’éjection. l’étui retenu sur le côté par l’extracteur pivote autour de celui-ci et, poussé par l’éjecteur, sort par la fenêtre d’éjection
non obturée.
MISE DE FEU
Organisation générale
Percussion
Détente
Pièces en jeu
a) Mécanisme de percussion
- percuteur
- masse percutante
- ressort de percussion
b) Mécanisme de détente
Opérations élémentaires
Mécanisme de percussion
a) L’armé est effectué par l’intermédiaire de l’ensemble mobile soit à la main, lors du départ du premier coup, soit
automatiquement au cours du tir.
c) le retrait du percuteur est assuré par le cran de retrait porté par le levier amplificateur d’inertie. Après le départ du coup, la
rotation du levier amplificateur refoule le percuteur alors que la culasse n’a pratiquement pas bougé.
Mécanisme de détente
Sélecteur de tir
La position « sûreté » est réalisée quand le sélecteur de tir est sur la lettre « S » dans l’axe du canon, devant la détente.
Sécurités de l’arme
Sécurité à la fermeture
Tant que la masse additionnelle n’est pas revenue en position avant, le levier amplificateur d’inertie n’a pas terminé sa rotation.
Il ne peut donc appuyer sur la commande de gâchette automatique et de ce fait ne peut libérer le marteau.
Sécurité à la percussion
Lors du mouvement avant de l’ensemble mobile, le percuteur ne peut faire saillie dans sa cuvette de tir étant bloquée par le
corps du levier amplificateur d’inertie dont la rotation n’est pas terminée.
Sécurité à l’ouverture
Sûreté
La sûreté est réalisée par blocage de la détente au moyen du sélecteur. Lorsque le levier sélecteur de tir est en position « S »,
la détente bute sur le gradin supérieur de sélecteur.
(L’arcade de pontet amovible permet le tir avec gants épais ou moufles « Position arctique »)
SYNTHESE
Introduction.
Premier demi transport d’une troisième cartouche.
Fermeture.
Accrochage du marteau par la gâchette automatique.
1 – DEFAUTS D’ALIMENTATION
2 – DEFAUTS DE PERCUSSION
MUNITION DEFECTUEUSE
PERCUTEUR BRISE
MATEAU BRISE
FERMETURE INCOMPLETE
3 – DEFAUTS D’EXTRACTION
EXTRACTEUR DETERIORE
CHAMBRE ENCRASSE
4 – DEFAUTS D’EJECTION
INCIDENTS DE TIR
Si le départ du coup n’a pas lieu après percussion, et si la culasse est fermée, attendre au moins 3 minutes avant d’ouvrir la culasse, l’arme étant
mise à la sûreté et maintenue dans une direction non dangereuse.
Cartouche normalement percutée. Munitions défectueuses. Continuer le tir avec d’autres munitions.
Fermeture incomplète Arme encrassée ou chambre obstruée. Réarmer et inspecter la chambre puis le canon.
Nettoyer l’arme. Vérifier le canon et la chambre.
Pas d’éjection au tir à balle Extracteur monté du mauvais côté. Monter l’extracteur correctement.
Ejecteur cassé ou monté à l’envers. Remonter correctement l’éjecteur ou le changer.
III. Divers
Tir non conforme à la position du LST. Réglage défectueux de la détente. Mettre l’arme en réparation.
Boîtier de mécanismes défectueux. Echanger le boîtier de mécanismes.
Long feu. Cartouche défectueuse. Attendre 3 mm et vérifier que la balle n’est pas restée
dans le canon.
AVANT LE TIR
CANON SEC ET PROPRE,
ENSEMBLE MOBILE LEGEREMENT LUBRIFIE,
GUIDON, ŒILLETON PROPRES.
S’IL Y A
TIR APRES LE TIR
SUR LE TERRAIN : NETTOYER LE CANON
LE LUBRIFIER LEGEREMENT.
L’entretien avant et après le tir, à charge de l’utilisateur est résumé dans le tableau ci-dessous.
PERIODICITE
COMPOSANTS ACCESSOIRES ET INFREDIENTS UTILISES
Avant le tir Après le tir
Remarques : - L’emploi du pétrole est autorisé si l’arme est très sale ; les pièces doivent être minutieusement
essuyées pour éviter l’oxydation,
- il est interdit d’utiliser des solvants chlorés (trichloréthylène) pour ne pas détériorer les matières
plastiques.
PIECES EN JEU
RESSORT RECUPERATEUR
AMORTISSEUR
COIN D ’APPUI
DETENTE
TRINGLE DE LIAISON
MARTEAU COMMANDE DE GACHETTE
GACHETTES AUTOMATIQUE
DISPOSITIONS DE COMBAT
ARME
APPROVISIONNE A LA SURETE
DEPART DU COUP
MOUVEMENT ARRIERE
1° TEMPS:
-ROTATION DU L.A.I.
-RETRAIT DU PERCUTEUR.
-RECUL DE LA MASSE ADDITIONNELLE.
2°TEMPS :
-ROTATION DU L.A.I.
-3° TEMPS DE L ’ARME DU MARTEAU.
-COMPRESSION DU RESSORT D ’ EJECTEUR.
-ACCROCHAGE DE L ’EXTRACTEUR SUR LA CARTOUCHE.
LE
P.A. MAC 50
Modèle 50
MUNITIONS :
Réelle :
- cartouches à balle ordinaire de 9 mm .
- cartouches à balle traçante de 9 mm ( traçante ~ 200 m ) .
A blanc :
- cartouches à blanc en matière plastique Mlle 1959 .(interdites d’emploi)
Emballage :
* Réelle :
- Boite carton de 50 c .
- Boite métallique de 1500 c .
- 2 boites métalliques dans un emballage en bois de 3000 c .
* A blanc :
- boite carton de 50 c .
En caisse en bois contenant 40 boites soit 2000 cartouches .
EMPLOI AU COMBAT :
- juger jusqu’à une distance de 5 ou 6 m .
- jeter jusqu’à une distance de 20 m .
- poser avec appui jusqu’à 50 m .
OPERATIONS DE SECURITE :
De jour :
- Maintenir l’arme dans une direction non dangereuse .
- Mettre la sûreté .
- Enlever le chargeur .
- Ramener le bloc culasse à fond vers l’arrière .
- Vérifier que la chambre est vide, puis vérifier le canon .
- Ramener à nouveau le bloc culasse vers l’avant .
- Mettre un chargeur vide .
- Désarmer .
- Retirer le chargeur .
2) Renseignements numériques :
PA MAC 50 - calibre : 9 mm . A) Glissière . K) Carcasse .
B) Sûreté de mécanisme . L) Détente .
- masse de l’arme : 900 grs .
C) Ejecteur . M) Arrêtoir de glissière .
- longueur de l’arme : 195 mm . D) Marteau . N) Ressort récupérateur
CARACTERISTIQUES GENERALES :
Arme de poing , semi – automatique, utilisée dans les - longueur du canon : 111 mm . E) Gâchette . et sa tige – guide .
actions à très courte distance . - longueur de la ligne de mire : 155 mm . F) Support de mécanisme . P) Biellette .
G) Séparateur . Q) Canon .
1) Organisation générale : - rayures ( nombres ) : 4 à gauche .
H) Barrette de détente . R) Nervures de
Canon : rayé, chambre pour étuis cylindriques . ( pas ) : 270 mm .
J) Poussoir de crochet . verrouillage .
Obturateur : culasse calée à verrou fixe : Système Colt . - vitesse initiale : 315 m/s . arrêtoir de chargeur .
( variante des culasses béquilles ) - portée pratique d’emploi : 50 m . Démontage complémentaire :
Système moteur : action direct de la veine gazeuse sur - portée maxi : 1700 m . ATTENTION – TOUT DEMONTAGE
la culasse . Court recul du canon : - cadence de tir pratique : 18 c/ mn. COMPLEMENTAIRE EST INTERDIT .
le canon attend la culasse avant sa
rentrée en batterie .
- perforation : 15 cm de sapin .
à 25 m .
Système d’alimentation : chargeur parallélépi- - contenance du chargeur : 9c.
pédique à pile unique,
indépendant de l’arme . - neutralisation de l’arme : la platine .
Introduction directe . Accessoire de la puissance de feu :
Extraction : extraction à action normale, axé et poussé - arrêt du tir culasse ouverte en fin de chargeur .
par un ressort . - indicateur de chargement .
Ejection : éjecteur projetant, fixe, porté par le support de Renseignement divers : ( Marquage de l’arme ) .
mécanisme . - sur la glissière coté gauche ( MAC ) et droit modèle et calibre,
sur la carcasse coté droit Série et N°.
Système de percussion : percussion circulaire ,
percuteur appuyé, marteau NOMENCLATURE :
apparent armé à la main ou 5 sous – ensembles : A) Corps de chargeur .
mécaniquement . - Carcasse (K) . B) Transporteur .
Armé culasse fermée . - Platine (F) . C) Ressort de chargeur .
Système de détente : mécanisme à séparateur . - Glissière (B) . D) Semelle .
- Canon + Ressort récupérateur (Q ; N) .
Sûretés : - non automatique : pièce interposée entre - Chargeur . Accessoires : ( Unité collective ) .
percuteur et marteau . - le guide technique ( MAT 1030 ) .
- automatique : rebondissement du marteau . Démontage : - l’arme proprement dite .
Sûreté de chargeur . - une baguette de nettoyage ( D 6.5 mm , L 150 mm ) .
Sécurités : sécurité par séparateur . - 2 chargeurs .
Culasse sécurité .
Appareils de pointage : hausse unique à cran de
mire.
Guidon rectangulaire .
MISE EN OEUVRE
GARNIR UN CHARGEUR :
- Appuyer le culot de la cartouche sur le milieu du transporteur ou sur l’extrémité de l’étui de la cartouche
supérieure du chargeur.
- Comprimer le ressort du transporteur puis glisser la cartouche sous les lèvres de distribution.
APPROVISIONNER :
CHARGER :
ARMER :
METTRE LA SURETE :
DESAPPROVISIONNER :
DECHARGER :
DEGARNIR UN CHARGEUR :
DESARMER :
DEGAGER LA SURETE :
P.A. MAC 50
POSITION D’ATTENTE
BRAS DROIT Tendu sans raideur vers le bas, main bloquées par le
poignet dans l’axe de l’avant bras, tenant l’arme à la
poignée sans crispation ; index allongé le long du pontet,
canon dirigé à environ un mètre du pied droit.
