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Ce document présente une recherche sur les représentations interculturelles en classe de français langue étrangère (FLE) dans un contexte universitaire algérien, en se concentrant sur les expressions idiomatiques. L'étude vise à comprendre comment les étudiants de 3ème année licence perçoivent la culture française et les implications de ces perceptions sur leur apprentissage. La recherche utilise une méthodologie mixte, incluant des questionnaires pour explorer les attitudes des étudiants envers la langue et la culture françaises.

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Ce document présente une recherche sur les représentations interculturelles en classe de français langue étrangère (FLE) dans un contexte universitaire algérien, en se concentrant sur les expressions idiomatiques. L'étude vise à comprendre comment les étudiants de 3ème année licence perçoivent la culture française et les implications de ces perceptions sur leur apprentissage. La recherche utilise une méthodologie mixte, incluant des questionnaires pour explorer les attitudes des étudiants envers la langue et la culture françaises.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de L’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Ibn Khaldoun -Tiaret-

Faculté des Lettres et Langues


Département de Langue français

Master 2

Option : Didactique des langues

Les représentations interculturelles en classe


du FLE, contexte universitaire algérien
Cas de 3ème année licence.
Exemple des expressions idiomatiques

Présenté par : Khelil Nesrin Fatima Sous la direction de :

Lahouel Halima Abir Mme Kharroubi Sihame

Membres de jury :

Président : M. Djamal Eddin Nour Eddin (MAA) Université de TIARET


Rapporteuse : Mme Kharroubi Sihame (MCA) Université de TIARET
Examinatrice : Mme Boudjela Ouahia (MAA) Université de TIARET

Année universitaire 2019/2020


République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de L’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Ibn Khaldoun -Tiaret-

Faculté des Lettres et Langues


Département de Langue français

Master 2

Option : Didactique des langues

Les représentations interculturelles en classe


du FLE, contexte universitaire algérien
Cas de 3ème année licence.
Exemple des expressions idiomatiques

Présenté par : Khelil Nesrin Fatima Sous la direction de :

Lahouel Halima Abir Mme Kharrou bi Sihame

Membres de jury :

Président : M. Djamal Eddin Nour Eddin (MAA) Université de TIARET


Rapporteuse : Mme Kharroubi Sihame (MCA) Université de TIARET
Examinatrice : Mme Boudjela Ouahia (MAA) Université de TIARET

Année universitaire 2019/2020


Tout d’abord, nous tenons à exprimer tout nos
remerciements à notre directrice de recherche Mme
KHARROUBI SIHAME qui nous a guidé, nous a
orienté vers le bon chemin dans cette expérience.
Nous adressons également nos sincères remerciements à
tous les enseignants qui nous ont soutenu et nous ont
encouragé
Nos remerciements vont aussi à tous les membres des
jurys qui ont bien accepter de lire ce travail pour
l’évaluer.
Nous nous remercions toute personne qui nous a aidés
de prés ou de loin.
Je dédie mon présent travail à mes chers
parents qui m’ont soutenu tout au long de
mon parcours, qui ont cru en moi, et qui m’ont
redonné le courage et le sourire lorsque
l’angoisse et le désarroi s’emparaient de mon
être.
À mes trois frères :Raouf , imad et Rayen
À mes âmes sœurs : Faiza, Halima et Imen
À toute personne qui reste convaincu que
l’effort sincère et honnête est la seule voie vers
la réussite et la réalisation du soi.

« Khelil Nesrine Fatima »


Je dédie ce travail à la personne qui est le symbole
de tendresse, d’amour et d’affection, à celle qui a
sacrifié sa vie pour que la mienne soit meilleure.
Ma chère maman,
Qui m’a toujours soutenu et que grâce à ses prière
que je suis arrivée là.
A Monsieur Amine Bouzerkata et Benfarhat
Amirouche qui m’ont toujours encouragé et
soutenu.
A ma chère tante Mme Fatma Douas.
A mon frère et toute ma famille Boudali chacun
par son nom.
A mon binôme Nesrine qui était toujours à mes
côtés avec ses conseils.

« Halima Abir Lahouel »


Sommaire
Introduction générale ......................................................................................... 7
Cadrage théorique

Chapitre IL’enseignement de la culture et les expressions idiomatiques en classe


du FLE
Introduction ……………………………………………………………………12

1. La didactique des langues étrangères ...................................................... 13


2. L’enseignement /apprentissage du FLE en Algérie................................. 13
3. Le statut du français en Algérie .............................................................. 15
4. Le français dans l’enseignement supérieur ............................................ 16
5. L’enseignement de la culture en classe du FLE ……………………...…16
_Toc44509227

6. Les expressions idiomatiques ................................................................ 20


Chapitre II Les représentations interculturelles
1. Définition des concepts clés ..................................................................... 24
2. L’interculturel en classe de FLE ............................................................... 27
3. Les représentations ................................................................................... 31
4. Les représentations en didactique des langues .......................................... 34
5. Représentation interculturelle ................................................................... 35
Cadrage pratique

Introduction……………………..……………………………..……………….38

I. choix du lieu de l'enquête ……………………………………….….………39

1. L’enquête 1er questionnaire ……………………………….……….…. ..…39

2. expérimentation : 2ème questionnaire …………………….….……..…..…51

La conclusion générale ……………………………………….…..….……..….66

Bibliographies

Annexes
Résumé
Introduction générale
Introduction générale

L'Algérie est un pays plurilingue, un territoire abritant plusieurs langues, qui ont leurs
propres places et leurs propres fonctions.

Quant à l’enseignement apprentissage, les apprenants algériens apprennent le français


durant 10 ans de leur scolarité qui s’étale sur 12 ans, à partir de la 3 ème année primaire
jusqu’au baccalauréat par rapport aux autres langues étrangères.

En ce sens, certains apprenants choisissent le français comme un cursus universitaire.


D’ailleurs, dans le contexte universitaire en classe de français langue étrangère désormais
FLE plusieurs représentations peuvent se manifester, car la langue participe aussi à la
verbalisation des pensées humains dans un espace entre des étudiants venant de divers coins
et issus de différentes cultures.

La diversité culturelle est une richesse considérable comme une ressource à la race
humaine, qui doit être perçue et reconnue ; de plus il n’y a pas d’échelle de valeur entre
langue et culture, elles sont toutes égales quelque soit les membres de populations qu’ils se
réfèrent, notre monde est une synchronisation de culture et la langue dont la coexistence et la
pluralité forment l’humanité.

Tout enseignement apprentissage des langues étrangères se base sur deux taches
essentielles :

la lecture et l’écriture pour arriver à des savoirs faire , savoirs être , et savoirs agir , ce que
fait apprendre la langue pour des raisons communicationnelles , fonctionnelles et culturelles ;
mentionnant que la tache d’écriture ne fait pas partie du langage , c’est une invention qui
transmet la culture et un instrument symbolique des connaissances linguistiques et culturelles.
La langue porte sur tout élément et sur les traces culturelles d’une société, plusieurs de ces
éléments du système culturel tel que les traditions, les règles morales se manifestent à travers
la langue, on prend l'exemple des expressions idiomatiques qui sont le miroir de pensée et de
vie d'un peuple bien déterminé, ajoutant que tout ce que résume notre appartenance sociale,
nos pensées, nos habitudes auxquelles nous nous définissons par rapport à nous même et aux
autres, varient d’une société à une autre, d’un groupe à un autre ou d’une communauté à une
autre issus de même origine.

7
C’est pourquoi l’approche interculturelle commence à prendre une nouvelle dimension
importante en didactique des langues et cultures, prépare l’apprenant pour une interaction
appropriée et efficace dans un contexte socioculturel différent du sien, autrement, toute action
éducative se donne pour objectif la formation d’un acteur social et d’un citoyen du monde
apte à agir efficacement dans des situations interculturelles.

L’interculturel porte sur le contact des cultures lorsque des personnes de différentes
cultures interagissent , elles se regroupent pour communiquer ; en d’autre terme elle utilise la
culture et la communication pour créer un nouveau espace d’interactions culturelles , cette
notion inclue dans la construction d’une compétence de communication, elle encourage les
enseignants à proposer des séances de travail dans une classe de FLE qui guident les
apprenants à se comprendre les uns et les autres, c’est pour cette raison que plusieurs
représentations peuvent se produire car la langue dit tant de choses sur la culture et les gens
peuvent dire des choses inattendus et difficiles à comprendre sur notre culture .

