[1]
INTRODUCTION GENERALE
Les activités minières ont des répercussions importantes sur l’économie,
l’environnement, l’emploi et la vie sociale des pays ou régions où elles ont leur siège.
Les mines comptent pour une part importante du produit intérieur brut (PIB) d’un grand
nombre de pays en développement et constituent même souvent l’essentiel des exportations et
des investissements étrangers dans ces pays.
Deux modes d’exploitation des Mines sont couramment appliqués dans les industries minières
dont l’exploitation à Ciel ouvert et l’exploitation en souterraine.
Dans les deux modes, Il est de coutume d’utiliser les explosifs et artifices de minage pour
réaliser un minage correct. En mine Souterraine, particulièrement dans la mine de Kakula, le
résultat de minage est évalué en fonction de l’avancement qui, des fois n’est pas atteint pour
diverses causes. Dans le cadre de notre travail il sera question de faire une étude en vue de
répondre aux questions ci-après :
Pourquoi n’atteignons pas l’avancement planifié ?
Que faire pour arriver à résoudre ce problème ?
Quelles sont les conséquences dans les séquences minières ?
C’est ainsi qu’il nous a été proposé par l’entreprise kamoa un sujet intitulé : «
Evaluation des opérations de fragmentation en vue de l’amélioration de l’avancement
des ouvrages miniers dans le développement de la mine souterraine de Kakula Nord ».
Ce travail aura comme objectif principal de faire une étude des performances des tirs des trous
de mine dans les galeries afin de voir les états d’avancement des fronts d’abattage après
fragmentation des roches.
Pour éviter un débordement et une divagation vers des limites imprécises, cette étude
est délimitée dans le temps et dans l’espace. En ce qui nous concerne, nous nous sommes
intéressés à la mine souterraine de Kakula comme notre champ d’investigation.
Quant à sa délimitation temporelle, ce travail s’étale sur une période allant du 01 Octobre
2020 au 01 Novembre 2020, lors de notre passage au sein de ladite entreprise où nous avons
eu à récolter les plus des données possibles.
[2]
Pour aborder ce présent sujet, nous allons subdiviser ce travail en trois chapitres
hormis l’introduction et la conclusion ; il s’agit notamment de :
Chapitre premier : Présentation du gisement de Kamoa/Kakula ;
Chapitre deuxième : les opérations de fragmentation dans la mine souterraine de kakula
nord.
Chapitre troisième : Etude des performances des tirs des trous de mine dans les galeries.
[3]
I : PRESENTATION DU GISEMENT DE KAKULA
CHAPITRE
[Link]
Dans le but de circonscrire notre problématique, nous présentons avant tout les
généralités sur la mine de Kamoa/Kakula.
Pour cela, dans ce chapitre nous exposerons tour à tour : la cartographie de Kamoa, la
géologie du Congo, la minéralisation, la description du gisement de Kakula ainsi que les
éléments géotechniques de Kakula.
I.1.1. Cartographie de Kamoa
I.1.1.1. Historique de la mine de Kamoa
Entre 1971 et 1975, le Consortium Tenke Fungurume exploité sous le nom de
Société Internationale des mines du Zaïre (S.I.M.Z), a entrepris des travaux d'exploration au
niveau local. Un programme régional d'échantillonnage des sédiments fluviatiles soutenu par
hélicoptère a été achevé en 1971. En 2003, Ivanhoé a acquis une importante participation dans
la prospection, y compris les zones de permis qui composent maintenant le projet. Les travaux
réalisés à ce jour comprennent la compilation de données, l'acquisition d'images satellite, la
cartographie géologique, l'échantillonnage géochimique des sédiments fluviatiles et du sol.
Un levé géophysique aéroporté a permis de recueillir l'intensité magnétique totale du champ,
le gradient magnétique horizontal et longitudinal, linéaire et barométrique, altimétrique et les
données de position.
Avec une extension de 23km x 15km, Kakula est considéré actuellement comme le plus grand
gisement de cuivre à haute teneur à l’échelle mondiale, avec des teneurs moyennes de l’ordre
de 4,3% cuivre.