POSITION DE TIR
FONCTIONNEMENT
1° OBTURATION
11 - ORGANISATION GENERALE :
Système moteur :
Mouvement arrière :
Mouvement avant :
12 – OPERATIONS ELEMENTAIRES :
Course de sécurité :
Au départ du coup, le canon et le bloc culasse sont en position avant, les tenons de verrouillage engagés dans
leurs logements ; l’axe supérieur de la biellette est légèrement avancé par rapport à l’axe fixe de l’arrêtoir.
- Sous la poussée des gaz, l’ensemble canon – bloc culasse recule entraînant la rotation de la biellette.
- Lorsque l’ensemble canon – bloc culasse a reculé d’environ deux millimètres, l’axe supérieur est légèrement
en arrière par rapport à l’axe de l’arrêtoir.
Déverrouillage :
Le bloc – culasse et le canon poursuivent leur mouvement vers l’arrière, la biellette abaisse l’arrière du canon, les
tenons de verrouillage quittent leurs logements. Il y a DEVERROUILLAGE.
DEVERROUILLAGE-OUVERTURE
Ouverture :
Le bloc – culasse poursuivant son mouvement vers l’arrière perd contact avec la tranche postérieure du canon. Il y a OUVERTURE.
Fermeture :
Le ressort récupérateur, en se décomprimant, renvoie le bloc culasse vers l’avant. le bloc culasse prend
contact avec la tranche postérieure du canon. Il y a FERMETURE.
Verrouillage :
La culasse pousse le canon vers l’avant, la biellette pivote et soulève l’arrière du canon, les tenons de
verrouillage s’engagent dans leurs logements. Il y a VERROUILLAGE.
VERROUILLAGE
Course de sécurité :
L’ensemble canon bloc culasse termine son mouvement vers l’avant par contact de la chape avec l’axe de
l’arrêtoir.
21 – CHARGEMENT
Approvisionnement :
Transport :
Distribution et présentation :
Introduction :
Au cours du mouvement avant, le becquet dégage la cartouche présentée et l’introduit dans la chambre.
En fin d’introduction, le culot de l’étui soulève le bras de l’indicateur de chargement ; ce bras axé en
arrière de la cuvette de tir, fait saillie au dessus du bloc culasse.
22 – EVACUATION DE L’ETUI
Extraction :
Un premier temps au cours de l’introduction : le culot de l’étui se glisse sous la griffe de l’extracteur.
Un deuxième temps lors de l’ouverture : la griffe maintient le culot de l’étui dans la cuvette de tir.
Ejection :
3° MISE DE FEU
Principe de fonctionnement
Pièces en jeu :
Mécanisme de percussion :
Mécanisme de détente :
La détente
La barrette
La gâchette
Le séparateur
Le levier de sûreté et son axe.
32 – OPERATIONS ELEMENTAIRES.
Premier temps :
a) Le bloc culasse abaisse la tête du séparateur ; le talon du séparateur abaisse la barrette qui perd contact avec
le talon de gâchette.
b) le bloc culasse fait basculer le marteau ; en fin de mouvement, la tête de gâchette accroche le cran de l’armé.
Deuxième temps :
a) Le bloc culasse est revenu en position avant ; la tête du séparateur s’engage dans l’évidemment du bloc
culasse, son talon perd contact avec la barrette qui vient s’appuyer sous le talon de la gâchette.
b) Le tireur libérant la détente, celle-ci entraîne vers l’avant la barrette dont le cran s’engage sur le talon de
gâchette.
ECHAPPEMENT DE LA BARRETTE
33. SURETE
Sécurité à l’armé :
Sécurité à la percussion :
a) la tête du levier supérieur du séparateur ne peut pas s’engager dans l’évidemment du bloc culasse la barrette
est maintenue abaissée.
Une action sur la détente n’entraîne pas le décrochage du marteau.
b) Si le dérochage à lieu (^tête du séparateur usée) le marteau frappe la tranche postérieure du bloc culasse : la
percussion est impossible.
Sécurité de chargeur :
Tant que le chargeur n’est pas accroché, le levier inférieur du séparateur maintient la barrette abaissée, le
décrochage du marteau est impossible.
Lorsque le chargeur est engagé à fond, le levier inférieur du séparateur est soulevé par le bossage du flasque
gauche, la barrette libérée pivote et s’engage sur le talon de la gâchette.
A T T E N D R E 3 M I N U T E S
Munitions défectueuses 1
Cartouche normalement percutée : - Continuer le tir avec d’autres munitions
Canal du percuteur encrassé.
Percuteur usé.
Cartouche insuffisamment percutée - Nettoyer le canal
2
Percuteur usé ou cassé - Changer le percuteur 2
Cuvette de tir, chambre ou logement des
Cartouche non percutée
tenons de verrouillage sales.
Changer le percuteur 2
1
Nettoyer l’arme
Aucune cartouche dans la chambre Chargeur déformé
1
Changer le chargeur
E N T R E T I E N D U P . A . M . A . C .
La baguette de nettoyage ;
AVEC - de l’huile pour armes ;
QUOI - des chiffons propres ;
? - des curettes en bois ;
- de l’eau savonneuse chaude , si cela est possible ;
- sont formellement interdits, l’emploi d’outils en acier et l’utilisation d’abrasifs.
Sécher le canon :
Lubrifier légèrement les pièces mobiles.
QUAND
ET
COMMENT Immédiatement après le tir :
?
A défaut, nettoyer à l’huile, après démontage, le canon et les parties en contact avec les gaz de combustion pour faciliter les
opérations d’entretien.
Enfin lorsque l’arme est absolument propre, huiler légèrement l’ensemble ainsi que l’intérieur des chargeurs.
III
L . R . A . C .
D e 8 9 m m
L A N C E R O Q U E T T E A N T I - C H A R
30 20 10 10 20 30
4 4
4,5 4,5
5 5
6
7
9
10
LA CHARGE CREUSE :
Historique :
- L’allemand MAX VON FOSTER découvrait l’effet de
la charge creuse, et publia en 1883, le résultat de travaux
poursuivis depuis 1878 .
- En France, les premiers travaux furent effectués vers 1890, à
la poudrerie du Bouchet, par le CNE LEPIDI et tombèrent
dans l’oubli .
- En 1933, une publication de l’Italien LODATI est remarquée
par les services techniques de pyrotechnie de Bourges . Cette Figure A
étude prolongée par l’exploitation d’un brevet suisse pris en
1939 par les frère MOHAUPT et la firme Brandt, aboutit à la
fabrication clandestine de la grenade à fusil Mle 1941 .
- L’étude de cette grenade, communiqués en juin 1940 à nos
alliés servit de catalyseur aux travaux qu’ils avaient
commencés à ce sujet .
- La cartouche de 7.5 mm à balle sphérique, destinée au tir réduit - Du côté Allemand l’étude commença vers 1937 – 1938 et
à distance réduite ( jusqu’à 50 m ) . aboutie en 1940 à la mise au point des charges de destructions
utilisées au cours des opérations contre les forts de Liège .
Emballages : - Enfin en 1942, lors de la campagne de Tunisie, les premiers
* BT F3 : engins à charge creuse font leur apparition sur le champ de
- Boite de 15 cartouches dans une caisse en bois de 1800 c . bataille . Principe de fonctionnement :
* Balle plomb sphérique : LE PHENOMENE DE LA CHARGE CREUSE : - La détonation par du détonateur, placé à l’arrière, et se propage
Définition : vers le revêtement . Lorsque celui – ci est atteint, il s’écrase sur
Sécurité : l’axe .
- Ne jamais charger le tube sans qu’il soit sur le L.R.A.C. - La charge creuse est un bloc explosif dont la face
- Le travail, de déformation mécanique auquel est soumis le métal
tournée vers l’objectif présente une cavité .
du revêtement l’échauffe et l’amène au point de fusion .
Limite d’utilisation : Constitution d’une charge creuse : - Au point de concentration du métal, la pression qui, dans l’onde de
- Températures extrêmes : - 20°c à + 40°c . Elle comprend essentiellement : détonation, était de l’ordre de 100 à 150 kg / bars, atteint des valeurs
- La charge explosif proprement dite . de l’ordre du mégabar, soit 1 000 000 d’atmosphères .
- Le revêtement, plaqué sur la face évidée de l’explosif. - Le métal fondu qui se trouve dans le fond de la cavité est
- L’artifice d’amorçage dont le détonateur est dans l’axe . violemment expulsé vers l’avant sous forme d’un jet long mince
* Certaine charge creuse sont dotées d’un déflecteur d’onde de métal liquide animé d’une vitesse très élevée ~10 000 m/s .
d’amorçage (parfois appelé écran) constitué d’un matériau - La partie avant du jet à une vitesse plus élevé que la partie arrière .
plastique ou d’air (figure A) . Il en résulte que le jet s’étire puis se disloque en gouttes allongées
Le but de ce déflecteur est de favoriser l’amorçage de qui se solidifient et enfin se dispersent .
l’explosif par la périphérie, pour obtenir une meilleure - La plus grande partie du métal du revêtement se concentre sous
propagation du front d’explosion en direction du revêtement . forme d’un noyau animé d’une vitesse beaucoup plus faible que
le jet .
- Entre le jet et le noyau se trouvent généralement des fragments
plus ou moins gros .
TUBE REDUCTEUR DE 7.5 mm Mle F1 : A) Lunette dans son gainage . D) Clé de dépose . REGLAGE DE L’ARME :
B) Protecteur d’objectif . E) Prisme déviateur .
Caractéristiques générales : C) Bague de fermeture .
Le tube réducteur de 7.5 mm Mle F1 est un appareil destiné - Direction : 1 tour de vis = 107 cm à 315 m .
à l’instruction du tir des servants du lance-roquettes antichar - Hauteur : 1 tour de vis = 107 cm à 315 m .
* Pose du prisme :
de 89 mm Mlle F1 . ATTENTION : AVANT DE VISSER , DEVISSER LA VIS
- A l’aide de la clé de dépose, dévisser la bague de fermeture
NOMENCLATURE : OPPOSEE de la même valeur .
du gainage (c) .
- Retirer le protecteur d’objectif (b) . DIRECTION : VISSER la vis de droite =
- Mettre en place le prisme en alignant les repéres . PORTE LE TIR A DROITE .
- Remonter le gainage de la lunette . HAUTEUR : VISSER la vis du haut =
* Pendant le tir :
- Utiliser la hausse de combat .