En clair, notre recherche s’inscrit dans la didactique des langues et plus particulièrement dans
celle du français langue estrangère en contexte universitaire algérien, prenant en charge les
représentations interculturelles de sujet auquel s’articule notre travail.

Cependant, dans la société algérienne qui a subi une colonisation depuis un siècle et demi le
mot français est polysémique, delà nous avons constaté qu’un certain nombre des étudiants
ont des visions positives sur la langue et sa culture, la chose qui les aide à accepter les avis
des autres sans avoir des interprétations inattendues ; et il y on a d’autres qui sont le contraire,
ils ont des représentations négatives face à la langue et la culture française d’après plusieurs
voies, ce que fait la représentation est la façon de voir le monde et l’interprétations des
pensées .L’idée fondamentale est de s’intéresser à ce qui se passe concrètement lors d’une
interaction culturelle entre les étudiants, nous avons interrogé si les différentes représentations
de la culture française posent un problème chez les étudiants dans l’acceptation des avis des
autres et la cohabitation avec des étrangers dans un contexte socioculturel .

À partir de cette problématique nous posons les questions suivantes :

Quelles sont les représentations interculturelles privilégiées en classe du FLE face à la culture
française ?

8
Est- ce que les étudiants ont des représentations positives ou négatives face à cette langue et
sa culture ?

Comment les étudiants de 3ème année licence représentent-ils la culture française ?

Comment les étudiants de 3 ème année licence représentent –ils les expressions idiomatiques ?

Dans cette optique nous émettons quelques hypothèses qui guident notre recherche :

 Les étudiants pourraient aborder la culture française comme un héritage colonial, donc
ils auraient peut-être des représentations négatives sur la langue et la culture.
 Ils se pourraient être que les étudiants représentent les expressions idiomatiques
comme un moyen qui présente la culture de l’autre, c’est pourquoi ils ont peut-être
une certaine curiosité de les apprendre et les utiliser.

Notre recherche qui s’intéresse à la dimension interculturelle a pour but de mener l'étudiant à
accepter les représentations de l'autre et de cohabiter avec lui tout en gardant ses propres
principes.

Dans ce sens nous tenons à vérifier nos hypothèses de notre travail qui se devise en deux
parties ;

La première partie concernant le cadre conceptuel qui se compose lui-même en de deux


chapitres, il englobe tous ce qui tourne d’une manière générale autour des représentations et
d’interculturel.

Pour la 2ème partie, celle du cadre empirique sera le fruit d’une méthode mixte faite auprès des
étudiants de 3eme année licence, notre thématique nous a amené à l’élaboration d’une enquête
s’appuyant sur un questionnaire qui traite d’une manière générale la langue et la culture
française et une expérimentation sur lesquels le groupe expérimental fait face à un cours qui
traite les expressions idiomatique , et deux applications avec un questionnaire pour bien
enrichir les connaissances des étudiants et voir leurs représentations face à ce sujet .

En outre, ces outils nous permettent par la suite d’avoir une idée globale sur certains nombres
de connaissances et de représentations qui pourraient avoir les étudiants face à la culture
française et ils sont tenter à répondre à la problématiques tout en vérifiant, ou infirmant nos
hypothèses déjà posées.

9
Cadrage théorique

10
Chapitre I
L’enseignement de la culture
et les expressions idiomatiques
en classe du FLE

11
Introduction

Lorsqu’on est face à une culture différente, on veut toujours mieux enrichir er
acquérir cette diversité par le baie de langue, c’est la culture présente l’identité, la pensée, le
mode de vie du fait comme dit Patrich Charaudeau « je pense différemment donc je suis » la
diversité culturelle nous donnent l’occasion d’avoir différents représentations et avis.

On est d’accord qu’il excite un lien étroit entre l’étude de la langue et celle de la
culture, et que son étude est devenue un point primordiale dans l’enseignement des langues
étrangères sur ce dans chaque enseignement de la culture on propose des présentations de la
culture à partir de divers thèmes rapporter à des différents aspects, et pour notre recherche on
a choisi comme thème pour présenté la culture française les expressions idiomatiques.

Ce chapitre qui traite le cadre théorique qui nous a orienté notre réflexion sur
l’enseignement de la culture et les expressions idiomatiques en classe du FLE, il aborde
respectivement la notion de didactique des langues, l’enseignement / apprentissage du FLE
en Algérie et les expressions idiomatiques. Ces concepts qui nous aident à mieux quadriller
notre sujet.

12
1. La didactique des langues étrangères
L’expression Didactique des Langues Étrangères désormais (DLE) a succédé au
milieu des années 1970 à l’ancienne « Pédagogie des langues », la didactique n'est bien
entendu pas réservée au domaine des langues : il a pour signification étymologique, comme
adjectif d'abord, « qui est propre à instruire ». (Didactique, méthodologie et linguistique
appliquée en FLE)

Selon M .F Nrcy-combes la didactique « est une réflexion théorique sur ce qu’est


l’enseignement et l’apprentissage d’une langue étrangère. Elle est le fondement scientifique
de la pédagogie, qui appartient au domaine de la pratique en tant que mise en œuvre de ses
théories.» (M.FNrcy-combes, 2013)

Il ajoute aussi que la didactique permet également de comprendre le pourquoi et le


comment de la relation pédagogique et met l’enseignant à même de mieux la vivre.

La DLE selon J.P Cuq a pour objet d’étudier des conditions et des modalités
d’enseignement et d’appropriation des langues en milieu non naturel en son sein, la didactique
du français langues étrangère et secondaire DFLES a pour objet l’étude des conditions et
modalités d’enseignement et d’appropriation du français en milieu non nature.

(cuq j. p., 2004)

Le Dictionnaire de didactique du FLES précise ensuite les différentes déclinaisons de


la langue : langue cible, langue de départ, langue de référence, langue de scolarisation, langue
dominante, langue dominée, langue étrangère, langue maternelle, langue minoritaire, langue
mixte, langue nationale, langue officielle, langue partenaire, langue première, langue
privilégiée, langue seconde, langue source, langue standard, langue véhiculaire, langue
vernaculaire, langues et cultures d’origine, langues et cultures régionales, langue voisine. (cuq
j. p., 2004)

2. L’enseignement /apprentissage du FLE en Algérie

2.1 Définition des concepts

2.1.1 L’enseignement
C’est une action et manière qui mène à la transmission des connaissances, l’acteur de
cette action est l’enseignant.

13
Il représente aussi une activité psychologique d’apprentissage d’une langue et la
variabilité de la situation de l’enseignement.

Selon le courant socioconstructiviste, l'enseignement est l'organisation de situations


d'apprentissage propices au dialogue pour provoquer et résoudre des conflits sociocognitifs.
Le rôle du formateur n'est plus de verser du contenu dans la mémoire de l’apprenant, mais de
créer des situations pour construire l'apprentissage en groupe qui ont l'avantage de verbaliser
l'apprenant. , c'est-à-dire expliquer comment il l'a fait et le comparer avec les stratégies des
autres. (Mémoire enseignement apprentissage , 2015)

L’enseignement est l’ensemble des activités déployées par les maîtres directement ou
indirectement, afin qu’à travers de situations formelles et semi-formelles, des élèves
effectuent des tâches pour s’emparer de contenus spécifiques. L’enseignement doit provoquer
des apprentissages. Il doit être organisé, programmé, évalué. On distingue l’enseignement
centré sur l’apprentissage ou sur les performances. ( idem didactique, 2015)

2.1.2 L’apprentissage
L’apprentissage est une activité intellectuelle qui aboutit à l’acquisition de
connaissances non innées. Cela nécessite donc une activité guidée. Un apprentissage peut
aussi désigner un savoir ou un savoir-faire acquis. Les apprentissages formels et semi-formels
sont les apprentissages contraints et organisés (ex : l’école). Les apprentissages informels
résultent d’une action régulières mais ne sont pas contraints (ex : famille). ( idem didactique,
2015)

Littérairement, c’est un mode d’application des informations (théoriques et pratiques)


dans le sens de l’acquisition des expériences et des connaissances non-innées, cela nécessite
ce qu’on appelle une activité guidée. C’est aussi un ensemble de mécanismes d’attitudes ou de
valeurs culturelles qui mènent à l’acquisition de savoirs, savoir-faire ou les connaissances.

