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Le document présente un cours sur l'armement et l'instruction de tir, détaillant les procédures et les positions de tir pour le FAMAS, le PA MAC 50, le L.R.A.C. de 89 mm et les grenades à main. Il inclut des instructions sur les commandements de tir, le réglage des armes et les types de grenades. Les annexes fournissent des informations supplémentaires sur chaque type d'armement mentionné.

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1

ECOLE NATIONALE

DES SOUS-OFFICIERS D’ACTIVE

COURS

ARMEMENT

INSTRUCTION

TIR

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2

SOMMAIRE

I. LE FAMAS PAGES 3

II. LE PA MAC 50 PAGES 37

III. LE L.R.A.C. de 89 mm PAGES 55

IV. LES GRENADES A MAIN PAGES 72

V. ANNEXES PAGES 84

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3

I
Le
FAMAS
FUSIL D’ASSAUT
DE LA MANUFACTURE
D’ARME DE SAINT-ETIENNE

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4

COMMANDEMENTS DE TIR AU FAMAS

DIRECTEUR DE TIR ACTION DU TIREUR

1 SERIE A VOS EMPLACEMENTS Le tireur se place au garde-à-vous derrière son emplacement


l’arme à la main

Effectue : LES OPERATIONS DE SECURITE /


GARNIT SON CHARGEUR

2 DISPOSITIONS DE COMBAT Prend la position


Approvisionne
armeet laisse l’arme à la sûreté

3 OBJECTIF…DISTANCE Repère l’objectif

4 COMMENCER LE FEU Place le sélecteur su R ou 1


ou Pointe son arme
FEU à votre INITIATIVE Exécute le tir ou attend l’apparition des objectifs

5 En fin de tir et sans commandement


Le tireur exécute les opérations de sécurité et ANNONCE « TIR
TERMINE SECURITE VERIFIEE »

6 HALTE AU FEU Abandonne la détente


Met l’arme à la sûreté
Conserve l’arme en direction de l’objectif ou des cibles

7 CESSEZ LE FEU Abandonne la détente – met l’arme à la sûreté


Désapprovisionne et désarme
Effectue les opérations de sécurité et annonce « TIR TERMINE »
- SECURITE VERIFIEE »

POSITION DU TIREUR COUCHE


Bipied déplié ou Appui souple

CORPS Dans l’axe de l’arme ou légèrement en oblique.

JAMBES Ecartées, la jambe droite légèrement repliée pour décontracter le corps, le talon droit au sol, la pointe du
pied vers l’extérieur, le talon gauche vers le haut, la pointe du pied touchant le sol.

BUSTE Soulevé par les coudes appuyés au sol, la ligne des épaules est parallèle au sol.

- La main gauche maintient l’arme, en saisissant le fût entre l’arcade de pontet et le bipied.
MAINS - La main droite enserre la poignée pistolet et bloque l’arme contre l’épaule droite.
- L’index sur la queue de détente.

JOUES La joue repose sur l’appui-joue.

ŒIL Placé de 4 à 7 cm de l’œilleton.


ATTENTION : Corriger le dévers.

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5

POSITION DU TIREUR DEBOUT

CORPS D’aplomb, le buste droit.

Ecartées naturellement et supportant d’une manière égale le poids du corps.


JAMBES Le pied gauche en avant.
Le pied droit en arrière et faisant sensiblement un angle de 60 à 90° avec le pied gauche.

BRAS Le bras gauche soutient le fût, l’avant bras gauche est en contact avec la poitrine.
GAUCHE

Le bras droit maintient l’arme dans le creux de l’épaule.


BRAS
DROIT La main droite enserre la poignée pistolet

La tête dans la direction de l’objectif, l’œil droit placé 4 à 7 cm de l’œilleton, la joue droite contre
TETE l’appui-joue.

Pour le tir par rafale seulement :


MAINS
- main droite et main gauche tiennent plus fermement l’arme.

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6

POSITION A GENOU

CORPS Buste tourné vers l’objectif.

JAMBES Genou droit à terre, la jambe droite faisant un angle d’environ 60° avec la direction de l’objectif.
DROITES Pied droit en arrière du talon gauche, selon la taille du tireur à plat ou dressé sur la pointe.

JAMBES La jambe gauche pliée servant d’appui, le pied à plat, la pointe du pied rentré.
GAUCHES

BRAS
La main droite enserre la poignée pistolet et maintient la crosse appuyée au creux de l’épaule droite.
GAUCHE

TETE La tête en direction de l’objectif, l’œil droit placé de 4 à 7 cm de l’œilleton, la joue appuyée sur
l’appui-joue, verrouille l’arme contre l’épaule.

TIR PAR
La main gauche enserre fortement le fût.
RAFALE
La main droite tient la poignée pistolet et bloque fermement l’arme contre l’épaule.

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7

POSITION TIR AU JETER

CORPS Faire face à l’objectif tout en fixant celui-ci, les deux yeux ouverts.

JAMBES En position de tir, la jambe gauche (pour les droitiers) est décalée verts l’avant,
genoux fléchis et la jambe droite est tendue. Les pieds sont bien à plats sur le sol.

BRAS Décollent l’arme du corps en la jetant en avant, parallèlement au sol. Puis


ramènent la semelle de crosse dans le creux de l’épaule, la poignée garde-main
sous l’œil directeur.

MAINS La gauche soutient le fût à hauteur du bipied.


La droite enserre la poignée pistolet.
L’index sur la queue de détente.

VISEE En fin de mouvement l’œil directeur à hauteur du couloir de la poignée garde-main


vise l’objectif suivant cet axe et au mieux à travers le tunnel, œilletons rabattus.

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8

TIR AU JUGER

1 CORPS Faire face à l’objectif en pivotant rapidement (ensemble corps-arme) et en se


ramassant sur l’arme.

2 JAMBES Ecartées, genoux fléchis, pieds à plat en direction de l’objectif.

3 BRAS Avancer légèrement l’arme et la bloquer avec le coude droit de telle façon que la
semelle de crosse prenne appui en avant et sur le bas de la poitrine au-dessus de
la ceinture.

4 MAINS Gauche : rend l’arme parallèle au sol en direction de l’objectif et la maintient


fermement.
Droite : enserre la poignée pistolet, index sur la queue de détente.

5 VISEE Les deux yeux fixent l’objectif.


Le réglage du tir se fait par balancement du corps.

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9

REGLAGE DE L’ARME

ACTE PREALABLE : Déposer la poignée garde main.

Le FAMAS disposant d’une hausse unique d’emploi 300 mètres, si l’arme est réglée à 200 mètres, le point moyen
des impacts devra se situer 15 cm plus haut que le point visé afin d’obtenir la concordance point visé point atteint
à 300 mètres. Le réglage peut également s’effectuer sur les cibles spéciales de réglage à 25m.

Action sur le guidon.

Premier temps : Position du guidon par rapport à l’un des 3 traits blancs situés sur la face postérieure du support
de guidon.

Deuxième temps : Position du point blanc de l’écrou de réglage (A) par rapport à l’ergot de positionnement.

Réglage en direction : Appuyer sur le guidon, de la gauche vers la droite, et tourner avec une pointe de cartouche
l’écrou de réglage.

Valeur de la correction : 6 cm à 200 m par cran (0,3 µ).

Possibilité de réglage : ± 100 cm à 200 m (± 5µ).

Pour déplacer le tir :

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10
• Vers la droite : tourner l’écrou de réglage dans le sens inverse des aiguilles d’une montre
(dévisser).
• Vers la gauche : tourner l’écrou de réglage dans le sens contraire (visser).

Réglage en hauteur :

Il s’effectue en agissant sur le porte œilleton.


Réglage de la position du porte œilleton.

Sur la face arrière du porte – œilleton (côté œilleton de cadrage) sont gravés 6 traits de 5 mm de large, en
quinconce et espacés de 0.8 mm.

L’espace entre 2 traits blancs correspond à la variation en hauteur du porte œilleton, lorsque l’on fait tourner la vis
de réglage d’un tour complet.

Pour repérer la position exacte du porte œilleton, une fois le réglage de l’arme terminé, il suffit donc :

• De compter le nombre de traits sur le porte – œilleton : de 1 à 6.


• De lire le chiffre de la molette en regard de l’index fixe : de 1 à 6.

On peut ainsi coder le réglage par un nombre à 2 chiffres.

Exemple : 32 signifie :

• 3 = 3 traits blancs visibles


• 2 = chiffre 2 de la molette de réglage en face de l’index fixe

Réglage du porte – œilleton :

• Pour descendre le tir, tourner la vis avec une pointe de cartouche, pour faire apparaître des chiffres
décroissants sous l’index de la molette.
• Pour monter le tir, à l’inverse, faire apparaître des chiffres croissants.

Valeur de la correction : 6 cm à 200 m par cran ou chiffre (0.3µ).


• Possibilité de réglage : ±100 cm à 200 m (±5µ)

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11

REGLAGE DE L’ALIDADE DE TIR TENDU DES GRENADES

Pour effectuer ce réglage, à partir d’une arme correctement réglée pour le tir à balles, exécuter les opérations
suivantes :

• Placer l’arme sur un chevalet de pointage, l’extrémité du canon à 100 mètres d’une cible.
• Repérer sur la cible le point visé avec les éléments de tir à balle de guerre.
• Relever, sans bouger l’arme, l’alidade de tir tendu (hausse 75 mètres).

Agir sur les vis de réglage en hauteur (à l’arrière de l’alidade) et en direction (côté gauche de l’alidade, la poignée
garde – main étant percée pour permettre le passage d’un tournevis) jusqu’à amener le point visé avec l’alidade 98
cm plus bas que le point repéré précédemment.

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12

COMMANDEMENT DE TIR

AU FLG

DIRECTEUR DE TIR ACTION DU TIREUR


« …SERIE… A VOS EMPLACEMENTS » - LE TIREUR SE PLACE AU GARDE-A-VOUS DERRIERE SON
EMPLACEMENT L’ARME A LA MAIN, ET EFFECTUE LES OPERATIONS
DE SECURITE..

« OBJECTIF… DISTANCE » - REPERE L’OBJECTIF ET ANNONCE « VU »


- CHOISI LA POSITION DE L’ALIDADE ET CELLE DE LA BAGUE
D’ENFONCEMENT

« DISPOSITIONS DE COMBAT » - PREND LA POSITION


- SELECTEUR SUR LA POSITION « S » ET LIMITATEUR SUR 0
- MET EN PLACE L’ALIDADE
(correspondant au tir)
- ENGAGE LA GRENADE A FOND
- DEGOUPILLE
- APPROVISIONNE
- ARME

« COMMENCEZ LE FEU A MON - ENLEVE LA SURETE ET PLACE LE SELECTEUR SUR 1


COMMANDEMENT » - POINTE
- TIREUR 1 FEU … - TIRE SELON LES ORDRES
- TIREUR 2 FEU…

- EN FIN DE TIR ET SANS COMMANDEMENT LE TIREUR


EXECUTE LES OPERATIONS DE SECURITE ET
ANNONCE « TIR TERMINE… SECURITE VERIFIEE »

« HALTE AU FEU » - MET L’ARME A LA SURETE


- GARDE LA POSITION

« CESSEZ LE FEU » - ARRETE LE TIR


- MET L’ARME A LA SURETE
- ENLEVE LE CHARGEUR
- DESARME
- REMET LA GOUPILLE SUR LA GRENADE
- ENLEVE LA GRENADE
- EXECUTE LES OPERATIONS DE SECURITE ET ANNONCE « TIR
TERMINE… SECURITE VERIFIEE »

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13

LES GRENADES A FUSIL

GRENADE A FUSIL ANTIPERSONNEL DE 34 MM MLE 52 MODIFIEE 60


Marquage GR FL AP 34 52/60
Couleur Vert armée, marquage jaune
Corps Cylindrique en acier pré fragmenté
Poids de la grenade 500 grs
Chargement 42 grs d’hexolite
Amorçage Fusée d’ogive a détonateur
Eclats 30 m
Effets
Dangereux jusqu'à 100 m
Propulsion Cart. de lancement
Sécurité Coiffe et cavalier sur la fusée

GRENADE A FUSIL MIXTE DE 40 MM MLE F1


Marquage GR FL AP AV 40 F1
Couleur Vert armée, marquage jaune, bande noire
Corps Cylindrique renflé dans sa partie avant
Poids de la grenade 510 grs
Chargement 80 grs d’hexolite
Amorçage Fusée de culot
12 cm d’acier / 36 cm de béton
Effets Eclats 30 m
Dangereux jusqu'à 100 m
Propulsion Cart. de lancement
Sécurité Goupille sur le tube stabilisateur

GRENADE A FUSIL MIXTE DE 40 MM PIEGE A BALLE MLE F2


Marquage GR FL AP AV 40 PAB F2
Couleur Vert armée, marquage jaune
Corps Cylindrique renflé dans sa partie avant
Poids de la grenade 436 grs
Chargement 60 grs d’hexolite
Amorçage Fusée de culot
3,5 cm de blindage / 36 cm de béton
Effets Eclats 30 m
Dangereux jusqu'à 100 m
Propulsion Cart. BO ou BT
Sécurité Languette plastique dans le tube stabilisateur

GRENADE A FUSIL ANTICHAR DE 58 MM PIEGE A BALLE MLE F1/F2


Marquage GR FL AC 58 PAB F2
Couleur Noir ou Vert armée, marquage jaune, bande circulaire marron
Corps Cylindro-conique avec couronne antidérapante a la pointe
Poids de la grenade 537 grs
Chargement 145 grs d’hexolite
Amorçage Fusée de culot mécanique
25 cm de blindage sous incidence nulle / 13 cm sous 60°
Effets
130 cm de béton
Propulsion Cart. BO ou BT

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14
Sécurité Pas de goupille de sécurité

GRENADE A FUSIL MIXTE DE 58 MM PIEGE A BALLE MLE F1


Marquage GR FL AP/AV 58 PAB F1
Couleur Noir ou Vert armée, marquage jaune, bande circulaire marron
Corps Cylindro-conique avec couronne antidérapante a la pointe
Poids de la grenade 500 grs
Chargement 145 grs d’hexolite
Amorçage Fusée de culot mécanique a inertie
7 cm de blindage
Effets
15 m personnel
Propulsion Cart. BO ou BT
Sécurité Pas de goupille de sécurité

GRENADE A FUSIL FUMIGENE DE 58 MM MLE F1


Marquage GR FL FUM 58 F1
Couleur Gris clair, marquage noir
Corps Cylindro-conique
Poids de la grenade 500 grs
Chargement 140 grs de composition fumigène au HC
Amorçage Fusée de tête percutante
Effets Emission de fumée pendant 30 s a 300m
Propulsion Cart. BO ou BT
Sécurité Pas de goupille de sécurité

GRENADE A FUSIL FUMIGENE DE 47 MM MLE F2/F3


Marquage GR FL FUM 47 F2/F3
Couleur Vert armée, marquage noir
Corps Cylindro-ogival avec tête filetée en aluminium
Poids de la grenade 517 grs
Chargement 170 grs de composition fumigène au HC
Amorçage Fusée de tête percutante
Effets Emission de fumée pendant 45 s sur 4 à 5 m
Propulsion Cart. de lancement
Sécurité Néant

GRENADE A FUSIL FUMIGENE DE 50 MM MLE F4


Marquage GR FL FUM 50 F4
Couleur Vert clair, marquage noir
Corps Cylindro-ogival avec tête filetée en aluminium
Poids de la grenade 535 grs
Chargement 154 grs de composition fumigène au HC
Amorçage Fusée de tête percutante
Effets Emission de fumée pendant 40 s sur 4 à 5 m
Propulsion Cart. de lancement
Sécurité Goupille de sécurité sur la tête

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15

ARTIFICE DE SIGNALISATION DE 40 MM MLE 59


Marquage ART SIGNAL 40
Couleur Gris ou vert armée bande blanche
Corps CylindrIque en alliage léger
Poids de la grenade 335 grs
Composition pyrotechnique éclairante ou fumigène, reliée
Chargement
éventuellement a un parachute
Amorçage Fusée de culot
Effets Feu blanc a parachute a 300 m pendant 25 s ( 7,5 sans para )
Propulsion Cart. de lancement
Sécurité Néant

GRENADE A FUSIL ECLAIRANTE DE 58 MM MLE F1


Marquage GR FL ECL 58 F1
Couleur Gris ou vert armée bande blanche
Corps CylindrIque en alliage léger
Poids de la grenade 500 grs
Composition pyrotechnique éclairante ou fumigène, reliée
Chargement
éventuellement a un parachute
Amorçage Fusée de culot
Effets Feu blanc a parachute a 250 m pendant 20 s
Propulsion Cart. BO ou BT
Sécurité Néant

GRENADE A FUSIL D’EXERCICE FUMIGENE 40 MM MLE F1


Marquage GR FL X FUM 40 F1
Couleur Bleu marquage jaune/ blanc
Corps CylindrIque renflée sur la partie supérieure avec tête arrondie
Poids de la grenade 510 grs
Cartouche fumigène rouge ou verte avec porte amorces
Chargement
( recharge )
Effets Emission de fumée pendant 10 s
Propulsion Cart. de lancement
Sécurité Goupille de sécurité sur tube

GRENADE A FUSIL D’EXERCICE 58 MM MLE F1


Marquage GR FL X 58 PAB F1
Couleur Bleu marquage jaune/ blanc
Corps Cylindro-conique
Poids de la grenade 500 grs
Chargement Totalement inerte peut être utilisée plusieurs fois
Propulsion Cart. BO 1° utilisation puis Cart. de lancement
Sécurité Néant

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16

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17

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18

LE TIR TENDU

(avec alidade rabattable)

LA VISEE EN TIR TENDU

Le FAMAS 5,56 – F1 dispose d’une alidade rabattable, intégrée dans la poignée garde-main. Cette alidade comporte un cran de mire à 2
positions permettant l’exécution des tirs tendus à 75 m et à 100 m.

L’emploi de cette alidade impose que la bague d’enfoncement de grenades soit poussée à fond vers le fusil.

Le pointage :

• Sur objectif fixe :

Le pointage s’effectue en alignant l’axe du cran de mise en position choisie 75 ou 100 m, le guidon et le point à viser sur l’objectif.

EXEMPLE : sur un blindé fixe vu de côté,


Viser le milieu de la base de la tourelle. (dessin)

• Sur objectif mobile :

Le pointage s’effectue en alignant le cran de mire, le guidon et un point particulier de l’objectif qui est fonction du sens du
déplacement et de la vitesse de la cible. D’où les principes de correction suivants en partant de la visée type ci-dessus :

- pour le pointage en direction


(à l’affût)

Dessins

CHAR A MOINS DE 20 km/h CHAR A PLUS DE 20 km/h


½ longueur d’objectif en avant 1 longueur d’objectif en avant
à mi-hauteur à mi-hauteur

Dessins

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19
ATTENTION ! : TIR POSITION COUCHEE INTERDITE EN TEMPS DE PAIX

TIR VERTICAL : ALIDADE à 74° INTERDIT EN TEMPS DE PAIX

MISE EN ŒUVRE DE L’ARME

PREPARER L’ARME POUR LE TIR VERTICAL :

- mettre l’arme à la sûreté ;


- enclencher l’alidade de tir vertical à 45° ou 74° ;
- positionner la bague d’enfoncement de grenade ;
- engager la grenade sur le manchon cache-flammes.

PRENDRE LA POSITION

POINTER L’ARME :

- pointer avec l’alidade sur un point situé au même


niveau que le tireur et en direction de l’objectif tout en
rectifiant le dévers ;
- l’alidade de tir vertical doit rester horizontale.

FAIRE PARTIR LE COUP :

- dégoupiller, approvisionner et charger ;


- enlever la sûreté et positionner le LST sur 1 ;
- agir sur la détente en contrôlant le dévers.

POSITION DU TIREUR COUCHE

CORPS DANS L’AXE DU TIR TIR VERTICAL

TIREUR Le tireur est couché le corps dans l’axe de tir, le buste


relevé suivant la taille du tireur.

MAINS La main gauche enserre la poignée pistolet, l’index


gauche sur la queue de détente.
La main droite tient l’arme par la poignée garde-main,
pouce et doigts allongés.

COUDES En appui sur le sol.

L’OEIL A hauteur de l’alidade de tir vertical.

JAMBES Droite : au repos sur le sol repliée.


Gauche : détendue, reposant allongée sur le sol

- Crosse reposant sur le sol.


ARME - Arme tenue à plat de façon à provoquer
l’éjection de l’étui vers le sol.
- Levier de sélecteur su « 1 »

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20

TIR DES GRENADES AU [Link] Mle F 1

ALIDADE A 45 ° ALIDADE A 74 °
(INTERDIT EN TEMPS DE PAIX)

Portées TYPE DE GRENADE Portées TYPE DE GRENADE


hausses hausses
en dm AP 31 mm Mle 52 M AP AV FUMIGENE en dm AP 31 mm Mle 52 M 60 AP AV FUMIGENE
60 40 mm F 1 47mm F 3 ou 40 mm F 1 47mm F 3
ou Fumigène 50 mm F4
Fumigène 50 mm F4
17 400 335 355 17 215 170 190
16 385 315 340 16 205 160 185
15 365 300 320 15 195 155 180
14 340 280 295 14 180 145 165
13 320 265 270 13 165 130 150
12 290 240 255 12 150 125 140
11 265 220 235 11 135 115 130
10 240 200 210 10 125 105 115
9 215 180 190 9 110 95 105
8 195 160 170 8 100 85 95
7 170 140 150 7 90 75 85
6 145 125 130 6 75 65 75
Coef : 24 20 22 Coef : 12 10 11

Pour déterminer la graduation à utiliser diviser la portée désirée par le coefficient correspondant à la grenade utilisée.

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21

FONCTIONNEMENT DU FAMAS
Pour en savoir plus, consultez l’INF.N° 401/3.
OBTURATION

Organisation Générale
Principe de fonctionnement : Culasse non calée à levier amplificateur d’inertie

Pièces en jeu
- La culasse
- Le levier amplificateur d’inertie
- La masse additionnelle
- Le coin d’appui, porté par la boîte de culasse

Système moteur
- Mouvement arrière : Action directe de la veine gazeuse sur la culasse par l’intermédiaire de l’étui
- Mouvement avant : Décompression du ressort récupérateur.

Organisation Elémentaire

Ouverture
Au départ du coup, la culasse et la masse additionnelle sont à l’avant. Le marteau a frappé le percuteur.
L’étanchéité est assurée par l’expansion de l’étui.

