Les capteurs
I. Chaine de mesure
Le schéma synoptique d’une chaine de mesure est décrit dans la figure suivante :
Commande
Grandeur physique Conversion
Circuit de
(température, Capteur analogique/numérique
conditionnement
pression…)
Affichag Stockage
e
Figure 1. Schéma synoptique d’une chaine de mesure
Prérequis :
Electronique I et II
Electricité générale
Traitement de signal
Statistique
Mesure
programmation
Analyse numérique
Physique
Chimie
Electronique I et II
Amplification (à base des transistors ou amplificateurs opérationnels)
Filtrage
Adaptation d’impédance
Electricité générale
Analyse des circuits
Théorème de Thévenin
Théorème de Norton
Traitement de signal
Conversion analogique numérique
Conversion numérique analogique
Filtrage numérique
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Statistique
Calcul de la moyenne (statique/dynamique ; moyenne glissante)
Ecart type
Mesure
Calcul des erreurs
Analyse de de l’hystérésis
Linéarisation
Programmation hardware
Firmeware
Interface série (SPI)/I2C/CAN
Interface parallèle
Analyse numérique
Intégrale numérique
Modélisation par la régression
Capteurs générateurs de force électromotrice
Classification des capteurs dépond de la sortie
Résistif Capacitif Inductif Piézo électrique S de force
électromotrice
Figure 2. Classification des capteurs selon leur sorties
Remarque 1:
Les capteurs industriel son normalisés selon ses sorties :
Soit capteurs délivrent courant de 4 mA ---->20mA
Soit capteurs délivrent tension de 0V ----> 10V.
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Remarque 2 :
Le capteur détecte un phénomène physique tel que
Champs magnétique Courant
Différence de potentiel Signal Tension
Variation de résistance
Potentiel
Variation de capacité
EMF Capteur
Variation d’induction
Champs magnétique
Pression
Température
Les sorties des capteurs peuvent être :
Faibles amplitudes
Bruitées
Contaminées par les champs électromagnétiques
Influencées par la température
Pour pallier ces contraintes il faut de les amplifier et les filtrer.
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II. Amplification
On peut classifier les amplificateurs comme suit :
Amplificateur
A base de transistor Ampli opérationnel
Ampli d’instrumentation
Inverseur ou non-inverseur
Gain très grand
Transistor Transistor à
Utilisés pour amplifier
bipolaire effet de champ les signaux biologiques
Additionneur
Soustracteur (ECG, EEG, EMG)
Amplificateur Multiplicateur
Comparateur
Amplificateur de puissance
Convertisseur courant/tension
Classe A
Amplificateur Amplificateur
Classe B Classe C
Figure 3. Classification des amplificateurs
II.1. Les amplificateurs opérationnels
Caractéristiques d’un ampli idéal
I+ V+
Z
I- V-
Figure 4. Ampli idéal
V+=V-=0
Z=
Parmi les circuits à base d’amplificateur opérationnel on distingue :
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Ampli inverseur
Ampli non inverseur
Ampli additionneur
Ampli soustracteur
Ampli dérivateur
Ampli intégrateur
Ampli convertisseur Courant tension
II.1.1. Ampli inverseur
Figure 5. Amplificateur opérationnel inverseur
Calcul de gain de l’ampli
Ve=R1*I=0 I=Ve/R1
Vs+R2*I=0 I=-Vs/R2
Gv=Vs/Ve=-R2/R1
II.1.2. Ampli non inverseur
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Figure 6. Amplificateur opérationnel non inverseur
Dans cette configuration nous avons un diviseur de tension :
Ve=Vs*[R1/(R1+R2)] Vs/Ve=[(R1+R2)/R1]= [1+R2/R1)]
II.1.3. Ampli additionneur
Figure 7. Amplificateur opérationnel additionneur
Nous avons :
Vs+Rf*i=0