2.1.3 L’enseignement /apprentissage du FLE


« L’enseignement/apprentissage des langues a longtemps ignoré qu’une langue est
avant tout un instrument d’expression de soi et de sa culture et un outil de
socialisation et donc de rencontre(s) interpersonnelles(s). Il faut absolument que les
enseignants se forment eux-mêmes à cette perspective avant de pouvoir l’intégrer
dans leurs pratiques concrètes de salle de classe. Il faut aussi que les programmes

14
scolaires intègrent la notion de façon à ce qu’elle devienne une réalité dans le
quotidien de la classe.» (Capucho, 2008)
L'enseignement et l'apprentissage sont deux concepts complémentaires. Ces derniers
font partis de la didactique d'enseignement, nous pouvons le définir comme une méthodologie
ou une stratégie d'une manière générale. L'enseignement / apprentissage du français langue
étrangère nécessite l'utilisation de triangles Il comprend trois méthodes ou trois aspects:
enseignant, apprenant et savoir.

3. Le statut du français en Algérie


En Algérie, l’enseignement / apprentissage du français langue étrangère dans le système
éducatif, occupe une place importante, il fait souvent l'objet de débats et de réflexions; quelles
réflexions concernent les programmes. Les décideurs, les concepteurs et les praticiens n'ont
jamais cessé de revoir ce processus; cela expliquerait les différentes réformes et les
remaniements du programme. Néanmoins, l'école algérienne connaît toujours des
dysfonctionnements malgré ces multiples réformes.

« L’Algérie est un grand pays francophone et pourtant elle ne fait pas partie de la
Francophonie. Pour comprendre ce paradoxe, il faut réaliser que la langue française en
Algérie est l’objet d’une forte ambivalence, qui présente des aspects sociaux, culturels,
politiques et identitaires » (Gilbert, 2004 )

15
4. Le français dans l’enseignement supérieur
Dans l’enseignement supérieur algérien, le français est la langue la plus répandue. De
nombreuses filières assurent leur enseignement en langue française (médecine, pharmacie,
chirurgie dentaire, architecture, école vétérinaire, polytechnique, etc.). (farhani, 2006)

Ainsi, le français garde son statut de langue d’enseignement à l’université. Il demeure


malgré la politique d’arabisation langue véhiculaire des savoirs, même après l’indépendance.
Le constat établi à ce propos par Achouche reste d’actualité: « malgré l’indépendance et les
actions d’arabisation qui s’en sont suivies, les positions du français n’ont pas été ébranlées,
loin de là, son étude ayant même quantitativement progressé du fait de sa place dans l’actuel
système éducatif algérien » (Achouche, 1981)

Malgré la réforme qui a touché l’enseignement supérieur algérien en 2004, et qui


concernait ce que l'on appelle aujourd'hui le système LMD (Licence, Master, Doctorat), cette
situation n'a pas empêché de donner à la langue française un double statut qui conduit
logiquement à deux types de cours: cours de français mis en œuvre pour l'amélioration des
compétences linguistiques des étudiants et cours de français qui concernent leur réussite dans
la discipline choisie (Boukhannouche,2016).

Le statut du français en Algérie actuellement est controversé, certains le considèrent


comme une langue étrangère tandis que d'autres le définissent comme une langue secondaire.

Au-delà on distingue deux mouvements d'intellectuels mouvement de partisans de la


francophonie qui soutiennent la réalité du français en Algérie et estime que personne ne peut
nier la place du français qui a pris racine dans la culture algérienne et les arabophones qui
défendent l'idée que l'arabophone de l'enseignement supérieur en sciences et qui voient que le
français est la langue du colonisateur et les Algériens doivent la rejeter.

5. L’enseignement de la culture en classe du FLE

L'apprentissage d'une langue étrangère ne se réduit pas, bien évidemment, aux règles
grammaticales. Pour pouvoir comprendre la langue étrangère et communiquer avec ses
locuteurs, il faudrait être doté d'un bagage extralinguistique constituant le contenu potentiel de
la langue étrangère. D'où l'importance de la culture dans l'apprentissage d'une langue
étrangère.

16
La culture est à la fois un objet et un objectif, un objet vivant, qui bouge, qui agit et
qui influence aussi les comportements des individus, appartenant à une société donnée et dans
laquelle cette culture est pratiquée. Cette dernière représente un objectif à analyser et à
étudier également, car enseigner une langue étrangère c’est enseigner sa culture et sa
civilisation. En conséquence, une obligation d’apporter la notion de didactique des langues et
des cultures dans un contexte académique est née.
La culture est un miroir multidimensionnel qui reflète la vie quotidienne et les
comportements des gens. Elle se définit comme :

« Un ensemble de manière de voir, de sentir, de percevoir, de penser, de s’exprimer,


de réagir, des modes de vie, des croyances, un ensemble de connaissances, de
réalisations, d’arts et de coutumes, de traditions, d’institutions, de normes, de valeurs de
mœurs, de loisirs et d’aspirations.» (Larousse, 1988)
Depuis des années, la culture fait partie indispensable des programmes de
l’enseignement /apprentissage du français langue étrangère FLE.

L’enseignement de la culture a commencé au moyen âge, et pour arriver à l’état actuel,


il a dû subir des changements et s’adapter aux exigences de l’époque. En ce qui concerne ces
transformations on peut constater une évolution des supports à utiliser pour développer
l’étude de l’autre.

Actuellement, l’objectif de l’enseignement de la culture est de connaitre et surtout de


comprendre l’autre
Dans le processus enseignement/apprentissage d’une langue étrangère, la
confrontation de deux systèmes linguistiques engendre inéluctablement celles de deux
cultures véhiculées par les deux langues : « Apprendre une langue étrangère c’est apprendre
une culture nouvelle, des modes de vivre, des attitudes, des façons de penser, une logique
autre, différente, c’est entrer dans un monde mystérieux au début, comprendre les
comportements individuels, augmenter son capital de connaissances et d’informations
nouvelles, son propre niveau de compréhension » (courtillon, 1984)

5.1 Le lien entre langue et culture


L’approche interculturelle en didactique des langues, s’inscrit comme un changement
méthodologique par rapport à une approche existante dite culturelle ou civile. Nous pensons
donc que tout travail sur l’interculturel, qui est une approche privilégiée en didactique des
langues depuis quarante ans, ne peut aboutir sans faire l’analyse de la place de la culture en
17
classe de langues. Pour commencer, il est nécessaire d’analyser les rapports qu’entretiennent
la langue et la culture.

Cette diversité culturelle et linguistique plante le décor d’un environnement didactique


complexe dans lequel enseigner une langue et sa culture est étroitement lié à la construction
identitaire des apprenants « Le cours de langue constitue un moment privilégié qui permet à
l’apprenant de découvrir d’autres perceptions et classifications de la réalité, d’autres
valeurs, d’autres modes de vie…Bref, apprendre une langue étrangère, cela signifie entrer en
contact avec une nouvelle culture » (Denis, dialogues et cultures, 2000)

Maintenant, nous convenons qu'il existe un lien étroit entre l’étude de la langue et la
culture, et les recherches à ce sujet sont devenues une priorité Indispensable dans
l'enseignement des langues étrangères. Par conséquent, il est important d'analyser certains
aspects entourant le concept culturel

Ainsi, nous allons d'abord définir les concepts de langue et de culture en donnant une
attention particulière à ce dernier car c'est elle qui porte l'essence du concept interculturel.

5.1.1 La langue

La langue est définie comme « un instrument de communication, un système de


signes vocaux spécifiques aux membres d’une même communauté » (al, 2002)

Selon Saussure et l’école de Prague la langue est considérée comme :

« Un système de relations ou, précisément, comme un ensemble de systèmes reliés les


uns aux autres, dont les éléments (mots, sons, etc.) n’ont aucune valeur
indépendamment des relations d’équivalence et d’opposition qui les relient. Chaque langue
présente ce système implicite, commun à tout l’ensemble des locuteurs de cette langue. Dans
cette théorie, la langue est définie comme un produit social dans le sens où l’individu «
l’enregistre passivement » cette partie sociale du langage est « extérieure à l’individu », qui
ne peut ni la créer ni la modifier.

Elle est un contrat collectif, auquel tous les membres de la communauté doivent se
soumettre en bloc s’ils veulent communiquer ».

