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Droit

Le droit des sociétés commerciales définit la société comme un contrat entre plusieurs personnes visant à partager des bénéfices, avec des distinctions entre sociétés civiles et commerciales. Les sociétés peuvent être classées en sociétés de personnes, où la personnalité des associés est primordiale, et sociétés de capitaux, où seule la contribution financière compte. Les apports des associés, qu'ils soient en numéraire, en nature ou en industrie, constituent le capital social, qui est protégé par des règles strictes pour garantir les droits des créanciers.

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Le droit des sociétés commerciales définit la société comme un contrat entre plusieurs personnes visant à partager des bénéfices, avec des distinctions entre sociétés civiles et commerciales. Les sociétés peuvent être classées en sociétés de personnes, où la personnalité des associés est primordiale, et sociétés de capitaux, où seule la contribution financière compte. Les apports des associés, qu'ils soient en numéraire, en nature ou en industrie, constituent le capital social, qui est protégé par des règles strictes pour garantir les droits des créanciers.

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Droit des sociétés commerciales

Dispositions communes
• l’article 2 du code des sociétés commerciales
(CSC) définit la société comme « un contrat
par lequel deux ou plusieurs personnes
conviennent d’affecter en commun leurs
apports ,en vue de partager le bénéfice ou de
profiter de l’économie qui pourraient résulter
de l’activité de la société »
La société est un groupement de
personnes :
• La société a toujours été constituée entre
deux personnes au moins ; depuis l’année
2000 ; avec la promulgation du code des
sociétés commerciales une possibilité est
accordée au commerçant : celle de créer une
société avec un associé unique, il s’agit en
l’occurrence de la S.U.A.R.L
La SUARL est une exception
en effet le principe demeure que la société est
un groupement de personnes et l’aspect
quantitatif des associés est réglementé par la
loi qui exige à titre d’exemple 2 associés pour
la S.N.C,la S.A.R.L,7 associés au moins pour la
S.A.

La société a un but lucratif :

• la société réalise des bénéfices ou des économies


en vue de les partager entre les associés.
• la jurisprudence française a donné une définition
de la notion de bénéfice dans un célèbre arrêt de
la cour de cassation daté du 11/03/1914, il s’agit
de l’arrêt Manigot ou la cour de cassation
française a défini le bénéfice comme un gain
pécuniaire qui ajoute à la fortune des associés
L’idée de partage des bénéfices
permet de distinguer entre la société
et l’association
• La loi n° 2011-88 du 24 septembre 2011, portant
organisation des associations définit l’association
comme étant « une convention par laquelle deux
ou plusieurs personnes œuvrent d'une façon
permanente, à réaliser des objectifs autres que la
réalisation de bénéfices» Lorsque le groupement
est constitué dans un but purement désintéressé
exclusif de toute recherche d’un avantage
matériel quel qu’il soit (profit ou économie) la
forme juridique adoptée sera une association.
Typologie des sociétés :

• Il s’agit de distinguer entre les sociétés civiles


et les sociétés commerciales, les sociétés de
personnes et les sociétés de capitaux.
• Les sociétés civiles sont réglementée par le c.o.c elles
ne peuvent être constituées que pour exercer une
activité civile ex : une activité agricole ,libérale.
• Les sociétés sont commerciales par l’objet ou par la
forme
• Elles sont commerciales par l’objet si elles effectuent à
titre professionnel des actes de commerce.
• Elles sont commerciales par la forme si elles adoptent
l’une des formes juridiques suivantes :les sociétés en
commandite par actions, les S.A.R.L et les S.A.
Les sociétés de personnes
• Les sociétés de personnes sont des sociétés dans lesquelles
la personnalité de l’associé est un élément déterminant et
essentiel on dit que ce sont des sociétés marquées d’intuitu
personae.
• Dans ces sociétés , les associés répondent solidairement et
indéfiniment des dettes de l’exploitation.
• On classe dans cette catégorie les sociétés en nom collectif
(SNC)
• Dans les sociétés de personnes la personne de l’associé est
tellement importante que le transfert des parts d’intérêt est
très réglementé et nécessite généralement l’accord de
l’unanimité des autres associés de même, le décès d’un
associé entraîne en principe la dissolution de la société .
les sociétés de capitaux
• l’exemple type reste la société anonyme , on les
appelle les sociétés de capitaux car la personnalité
des associés est indifférente ,seul importe ce qui
figure à l’actif social notamment les capitaux ,dans
cette formule la société répond seule des dettes
de l’exploitation , dans ces sociétés il ya un écran
opaque entre les associés et les créanciers sociaux
les actions sont en principe librement négociables
et librement transmissibles.
Atténuation de la distinction
• Cependant certaines clauses statutaires atténuent
considérablement la distinction entre les sociétés de
capitaux et les sociétés de personnes la personne,en effet
les statuts des sociétés de capitaux comprennent parfois
des clauses statutaires qui y introduisent une dose d’intuitu
personae .
• Il s’agit notamment des clauses d’agrément et de
préemption qui limitent la libre négociabilité des actions.
• Aussi ,on peut trouver dans les statuts des sociétés de
personnes des clauses qui prévoient la continuation de la
société même en cas de décès ou d’incapacité d’un associé.
Les sociétés mixtes
• certaines catégories de sociétés sont considérées
comme des sociétés mixtes ou hybrides ,ainsi les
S.A.R.L empruntent des caractéristiques aux deux
catégories : l’intuitu personae demeure affirmé
puisque les cessions de parts sociales à des tiers
requièrent le consentement de la majorité des
associés représentant au moins les ¾ du capital
social(art109 csc),en revanche elles se
rapprochent des sociétés de capitaux puisque les
associés ne sont responsables qu’à concurrence
de leur apport.
NOTIONS GENERALES SUR LES
SOCIETES
• LES REGLES DE CONSTITUTION