V1-R1*i1=0 V1=R1*i1 i1=V1/R1
V2-R2*i2=0 V2=R2*i2 i2=V2/R2
V3-R3*i3=0 V3=R3*i3 i3=V3/R3
Expression de Vs en fonction de R1, R2, R3, V1, V2 et V3 :
i=(V1/R1+ V2/R2+ V3/R3) et VS=Rf*i
Vs=-Rf*(V1/R1+ V2/R2+ V3/R3)
Si Rf=R1=R2=R3
Nous avons:
Vs=-(V1+ V2+ V3)
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II.1.4. Ampli soustracteur
Figure 8. Amplificateur opérationnel Soustracteur
Calcul Vs en fonction de V1, V2, R1 et R2
V2 - R2*i2 - Rf*i2 = 0 i2 = (V2 - V)/R2 = V/Rf = (V2/R2) - (V/R2)
V2/R2 = V/Rf + V/R2 = V(1/Rf + 1/R2) = V[(R2+Rf) / (R2*Rf)]
V=[Rf/(R2+Rf)]*V2
I1 = (V - V1)/R1=(Vs - V)/Rf
Vs/Rf = (V - V1)/R1 + V/Rf
Vs/Rf = V/R1 – V1/R1 + V/Rf
Vs/Rf = V*(1/R1 + 1/Rf) – V1/R1 = [Rf/(R2+Rf)]*[1/R1+1/Rf)]*V2
= [Rf/(R2+Rf)]* [(R2+Rf)/(R1*Rf)]*V2 – V1/R1
= V2/R1 – V1/R1 si R1 = R2
VS/Rf = V2/R1 – V1/R1 Vs = (Rf/R1)*(V2-V1)
II.1.5. Convertisseur courant / tension
Figure 9. Amplificateur opérationnel Convertisseur courant tension
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Calcul de la tension Vs :
Ve – Rf*i – Vs =0
Vs = Ve – Rf*I = -Rf*I i = -Vs/Rf
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III. CAPTEURS RESISTIFS
Les capteurs résistifs présentent de nombreuses caractéristiques souhaitables :
fiabilité
résolution ajustable
construction simple
facilité d'entretien,
Ce qui en fait le choix privilégié en matière de conception et d'application de
capteurs. En fonction de leurs principes de détection, les capteurs résistifs sont
classés comme suit :
Capteurs potentiométriques : variation de résistance due à un changement
de position linéaire ou angulaire. (exemple, capteur de position)
Capteurs de température résistifs : variation de résistance causée par une
variation de température (effet thermo-résistif). (exemple, thermistance
CTN ‘’ Coefficient de Température Négatif’’, CTP, PT100).
Capteurs photo-résistifs : diminution de la résistance lorsqu'une lumière
frappe un matériau photoconducteur (effet photo-résistif). (exemple,
LDR)
Capteurs piézo-résistifs : variation de résistance lorsqu'une force est
appliquée à un conducteur piézo-résistif (effet piézo-résistif). (exemple,
capteur de pression piézo-résistif utilisé pour mesurer la pression des
pneus)
Capteurs magnéto-résistifs : variation de résistance en présence d'un
champ magnétique externe (effet magnéto-résistif). (exemple, compteur
de vitesse de véhicule, le capteur est fixé à l'arbre de transmission)
Capteurs chimio-résistifs : variation de conductivité dans un matériau ou
une solution due à des réactions chimiques qui modifient le nombre
d'électrons ou la concentration d'ions. (exemple, détecteur de gaz CO)
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Capteurs bio-résistifs : variation de la bio-résistance dans les protéines ou
les cellules induite par des variations structurelles et des interactions
biologiques. (exemple, capteur de glucose)
Afin d’étudier et caractériser les capteurs on commence par leur modèle
mathématique.
III.1. Fonction de transfert
La fonction de transfert d'un capteur décrit la relation entrée/sortie,
généralement exprimée par une équation, un graphique ou un tableau ; où
l’entrée présente une grandeur physique et la sortie est un signal électrique.
Exemple :
Le capteur industriel de pression capacitif KP125, sa fonction de transfert
donnée par :
Vout ([Link] b).Vdd
(1)
a : est la sensibilité.
b: est l’offset (bisais).
Vout : est le signal électrique de sortie.
Vdd : est la tension d’alimentions.
Pin : est la pression.
