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Droit 3

Le document traite des notions générales sur les sociétés commerciales, en se concentrant sur la définition du bénéfice distribuable, le principe de proportionnalité dans le partage des bénéfices et des pertes, ainsi que les clauses léonines qui sont contraires à ce principe. Il aborde également les conditions de formation du contrat de société, les exigences de publicité et d'immatriculation, ainsi que les sanctions en cas de non-respect de ces conditions. Enfin, il évoque la possibilité de régularisation pour éviter la nullité de la société.

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Le document traite des notions générales sur les sociétés commerciales, en se concentrant sur la définition du bénéfice distribuable, le principe de proportionnalité dans le partage des bénéfices et des pertes, ainsi que les clauses léonines qui sont contraires à ce principe. Il aborde également les conditions de formation du contrat de société, les exigences de publicité et d'immatriculation, ainsi que les sanctions en cas de non-respect de ces conditions. Enfin, il évoque la possibilité de régularisation pour éviter la nullité de la société.

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Fascicule 2

Notions générales sur les sociétés


commerciales
la vocation aux bénéfices et aux
pertes
• La définition du bénéfice distribuable
• Le code des sociétés commerciales définit le
bénéfice distribuable comme étant:
• l’excédent de l’exercice diminué des pertes
antérieures et des sommes qui doivent être
mises en réserve en application de la loi ou
des statuts et augmenté des reports
bénéficiaires des exercices antérieurs
• La définition précédente est une définition
purement comptable du bénéfice
• La jurisprudence le définit comme étant le gain
pécuniaire qui ajoute à la fortune des associés
• Les associés ont le choix de distribuer les
bénéfices ou bien de les mettre en réserve ,la
mise en réserve des bénéfices permet à la société
d’adopter une politique d’autofinancement .
le principe de la proportionnalité
• C’est le principe qui gouverne le partage des
bénéfices et des pertes en droit des sociétés
• la part de chaque associé dans les bénéfices et
les pertes est proportionnelle à sa mise .
ce principe et posé par les articles 1300 et
suivants du C.O.C
Le principe de la proportionnalité
garant de la philosophie de la société
• En effet ce principe garantit une équité et une
égalité entre les associés
• Ce principe est aussi l’idée maitresse de
l’affectio-societatis
• l’affectio-sociétatis , défini par l’éminent juriste
Philippe Merle comme étant « la volonté des
associés de collaborer ensemble sur un pied d’
égalité au succès de l’entreprise commune »il
constitue une condition importante , sans laquelle
la société ne peut pas être envisagée.
Le C.O.C pose certains principes en
rapport avec la proportionnalité
• Lorsque la part dans le bénéfice est seule
déterminée la même proportion s’applique
aux pertes et réciproquement ,
• en cas de doute les parts sont présumées
égales .
• Le COC règle la vocation aux bénéfices et aux
pertes d’une manière impérative
Les clauses léonines
‫اﻟﺸﺮوط اﻷﺳﺪﯾّﺔ‬
articles 1301 et 1302 du C.O.C
• Ces clauses dans le contrat de société font
référence à la part du lion.
• Quand on parle de la part du lion ; on fait
référence à une sorte d’inégalité en faveur du
lion
• Les clauses léonines sont contraires au
principe de la proportionnalité
Manifestation des clauses léonines ;
exemples