On distingue deux phases :

ère
1 phase

Temps de sécurité à l’ouverture, l’énergie reçue par la culasse est transmise à la masse additionnelle par
l’intermédiaire du levier amplificateur d’inertie.
Schématiquement, c’est le principe de la boule de billard.

Le levier dans son mouvement de rotation communique à la masse additionnelle un mouvement de recul dont la
vitesse est 3.6 fois supérieure à la sienne et entraîne le retrait du percuteur.
Pendant que la balle sort du canon, la culasse reste fermée, tant que le levier n’a pas terminé sa rotation.

2ème phase

La rotation du levier étant achevée, l’ensemble mobile recule à la même vitesse. L’étui est éjecté. Le marteau est
réarmé et accroché par la gachette automatique. Le ressort récupérateur est comprimé et la masse additionnelle rentre
en contact avec le levier d’amortisseur qui limite le mouvement arrière de l’ensemble mobile.

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22
Fermeture
Le mouvement avant de l’ensemble mobile est produit par le ressort récupérateur. Il est limité vers l’avant par
le contact de la nouvelle cartouche sur le cône d’appui de la chambre si une nouvelle cartouche est introduite.
Par le contact de la masse additionnelle sur la boîte de culasse dans le cas contraire.

ALIMENTATION
Chargement
Approvisionnement

L’approvisionnement s’effectue par l’introduction du chargeur préalablement garni.

Transport

Le déplacement des cartouches à l’intérieur du chargeur est produit par la détente du ressort élévateur qui sollicite vers le haut
la planchette élévatrice.

Distribution

La distribution des cartouches est assurée par deux demi-transports. Le premier demi-transport a lieu lors de la fermeture de
l’ensemble mobile, le deuxième demi-transport lors de l’ouverture. la dernière cartouche est guidée par la fausse cartouche
constituée par la planchette élévatrice et la gauche du chargeur.

Présentation

Les cartouches sont placées à l’intérieur du chargeur en deux piles imbriquées.

Introduction

Elle se fait directement par la culasse en un seul temps. Lors du deuxième demi-transport, la cartouche faisant saillie est
entraînée par la culasse dans la chambre. L’introduction est facilitée par un léger chanfrein sur la boîte de culasse et le canon.
En fin d’introduction, l’extracteur se met en prise sur la gorge de l’étui.

EVACUATION DE L’ETUI
Extraction

L’extracteur arrache l’étui hors de la chambre.

Sa position dans la cuvette de tir sert à orienter le sens de l’éjection.

Un tireur droitier doit avoir l’extracteur à droite.


Un gaucher à gauche

Ejection

L’éjecteur à pompe est placé sur le plan symétrique de la culasse. Il occupe ainsi la même position, quel que soit le sens de
l’éjection. l’étui retenu sur le côté par l’extracteur pivote autour de celui-ci et, poussé par l’éjecteur, sort par la fenêtre d’éjection
non obturée.

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23

MISE DE FEU

Organisation générale

Percussion

Percussion centrale percuteur et masse percutante indépendants.

Détente

Organisée par le tir mixte.

Pièces en jeu

a) Mécanisme de percussion

- percuteur
- masse percutante
- ressort de percussion

b) Mécanisme de détente

- sur le fût, le pontet avec :


- le sélecteur de tir et son levier,
- détente

- dans le boîtier de mécanisme :


- la gâchette automatique
- la gâchette commandée
- l’entraîneur de la gâchette commandée
- le limiteur de rafale ;

- la tringle de liaison (elle permet l’action entre la détente et les gâchettes)

Opérations élémentaires
Mécanisme de percussion

a) L’armé est effectué par l’intermédiaire de l’ensemble mobile soit à la main, lors du départ du premier coup, soit
automatiquement au cours du tir.

b) Le marteau est accroché à son cran d’armé :

- par la gâchette commandée lors du départ du coup


- par la gâchette automatique lors du tir en rafale, après le départ du premier coup.

c) le retrait du percuteur est assuré par le cran de retrait porté par le levier amplificateur d’inertie. Après le départ du coup, la
rotation du levier amplificateur refoule le percuteur alors que la culasse n’a pratiquement pas bougé.

Mécanisme de détente

Le mécanisme de détente a pour rôle :

- d’accrocher et maintenir accroché le marteau en position « armé » (gâchette commandée)


- d’accrocher le marteau après chaque coup et de l’abandonner automatiquement ou non pour le départ suivant
(gâchette automatique).

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24

Sélecteur de tir

L’arme possède deux sélecteurs :

- le sélecteur de tir situé au niveau de la détente.


- Le sélecteur de rafale limité à trois coups situé à l’arrière du boîtier de mécanisme.
On peut sélectionner les trois modes de tir suivants :

a) Semi-automatique coup par coup :


- sélecteur de tir sur position « 1 » ;
- sélecteur de rafale limitée indifféremment sur « 0 ou 3 ».

b) Automatique, rafales limitées à trois coups :

- sélecteur de tir sur position « R » ;


- sélecteur de rafale limitée sur position « 3 »

C) Automatique, rafales non limitées :

- sélecteur de tir sur position « R » ;


- sélecteur de rafale limitée sur position « 0 ».

La position « sûreté » est réalisée quand le sélecteur de tir est sur la lettre « S » dans l’axe du canon, devant la détente.

Sécurités de l’arme

Les sécurités sont toutes assurées par le levier amplificateur d’inertie.

Sécurité à la fermeture

Tant que la masse additionnelle n’est pas revenue en position avant, le levier amplificateur d’inertie n’a pas terminé sa rotation.
Il ne peut donc appuyer sur la commande de gâchette automatique et de ce fait ne peut libérer le marteau.

Sécurité à la percussion

Lors du mouvement avant de l’ensemble mobile, le percuteur ne peut faire saillie dans sa cuvette de tir étant bloquée par le
corps du levier amplificateur d’inertie dont la rotation n’est pas terminée.

Sécurité à l’ouverture

C’est la fonction principale du levier amplificateur d’inertie.

Sûreté

La sûreté est réalisée par blocage de la détente au moyen du sélecteur. Lorsque le levier sélecteur de tir est en position « S »,
la détente bute sur le gradin supérieur de sélecteur.

La gâchette commandée ne peut être sollicitée.

(L’arcade de pontet amovible permet le tir avec gants épais ou moufles « Position arctique »)

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25

SYNTHESE

Position des pièces au départ du coup

L’ensemble mobile est en position avant.


Le ressort récupérateur est décomprimé.
La cartouche suivante est en place sous la culasse.
L’extracteur est en prise dans la gorge de l’étui.
Le marteau est en position avant.
Le percuteur fait saillie dans la cuvette de tir.
La détente est actionnée, la gâchette commandée est en position avant, poussée par la tringle de liaison(par
l’intermédiaire de son entraîneur).

Mouvement arrière des pièces mobiles


Premier temps du mouvement AR

Rotation du levier amplificateur d’inertie.


Retrait du percuteur.
Recul de la masse additionnelle.

Deuxième temps du mouvement AR


Ouverture.
Extraction.
Rotation du marteau, compression du ressort de percussion.
Ejection, demi transport d’une deuxième cartouche, présentation.
Butée de l’ensemble mobile sur l’amortisseur.

Mouvement avant des pièces mobiles


Décompression de ressort récupérateur.

Premier temps du mouvement avant

Introduction.
Premier demi transport d’une troisième cartouche.
Fermeture.
Accrochage du marteau par la gâchette automatique.

Deuxième temps du mouvement avant

Rotation du levier amplificateur d’inertie


Accrochage du marteau par la gâchette commandée.

Départ d’un nouveau coup ou d’une nouvelle rafale.

Relâchement de la queue de détente : l’entraîneur de gâchette reprend sa position initiale

Nouvelle action du doigt sur la queue de détente : décrochage du marteau.

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26

INCIDENTS DE TIR AU FAMAS 5,56 MM

1 – DEFAUTS D’ALIMENTATION

LEVRES DU CHARGEUR DEFORMEES


CHARGEUR NON VERROUILLE
CHAMBRE ENCRASSEE OU OBSTRUEE
ETUI DE LA CARTOUCHE DEFORME

2 – DEFAUTS DE PERCUSSION

MUNITION DEFECTUEUSE
PERCUTEUR BRISE
MATEAU BRISE
FERMETURE INCOMPLETE

3 – DEFAUTS D’EXTRACTION

EXTRACTEUR DETERIORE
CHAMBRE ENCRASSE

4 – DEFAUTS D’EJECTION

EXTRACTEUR MONTE DU MAUVAIS COTE


RESSORT D’EJECTEUR DETERIORE
EJECTEUR CASSE OU MONTE A L’ENVERS

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27

INCIDENTS DE TIR

Si le départ du coup n’a pas lieu après percussion, et si la culasse est fermée, attendre au moins 3 minutes avant d’ouvrir la culasse, l’arme étant
mise à la sûreté et maintenue dans une direction non dangereuse.

I. Ensemble mobile revenu en position avant .

CONSTATATIONS CAUSES REMEDES

Cartouche normalement percutée. Munitions défectueuses. Continuer le tir avec d’autres munitions.

Cartouche insuffisamment percutée. Canal percuteur encrassé. Nettoyer l’arme.


Percuteur en mauvais état. Changer le percuteur.

Cartouche non percutée. Percuteur brisé. Changer le percuteur.


Marteau brisé. Changer le boîtier de mécanismes.

Aucune cartouche dans la chambre. Chargeur déformé Changer le chargeur.


Chargeur non verrouillé. Le verrouiller.

Pas d’extraction. Extracteur détérioré. Remplacer l’extracteur.


Chambre encrassée. Nettoyer la chambre.

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28
II. Ensemble mobile non revenu en position avant.

CONSTATATIONS CAUSES REMEDES

Fermeture incomplète Arme encrassée ou chambre obstruée. Réarmer et inspecter la chambre puis le canon.
Nettoyer l’arme. Vérifier le canon et la chambre.

Cartouche incomplètement introduite Cartouche en mauvais état. Remplacer la cartouche.


Chargeur en mauvais état. Remplacer le chargeur.

Reprise d’étui Ressort d’extracteur affaibli, extracteur en mauvais Changer l’extracteur.


état.
Tête amovible encrassée.

Pas d’éjection au tir à balle Extracteur monté du mauvais côté. Monter l’extracteur correctement.
Ejecteur cassé ou monté à l’envers. Remonter correctement l’éjecteur ou le changer.

Ressort éjecteur détérioré. Changer le ressort d’éjecteur

III. Divers

CONSTATATIONS CAUSES REMEDES

Tir non conforme à la position du LST. Réglage défectueux de la détente. Mettre l’arme en réparation.
Boîtier de mécanismes défectueux. Echanger le boîtier de mécanismes.

Long feu. Cartouche défectueuse. Attendre 3 mm et vérifier que la balle n’est pas restée
dans le canon.

Incidents non dus à l’encrassage Mettre l’arme en réparation.

Non maintien de la grenade. Perte du ressort de frein de grenade. Mettre un ressort.

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29
ENTRETIEN DU FUSIL
QUOTIDIEN NETTOYER : BOUE, PLUIE, POUSSIERE CHIFFON, EAU, CURETTE.

AU ECOUVILLONNER LA CHAMBRE. ECOUVILLON DE


COMBAT NETTOYER LE CANON CHAMBRE.
BAGUETTE, CHIFFONS
CALIBRES
ECOUVILLON LAITON.

AU QUARTIER NETTOYER LA CUVETTE DE TIR, ECOUVILLONS LAITON,


APRES LES RAINURES CURETTE.
EXERCICE LUBRIFIER LES PIECES MOBILES, LE CANON BURETTE,
ECOUVILLON NYLON,
PINCEAU.

AVANT LE TIR
CANON SEC ET PROPRE,
ENSEMBLE MOBILE LEGEREMENT LUBRIFIE,
GUIDON, ŒILLETON PROPRES.
S’IL Y A
TIR APRES LE TIR
SUR LE TERRAIN : NETTOYER LE CANON
LE LUBRIFIER LEGEREMENT.

AU QUARTIER : DEMONTER SOMMAIREMENT,


NETTOYER,
LUBRIFIER

CHAQUE NETTOYER A SEC AVEC DEMONTAGE COMPLEMENTAIRE. LA TETE AMOVIBLE NE SERA


SEMAINE DEMONTEE ET NETTOYEE QUE S’IL Y A EU TIR, OU SI LES CONDITIONS « METEO » ONT
ETE DEFAVORABLES.

L’entretien avant et après le tir, à charge de l’utilisateur est résumé dans le tableau ci-dessous.

PERIODICITE
COMPOSANTS ACCESSOIRES ET INFREDIENTS UTILISES
Avant le tir Après le tir

Cordon de nettoyage + chiffon calibré X


CANON

Chiffon calibré- écouvillons. X


Laiton et nylon
Solvant DCEA 210 A ou XS 70
Lubrifiant 0158

CHAMBRE Ecouvillon de chambre.


Solvant DCEA 210 A ou XS 70 X
Chiffon – lubrifiant 0158.

AUTRES COMPOSANTS Chiffon sec et propre.


METALLIQUES Huile 0158. X

MATIERES PLASTIQUES Chiffon propre humectée d’eau X

Remarques : - L’emploi du pétrole est autorisé si l’arme est très sale ; les pièces doivent être minutieusement
essuyées pour éviter l’oxydation,
- il est interdit d’utiliser des solvants chlorés (trichloréthylène) pour ne pas détériorer les matières
plastiques.

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30

PIECES EN JEU
RESSORT RECUPERATEUR
AMORTISSEUR
COIN D ’APPUI

DETENTE
TRINGLE DE LIAISON
MARTEAU COMMANDE DE GACHETTE
GACHETTES AUTOMATIQUE

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31

DISPOSITIONS DE COMBAT

ARME
APPROVISIONNE A LA SURETE

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32

DEPART DU COUP

-ENSEMBLE MOBILE EN POSITION AVANT.


-RESSORT RECUPERATEUR DECOMPRIME.
-CARTOUCHE SUIVANTE SOUS LA CULASSE.
-EXTRACTEUR EN PRISE SUR L ’ETUI.

-MARTEAU EN POSITION AVANT.


-PERCUTEUR EN SAILLIE DANS LA CUVETTE DE TIR.
-DETENTE ACTIONNEE.
-GACHETTE COMMANDEE ACTIONNEE PAR LA TRINGLE DE LIAISON.

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33

MOUVEMENT ARRIERE
1° TEMPS:
-ROTATION DU L.A.I.
-RETRAIT DU PERCUTEUR.
-RECUL DE LA MASSE ADDITIONNELLE.

2° TEMPS: -COMPRESSION DU RESSORT DE PERCUSSION.


-RECUL DE LA CULASSE. -EJECTION, 1/2 TRANSPORT CARTOUCHE SUIVANTE.
-EXTRACTION. -BUTEE DE L ’ENSEMBLE MOBILE SUR
-ROTATION DU MARTEAU. L ’AMORTISSEUR.

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34
FIN DU MOUVEMENT ARRIERE

-1° TEMPS DE L ’ARME DU MARTEAU.

-COMPRESSION DU RESSORT RECUPERATEUR.


-CHOC DE L ’ENSEMBLE MOBILE SUR L ’AMORTISSEUR.

-PRESENTATION D ’UNE NOUVELLE CARTOUCHE.

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MOUVEMENT AVANT
35
1° TEMPS :
DECOMPRESSION DU RESSORT RECUPERATEUR
-INTRODUCTION.
-PREMIER 1/2 TRANSPORT.
-2° TEMPS DE L ’ARME DU MARTEAU.
-FERMETURE.

2°TEMPS :
-ROTATION DU L.A.I.
-3° TEMPS DE L ’ARME DU MARTEAU.
-COMPRESSION DU RESSORT D ’ EJECTEUR.
-ACCROCHAGE DE L ’EXTRACTEUR SUR LA CARTOUCHE.

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37

LE

P.A. MAC 50

PISTOLET AUTOMATIQUE MANUFACTURE D’ARME de


CHATELLERAULT

Modèle 50

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39

REGLAGE DE L’ARME : De nuit :


NEANT . - Maintenir l’arme dans une direction non dangereuse .
Mais par contre on peut effectuer une vérification des armes . - Mettre la sûreté .
1) 2 tireurs qualifiés, en position du tireur debout et avec appui . - Enlever le chargeur .
2) une cible C 15 placée sur un panneau de 1 m sur 1 m à 15 m . - Ramener le bloc culasse à fond vers l’arrière .
3) Précision : le H + L doit être inférieur à 30 cm . - Vérifier au toucher que la chambre ne contient pas de
4) Réglage : les écarts en direction et en hauteur du point cartouches .
moyen doivent être inférieurs à 10 cm . - Ramener à nouveau le bloc culasse vers l’avant .
NB: TTA 150/VII P 43 - Mettre un chargeur vide ( vérifier au toucher ) .
- Le contrôle de la détente à une importance de 90% - Désarmer .
dans le tir . - Retirer le chargeur .

MUNITIONS :
Réelle :
- cartouches à balle ordinaire de 9 mm .
- cartouches à balle traçante de 9 mm ( traçante ~ 200 m ) .
A blanc :
- cartouches à blanc en matière plastique Mlle 1959 .(interdites d’emploi)
Emballage :
* Réelle :
- Boite carton de 50 c .
- Boite métallique de 1500 c .
- 2 boites métalliques dans un emballage en bois de 3000 c .
* A blanc :
- boite carton de 50 c .
En caisse en bois contenant 40 boites soit 2000 cartouches .
EMPLOI AU COMBAT :
- juger jusqu’à une distance de 5 ou 6 m .
- jeter jusqu’à une distance de 20 m .
- poser avec appui jusqu’à 50 m .
OPERATIONS DE SECURITE :
De jour :
- Maintenir l’arme dans une direction non dangereuse .
- Mettre la sûreté .
- Enlever le chargeur .
- Ramener le bloc culasse à fond vers l’arrière .
- Vérifier que la chambre est vide, puis vérifier le canon .
- Ramener à nouveau le bloc culasse vers l’avant .
- Mettre un chargeur vide .
- Désarmer .
- Retirer le chargeur .

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40

2) Renseignements numériques :
PA MAC 50 - calibre : 9 mm . A) Glissière . K) Carcasse .
B) Sûreté de mécanisme . L) Détente .
- masse de l’arme : 900 grs .
C) Ejecteur . M) Arrêtoir de glissière .
- longueur de l’arme : 195 mm . D) Marteau . N) Ressort récupérateur
CARACTERISTIQUES GENERALES :
Arme de poing , semi – automatique, utilisée dans les - longueur du canon : 111 mm . E) Gâchette . et sa tige – guide .
actions à très courte distance . - longueur de la ligne de mire : 155 mm . F) Support de mécanisme . P) Biellette .
G) Séparateur . Q) Canon .
1) Organisation générale : - rayures ( nombres ) : 4 à gauche .
H) Barrette de détente . R) Nervures de
Canon : rayé, chambre pour étuis cylindriques . ( pas ) : 270 mm .
J) Poussoir de crochet . verrouillage .
Obturateur : culasse calée à verrou fixe : Système Colt . - vitesse initiale : 315 m/s . arrêtoir de chargeur .
( variante des culasses béquilles ) - portée pratique d’emploi : 50 m . Démontage complémentaire :
Système moteur : action direct de la veine gazeuse sur - portée maxi : 1700 m . ATTENTION – TOUT DEMONTAGE
la culasse . Court recul du canon : - cadence de tir pratique : 18 c/ mn. COMPLEMENTAIRE EST INTERDIT .
le canon attend la culasse avant sa
rentrée en batterie .
- perforation : 15 cm de sapin .
à 25 m .
Système d’alimentation : chargeur parallélépi- - contenance du chargeur : 9c.
pédique à pile unique,
indépendant de l’arme . - neutralisation de l’arme : la platine .
Introduction directe . Accessoire de la puissance de feu :
Extraction : extraction à action normale, axé et poussé - arrêt du tir culasse ouverte en fin de chargeur .
par un ressort . - indicateur de chargement .
Ejection : éjecteur projetant, fixe, porté par le support de Renseignement divers : ( Marquage de l’arme ) .
mécanisme . - sur la glissière coté gauche ( MAC ) et droit modèle et calibre,
sur la carcasse coté droit Série et N°.
Système de percussion : percussion circulaire ,
percuteur appuyé, marteau NOMENCLATURE :
apparent armé à la main ou 5 sous – ensembles : A) Corps de chargeur .
mécaniquement . - Carcasse (K) . B) Transporteur .
Armé culasse fermée . - Platine (F) . C) Ressort de chargeur .
Système de détente : mécanisme à séparateur . - Glissière (B) . D) Semelle .
- Canon + Ressort récupérateur (Q ; N) .
Sûretés : - non automatique : pièce interposée entre - Chargeur . Accessoires : ( Unité collective ) .
percuteur et marteau . - le guide technique ( MAT 1030 ) .
- automatique : rebondissement du marteau . Démontage : - l’arme proprement dite .
Sûreté de chargeur . - une baguette de nettoyage ( D 6.5 mm , L 150 mm ) .
Sécurités : sécurité par séparateur . - 2 chargeurs .
Culasse sécurité .
Appareils de pointage : hausse unique à cran de
mire.
Guidon rectangulaire .

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41

MISE EN OEUVRE

GARNIR UN CHARGEUR :

- Appuyer le culot de la cartouche sur le milieu du transporteur ou sur l’extrémité de l’étui de la cartouche
supérieure du chargeur.

- Comprimer le ressort du transporteur puis glisser la cartouche sous les lèvres de distribution.

APPROVISIONNER :

- Introduire le chargeur plein dans la crosse jusqu’à encliquetage.

CHARGER :

- Tirer le bloc culasse à fond vers l’arrière et le lâcher.


- L’indicateur de chargement doit faire saillie.

ARMER :

- La manœuvre du bloc culasse… a provoqué l’armé du marteau


- Peut se faire aussi en faisant pivoter le chien à la main jusqu’à encliquetage.

METTRE LA SURETE :

- Faire pivoter le levier de sûreté jusqu’à sa position haute.

DESAPPROVISIONNER :

- Enlever le chargeur en agissant sur le poussoir du crochet du chargeur.

DECHARGER :

- Arme désapprovisionnée, manœuvrer plusieurs fois le bloc culasse.


- L’indicateur de chargement ne doit plus faire saillie.