III.1.1. Sensibilité
C’est la pente de la fonction de transfert qui présente le rapport entre les
variations de la sortie par rapport aux variations des entrés, la fonction de
transfert de KP125 est illustrée dans la figure 1.
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Figure 10. Graphe de l’entrée/sortie du capteur KP125.
Et le tableau de la fonction de transfert est donnée par :
Tableau 1. Paramètre du capteur KP125.
Entrée Pression (KPa) Tension de sortie (V)
Pin, min Vout, min
40 0.5
Pin, max Vout, max
115 4.5
Remarque :
Pour avoir la valeur numérique d’un capteur on doit utiliser un convertisseur
Analogique numérique (ADC) :
Les quatre étapes nécessaires pour la conversion analogique numérique sont :
Echantillonneur (asseurer la condition de Nyquist Fe Fmax)
Bloqueur
Définition de l’incrément
Quantification
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Figure 11. Conversion analogique numérique
Exemple :
Un capteur de température analogique est converti par un Arduino.
Quel est la résolution de ce capteur numérique ?
La réponse 2024 points
Incrément = 5V/1024
Incrément = (Max de tension d’entrée) / (Max des valeurs numérique)
III.2. Capteur de force :
Afin de dimensionner un capteur de force nous exploitons le principe de
déformations des métaux tel que l’aluminium ou l’acier comme illustré dans la
figure suivante :
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Figure 12. Déformation de poutre.
Lorsqu’une poutre soumise à des charges verticales elle se déforme. Cette
déformation peut être mesurée par une jauge de contrainte.
Figure 13. Capteur de pesage à base de jauge de contrainte
Comme illustré dans la figure si dessus les jauges de contrainte doit être bien
collées sur le co rps d’épreuve l’ensemble le corps d’épreuve et les jauges
s’appelle un capteur de force ou cellule de charge.
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Figure 14. Jauge de contrainte
Afin de mesurer la force de déformation du corps d’épreuve nous utilisons le
pont de wheatstone.
Figure 15. pont de wheatstone
Le rôle de ce pont est de convertir les variations des résistances aux variations
des tensions.
Exemple d’utilisation des capteurs de force :
Dans l’industrie ce type de capteur est largement utiliser comme un capteur de
pesage comme illustré dans la figure suivante.
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Figure 16. capteur de pesage utiliser dans l’industrie
Dans le domaine de robotique aussi les capteurs de force sont largement utiliser,
d’où on trouve de pince doté d’un capteur de force à trois axes comme montré
dans la figure sous dessous.
Figure 17. Capteur de force trois axes.
Même dans la chirurgie assistée par robot on trouve dans la Cœlioscopie des
capteurs de force comme illustré dans la figure suivante.
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Figure 18. Capteur de force utilisé dans la Cœlioscopie.
III.3. Capteurs générateurs de force électromotrice
Certains phénomènes se traduisent, dans un dispositif adéquat, par l'apparition
d'une f.e.m. sous l'influence d'une grandeur physique déterminée. Ces
phénomènes, désignés comme effets, permettent par la mesure de la f.e.m. qui
en résulte de connaître la valeur de la grandeur physique.
Thermocouple
Un circuit formé de deux conducteurs A et B, de nature chimique différente et
dont les jonctions sont à des températures Tx et T0, est le siège d'une f.e.m.
E A / B (Tx , T0 ) C'est l'effet Seebeck.
Figure 19. Thermocouple
Un thermocouple est constitué de deux conducteurs A et B dont généralement
l'un au moins est un alliage : il délivre la f.e.m. E A / B (Tx , T0 ) dont la mesure
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permet de déterminer la température Tx inconnue lorsque la température T0 dite
de référence est connue. Les valeurs normalisées donnent la f.e.m. sont données
dans la figure suivante :
Figure 20. Plages de mesure des thermocouples
Dans la pratique industrielle, le maintien d'une jonction de référence à 0 °C est
difficile donc la valeur T0 remplacée par Ta (température ambiante). Dans ce
cas, la f.e.m mesurée est :
e E A / B (Tx , Ta )
L'influence de la température ambiante Ta est éliminée et l'on se ramène aux
valeurs normalisées E A / B (Tx ,0C ) .
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