Ainsi, dans le dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde, la


langue est également définie selon deux aspects : un aspect abstrait et systématique (dans ce

18
cas la langue est comprise comme synonyme d’idiome) et un aspect social (on reconnaît à la
langue un caractère culturel). (cuq J. p., 2003)

Selon ce dictionnaire et en ce qui concerne l’aspect abstrait et systématique, il s’agit


d’établir soit par l’observation, soit par l’application d’un modèle théorique, les régularités
et les règles de fonctionnement d’un système qu’on avance comme sous-jacent aux
productions effectives. Dans cette perspective, la langue est alors conçue comme « un
système abstrait des signes dont on peut étudier de façon séparée ou concomitante suivant
les théories, l’évolution, les aspects phonétiques et phonologiques, la morphologie, le
lexique, la syntaxe » idem (cuq J. p., 2003)

Selon Cuq du point de vue de la didactique des langues, la langue est caractérisée par cette
dualité idiomatico-culturelle et, par conséquent, peut être définie comme « Un objet d’enseignement
apprentissage composé d’un idiome et d’une culture » C'est le signe d'acceptation et de prise
en compte de la culture dans l'enseignement des langues. (cuq J. p., 2003, p. 148)

5.1.2 La culture

Le concept de culture est l'un de ceux qui accompagnent le développement des


sciences humaines. Il est apparu dans le domaine de l'anthropologie et s'est progressivement
impliqué dans d'autres disciplines telles que la sociologie, la psychologie, la linguistique et les
sciences de l'éducation en général.
La culture signifie « l’action de cultiver l’esprit et enrichir par l’ensemble des
connaissances acquises par un individu » (Dictionnaire LAROUSSE , 1998)

Selon Byram, « le mot culture est une étiquette aussi acceptable qu’une autre pour
désigner le phénomène global ou le système de signification à l’intérieur duquel les sous-
systèmes que sont la structure sociale, la technologie, l’art et d’autres encore existent en
interconnexion ».

Elle est un « ensemble des connaissances acquises ; instruction, savoir, ensemble des
structures sociales, religieuses, des manifestations intellectuelles, artistiques qui
caractérisent une société » (Byram, 1980)

Elle « s'applique aussi bien aux travaux des champs qu'aux réalisations techniques, aux
facultés de l'esprit qu'à l'exercice corporel, à la biologie qu'aux humanités » (JUCQUOIS,
2004)

19
D'autres définitions du terme "culture" : « Est un Ensemble de connaissances acquises
qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement » (Petit Robert, 2012 )

Cette signification renvoie au savoir acquis que l'école transmet à son public scolaire.

Selon Rocher la culture est « un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d'agir
plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes,
servent, d'une manière à la fois objective et symbolique à constituer ces personnes en une
collectivité particulière et distincte » (Abdallah-pretceille, 1998)

La culture se ramène à un ensemble d'aspects d'une civilisation, à un ensemble de


«règles de vie ayant acquis un caractère collectif donc social, à un ensemble de formes
acquises de comportements formant un dénominateur commun entre les membres d'une
société » (ROCHIER, 1969).

La langue et la culture sont étroitement liées, la langue est l’élément qui définit la
culture d'une communauté et l'instrument avec lequel l'individu verbalisera sa vision du
monde.

Il porte tous les éléments et traces culturelles d'une société en soi, et à travers des
mots nous découvrons des valeurs des peuples et c'est le langage qui concrétise la pensée.

Le langage se matérialise La culture, en la rendant active dans ce sens, la langue est le


moyen privilégié d'accès à une autre culture qui nécessite la connaissance des mots et de leur
signification culturelles. « Les langues sont un trésor et véhiculent autre chose que les mots.
Leur fonction ne se limite pas au contact et à la communication. Elles constituent d’une part
des marqueurs fondamentaux de l’identité, elles sont structurantes d’autre part de nos
perspectives »

6. Les expressions idiomatiques


C'est une expression figée répétée par la plupart des locuteurs natifs et reconnue
comme telle. Si elle est traduite mot à mot dans une autre langue étrangère, elle risque de
perdre de son sens, car elle a un rapport très étroit avec la culture véhiculée par la langue dont
elle fait partie. On y note une forte corrélation entre langue et culture ou idiomes et métaphore
et un fort dosage dit culturel.

20
Les expressions idiomatiques sont aussi le miroir de pensée et de vie d'un peuple bien
déterminé. Chaque langue exprime et découpe la réalité selon sa manière de voir les choses.
De ce fait, il est admis de dire, selon Mounin que les langues « découpent différemment
l'expérience que les hommes ont du monde » (Mounin, 1976)

Ces expressions sont définies, comme "forme ou locution propre à une langue,
impossible à traduire littéralement dans une autre langue de structure analogue. (Petit Robert,
2012 )

Ces expressions dites en français "idiomatiques " (Grosse, 1996) ou " imagées "
(Galisson, 1984) ou encore “ figurées ” (Rey, 2003 )

« On appelle expression idiomatique toute forme grammaticale dont le sens ne peut être
déduit de sa structure en morphèmes et qui n’entre pas dans la constitution d’une forme plus
large : Comment vas-tu? How do you do sont des expressions idiomatiques » (Dubois, 1993)

Cette définition met l’accent sur la non-compositionnalité du sens d’une expression


idiomatique dans la mesure où le sens ne pourrait être dégagé à travers la juxtaposition des
sens des mots qui la composent, de même, elle est considérée comme une structure suffisante
à elle-même soit sur le plan linguistique ou sur le plan sémantique. De ce fait, elle n’entre pas
dans la composition d’énoncés figés plus complexes.

Une expression idiomatique se caractérise par son sens figuré, qui s’éloigne souvent
de son sens littéral, c’est pourquoi sa compréhension pose toujours problème aux locuteurs
étrangers.

Par la même occasion, I. González ajoute : « Polylexicalité, figement, répétition et


institutionnalisations sont en fait les propriétés essentielles qui caractérisent les expressions
figées et qui permettent de les identifier face aux productions libres » (Gonzalez-Rey, p. 5)

Mentionnant que les expressions idiomatiques tout comme les locutions, les proverbes,
les maximes ou les dictons constituent des unités phraséologiques unités formées par au
moins deux mots lexicalisés. (pastor, 1996 )

Les mots assemblés peuvent exprimer les significations les plus diverses, référant aux
individus et à leurs caractéristiques, aux actions accomplies, aux événements d’un moment
historique ou social, aux textes classiques, etc. Aux yeux d’un étranger la suite de mots est
souvent déraisonnable car elle ne permet pas de déceler le sens de l’expression rattaché

21
souvent à une origine lointaine ou effacée. Comprendre une expression c’est reconnaître le
contenu culturel qu’elle véhicule. « C’est prendre acte du fait que toute langue est porteuse
d’une philosophie du monde, d’un imaginaire et même d’utopies qui sont inscrites dans le
tissu de sa grammaire, dans la structure de ses mots et l’organisation de ses phrases »
(Hagège, 2012)

22
Chapitre II

Les représentations interculturelles

23
Introduction

L’apprentissage d’une langue étrangère tel que le français permet à l’étudiant de se


rendre compte que n’importe quelle langue peut être un moyen d’échange de culture ainsi
qu’un système de communication.

Actuellement, les institutions éducatives connaissent une variété des publics et une
coexistence d’identité différente ce qui rend nécessaire la prise en compte des représentations
interculturelles.

Donc, dans ce deuxième chapitre théorique, nous allons définir les


concepts « interculturel » et « représentation »tout en évoquant la relation qui existe entre ces
deux notions.

1. Définition des concepts clés


1.1 L’interculturel
La notion d’interculturelle est apparue pour la première fois en France à l’école
primaire dans les classes d’enfants de migrants. Ces enfants qui sont dans un contexte
différent face à une culture totalement différente de la sienne.
Les années 1970/1980 sont marquées par les valeurs de la consommation excessive,
l’individualisme, le néolibéralisme et les déplacements migratoires. En matière de didactique
des langues, de grands changements se produisent dans le but de renouveler cette discipline.
C’est ainsi qu’est née avec rigueur l’approche interculturelle.
Vu que les méthodologies appliquées à cette époque, malgré son utilité qui était intéressante
mais elles ne permettaient pas d’atteindre une vraie connaissance et une compréhension de
l’autre.
Le concept interculturel est relativement récent, où on pourrait le définir comme
processus dynamique d’échanges entre les cultures différentes.
A partir de 1980, le conseil de l’Europe a défini le terme interculturel où il a enlevé
l’ambiguïté qui le caractérise et en le considérant comme l’enrichissement mutuel entre les
individus de différentes cultures pour créer une nouvelle vision du monde :
« L’emploi du mot interculturel implique nécessairement, si on attribue au préfixe inter sa
pleine signification, interaction, échange, élimination des barrières, réciprocité et

24
reconnaissance des valeurs, des modes de vie et des représentations symboliques auxquels les
êtres humains, tant les individus que les sociétés, se réfèrent dans les relations avec les autres
et dans la conception du monde ». (vila, 2005)

Le concept d’interculturel fait l’objet de plusieurs interprétations et définitions chez les


didacticiens où ils relient l’interculturel à l’éducation et en lui donnant une place importante.