DEGARNIR UN CHARGEUR :

- Appuyer sur le culot de la cartouche supérieure et la faire glisser vers l’avant.

DESARMER :

- Engager un chargeur vide dans la crosse.


- Appuyer sur la détente et accompagner le marteau dans son mouvement.
- Si l’arme est chargée, mettre la sûreté avant de désarmer.

DEGAGER LA SURETE :

- Faire pivoter le levier de sûreté jusqu’à sa position basse.

DECROCHER LE BLOC CULASSE :


(fin de chargeur).
- Appuyer avec le pouce vers le bas sur l’arrêtoir du bloc culasse.

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42

P.A. MAC 50

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43

TENUE DE L’ARME TENUE DE L’ARME

MAIN Refermée en position haute sur la poignée, paume contre le


bec de carcasse, les trois doigts inférieurs tenant la poignée, le
majeur contre le pontet.

INDEX Le long du pontet et dissocié de la tenue de l’arme.

POLICE Formant fourche avec la main, est place juste en dessous de la


glissière.

Crosse tenue d’avant en arrière sans aucune pression latérale.

Canon de l’arme exactement dans l’axe de l’avant-bras

POSITION DU TIREUR DEBOUT AU TIR AU POSER POSITIONS DU TIREUR DEBOUT AU TIR AU


POSER

POSITION D’ATTENTE

EPAULES Sensiblement dans la direction de l’objectif.

BUSTES D’aplomb sur les hanches.

JAMBES Ecartées de la largeur des épaules, pieds légèrement


ouverts sur la même ligne que les épaules.

BRAS DROIT Tendu sans raideur vers le bas, main bloquées par le
poignet dans l’axe de l’avant bras, tenant l’arme à la
poignée sans crispation ; index allongé le long du pontet,
canon dirigé à environ un mètre du pied droit.

BRAS GAUCHE Tombant naturellement le long du corps.

POSITION DE TIR

BRAS DROIT Tendu à l’horizontale en direction de l’objectif, main dans


le prolongement de l’avant bras index au contact de la
queue de détente.

TETE ŒIL prend la ligne de mire.

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44
INSPECTION DES ARMES INSPECTION DES ARMES

ACTION DU GRADE CHARGE ACTION DU TIREUR


DE L’INSPECTION

Commande l’inspection des armes. Met l’arme à la sûreté.


Prend la position d’attente
Chargeur non engagé dans la main
gauche.
Arme dirigée vers le sol.
Lorsqu’il arrive à hauteur du tireur
et à sa droite.
Amène le bloc culasse en position
S’assure qu’aucun chargeur n’est arrière (arrêtoir).
engagé.
Présente :
Vérifie : - la chambre ;
- le canon ;
- la chambre ; - le chargeur
- le canon ;
- le chargeur. Après le passage du gradé :
- Introduit le chargeur vide ;
- Désarme ;
- Retire le chargeur ;
- Remet l’arme dans l’étui.

COMMANDEMENTS DE TIR AU P.A.

DIRECTEUR DE TIR ACTION DU TIREUR

1 « … SERIE… A VOS EMPLACEMENTS « - LE TIREUR SE PLACE AU GARDE-A-VOUS DERRIERE


SON EMPLACEMENT L’ARME A LA MAIN.

- EFFECTUE LES OPERATIONS DE SECURITE

2 « DISPOSITIONS DE COMBAT » - PREND LA POSITION D’ATTENTE OU EN GARDE.


- INTRODUIT LE CHARGEUR.
- CHARGE SON ARME
- LAISSE L’ARME A LA SURETE

3 « OBJECTIF…. DISTANCE » - REPERE L’OBJECTIF.

4 « COMMENEZ LE FEU »OU « FEU A VOTRE - ENLEVE LA SURETE.


INITIATIVE » - OUVRE LE FEU

5 - EN FIN DE TIR ET SANS COMMANDEMENT LE TIREUR


- EXECUTE LES OPERATIONS DE SECURITE ET
ANNONCE « TIR TERMINE… SECURITE VERIFIEE ».

6 « HALTE AU FEU » - ABANDONNE LA DETENTE


- MET L’ARME A LA SURETE
- CONSERVE L’ARME EN DIRECTION DES CIBLES.

7 « CESSEZ LE FEU » - MAINTIENT L’ARME DANS UNE DIRECTION NON


DANGEREUSE.
- MET L’ARME A LA SURETE.
- ENLEVE LE CHARGEUR.
- RAMENE LE BLOC CULASSE A FOND VERS L’ARRIERE
- MET UN CHARGEUR VIDE DESARME ET RETIRE LE
CHARGEUR.

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45

FONCTIONNEMENT

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46
A N A L Y S E D E F O N C T I O N N E M E N T

1° OBTURATION

11 - ORGANISATION GENERALE :

Principe de fonctionnement : Culasse calée à verrou fixe.

Système moteur :

Mouvement arrière :

- action directe de la veine gazeuse sur la culasse.


- court recul du canon.

Mouvement avant :

- décompression du ressort récupérateur, le canon attend la culasse.

12 – OPERATIONS ELEMENTAIRES :

121 – MOUVEMENT ARRIERE

Course de sécurité :

Au départ du coup, le canon et le bloc culasse sont en position avant, les tenons de verrouillage engagés dans
leurs logements ; l’axe supérieur de la biellette est légèrement avancé par rapport à l’axe fixe de l’arrêtoir.

- Sous la poussée des gaz, l’ensemble canon – bloc culasse recule entraînant la rotation de la biellette.
- Lorsque l’ensemble canon – bloc culasse a reculé d’environ deux millimètres, l’axe supérieur est légèrement
en arrière par rapport à l’axe de l’arrêtoir.

Ce déplacement correspond à la COURSE DE SECURITE.

Déverrouillage :

Le bloc – culasse et le canon poursuivent leur mouvement vers l’arrière, la biellette abaisse l’arrière du canon, les
tenons de verrouillage quittent leurs logements. Il y a DEVERROUILLAGE.

DEVERROUILLAGE-OUVERTURE

Ouverture :

Le bloc – culasse poursuivant son mouvement vers l’arrière perd contact avec la tranche postérieure du canon. Il y a OUVERTURE.

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47
122 – MOUVEMENT AVANT :

Fermeture :

Le ressort récupérateur, en se décomprimant, renvoie le bloc culasse vers l’avant. le bloc culasse prend
contact avec la tranche postérieure du canon. Il y a FERMETURE.

Verrouillage :

La culasse pousse le canon vers l’avant, la biellette pivote et soulève l’arrière du canon, les tenons de
verrouillage s’engagent dans leurs logements. Il y a VERROUILLAGE.

VERROUILLAGE

Course de sécurité :

L’ensemble canon bloc culasse termine son mouvement vers l’avant par contact de la chape avec l’axe de
l’arrêtoir.

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48
2° ALIMENTATION

21 – CHARGEMENT

Approvisionnement :

L’arme est approvisionnée par introduction d’un chargeur dans la poignée.


Le chargeur est maintenu par un crochet à ressort.

Transport :

Le transport est assuré par l’élévateur, actionné par un ressort.

Remarque : arrêt du tir culasse ouverte en fin de chargeur.


En fin de chargeur, l’élévateur soulève l’ergot de l’arrêtoir. Au début du mouvement avant, le bec de
l’arrêtoir accroche le bloc culasse.

Distribution et présentation :

La distribution et la présentation sont réalisées par les lèvres du chargeur.

Introduction :

Au cours du mouvement avant, le becquet dégage la cartouche présentée et l’introduit dans la chambre.

En fin d’introduction, le culot de l’étui soulève le bras de l’indicateur de chargement ; ce bras axé en
arrière de la cuvette de tir, fait saillie au dessus du bloc culasse.

22 – EVACUATION DE L’ETUI

Extraction :

L’extraction, assurée par un extracteur à action normale, s’effectue en deux temps :

Un premier temps au cours de l’introduction : le culot de l’étui se glisse sous la griffe de l’extracteur.

Un deuxième temps lors de l’ouverture : la griffe maintient le culot de l’étui dans la cuvette de tir.

Ejection :

L’Ejection est assuré par un éjecteur fixe, porté par la platine.

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49

3° MISE DE FEU

31- ORGANISATION GENERALE

Principe de fonctionnement

- Percussion : circulaire, marteau et percuteur indépendant.

- détente : mécanisme à séparateur commandé par les parties mobiles.

Pièces en jeu :

Mécanisme de percussion :

Le percuteur et son mécanisme de rebondissement


Le marteau
La bielle et le ressort de percussion.

Mécanisme de détente :

La détente
La barrette
La gâchette
Le séparateur
Le levier de sûreté et son axe.

32 – OPERATIONS ELEMENTAIRES.

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50

L’armé s’effectue en deux temps :

Premier temps :

a) Le bloc culasse abaisse la tête du séparateur ; le talon du séparateur abaisse la barrette qui perd contact avec
le talon de gâchette.

b) le bloc culasse fait basculer le marteau ; en fin de mouvement, la tête de gâchette accroche le cran de l’armé.

Deuxième temps :

a) Le bloc culasse est revenu en position avant ; la tête du séparateur s’engage dans l’évidemment du bloc
culasse, son talon perd contact avec la barrette qui vient s’appuyer sous le talon de la gâchette.

b) Le tireur libérant la détente, celle-ci entraîne vers l’avant la barrette dont le cran s’engage sur le talon de
gâchette.

ECHAPPEMENT DE LA BARRETTE

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51
ACCROCHAGE DU MARTEAU

33. SURETE

Le levier de sûreté commande un axe qui comporte un méplat.

Lorsque le levier est en position basse, le méplat


et orienté vers l’arrière. le marteau peut frapper
le percuteur.

Lorsque le levier est relevé, le marteau bute sur


la partie pleine de l’axe en cas de décrochage.

34. LES SECURITES

Sécurité au choc et au désarmé :

En cas de choc, le marteau ne peut frapper le


percuteur, son cran de sécurité buttant sur la
tête de gâchette.

L’arme peut être portée chargée, le marteau à


l’abattu.

Sécurité à l’armé :

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52
Si le marteau, armé à la main, s’échappe accidentellement, son cran de sécurité vient buter sur la tête de gâchette.

Sécurité à la percussion :

Tant que l’arme n’est pas verrouillée :

a) la tête du levier supérieur du séparateur ne peut pas s’engager dans l’évidemment du bloc culasse la barrette
est maintenue abaissée.
Une action sur la détente n’entraîne pas le décrochage du marteau.

b) Si le dérochage à lieu (^tête du séparateur usée) le marteau frappe la tranche postérieure du bloc culasse : la
percussion est impossible.

Sécurité de chargeur :

Tant que le chargeur n’est pas accroché, le levier inférieur du séparateur maintient la barrette abaissée, le
décrochage du marteau est impossible.

Lorsque le chargeur est engagé à fond, le levier inférieur du séparateur est soulevé par le bossage du flasque
gauche, la barrette libérée pivote et s’engage sur le talon de la gâchette.

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53

A T T E N D R E 3 M I N U T E S

REGLER UN INCIDENT DE TIR


INCIDENTS CAUSES REMEDES NI

Munitions défectueuses 1
Cartouche normalement percutée : - Continuer le tir avec d’autres munitions
Canal du percuteur encrassé.
Percuteur usé.
Cartouche insuffisamment percutée - Nettoyer le canal
2
Percuteur usé ou cassé - Changer le percuteur 2
Cuvette de tir, chambre ou logement des
Cartouche non percutée
tenons de verrouillage sales.
Changer le percuteur 2
1
Nettoyer l’arme
Aucune cartouche dans la chambre Chargeur déformé
1
Changer le chargeur

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54

E N T R E T I E N D U P . A . M . A . C .

La baguette de nettoyage ;
AVEC - de l’huile pour armes ;
QUOI - des chiffons propres ;
? - des curettes en bois ;
- de l’eau savonneuse chaude , si cela est possible ;
- sont formellement interdits, l’emploi d’outils en acier et l’utilisation d’abrasifs.

Avant le tir réel ou à blanc :

Sécher le canon :
Lubrifier légèrement les pièces mobiles.
QUAND
ET
COMMENT Immédiatement après le tir :
?
A défaut, nettoyer à l’huile, après démontage, le canon et les parties en contact avec les gaz de combustion pour faciliter les
opérations d’entretien.

Après chaque utilisation de l’arme :

- Nettoyer toutes les cavités en utilisant une petite curette de bois :


- Frotter toutes les parties métalliques avec un chiffon huilé, essuyé minutieusement, sécher le canon :

Enfin lorsque l’arme est absolument propre, huiler légèrement l’ensemble ainsi que l’intérieur des chargeurs.

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55

III

L . R . A . C .

D e 8 9 m m

L A N C E R O Q U E T T E A N T I - C H A R

30 20 10 10 20 30
4 4
4,5 4,5
5 5
6
7

9
10

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56

* La détonation d’une charge creuse à donc EFFETS DE LA CHARGE CREUSE :


produit : Les différents effets d’une charge creuse sont les
- 1 jet de métal , d’abord liquide, de faible diamètre, qui suivants :
s’étire (Ils dépendent, d’une façon générale, de la masse d’explosif mise
puis se disloque en une succession de gouttes ou de en œuvre et de l’épaisseur des parois du projectile) .
fragments alignés .
- Quelques fragments plus importants .
A) Effet de choc :
L’effet de choc dû à l’énergie cinétique du projectile provoque
- Un noyau massif et allongé, de faible vitesse .
des dégâts d’ordre mécanique à l’extérieur du char et propage, à 1) Par atteinte directe du jet dans un cylindre ~10 cm de
Ces différents projectiles agissent successivement sur la
l’intérieur, des ébranlements, des déplacements d’objets, des diamètre et d’une longueur dépendant de la surpuissance de
cible, et participent, chacun pour leur compte, aux effets
ruptures de canalisations, etc . la charge . Dans cette zone, tout objet atteint est brisé, percé
de la charge creuse .
LA PERFORATION DES BLINDAGES B) Effets extérieurs : ou enflammé s’il est combustible : c’est la « zone mortelle »
La détonation du projectile à charge creuse se produit à .
PAR l’extérieur du char . Suivant la masse d’explosif mise en œuvre et 2) Par éclats détachés de la face arrière du blindage ou des
LA CHARGE CREUSE : l’épaisseur des parois, ces effets sont les suivants : obstacles rencontrés par le jet . Ces éclats, dont le nombre
A) Action du jet : - Un effet de souffle, qui déblaie l’extérieur du char des divers dépend du métal de la cible et de la surpuissance du jet, ont
- Le jet constitué d’une matière dense animée d’une très accessoires dont il peut être recouvert . une grande vitesse et des effets mécaniques et incendiaires
grande vitesse et sous un très faible diamètre, produit à - Un effet d’éclats, avec coup de hache important, pouvant importants . Ces éclats sont d’autant plus nombreux que le
son arrivée sur le blindage une énorme concentration endommager les trains de roulement, et immobiliser le char . trou de sortie est plus large .
d’énergie sur une très petite surface . - Un effet d’éclats contre le personnel à couvert . 3) Par surpression de l’onde de choc associée au jet :
Le blindage s’ouvre devant le jet et, au fond du cratère qui C) Effet de perforation : Le jet à grande vitesse est comme enrobé d’une onde de
se forme, la pression est de l’ordre de 1 000 000 Il ne suffit pas qu’une charge creuse perce un blindage, même choc, pratiquement cylindrique en raison du rapport élevé
d’atmosphères . Sous une telle pression, le comportement épais, à incidence normale . entre la vitesse du jet et celle du son dans l’air . Cette onde se
du métal s’apparente à celui d’un fluide, bien que le métal Il faut encore qu’elle puisse percer ce blindage à incidence propage perpendiculairement à l’axe du jet . La surpression est
ne subisse généralement pas de fusion . oblique, c’est-à-dire sous une épaisseur apparente mesurée de l’ordre de 0.5 à 0.8 atmosphères mais elle peut atteindre des
Le diamètre du cratère est 10 à 20 fois supérieur à celui suivant l’axe du projectile et non perpendiculairement à la surface valeurs plus élevées par suite de réflexions conduisant à des
du jet . de la plaque (pour une incidence de 60°, cette épaisseur apparente concentrations locales . Les effets physiologiques de cette
est le double de l’épaisseur réelle) . onde de choc dépendent de la surpuissance de la charge ; ils
B) Action des fragments et du noyau : peuvent être permanents ou transitoires mais, dans les 2 cas,
- Sur 1 cible épaisse, les fragments et le noyau, d’un De plus, le blindage principal devra pouvoir être percé derrière un
préblindage placé à une certaine distance en avant de ce blindage affectent la capacité immédiate de combat d’un équipage dont
diamètre supérieur à celui du cratère, se fichent dans le aucun membre n’aurait été directement touché .
cratère ou à son entrée : leur action est pratiquement nulle principal (sous certain angle d’attaque, un char présente 3
épaisseurs successives et espacées de métal à percer) . 4) Effets divers :
. L’onde de choc associée au jet est très lumineuse et produit
- Sur une cible mince, les fragments et le noyau peuvent D) Effets arrières : un éclair intense dans le char atteint . Cet éclat peut éblouir, au
passer en totalité ou en partie dans le trou creusé par le jet Derrière le blindage, les charges creuses agissent : moins provisoirement, l’équipage .
et leurs effets arrière le blindage s’ajoutent à ceux du jet . - Par atteinte directe du jet . Enfin, si le blindage est mince, une partie des produits de
Remarques : - Par éclats détachés de la face arrière du blindage .
l’explosion peut pénétrer dans le char .
1) Le jet à une température relativement basse : une fois le - Par surpression de l’onde de choc associée au jet .
métal fondu par déformation mécanique, la température - Par des effets divers .
ne peut que diminuer et, en fait, elle ne dépasse pas 1000
C°.
2) L’apparence brillante du jet est due à la luminosité de
l’onde de choc aérienne, incapable de produire des effets
thermiques sensibles .
3) Les effets incendiaires produits sont des effets
secondaires par choc .

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57

LA CHARGE CREUSE :
Historique :
- L’allemand MAX VON FOSTER découvrait l’effet de
la charge creuse, et publia en 1883, le résultat de travaux
poursuivis depuis 1878 .
- En France, les premiers travaux furent effectués vers 1890, à
la poudrerie du Bouchet, par le CNE LEPIDI et tombèrent
dans l’oubli .
- En 1933, une publication de l’Italien LODATI est remarquée
par les services techniques de pyrotechnie de Bourges . Cette Figure A
étude prolongée par l’exploitation d’un brevet suisse pris en
1939 par les frère MOHAUPT et la firme Brandt, aboutit à la
fabrication clandestine de la grenade à fusil Mle 1941 .
- L’étude de cette grenade, communiqués en juin 1940 à nos
alliés servit de catalyseur aux travaux qu’ils avaient
commencés à ce sujet .
- La cartouche de 7.5 mm à balle sphérique, destinée au tir réduit - Du côté Allemand l’étude commença vers 1937 – 1938 et
à distance réduite ( jusqu’à 50 m ) . aboutie en 1940 à la mise au point des charges de destructions
utilisées au cours des opérations contre les forts de Liège .
Emballages : - Enfin en 1942, lors de la campagne de Tunisie, les premiers
* BT F3 : engins à charge creuse font leur apparition sur le champ de
- Boite de 15 cartouches dans une caisse en bois de 1800 c . bataille . Principe de fonctionnement :
* Balle plomb sphérique : LE PHENOMENE DE LA CHARGE CREUSE : - La détonation par du détonateur, placé à l’arrière, et se propage
Définition : vers le revêtement . Lorsque celui – ci est atteint, il s’écrase sur
Sécurité : l’axe .
- Ne jamais charger le tube sans qu’il soit sur le L.R.A.C. - La charge creuse est un bloc explosif dont la face
- Le travail, de déformation mécanique auquel est soumis le métal
tournée vers l’objectif présente une cavité .
du revêtement l’échauffe et l’amène au point de fusion .
Limite d’utilisation : Constitution d’une charge creuse : - Au point de concentration du métal, la pression qui, dans l’onde de
- Températures extrêmes : - 20°c à + 40°c . Elle comprend essentiellement : détonation, était de l’ordre de 100 à 150 kg / bars, atteint des valeurs
- La charge explosif proprement dite . de l’ordre du mégabar, soit 1 000 000 d’atmosphères .
- Le revêtement, plaqué sur la face évidée de l’explosif. - Le métal fondu qui se trouve dans le fond de la cavité est
- L’artifice d’amorçage dont le détonateur est dans l’axe . violemment expulsé vers l’avant sous forme d’un jet long mince
* Certaine charge creuse sont dotées d’un déflecteur d’onde de métal liquide animé d’une vitesse très élevée ~10 000 m/s .
d’amorçage (parfois appelé écran) constitué d’un matériau - La partie avant du jet à une vitesse plus élevé que la partie arrière .
plastique ou d’air (figure A) . Il en résulte que le jet s’étire puis se disloque en gouttes allongées
Le but de ce déflecteur est de favoriser l’amorçage de qui se solidifient et enfin se dispersent .
l’explosif par la périphérie, pour obtenir une meilleure - La plus grande partie du métal du revêtement se concentre sous
propagation du front d’explosion en direction du revêtement . forme d’un noyau animé d’une vitesse beaucoup plus faible que
le jet .
- Entre le jet et le noyau se trouvent généralement des fragments
plus ou moins gros .