I.1.1.2. Localisation du site
La concession du projet de Cuivre de Kamoa est située dans une région à cheval
entre deux groupements gouvernés par deux Chefs, Musokantanda et Mwilu. Le projet
Kamoa est situé dans le district de Kolwezi de la province de Lualaba en République
Démocratique du Congo ; Il se trouve à environ 25 km à l'ouest de la ville de Kolwezi et à
environ 270 km à l'ouest de Lubumbashi ; il est centré à 10 ° 46' de latitude Sud et 25 ° 15'
de longitude Est. L'emplacement du projet est illustré à la figure I.1
[4]
Figure I.1. L’emplacement du projet de Kamoa
I.2. CADRE GEOLOGIQUE
I.2.1. Géologie du Congo [FAUTREZ, 2004]
Le Congo comprend deux régions d’étendues très inégales ; La première dessine une
bande étroite de moins de 100 kilomètres de large, qui longe la côte atlantique. Les couches
marines mésozoïques et cénozoïques y affleurent ; La seconde comprend tout le reste du
territoire ; Dans cette région de l’intérieur du Congo, les terrains se répartissent naturellement
en deux grands ensembles : les terrains de soubassement, plissés métamorphiques et
principalement d’âge précambrien d’une part, et les terrains de couverture subhorizontaux, en
grande partie continentaux d’âge phanérozoïque d’autre part.
Les terrains de couverture occupent surtout la cuvette centrale ; Ces terrains comprennent
l’ensemble des couches depuis le carbonifère supérieur, On y distingue du paléozoïque
(carbonifère supérieur et permien), du mésozoïque (jurassique supérieur et crétacé), du
cénozoïque (érogène, néogène et pléistocène) ; Ces terrains sont affectés par des failles, Ils
sont presque entièrement continentaux et modérément fossilifères et renferment quelques
richesses : charbon, bitume, diamants, etc.
[5]
Les terrains antérieurs au carbonifère moyen sont tous réunis sous la dénomination
de terrains du soubassement, ils comprennent au moins quatre grands ensembles superposés
dénommés groupes, dont les principaux sont ceux du Katanga, du Kibara-Urundi, et de la
Ruzizi, énumérés dans l’ordre vraisemblable de leur ancienneté. La figure I.2. Ci-dessous
représente la carte métallogénique de la République Démocratique du Congo.
Figure I.2. Carte métallogénique de la [Link].
Une grande lacune sépare le sommet du groupe du Katanga de la base des terrains de
couverture ; Localement, elle est partiellement comblée par des formations plissées et
légèrement métamorphiques, d’ailleurs mal connues, qui ont livrés de rares fossiles d’âges
paléozoïque ancien.
Le soubassement renferme de nombreuses richesses minérales : cuivre, cobalt, uranium, zinc,
argent, or, étain, colombo-tantalites, etc.
A l’origine, c’était un pays de plateaux particulièrement soulevés ; les sollicitations
auxquelles la croûte a été soumise s’y sont traduites par l’affaissement dessiné par l’arc long
[6]
et étroit des fosses tectoniques dont le fond est occupé par les grands lacs et les couches
géologiques de la couverture ; en même temps que le fond des fossés s’affaissaient, leurs
parois s’élevaient provoquant une érosion notable qui a rajeuni le paysage et mis à jour
quelques-uns des terrains les plus anciens de l’Afrique centrale. Le Congo est « un vieux
bouclier » essentiellement stabilisé depuis au moins, le milieu du paléozoïque.
I.2.2. Géologie de l’ex-province du Katanga
Entourée des deux Kassaï, du Maniema, de la Zambie, de l’Angola et de la Tanzanie,
l’ex-province du Katanga était une vaste province de la République Démocratique du Congo.
Les terrains de couverture y sont très développés et le soubassement affleure souvent sur les
collines et au fond des vallées. Le soubassement correspond au terrain datant du précambrien,
tandis que la couverture est constituée de toutes les formations postérieures à celui-ci.
Le Katanga méridional est caractérisé par le système appelé système Katanguien, ce système
est subdivisé en trois super-groupes qui sont [NGOIE.K, 2009] :
Le Roan (R) ;
Le Nguba (Ng) ;
Le Kundelungu (Ku).
Ces super-groupes sont séparés par deux mixités dénommées le grand conglomérat et le
petit conglomérat. Les différentes unités stratigraphiques sont subdivisées en groupes, sous-
groupes, et formations, Cette subdivision est basée sur la lithologie.