« Une construction susceptible de favoriser la compréhension des problèmes sociaux et


éducatifs, en liaison avec la diversité interculturelle » (Carlo, 1988)

Par ailleurs, la rencontre entre les individus ayant différentes cultures sera
probablement difficile pour qu’ils se comprennent s’ils n’ont pas acquis une formation
culturelle qui aide à comprendre l’autre parce que chacun a sa compréhension et son mode de
penser.
« Communiquer c’est entrer en relation avec l’autre, l’ailleurs, le différent, c’est instaurer un
mouvement à double polarité, un dialogue au sens technique du terme » (vila, 2005)

De sa part, ajoute Michel Serres que :


« Tout apprentissage suppose une inclusion, un accueil, et je décris simplement l’idéal de
l’éducation comme l’ouverture à toute les altérités possibles »

1 .2 Le multiculturel
Le multiculturalisme est la coexistence de diverses cultures. Cette dernière comprend
la race, la religion, le groupe culturel et se manifeste dans les comportements coutumiers, les
croyances et les valeurs culturelles, les modèles de pensées et les modèles
communicationnels.
En ce sens, il faut distinguer entre l’interculturel et le multiculturel car sont souvent
employés sans savoir la signification correcte de chacun d’eux. Dans le langage courant les
deux notions sont abordées dans un sens équivalent qui recouvre les enjeux politiques et les
créations différentes de la société.
La plupart des dictionnaires se contentent pour ce qui concerne le multiculturel qui
relève de plusieurs cultures, et de l’interculturel qui concerne les rapports entre les cultures.
D’abord, le système multiculturel est lié à la société. Tandis que, l’interculturel est lié au
contexte éducatif. D’après Taylor (1994) cette acception renvoie à une politique volontariste
par laquelle un État entend préserver ce qui est perçu comme étant les attributs et spécificités
de différentes cultures qui vivent dans un même espace.

25
« Le multiculturalisme, tout en reconnaissant les différences, s’arrête en fait à une structure
de cohabitation, de coprésence, des groupes et des individus ». (Pretceille, 2013, p. 37)

Cette orientation multiculturelle a été prise en compte par les politiques éducatives. Ce
modèle éducatif accepte et valorise les différences culturelles tout en respectant le principe
d’égalité entre les cultures .les différences d’héritage culturel sont appréhendées de façon
positive. Chaque groupe partage la même reconnaissance et légitimité que les autres groupes.
Le multiculturel se caractérise en somme par un repli sur le groupe d’appartenance. (Chaves,
p. 11)

1.3 Le plurilinguisme
La compétence plurilingue et pluriculturelle est définie comme la capacité à mobiliser
le répertoire pluriel des ressources langagières et culturelles pour faire face à des besoins de
communication ou interagir avec l’altérité ainsi qu’à faire évoluer ce répertoire.la compétence
plurilingue renvoie au répertoire de tout locuteur, composée de ressources acquises dans
toutes les langues connues ou apprises et relatives aux cultures liées à ces langues ( langue de
scolarisation, langues régionales et minoritaires ou de la migration, langues étrangères
vivantes ou classiques) ; la pluculturalité désigne la capacité de participer à plusieurs groupes
sociaux et à leurs cultures. (Conseil de l'europe , 2001)

La politique linguistique des institutions européennes prend en considération le


plurilinguisme afin de répondre aux besoins individuels et sociaux qui s’identifient d’une
Europe où les mouvements migratoires s’identifient. A cette optique, le Cadre définit une
compétence à la fois plurilingue et pluriculturelle comme une « compétence à communiquer
langagièrement et à interagir culturellement d'un acteur qui possède, à des degrés divers, la
maîtrise de plusieurs langues et l'expérience de plusieurs cultures » (CECRL, 2001, p. 129)

1.4 Le multilinguisme
Le terme de multilinguisme désigne à la fois la capacité d’une personne à utiliser
plusieurs langues et la coexistence de plusieurs communautés linguistiques dans une zone
géographique donnée. Ainsi défini, il est aisé d’adhérer à l’idée que la capacité de comprendre
et d’utiliser plusieurs langues est une aptitude souhaitable pour tous les citoyens européens.
Le multilinguisme contribue au double objectif d’ouvrir l’Europe vers le monde et les
Européens vers eux-mêmes. De même, il joue un rôle central dans l’intégration des
communautés migrantes qui sont présentes aujourd’hui sur le territoire européen.
L’enseignement de la langue d’origine aux nouvelles générations les aide à conserver leurs

26
racines et à maintenir un contact avec les générations plus âgées. Conscients de la valeur de
leur culture, ils seront davantage capables de s’intégrer dans notre société et de contribuer au
développement d’une citoyenneté européenne responsable.
(Revue international d'éducation , 2008)

2. L’interculturel en classe de FLE


L’apprentissage des langues étrangères devient un moyen pour accéder à la culture
que véhiculent ces langues et à la continuité dans un monde sans frontière.
De nos jours, la majorité des sociétés amenant l’individu par le biais de la mondialisation à
communiquer à l’échelle planétaire, à échanger, travailler et vivre avec des interlocuteurs
étrangers. Face à ce défi, la pédagogie serait donc de savoir gérer cette abondance et cette
mixité sociale.
« La maitrise des langues étrangères, outre ses dimensions culturelles et utilitaires, est un
facteur décisif de compréhension entre les peuples ». (conseil de l'europe, 1998)

Une langue c’est le vecteur d’une identité et d’une culture, aussi c’est un atout pour la
réussite socioprofessionnelle dans des sociétés qui demandent de plus en plus des langues
étrangères.
En ce sens, l’éducation interculturelle permet d’intégrer des groupes minoritaires à un
groupe majoritaire, de renforcer l’image positive des étrangers et de faire prendre conscience
au groupe dominant qu’il vivait dans une société multiculturelle et pluriethnique.
La maitrise des langues étrangères est devenue incontournable.
Apprendre aux élèves, dès leur plus jeune âge, une ou deux autres
langues de grande diffusion, c’est les doter des atouts indispensables pour
réussir dans le monde de demain. Cette action passe, comme chacun peut
le comprendre, aisément, par l’intégration de l’enseignement des langues
étrangères dans les différents cycles du système éducatif pour, d’une part,
permettre l’accès direct aux connaissances universelles et favoriser
l’ouverture sur d’autres cultures et, d’autre part, assurer les articulations
nécessaires entre les différents paliers et filières du secondaire, de la
formation professionnelle et du supérieur. C’est à cette condition que
notre pays pourra, à travers son système éducatif et ses institutions de
formation et de recherche et grâce à ses élites, accéder rapidement aux
nouvelles technologies, notamment dans les domaines de l’information,

27
la communication et l’informatique qui sont en train de révolutionner le
monde et d’y créer de nouveaux rapports de force . (Palais des nations,
2000)

Pour ce qui est de l’enseignement des langues étrangères, selon Philippe blanchet
l’objectif se veut de préparer cet apprenant à la rencontre de l’autre qui dispose d’une culture
qui lui est inconnue et étrangère. Or, il est impossible de communiquer en situation de vie
sans partager un certain nombre de connaissances et de pratiques culturelles.
La démarche interculturelle en didactique des langues apporte une dimension
humaniste à la langue que l’on considère comme un outil de communication. A travers cette
démarche interculturelle, l’apprenant va connaitre une autre perception du monde de ce qu’il
sait déjà dans sa culture où le contact d’un locuteur étranger avec une culture différente que la
sienne par le biais de la langue va le conduire à une relativisation de ses propres pratiques
sociales, de ses convictions et de ses croyances.
En outre, le positionnement interculturel nous paraît totalement assimilable avec
l’évolution actuelle en didactique des langues-cultures vers la perspective actionnelle. Agir
collectivement dans la vie sociale, professionnelle demande un travail sur soi et vers l’Autre,

La recherche des valeurs partagées et parfois l’élaboration de nouvelles valeurs, sur


une base de « décentration » (Piaget, 1957)
Dans ce cadre, l’interculturel est le fondement de la démarche et le positionnement
initial. En construisant ensemble, les apprenants vont pouvoir acquérir des compétences non
seulement langagières, mais aussi éthiques et citoyennes au sein même de l’apprentissage de
la langue.
En revanche, les apprenants des langues étrangères auront besoin d’une pédagogie qui
les amène à un monde moderne, une pédagogie qui puisse les diriger vers l’idée d’un
patrimoine mondial qui favorise l’ouverture et la tolérance dans un monde de plus en plus
conscient de son interdépendance.
Par conséquent, c’est dans l’espace de l’interaction entre la culture de l’apprenant et
celle qui est véhiculée par la langue étrangère qu’émerge la notion d’interculturel. Enseigner
une langue étrangère, c’est permettre aux apprenants de connaitre de nouveaux systèmes de
signification et les valeurs qui s’y rattachent en leur offrant l’occasion d’acquérir de nouvelles
compétences et de réfléchir sur leur propre système culturel.