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59

TUBE REDUCTEUR DE 7.5 mm Mle F1 : A) Lunette dans son gainage . D) Clé de dépose . REGLAGE DE L’ARME :
B) Protecteur d’objectif . E) Prisme déviateur .
Caractéristiques générales : C) Bague de fermeture .
Le tube réducteur de 7.5 mm Mle F1 est un appareil destiné - Direction : 1 tour de vis = 107 cm à 315 m .
à l’instruction du tir des servants du lance-roquettes antichar - Hauteur : 1 tour de vis = 107 cm à 315 m .
* Pose du prisme :
de 89 mm Mlle F1 . ATTENTION : AVANT DE VISSER , DEVISSER LA VIS
- A l’aide de la clé de dépose, dévisser la bague de fermeture
NOMENCLATURE : OPPOSEE de la même valeur .
du gainage (c) .
- Retirer le protecteur d’objectif (b) . DIRECTION : VISSER la vis de droite =
- Mettre en place le prisme en alignant les repéres . PORTE LE TIR A DROITE .
- Remonter le gainage de la lunette . HAUTEUR : VISSER la vis du haut =
* Pendant le tir :
- Utiliser la hausse de combat .
PORTE LE TIR EN HAUT .
- Vérifier tous les 6 coups le positionnement du prisme
A) Bouchon arrière . K) Rampe de verrouillage .
(au besoin le pousser du bout des doigts) . Tours 50 m 100 m 200 m 300 m 315 m
B) Culasse . L) Piste de contacte électrique . Accessoires : ½ 8.49 17 34 51 53.5
- Le coffret de transport comprenant :
C) Lamelle de sécurité . M) Bague avant . 1 17 34 67.9 102 107
D) Vis de réglage . N) Bouchon avant . - Le manuel de l’opérateur ( MAT 1052 ) .
- Le réducteur proprement dit . 1.1/2 25.5 51 102 153 160
E) Vis de fixation de l’étape amplificateur .
F) Amortisseur . - 1 clé de dépose (A) . 2 34 67.9 136 204 214
G) Vis de fixation avant du canon . - 1 prisme déviateur (B) . 2.1/2 42.5 84.9 170 255 267
H) Bague de serrage . - 1 crochet éjecteur - tournevis .
- 1 écouvillon de chambre . 3 51 102 204 306 321
- 1 lavoir à ficelle .
- 1 écouvillon laiton .

A) Pions de contact électrique . D) Lamelle de sécurité .


B) Vis de réglage . E) Culasse .
C) Boite de culasse . F) Levier de percuteur .
Lunette : MUNITIONS :
- Tir réduit : Distance jusqu’à 50 m .
- La cartouche de 7.5 mm à balle traceuse Mlle F3 , pour tube
réducteur de L.R.A.C. de 89 mm Mlle F1 destinée au tir réduit
à distance réelle, qui reproduit à 300 m la trajectoire et la
durée du trajet de la roquette antichar de 89 mm .

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61

Tableau de correction AP–AV 89 mm : Emballages : OPERATIONS DE VERIFICATION


- 1 caisse d’emballage logistique, type européen, en carton PRELEMINAIRE :
imprégné comprend :
- 2 emballages tactiques de 2 munitions avec sangle de
portage . Avant chaque tir :
Masse de la caisse vide : 11.7 kg , Pleine : 26.2 kg . - Vérification du circuit électrique .
( la caisse pleine flotte et peut être parachutée ) . - Fixation de la lunette .
- Etat de propreté (propre, âme du tube non écorchée) .

En cas d’incident de tir :


- Attendre 3 mn , puis le chargeur :
- Déverrouille la munition .
- Remet le bouchon arrière .
- Décharge .
- Nettoie les contacts de l’arme et les pistes électriques de la munition avec
SECURITE : un chiffon propre et sec.
- Vérifie le fonctionnement électrique de l’arme avec l’ampoule de contrôle
- Recharge la munition.

Le tireur effectue une nouvelle tentative pour tirer le projectile : s’il y a


encore raté de mise de feu, recommencer les trois premières opérations et
remettre les munitions en état de transport (mise en place du bouchon avant
y compris si possible la bande adhésive).

SERVICE DE L’ARME :

Le tireur :
- Transporte l’arme .
- Vérifie le circuit électrique .
- Met en place la lunette .
Zone interdite au Zone interdite au - Repère l’objectif .
personnel . matériel . - Apprécie les distances et les vitesses .
- Aucun obstacle à moins de 3 m en arrière du tube . - Pointe et tire .
- Vie du tube 100 c (+ 2 fois 20 après contrôle)
- Raté au départ du coup attendre 3 mn . Le chargeur :
* tir interdit : - Transporte les munitions .
- Par temps d’orage . - Prépare les munitions .
- A proximité de lignes à haute tension . - Charge .
- Auprès de postes puissants ou de toute source de - Décharge .
rayonnement électromagnétique . - Replace les munitions dans leur emballage .
- Enneigement supérieure à 40 cm . - Observe le tir .

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63

- Une ogive en matière plastique, de profil


1) 1 croix matérialise la hausse 0 et sert au réglage en atelier . - 1 rondelle d’écouvillon .
aérodynamique ; elle possède dans son
2) 1 ligne de foi verticale comporte : - 1 carnet de tir MAT 1016 (G) .
- 1 échelle hectométrique de hausse, graduée de 0 à 10 . - 1 guide technique MAT 1050 (F) . nez un générateur piézo-électrique relié
au circuit de l’amorce électrique de la
(les distances 1, 2, 3 ne sont pas chiffrées) .
fusée de culot par des connections portée
- La hausse de combat est matérialisée par 1 trait simple .
3) 1 échelle des dérives : sur l’ogive . ( tête )
- Sur la hausse de combat : 30 millièmes de par et d’autre de
la ligne de foi, chiffrés tous les 10 millièmes . - Une charge creuse : contenue dans un
- Sur les hausses 4, 4.5 et 5 hm : 40 µ de part et d’autre de la corps en aluminium , 520 g hexogène tolite.
ligne de foi (1trait = 1 intervalle = 10 µ) .
4) 2 courbes stadimétriques permettent d’apprécier la distance - Un corps de propulseur portant à son
d’un objectif de dimension moyenne (6m de long, 3 m de extrémité inférieure un empennage
large) . composé de 9 ailettes amovibles,
repliées le long du corps au repos .
- Une charge propulsive dite en brosse
de 300 g dont la combustion très rapide
est achevée à la sortie de la roquette du
tube. ( le propulseur )
- Une tuyère en alliage léger à 6
A) Gaine . aubes inclinées à 45° .
B) Trousse d’accessoires .
C) Ecouvillon . Charger la munition :
D) Pinceau .
E) Couvre – bouche .
Accessoires (UC) : F) Guide technique .
- 1 caisse de transport logistique . G) Carnet de tir .
Vide :15.5 kg MUNITIONS :
Pleine : 22.2 kg La muniton antichar de 89 mm Mlle F1 comprend un
CONTENEUR et son PROJECTILE .
Le CONTENEUR s’adapte à l’arrière de l’arme au moment
du tir et sert ainsi de rallonge au tube .

- 1 lunette de pointage APX M 309 et son gainage .


- 1 couvre bouche (E) .
- 1 gaine pour l’arme (A) .
- 1 trousse d’accessoires contenant (B) : A) Bouchon avant . D) Rampe de verrouillage .
- 1 écouvillon (C) .
B) Tranche avant . E) Amortisseur .
- 1 manche d’écouvillon en 4 éléments .
C) Pistes de contact . F) Bouchon arrière .
- 1 pinceau (D) .
- 3 paires de protections auriculaires .
- 1 écrou d’écouvillon .

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65

A) Bonnette . F) Faces d’appui .


B) Rampe de verrouillage . G) Levier de blocage .
C) Amortisseur avant . H) Ampoule de rechange .
D) Ampoule – témoin . J) Bouchon protecteur d’ occulaire .
E) Bouchon protecteur d’objectif .

Poignée de mise à feu .


Rampes de verrouillage
A) Manette d’armement .
B) Détente .
Plots de contact

Verrou
A) Cran de mire . Ligne de mire auxiliaire .
B) Guidon . A) Outil de démontage . K) Rampe de verrouillage .
Contre - verrou B) Ecrou d’assemblage . L) Corps de gainage .
C) Bouchon protecteur d’ampoule . M) Bonnette .
D) Ampoule témoin . N) Bouchon protecteur
Poignée avant . E) Bouchon protecteur d’objectif . d’oculaire .
F) Amortisseur avant . P) Ampoule de rechange .
Poussoir G) Lunette . R) Flèche de positionnement .
H) Faces d’appui .
J) Levier de blocage .
A) Face d’appui .
Poussoir verrou B) Levier de blocage . Réticule :
de bipied C) Excentrique .
LUNETTE A.P.X. M 309 :
- Grossissement : 3 .
Sabot arrêtoir - Champ : 200 millièmes .
- Ne nécessite aucun réglage (préréglée en atelier) .
- Un gainage en mousse polyéthylène assure sa protection .
- Les lunettes sont interchangeables .
Poussoir d’épaulière
Epaulière bipied .

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67

LRAC 2) Renseignement numériques : MOMENCLATURE :


CARACTERISTIQUES GENERALES : - calibre : 89 mm . 4 sous ensembles :
Le lance – roquettes antichar de 89 mm modèle F1 est une - masse de l’arme : 5 kg . - le tube (en fibre de verre) .
arme collective légère, non automatique, à chargement - la poignée de mise de feu .
simple.
- masse de la munition AC : 3.2 kg .
- les système d’appui .
- masse de la munition AP- AV : 3.6 kg . - la lunette .
- masse de l’arme en ordre de tir : ~ 8 kg .
- longueur de l’arme : 1.17 m .
- longueur de l’arme en ordre de tir : 1.60 m .
- longueur de la munition : 0.60 m .
Servi par 2 hommes : 1 tireur, 1 chargeur pourvoyeur . - vitesse initiale AC : 290 m/s .
1) Organisation générale : - vitesse initiale AP- AV : 240 m/s .
Canon : tube à âme lisse ouvert aux 2 extrémités . - vitesse pratique de tir : 3 à 4 c/mn .
Système d’alimentation : Chargement simple par la - portée maxi d’emploi AC : 500 m .
mise en place du container de - portée maxi d’emploi AP- AV : 650 m . A) Couvre – bouche .
roquette à l’arrière de l’arme B) Cran de mire auxiliaire .
- portée maxi roquette AC et AP- AV : 2200 m . C) Protecteur de support de lunette .
de lancement .
- portée mini AC : 10 m . D) Appui – joue .
Allumage : système électromagnétique de production de
courant de mise de feu . - portée mini AP- AV : 14 m . E) Lunette M 309 .
- hausse de combat : 315 m . F) Poussoir d’épaulière .
Détente : mécanique simple (type détente- gâchette) . G) Sabot arrêtoir de bipied .
Sécurités : - portée utile de combat (mobile) AC : 300 m . H) Poussoir verrou de bipied .
* sécurité de détente : doigt de sécurité immobilisant la (mobile) AP- AV : 250 m . J) Support de lunette .
détente . - flèche : 1.80 m à 300 m . K) Poignée avant repliée .
* sécurité au chargement . Le circuit de mise de feu n’est pas - sécurité de bouche : 4m.
fermé si : - la munition est insuffisamment verrouillée .
- le bouchon arrière n’est pas enlevé (ce bouton - perforation AP : 40 cm de blindage .
assure également la sûreté de transport arme 1 m de béton .
chargée) . AP- AV : 8cm d’acier .
* sécurité électrique : 2 contacts sont placés en série sur le 50 cm de béton .
circuit électrique : - incidence limite de fonctionnement : 74°
- l’un est commandé par la manette d’armement . - température limite : - 31.5°c à + 51.5°c .
- l’autre par la détente .
Renseignements divers :
Appareil de pointage : lunette APX M 309 équipée d’un Marquage de l’arme :
gainage, préréglée en atelier, A) Munition . E) Poignée avant .
- Le calibre, le modèle et le numéro de l’arme sont inscrits en B) Poignée de transport . F) Poignée de mise de feu .
grossissement 3, champ 200 µ . jaune sur le tube à l’arrière et à droite (EX : LRAC- 89- F1 C) Lunette M 309 . G) Bipied .
Réticule : une échelle verticale graduée de 0 à 10 N° 17) . D) Bretelle . H) Epaulière .
hectomètre, une échelle horizontale graduée en Marquage de la lunette :
millièmes, 2 courbes stadimétriques . - Le numéro et l’indice de la lunette sont inscrits sur une plaque
Supports : poignée et épaulière réglables, bipied dépliable . de marque (EX : APX M 309 AB) .
Munitions : dans un conteneur servant de rallonge au tube . - Le numéro est gravé sur le corps de la lunette .

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68

POSITION DU TIREUR DEBOUT

3
2

1. – Jambes écartées, pieds ouverts.


2. – Buste droit, corps d’aplomb sur les hanches, ligne des épaules dans le même plan que cesse des pieds
et faisant un angle d’environ 45° avec l’axe du tir.

3. – Coude gauche collé au corps, main gauche enserrant la poignée avant et soutenant l’arme.

4. – Epaulière au contact de l’épaule droite. Coude droit rabattu.

5. – Main droite enserrant la poignée de mise de feu et tirant l’arme vers l’arrière.

6. – Joue droite au contact de l’appui joue. Tête légèrement inclinée sur le côté droit. Nez et front au contact de la partie
arrière du gainage protecteur de la lunette.

POSITION DU CHARGEUR POURVOYEUR

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69

2
3

1
POSITION COUCHE :

1. – Couché à plat ventre du côté droit du tube la jambe gauche repliée.


2. – Tête à hauteur de la lunette.
3. – Corps faisant un angle de 90° par rapport au tube. Cette position permet au chargeur de supporter les effets sonores au
départ du coup.

POSITION A GENOU :

Le chargeur se place un ou deux genoux à terre, à droite du tube par rapport au sens du tir, la tête à hauteur de celle du tireur.

POSITION DEBOUT :

Le chargeur se place à droite du tube par rapport au sens du tir, la tête à hauteur de celle du tireur.

POSITION DU TIREUR COUCHE

1. – Couché à plat sur le ventre du côté gauche du tube, le corps en oblique faisant un angle de 60° environ avec l’axe du
tube. Jambe droite repliée.
2. – Main gauche saisissant la poignée avant et soutenant l’arme. coude gauche au sol.
3. – Bipied sorti et reposant sur le sol (lorsque le terrain le permet).
4. – Coude droit au sol. Epaulière au contact de l’épaule droite.
5. – Main droite enserrant la poignée de mise de feu et tirant l’arme vers l’arrière.
6. – Joue droite au contact de l’appui joue. Tête légèrement inclinée sur le côté droit. Nez et front contre le gainage de la
lunette

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70

POSITION UN GENOU A TERRE


7

3
5

4
6

31

1. – Genou droit au sol, assis sur le pied droit.


2. – Jambe gauche dressée pointe du pied vers l’intérieur.
3. – Buste très légèrement fléchi vers l’avant.
4. – Coude gauche au contact du genou.
5. – Main gauche saisissant la poignée avant et soutenant l’arme.
6. – Epaulière au contact de l’épaule droite. Bras droit serré au corps.
7. – Main droite enserrant la poignée de mise de feu et tirant l’arme vers l’arrière.
8. – Joue droite au contact de l’appui joue. Tête légèrement inclinée sur le côté droit. Nez et front contre le
gainage de la lunette.

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71

COMMANDEMENTS DE TIRS AU L.R.A.C. de 89 MM

COMMANDEMENT ACTIONS DU TIREUR ACTIONS DU CHARGEUR

« … X° SERIE
A VOS EMPLACEMENTS »

« DISPOSITION DE COMBAT » REGLE LES SUPPORTS EXTRAIT SE PLACE A DROITE DU TIREUR


LE BIPIED EVENTUELLEMENT PREPARE LES CONTENEURS :
PREND LA POSITION - RETIRE LES BANDES
ADHESIVES,
- RETIRE LE BOUCHON AVANT
er
DU 1 PROJECTILE

ABANDONNE LA POIGNEE DE MISE ENGAGE LA MUNITION ET LA


DE FEU VERROUILLE
PLACE LA MAIN DROITE SUR LE RETIRE LE BOUCHON ARRIERE ET
TUBE LE GARDE
ANNONCE PRET EN TAPANT
DOUCEMENT SUR L’EPAULE DU
TIREUR

« OBJECTIF… » REPERE L’OBJECTIF REPERE L’OBJECTIF


EVALUE LA DISTANCE
ANNONCE LA DISTANCE
EVENTUELLEMENT EVALUE LA
VITESSE

« FEU » EFFACE LA MANETTE D’ARMEMENT OBSERVE L’OBJECTIF


APPUIS SUR LA DETENTE

APRES LE DEPART DU COUP

ABANDONNE LA DETENTE PUIS LA DEVEROUILLE, DECHARGE ET


MANETTE D’ARMEMENT JETTE LE CONTENEUR
ABANDONNE LA POIGNEE DE MISE LATERALEMENT, ET ANNONCE
DE FEU ET PLACE SA MAIN DROITE « TIR TERMINE, SECURITE
SUR LE TUBE VERIFIEE » .

« HALTE AU FEU » ABANDONNE LA POIGNEE DE MISE PLACE LE BOUCHON ARRIERE SUR


DE FEU LA MUNITION
PLACE LA MAIN DROITE SUR LE
TUBE

« CONTINUEZ LE FEU » PROCEDE COMME AU RETIRE LE BOUCHON ARRIERE


COMMANDEMENT « FEU » ANNONCE PRET ET TAPE SUR
L’EPAULE DU TIREUR

« CESSEZ LE FEU » ABANDONNE LA POIGNEE DE MISE DEVERROUILLE


DE FEU PLACE LE BOUCHON ARRIERE SUR
PLACE LA MAIN DROITE SUR LE LA MUNITION
TUBE LA RETIRE DU TUBE
PLACE LE BOUCHON AVANT

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72

IV

L E S G R E N A D E S

A M A I N

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73

LES GRENADES A MAIN


Les grenades à main sont constituées par des projectiles explosifs ou à effets spéciaux (fumigènes,
lacrymogènes…), lancés à la main. Elles sont, en général, destinées à neutraliser ou à détruire des
objectifs rapprochés et masqués qui ne sont pas justifiables du tir direct.

1. ORGANISATION GENERALE

La grenade possède trois parties principales.

LE CORPS
Sa composition est son épaisseur dépendent de l’effet à obtenir :
Les grenades offensives et les grenades à effet spéciaux ou un corps à parois minces.
Les grenades défensives ont un corps à parois épaisses, éventuellement pré fragmentées.
Les formes, très diverses, sont étudiées pour faciliter le lancer.

LE CHARGEMENT.
Il est constitué :
Pour les grenades explosives, par un explosif brisant peu sensible au choc et à la friction.
Pour les grenades à effets spéciaux, par une composition pyrotechnique (fumigène), ou par un produit
de chargement spécial (fumigène, lacrymogène, phosphore blanc,…). Ces grenades comportent,
éventuellement, une charge d’éclatement destinée à rompre le corps et à disperser la matière active .

L’ARTIFICE D’AMORCAGE.
Il assure le fonctionnement du chargement, et est constitué d’un bouchon allumeur (BA).
Les bouchons allumeurs sont généralement vissés sur le corps et logés dans une gaine métallique
assurant l’étanchéité de la grenade. Ils comportent soit un détonateur, soit un renforçateur de poudre
noire. Ils disposent d’un dispositif assurant la sécurité du lanceur.

NOTA : Les corps de grenade et les artifices d’amorçage sont livrés :


- Assemblés (BA vissé sur la grenade dite alors « amorcée ») :
- ou séparés et réunis dans le même emballage (caisse à coups complets) ;
- ou séparés et placés dans des emballages différents ;

DESCRIPTION D’UNE GRENADE

ARTIFICE D ’AMORCAGE

CORPS
2. CLASSIFICATION DES GRENADES.

CHARGEMENT
LES GRENADES EXPLOSIVES.

a) Grenade offensive

Elle produit un effet de souffle. Elle est composée de :


Un corps à parois très minces en tôle d’acier.
Un chargement d’explosif brisant : tolite pulvérulente.
Un bouchon allumeur fusant à temps (4 à 7 sec.) à détonateur.

b) Grenade défensive

Elle produit un effet meurtriers sur le personnel et des effets de destruction sur les matériels. Elle est
composée de :

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Un corps à parois épaisses, éventuellement pré fragmentées en fonte, ou en fonte aciérée.
Un chargement d’explosif brisant : tolite pulvérulente.
Un bouchon allumeur fusant à temps (4 à 7 sec.) à détonateur.

C) Grenade offensive - défensive

C’est une grenade offensive pouvant être transformée en grenade défensive par l’adjonction d’un
renforçateur d’éclats, en acier.
GRENADES A EFFETS SPECIAUX

a) Grenade fumigène à phosphore blanc.

Elle produit des effets fumigènes, incendiaires et irritants par projection de phosphore et émission de fumée. Elle est composée
de :

Un corps à parois minces en tôle d’acier.


Un chargement de phosphore blanc.
Un bouchon allumeur à temps (4 à 7 sec.) avec un détonateur renforcé qui tient lieu de charge d’éclatement.

b) Grenade fumigène ou à fumée colorée.

Elle est destinée à la signalisation ou au camouflage d’un objectif ami. Elle est composée de :
Un corps à parois minces en tôle d’acier, percé d’évents.
Une composition fumigène et, éventuellement, un relais pyrotechnique (mèche à étoupille ou comprimé en poudre noire).
Un bouchon allumeur à temps ( ~2 sec) avec détonateur.

c) Grenade lacrymogène (lacrymogène = qui fait pleurer)

Elle peut être utilisée pendant l’instruction tactique. Elle est composée de :

Un corps en matière plastique de forme ovoïde.


Un bouchon allumeur à temps (4 à 7 sec).
Un lest et une charge d’éclatement.

c) Grenade inerte

Elle est utilisée pour l’instruction du lancer et les manipulations en salle. Elle est composée de :
Un corps identique à celui des grenades actives.
Eventuellement un lest.
Un bouchon allumeur inerte.

LE MARQUAGE
Dénomination en abrégé de la grenade.

Grenade GR Défensive Df Lacrymogène LAC


A main Ma Fumigène Fum Exercice X
Offensive Of Tolite T Inerte INERTE
Phosphore PH

GRENADES COULEUR DE FOND LETTRES BANDE

Grenades explosives Vert armée Jaune


Grenade au phosphore Vert Rouge Inscription PH en Rouge
Rouge
Grenade lacrymogènes Gris Rouge Blanc
Grenade aveuglante Bleu ou vert armée Blanc Marron
Grenade assourdissante Vert armée Marron CCC la couleur de la
Grenades fumigènes à fumée colorée Vert clair Noir fumée

Grenades fumigènes HC Vert clair Noir


Grenades d’exercice renfermant au moins 1
élément actif
Grenades entièrement inerte Orange Noir

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75
3. LES BOUCHONS ALLUMEURS

Description :

Un bouchon allumeur comprend :

• Un corps tubulaire en alliage.


• Un dispositif de sécurité constitué d’un levier de déclenchement immobilisé par une goupille de sécurité. Ce
levier maintient en place un verrou et son ressort.
• Un mécanisme de percussion comprenant un percuteur et son ressort. Le percuteur est immobilisé par le
verrou.
• Une chaîne pyrotechnique composée de :

- Une amorce ;
- Un retard pyrotechnique ;
- Un renforçateur de poudre noire ou un détonateur.