• PARAGRAPHE I :LES CONDITIONS DE FOND


la mise ne commun des apports :

• a/L’obligation aux apports :


• il n’existe pas de définition de l’apport dans les C.S.C
l’apport est tel qu’il est exprimé dans le C.O.C est la
contribution ou la mise que chaque associé réalise en
vue de constituer le capital social.
• On peut définir les apports comme étant les biens
(espèces,immeubles ,fonds de commerce ,brevet)
dont les associés transfèrent la propriété ou la
jouissance à la société et en contre partie desquels il
reçoit des parts ou des actions (selon la nature de la
société )
Les apports sont obligatoires
• chaque associé doit faire un apport
(cependant concernant la S.N.C le législateur
n’a pas exigé un capital minimum parce que
les associés sont solidairement et
indéfiniment responsables des dettes de
l’exploitation) ;
• concernant les SARL ; avant la modification de 2007 ,
le législateur exigeait un capital social d’au moins
10.000 dinars , ce montant a été réduit à 1000 dinars
par la modification de 2005 pour finalement arriver en
2007 à la possibilité de constituer une SARL sans
déterminer un minimum légal , en effet et selon les
termes de l’article 92 nouveau du CSC
• « Le capital de la société à responsabilité limitée est
fixé par son acte constitutif. Le capital social est divisé
en parts sociales à valeur nominale égale. »
effectifs
• l’apport ne doit pas être fictif sinon il peut entraîner la
nullité de la société par exemple un bien qui n’appartient
pas à l’associé ,un brevet périmé donc sans valeur .
• Les apports sont constitutifs du capital social,il faut à cet
effet distinguer entre la souscription et la libération du
capital social.
• La souscription constitue un engagement d’apport.
• La libération consiste à verser le montant de l’apport en
numéraire ou le transfert de la propriété ou de la jouissance
de l’apport en nature .
• D’après l’art 5 du csc les apports doivent être soit en
numéraire soit en nature soit en industrie.
*l’apport en numéraire
• consiste en une somme d’argent que l’associé
verse à la société contre l’attribution de parts
sociales ou d’actions .
l’apport en nature
• il s’agit de tout apport d’un bien autre qu’un apport en
argent (choses immobilières ou mobilières ,droit incorporel
tel que les droits de propriété intellectuelle
• Le législateur a instauré une procédure d’évaluation des
apports en nature ,cette procédure permet d’éviter une
surévaluation des biens apportés qui porte atteinte aux
droits des associés et aux droits des tiers puisque le capital
social est le gage des créanciers sociaux
• Cette procédure fait intervenir dans les sarl et les sa un
expert pour évaluer la valeur de l’apport en nature appelé
le commissaire aux apports .
• L’apport en nature peut être fait soit en propriété soit en
jouissance soit en usufruit .
l’apport en industrie
• c’est un apport en travail,l’associé s’engage à
mettre son savoir faire et ses connaissances
techniques au service de la société ,l’apport en
industrie n’est pas pris en compte dans le calcul
du capital social étant donné qu’il ne peut pas
constituer un gage aux créanciers sociaux
,l’apport en industrie n’est pas autorisé dans
toutes les sociétés ,il est interdit dans les S.A.
• En revanche ce type d’apport est autorisé dans les
S.N.C ; les Sarl (art 97) et les sociétés en
commandite de la part des commandités .
• D’après l’article 1300 du COC la part de celui qui n’a
apporté que son industrie est évaluée d’après l’importance
de cette industrie pour la société
• L’article 1303 du COC dispose que « il peut être stipulé que
celui qui apporte son industrie aura dans les bénéfices une
part supérieure à celle des autres associés »
• L’apporteur rend un travail à la société mais il ne devient
pas pour autant un salarié étant donné d’une part l’absence
de subordination et d’autre part l’existence de l’affectio
societatis.
• L’art 5 du CSC considère que l’ensemble des apports en
numéraire et en nature à l’exception de l’apport en
industrie constitue le capital social
Le capital social
• est la valeur constatant la somme des apports en
numéraire et en nature inscrite au passif du bilan et
constatant la dette de la société envers les associés et
qui ne sera remboursé qu’à la dissolution de cette
dernière ou au cours de la vie sociale par la technique
de l’amortissement du capital .
• ,Le législateur impose aux sociétés à responsabilité
limitée et aux sociétés par actions ( art 140 et 287 du
csc ),le prélèvement d’une somme égale à 5 % sur leur
bénéficie net destiné à alimenter le fond de réserves
légales , ce montant cesse d’être obligatoire lorsque le
montant de la réserve atteint 10 % du capital social .
• Le capital social a 2 caractéristiques :la fixité et
l’intangibilité ce qui entraîne 2 conséquences :
• Le k.s est le gage des créanciers sociaux :la société
ne peut distribuer aucune somme par
prélèvement sur le k.s, à défaut ,il s’agira d’une
distribution de dividendes fictifs.
• Les modifications du capital social sont
strictement réglementées, son augmentation et
sa réduction sont soumises à des règles de
publicité dans le but de protéger les créanciers
sociaux .

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