28
L’apprenant d’une deuxième langue (ou langue étrangère) et d’une deuxième culture
(ou étrangère) ne perd pas la compétence qu’il a dans sa langue et sa culture
maternelles. Et la nouvelle compétence en cours d’acquisition n’est pas non plus
totalement indépendante de la précédente. L’apprenant n’acquiert pas deux façons
étrangères d’agir et de communiquer. Il devient plurilingue et apprend l’inter
culturalité. Les compétences linguistiques et culturelles relatives à chaque langue
sont modifiées par la connaissance de l’autre et contribuent à la prise de conscience
interculturelle, aux habiletés et aux savoir-faire. Elles permettent à l’individu de
développer une personnalité plus riche et plus complexe et d’accroître sa capacité à
apprendre d’autres langues étrangères et à s’ouvrir à des expériences culturelles
nouvelles. On rend aussi les apprenants capables de médiation par l’interprétation et
la traduction entre des locuteurs de deux langues qui ne peuvent communiquer
directement. (CECRL, 2001, p. 40)

En didactique des langues étrangères, la compétence interculturelle fait partie inclusive


que chaque apprenant doit l’acquérir.
En effet, il s’agit de préparer cet apprenant à devenir un futur citoyen où il sera
capable à interagir avec les autres qui sont les « étrangers » à jouer le rôle d’intermédiaire
entre deux ou plusieurs cultures . « Interagir dans un contexte culturel », il faut d’abord
écouter la communication qui se déroule entre les individus qui est basée sur des traits
généraux propres à certaines cultures et sur des spécificités culturelles qui sont dans
l’ensemble respectueux et favorable à chacun.
Pour (Guilherme, 2000): « Les apprenants devraient être déterminés à transformer des
échanges linguistique en rencontre et en relations interculturelles ».
Donc, acquérir une compétence interculturelle nous permet de savoir gérer et analyser les
situations de communication entre des personnes attachant à des cultures différentes .comme
elle nous procure la possibilité de prendre de l’écart par rapport à des situations de conflit
culturel dans lesquelles nous risquons d’être concernés, ainsi que de visionner les enjeux qui
affirment le bon fonctionnement du processus de la communication afin de pouvoir les
maitriser.
Dans l’enseignement / apprentissage d’une langue étrangère, la classe est le lieu où la
culture de l’apprenant entre en contact avec celle des autres apprenants et plus précisément
avec la culture de la langue enseignée.

29
Aujourd’hui , il est devenu nécessaire pour un enseignant de langue étrangère de voir en
interculturel un principe et une base pour l’apprentissage d’une langue étrangère et pour
l’acquisition de nouvelles valeurs afin de développer chez l’apprenant la capacité de s’ouvrir
sur le monde et d’aller vers l’autre qui est l’étranger.
« Le cours de langue constitue un moment privilégié qui permet à l’apprenant de découvrir
d’autres perceptions et classifications de la réalité, d’autres valeurs, d’autres modes de
vie(…). Bref, apprendre une langue étrangère, cela signifie entrer en contact avec une
nouvelle culture ». (Denis, dialogues et cultures , 2000)

Dans tout enseignement /apprentissage d’une langue étrangère, l’objectif final visé par
l’enseignant est le développement d’une habileté à communiquer chez l’apprenant. Or, il est
désormais, reconnu que l’acquisition d’une compétence linguistique est insuffisante pour
s’entretenir avec un locuteur parlant une langue étrangère. Ainsi, apprendre une langue
étrangère ne constitue pas seulement à élaborer un code pour l’interpréter, mais à travers ce
code, à découvrir aussi des symboles et des métaphores pour traiter du culturel. La découverte
d’une nouvelle culture véhiculée par cette langue étrangère, permettrait à l’apprenant à
reconnaitre et à valoriser des modes de pensée différents et de réfléchir par la suite à ce qui
compose son patrimoine culturel.
A ce sujet, Louis Porcher montre qu’apprendre une langue, c’est devoir :
«Percevoir les systèmes de classement à l’aide desquels fonctionne une communauté sociale
et, par conséquent, d’anticiper, dans une situation donnée ce qui va se passer c’est-à-dire
quels comportements il convient d’avoir pour entretenir une relation adéquate avec les
protagonistes de la situation. » (Porcher, 1988, p. 69)

C’est d’avoir :
« La capacité de jouer le rôle d’intermédiaire culturel entre sa propre culture et la culture
étrangère et de gérer efficacement des situations de malentendus et de conflits culturels »
(CECRL, 2001, p. 84)

En effet, apprendre une langue étrangère c’est se familiariser avec sa culture, parce
que ces deux éléments sont considérés comme deux aspects d’une même pièce. Autrement dit,
toute langue véhicule des schèmes culturels du groupe qui la parle.
Ainsi, dans l’approche interculturelle, l’objectif de l’enseignement des langues étrangères est
de favoriser le développement harmonieux de la personnalité de l’apprenant et de son identité
en réponse à l’expérience enrichissante de l’altérité en matière de langue et de culture. Or, on

30
lui donne la possibilité et la chance de vivre l’interculturel et de s’épanouir socialement et
intellectuellement.
Enfin, l’apprentissage d’une langue étrangère mène l’apprenant vers l’autre et vers
d’autres mentalités. Il est évident que s’exprimer dans une langue étrangère c’est représenter
sa propre culture et comprendre les représentations et la culture de l’autre.

3. Les représentations
Le terme « représentation » est d’origine spécifiquement français, où la théorie des
représentations s’est développée dans le cadre de la réflexion sociologique à la fin du 19 e
siècle. Puis, elle est devenue un élément clé de la psychologie sociale depuis la moitié du 20 e
siècle. Selon ZARATE les représentations sont directement liées à notre appartenance, à une
communauté, parce qu’au sens large, ce sont des façons pour organiser nos connaissances
concernant la réalité.
Les représentations présentent la particularité d’être en relation avec tous les aspects et
les domaines de la vie sociale. Elles sont constitutives de la pensée, à la fois comme facteur de
régulation du psychisme humain et à la fois comme objet élaboré par un groupe culturel
particulier.
C’est le sociologue français EMILE DURKHEIM, le premier qui a identifié la notion
de représentation et la justifié en l’élevant au rang d’objet d’intérêt scientifique. Il a fait la
distinction entre les représentations individuelles et les représentations collectives. Pour lui, la
conscience individuelle n’a pas beaucoup de poids et n’existe qu’à travers la conscience
collective qui exige aux individus d’une génération à une autre.
Il met l’accent sur la différence entre représentations collectives et représentations
individuelles en affirmant :
« La société est une réalité sui generis ; elle a ses caractères propres qu’on ne retrouve pas,
ou qu’on ne retrouve plus sous la même forme, dans le reste de l’univers. Les représentations
qui l’expriment ont donc un tout autre contenu que les représentations purement individuelles
et l’on peut être assuré par avance que les premières ajoutent quelque chose aux secondes ».
(Durkheim, 1991, p. 188)

DURKHEIM a proposé la notion de représentation collective pour expliquer les divers


problèmes d’ordre sociologique. Mais ce n’est que plus tard que la représentation sociale a
pris place de cette dernière pour montrer que la représentation est un fait de la société.