•Une part dans les bénéfices supérieure à sa mise


•Nullité de la clause et du contrat

•Une part dans les pertes supérieure à sa mise


•Nullité de la clause et du contrat

•Tous les bénéfices sont affectés à un seul associé


•Nullité du contrat; celui qui renonce à sa part est réputé accomplir un acte de
libéralité ((‫ﻋﻘﺪ ﺗﺒﺮع‬
Les clauses léonines sont une négation
de l’affectio-sociétatis
• En revanche la clause qui libère l’associé de la
contribution aux pertes sera déclarée nulle
mais n’engendrera pas la nullité du contrat.
• Par ailleurs les clauses d’intérêt fixe (clauses
intercalaires )qui prévoient le paiement d’un
intérêt aux associés même en l’absence de
bénéfices sont nulles puisqu’un tel paiement
porte atteinte au capital social et constitue
une distribution de dividendes fictifs .
Les conditions de forme : l’écrit
• l’article 3 du C.S.C dispose « qu’à l’exception
de la société en participation , le contrat de
société doit être rédigé par acte sous –seing
privé ou acte authentique.
• Si les apports comprennent des apports en
nature ayant pour objet un immeuble
immatriculé ; l’acte doit être rédigé selon la
législation en vigueur sous peine de nullité »
Les statuts de la société
• L’écrit communément appelé « statuts » de la
société commerciale doit comporter des
mentions obligatoires tels que la forme de la
société (SA ou SARL) , la durée , la raison ou la
dénomination sociale , le montant du capital
social .
• Le contrat de société sert à organiser le
fonctionnement de la société et les rapports
entre les associés et les tiers
la publicité
• l’article 15 du csc exige la publicité des statuts par
insertion au JORT exception faite de la société en
participation.
• La publicité doit se faire dans un délai d’un mois soit
de la constitution définitive de la société soit de la
date du procès verbal ou de la date de délibération de
l’assemblée générale constitutive de la société.
• C’est une mesure visant à informer les tiers sur la
création de la société , sa forme , le montant de son
capital social .

l’immatriculation au registre national
des entreprises :
• L’immatriculation est soumise à la loi 2018-52
du 29 octobre 2018 relative au registre
national des entreprises.
• Conformément à l’article 7 de la loi
l’immatriculation est obligatoire pour un
certain nombre d’entités ; notamment les
sociétés commerciales
• L’immatriculation est définie par l’article 1er de la
loi comme étant le fait de « créer un fichier
propre à l’entreprise et lui attribuer un identifiant
qui lui est spécifique »
• cet identifiant est le numéro d’immatriculation
fiscale qui sera considéré comme un identifiant
unique pour les entreprises.
• Cette immatriculation aura pour effet
l’achèvement des procédures de constitution de
la société et la naissance de la personnalité
morale.
sanction de l’inobservation des conditions de
formation du contrat de société :

• Comme la société est un contrat , toutes les


causes de nullité du contrat entraînent en
principe la nullité du contrat de société .
• Ainsi , l’article 325 du COC prévoit que
« l’obligation est nulle lorsqu’elle manque
d’une des conditions substantielles de sa
formation , lorsque la loi en édicte la nullité
dans un cas déterminé .
nullité pour non respect d’une
condition de forme
• L’article 17 du csc dispose que :
• L’inobservation des formalités de publicité
prescrites par les articles précédents entraîne
la nullité de la société nouvellement
constituée et la nullité de l’acte ou de la
délibération sous réserve de la régularisation
prévue par le présent code.
La régularisation est un moyen de
sauvetage de la société
• Par la régularisation ; le législateur essaie de
donner une chance de survie à la société; il
essaie d’éviter la sanction par la nullité en
ouvrant la voie à la régularisation
• il s’agit des dispositions de régularisation prévues pour
les SARL et les SA dans les articles , 107 et 179 du CSC
et qui retiennent pratiquement les mêmes solutions à
savoir que la nullité est couverte par la régularisation
de sa cause , à cet effet :
• -l’article 108 du csc (SARL) donne un délai de 30 jours
à tout intéressé pour mettre la société en demeure de
procéder à une régularisation auquel cas il peut saisir
le juge des référés pour qu’il procède à la désignation
d’un mandataire chargé d’accomplir ces formalités
• le tribunal saisi de l’action en nullité peut
accorder un délai pour la régulariser
• si une assemblée générale est convoquée
pour effectuer la régularisation , le tribunal
ne statue pas afin d’attendre l’issue de la
régularisation.
Si la nullité est quand même
prononcée:
• La nullité de la société n’opère pas de manière
rétroactive , elle met fin à la société pour
l’avenir , sa dissolution sera opérée comme si
elle avait valablement existé , et ni la société
ni les associés ne pourront se prévaloir de
cette nullité à l’égard des tiers ; en effet les
tiers qui ont traité avec une société donnant
l’apparence d’être régulièrement constituée
seraient très lésés si la nullité leur était
opposable.

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