PORTE LE TIR EN HAUT .
- Vérifier tous les 6 coups le positionnement du prisme
A) Bouchon arrière . K) Rampe de verrouillage .
(au besoin le pousser du bout des doigts) . Tours 50 m 100 m 200 m 300 m 315 m
B) Culasse . L) Piste de contacte électrique . Accessoires : ½ 8.49 17 34 51 53.5
- Le coffret de transport comprenant :
C) Lamelle de sécurité . M) Bague avant . 1 17 34 67.9 102 107
D) Vis de réglage . N) Bouchon avant . - Le manuel de l’opérateur ( MAT 1052 ) .
- Le réducteur proprement dit . 1.1/2 25.5 51 102 153 160
E) Vis de fixation de l’étape amplificateur .
F) Amortisseur . - 1 clé de dépose (A) . 2 34 67.9 136 204 214
G) Vis de fixation avant du canon . - 1 prisme déviateur (B) . 2.1/2 42.5 84.9 170 255 267
H) Bague de serrage . - 1 crochet éjecteur - tournevis .
- 1 écouvillon de chambre . 3 51 102 204 306 321
- 1 lavoir à ficelle .
- 1 écouvillon laiton .
SERVICE DE L’ARME :
Le tireur :
- Transporte l’arme .
- Vérifie le circuit électrique .
- Met en place la lunette .
Zone interdite au Zone interdite au - Repère l’objectif .
personnel . matériel . - Apprécie les distances et les vitesses .
- Aucun obstacle à moins de 3 m en arrière du tube . - Pointe et tire .
- Vie du tube 100 c (+ 2 fois 20 après contrôle)
- Raté au départ du coup attendre 3 mn . Le chargeur :
* tir interdit : - Transporte les munitions .
- Par temps d’orage . - Prépare les munitions .
- A proximité de lignes à haute tension . - Charge .
- Auprès de postes puissants ou de toute source de - Décharge .
rayonnement électromagnétique . - Replace les munitions dans leur emballage .
- Enneigement supérieure à 40 cm . - Observe le tir .
Verrou
A) Cran de mire . Ligne de mire auxiliaire .
B) Guidon . A) Outil de démontage . K) Rampe de verrouillage .
Contre - verrou B) Ecrou d’assemblage . L) Corps de gainage .
C) Bouchon protecteur d’ampoule . M) Bonnette .
D) Ampoule témoin . N) Bouchon protecteur
Poignée avant . E) Bouchon protecteur d’objectif . d’oculaire .
F) Amortisseur avant . P) Ampoule de rechange .
Poussoir G) Lunette . R) Flèche de positionnement .
H) Faces d’appui .
J) Levier de blocage .
A) Face d’appui .
Poussoir verrou B) Levier de blocage . Réticule :
de bipied C) Excentrique .
LUNETTE A.P.X. M 309 :
- Grossissement : 3 .
Sabot arrêtoir - Champ : 200 millièmes .
- Ne nécessite aucun réglage (préréglée en atelier) .
- Un gainage en mousse polyéthylène assure sa protection .
- Les lunettes sont interchangeables .
Poussoir d’épaulière
Epaulière bipied .
3
2
3. – Coude gauche collé au corps, main gauche enserrant la poignée avant et soutenant l’arme.
5. – Main droite enserrant la poignée de mise de feu et tirant l’arme vers l’arrière.
6. – Joue droite au contact de l’appui joue. Tête légèrement inclinée sur le côté droit. Nez et front au contact de la partie
arrière du gainage protecteur de la lunette.
2
3
1
POSITION COUCHE :
POSITION A GENOU :
Le chargeur se place un ou deux genoux à terre, à droite du tube par rapport au sens du tir, la tête à hauteur de celle du tireur.
POSITION DEBOUT :
Le chargeur se place à droite du tube par rapport au sens du tir, la tête à hauteur de celle du tireur.
1. – Couché à plat sur le ventre du côté gauche du tube, le corps en oblique faisant un angle de 60° environ avec l’axe du
tube. Jambe droite repliée.
2. – Main gauche saisissant la poignée avant et soutenant l’arme. coude gauche au sol.
3. – Bipied sorti et reposant sur le sol (lorsque le terrain le permet).
4. – Coude droit au sol. Epaulière au contact de l’épaule droite.
5. – Main droite enserrant la poignée de mise de feu et tirant l’arme vers l’arrière.
6. – Joue droite au contact de l’appui joue. Tête légèrement inclinée sur le côté droit. Nez et front contre le gainage de la
lunette
3
5
4
6
31
« … X° SERIE
A VOS EMPLACEMENTS »
IV
L E S G R E N A D E S
A M A I N
1. ORGANISATION GENERALE
LE CORPS
Sa composition est son épaisseur dépendent de l’effet à obtenir :
Les grenades offensives et les grenades à effet spéciaux ou un corps à parois minces.
Les grenades défensives ont un corps à parois épaisses, éventuellement pré fragmentées.
Les formes, très diverses, sont étudiées pour faciliter le lancer.
LE CHARGEMENT.
Il est constitué :
Pour les grenades explosives, par un explosif brisant peu sensible au choc et à la friction.
Pour les grenades à effets spéciaux, par une composition pyrotechnique (fumigène), ou par un produit
de chargement spécial (fumigène, lacrymogène, phosphore blanc,…). Ces grenades comportent,
éventuellement, une charge d’éclatement destinée à rompre le corps et à disperser la matière active .
L’ARTIFICE D’AMORCAGE.
Il assure le fonctionnement du chargement, et est constitué d’un bouchon allumeur (BA).
Les bouchons allumeurs sont généralement vissés sur le corps et logés dans une gaine métallique
assurant l’étanchéité de la grenade. Ils comportent soit un détonateur, soit un renforçateur de poudre
noire. Ils disposent d’un dispositif assurant la sécurité du lanceur.
ARTIFICE D ’AMORCAGE
CORPS
2. CLASSIFICATION DES GRENADES.
CHARGEMENT
LES GRENADES EXPLOSIVES.
a) Grenade offensive
b) Grenade défensive
Elle produit un effet meurtriers sur le personnel et des effets de destruction sur les matériels. Elle est
composée de :
C’est une grenade offensive pouvant être transformée en grenade défensive par l’adjonction d’un
renforçateur d’éclats, en acier.
GRENADES A EFFETS SPECIAUX
Elle produit des effets fumigènes, incendiaires et irritants par projection de phosphore et émission de fumée. Elle est composée
de :
Elle est destinée à la signalisation ou au camouflage d’un objectif ami. Elle est composée de :
Un corps à parois minces en tôle d’acier, percé d’évents.
Une composition fumigène et, éventuellement, un relais pyrotechnique (mèche à étoupille ou comprimé en poudre noire).
Un bouchon allumeur à temps ( ~2 sec) avec détonateur.
Elle peut être utilisée pendant l’instruction tactique. Elle est composée de :
c) Grenade inerte
Elle est utilisée pour l’instruction du lancer et les manipulations en salle. Elle est composée de :
Un corps identique à celui des grenades actives.
Eventuellement un lest.
Un bouchon allumeur inerte.
LE MARQUAGE
Dénomination en abrégé de la grenade.
Description :
- Une amorce ;
- Un retard pyrotechnique ;
- Un renforçateur de poudre noire ou un détonateur.
Fonctionnement :
Après expulsion du levier de déclenchement, dans le premier cas, le verrou est éjecté et libère le percuteur. Dans
le deuxième cas, le percuteur est directement libéré. Dans les deux cas, celui-ci, sous l’action de son ressort,
frappe l’amorce.
La flamme est transmise au détonateur ou au renforçateur de poudre noire par le retard pyrotechnique.
Mise en œuvre :
Il possède :
Un détonateur.
Un levier de déclenchement éjectable.
Un retard de 4 à 7s.
Identification : bande de peinture jaune sur le levier de déclenchement.
Il possède :
Un détonateur.
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 4 à 7 s
Identification : bande de peinture jaune sur le levier de déclenchement ou couvercle recouvert de peinture jaune.
Composition détonante : 0.2 gr d’azoture de plomb, 1 gr de pentrite.
Ce BA d’exercice possède :
Un renforçateur de poudre noir.
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 4 à 7s.
Identification : bande de peinture bleue sur le levier de déclenchement.
Renforçateur : 0.30 gr de poudre noire.
Il possède :
Un renforçateur de poudre noir.
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 4 à 7 s
Identification : bande de peinture bleue sur le levier de déclenchement ou couvercle recouvert de peinture bleue.
Renforçateur : 0.30 gr de poudre noire.
REMARQUE :
Ces BA proviennent de deux fabricants différents : RUGGIERI (F3, F4,F8) et ALSETEX (F5, F6, F10). Ces derniers
ne sont normalement plus en service mais peuvent être éventuellement rencontrés.
Un nouveau bouchon allumeur, le F 11, devrait entrer en service début 1998 en remplacement du modèle F 3.
Un délai de 15 secondes est nécessaire pour transmettre la combustion d’une grenade à l’autre lorsqu’elles sont
reliées entre-elles.
Remarque :
Cette grenade est munie d’un raccord fileté permettant de relier plusieurs grenades entre-elles. Ce rapport est
protégé par un capuchon en matière plastique. Quelque soit l’utilisation de cette grenade (seule ou reliée à une
autre), il est impératif d’enlever ce capuchon.
• Efficacité
• Identification Identiques à la grenades à
• Amorçage fumée colorée Mle F2
• Poids : 400 gr
Elle peut être lancée à la main ou avec un fusil sur lequel est adapté un tromblon.
Mise en œuvre :
NOTA : ces grenades sont livrées par caisses de 16 qui contiennent également les différents BA ainsi que des
cartouches spéciales de lancement en matière plastique blanche. Le tir avec toutes autres cartouches (cart. à
blanc, Cart. de lancement) est rigoureusement interdit.
A la main
• chargement : 10 gr de CB
10 gr de Tolite
4 gr de Tétryl
BA instantané ALSETEX
BA 2,5 s pour le tir au fusil
BA 5 s pour le tir au fusil
• Poids : environ 120 gr
• Nota : cette grenade dispose d’un retard interne de 3,5 à 5 s.
LA GRENADE A FUSIL ET A MAIN A MOUVEMENTS ALEATOIRES MLE G1 (GR FL MA MO ALE MLE G1)
Elle peut être lancée à la main ou avec un fusil en lui adaptant un tromblon de la même façon que la GR FL MA
LAC I F4.