Fonctionnement :

Le retrait de la goupille de sécurité provoque le déverrouillage du levier de déclenchement.


Lorsque l’utilisateur lâche le levier, ce dernier pivote autour de son axe sous l’action du verrou, et est désolidarisé
du corps sous l’action du ressort de percuteur ou de verrou suivant le modèle de BA.

Après expulsion du levier de déclenchement, dans le premier cas, le verrou est éjecté et libère le percuteur. Dans
le deuxième cas, le percuteur est directement libéré. Dans les deux cas, celui-ci, sous l’action de son ressort,
frappe l’amorce.
La flamme est transmise au détonateur ou au renforçateur de poudre noire par le retard pyrotechnique.

Mise en œuvre :

• Visser le bouchon allumeur dans la gaine de la grenade.


• Prendre la grenade à pleine main, dans la main forte, le levier contre la paume, le pousse entourant la
grenade.
• Engager l’index de la main faible dans l’anneau de la goupille de sécurité en l’introduisant par en dessous.
• Tourner dans le sens des aiguilles d’une montre et arracher la goupille d’une traction vigoureuse vers la
gauche.
• Lancer la grenade

4. LES BOUCHONS ALLUMEURS EN SERVICE.

LE BOUCHON ALLUMEUR MODELE F 3

Il possède :
Un détonateur.
Un levier de déclenchement éjectable.
Un retard de 4 à 7s.
Identification : bande de peinture jaune sur le levier de déclenchement.

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76

Composition détonante : 0.06 gr d’azoture de plomb, 1 gr de pentrite.

LE BOUCHON ALLUMEUR MLE F5

Il possède :
Un détonateur.
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 4 à 7 s
Identification : bande de peinture jaune sur le levier de déclenchement ou couvercle recouvert de peinture jaune.
Composition détonante : 0.2 gr d’azoture de plomb, 1 gr de pentrite.

LE BOUCHON ALLUMEUR MLE F4

Ce BA d’exercice possède :
Un renforçateur de poudre noir.
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 4 à 7s.
Identification : bande de peinture bleue sur le levier de déclenchement.
Renforçateur : 0.30 gr de poudre noire.

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LE BOUCHON ALLUMEUR D’EXERCICE MLE F6

Il possède :
Un renforçateur de poudre noir.
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 4 à 7 s
Identification : bande de peinture bleue sur le levier de déclenchement ou couvercle recouvert de peinture bleue.
Renforçateur : 0.30 gr de poudre noire.

LE BOUCHON ALLUMEUR MLE F8

D’aspect identique aux F3 ou F4


Il possède :
Un renforçateur de poudre noir
Un levier de déclenchement éjectable
Un retard de 2,5 s
Identification : bande de peinture marron sur le levier de déclenchement
Renforçateur : 0.30 gr de poudre noire

LE BOUCHON ALLUMEUR MLE F10


D’aspect identique aux F5 ou F6.
Il possède :
Un renforçateur de poudre noir
Un levier de déclenchement éjectable.
Un retard de 2,5 s
Identification : bande de peinture marron sur le levier de déclenchement ou couvercle recouvert de peinture
marron.
Renforçateur : 0.34 gr de poudre noire.

REMARQUE :
Ces BA proviennent de deux fabricants différents : RUGGIERI (F3, F4,F8) et ALSETEX (F5, F6, F10). Ces derniers
ne sont normalement plus en service mais peuvent être éventuellement rencontrés.
Un nouveau bouchon allumeur, le F 11, devrait entrer en service début 1998 en remplacement du modèle F 3.

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5. LES GRENADES EN SERVICE

5.1 LES GREANDES EXPLOSIVES

LA GRENADE OFFENSIVE MLE 1937 (GR MA OF 37)


• Chargement : 90 gr de tolite
• Diamètre d’efficacité : 5 m (effet de souffle), projection possible du BA jusqu’à + ou – 70 m
• Identification : vert armée, marquage jaune.
• Amorçage : BA F3 ou F5
• Poids : environ 300 gr

LA GRENADE DEFENSIVE MLE 37 MODIFIE 46 (GR MA DEF 37 M 46°


• Chargement : 60 gr de tolite
• Diamètre d’efficacité : 10 m, les gros éclats peuvent atteindre 100 m
• Identification : vert armée, marquage jaune.
• Amorçage : BA F3 ou F5
• Poids : environ 560 gr

5.2 LES GRENADES A EFFETS SPECIAUX

LA GRENADE FUMIGENE AU PHOSPHORE MLE 59 (GR MA FUM PH OF 59)

• Chargement : 210 gr de phosphore blanc


• Diamètre d’efficacité : 12m, les grosses particules enflammées peuvent atteindre 30 m, le BA 60m. Emission
de fumée pendant environ 2 minutes.
• Identification : vert armée, marquage rouge, bande rouge.
• Amorçage : BA F3 ou F5
• Poids : environ 450 gr

LA GRENADE A MAIN FUMIGENE AU HC MLE 1956 (GR MA FUM HC 56)

• Chargement : 275gr d’Héxaclorétane


• Efficacité : Emission de fumée pendant environ 2 minutes.
• Identification : vert armée, marquage noir.
• Amorçage : BA F8 ou F10
• Poids : environ 460 gr

Un délai de 15 secondes est nécessaire pour transmettre la combustion d’une grenade à l’autre lorsqu’elles sont
reliées entre-elles.
Remarque :
Cette grenade est munie d’un raccord fileté permettant de relier plusieurs grenades entre-elles. Ce rapport est
protégé par un capuchon en matière plastique. Quelque soit l’utilisation de cette grenade (seule ou reliée à une
autre), il est impératif d’enlever ce capuchon.

LA GRENADE A MAIN A FUMEE COLOREE MLE F2 (GR MA FC F2)

• Chargement : 300 gr de composition fumigène


• Efficacité : émission de fumée de 2 minutes à 2 mn 30.
• Identification : vert clair, marquage noir, lettres CCC de la couleur de la fumée
• Amorçage : BA F8 ou F 10.
• Poids : environ 500 gr
• 3 couleurs disponibles : jaune, vert, rouge.

LA GRENADE A MAIN A FUMEE COLOREE MLE F2 (GR MA FC F2)

D’aspect identique à la F2 si ce n’est le chargement moins important et le corps plus petit.

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79

• Efficacité
• Identification Identiques à la grenades à
• Amorçage fumée colorée Mle F2
• Poids : 400 gr

LA GRENADE A FUSIL ET A MAIN LACRYMOGENE INSTANTANEE AU CB MLE F4 (GR FL MA LAC I CB F4)

Elle peut être lancée à la main ou avec un fusil sur lequel est adapté un tromblon.

Mise en œuvre :

Avec un fusil (FAMAS, FSA MAS 49/56).

- introduire la cartouche explosive dans le corps de la grenade


- visser à l’autre extrémité le BA adéquat
- retard 2,5 s (pour une portée d’environ 100 mètres)
- retard empenné 5 s (pour une portée d’environ 200 mètres)
- - fixer le tromblon sur la bague coulissante de l’arme
- introduire la grenade dans le tromblon, BA en premier
- charger l’arme avec une cartouche spéciale de lancement en matière plastique blanche.

NOTA : ces grenades sont livrées par caisses de 16 qui contiennent également les différents BA ainsi que des
cartouches spéciales de lancement en matière plastique blanche. Le tir avec toutes autres cartouches (cart. à
blanc, Cart. de lancement) est rigoureusement interdit.

A la main

- introduire la cartouche explosive dans le corps de grenade


- visser le BA ALSETEX à l’autre extrémité

• chargement : 10 gr de CB
10 gr de Tolite
4 gr de Tétryl

• Efficacité : effets lacrymogène et acoustique


• Identification : corps gris, marquage jaune, 1 bande rouge, 1 rond jaune sur la cartouche.
• Amorçage :

BA instantané ALSETEX
BA 2,5 s pour le tir au fusil
BA 5 s pour le tir au fusil
• Poids : environ 120 gr
• Nota : cette grenade dispose d’un retard interne de 3,5 à 5 s.

LA GRENADE A FUSIL ET A MAIN A MOUVEMENTS ALEATOIRES MLE G1 (GR FL MA MO ALE MLE G1)

Elle peut être lancée à la main ou avec un fusil en lui adaptant un tromblon de la même façon que la GR FL MA
LAC I F4.

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80

Au moment du fonctionnement, le corps se sépare en deux parties contenant chacune 3 charges de CS. Celle-ci
vont se disperser au sol et éviter ainsi le renvoi de la grenade.

NOTA. : ces grenades sont livrées par caisses de 16 qui contiennent également les différents BA ainsi que des
cartouches spéciales de lancement en matière plastique verte. Le tir avec toutes autres cartouches
(Cartouches à blanc, cartouche de lancement est rigoureusement interdit. Actuellement, COFUSCO n’est
approvisionné qu’en cartouches de 7.5 mm.

• Chargement : 6 charges élémentaires de CS


• Efficacité : Effet lacrymogène, dépend des conditions météorologiques (de 100 à 300 m2).
• Identification : corps gris, marquage noir, 1 bande adhésive rouge.
• Amorçage :

BA 1,5 ALSETEX
BA 2,5 s pour le tir au fusil (100 m)
BA 5 s pour le tir au fusil (200 m)
Eventuellement BA F8 ou F10

• Poids : environ300 gr

LA GRENADE A MAIN LACRYMOGENE MLE F2 (GR MA LAC F2)

• Chargement : 100 gr de CB ou CS
• Efficacité : persistance et déplacement des vapeurs dépendent des conditions météorologiques (25 à 30 s)
• Identification : corps gris, marquage noir, bande rouge
• Amorçage :

BA F 8 ou F 10
• Poids : environ 370 gr.

LA GRENADE A MAIN AVEUGLANTE TYPE 241 (GR MA AVE)

• Chargement : 60 gr de magnésium
• Efficacité : 5 000 000 de Candélas pendant quelques centimètres de secondes. L’éblouissement persiste
pendant environ 2 minutes.
• Identification : corps bleu (anciens lots) ou vert armée, marquage blanc, 1 bande blanche.
• Amorçage :
BA 1,5 s à pression type 960
BA 2 s type 1748
• Poids : environ 100 gr

NOTA : le BA 1748 est semblable au F8 mais la courbure du levier de déclenchement est accentuée. Les
premières grenades étaient de couleur bleue et munies du BA à pression 1,5 s type 960. Les lots récents sont
équipés de BA 2,5 s à levier de déclenchement éjectable en matière plastique type 1748, le corps de grenade est
de couleur vert armée, une bande et le marquage sont blancs.

Mise en œuvre avec BAP TYPE 960

- retirer la coiffe de sécurité


- retirer le cavalier de sécurité se trouvant sous la coiffe
- appuyer sur le poussoir et jeter immédiatement la grenade.

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81
LA GRENADE A MAIN ASSOURDISANTE TYPE 46 (GR MA ASSOUR)

• Chargement : perchlorate de potassium (PK)


• Efficacité : Effet sonore 156 décibels à 15 m
• Identification : corps vert armée, marquage brun, 1 bande brune
• Amorçage : BA 2 type 1748
• Poids : environ 150 gr

Bien que n’étant pas des grenades à main, les deux artifices suivants sont présentés dans cette section.

L’ARTIFICE ECLAIRANT 300 ou 600 F2 (ARF ECL 300 VF2)

• Chargement : composition éclairante


• Efficacité : éclairage d’une zone de 200 m de diamètre pendant 20 à 25 s, à une distance de 300 ou 600 m.
• Identification : corps vert armée, marquage blanc, 1 bande blanche
• Poids : environ 580 gr.

• Mise en œuvre :

- Incliner l’artifice suivant la portée désirée et le maintenir fermement.


- Tourner la poignée vers la gauche puis vers l’arrière.
- Après un retard de 1 à 1,5 s, départ du coup

LE LANCE GREANDE INCENDIAIRE DM 34 (LG INC DM 34)

• Chargement : 340 gr de phosphore rouge


• Portée ~70 m à 80 mètres.
• Efficacité :

- éclatement à une hauteur de 3 m, rectangle de dispersion 10 x 15 m


- écrasement sur un obstacle, projection de particules enflammées dans un diamètre de 5 à 8 m.
- émission de fumées blanches épaisses.

• Mise en œuvre

- tenir compte du vent,


- appuyer sur le bouton de sécurité à l’arrière du tube,
- déployer la crosse et la verrouiller en position haute,
- tenir fermement de DM 34 en direction de l’objectif,
- appuyer sur la détente,

• Identification : corps vert armée, marquage rouge, 1 bande rouge


• Amorçage : le corps contient un retard pyrotechnique (2s), une charge propulsive, une charge de dispersion et
une charge de PH

NOTA. :

le DM 34 est également appelé BUCK

5.3 LES GRENADES D’INSTRUCTION

LA GRENADE A MAIN D’EXERCICE MLE F1 (GR MA X F1)

• Chargement :

- comprimé de poudre noire : 0,4 gr


- composition détonante : Aluminium en poudre et perchlorate de potassium : 1.1 gr

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82
- 90 gr de talc

• identification : corps bleu, marquage brun


• amorçage : BA F4 ou F6
• Poids : environ 200 gr

LES GRENADES INERTES

Ce sont des grenades de forme identique à la DEF 37/46, mais totalement inertes et qui sont utilisés pour
l’entraînement des tireurs.

EMPLOI DES GRENADES EXPLOSIVES

Grenade offensive :
La grenade offensive, produit uniquement un effet de neutralisation qui doit être immédiatement
exploité par le lanceur ou par les autres grenadiers voltigeurs. Elle est par excellence l’arme de l’assaut, des
rencontres inopinées, en particulier la nuit.

Grenade défensive :
La grenade défensive, produit des effets meurtriers sur le personnel, et des effets de
destruction important sur le matériel. Elle ne peut s’utiliser qu’à partir d’emplacements abrités. Son emploi oblige le
lanceur à choisir avec soin son objectif, et à veiller à sa protection ainsi que celle des combattants voisins. Ces
restrictions limitent en principe, son emploi aux situations défensives.

EMPLOI DES GRENADES A EFFETS SPECIAUX

Grenades fumigènes au phosphore :


Les grenades fumigènes au phosphore, agissent par leurs effets incendiaires, fumigènes et
irritants. Elles sont utilisées principalement : - Pour détruire les objectifs facilement inflammables.
- Pour nettoyer des résistances isolées à l’intérieur de positions organisés ou de localités,
quand un effet incendiaire est recherché.

Les projections de phosphore sont efficaces dans un rayon de 10 à 12 m. Toutefois, les


particules plus volumineuses peuvent être projetées jusqu’à 30 m. Le lanceur doit s’abriter chaque fois que les
circonstances le permettent.

Grenades fumigènes :
Les grenades fumigènes sont utilisées pour masquer certaines actions d’éléments amis. Elles
peuvent également servir d’artifices de signalisation, par exemple pour baliser une aire d’atterrissage ou pour
jalonner la position des troupes amies.

Grenades lacrymogènes :

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83
Les grenades lacrymogènes sont utilisées pour les opérations de maintien de l’ordre.
Pour la réduction des abris ; grottes, locaux fermés etc.
Utilisées en plein air, elles ne nécessitent par le port du masque, mais dans ce cas, le lanceur doit tenir compte de
la direction du vent.

EMPLOI PARTICULIER
Les grenades à main peuvent être utilisées
pour constituer des pièges.

GRENADES A MAIN

1100 ECLATS
g dontET
1300 Éclats
280 200230 BILLES
Billes

GRENADES A MAIN

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84

V
ANNEXES

- LES MESURES DE SECURITE (TTA 207)

- ROLE DU SOUS-OFFICIER TAM

- LES ARMES DE L’INFANTERIE

- LES MOYENS D’OPTIQUE DE NUIT

- PREPARATION D’UNE SEANCE DE TIR

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85
- DEFINITIONS

MESURES DE SECURITE

Les mesures de sécurité à appliquer en temps de paix lors de l’exécution des tirs sont contenues dans le
TTA 207, édition 1995, réimpression 1996. Celui-ci est divisé en quatre titres :

- titre 1 : organisation de la sécurité,


- titre 2 : l’exécution des tirs,
- titre 3 : points particuliers,
- titre 4 : prescriptions relatives à l’emploi des armes. Sécurité propre à chaque arme.

Dans son préambule, il insiste sur trois points :

- la sécurité est l’affaire de tous. Elle ne se négocie pas.


- L’inobservation des prescriptions de sécurité ne saurait être tolérée, même sans conséquence fâcheuse
immédiate.
- - au tir, chacun doit être à sa place, le chef commande, l’exécutant sert son arme.

Seules les mesures d’ordre général sont rappelées ici. Il conviendra de consulter le TTA 207 avant une séance de
tir.

1. LES DIFFERENTS TYPES DE TIR

Il faut différencier les tirs techniques (individuels) et les tirs tactiques (collectifs).
Ils se subdivisent de la façon suivante :

• TIR TECHNIQUES :

Un seul type d’armes est mis en service sur le pas de tir considéré. Le directeur de tir donne directement les ordres
de tir à l’ensemble des tireurs. Ils comprennent :

- les tirs d’instruction qui concernent les tirs au fusil de la formation initiale et les tirs à l’arme de dotation.
- Les tirs d’entraînement destinés aux personnels ayant déjà effectué les tirs d’instruction et ont pour but de
perfectionner les servants dans le service de l’arme et de l’étendre aux tirs sur objectifs mobiles, fugaces,…,
aux tirs de vitesse et réflexes.

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86
- les parcours de tir individuels qui ont pour objet la pratique du tir réflexe et du tir de combat. Le tireur se
déplace sur un itinéraire balisé, les tirs peuvent être exécutés en mouvements. La notion de tireur peut être
étendue au binôme.

• TIRS TACTIQUES :

C’est la cellule de combat avec son armement de dotation qui effectue des tirs en réagissant aux ordres tactiques
d’ouverture du feu donnés par ses chefs organiques. Les tirs sont effectués à partir d’un pas de tir fixe, de pas de
tir successifs ou de zones de tir. Ils comprennent :

- les tirs coordonnés où sont mis en œuvre, sur un pas de tir quasi linéaire, l’ensemble des personnels d’une
cellule de combat organique utilisant ses armes de dotation. Une reconnaissance est impérativement faite par
tous les cadres.

- les parcours de tir collectifs sont exécutés d’après un scénario tactique et permettent d’effectuer des tirs
coordonnés à partir de pas de tirs successifs. Les tirs et déplacements sont effectués en ambiance tactique.
Une reconnaissance est impérativement faite par tous les cadres.

- La manœuvre à tir réel permet l’exécution d’un exercice tactique mettant en œuvre les appuis d’un
deuxième échelon d’après un scénario tactique. Les tirs sont exécutés à partir de zones de tir. Une
reconnaissance est impérativement faite par tous les cadres et les contrôleurs de manœuvre dirigée par le
directeur de tir.

• LES TIRS D’AMBIANCE :

Sont destinés à créer autour de la troupe, l’environnement du combat. Ils comprennent des tirs aux armes
automatiques, des mises en œuvre d’explosifs, de fumigènes ou d’incendiaires. ils sont exécutés sans aucune
notion d’efficacité sur des objectifs quelconques.

2. QUALIFICATION REQUISE DES EXECUTANTS.

Elles comprennent 4 niveaux sanctionnés par un certificat d’aptitude au tir (CATI).

Le certificat d’aptitude au tir n° 1 (CATi 1) : il autorise les tir au fusil de la formation initiale. Il est délivré par le
chef de section sur le vu de l’instruction dispensée. Il est individuel et se traduit par une attestation signée de
l’intéressé et du chef de section qui la détient et doit pouvoir être présenté au directeur de tir. L’instruction doit faire
l’objet d’un contrôle et comprend la présentation du FAMAS, opérations de sécurité, la ligne de mire, … (IGTI).

Le certificat d’aptitude au tir n° 2 (CATi 2) : il autorise les tirs techniques d’entraînement aux armes de dotation
et suppose la détention préalable du CATi 1. Il est délivré par le chef de section, le CDU ou instructeur sur le vu de
l’instruction dispensée.
Il est individuel et se traduit par une attestation signée de l’intéressé et du chef de section qui la détient et doit
pouvoir être présenté au directeur de tir. Sa validité est limitée et doit être confirmée en cas d’interruption ou de
changement d’emploi.

Le certificat d’aptitude au tir n°2 (CATi 3) : il autorise les tirs tactiques coordonnés et parcours de tir collectif
niveau groupe et section. Il est collectif. Il est délivré aux cellules dont chacun des personnels est détenteur du
CATI 2.
Il est accordé aux groupes ou section par le commandant d’unité (capitaine de compagnie) et l’inscription de
l’exercice ou sa prescription par note de service vaut délivrance du CATi3. L’exécution de parcours collectifs par
les compagnies implique que les sections ont effectués auparavant des parcours de leur niveau. La prescription
par note de service du chef de corps (CDT) d’effectuer un parcours de tir niveau CIE vaut délivrance du CATI 3.

Le certificat d’aptitude au tir n° 2 (CATi 4) : il a pour objet d’autoriser les tirs tactiques au cours des manœuvres

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87
à tir réel. Il ne peut être obtenu qu’après que la cellule ait effectué un parcours de tir collectif de son niveau. Il est
décerné aux groupes et sections par le commandant d’unité (capitaine de compagnie) et au niveau Cie par le chef
de corps (CDT). Dans les deux cas, sa prescription par note de service chacun des niveaux (Capitaine ou
commandant), vaut délivrance du CATi 4.

RECAPITULATIF :

TYPE DE TIR CATi

Tir de formation initiale CATi 1


(FAMAS POSITION COUCHE)

Tir d’instruction
Tir d’entraînement CATi 2
Parcours individuels
(BINOME)

Tirs coordonnés
Parcours collectifs CATi 3

Manœuvre à tir réel CATi 4

3. LE DIRECTEUR DE TIR.

Lors d’un exercice ou d’une séance de tir, la troupe est placée sous l’autorité d’un directeur de tir qualifié
pour le tir considéré (cf. § 138).
Il veille à l’application des mesures de sécurité sur la zone de foulée (cf. § 142) des champs de tir ou à
l’intérieur des stands de tir, et à l’exécution des mesures de sécurité extérieures.
A ce titre, il doit :

1°) se conformer aux consignes et régimes du stand ou du champ de tir, vedettes, fanions, avis de tir,
comptabilités, santé, incendie, liaisons radio.