31
En fait, les représentations sociales, sont un ensemble d’opinions, d’informations, de valeurs
et de croyances sur un objet particulier.
Pour Jodelet : « Les représentations sociales sont des systèmes d’interprétation régissant
notre relation au monde et aux autres qui, orientent et organisent les conduites et les
communications sociales. Les représentations sociales sont des phénomènes cognitifs
engageant l’appartenance sociale des individus par l’intériorisation de pratiques et
d’expériences, de modèles de conduites et de pensée » (jodlet, 1989 ).

Une représentation sociale est un objet partagé entre le l’égo qui est « le moi » et
l’alter qui sont « les autres ». C’est un champ d’opinions partagé entre un groupe élaboré par
le biais des communications.
« Une forme de connaissance socialement élaborée et partagée ayant une visée pratique et
concourant à la construction d'une réalité commune à un ensemble social. Elle n’est pas le
simple reflet de la réalité, mais fonctionne comme un système d’interprétation de la réalité
qui organise les rapports entre les individus et leur environnement et oriente leurs
pratiques ». (Jodlet, 1997, p. 36)

Les représentations présentent les caractéristiques pour être en relation avec tous les
aspects et les domaines de la vie sociale. Elles sont par nature l’objet de plusieurs études
puisqu’elles intéressent aux domaines variés comme par exemple : la linguistique, la
sociologie, la psychologie sociale, l’anthropologie ou les recherches qui s’intéressent à
l’histoire des mentalités.

« Comme une vision fonctionnelle du monde, qui permet à l’individu ou au groupe de donner
un sens à ses conduites, et de comprendre la réalité, à travers son propre système de
référence, don de s’y adapter, de s’y définir une place ». (Claude Abric, 1997, p. 13)

En ce sens, chaque groupe a ses propres valeurs, idées, normes et ses pratiques. Donc c’est
pour cette raison que les représentations sociales peuvent être définies comme des systèmes
d’opinions, de connaissances et de convictions propres à une culture.
Pour (Bonardi, 2001) :

« Une représentation sociale est une organisation d’opinions socialement construite,


relativement à un objet donné, résultant de communications sociales, permettant de maitriser
l’environnement et de l’approprier en fonction d’éléments symboliques propres à son ou ses
groupes d’appartenance ».

32
Une représentation sociale est le reflet des expériences individuelles et des pratiques
sociales des individus, elle permet de comprendre et d’agir sur le monde. Ainsi, l’individu
construit son identité à travers les représentations qu’il a sur la société et sur lui-même, ce qui
lui amène à modifier ses représentations.
La notion d’appartenance au groupe à travers laquelle se construit l’identité sociale d’un sujet
social permet d’établir le lien entre l’identité et les représentations, dans la mesure où ce sont
les représentations que les individus revendiquent par rapport à leur appartenance au groupe.
Ce constat part de l’idée que l’identité sociale est « un processus de dépersonnalisation de soi
et des comportements individuels » (Cohen-Scali&Moliner, 2011, p. 3)

Cependant, il existe des rapports entre les représentations et l’identité individuelle.


C’est en effet, l’idée principale véhiculée dans l’approche du soi et les représentations
sociales. En s’appuyant sur Doise (1999), (Cohen-Scali&Moliner, 2011, p. idem 6)
soutiennent l’idée que l’identité personnelle peut, effectivement, être étudiée comme une
représentation sociale. En ce sens, le soi est une représentation parce que chacun des deux
auteurs le considère comme :
« Un objet porteur d’étrangeté qu’il convient de maîtriser cognitivement » (Markus, 1977)

Cette conception avance l’existence des schémas du soi qui :


« Comprennent des représentations cognitives issues d’événements spécifiques et de
situations impliquant l’individu mais également des représentations plus générales, issues de
la catégorisation et de l’évaluation du comportement d’une personne par elle-même ou par
autrui. Ces schémas de soi sont construits à partir d’une analyse de l’information passée et
participent au traitement de l’information sur soi. Ils peuvent être définis comme un ensemble
de représentations de soi élaborées à partir des expériences de l’individu dans le monde
social » (Zarate, 2001, p. 30)
En didactique des langues, le lien entre les représentations et l’identité a été mis à jour
par considérant qu’à travers les représentations de l’étranger, il est possible de comprendre le
fonctionnement de sa propre identité.
Les notions « représentation » et « identité » renvoient mutuellement les unes aux
autres, dans la mesure où les représentations constituent d’une part, une source d’information,
de revendication, d’élaboration et de maintien de l’identité, et d’autre part, elles sont
construites dans le sens de correspondre ou de valoriser l’identité d’un acteur social. Donc, il
devient difficile et impossible de penser à l’une sans l’autre.

33
4. Les représentations en didactique des langues
En didactiques, la notion de représentation a été définie pour parler des systèmes de
connaissances qu’un sujet mobilise face à une question ou à une thématique, que celle-ci fait
l’objet d’un enseignement ou pas. Supposer la présence d’un réseau de connaissances est une
hypothèse qui va à l’encontre de l’idée de l’élève arrivant la « tête vide » en cours. En effet,
chacun cherche à expliquer le monde qui l’entoure en élaborant des idées et des
raisonnements à partir de ce qu’il sait ou de ce qu’il croit savoir. Les connaissances ainsi
mobilisées dépendent étroitement du contexte d’interrogation et peuvent se révéler plus ou
moins pertinentes au regard des connaissances reconnues dans les sphères « savantes » ou
scolaires.
Prendre en compte cette notion de représentation modifie la définition de
l’enseignement : il ne peut plus être conçu comme un simple apport de nouvelles
connaissances puisque l’élève intègre ces nouveaux éléments en fonction de ce qu’il connait
déjà. L’enseignement consisterait plutôt à amener le sujet apprenant à une réorganisation
intellectuelle, c’est-à-dire à une transformation de ses modes de pensée. Les représentations
étant fonctionnelles pour chacun d’entre nous, les ignorer dans les enseignements pourrait
entrainer des résistances (parfois durables) dans les apprentissages.
Dans les années 1970, les recherches sur la notion de représentation ont eu un
retentissement important dans le champ des sciences de l’éducation.
Jean Migne (1969) a été l’un des premiers à introduire ce concept par rapport à un
questionnement didactique. Il souligne le fait que représentations et concepts scientifiques
constituent deux modes de connaissance différents.
De plus, les représentations en didactique des langues sont considérées comme instables
tant du côté de l’enseignement que de l’apprentissage. En effet, pour Bryam, les
représentations d’un monde étranger, notamment chez les étudiants sont mouvantes et
changeantes, que ce soit du côté de « la présentation des contenus socio-culturels », c’est-à-
dire de l’enseignement, ou que ce soit du côté de « la perception du monde étranger dans
l’imagination de l’apprenant », qui veut dire de l’apprentissage. Ces représentations sont
considérées par Bryam comme des « modes intermédiaires » (Bryam,2003 :18).

En définitive, aborder les représentations tout au long de l’enseignement /apprentissage


d’une langue étrangère est conseillé pour exploiter les liens entre les différentes langues et
cultures ce qui permet une compréhension plus juste du monde et d’une interculturalité
active.

34
5. Représentation interculturelle
Au XVIIIe siècle, on apprenait les langues « mortes » pour pouvoir lire et traduire de
grands textes gréco_ latins, ce qui a été obtenu en utilisant la méthodologie traditionnelle.
D’autre part, on apprend les langues pour voyager, pour connaitre les coutumes des pays ou
bien pour aller étudier à l’étranger, etc. Ce dont les approches communicatives et actionnelles
se tiennent compte.

En outre, l’enseignant est confronté à de nombreuses contraintes comme le manque de


matériel et un budget limité où il ne peut pas transmettre aux étudiants tout ce qu’il a comme
information et représentation, le même cas pour le citoyen qui ne trouve pas des lieux
promouvant la découverte des cultures françaises et francophones.

Également, une fois le citoyen ou bien l’étudiant est dans un pays francophone comme
la France se trouve confronté à des difficultés, voire les échecs, lors de l’interaction avec des
locuteurs natifs.

Cependant, le contact direct avec les français et leur vie quotidienne donne à cet
individu une expérience de leur vie dans le système social, économique, académique, etc.,
afin de lui permettre de confirmer ou de nier les idées qu’il avait déjà sur cette culture et ses
habitants. Aussi, elle lui permet de faire construire des représentations plus sophistiquées,
mais surtout plus justes à l’égard de la culture et du peuple français.