Au moment du fonctionnement, le corps se sépare en deux parties contenant chacune 3 charges de CS. Celle-ci
vont se disperser au sol et éviter ainsi le renvoi de la grenade.
NOTA. : ces grenades sont livrées par caisses de 16 qui contiennent également les différents BA ainsi que des
cartouches spéciales de lancement en matière plastique verte. Le tir avec toutes autres cartouches
(Cartouches à blanc, cartouche de lancement est rigoureusement interdit. Actuellement, COFUSCO n’est
approvisionné qu’en cartouches de 7.5 mm.
BA 1,5 ALSETEX
BA 2,5 s pour le tir au fusil (100 m)
BA 5 s pour le tir au fusil (200 m)
Eventuellement BA F8 ou F10
• Poids : environ300 gr
• Chargement : 100 gr de CB ou CS
• Efficacité : persistance et déplacement des vapeurs dépendent des conditions météorologiques (25 à 30 s)
• Identification : corps gris, marquage noir, bande rouge
• Amorçage :
BA F 8 ou F 10
• Poids : environ 370 gr.
• Chargement : 60 gr de magnésium
• Efficacité : 5 000 000 de Candélas pendant quelques centimètres de secondes. L’éblouissement persiste
pendant environ 2 minutes.
• Identification : corps bleu (anciens lots) ou vert armée, marquage blanc, 1 bande blanche.
• Amorçage :
BA 1,5 s à pression type 960
BA 2 s type 1748
• Poids : environ 100 gr
NOTA : le BA 1748 est semblable au F8 mais la courbure du levier de déclenchement est accentuée. Les
premières grenades étaient de couleur bleue et munies du BA à pression 1,5 s type 960. Les lots récents sont
équipés de BA 2,5 s à levier de déclenchement éjectable en matière plastique type 1748, le corps de grenade est
de couleur vert armée, une bande et le marquage sont blancs.
Bien que n’étant pas des grenades à main, les deux artifices suivants sont présentés dans cette section.
• Mise en œuvre :
• Mise en œuvre
NOTA. :
• Chargement :
Ce sont des grenades de forme identique à la DEF 37/46, mais totalement inertes et qui sont utilisés pour
l’entraînement des tireurs.
Grenade offensive :
La grenade offensive, produit uniquement un effet de neutralisation qui doit être immédiatement
exploité par le lanceur ou par les autres grenadiers voltigeurs. Elle est par excellence l’arme de l’assaut, des
rencontres inopinées, en particulier la nuit.
Grenade défensive :
La grenade défensive, produit des effets meurtriers sur le personnel, et des effets de
destruction important sur le matériel. Elle ne peut s’utiliser qu’à partir d’emplacements abrités. Son emploi oblige le
lanceur à choisir avec soin son objectif, et à veiller à sa protection ainsi que celle des combattants voisins. Ces
restrictions limitent en principe, son emploi aux situations défensives.
Grenades fumigènes :
Les grenades fumigènes sont utilisées pour masquer certaines actions d’éléments amis. Elles
peuvent également servir d’artifices de signalisation, par exemple pour baliser une aire d’atterrissage ou pour
jalonner la position des troupes amies.
Grenades lacrymogènes :
EMPLOI PARTICULIER
Les grenades à main peuvent être utilisées
pour constituer des pièges.
GRENADES A MAIN
1100 ECLATS
g dontET
1300 Éclats
280 200230 BILLES
Billes
GRENADES A MAIN
V
ANNEXES
MESURES DE SECURITE
Les mesures de sécurité à appliquer en temps de paix lors de l’exécution des tirs sont contenues dans le
TTA 207, édition 1995, réimpression 1996. Celui-ci est divisé en quatre titres :
Seules les mesures d’ordre général sont rappelées ici. Il conviendra de consulter le TTA 207 avant une séance de
tir.
Il faut différencier les tirs techniques (individuels) et les tirs tactiques (collectifs).
Ils se subdivisent de la façon suivante :
• TIR TECHNIQUES :
Un seul type d’armes est mis en service sur le pas de tir considéré. Le directeur de tir donne directement les ordres
de tir à l’ensemble des tireurs. Ils comprennent :
- les tirs d’instruction qui concernent les tirs au fusil de la formation initiale et les tirs à l’arme de dotation.
- Les tirs d’entraînement destinés aux personnels ayant déjà effectué les tirs d’instruction et ont pour but de
perfectionner les servants dans le service de l’arme et de l’étendre aux tirs sur objectifs mobiles, fugaces,…,
aux tirs de vitesse et réflexes.
• TIRS TACTIQUES :
C’est la cellule de combat avec son armement de dotation qui effectue des tirs en réagissant aux ordres tactiques
d’ouverture du feu donnés par ses chefs organiques. Les tirs sont effectués à partir d’un pas de tir fixe, de pas de
tir successifs ou de zones de tir. Ils comprennent :
- les tirs coordonnés où sont mis en œuvre, sur un pas de tir quasi linéaire, l’ensemble des personnels d’une
cellule de combat organique utilisant ses armes de dotation. Une reconnaissance est impérativement faite par
tous les cadres.
- les parcours de tir collectifs sont exécutés d’après un scénario tactique et permettent d’effectuer des tirs
coordonnés à partir de pas de tirs successifs. Les tirs et déplacements sont effectués en ambiance tactique.
Une reconnaissance est impérativement faite par tous les cadres.
- La manœuvre à tir réel permet l’exécution d’un exercice tactique mettant en œuvre les appuis d’un
deuxième échelon d’après un scénario tactique. Les tirs sont exécutés à partir de zones de tir. Une
reconnaissance est impérativement faite par tous les cadres et les contrôleurs de manœuvre dirigée par le
directeur de tir.
Sont destinés à créer autour de la troupe, l’environnement du combat. Ils comprennent des tirs aux armes
automatiques, des mises en œuvre d’explosifs, de fumigènes ou d’incendiaires. ils sont exécutés sans aucune
notion d’efficacité sur des objectifs quelconques.
Le certificat d’aptitude au tir n° 1 (CATi 1) : il autorise les tir au fusil de la formation initiale. Il est délivré par le
chef de section sur le vu de l’instruction dispensée. Il est individuel et se traduit par une attestation signée de
l’intéressé et du chef de section qui la détient et doit pouvoir être présenté au directeur de tir. L’instruction doit faire
l’objet d’un contrôle et comprend la présentation du FAMAS, opérations de sécurité, la ligne de mire, … (IGTI).
Le certificat d’aptitude au tir n° 2 (CATi 2) : il autorise les tirs techniques d’entraînement aux armes de dotation
et suppose la détention préalable du CATi 1. Il est délivré par le chef de section, le CDU ou instructeur sur le vu de
l’instruction dispensée.
Il est individuel et se traduit par une attestation signée de l’intéressé et du chef de section qui la détient et doit
pouvoir être présenté au directeur de tir. Sa validité est limitée et doit être confirmée en cas d’interruption ou de
changement d’emploi.
Le certificat d’aptitude au tir n°2 (CATi 3) : il autorise les tirs tactiques coordonnés et parcours de tir collectif
niveau groupe et section. Il est collectif. Il est délivré aux cellules dont chacun des personnels est détenteur du
CATI 2.
Il est accordé aux groupes ou section par le commandant d’unité (capitaine de compagnie) et l’inscription de
l’exercice ou sa prescription par note de service vaut délivrance du CATi3. L’exécution de parcours collectifs par
les compagnies implique que les sections ont effectués auparavant des parcours de leur niveau. La prescription
par note de service du chef de corps (CDT) d’effectuer un parcours de tir niveau CIE vaut délivrance du CATI 3.
Le certificat d’aptitude au tir n° 2 (CATi 4) : il a pour objet d’autoriser les tirs tactiques au cours des manœuvres
RECAPITULATIF :
Tir d’instruction
Tir d’entraînement CATi 2
Parcours individuels
(BINOME)
Tirs coordonnés
Parcours collectifs CATi 3
3. LE DIRECTEUR DE TIR.
Lors d’un exercice ou d’une séance de tir, la troupe est placée sous l’autorité d’un directeur de tir qualifié
pour le tir considéré (cf. § 138).
Il veille à l’application des mesures de sécurité sur la zone de foulée (cf. § 142) des champs de tir ou à
l’intérieur des stands de tir, et à l’exécution des mesures de sécurité extérieures.
A ce titre, il doit :
1°) se conformer aux consignes et régimes du stand ou du champ de tir, vedettes, fanions, avis de tir,
comptabilités, santé, incendie, liaisons radio.
2°) vérifier que les tirs prévus et la nature des munitions utilisées sont compatibles avec ce qui est autorisé dans
les consignes et régime du stand ou du champ de tir.
3°) s’assurer que les personnels ou les cellules qui vont tirer sont titulaires du certificat d’aptitude correspondant au
tir prévu.
5°) en cas d’accident de tir, prendre les mesures conservatoires prévues au chapitre 37, après avoir interrompu le
tir.
6°) faire procéder aux destructions des engins dangereux comme indiqué au paragraphe 38.
7°) en fin d’exercice ou de séance de tir, procéder ou faire procéder à l’inspection des armes au nettoyage du
champ de tir (déchets) et lever les mesures de sécurité (vedettes, incendie, santé).
Le directeur de tir est désigné par le commandant d’unité ou le chef de corps parmi les personnels énumérés, sous
réserve qu’ils possèdent une qualification ou une expérience suffisante sur l’armement utilisé.
- tirs de formation initiale (CATI 1) : tout officier d’active ou de réserve, chef de section ou de peloton en titre,
tout sous-officier titulaire du BST-AT ou BAS 2 ou [Link]
• Sans commandement, les tireurs exécutent les opérations de sécurité sur le pas de tir ou la base de départ.
• Au commandement du D/T, le cadre chargé des MUN distribue les munitions sur le pas de tir.
• Au commandement « Dispositions de combat », les tireurs approvisionnent, arment leurs armes et mettent à
la sûreté si celle-ci en possède une.
• Le directeur de tir (tirs techniques) ou le chef de la troupe (tirs tactiques) désignent les objectifs.
(Objectif/Distance).
• Au commandement « Commencez le feu », les tireurs ouvrent le feu s’il s’agit d’un tir technique ou exécutent
les ordres de tir de leurs chefs organiques s’il s’agit d’un tir tactique.