I.2.2.1. Super-groupe du Roan (R)
Le Roan est caractérisé par une succession des roches dolomitico-siliceuses avec des
intercalaires pélitiques ou arénitiques. Ces intercalations indiquent un climat chaud et un
milieu lagunaire. La puissance de ce super-groupe est d’environ 1500 mètres et il est
subdivisé suivant les groupes ci-après :
Groupe de Mindola R1 ;
Groupe de Mines R2 ;
Groupe de la Dipeta R3 ;
Groupe de Mwanshya R4.
[7]
I.2.2.2 Super-groupe du Nguba
Le Nguba est caractérisé par des roches détritiques débutant par une mixité, le grand
conglomérat ; Cet ensemble passe partiellement par des organogènes vers le Sud, déposé en
milieu marin, il indique une forte transgression par rapport au Roan qui lui est sous-jacent. Il a
une puissance qui varie entre 1000 et 3000 mètres et est subdivisé en :
Groupe de Likasi Ng1 ;
Groupe de Monwezi Ng2.
I.2.2.3 Super-groupe du Kundelungu
Ce super-groupe est caractérisé par des roches détritiques débutant par une mixtite, le
petit conglomérat. Déposé en milieu marin, il indique une transgression modérée par rapport
au Nguba, Il a une puissance d’environ 3000 mètres et est subdivisé suivant les groupes ci-
après :
Groupe de Kalule Ku1 ;
Groupe de Kiubo Ku2 ;
Groupe de plateaux Ku3.
Les gisements exploités se situent dans le Groupe de mines (R2), dans le Mwashya
(R4) et dans la dolomie de Kakontwe (Nguba). Les gisements du Groupe de mines fournissent
la presque totalité de la production du cuivre, du cobalt et de l’uranium. Dans la partie
occidentale de l’arc cuprifère de l’ex-province du Katanga, la minéralisation stratiforme est
associée à un métallotecte bio-stratigraphique (niveau des R.S.C) qui disparaît à hauteur de
Lubumbashi. Au Sud-Est de cette ville et en Zambie, la minéralisation stratiforme est associée
aux différents niveaux du Roan inférieur.
Les gisements du Mwashya (R4) sont rares, la minéralisation stratiforme y est associée à des
horizons pyroclastiques du Mwashya.
Les gisements du Nguba fournissent la totalité de la production de zinc, plomb,
cadmium, germanium. La minéralisation forme des amas discordants dans la formation
dolomitique de Kakontwe. Le tableau I.1 ci-dessous représente bien l’aperçu litho-
stratigraphique du Katanga méridional.
[8]
Tableau I.1. Aperçu litho stratigraphie méridional de l’ex-province du Katanga
DU KAT
PROVINCE
SUPER GROUPE DE L
-
[9]
Dans les limites de l’ex-province du Katanga, il existe des gîtes aurifères, stannifères,
cobaltifères, uranifères et cuprifères ; qui sont étroitement liés aux divers cycles orogéniques.
La minéralisation aurifère se situe dans la partie supérieure du système antékibarien, alors que
la minéralisation stannifère est liée à l’orogenèse kibarienne affectant les couches inférieures
du système du Kibara ; Elle se trouve surtout là où les couches kibariennes ont une grande
épaisseur.
Pour la minéralisation cuprifère, il y a lieu d’en distinguer deux sortes : la minéralisation
cupro-zincifère d’origine filonienne (post-lufilienne : type Kipushi) et la minéralisation cupro-
cobaltifère, stratiforme et diagénetique, liée au système de Roan (type Groupe des mines)
[NKOMBA ,2009].
I.3. TECTONIQUE DE L’EX-PROVINCE DU KATANGA
I.3.1. Généralités
L’orogénèse du Katanga a eu pour résultat, la fermeture du bassin causée par des
tectoniques de compression, Elle a atteint son paroxysme vers 550 Ma et est reliée à la
convergence des marges du craton du Congo et du Kalahari qui sont entrées en collision ;
Cette collision a formé une région clé qui sépare actuellement ces deux cratons, la ceinture
transcontinentale panafricaine de direction Est-Ouest, et a également formé l’Arc Lufilien sur
la marge passive (craton du Congo) ainsi que la ceinture Zambezi sur la marge active (craton
du Kalahari) [John et al, 2004]. Le développement de cet Arc et de cette ceinture est de
manière plus globale lié à l’assemblage du supercontinent Gondwana dans le Sud et à l’Est de
l’Afrique durant l’orogenèse panafricaine.