2°) vérifier que les tirs prévus et la nature des munitions utilisées sont compatibles avec ce qui est autorisé dans
les consignes et régime du stand ou du champ de tir.

3°) s’assurer que les personnels ou les cellules qui vont tirer sont titulaires du certificat d’aptitude correspondant au
tir prévu.

4°) commander le tir ou donner au chef de la troupe l’autorisation d’ouverture du feu.

5°) en cas d’accident de tir, prendre les mesures conservatoires prévues au chapitre 37, après avoir interrompu le
tir.

6°) faire procéder aux destructions des engins dangereux comme indiqué au paragraphe 38.

7°) en fin d’exercice ou de séance de tir, procéder ou faire procéder à l’inspection des armes au nettoyage du
champ de tir (déchets) et lever les mesures de sécurité (vedettes, incendie, santé).

QUALIFICATIONS REQUISES POUR LES DIRECTEURS DE TIR

Le directeur de tir est désigné par le commandant d’unité ou le chef de corps parmi les personnels énumérés, sous
réserve qu’ils possèdent une qualification ou une expérience suffisante sur l’armement utilisé.

- tirs de formation initiale (CATI 1) : tout officier d’active ou de réserve, chef de section ou de peloton en titre,
tout sous-officier titulaire du BST-AT ou BAS 2 ou [Link]

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88
- tirs d’instruction, d’entraînement, parcours individuels (CATI 2) : tout officier d’active ou de réserve, chef de
section ou de peloton en titre, tout sous-officier titulaire du BST-AT ou BAS 2 .
- tirs coordonnées et parcours collectifs (CATI 3) : chef de section ou de peloton (niveau cellule de mise en
œuvre), commandant d’unité, adjoint d’unité ou maître de tir – (niveau cellule tactique), capitaine après TC
(niveau unité de manœuvre)
- manœuvre à tir réel (CATI 4) : chef de section ou de peloton (niveau cellule de mise en œuvre), commandant
d’unité, (niveau cellule tactique), officier supérieur (niveau unité de manœuvre).

4. DEROULEMENT D’UNE SEQUENCE DE TIR.

• Sans commandement, les tireurs exécutent les opérations de sécurité sur le pas de tir ou la base de départ.

• Au commandement du D/T, le cadre chargé des MUN distribue les munitions sur le pas de tir.

• Au commandement « Dispositions de combat », les tireurs approvisionnent, arment leurs armes et mettent à
la sûreté si celle-ci en possède une.

• Le directeur de tir (tirs techniques) ou le chef de la troupe (tirs tactiques) désignent les objectifs.
(Objectif/Distance).

• Au commandement « Commencez le feu », les tireurs ouvrent le feu s’il s’agit d’un tir technique ou exécutent
les ordres de tir de leurs chefs organiques s’il s’agit d’un tir tactique.

• Le tir se poursuit jusqu’à épuisement des munitions, destruction de l’objectif ou jusqu’au commandement
« Halte au feu » (arrêt momentané) ou « Cessez le feu » (arrêt définitif).

• En cas d’incident de tir, le tireur conserve son arme en direction des cibles. Deux cas peuvent se présenter :

- l’incident peut être réglé par le tireur : il reprend le tir après avoir réglé l’incident et rend compte en fin de tir.
- L’incident n’est pas du niveau du tireur : il annonce « incident de tir ». le directeur de tir fait soit intervenir un
moniteur, soit cessez le feu de l’arme concernée.

• En fin de tir, les tireurs exécutent les opérations de sécurité puis rendent compte au directeur de tir «Tir
terminé – sécurité vérifiée ». En cas de tir tactique, le chef organique rend compte de la fin du tir au
directeur de tir.

• En fin de séance ou d’exercice, le directeur fait aligner la troupe face à une direction non dangereuse et
commande « Inspection des armes ». L’ensemble des armes, qu’elles aient tiré ou non, sont inspectées par
le directeur de tir ou un cadre désigné par ses soins.

• Les protections auriculaires sont obligatoires quelque soit le tir effectué.


• Avant chaque séance de tir, déshuiler le canon avec une baguette et un chiffon sec.
• En cas d’incident de tir et s’il y a suspicion de raté de percussion, attendre 3 minutes avant de manœuvrer la
culasse quelque soit l’arme utilisée.

3.1. LE TIR DE NUIT.

Les mesures de sécurité sont les mêmes que celles de jour complétées par :

• Le tir de nuit n’est autorisé qu’aux personnels ayant effectués de jour des tirs de même nature.
• Les opérations de sécurité sont faites au toucher par les tireurs ; une inspection des armes à la baguette et à
l’aide d’une lampe rouge est effectuée après chaque série par le directeur de tir ou un cadre qu’il a désigné.
• Les limites du secteur de tir, l’origine de la capitale de tir et le pas de tir sont matérialisés par des dispositifs
lumineux.
• Dans le cas de tir avec dispositifs IL ou IR, ces limites sont matérialisées au moyen de panneaux réactifs en

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89
complément des dispositifs lumineux qui doivent rester visibles à l’œil nu.
• L’inspection des armes en fin de séance est passée avec un éclairage en lumière blanche.
• La destruction des projectiles non éclatés est interdit de nuit.

4. SOUTIEN SANITAIRE AU TIR.

NATURE DES TIRS NIVEAU

TIR EN STAND (au quartier, à proximité d’un service médical) 1

TIRS TECHNIQUES A L’EXTERIEUR :


• Tirs d’instruction 2
• Tirs d’entraînement
• Parcours de tirs individuels – tirs coordonnés

PARCOURS DE TIR COLLECTIF 3

MANŒUVRE A TIR REEL 4

NIVEAU MOYENS SANITAIRES A METTRE EN PLACE

1 Trousse de secours, brancard, couverture

2 Secouriste (1), trousse de secours, moyen d’évacuation (3)

3 Brancardier secouriste (2), trousse de secours, moyen d’évacuation.

4 Médecin, ambulance, moyens adéquates.

(1) AFPS
(2) Infirmier minimum.
(3) il s’agit d’un moyen banalisé quelle qu’en soit la nature : jeep, P4, camionnette, VAB, camion, traîneau à neige,
DOTE D’UN BRANCART ET D’UNE COUVERTURE.

5. LES MUNITIONS

Il en existe 4 catégories :
- les munitions réelles,
- les munitions réelles à effets réduits (RER),
- les munitions d’exercice (dites à blanc),
- les munitions inertes.

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90

A l’exception des munitions inertes, toutes les catégories de munitions sont potentiellement dangereuses. Il
convient donc :

- d’appliquer strictement les prescriptions du TTA 207 et des manuels pour ce qui concerne le transport (TTA
705) et la mise en œuvre.
- De vérifier, à l’occasion des perceptions, des éventuelles restrictions ou interdiction d’emploi.

Les munitions réelles ou RER ne doivent pas en aucun cas être stockées, transportées ou utilisées avec des
munitions d’exercice.
Les munitions n’ayant pas fonctionné à l’impact doivent être détruites dans les conditions suivantes :

Par les soins de l’unité :

• Immédiatement après la constatation de non-fonctionnement à l’impact et après le délai d’attente :


- les GR MA explosives : délai 30 mn
- les GR FL explosives ainsi que les roquettes tombées à moins de 150 m : délai 30 mn
- les GR à effets spéciaux, sauf fumigènes.

• En fin de séance, isolément, sans être déplacées de la position dans laquelle elles ont été trouvées :
- les GR FL explosives et les roquettes explosives tombées à plus de 150 m
- les GR FL fumigènes
- les missiles à tête active (délai mini 45 mn)
- les parties actives des missiles à tête inerte (délai 15 mn pour le Milan)
- les artifices de figuration des feux.

• En fin de séance, après déplacement :


- les GR MA d’exercice
- les GR MA fumigènes.
- Les roquettes de LRAC extraites du tube après un raté.
- Les pots fumigènes
- Les artifices de signalisation ayant eu un raté de fonctionnement

Par les soins du matériel :

Les autres munitions non citées ci-dessus doivent être balisées et signalées au PC tir du camp dont dépend le
champ de tir selon les prescriptions du régime du champ de tir.

Constitution de la charge de destruction :

La destruction est en général assurée par une charge de 250 gr d’explosif, 500 gr pour le Milan.
Le directeur de tir doit s’assurer qu’il dispose du personnel qualifié et du matériel nécessaire à cette destruction.
Le matériel nécessaire consiste en un lot de destruction réglementaire

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91

LES ARMES DE L’INFANTERIE

FAMAS G 2

F «SERVI PAR DROITIER OU GAUCHER »

Ä CALIBRE : 5,56 mm

Ä POIDS : 4,370 kg

Ä VITESSE INITIALE : 960 m/s

Ä CADENCE INITIALE : 100 coups/minute

Ä PORTEE PRATIQUE : 300 m

Ä CHARGEUR : 25 cartouches

Ä TIR : coup par coup


rafales de 3
rafales libres

Ä MUNITIONS (instruction) : 350/an/arme

Ä PRIX : 11 000 F (1998)

Ä PRIX DESIGNATEUR LASER PIRAT : 13 200 F

Ä PRIX OB 70 (LUCIE) : 17 400 F

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92
MINIMI (Mini Mitrailleuse)

F « ARME AUTOMATIQUE INDIVIDUELLE »

Ä CALIBRE : 5,56 mm

Ä POIDS : 9 kg

Ä VITESSE INITIALE : 960 m/s

Ä CADENCE INITIALE : 100 coups/minute

Ä PORTEE PRATIQUE : 800 m

Ä CHARGEUR : coup par coups


toile 100 cart.
bande libres

Ä PERFORATION : 3,5 mm acier 600 m

Ä MUNITIONS (instruction) : 800/an/arme

Ä PRIX : 36 000 F (1998)

ARME INDIVIDUELLE
AUTOMATIQUE

7 KG 0,91 m 3 TYPES DE MAGASIN

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93
F R F 2 (Fusil à Répétition modèle F2)

F «ARME DU TIREUR DE PRECISION »

Ä CALIBRE : 7,62 mm

Ä POIDS : 6,250 kg

Ä VITESSE INITIALE : 820 m/s

Ä CADENCE UTILE DE COMBAT : 800 m

Ä PERFORATION (550m) : 3,5 mm acier


70 cm sapin

Ä CHARGEUR : 10 cartouches

Ä LUNETTE SCROME : grossissement 8

Ä MUNITIONS (instruction) : 800/an/arme

Ä PRIX (avec lunette) : 35 000 F

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94

F R 12.7 (Fusil à Répétition)

F «ARME DU TIREUR D’ELITE »

Ä CALIBRE : 12,7 mm

Ä POIDS : 16,5 kg

Ä PORTEE PRATIQUE : 1500 m/s

Ä CHARGEUR : 7 cartouches

Ä LUNETTE : grossissement 10

Ä MUNITIONS (instruction) : 500/an/arme


(perforante – explosive – incendiaire)

Ä PRIX (avec lunette) : 72 000 F

0 – 500 m

3 LUNETTES 500 – 1800 m

THERMIQUE

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95
L.G.I. (Lance Grenade Individuel)

ARME D’APPUI du GROUPE en DOUBLE DOTATION

F INDETECTABLE : NI DEGAGEMENT THERMIQUE


NI LUEUR
NI FUMEE
NI BRUIT (52 Décibels à 100 m)

Ä CALIBRE : 51 mm

Ä POIDS : 4,7 kg

Ä VITESSE INITIALE : 96 m/s

Ä PORTEE : 650 m

Ä PERFORATION (550m) : 3,5 mm acier


70 cm sapin

Ä RAYON LETAL : 16 m

Ä MUNITIONS (instruction) : 120 par RGT

Ä PRIX : 23 000 F

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96
AT4 C S (confined space)
MUNITIONS CONSOMMABLES

F « ANTI-BLINDE (VTT/VCI) et ANTI-BLOCKHAUS »


F « COUP COMPLET, JETABLE APRES TIR »
F « TIR EN ESPACE CLOS »

Ä CALIBRE : 84 mm

Ä POIDS : 7,6 kg

Ä VITESSE INITIALE : 220 m/s

Ä PORTEE UTILE DE COMBAT : 250 m

Ä PERFORATION (550m) : 50 cm blindage


150/an/tired BT 9mm

Ä PRIX : 5 700 F RER


8 000 F EXPLO

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97
ACCP ERYX (Anti - Char Courte Portée)

F « L’ ANTI-BLINDE DE LA SECTION D’INFANTERIE »

Ä CALIBRE : 136 mm

Ä PORTEE : de 50 à 600 m

Ä VITESSE INITIALE sortie de tube : 18 m/s

en fin de vol : 245 m/s

Ä DUREE DE VOL A 600 m : 4.3 s

Ä POIDS : POSTE DE TIR : 4,7 kg


TREPIED : 4,2 kg
LUNETTE THERMIQUE : 3,5 kg

PRIX : MISSILE : 102 000


POSTE DE TIR : 260 000
MIRABEL : 362 000

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98

LES INTENSIFICATEURS DE LUMIERE

[Link]

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

La technique de l’intensificateur de lumière est basée sur l’amplification de la lumière résiduelle naturelle ou
artificielle. Elle consiste à capter les faibles rayonnements lumineux. Les photons (particules de lumière) traversent
l’objectif transparent et viennent frapper une couche photo émissive. Cette couche émet alors dans le tube à vide
des électrons accélérés par un oscillateur et focalisés pour venir former une image visible sur un écran de
visualisation recouvert par du phosphore.

Les premières générations associaient des intensificateurs en cascades (3 étages). Les tubes étaient encombrants
et lourds, donnaient une image déformée sur les bords du champ et étaient éblouis par les lumières du champ de
bataille.
ème ème
Les générations suivantes (2 e t 3 ) sont à un seul étage. Elles renferment une plaque à micro canaux
composée de milliers de petits tubes de verre creux. Les tubes sont légers et moins sensibles à l’éblouissement, et
l’image est sans déformation.

Quelque soit leur génération d’appartenance, ce sont des matériels coûteux qu’il convient donc d’utiliser avec
précaution. A titre indicatif, voici quelques prix : OB 25 = 110 000 F ; OB 50 = 50 600 F ; OB 70 : 19 000 F.

Les I.L. n’émettent aucun rayonnement et sont donc totalement passifs ; mais l’oculaire émet des illuminations qui
peuvent être détectées si la bonnette est mal ajustée sur le visage. De même, certains possèdent une diode I.R.
utilisée lorsque la lumière résiduelle est insuffisante ou pour émettre des signaux. Cette diode est détectable à
l’I.L..

Eteindre donc l’IL lorsqu’il n’est pas utilisé plaqué sur le visage et utiliser la diode avec les précautions de
discrétion habituelle au combat.

ENTRETIEN – RECOMMANDATIONS

Nettoyer les corps avec un chiffon propre, éventuellement humide et un pinceau.


Nettoyer les parties optiques avec un linge propre non pelucheux imbibé éventuellement d’un produit nettoyant
spécial pour optiques.

Ne pas utiliser de solvants ou de produits gras.

Ne jamais faire fonctionner une lunette en plein jour ou de nuit vers une source de lumière intense sans que soit
mis en place l’obturateur d’objectif. En cas de stockage prolongé, mettre sur position « arrêt », obturateur d’objectif
à poste et retirer les piles.

L’écran en phosphore contient des produits toxiques. S’il venait à être cassé, éviter d’inhaler le phosphore et faire
en sorte d’éviter tout contact avec la bouche ou des plaies ouvertes. En cas de contact avec la peau, se laver
immédiatement avec de l’eau et du savon. Ne pas jeter les piles usagées dans la nature.

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99
2. LES I.L. EN SERVICE.

On distingue deux catégories : les I.L. d’observation et les I.L. de tir.

2.1 LES JUMELLES D’OBSERVATION :

Destinées donc principalement à l’observation, elles peuvent également être utilisées pour certaines tâches :

- conduite de véhicules,
- lecture de carte,
- installation de balisage infrarouge (I.R.)
- tir avec une arme équipée d’un désignateur laser.

• L’OB 41

Utilisation

Conduite de véhicule, reconnaissance, identification, tir avec désignateur laser…

Description

Elle comporte un masque facial, une sangle et un serre-tête et est compatible avec le port du casque lourd.
Elle est binoculaire et permet la vision stéréoscopique. L’écartement pupillaire, la mise au point et la
dioptrie sont réglables. Elle est équipée d’une d’iode. l’interrupteur est à trois positions : arrêt, marche,
mise en fonction de la diode (Position « L »). Elle est contenue dans une sacoche.

Caractéristiques :

Poids : env 1 kg
Grossissement : 1
Champ de vision : 33°
Alimentation : 1 pile PS 31 (3,5 v)
Autonomie : 20 heures sans diode, 10 heures avec diode.

• L’OB 42.

Utilisation

Observation et identification à moyenne distance (400 à 600m suivant la nuit).

Description

Elle est binoculaire et permet la vision stéréoscopique. L’oculaire droit est équipé d’un réticule gradué de 5 en
5 millièmes (25 mil. En largeur et 30 en hauteur) dont la luminosité est réglable. Elle dispose également d’un
réglage inter pupillaire, d’une mise au point et d’un réglage en dioptrie. La mise en fonction se fait par contact
frontal avec verrou de sécurité.

Caractéristiques :

Poids : 1,50 kg
Grossissement :4
Champ : 8°
Alimentation : 1 PILE PS 31 (3,5v)
Autonomie : 12 heures (avec réticule)
: 20 heures (sans réticule)

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100
• L’OB 44

Utilisation

Identique à l’OB 42. Principalement destinée à l’équipement du chef d’élément.

Description :

Mono-objectif mais binoculaire, elle dispose d’un masque appui-front enveloppant qui assure une discrétion
d’emploi et permet l’utilisation de jumelles de vue. Elle est équipée de réglages de la luminosité et de la mise
au point et d’une échelle horizontale graduée de 5 en 5 millièmes peinte sur l’oculaire. La mise en fonction se
fait par contact frontal.

Caractéristiques :

Poids : 1,9 kg
Grossissement : 2,5
Champ : 11°
Alimentation : 1 PILE PS 31 (3,5v)
Autonomie : 12 à 20 heures

• L’OB 62 UGO

Utilisation :

Observation (jour/nuit), identification, conduite véhicule, tir avec désignateur laser.

Description :

Elle dispose d’un masque muni d’une mentonnière et d’un serre-tête. L’interface masque-IL est relevable
lorsque celui-ci n’est utilisé, et la distance à l’œil est réglable. Elle est binoculaire pour l’observation de jour
et binoculaire mais mono objectif pour celle de nuit. Seul l’oculaire de jour droit possède une échelle
graduée de 5 en 5 millièmes de 0 à 40 millièmes de part et d’autre d’un repère central et de 0 à 30
millièmes verticalement. Elle dispose d’une focale à grossissement 4 adaptable sur l’objectif de nuit, d’une
bague de mise au point et chaque oculaire est réglable en dioptrie. La mise en marche se fait par
l’intermédiaire d’une bague à trois positions :

- à fond sur l’avant : observation de jour


- à fond sur l’arrière : observation de nuit,
- position intermédiaire puis tourner sens horloge d’1/8 tr : éclairage de la diode I.R. qui est
signalé par un témoin lumineux rouge.

L’oculaire est protégé par un cache. La mise en fonction est stoppée lorsqu’ l’IL est dirigé vers une
source de lumière trop intense. Elle peut être alimentée par deux piles LR 6 à l’aide un
prolongateur ou par une pile au Lithium LS 6.

Caractéristiques :

Poids : 1 ,028 kg
Grossissement : jour : 8° nuit : 1 ou 4
Champ : jour : 6° nuit : 10 ou 40°
Alimentation : 2 piles LR 6 (1,5 volts) ou 1 pile lithium LS 6 (3,6 volts)
Autonomie : 30 à 50 heures (diode)

* L’OB 70 LUCIE

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101
1.1 Caractéristiques générales

1.1.1 Destination
L’équipement DIPT-18A, B ou C (LUCIE) est un dispositif passif de vision nocturne (
grossissement x 1) fonctionnant par intensification de la lumière stellaire ou lunaire.
Dans un environnement extrêmement sombre, une source infrarouge d’appoint intégrée à la lunette permet
une vision à courte distance.
En utilisation main libre, la lunette peut être maintenue au niveau du visage par un masque afin de
permettre une liberté de mouvements (réalisation de taches diverses, conduite de véhicules, etc.).
Un objectif afocal (option) venant se fixer sur l’objectif de la lunette permet l’observation avec un
grossissement x 4.
1.1.2 Organisation du matériel
L’unité collective (fig. 1) est constituée de :
- une lunette (G),
- un masque (C),
- une sacoche (A),
- deux piles de type AA de 1,5V (D),
- un chiffon de nettoyage (E),
- un guide technique (B),
- en option : un objectif afocal (F) à grossissement x 4.
La lunette (fig.2) est équipée de :
- un commutateur à baïonnette (C) à trois positions : OFF, ON et IR,
- une diode infrarouge (G),
- une photodiode (F) de protection de l’intensificateur d’image,
- un poussoir (D) d’allumage de la diode infrarouge,
- deux oculaires (L) réglables par rotation et équipés d’œillères amovibles retroussables,
- un objectif (H) réglable par rotation d’une bague crantée (J) de mise au point,
- un bouchon d’objectif (K)
- un boîtier (B) d’accueil de la pile,
- un bouchon de boîtier (E) solidaire d’un cordon de cou (A)
Le masque (fig. 3) est constitué d’une structure articulée ( pliable pour son rangement dans la sacoche)
composée de :
- deux bras articulés © recevant quatre appuis faciaux (F),
- une interface (J) d’accrochage de la lunette déverrouillable à l’aide d’un levier (H) et réglable d’avant
en arrière a l’aide d’un poussoir latéral (G),
- des sangles (A, B et D)de fixation du masque sur la tête, réglables au niveau du front, des tempes et
du menton.

1.2 Caractéristiques numériques


D é s i g n a t i o n Longueur Largeur Hauteur Masse
d u m a t é r i e l
Lunette 130 mm 80 mm 79 mm 420 g
Sacoche 210 mm 170 mm 130 mm 500 g
Masque / / / 00 g

1.3 Performances
1.3.1 Lunette
• Grossissement : x1
• Champs de vision : 50°
• Mise au point de l’objectif : de 20 cm à l’infini
1.3.2 Pile
L’énergie électrique en curant continu nécessaire au fonctionnement de la lunette LUCIE est par une pile
de 1,5V ou 3,6V.
Tension de la pile 1,5V 3,6V
Température de fonctionnement 20°C 20°C -25°C
Autonomie en position ON 60 h 100 h 60 h
Autonomie en position IR 20 h 30 h 20 h

1.4 Limites d’utilisation

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102

• Niveau maximal d’éclairement : 1 lux


• Température d’utilisation : de –25 à 45°C
• Température de stockage : de –40 à 55°C
Lorsque l’éclairement est supérieur à 10 lux, la lunette s’arrête automatiquement de fonctionner.