• Le tir se poursuit jusqu’à épuisement des munitions, destruction de l’objectif ou jusqu’au commandement
« Halte au feu » (arrêt momentané) ou « Cessez le feu » (arrêt définitif).
• En cas d’incident de tir, le tireur conserve son arme en direction des cibles. Deux cas peuvent se présenter :
- l’incident peut être réglé par le tireur : il reprend le tir après avoir réglé l’incident et rend compte en fin de tir.
- L’incident n’est pas du niveau du tireur : il annonce « incident de tir ». le directeur de tir fait soit intervenir un
moniteur, soit cessez le feu de l’arme concernée.
• En fin de tir, les tireurs exécutent les opérations de sécurité puis rendent compte au directeur de tir «Tir
terminé – sécurité vérifiée ». En cas de tir tactique, le chef organique rend compte de la fin du tir au
directeur de tir.
• En fin de séance ou d’exercice, le directeur fait aligner la troupe face à une direction non dangereuse et
commande « Inspection des armes ». L’ensemble des armes, qu’elles aient tiré ou non, sont inspectées par
le directeur de tir ou un cadre désigné par ses soins.
Les mesures de sécurité sont les mêmes que celles de jour complétées par :
• Le tir de nuit n’est autorisé qu’aux personnels ayant effectués de jour des tirs de même nature.
• Les opérations de sécurité sont faites au toucher par les tireurs ; une inspection des armes à la baguette et à
l’aide d’une lampe rouge est effectuée après chaque série par le directeur de tir ou un cadre qu’il a désigné.
• Les limites du secteur de tir, l’origine de la capitale de tir et le pas de tir sont matérialisés par des dispositifs
lumineux.
• Dans le cas de tir avec dispositifs IL ou IR, ces limites sont matérialisées au moyen de panneaux réactifs en
(1) AFPS
(2) Infirmier minimum.
(3) il s’agit d’un moyen banalisé quelle qu’en soit la nature : jeep, P4, camionnette, VAB, camion, traîneau à neige,
DOTE D’UN BRANCART ET D’UNE COUVERTURE.
5. LES MUNITIONS
Il en existe 4 catégories :
- les munitions réelles,
- les munitions réelles à effets réduits (RER),
- les munitions d’exercice (dites à blanc),
- les munitions inertes.
A l’exception des munitions inertes, toutes les catégories de munitions sont potentiellement dangereuses. Il
convient donc :
- d’appliquer strictement les prescriptions du TTA 207 et des manuels pour ce qui concerne le transport (TTA
705) et la mise en œuvre.
- De vérifier, à l’occasion des perceptions, des éventuelles restrictions ou interdiction d’emploi.
Les munitions réelles ou RER ne doivent pas en aucun cas être stockées, transportées ou utilisées avec des
munitions d’exercice.
Les munitions n’ayant pas fonctionné à l’impact doivent être détruites dans les conditions suivantes :
• En fin de séance, isolément, sans être déplacées de la position dans laquelle elles ont été trouvées :
- les GR FL explosives et les roquettes explosives tombées à plus de 150 m
- les GR FL fumigènes
- les missiles à tête active (délai mini 45 mn)
- les parties actives des missiles à tête inerte (délai 15 mn pour le Milan)
- les artifices de figuration des feux.
Les autres munitions non citées ci-dessus doivent être balisées et signalées au PC tir du camp dont dépend le
champ de tir selon les prescriptions du régime du champ de tir.
La destruction est en général assurée par une charge de 250 gr d’explosif, 500 gr pour le Milan.
Le directeur de tir doit s’assurer qu’il dispose du personnel qualifié et du matériel nécessaire à cette destruction.
Le matériel nécessaire consiste en un lot de destruction réglementaire
FAMAS G 2
Ä CALIBRE : 5,56 mm
Ä POIDS : 4,370 kg
Ä CHARGEUR : 25 cartouches
Ä CALIBRE : 5,56 mm
Ä POIDS : 9 kg
ARME INDIVIDUELLE
AUTOMATIQUE
Ä CALIBRE : 7,62 mm
Ä POIDS : 6,250 kg
Ä CHARGEUR : 10 cartouches
Ä CALIBRE : 12,7 mm
Ä POIDS : 16,5 kg
Ä CHARGEUR : 7 cartouches
Ä LUNETTE : grossissement 10
0 – 500 m
THERMIQUE
Ä CALIBRE : 51 mm
Ä POIDS : 4,7 kg
Ä PORTEE : 650 m
Ä RAYON LETAL : 16 m
Ä PRIX : 23 000 F
Ä CALIBRE : 84 mm
Ä POIDS : 7,6 kg
Ä CALIBRE : 136 mm
Ä PORTEE : de 50 à 600 m
[Link]
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
La technique de l’intensificateur de lumière est basée sur l’amplification de la lumière résiduelle naturelle ou
artificielle. Elle consiste à capter les faibles rayonnements lumineux. Les photons (particules de lumière) traversent
l’objectif transparent et viennent frapper une couche photo émissive. Cette couche émet alors dans le tube à vide
des électrons accélérés par un oscillateur et focalisés pour venir former une image visible sur un écran de
visualisation recouvert par du phosphore.
Les premières générations associaient des intensificateurs en cascades (3 étages). Les tubes étaient encombrants
et lourds, donnaient une image déformée sur les bords du champ et étaient éblouis par les lumières du champ de
bataille.
ème ème
Les générations suivantes (2 e t 3 ) sont à un seul étage. Elles renferment une plaque à micro canaux
composée de milliers de petits tubes de verre creux. Les tubes sont légers et moins sensibles à l’éblouissement, et
l’image est sans déformation.
Quelque soit leur génération d’appartenance, ce sont des matériels coûteux qu’il convient donc d’utiliser avec
précaution. A titre indicatif, voici quelques prix : OB 25 = 110 000 F ; OB 50 = 50 600 F ; OB 70 : 19 000 F.
Les I.L. n’émettent aucun rayonnement et sont donc totalement passifs ; mais l’oculaire émet des illuminations qui
peuvent être détectées si la bonnette est mal ajustée sur le visage. De même, certains possèdent une diode I.R.
utilisée lorsque la lumière résiduelle est insuffisante ou pour émettre des signaux. Cette diode est détectable à
l’I.L..
Eteindre donc l’IL lorsqu’il n’est pas utilisé plaqué sur le visage et utiliser la diode avec les précautions de
discrétion habituelle au combat.
ENTRETIEN – RECOMMANDATIONS
Ne jamais faire fonctionner une lunette en plein jour ou de nuit vers une source de lumière intense sans que soit
mis en place l’obturateur d’objectif. En cas de stockage prolongé, mettre sur position « arrêt », obturateur d’objectif
à poste et retirer les piles.
L’écran en phosphore contient des produits toxiques. S’il venait à être cassé, éviter d’inhaler le phosphore et faire
en sorte d’éviter tout contact avec la bouche ou des plaies ouvertes. En cas de contact avec la peau, se laver
immédiatement avec de l’eau et du savon. Ne pas jeter les piles usagées dans la nature.
Destinées donc principalement à l’observation, elles peuvent également être utilisées pour certaines tâches :
- conduite de véhicules,
- lecture de carte,
- installation de balisage infrarouge (I.R.)
- tir avec une arme équipée d’un désignateur laser.
• L’OB 41
Utilisation
Description
Elle comporte un masque facial, une sangle et un serre-tête et est compatible avec le port du casque lourd.
Elle est binoculaire et permet la vision stéréoscopique. L’écartement pupillaire, la mise au point et la
dioptrie sont réglables. Elle est équipée d’une d’iode. l’interrupteur est à trois positions : arrêt, marche,
mise en fonction de la diode (Position « L »). Elle est contenue dans une sacoche.
Caractéristiques :
Poids : env 1 kg
Grossissement : 1
Champ de vision : 33°
Alimentation : 1 pile PS 31 (3,5 v)
Autonomie : 20 heures sans diode, 10 heures avec diode.
• L’OB 42.
Utilisation
Description
Elle est binoculaire et permet la vision stéréoscopique. L’oculaire droit est équipé d’un réticule gradué de 5 en
5 millièmes (25 mil. En largeur et 30 en hauteur) dont la luminosité est réglable. Elle dispose également d’un
réglage inter pupillaire, d’une mise au point et d’un réglage en dioptrie. La mise en fonction se fait par contact
frontal avec verrou de sécurité.
Caractéristiques :
Poids : 1,50 kg
Grossissement :4
Champ : 8°
Alimentation : 1 PILE PS 31 (3,5v)
Autonomie : 12 heures (avec réticule)
: 20 heures (sans réticule)
Utilisation
Description :
Mono-objectif mais binoculaire, elle dispose d’un masque appui-front enveloppant qui assure une discrétion
d’emploi et permet l’utilisation de jumelles de vue. Elle est équipée de réglages de la luminosité et de la mise
au point et d’une échelle horizontale graduée de 5 en 5 millièmes peinte sur l’oculaire. La mise en fonction se
fait par contact frontal.
Caractéristiques :
Poids : 1,9 kg
Grossissement : 2,5
Champ : 11°
Alimentation : 1 PILE PS 31 (3,5v)
Autonomie : 12 à 20 heures
• L’OB 62 UGO
Utilisation :
Description :
Elle dispose d’un masque muni d’une mentonnière et d’un serre-tête. L’interface masque-IL est relevable
lorsque celui-ci n’est utilisé, et la distance à l’œil est réglable. Elle est binoculaire pour l’observation de jour
et binoculaire mais mono objectif pour celle de nuit. Seul l’oculaire de jour droit possède une échelle
graduée de 5 en 5 millièmes de 0 à 40 millièmes de part et d’autre d’un repère central et de 0 à 30
millièmes verticalement. Elle dispose d’une focale à grossissement 4 adaptable sur l’objectif de nuit, d’une
bague de mise au point et chaque oculaire est réglable en dioptrie. La mise en marche se fait par
l’intermédiaire d’une bague à trois positions :
L’oculaire est protégé par un cache. La mise en fonction est stoppée lorsqu’ l’IL est dirigé vers une
source de lumière trop intense. Elle peut être alimentée par deux piles LR 6 à l’aide un
prolongateur ou par une pile au Lithium LS 6.