Les dépôts formés lors de la période de rift (succession sédimentaire Katanguienne)
ont été charriés vers le Nord-Est durant l’orogénèse Lufilienne ; En effet, cette succession
s’est détachée de son socle et s’est déplacée sur 150km environ vers le Nord sur la marge du
craton du Congo. Ce déplacement a formé la ceinture cuprifère d’Afrique centrale (fold and
thrust belt externe) qui est composée d’un système de nappes de charriage.
Ces nappes de charriage comportent d’importantes méga brèches. Le Super-groupe du Roan
(Groupe R-4, Groupe Mwashya exclu) est sous forme d’une méga brèche, cette structure en
méga brèche et l’existence des discontinuités dans ce Super-groupe, sont sans doute l’effet de
couches évaporitiques qui auraient flués au cours de la diagenèse ou au début des
mouvements tectoniques [François, 1997]. Cependant, aucune trace d’halite n’a jamais été
[10]
retrouvée, même dans les forages les plus profonds, mais l’anhydrite apparaît à plusieurs
étages stratigraphiques. De plus, les cristaux primaires de gypse ont été remplacés par des
pseudomorphes de quartz et de dolomite [Muchez et al., 2008].
La ceinture cuprifère d’Afrique centrale se trouve au niveau d’une grande structure tectonique
panafricaine que l’on appelle l’Arc Lufilien ; Cet Arc a une forme convexe vers le Nord ;
Il est subdivisé en trois domaines (Figure I.3.) :
La fold and thrust belt externe (qui correspond à la ceinture cuprifère d’Afrique
centrale [Cailteux et al., 2005],
La région centrale des dômes,
Et la ceinture synclinoriale ou zone interne [Kipata et al., 2013].
L’Arc Lufilien a été formé lors d’un évènement de collision entre 650-600 et 530
Ma, atteignant son paroxysme vers 550 Ma et finissant vers 530 Ma.
Le développement de cet arc est lié de manière plus globale à l’assemblage du supercontinent
Gondwana dans le Sud du centre et à l’Est de l’Afrique durant l’orogenèse panafricaine
[Porada et al., 2000]. L’Arc Lufilien, son avant-pays Kundelungu et la ceinture Kibarienne
adjacente (Figure I.3) sont actuellement en train de subir une extension continentale et sont
impliqués dans une branche mal définie SO du système de rift Africain Est [Kipata et al.,
2013]. La figure ci-dessous illustre la structure tectonique de l’arc Lufien.
Figure I.3: Cadre géologique et tectonique de l’Arc Lufilien [Kipata et al., 2013].
[11]
I.3.2. Succession sédimentaire dans le Katanguien
Le système Katanguien Néoprotérozoïque (880 – 500 Ma) consiste en une succession
sédimentaire qui varie de 5 à 10km d’épaisseur ; Il est exposé dans le Sud de la République
Démocratique du Congo et dans le Nord-Ouest de la Zambie (Batumike et al., 2007) ; Cette
succession recouvre en discordance le socle magmatique et métamorphique qui est pré
katanguien comme dit précédemment. Le système Katanguien est représenté en noir et en
blanc sur la carte géologique de la région (Figure I.4) ; Le dépôt de ces sédiments est lié à une
période de rift qui est associée de manière plus globale à la dislocation du supercontinent
Rodinia [Porada et al., 2000] ; Ce rift a donc formé un bassin, le bassin Katanguien, qui a
évolué d’un rift continental à un bassin proto-océanique (type mer Rouge) durant la rupture de
Rodinia [Kipata et al., 2013] ; Cette période de rift a été accompagnée par du magmatisme.
La plus jeune intrusion magmatique âgée de 883±10 Ma, le granite Nchanga (Fig I.4) donne
l’âge maximum de sédimentation du rift et par conséquent, fournit une estimation maximum
fiable du début du dépôt de la séquence Katanguienne [Frimmel et al., 2011]. La figure I.4
illustre le dépôt de Cu et Co stratiforme dans la ceinture cuprifère de l’Afrique centrale.