1.5 Règles de sécurité


Ne jamais orienter la lunette vers le soleil ou une source très lumineuse même si la lunette n’est
pas en fonctionnement.
Ne jamais faire fonctionner la lunette dans une ambiance supérieure à 1 lux.
En dehors des périodes d’utilisation, retirer la pile du boîtier et placer la lunette dans sa sacoche.

UTILISATION DANS DES CONDITIONS PRELIMINAIRES

2.1 Opérations et vérifications préliminaires


2.1.1 Mise en place de la pile
- S’assurer que le commutateur est sur OFF,
- Dévisser et déposer le bouchon du boîtier d’accueil de la pile,
- Mettre en place la pile dans son logement (pôle (+) au fond du boîtier),
- Mettre en place et visser le bouchon du boîtier.
2.1.2 Contrôle du fonctionnement de la lunette
Le bouchon de l’objectif est équipé d’un trou qui permet d’effectuer un test de fonctionnement de la lunette
dans un environnement non sombre en visant une zone peu lumineuse. Lorsque le commutateur est sur
ON, la partie centrale de l’intensificateur s’allume et est visible dans les oculaires.
En cas d’usure de la pile :
- commutateur sur ON : un témoin jaune d’usure de pile clignote. Ce témoin est visible dans l’oculaire
gauche.
- Commutateur sur IR : le témoin de fonctionnement de la diode infrarouge clignote alternativement en
rouge et jaune. Ce témoin est visible dans l’oculaire gauche.
2.1.3 Mise en place de l’objectif afocal (option)
- Mettre en place l’objectif afocal sur la bague de mise au point de l’objectif,
- maintenir fixe le corps de l’objectif afocal et visser sa bague moletée,
- contrôler le bon maintien de l’objectif afocal sur la lunette.
2.2 Modes opératoires
2.2.1 Lunette
[Link] Utilisations de la lunette
- Retirer le bouchon de l’objectif (il est possible de positionner et de maintenir le bouchon de l’objectif
contre la lunette en tirant sur le cordon de cou)
- Mettre le commutateur sur ON : pour changer le commutateur de position, la pousser puis le tourner
(ceci permet d’éviter toute mise en marche intempestive),
- Réaliser les opérations de réglages des oculaires et de l’objectif ( voir paragraphe 2.3)
[Link] Utilisation de la source infrarouge
La source infrarouge peut être mise en fonctionnement :
- en mettant le commutateur sur la postions IR (par pression puis rotation) : la source infrarouge
fonctionne en continue,
- par pression sur le poussoir à l’avant de la lunette (commutateur sur la position ON) pour permettre
une communication par signaux brefs entre deux utilisateurs.
La source infrarouge peut être détectée par d’autres dispositifs à intensification de lumière.
Pour signaler le fonctionnement de la source infrarouge un témoin rouge est visible dans l’oculaire gauche.
2.2.2 Masque (fig. 3)
[Link] Mise en place du masque
- Mettre en place le masque sur la tête en ajustant les sangles (A et B) et la mentonnière (E)
conformément à la figure ci-après.
[Link] Mise en place de la lunette sur le masque
- Mettre le cordon de cou autour du cou,
- Enclipser l’interface d’accrochage de la lunette dans l’interface (J) du masque,
- Contrôler le bon maintien de la lunette sur le masque
[Link] Réglage du masque
- Régler le positionnemnt de la lunette à l’aide de la sangle frontale (A) pour que la hauteur des
oculaires corresponde à celle des yeux,

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103
- Régler la position avant-arriére de la lunette en déplaçant le coulisseau du masque (déverrouillage par
poussoir latéral (G) afin d’avoir une vision binoculaire confortable.
[Link] Relevage de la lunette sur le masque
- Prendre d’une main la lunette et la faire pivoter par rapport au masque de 180° vers le haut.
Lors du relevage de la lunette s’arrête automatiquement de fonctionner pour éviter toute fuite de lumière
par des oculaires. Lorsqu’elle est ramenée en position basse, la lunette se remet automatiquement en
fonctionnement.
[Link] Décrochage de la lunette du masque
- Maintenir d’une main la lunette,
- Appuyer sur le levier (H) du masque,
- Lors du décrochage la lunette s’arrête automatiquement de fonctionner. Pour mettre à nouveau la
lunette en fonctionnement, la remettre en place sur le masque ou positionner le commutateur sur OFF
puis sur ON.
Contrôles et réglages (fig. 2)
- Régler par rotation chaque oculaire à sa vue afin de voir nettement l’effet neigeux donné par
l’intensificateur (des graduations dioptriques permettent le préréglage des oculaires lorsque la
correction dioptrique est connue),
- Effectuer la mise au point de l’objectif à l’aide de la bague crantée (J)
Arrêts
2.4.1 Arrêt du fonctionnement.
- Mettre le commutateur sur la position OFF
- Mettre en place le bouchon de l’objectif.
- Pour un arrêt prolongé, enlever les piles et ranger le matériel dans la sacoche.
2.4.2 Rangement du matériel dans la sacoche (fig. 4)
En dehors des périodes d’utilisation :
- replier le masque,
- replier la pile du boîtier,
- placer le matériel dans la sacoche conformément à la figure ci-après.

Ne pas ranger le matériel dans la sacoche s’il est humide.

UTILISATION DANS DES CONDITIONS PARTICULIERES

3.1 Températures extrêmes


La lunette peut fonctionner entre –25°C et +45°C et peut être stockée entre –40°C et +55°C.
Pour un fonctionnement à basse température, il est recommandé d’utiliser des piles au lithium.
3.2 Utilisation en terrains difficiles
La lunette peut être immergée sous 1 mètre d’eau pendant 2 heures

INCIDENT DE FONCTIONNEMENT

SYMPTOMES CAUSES POSSIBLES REMEDES


Interrupteur sur position 1. Il n’y a pas de pile. Mettre une pile.
ON, il n’y a pas de lumière 2. La pile est déchargée. Remplacer la pile.
dans les oculaires. 3. La pile est placée à Mettre le pole + de la pile
l’envers. au fond du boîtier.
4. L’environnement est Utiliser la lunette dans un
trop lumineux. environnement
5. Le tube intensificateur adéquate.
ou la carte électronique Réparation par le
sont défectueux. personnel qualifié.
Vision de nuit mauvaise ou 1. L’optique est sale ou 1. Nettoyer l’optique à
floue dans un oculaire embuée. l’aide du chiffon.
2. L’oculaire est mal 2. Régler l’oculaire.
réglé. 3. Réparation par le
3. Autres. personnel qualifié.

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104
Vision de nuit mauvaise ou 1. Le bouchon de 1. Enlever le bouchon.
floue dans les deux l’objectif n’a pas étè 2. Nettoyer les optiques à
oculaires. enlevé. l’aide du chiffon.
2. Les opiques sont sales 3. Régler les oculaires
ou embuées. ou/et l’objectif.
3. Les oculaires sont mal 4. Réparation par le
réglès. personnel qualifié.
4. Autres.

ENTRETIEN

5.1 Entretien
Nettoyer le matériel avec un chiffon propre.
Nettoyer les oculaires et l’objectif à l’aide d’un chiffon imbibé d’alcool ou d’eau
5.2 Modes opératoires de l’entretien
5.2.1 Remplacement du bouchon de l’objectif
- Couper le cordon de cou après le bouchon de l’objectif au niveau du nœud,
- Déposer le bouchon de l’objectif,
- Passer l’extrémité du cordon dans le bouchon neuf,
- Nouer l’extrémité du cordon.
5.2.2 Remplacement du cordon du cou
- Couper le cordon de cou après le bouchon de l’objectif au niveau du nœud,
- Déposer le cordon de cou,
- Mettre en place un cordon de cou neuf conformément à la figure ci après.
5.3 Interdiction
Pour le nettoyage de la lunette, ne pas utiliser de solvant.

[Link] LUNETTES DE TIR

Utilisées principalement pour le tir, elles sont donc installées sur une arme et disposent de réticule. Elles peuvent
être également utilisées pour l’observation.

• L’OB 50

(existe en plusieurs versions : A, C ou D)

Utilisation :

Elle est installée sur le FAMAS, la MINIMI ou le FRF2. Elle peut être montée sur le LRAC, le HK MP 5,
l’AANF1 en utilisant les supports adéquats.

Description :

C’est une lunette monotube livrée dans une mallette dans laquelle se trouvent également une housse de
transport et des supports d’armes ((FRF2, ANF1, LRAC). Elle comporte une bonnette, un obturateur
d’objectif percé pour protéger le tube en cas de lumière trop intense (et utilisé également pour le réglage
de jour), une bague de mise au point, un bouton de mise en marche équipé d’un potentiomètre qui règle
l’intensité du réticule, de deux boutons crantés pour le réglage en hauteur et en direction.

Caractéristiques :

Poids : 900 gr
Grossissement : 3

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105
Champ : 10°
Alimentation : 2 LR 6
Autonomie : 20 à 40 heures (réticule)

Le réticule

Il se résume à une simple croix à intensité réglable et peut être complètement éteint.

• L’ OB 25

Utilisation :

Elle est installée sur le LRAC ou l’AANF1. Elle peut être éventuellement montée sur le FRF2 ou la
MINIMI avec les supports adéquats.

Description :

Elle est gonflée à l’azote et livrée dans une mallette de transport dans laquelle se trouve également une
housse de protection, trois supports d’armes (FRF2, ANF1, LRAC), et des accessoires de rechange. Elle
est monotube et dispose d’un obturateur d’objectif à ouvertures réglables, d’une bonnette occultable, d’un
interrupteur, d’un potentiomètre de réglage d’intensité du réticule, d’un porte lampe amovible, d’une
bague de réglage de mise au point, d’un logement pour la pile, de 2 tenons d’accrochage de l’obturateur
lorsque celui-ci est retiré, de 2 boutons crantés pour le réglage en hauteur et en direction.

Caractéristiques :

Poids : 2,1 kg
Grossissement : 3,5
Champ : 8°
Alimentation : 1 PS 31
Autonomie : 25 à 50 heures (réticule)

Le réticule :

L’OB 25 peut équiper le LRAC, l’AANF1 et le FRF2 ; le réticule porte donc les hausses permettant le tir avec ces
armes.

• Pour le FRF2 et l’AANF1 :

5 repères permettent d’estimer la distance d’un homme debout de 100 à 400 m et le tir jusqu’à 600m.

• pour le LRAC :

- 4 lignes symbolisant les courbes stadimétriques permettent l’estimation d’un char de face ou de profit de 300 à
500 m.

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106
- Le sommet des 2 lignes supérieures ainsi que deux repères latéraux symbolisent la hausse de combat (300 m ),
et permettent également d’estimer la vitesse d’un char mobile.

Evaluer la distance d’un char .

De profil : encadrer sa plus grande longueur entre 2 courbes. Lire la distance sur les repères au niveau de cette
plus grande longueur.

EVALUATION DE LA DISTANCE
D’UN CHAR :
Char de profil à 400 m

De face : encadre la base du char entre la ligne verticale et une courbe et lire la distance au niveau du char.

EVALUATION DE LA DISTANCE
D’UN CHAR :
Char de profil à 400 m

Tirer un char fixe :

De o à 315 m : de face ou de profil, viser la base du char avec la hausse de combat, les points de hausse qui
matérialisent la ligne de foi verticale passant par le milieu du char.

TIR D’UN CHAR FIXE : TIR D’UN CHAR FIXE :


Char de profil Char de face
de 0 à 315 mètres de 0 à 315 mètres

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107

Au delà de 315 m : de face ou de profil, viser avec la hausse correspondant à la distance à mi-hauteur du char ;
les points de hausse qui matérialisent la ligne de foi verticale passant par le milieu du char. Distance maximale :
500 mètres.

TIR D’UN CHAR FIXE : TIR D’UN CHAR FIXE :


Char de profil à Char de face à
400 mètres 400 mètres

Estimer la vitesse.

Placer la ligne verticale à l’avant du char et celui-ci sur la hausse de combat ; puis compter une seconde. Regarder
à l’issue où se trouve l’avant du char.

POSITION INITIALE Après 1 seconde, char à 10 km/h

Tirer un char mobile.

CE N’EST POSSIBLE QUE SI LE CHAR SE TROUVE A MOINS DE 315 M. Placer la hausse de combat à la base
du char et le repère correspondant à la vitesse estimée au milieu du char.

TIR D’UN CHAR MOBILE :


Char de profil à 10 km/h
A moins de 315 mètres

Evaluer la distance d’un homme.

L’encadrer entre 2 repères de hausses.

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108
Tirer.

Utiliser la hausse 200 pour les distances 100 et 200 m.

Utiliser la hausse 400 pour les distances 300 et 400 m

• LE REGLAGE

Il s’effectue de jour. Ces lunettes pouvant être installées sur des armes différentes, il sera nécessaire de
les simbleauter sur l’arme avant l’utilisation.
Installer une cible à 200 m pour l’AANF1, le FAMAS, le FRF2 et à 300m pour le LRAC et la MINIMI.

Fixer l’arme sur un affût.


Amener la ligne de visée de la lunette de jour ou la ligne de mire suivant l’arme utilisée sur le point visé en
agissant sur l’affût.

Utiliser :

La hausse 200 m de la lunette de jour pour le FAMAS et le FRF2.


La hausse 200 m de l’AANF1.
La hausse 300 m de la MINIMI.
La hausse de combat (315m) pour le LRAC.
Sans bouger l’arme, enlever la lunette de jour et installer la lunette de nuit avec l’obturateur d’objectif à
poste.

Agir sur les molettes de réglages pour amener le réticule sur le même point visé :

OB 50 : centre de réticule
VN4 : hausse 200 pour l’AANF1.
Hausse de combat (315m) pour le LRAC.

Effectuer un tir de confirmation de 3 cart. (au coup par coup pour les A.A.). Utiliser le tube réducteur
préalablement réglé et des cartouches de 7,5 mm à balles traceuses Mle F3 pour le LRAC.
Reprendre éventuellement le réglage et effectuer un nouveau tir de confirmation.

NOTA. : l’OB 50 ne comporte pas de hausse ; la lunette ne sera réglée avec précision que pour la distance
à laquelle le réglage a été effectué. Dans le cas de tirs à des distances supérieures, il conviendra soit
d’effectuer une contre-visée (visée plus haut), soit d’effectuer des tirs à ces différentes distances, et de
noter le nombre de « clics » séparant le réglage initial (200m) des distances supérieures auxquelles le tir
doit avoir lieu.

Valeurs des corrections :

VN4 : 1 clic = 0,3 millième


OB 50 : 1 clic = 0,35 millième

Sur les molettes, les lettres « H » ou « D » indiquent la position de l’impact par rapport au point visé, et la
flèche, le sens de la correction par rapport à cette observation.

Exemple :
D • Le tir est à droite.
• Dévisser (sens de la flèche) pour
le ramener à gauche.

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109

Les I.L. sont des matériels de plus en plus performants mais, malheureusement, d’un coût élevé. Il est donc
primordial de les entretenir correctement et de les utiliser avec les précautions nécessaires. Ils font partie du
matériel qui contribue à maintenir le niveau opérationnel de l’unité et sont devenus pratiquement indispensables
pour la plupart des missions de nuit. Il faut néanmoins garder à l’esprit que les conditions climatiques (brume,
brouillard,…), la nature du terrain (fond de talweg, végétation dense,…) et le niveau de nuit peuvent réduire
considérablement leurs performances.

ROLE DU SOUS-OFFICIER TIR – ARMEMENT – MUNITIONS

Dans chaque unité, un sous-officier dénommé « sous-officier de tir-armement-munitions » TAM est désigné pour
s’occuper :

- de l’armement ;
- du service des munitions.

S’il a la qualification voulue, il peut être appelé à assurer la destruction des munitions qui n’ont pas fonctionné au
cours de séances de tir.

A) ENTRETIEN DE L’ARMEMENT

Le sous-officier TAM suit personnellement l’entretien des armes. Il se tient constamment au courant de leur état de
fonctionnement et de leur degré d’usure. Il provoque, s’il y a lieu, les décisions du commandant d’unité relatives à
la vérification des armes douteuses ou à l’échange des pièces usées ou détériorées.

Il propose la mise en réparation à l’atelier (NTI) de deuxième échelon du corps des armes individuelles ou
collectives défectueuses.

Il assiste à toutes les inspections de l’armement et prend note des observations qui y sont faites.

B) SERVICE DES MUNITIONS

Le sous-officier TAM doit connaître les munitions et, en particulier, celles qui sont utilisées par l’unité.

Ses connaissances doivent notamment porter sur les points suivants :

- description des munitions ;


- marquage des munitions et de leurs emballages ;
- conditionnement ;
- manipulation et transport.

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110
Avant chaque séance d’instruction, le sous-officier TAM ( ou son représentant ) :

- perçoit les munitions et artifices figurant sur les bons de distribution réglementaires ;
- prend note du lotissement des munitions perçues ;
- fait transporter, sous sa surveillance ou par le cadre chargé des munitions, les munitions sur le lieu d’emploi en
prenant les dispositions réglementaires.

Avant la distribution des munitions, le sous-officier TAM s’assure que celles-ci sont bien du calibre demandé,
correspondent à l’arme à laquelle elles sont destinées et sont en bon état de conservation.

En outre, il vérifie qu’elles sont conformes à la commande faite, et suivant le cas, au classement voulu.

- de ne faire dépaqueter que les quantités strictement nécessaires, de manière à éviter d’avoir, par la suite, à
reverser des munitions ou des artifices en vrac ;

- de ne distribuer ces munitions ou artifices qu’au moment du besoin ;

- de contrôler leur emploi, noter tous les détails des incidents éventuellement constatés (1) et, en particulier,
veiller au remplacement rigoureux, nombre pour nombre, des munitions défectueuses ;

- de mettre à part, les munitions défectueuses ou ayant donné lieu à des ratés, ainsi que leur emballage.

- Au cours des séances de lancement de grenades et de tir au lance-roquettes et immédiatement après chaque
lancer, il procède lui-même (2) ou fait procéder, par un officier ou un sous-officier qualifié à la destruction des
projectiles explosifs tirés non éclatés, dans les conditions précisées au titre 5 du TTA 207.

Après chaque séance d’instruction, le sous-officier TAM ou son représentant :

- replace dans leurs caisses d’origine les munitions et artifices non consommés, qui doivent être en totalité
retirés aux gradés et au hommes à qui ils avaient été distribués ;

- procéde lui-même (2) ou faire procéder par un officier ou un sous-officier qualifié à la destruction des munitions
qui n’ont pas fonctionné cf. titre 5 ;

- récupére tous les objets, matières ou déchets, provenant du tir ou du lancement des munitions ;

- reverse par catégorie, les munitions ou artifices non consommés et les éléments récupérables dont la
destruction sur place n’est pas exigée (cas des cartouches pour armes portatives ayant donné des ratés de
percussion, par exemple) (1) ;

- rend compte des quantités de munitions consommées, des numéros des lots dont elles faisaient partie, du
nombre de ratés des autres défectuosités ou incidents constatés ;

- renseigne les bons de distribution (quantités consommées et reversées, incidents éventuels justification des
pertes) qu’il fait certifier par le directeur de tir et viser par le commandant d’unité.

(1) Renseignements à porter sur les bons de munitions.


(2) S’il a la qualification voulue.

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111

LE COMPTE RENDU DE MOUVEMENT DE MUNITONS - [Link] 1.

A LA DISTRIBUTION A LA PERCEPTION

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112

A LA CONSOMMATION A LA REINTEGRATION

cart. de 9 mm BO

88 ALM 235

13 08 98
ADJ
X 00 0 2 0 2 5
0 00 030 0
1722 3 13 08 98
ADJ 000 1 7 2 5
X

LOT A UTILISER EN PRIORITE 02

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113

AUX DEFECTUOSITES A LA REINTEGRATION

NT S
A A
NE R

13/08/98 (LE DIRECTEUR DE TIR) ACH X ST MAIXENT 13/08/98


(LE CDU) CNE X

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115

F I C H E D E P R E P A R A T I O N D E S E A N C E D E T I R

NATURE DU TIR : Libellé du tir référencé sur le TTA 203

OBJECTIF DE TIR : Définir le but à atteindre Barème: TTA 203

DIRECTEUR DE TIR : Atelier annexe : Responsable

DATE : LIEU: n° et coordonnées DUREE :

Cadres : Réserver les installations.


PERSONNEL Tireurs : Tir Consulter les régimes.
Sanitaire :
Armes :
ARMEMENT Chargeurs : Imposer l’itinéraire
T
PA de sécurité :
Lot de destruction :
En fonction du tir : Transport Prévoir les véhicules :
TENUE En fonction des ( personnel et sanitaire
conditions météo : nécessaire )
Moyens :
RADIO O.C.T : TTA 207 :
Tranchée : Miroirs de visite :
Matériels : Nécessaire entretien :
Atelier annexe : Pastilles adhésives :
Sécu Extérieure. : A Armement Sifflet :
DIVERS
Sanitaire: Baguette et lampe rouge :
Ciblerie :
Tranchée :
Commande des munitions
Mettre en place le (Munitions de sécurité et
RASSEMBLEMENT découpage horaire des lot de destruction !)
grandes phases.
M Munition Vérifier l’habilitation pour
la perception.

SECURITE

SANITAIRE PERSONNELS INCENDIE DEPLACEMENT TIR

Qualifications Cf. le régime Préparation


Ø 1 de -Code de la route. technique des
Ø 2 Protection : l’installation. -Règles de vie en matériels :
Ø 3 -Auriculaires (Piquet et camps. -déshuilage
Ø 4 -Casques (si explosif alerte) -Signalisation. -opérations de
et /ou autopropulsés. sécurité.

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116
RESPONSABILITES
-Définir l’action à mener et désigner le(s) responsable(s).

Horaires Horaires Horaires


Responsable Personnels Lieu
perception MEP Réintégration

Armement

Munitions

Véhicules

Sanitaire

Ciblerie

Vedettes

Tranchée

DEROULEMENT DE LA SEANCE

1/ Préparation technique de l’armement.