Caractéristiques :
Poids : 1 ,028 kg
Grossissement : jour : 8° nuit : 1 ou 4
Champ : jour : 6° nuit : 10 ou 40°
Alimentation : 2 piles LR 6 (1,5 volts) ou 1 pile lithium LS 6 (3,6 volts)
Autonomie : 30 à 50 heures (diode)
* L’OB 70 LUCIE
1.1.1 Destination
L’équipement DIPT-18A, B ou C (LUCIE) est un dispositif passif de vision nocturne (
grossissement x 1) fonctionnant par intensification de la lumière stellaire ou lunaire.
Dans un environnement extrêmement sombre, une source infrarouge d’appoint intégrée à la lunette permet
une vision à courte distance.
En utilisation main libre, la lunette peut être maintenue au niveau du visage par un masque afin de
permettre une liberté de mouvements (réalisation de taches diverses, conduite de véhicules, etc.).
Un objectif afocal (option) venant se fixer sur l’objectif de la lunette permet l’observation avec un
grossissement x 4.
1.1.2 Organisation du matériel
L’unité collective (fig. 1) est constituée de :
- une lunette (G),
- un masque (C),
- une sacoche (A),
- deux piles de type AA de 1,5V (D),
- un chiffon de nettoyage (E),
- un guide technique (B),
- en option : un objectif afocal (F) à grossissement x 4.
La lunette (fig.2) est équipée de :
- un commutateur à baïonnette (C) à trois positions : OFF, ON et IR,
- une diode infrarouge (G),
- une photodiode (F) de protection de l’intensificateur d’image,
- un poussoir (D) d’allumage de la diode infrarouge,
- deux oculaires (L) réglables par rotation et équipés d’œillères amovibles retroussables,
- un objectif (H) réglable par rotation d’une bague crantée (J) de mise au point,
- un bouchon d’objectif (K)
- un boîtier (B) d’accueil de la pile,
- un bouchon de boîtier (E) solidaire d’un cordon de cou (A)
Le masque (fig. 3) est constitué d’une structure articulée ( pliable pour son rangement dans la sacoche)
composée de :
- deux bras articulés © recevant quatre appuis faciaux (F),
- une interface (J) d’accrochage de la lunette déverrouillable à l’aide d’un levier (H) et réglable d’avant
en arrière a l’aide d’un poussoir latéral (G),
- des sangles (A, B et D)de fixation du masque sur la tête, réglables au niveau du front, des tempes et
du menton.
1.3 Performances
1.3.1 Lunette
• Grossissement : x1
• Champs de vision : 50°
• Mise au point de l’objectif : de 20 cm à l’infini
1.3.2 Pile
L’énergie électrique en curant continu nécessaire au fonctionnement de la lunette LUCIE est par une pile
de 1,5V ou 3,6V.
Tension de la pile 1,5V 3,6V
Température de fonctionnement 20°C 20°C -25°C
Autonomie en position ON 60 h 100 h 60 h
Autonomie en position IR 20 h 30 h 20 h
INCIDENT DE FONCTIONNEMENT
ENTRETIEN
5.1 Entretien
Nettoyer le matériel avec un chiffon propre.
Nettoyer les oculaires et l’objectif à l’aide d’un chiffon imbibé d’alcool ou d’eau
5.2 Modes opératoires de l’entretien
5.2.1 Remplacement du bouchon de l’objectif
- Couper le cordon de cou après le bouchon de l’objectif au niveau du nœud,
- Déposer le bouchon de l’objectif,
- Passer l’extrémité du cordon dans le bouchon neuf,
- Nouer l’extrémité du cordon.
5.2.2 Remplacement du cordon du cou
- Couper le cordon de cou après le bouchon de l’objectif au niveau du nœud,
- Déposer le cordon de cou,
- Mettre en place un cordon de cou neuf conformément à la figure ci après.
5.3 Interdiction
Pour le nettoyage de la lunette, ne pas utiliser de solvant.
Utilisées principalement pour le tir, elles sont donc installées sur une arme et disposent de réticule. Elles peuvent
être également utilisées pour l’observation.
• L’OB 50
Utilisation :
Elle est installée sur le FAMAS, la MINIMI ou le FRF2. Elle peut être montée sur le LRAC, le HK MP 5,
l’AANF1 en utilisant les supports adéquats.
Description :
C’est une lunette monotube livrée dans une mallette dans laquelle se trouvent également une housse de
transport et des supports d’armes ((FRF2, ANF1, LRAC). Elle comporte une bonnette, un obturateur
d’objectif percé pour protéger le tube en cas de lumière trop intense (et utilisé également pour le réglage
de jour), une bague de mise au point, un bouton de mise en marche équipé d’un potentiomètre qui règle
l’intensité du réticule, de deux boutons crantés pour le réglage en hauteur et en direction.
Caractéristiques :
Poids : 900 gr
Grossissement : 3
Le réticule
Il se résume à une simple croix à intensité réglable et peut être complètement éteint.
• L’ OB 25
Utilisation :
Elle est installée sur le LRAC ou l’AANF1. Elle peut être éventuellement montée sur le FRF2 ou la
MINIMI avec les supports adéquats.
Description :
Elle est gonflée à l’azote et livrée dans une mallette de transport dans laquelle se trouve également une
housse de protection, trois supports d’armes (FRF2, ANF1, LRAC), et des accessoires de rechange. Elle
est monotube et dispose d’un obturateur d’objectif à ouvertures réglables, d’une bonnette occultable, d’un
interrupteur, d’un potentiomètre de réglage d’intensité du réticule, d’un porte lampe amovible, d’une
bague de réglage de mise au point, d’un logement pour la pile, de 2 tenons d’accrochage de l’obturateur
lorsque celui-ci est retiré, de 2 boutons crantés pour le réglage en hauteur et en direction.
Caractéristiques :
Poids : 2,1 kg
Grossissement : 3,5
Champ : 8°
Alimentation : 1 PS 31
Autonomie : 25 à 50 heures (réticule)
Le réticule :
L’OB 25 peut équiper le LRAC, l’AANF1 et le FRF2 ; le réticule porte donc les hausses permettant le tir avec ces
armes.
5 repères permettent d’estimer la distance d’un homme debout de 100 à 400 m et le tir jusqu’à 600m.
• pour le LRAC :
- 4 lignes symbolisant les courbes stadimétriques permettent l’estimation d’un char de face ou de profit de 300 à
500 m.
De profil : encadrer sa plus grande longueur entre 2 courbes. Lire la distance sur les repères au niveau de cette
plus grande longueur.
EVALUATION DE LA DISTANCE
D’UN CHAR :
Char de profil à 400 m
De face : encadre la base du char entre la ligne verticale et une courbe et lire la distance au niveau du char.
EVALUATION DE LA DISTANCE
D’UN CHAR :
Char de profil à 400 m
De o à 315 m : de face ou de profil, viser la base du char avec la hausse de combat, les points de hausse qui
matérialisent la ligne de foi verticale passant par le milieu du char.
Au delà de 315 m : de face ou de profil, viser avec la hausse correspondant à la distance à mi-hauteur du char ;
les points de hausse qui matérialisent la ligne de foi verticale passant par le milieu du char. Distance maximale :
500 mètres.
Estimer la vitesse.
Placer la ligne verticale à l’avant du char et celui-ci sur la hausse de combat ; puis compter une seconde. Regarder
à l’issue où se trouve l’avant du char.
CE N’EST POSSIBLE QUE SI LE CHAR SE TROUVE A MOINS DE 315 M. Placer la hausse de combat à la base
du char et le repère correspondant à la vitesse estimée au milieu du char.
• LE REGLAGE
Il s’effectue de jour. Ces lunettes pouvant être installées sur des armes différentes, il sera nécessaire de
les simbleauter sur l’arme avant l’utilisation.
Installer une cible à 200 m pour l’AANF1, le FAMAS, le FRF2 et à 300m pour le LRAC et la MINIMI.
Utiliser :
Agir sur les molettes de réglages pour amener le réticule sur le même point visé :
OB 50 : centre de réticule
VN4 : hausse 200 pour l’AANF1.
Hausse de combat (315m) pour le LRAC.
Effectuer un tir de confirmation de 3 cart. (au coup par coup pour les A.A.). Utiliser le tube réducteur
préalablement réglé et des cartouches de 7,5 mm à balles traceuses Mle F3 pour le LRAC.
Reprendre éventuellement le réglage et effectuer un nouveau tir de confirmation.
NOTA. : l’OB 50 ne comporte pas de hausse ; la lunette ne sera réglée avec précision que pour la distance
à laquelle le réglage a été effectué. Dans le cas de tirs à des distances supérieures, il conviendra soit
d’effectuer une contre-visée (visée plus haut), soit d’effectuer des tirs à ces différentes distances, et de
noter le nombre de « clics » séparant le réglage initial (200m) des distances supérieures auxquelles le tir
doit avoir lieu.
Sur les molettes, les lettres « H » ou « D » indiquent la position de l’impact par rapport au point visé, et la
flèche, le sens de la correction par rapport à cette observation.
Exemple :
D • Le tir est à droite.
• Dévisser (sens de la flèche) pour
le ramener à gauche.
Les I.L. sont des matériels de plus en plus performants mais, malheureusement, d’un coût élevé. Il est donc
primordial de les entretenir correctement et de les utiliser avec les précautions nécessaires. Ils font partie du
matériel qui contribue à maintenir le niveau opérationnel de l’unité et sont devenus pratiquement indispensables
pour la plupart des missions de nuit. Il faut néanmoins garder à l’esprit que les conditions climatiques (brume,
brouillard,…), la nature du terrain (fond de talweg, végétation dense,…) et le niveau de nuit peuvent réduire
considérablement leurs performances.
Dans chaque unité, un sous-officier dénommé « sous-officier de tir-armement-munitions » TAM est désigné pour
s’occuper :
- de l’armement ;
- du service des munitions.
S’il a la qualification voulue, il peut être appelé à assurer la destruction des munitions qui n’ont pas fonctionné au
cours de séances de tir.
A) ENTRETIEN DE L’ARMEMENT
Le sous-officier TAM suit personnellement l’entretien des armes. Il se tient constamment au courant de leur état de
fonctionnement et de leur degré d’usure. Il provoque, s’il y a lieu, les décisions du commandant d’unité relatives à
la vérification des armes douteuses ou à l’échange des pièces usées ou détériorées.
Il propose la mise en réparation à l’atelier (NTI) de deuxième échelon du corps des armes individuelles ou
collectives défectueuses.
Il assiste à toutes les inspections de l’armement et prend note des observations qui y sont faites.