[12]
Figure I.4: Localisation des principaux dépôts Cu-Co stratiformes dans la ceinture cuprifère
d’Afrique centrale [Cailteux, 2005]
I.3.4. La couverture Phanérozoïque
Les sables du Karoo et du Kalahari constituent la couverture aclinale phanérozoïque,
allant du Carbonifère supérieur au Pléistocène ; Cette couverture est représentée comme post-
katanguien sur la carte géologique de la région.
I.4. LA MINERALISATION
A l’ex-province du Katanga, il existe des gîtes aurifères, stannifères, cobaltifères,
uranifères et cuprifères qui sont étroitement liés aux divers cycles orogéniques.
Pour les minéralisations cuprifères, il y a lieu d'en distinguer deux sortes :
Les minéralisations cupro-zincifères d'origine filonienne (post-lufilienne : type
Kipushi)
Les minéralisations cupro-cobaltifères stratiformes et diagénétiques, liées au système
de Roan (type Série des Mines).
La carte ci-après montre le profil de la minéralisation du gisement de Kamoa.
[13]
Figure I.5. Les minéraux rencontrés à Kakula
I.5. GEOLOGIE LOCALE
I.5.1. Description du gisement de kansok
Le gisement de Kakula avait permis à Ivanhoé mines d’augmenter les ressources du
projet Kamoa, faisant de ce dernier, la plus importante découverte du plus grand projet de
cuivre en Afrique.
La majeure partie de la zone du projet se trouve sur un large plateau entre deux structures
majeures de direction Nord-Nord-Est. À l'Est, et identifié principalement par des particules
magnétiques aéroportées ; se trouve la tendance de Kansoko qui est la limite interprétée avec
la ceinture de plissement et de poussée externe. La géologie de la tendance de Kansoko est
actuellement mal définie. À l'Ouest se trouve un escarpement proéminent et une
caractéristique magnétique appelée la Faille de Scarp Ouest.
[14]
Figure I.6. L’orientation du plan des gisements de Kansonko et Kakula
Entre ces structures se produit une série de dômes doux, où le Grand Conglomérat est érodé,
et les grès de Roan sous-jacents sont exposés. Le contour des dômes utilisés dans le modèle
de ressources est élargi pour inclure des parties du Grand Conglomérat qui ont été
minéralisées.
[15]
Figure I.7. L’orientation des dômes de Kakula
[Link] GEOTECHNIQUES DE KAKULA
I.7.1 Evaluation de paramètre géotechnique
Une approche statistique a été utilisée pour évaluer les données résultant en une
division géotechnique primaire de la masse rocheuse basée sur l'altération. Les paramètres
géotechniques pour la résistance de la roche intacte, le R.Q.D, la fréquence de fracture,
l'évaluation de l'état des joints et le R.M.R (Bieniawski 1989) pour chaque domaine
géotechnique.
Une base de données géotechnique substantielle a été développée pour Kamoa.
L'espacement des trous de forage sur la plus grande partie de la zone minière initiale est
inférieur à 200 m et dans certaines zones, il est sur une grille de 100 m ; Cependant, il y a une
complexité structurelle importante dans le projet et d'autres forages seront nécessaires durant
l'étude de faisabilité pour assurer une meilleure compréhension de cette complexité. Les
données géotechniques ont été recueillies selon des normes internationalement acceptables et
des examens AQ/CQ ont été effectués sur place pour confirmer la conformité aux normes de
collecte de données.
[16]
I.8. SYNTHESE
Ce chapitre nous a conduit à bien établir la localisation du projet de Cuivre de
Kamoa qui est située dans une région à cheval entre deux groupements gouvernés par deux
Chefs, Musokantanda et Mwilu. Le gisement de Kamoa est sulfuré et situé dans l’unité du
grand conglomérat à la base du groupe inférieur de kundelungu, avec une minéralisation qui a
une extension de 23km x 15km et un pendage qui varie entre 0° à 10°, de 15° à 20° sur les
flancs des dômes. A Kamoa les épaisseurs de la minéralisation à une teneur de coupure de
1,0% Cu, sont de 2,3m et 15,8m pour les ressources minérales indiquées.
C
[17]