2/ Briefing obligatoire :
Le directeur de tir doit expliquer aux tireurs le but de la séance et son déroulement.
3/ Distributions des munitions.
4/ Ordres réglementaires.
5/ Incidents de tir.

Horaires TIR TRANCHEE ATELIER(s) ANNEXE ou VEDETTE(s)

H + 00h00 G1/1 G1/2 G2

H + 00h30’ G1/2 G1/1 G2

H + 01h00 G2/1 G2/2 G1

H + 01h30’ G2/2 G2/1 G1

6/ En fin de séance ? Inspection des armes.

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117

DEFINITIONS

ALIMENTATION
- alimenter une arme, c’est , dans ces conditions susceptibles d’assurer son fonctionnement normal, lui fournir
les munitions qu’elle doit tirer et assurer l’évacuation des résidus de tir. Elle comprend donc deux opérations
bien distinctes :
- le chargement de l’arme ;
- l’évacuation de l’étui.
• le chargement de l’arme nécessite les opérations suivantes :
- le garnissage qui consiste à remplir un magasin ou un chargeur ;
- l’approvisionnement qui consiste à fixer un chargeur garni sur l’arme ou à placer les
cartouches dans un magasin faisant partie de l’arme :
- le transport qui permet d’amener les cartouches en position ;
- la distribution dont le but est de présenter la cartouche à introduire ;
- l’introduction qui consiste à faire passer la cartouche présentée dans la chambre.
• L’évacuation de l’étui comprend :
- l’extraction qui consiste à décoller l’étui de la chambre et à la sortir :
- l’éjection qui consiste à expulser l’étui de l’arme.
Les principaux modes d’alimentation sont :
- par magasins faisant partie intégrante de l’arme. parmi eux on distingue les magasin
tubulaires et les magasins dans la boîte de culasse à piles simples ou imbriquées ;
- par magasins indépendants de l’arme et fixes pendant le tir, appelées alors chargeurs ou
boîtes –chargeurs, à piles simple ou imbriquées :
- par magasins indépendants de l’arme et mobiles pendant le tir parmi lesquels se trouvent
les boîtes-chargeurs à tambour tournant, les bandes rigides, articulées, souples à maillons
métalliques (ou tissus) détachables (les barillets des revolvers sont rattachés à cette
catégories).
- Par la bouche (mortier),
- Par la culasse (canon d’artillerie).
-
AMORCE :
Il s’agit d’une petite capsule de laiton renfermant un artifice primaire chargée d’enflammer la poudre : généralement
de l’azoture ou du styphnate de plomb. Il existe :
- les amorces à percussion périphérique (ou annulaire) : la charge d’amorçage est culée dans le fond de l’étui et
répartie à l’intérieur du bourrelet (22 long rifle) ;
- les amorces à percussion centrale : la capsule est centrée à l’arrière de l’étui puis vernie pour assurer
l’étanchéité :
- les amorces électriques : le fonctionnement n’est plus obtenu par écrasement comme dans les deux types ci-
dessus mais par volatilisation d’un fil métallique à l’aide d’un courant électrique transmis par un percuteur sur le
centre du culot de l’amorce.
-
ANGLE DE CHUTE :
C’est l’angle aigu que fait la trajectoire avec l’horizontale au point de chute.

ANGLE DE COUCHE :
Ecart angulaire entre l’axe longitudinal du canon et l’axe de la crosse. Plus cet écart est grand, plus l’arme aura
tendance au relèvement au moment du départ du coup et inversement. C’est pourquoi « l’angle de couche nul » (la
crosse dans le même axe que le canon, exemple la Minimi) figure parmi les accessoires à la puissance de feu.

ANGLE D’IMPACT :
Angle que fait la trajectoire au point d’impact avec la surface frappée.

ANGLE DE HAUSSE :
C’est l’angle donné par la table de tir en regard de la portée. Il correspond à l’écart angulaire que fait la bouche de
l’arme avec l’horizontale pour que soit atteint la portée considérée dans les conditions normales.

ANGLE D’INCIDENCE :
C’est l’angle complémentaires de l’angle d’impact.

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118

ANGLE AU NIVEAU :
Angle que fait la bouche de l’arme avec le plan horizontal.

CADENCE DE TIR :
Nombre de coups que l’arme tirerait en une minute si aucune interruption ne se produisait dans son fonctionnement.
La cadence de tir pratique correspond au nombre maximum de coups qui peuvent être tirés efficacement en une
minute compte tenu des arrêts imposés par le service de l’arme.

CANON FLOTTANT :
Au départ du coup, le canon est soumis à des vibrations qui ont une influence importante sur la précision du tir. Ces
vibrations ne doivent pas être contrariées, c’est pourquoi les armes de précision, outre un canon étoffé, sont
généralement dotées d’un canon flottant, c’est-à-dire directement vissé sur la boîte de culasse et sans contact avec le
fût. Quand ce contact existe, il est réalisé par des Silentbloc qui isolent le canon. Pour la même raison, il ne faut
jamais appuyer le canon sur un appui rigide lors d’un tir.

CARTOUCHE :
Ensemble des éléments formant une unité de tir qui, introduite dans l’arme, permet le lancement du projectile. Elle
comprend l’étui, la balle, la poudre et l’amorce.

CULASSE :
Pièce métallique mobile qui permet le chargement de l’arme par l’arrière. il en existe deux types :
- les culasses non-calées : une arme est dite à culasse non-calée lorsque elle est maintenue appliquée contre le
canon par la seule force du ressort récupérateur. Dans ce cas, le cycle de fonctionnement ne comprend que deux
opérations : l’ouverture et la fermeture. Seuls l’inertie de la culasse, la résistance du ressort-récupérateur et le
collage de l’étui s’opposent à l’ouverture :
- les culasses calées avec lesquelles une liaison mécanique de la culasse et du canon est réalisée ; dans ce cas, le
cycle de fonctionnement comprend une course de sécurité, le déverrouillage, l’ouverture, la fermeture, le
verrouillage et la course de sécurité (ou de rattrapage). On distingue les culasses calées à bloc ou à verrous fixes
ou mobiles.

DANGERS (du tir) :


On distingue :
les dangers normaux qui résultent :
- des trajectoires normales,
- des ricochets,
- des éclats de projectiles,
- des projections à l’arrière des munitions autopropulsées,
- des retombées d’éléments de projectiles,
- les dangers accidentels :
- les défaillances des armes,
- les défaillances des munitions,
- les erreurs humaines.
-
DEBIT :
Le débit d’une arme est le nombre de coup à tirer par celle-ci dans un temps donné.

DEVEROUILLAGE :
Dans les armes à culasse calée, c’est l’opération qui rompt la liaison mécanique canon-culasse sans écarter la
culasse du canon.

EFFETS (du tir) A REALISER :


- la destruction consiste à mettre hors de combat le personnel ou à rendre inutilisable le matériel dans une
proportion au moins égale à 50%. Elle exige généralement des consommations en munitions importantes. Les
armes automatiques légères ne peuvent détruire que du personnel à découvert ou faiblement protégé.
- - la neutralisation consiste à empêcher l’ennemi de remplir sa mission pendant un temps déterminé.

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119

Elle nécessite d’appliquer des feux d’une densité suffisante, de prolonger ou de renouveler les tirs, d’entretenir l’effet
de neutralisation par des tirs exécutés à une densité plus faible.

EJECTEUR :
Pièce métallique chargée d’expulser l’étui hors de l’arme. On trouve :
- les éjecteurs projetant parmi lesquels :
- les éjecteurs fixes qui se tiennent immobiles sur le parcours de l’étui dans une rainure sur la boîte de culasse ou
un logement de la culasse et qui peut être effaçables ou non ;
- les éjecteur à ressort portés par la culasse.
- les éjecteurs abandonnant l’étui hors de l’arme : le système classique est celui des tracteurs-transporteurs. A la fin
du recul, le tracteur-transporteur descend, l’étui est éjecté par l’action combinée de la cartouche suivante qui
descend et du cliquet jouant alors le rôle d’éjecteur.
Sur les revolvers, un poussoir commande six griffes s’appuyant sur les bourrelets des étuis. Cette action ne peut
s’effectuer que si le barillet est rabattu sur le côté.

ETUI :
Il a un triple rôle :
- réservoir de poudre ;
- support pour la balle et l’amorce ;
- essentiellement, assurer l’étanchéité parfaite de la fermeture de l’arme et donc de s’opposer à toute fuite des gaz.
Il est soit en laiton, en tombac, en acier cuivré éventuellement peint ou recouvert de vernis. Il présente à l’arrière une
gorge ou un bourrelet.
Le terme « douille » est en principe réservé aux munitions d’un calibre supérieur à 20 mm.

EVENT :
Ouverture pratiquée dans le canon par laquelle sont prélevés les gaz nécessaires ou système moteur de l’arme.

EXTRACTEUR :
L’étui étant gonflé au moment du départ du coup, son extraction nécessite un effort important réalisé par un extracteur
puissant parmi lesquels on trouve :
- les extracteurs à action normale ; il s’agit d’une griffe qui dépasse le bourrelet ou la gorge de l’étui dans la
chambre et s’y maintient sous l’action d’un ressort. Cette griffe est fixée à la culasse de telle sorte qu’elle n’aie
aucune possibilité de se déplacer par rapport à celle-ci suivant l’axe du canon. Le recul de la culasse assure
l’extraction de l’étui ;
- les extracteurs à action forcée : pour éviter que l’extracteur ne franchisse le bourrelet, il est intéressant d’avoir un
extracteur qui s’écarte de l’axe sans difficulté quand la griffe est poussée en arrière (fermeture de la culasse) et
qui ne puisse s’écarter dès qu’il y a résistance à l’extraction (déverrouillage, ouverture). Deux solutions existent :
- l’extracteur Berdan : un plan incliné oblige la griffe à se centrer quand l’effort exigé s’accroît ;
- l’extracteur E.N.T. (étui non tiré) : basé sur la décomposition des forces dont une s’oppose à l’écartement de la
griffe.
- Les extracteurs constitués par des rainures de culasse : l’étui s’engage entre deux rainures qui font corps avec la
culasse.

FERMETURE :
Opération pendant laquelle la face avant de la culasse reprend contact avec la tranche postérieure du canon.

FLECHE :
C’est la hauteur du point le plus élevé de la trajectoire comptée à partir du plan horizontal passant par l’origine de la
trajectoire.

GABARIT ELEMENTAIRE DE SECURITE :


Il est constitué par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux dangers normaux du tir effectué par une seule
arme fixe, tirant une munition donnée sur un objectif ponctuel fixe. Il est continu ou discontinu.

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120

GABARIT DE POSITION :
Il est constitué par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux risques inhérents à l’explosion d’une munition
sur la position de tir ou à proximité.

HAUSSE DE COMBAT :
Hausse pour laquelle la flèche de la trajectoire n’excède pas la hauteur de l’objectif habituel de l’arme. En visant le
pied de l’objectif habituel de l’arme, on a donc la certitude d’atteindre cet objectif s’il se trouve à une distance
inférieure ou égale à celle qui correspond à la hausse de combat.

INTRODUCTION
Opération pendant laquelle une cartouche unique est amenée dans une position telle que l’ensemble mobile puisse la
saisir. Elle est :
- directe ; dans ce cas, la position de présentation est telle que la cartouche présentée peut quitter le magasin ou la
bande vers l’avant, c’est à dire qu’une poussée directe sur le culot de l’étui conduit la cartouche en direction de la
chambre moyennant un guidage correct ;
- indirecte quand le magasin ou la bande ne permettent la sortie de la cartouche que vers l’arrière et nécessite donc
de :
- l’extraire du magasin ;
- la transporter de l’axe de la bande à l’axe du canon ;
- l’introduire dans la chambre.

MODE DE FONCTIONNEMENT :
On appelle :
- arme à chargement simple : les armes ne disposant pas de magasin et nécessitant le chargement à la main à
chaque coup ;
- arme à répétition : les armes disposant d’un magasin et dont l’alimentation se fait mécaniquement pour chaque
coup par le tireur,
- arme semi-automatique : les armes disposant d’un magasin et dont l’alimentation se fait automatiquement pour
er
chaque coup sans intervention du tireur (sauf pour le 1 coup) ;
- arme automatique : les armes disposant d’un magasin dont l’alimentation se fait par le moteur général de l’arme et
dont le cycle de fonctionnement ne peut être interrompu que par un acte volontaire du tireur ;
- arme à tir mixte : les armes dont le cycle de fonctionnement peut être interrompu à chaque coup ou continuer de
lui-même et n’être interrompu que par une action volontaire du tireur.

OBTURATION :
Système par lequel est rendu étanche l’extrémité arrière du canon. Elle est réalisée avec l’étui métallique. La pression
des gaz agissant à l’intérieur de l’étui applique fortement ses parois contre celles de la chambre et contre la culasse.
Dans les armes à culasse non-calée, où l’étui agit comme un piston sur la face antérieure de la culasse, elle est
obtenue :
- par un étui cylindrique pour les armes à canon court ;
- par un étui tronconique pour les armes à canon long dans lesquelles il est nécessaire de faciliter le glissement de
l’étui qui colle plus longtemps aux parois de la chambre. A cet effet, on lubrifie les cartouches avant leur utilisation
ou on limite l’adhérence de l’étui par cannelage de la chambre (diminution des suraces en contact : exemple
l’AANF 1).

OUVERTURE :
Opération pendant laquelle la culasse perd le contact avec la tranche postérieure du canon. Elle ne s’effectue que
lorsque la pression est presque tombée à l’intérieur du canon.

PAS DES RAYURES :


Il correspond à la longueur de canon nécessaire pour que les rayures effectuent une rotation complète (360°).

POUDRE :
Substance détonante contenue dans l’étui. les principaux types sont :

- simple base : acide nitrique et cellulose appelée nitrocellulose qui a une température de combustion voisine de
2500° ;
- double base : nitrocellulose et nitroglycérine (cordite) qui a une température de combustion voisine de 3000°.

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La pression à l’intérieur des armes rayées est de l’ordre de 3000 à 4000 bars. La force nécessaire est voisine de 40
kg. La combustion d’un gramme de poudre produit environ un litre de gaz. La masse est généralement exprimée en
grain qui est égal à 0,064 gramme.

RECEPTACLE :
C’est la zone à l’extérieur de laquelle ne doit se produite aucun impact direct.

RICOCHET :
C’est le phénomène par lequel un projectile atteignant le sol ou la cible sous un certain angle repart sur une nouvelle
trajectoire (généralement dans le sens des rayures de l’arme).

ROTATION :
Les projectiles oblongs, lancés la pointe en avant, ont tendance à se mettre en travers et à se retourner et ainsi
perdent toute précision. Il existe deux procédés pour les stabiliser : l’empennage ou la rotation. Cette dernière est
réalisée par des rayures du canon qui impriment une vitesse de rotation de l’ordre de 3500 tours par seconde dans
une arme d’épaule.

SECTEUR DE TIR :
C’est le secteur du terrain dans lequel une même arme peut tirer :
- soit une cible mobile,
soit sur différentes cibles ou objectifs fixes. Il est défini par ses limites droite et gauche matérialisées sur le terrain.

SECURITE :
Dispositif qui enraye le système de mise à feu pendant la course des parties mobiles sans intervention du tireur. Son
action cesse après que soit assuré le verrouillage ou la fermeture.

SURETE :
En règle générale, il s’agit d’un mécanisme qui enraye le système de mise à feu à l’arrêt et mis en œuvre par le tireur.
On rencontre également des dispositifs appelés « sûreté automatique » qui comprennent principalement les pédales
de sûreté sur la détente ou la poignée pistolet et la sûreté de chargeur qui empêche le décrochage du marteau sans
chargeur à poste.

SYSTEME DE DETENTE :
but d’accrocher et de maintenir en position « armé » la masse percutante tant qu’il n’y a pas d’action sur la détente. La
Il a pour solution classique comporte :

- une gâchette : levier axé dont un des bras est sollicité par un ressort et l’autre en contact avec la détente ;
- un ressort de gâchette dont l’action a pour but de toujours placer la gâchette de telle sorte qu’elle accroche la
masse percutante ;
- une détente qui permet de faire basculer la détente.
On rencontre des systèmes à séparateur (PA MAC 50), à échappement simple ou double (FSA MAS 49/56), à recul
ou échappement de gâchette (US M1), à double mécanisme de détente (MIT M2 HB) et sélecteur de tir (FAMAS).

SYSTEME DE FERMETURE :
Il a pour but de :
- permettre, après le départ du coup et pendant un temps suffisant (mouvement de la balle dans le canon), le
maintien de la culasse en position avant ;
- autoriser entre deux coups consécutifs, toutes les manœuvres de la culasse nécessaires aux opérations
correctes d’alimentation de l’arme ;
- assurer la robustesse et l’étanchéité de l’arme.

SYSTEME MOTEUR :
Il s’agit de la source d’énergie nécessaire à l’alimentation, au x mouvements de l’ensemble mobile et à la mise de feu.
Les deux sources utilisées sont :

- le travail musculaire du tireur (armes à répétition manuelle : exemple le FRF2) ;


- la veine gazeuse résultant de la déflagration de la poudre. Dans ce cas, action des gaz sur la culasse peut être
directe ou indirecte par emprunt des gaz en un point du canon (tuyauterie longue FSA MAS 49/56 ou courte
MINIMI).

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SYSTEME DE PERCUSSION :
Tout système de percussion mécanique comprend :
- une masse percutante dont l’énergie se dépensera dans l’écrasement de l’amorce ;
- un ressort de percussion qui lancera la masse percutante ;
- un percuteur, outil qui traverse la culasse dans une ouverture ménagée à cet effet pour agir sur l’amorce. il peut :

- être indépendant et constituer lui-même la masse percutante et recevoir directement la


poussée du ressort de percussion ou indirectement par l’intermédiaire d’un marteau.

- Etre solidaire de la culasse ou de la pièce de manœuvre et dans ce cas, celles-ci constituent


la masse percutante et c’est le ressort-récupérateur qui fait office de ressort de percussion.
On distingue :
- la percussion circulaire : la masse percutante pivote (cas général des armes de poing) ;
- la percussion rectiligne : la masse percutante n’a qu’un mouvement de translation.

TIR (DEFINITION RELATIVE AU) :


Le tir exécuté sous des angles au niveau inférieur à 240 millièmes (13, 5°) s’appelle tir tendu.
Le tir exécuté sous des angles au niveau inférieur à l’angle de portée maximum (800 millièmes ou 45°) mais
supérieurs à 240 millièmes s’appelle tir plongeant. Une augmentation de l’angle de hausse entraîne une
augmentation de la portée.
Le tir exécuté sous des angles au niveau supérieur à l’angle de portée maximum s’appelle tir vertical. Une
augmentation de l’angle de hausse entraîne une diminution de la portée (mortier).
Ces deux derniers sont tous les deux des tirs courbes.

Tir courbe 800 MIL.

Tir vertical
240 MIL.
Tir plongeant
Tir tendu

Le tir est dit :


- précis lorsque l’ensemble des coups est dans la plus petite surface possible (H + L).
- réglé lorsque le point moyen des coups est aussi près que possible du point à atteindre.
- Juste lorsque le tir est à la fois précis et réglé. La justesse d’un tir se traduit généralement par son rendement
c’est-à-dire par le rapport entre les coups au but ou efficaces et celui des coups tirés.

Précis Réglé Juste

- directs lorsque le pointage est fait sur l’objectif lui-même, avant et pendant le tir.
- Indirect lorsque le pointage en direction est fait sur un point distinct de l’objectif et le pointage en hauteur par
rapport au plan horizontal.
- Masqué lorsqu’il s’exécute derrière un obstacles rendant invisibles à l’ennemi les servants de l’arme.
- Repéré lorsque les éléments de pointage en direction et hauteur ont été déterminés et notés pour tirer sur un
objectif devenu invisible (nuit, brouillard, fumée,…)
- Rasant sur une zone de terrain lorsque les trajectoires ne s’élèvent pas à une hauteur supérieure à celle de
l’objectif au-dessus de cette zone.
- Fichant sur une zone de terrain lorsque les trajectoires ne sont susceptibles d’y atteindre un objectif de hauteur
donnée qu’au seul voisinage immédiat de leurs points d’impact.
- De flanquement ou de face suivant qu’ils son dirigés à peu près parallèlement ou perpendiculairement au front
de la troupe amie par rapport à la direction dans laquelle ils sont fournis.
- Par rapport à la direction dans laquelle ils prennent l’objectif, les tirs sont dis de front, d’écharpe, de flanc ou de
revers suivant qu’ils sont dirigés perpendiculairement ou obliquement à ce front, dans son flanc ou par derrière.

- Tout tir dirigé dans le sens de la plus grande dimension de l’objectif est dit d’enfilade.

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- dans le cas de tir sur un objectif mobile, le tir est dit au passage lorsque le plan de pointage se
déplace par bonds et s’immobilise au moment du tir. Il est dit en suivant ou tir accompagné lorsque
le plan de pointage se déplace d’une façon continue avec l’objectif.

Tir de revers
Tir de face
Tir de flanquement
Tir de flanc
Ennemi

Troupes amies

Tir d’écharpe
Tir de front

Tir d’ enfilade
Ennemi

TRAJECTOIRE :
Ligne suivie par le centre de gravité du projectile.

VEROUILLAGE :
Dans les armes à culasse calée, opération pendant laquelle une liaison mécanique canon-culasse
est réalisée.

VOLUME DANGEREUX :
C’est le volume, limité en hauteur, dont la surface latérale verticale s’appuie sur le contour de la zone
dangereuse.

VITESSE INITIALE :
Vitesse du projectile à l’origine de la trajectoire.

ZONE COMPLEMENTAIRE DE SECURITE :


Zone de 500 m de profondeur créée autour des lieux habités.

ZONE DANGEREUSE :
Elle est constituée par l’ensemble du terrain susceptible d’être soumis aux dangers normaux du tir en
tenant compte du nombre et de la position des armes ainsi que des objectifs et de leur déplacement
éventuel.

ZONE DE FOULEE :
Elle est constituée par les terrains nécessaires au déploiement des troupes qui utilisent le champ de tir.
Emplacement des tireurs, implantation des objectifs, mises en batterie, accès aux observatoires…

ZONE SUPPLEMENTAIRE DE SECURITE :


Elle est constituée par le ¼ extrême du gabarit élémentaire de sécurité des matériels de calibre inférieur
à 20 mm.

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