Le sous-officier TAM doit connaître les munitions et, en particulier, celles qui sont utilisées par l’unité.
- perçoit les munitions et artifices figurant sur les bons de distribution réglementaires ;
- prend note du lotissement des munitions perçues ;
- fait transporter, sous sa surveillance ou par le cadre chargé des munitions, les munitions sur le lieu d’emploi en
prenant les dispositions réglementaires.
Avant la distribution des munitions, le sous-officier TAM s’assure que celles-ci sont bien du calibre demandé,
correspondent à l’arme à laquelle elles sont destinées et sont en bon état de conservation.
En outre, il vérifie qu’elles sont conformes à la commande faite, et suivant le cas, au classement voulu.
- de ne faire dépaqueter que les quantités strictement nécessaires, de manière à éviter d’avoir, par la suite, à
reverser des munitions ou des artifices en vrac ;
- de contrôler leur emploi, noter tous les détails des incidents éventuellement constatés (1) et, en particulier,
veiller au remplacement rigoureux, nombre pour nombre, des munitions défectueuses ;
- de mettre à part, les munitions défectueuses ou ayant donné lieu à des ratés, ainsi que leur emballage.
- Au cours des séances de lancement de grenades et de tir au lance-roquettes et immédiatement après chaque
lancer, il procède lui-même (2) ou fait procéder, par un officier ou un sous-officier qualifié à la destruction des
projectiles explosifs tirés non éclatés, dans les conditions précisées au titre 5 du TTA 207.
- replace dans leurs caisses d’origine les munitions et artifices non consommés, qui doivent être en totalité
retirés aux gradés et au hommes à qui ils avaient été distribués ;
- procéde lui-même (2) ou faire procéder par un officier ou un sous-officier qualifié à la destruction des munitions
qui n’ont pas fonctionné cf. titre 5 ;
- récupére tous les objets, matières ou déchets, provenant du tir ou du lancement des munitions ;
- reverse par catégorie, les munitions ou artifices non consommés et les éléments récupérables dont la
destruction sur place n’est pas exigée (cas des cartouches pour armes portatives ayant donné des ratés de
percussion, par exemple) (1) ;
- rend compte des quantités de munitions consommées, des numéros des lots dont elles faisaient partie, du
nombre de ratés des autres défectuosités ou incidents constatés ;
- renseigne les bons de distribution (quantités consommées et reversées, incidents éventuels justification des
pertes) qu’il fait certifier par le directeur de tir et viser par le commandant d’unité.
A LA DISTRIBUTION A LA PERCEPTION
A LA CONSOMMATION A LA REINTEGRATION
cart. de 9 mm BO
88 ALM 235
13 08 98
ADJ
X 00 0 2 0 2 5
0 00 030 0
1722 3 13 08 98
ADJ 000 1 7 2 5
X
NT S
A A
NE R
F I C H E D E P R E P A R A T I O N D E S E A N C E D E T I R
SECURITE
Armement
Munitions
Véhicules
Sanitaire
Ciblerie
Vedettes
Tranchée
DEROULEMENT DE LA SEANCE
DEFINITIONS
ALIMENTATION
- alimenter une arme, c’est , dans ces conditions susceptibles d’assurer son fonctionnement normal, lui fournir
les munitions qu’elle doit tirer et assurer l’évacuation des résidus de tir. Elle comprend donc deux opérations
bien distinctes :
- le chargement de l’arme ;
- l’évacuation de l’étui.
• le chargement de l’arme nécessite les opérations suivantes :
- le garnissage qui consiste à remplir un magasin ou un chargeur ;
- l’approvisionnement qui consiste à fixer un chargeur garni sur l’arme ou à placer les
cartouches dans un magasin faisant partie de l’arme :
- le transport qui permet d’amener les cartouches en position ;
- la distribution dont le but est de présenter la cartouche à introduire ;
- l’introduction qui consiste à faire passer la cartouche présentée dans la chambre.
• L’évacuation de l’étui comprend :
- l’extraction qui consiste à décoller l’étui de la chambre et à la sortir :
- l’éjection qui consiste à expulser l’étui de l’arme.
Les principaux modes d’alimentation sont :
- par magasins faisant partie intégrante de l’arme. parmi eux on distingue les magasin
tubulaires et les magasins dans la boîte de culasse à piles simples ou imbriquées ;
- par magasins indépendants de l’arme et fixes pendant le tir, appelées alors chargeurs ou
boîtes –chargeurs, à piles simple ou imbriquées :
- par magasins indépendants de l’arme et mobiles pendant le tir parmi lesquels se trouvent
les boîtes-chargeurs à tambour tournant, les bandes rigides, articulées, souples à maillons
métalliques (ou tissus) détachables (les barillets des revolvers sont rattachés à cette
catégories).
- Par la bouche (mortier),
- Par la culasse (canon d’artillerie).
-
AMORCE :
Il s’agit d’une petite capsule de laiton renfermant un artifice primaire chargée d’enflammer la poudre : généralement
de l’azoture ou du styphnate de plomb. Il existe :
- les amorces à percussion périphérique (ou annulaire) : la charge d’amorçage est culée dans le fond de l’étui et
répartie à l’intérieur du bourrelet (22 long rifle) ;
- les amorces à percussion centrale : la capsule est centrée à l’arrière de l’étui puis vernie pour assurer
l’étanchéité :
- les amorces électriques : le fonctionnement n’est plus obtenu par écrasement comme dans les deux types ci-
dessus mais par volatilisation d’un fil métallique à l’aide d’un courant électrique transmis par un percuteur sur le
centre du culot de l’amorce.
-
ANGLE DE CHUTE :
C’est l’angle aigu que fait la trajectoire avec l’horizontale au point de chute.
ANGLE DE COUCHE :
Ecart angulaire entre l’axe longitudinal du canon et l’axe de la crosse. Plus cet écart est grand, plus l’arme aura
tendance au relèvement au moment du départ du coup et inversement. C’est pourquoi « l’angle de couche nul » (la
crosse dans le même axe que le canon, exemple la Minimi) figure parmi les accessoires à la puissance de feu.
ANGLE D’IMPACT :
Angle que fait la trajectoire au point d’impact avec la surface frappée.
ANGLE DE HAUSSE :
C’est l’angle donné par la table de tir en regard de la portée. Il correspond à l’écart angulaire que fait la bouche de
l’arme avec l’horizontale pour que soit atteint la portée considérée dans les conditions normales.
ANGLE D’INCIDENCE :
C’est l’angle complémentaires de l’angle d’impact.
ANGLE AU NIVEAU :
Angle que fait la bouche de l’arme avec le plan horizontal.
CADENCE DE TIR :
Nombre de coups que l’arme tirerait en une minute si aucune interruption ne se produisait dans son fonctionnement.
La cadence de tir pratique correspond au nombre maximum de coups qui peuvent être tirés efficacement en une
minute compte tenu des arrêts imposés par le service de l’arme.
CANON FLOTTANT :
Au départ du coup, le canon est soumis à des vibrations qui ont une influence importante sur la précision du tir. Ces
vibrations ne doivent pas être contrariées, c’est pourquoi les armes de précision, outre un canon étoffé, sont
généralement dotées d’un canon flottant, c’est-à-dire directement vissé sur la boîte de culasse et sans contact avec le
fût. Quand ce contact existe, il est réalisé par des Silentbloc qui isolent le canon. Pour la même raison, il ne faut
jamais appuyer le canon sur un appui rigide lors d’un tir.
CARTOUCHE :
Ensemble des éléments formant une unité de tir qui, introduite dans l’arme, permet le lancement du projectile. Elle
comprend l’étui, la balle, la poudre et l’amorce.
CULASSE :
Pièce métallique mobile qui permet le chargement de l’arme par l’arrière. il en existe deux types :
- les culasses non-calées : une arme est dite à culasse non-calée lorsque elle est maintenue appliquée contre le
canon par la seule force du ressort récupérateur. Dans ce cas, le cycle de fonctionnement ne comprend que deux
opérations : l’ouverture et la fermeture. Seuls l’inertie de la culasse, la résistance du ressort-récupérateur et le
collage de l’étui s’opposent à l’ouverture :
- les culasses calées avec lesquelles une liaison mécanique de la culasse et du canon est réalisée ; dans ce cas, le
cycle de fonctionnement comprend une course de sécurité, le déverrouillage, l’ouverture, la fermeture, le
verrouillage et la course de sécurité (ou de rattrapage). On distingue les culasses calées à bloc ou à verrous fixes
ou mobiles.
DEVEROUILLAGE :
Dans les armes à culasse calée, c’est l’opération qui rompt la liaison mécanique canon-culasse sans écarter la
culasse du canon.
Elle nécessite d’appliquer des feux d’une densité suffisante, de prolonger ou de renouveler les tirs, d’entretenir l’effet
de neutralisation par des tirs exécutés à une densité plus faible.
EJECTEUR :
Pièce métallique chargée d’expulser l’étui hors de l’arme. On trouve :
- les éjecteurs projetant parmi lesquels :
- les éjecteurs fixes qui se tiennent immobiles sur le parcours de l’étui dans une rainure sur la boîte de culasse ou
un logement de la culasse et qui peut être effaçables ou non ;
- les éjecteur à ressort portés par la culasse.
- les éjecteurs abandonnant l’étui hors de l’arme : le système classique est celui des tracteurs-transporteurs. A la fin
du recul, le tracteur-transporteur descend, l’étui est éjecté par l’action combinée de la cartouche suivante qui
descend et du cliquet jouant alors le rôle d’éjecteur.
Sur les revolvers, un poussoir commande six griffes s’appuyant sur les bourrelets des étuis. Cette action ne peut
s’effectuer que si le barillet est rabattu sur le côté.
ETUI :
Il a un triple rôle :
- réservoir de poudre ;
- support pour la balle et l’amorce ;
- essentiellement, assurer l’étanchéité parfaite de la fermeture de l’arme et donc de s’opposer à toute fuite des gaz.
Il est soit en laiton, en tombac, en acier cuivré éventuellement peint ou recouvert de vernis. Il présente à l’arrière une
gorge ou un bourrelet.
Le terme « douille » est en principe réservé aux munitions d’un calibre supérieur à 20 mm.
EVENT :
Ouverture pratiquée dans le canon par laquelle sont prélevés les gaz nécessaires ou système moteur de l’arme.
EXTRACTEUR :
L’étui étant gonflé au moment du départ du coup, son extraction nécessite un effort important réalisé par un extracteur
puissant parmi lesquels on trouve :
- les extracteurs à action normale ; il s’agit d’une griffe qui dépasse le bourrelet ou la gorge de l’étui dans la
chambre et s’y maintient sous l’action d’un ressort. Cette griffe est fixée à la culasse de telle sorte qu’elle n’aie
aucune possibilité de se déplacer par rapport à celle-ci suivant l’axe du canon. Le recul de la culasse assure
l’extraction de l’étui ;
- les extracteurs à action forcée : pour éviter que l’extracteur ne franchisse le bourrelet, il est intéressant d’avoir un
extracteur qui s’écarte de l’axe sans difficulté quand la griffe est poussée en arrière (fermeture de la culasse) et
qui ne puisse s’écarter dès qu’il y a résistance à l’extraction (déverrouillage, ouverture). Deux solutions existent :
- l’extracteur Berdan : un plan incliné oblige la griffe à se centrer quand l’effort exigé s’accroît ;
- l’extracteur E.N.T. (étui non tiré) : basé sur la décomposition des forces dont une s’oppose à l’écartement de la
griffe.
- Les extracteurs constitués par des rainures de culasse : l’étui s’engage entre deux rainures qui font corps avec la
culasse.
FERMETURE :
Opération pendant laquelle la face avant de la culasse reprend contact avec la tranche postérieure du canon.
FLECHE :
C’est la hauteur du point le plus élevé de la trajectoire comptée à partir du plan horizontal passant par l’origine de la
trajectoire.
GABARIT DE POSITION :
Il est constitué par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux risques inhérents à l’explosion d’une munition
sur la position de tir ou à proximité.
HAUSSE DE COMBAT :
Hausse pour laquelle la flèche de la trajectoire n’excède pas la hauteur de l’objectif habituel de l’arme. En visant le
pied de l’objectif habituel de l’arme, on a donc la certitude d’atteindre cet objectif s’il se trouve à une distance
inférieure ou égale à celle qui correspond à la hausse de combat.
INTRODUCTION
Opération pendant laquelle une cartouche unique est amenée dans une position telle que l’ensemble mobile puisse la
saisir. Elle est :
- directe ; dans ce cas, la position de présentation est telle que la cartouche présentée peut quitter le magasin ou la
bande vers l’avant, c’est à dire qu’une poussée directe sur le culot de l’étui conduit la cartouche en direction de la
chambre moyennant un guidage correct ;
- indirecte quand le magasin ou la bande ne permettent la sortie de la cartouche que vers l’arrière et nécessite donc
de :
- l’extraire du magasin ;
- la transporter de l’axe de la bande à l’axe du canon ;
- l’introduire dans la chambre.
MODE DE FONCTIONNEMENT :
On appelle :
- arme à chargement simple : les armes ne disposant pas de magasin et nécessitant le chargement à la main à
chaque coup ;
- arme à répétition : les armes disposant d’un magasin et dont l’alimentation se fait mécaniquement pour chaque
coup par le tireur,
- arme semi-automatique : les armes disposant d’un magasin et dont l’alimentation se fait automatiquement pour
er
chaque coup sans intervention du tireur (sauf pour le 1 coup) ;
- arme automatique : les armes disposant d’un magasin dont l’alimentation se fait par le moteur général de l’arme et
dont le cycle de fonctionnement ne peut être interrompu que par un acte volontaire du tireur ;
- arme à tir mixte : les armes dont le cycle de fonctionnement peut être interrompu à chaque coup ou continuer de
lui-même et n’être interrompu que par une action volontaire du tireur.
OBTURATION :
Système par lequel est rendu étanche l’extrémité arrière du canon. Elle est réalisée avec l’étui métallique. La pression
des gaz agissant à l’intérieur de l’étui applique fortement ses parois contre celles de la chambre et contre la culasse.
Dans les armes à culasse non-calée, où l’étui agit comme un piston sur la face antérieure de la culasse, elle est
obtenue :
- par un étui cylindrique pour les armes à canon court ;
- par un étui tronconique pour les armes à canon long dans lesquelles il est nécessaire de faciliter le glissement de
l’étui qui colle plus longtemps aux parois de la chambre. A cet effet, on lubrifie les cartouches avant leur utilisation
ou on limite l’adhérence de l’étui par cannelage de la chambre (diminution des suraces en contact : exemple
l’AANF 1).
OUVERTURE :
Opération pendant laquelle la culasse perd le contact avec la tranche postérieure du canon. Elle ne s’effectue que
lorsque la pression est presque tombée à l’intérieur du canon.
POUDRE :
Substance détonante contenue dans l’étui. les principaux types sont :
- simple base : acide nitrique et cellulose appelée nitrocellulose qui a une température de combustion voisine de
2500° ;
- double base : nitrocellulose et nitroglycérine (cordite) qui a une température de combustion voisine de 3000°.
RECEPTACLE :
C’est la zone à l’extérieur de laquelle ne doit se produite aucun impact direct.
RICOCHET :
C’est le phénomène par lequel un projectile atteignant le sol ou la cible sous un certain angle repart sur une nouvelle
trajectoire (généralement dans le sens des rayures de l’arme).
ROTATION :
Les projectiles oblongs, lancés la pointe en avant, ont tendance à se mettre en travers et à se retourner et ainsi
perdent toute précision. Il existe deux procédés pour les stabiliser : l’empennage ou la rotation. Cette dernière est
réalisée par des rayures du canon qui impriment une vitesse de rotation de l’ordre de 3500 tours par seconde dans
une arme d’épaule.
SECTEUR DE TIR :
C’est le secteur du terrain dans lequel une même arme peut tirer :
- soit une cible mobile,
soit sur différentes cibles ou objectifs fixes. Il est défini par ses limites droite et gauche matérialisées sur le terrain.
SECURITE :
Dispositif qui enraye le système de mise à feu pendant la course des parties mobiles sans intervention du tireur. Son
action cesse après que soit assuré le verrouillage ou la fermeture.
SURETE :
En règle générale, il s’agit d’un mécanisme qui enraye le système de mise à feu à l’arrêt et mis en œuvre par le tireur.
On rencontre également des dispositifs appelés « sûreté automatique » qui comprennent principalement les pédales
de sûreté sur la détente ou la poignée pistolet et la sûreté de chargeur qui empêche le décrochage du marteau sans
chargeur à poste.
SYSTEME DE DETENTE :
but d’accrocher et de maintenir en position « armé » la masse percutante tant qu’il n’y a pas d’action sur la détente. La
Il a pour solution classique comporte :
- une gâchette : levier axé dont un des bras est sollicité par un ressort et l’autre en contact avec la détente ;
- un ressort de gâchette dont l’action a pour but de toujours placer la gâchette de telle sorte qu’elle accroche la
masse percutante ;
- une détente qui permet de faire basculer la détente.
On rencontre des systèmes à séparateur (PA MAC 50), à échappement simple ou double (FSA MAS 49/56), à recul
ou échappement de gâchette (US M1), à double mécanisme de détente (MIT M2 HB) et sélecteur de tir (FAMAS).
SYSTEME DE FERMETURE :
Il a pour but de :
- permettre, après le départ du coup et pendant un temps suffisant (mouvement de la balle dans le canon), le
maintien de la culasse en position avant ;
- autoriser entre deux coups consécutifs, toutes les manœuvres de la culasse nécessaires aux opérations
correctes d’alimentation de l’arme ;
- assurer la robustesse et l’étanchéité de l’arme.
SYSTEME MOTEUR :
Il s’agit de la source d’énergie nécessaire à l’alimentation, au x mouvements de l’ensemble mobile et à la mise de feu.
Les deux sources utilisées sont :
Tir vertical
240 MIL.
Tir plongeant
Tir tendu
- directs lorsque le pointage est fait sur l’objectif lui-même, avant et pendant le tir.
- Indirect lorsque le pointage en direction est fait sur un point distinct de l’objectif et le pointage en hauteur par
rapport au plan horizontal.
- Masqué lorsqu’il s’exécute derrière un obstacles rendant invisibles à l’ennemi les servants de l’arme.
- Repéré lorsque les éléments de pointage en direction et hauteur ont été déterminés et notés pour tirer sur un
objectif devenu invisible (nuit, brouillard, fumée,…)
- Rasant sur une zone de terrain lorsque les trajectoires ne s’élèvent pas à une hauteur supérieure à celle de
l’objectif au-dessus de cette zone.
- Fichant sur une zone de terrain lorsque les trajectoires ne sont susceptibles d’y atteindre un objectif de hauteur
donnée qu’au seul voisinage immédiat de leurs points d’impact.
- De flanquement ou de face suivant qu’ils son dirigés à peu près parallèlement ou perpendiculairement au front
de la troupe amie par rapport à la direction dans laquelle ils sont fournis.
- Par rapport à la direction dans laquelle ils prennent l’objectif, les tirs sont dis de front, d’écharpe, de flanc ou de
revers suivant qu’ils sont dirigés perpendiculairement ou obliquement à ce front, dans son flanc ou par derrière.
- Tout tir dirigé dans le sens de la plus grande dimension de l’objectif est dit d’enfilade.
- dans le cas de tir sur un objectif mobile, le tir est dit au passage lorsque le plan de pointage se
déplace par bonds et s’immobilise au moment du tir. Il est dit en suivant ou tir accompagné lorsque
le plan de pointage se déplace d’une façon continue avec l’objectif.
Tir de revers
Tir de face
Tir de flanquement
Tir de flanc
Ennemi
Troupes amies
Tir d’écharpe
Tir de front
Tir d’ enfilade
Ennemi
TRAJECTOIRE :
Ligne suivie par le centre de gravité du projectile.
VEROUILLAGE :
Dans les armes à culasse calée, opération pendant laquelle une liaison mécanique canon-culasse
est réalisée.
VOLUME DANGEREUX :
C’est le volume, limité en hauteur, dont la surface latérale verticale s’appuie sur le contour de la zone
dangereuse.
VITESSE INITIALE :
Vitesse du projectile à l’origine de la trajectoire.
ZONE DANGEREUSE :
Elle est constituée par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux dangers normaux du tir en
tenant compte du nombre et de la position des armes ainsi que des objectifs et de leur déplacement
éventuel.
ZONE DE FOULEE :
Elle est constituée par les terrains nécessaires au déploiement des troupes qui utilisent le champ de tir.
Emplacement des tireurs, implantation des objectifs, mises en batterie, accès aux observatoires…