En guise de conclusion, on pourrait dire que les représentations se situent à cheval


entre la culture maternelle et la culture cible. C’est à ce croisement que débute l’interculturel.

35
Le cadrage pratique

36
Introduction
Dans la partie qui précède, nous avons présenté les concepts clés liés aux
représentations interculturelles et nous avons mis l’accent sur les notions théoriques, en se
référant à certains travaux de quelques auteurs.

Dans la seconde partie, de la présente étude, nous allons la consacrer au cadrage


méthodologique qui va justifier nos choix au cours de la recherche.

Le choix de notre thématique nous a menées à l’élaboration d’une enquête et une


expérimentation en nous appuyant sur 2 questionnaires. Ces deux dernies seront à l’adresse
des étudiants de 3ème année licence, le premier questionnaire est constitué de 10 questions
variant entre questions fermées , ouvertes et à choix multiples , qui traitent d’une manière
générale la représentation interculturelle des étudiants algériens , au même titre que le
deuxième questionnaire qui comprend 5 questions autour d’une séance de module de
traduction et interprétation dont laquelle un groupes expérimental fait face à un cours
contient différentes expressions idiomatiques pour traiter les différentes représentations
interculturelles des expressions idiomatiques chez les étudiants ,une expérimentation est mise
en ouvres au cours de cette démarche ; ceci nous permet par la suite d’avoir une idée globale
sur un certain nombre de connaissances et représentations que pourraient avoir les étudiants
sur la culture française .

On a rencontré d’énormes difficultés concernant notre enquête vu l’absence des


étudiants à cause de la pandémie du COVID-19.

37
1-Le choix de lieu d’enquête
Notre recherche à s’effectuer au niveau d’université IBN KHALDOUN qui se situe
dans la commune de Tiaret.

Cette université connait depuis son ouverture un taux encourageant en matière de


résultats notamment au département de Français langue étrangère, ceci se traduit à travers la
collaboration de ses étudiants ,nos présences nous ont confirmé l’intérêt qu’apportent ces
étudiants à la langue française et sa culture et cela par ses interactions en classe au cours
d’une séance de culture et civilisation et d’autre en module de traduction et interprétation ,
mais également à travers les supports utilisés par l’enseignant tel que les vidéos .

Il est à rappeler que la collecte des données s’est effectuée à travers 2 questionnaires et
2 applications pour les étudiants, en module de traduction et interprétation dans lequel les
thèmes à caractères interculturelle ont été abordés.

1.1 - L’enquête : questionnaire N°1 (destiné aux étudiants)

1.2 Description du questionnaire


Ce questionnaire, qui s'adresse aux étudiants de 3 ème année licence université IBN
KHALDOUN, se compose de 10 questions à travers lesquelles l'étudiant présente sa propre
vision globale de la France, sa culture et un lien qui pourrait établir notre culture algérienne. Il
convient de mentionner que l'élaboration d'un questionnaire est une tâche difficile qui
nécessite beaucoup de réflexion et de précision pour mieux collecter les données.

Mener une enquête à l'aide d’un questionnaire est également une demande
scientifique conforme aux règles strictes quant à la sélection des réponses d’étudiants.
L’utilisation de ce questionnaire en recherche est bénéfique d'une part pour gagner du temps
et d'autre part pour la certitude des données obtenues.

Ce questionnaire se veut une façon de :

- Recenser un certain nombre de représentation que les étudiants pourraient avoir sur la
France et sa culture.
- Connaitre le niveau culturel des étudiants notamment en matière de contacte entre les
deux cultures française et algérienne.

38
1.3 Analyse et interprétation des résultats

Informations personnelles
Tableau N°1 Graphique N°1

Sexe Nombre
Femme 36 sexe
Homme 16

31% femme
69% homme

Tableau N°2 Graphique N°2

Age Nombre
De 20 à 25 ans 33 age
De 25 à 30 ans 11
20 à 25 ans. 25 à 30 ans
De 30 ans et plus 8
30 ans et plus

14%

21%
65%

Commentaire

Nous étalons et analysons les résultats obtenus du questionnaire destiné aux étudiants de
sexes différents pour voir leur représentations vis –à-vis les français et la langue française, où
on a eu 70% de réponses parvenues de sexe féminin et de 30% de sexe masculin. Concernant
les étudiants dont leur âge varie entre 20ans et 25ans, on a eu 64% de réponses, de 25 à 30ans
on a eu 22%, et de 30ans et plus on a eu que 14%. On remarque que le nombre élevé des
réponses nous ont parvenu des étudiants âgés de 20ans à 25ans.

Item N°1 : Écrivez cinq mots qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à :

- à la France ; au français

39
Tableau N° 3

Les réponses Le nombre de réponse Taux


Les fameuses personnes en 29 19%
France (Macron , Victor
HUGO , Charles de Gaul ,
Napoléon , Molière …)
Les places touristiques en 48 25%
France (la Tour Eiffel,
château de Versailles,
château Chambord, Champs
Élysée …)
Les festivals et la mode 20 11%
(Parfums, les marques, défile
de mode, festival de
canne…)
La gastronomie française 14 7%
L’art et culture 36 19%
Les villes de France (Paris, 17 9%
Marseille, Nice …)
Langue de prestige 6 3%
Histoire et colonisation 20 11%

Graphique N°3

Écrivez cinq mots qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à :
- à la France ; au français
les fameuses personnes en France les places touristique en France
les festivales et la mode l'art et culture
les villes de France l'histoire et colonisation
langue de préstigue La gastronomie grançaise
11% 3% 7% 15%
9%

25%

19%
11%

Commentaire

Les réponses reflétaient un certain degré de connaissance de la part des étudiants par rapport
aux repères identitaires de la France. Notamment pour les figures iconiques les étudiants ont
cité Charles de Gaule, Molière, etc. Le pourcentage est pour 19%. Quant aux 25% des
réponses renvoient aux endroits célèbres comme la tour Eiffel qui est le symbole de Paris et
plus largement de la France.

40
Item N°2- Étant qu’étudiant au département de français langue étrangère, que représente
pour vous la culture française ?

Tableau N°4

Les réponses Nombre de réponse Taux


Une culture mosaïque 4 7%
une nouvelle connaissance 19 31%
Une somme des traditions et 14 24%
arts
Une richesse intéressante 20 35%
Un module 2 3%

Graphique N°4

Étant qu’étudiant au département de français langue


étrangère, que représente pour vous la culture française ?

une culture mosaique


3% 7%

35% une nouvelle connaissance


31%

une somme des traditions et


arts
24% une richesse intéressante

un module

Commentaire

A partir de ces résultats, nous constatons que la culture française représente à un nombre très
important des étudiants une richesse intéressante. 35%, d’après ce pourcentage, nous pouvons
dire que cette dernière représente aux étudiants une nouvelle reconnaissance, une mosaïque de
cultures et une somme de tradition et d’art .donc, on peut dire que les étudiants apprécient la
culture française car c’est un élément important dans l’enseignement des langues étrangère en
classe du FLE.

41
Item N° 3 - Comment réagissez-vous face à la culture française ?

Tableau N°5

Les réponses Nombre de réponse Taux


Elle ne me plait pas 3 7%
J’aime apprendre cette 12 29%
culture car elle suscite la
curiosité de savoir
Je la respecte et je l’accepte 8 20%
comme culture différente
Je la respecte mais je 11 27%
n’accepte pas certaines
notions
elle me plait trop 8 17%

Graphique N°5

Comment réagissez-vous face à la culture française ?

elle ne me plait pas


19% 7%

29% J’aime apprendre cette culture car


elle suscite la curiosité de savoir
Je la respecte et je l’accepte
26% comme culture différente
Je la respecte mais je n’accepte
19% pas certaines notions
elle me plait trop

Commentaire

La majorité des réponses admirent la culture française car ils trouvent qu’elle est riche et
suscite la curiosité de savoir. Par contre les autres étudiants respectent la culture française
mais ils n’acceptent pas certaines notions par rapport à notre religion.

42
Item N°4- Quels sont selon vous les différents éléments culturels entre la France et
l’Algérie ?

Tableau N°6

Les réponses Nombre de réponse Taux


La gastronomie 17 14%
Les traditions et les coutumes 25 21%
La littérature et le style 14 12%
musicale
Le système éducatif 5 4%
La langue et la religion 20 17%
La civilisation et l’histoire 15 13%
Le mode de vie et les 23 19%
habitudes
Graphique N°6

Quels sont selon vous les différents éléments culturels entre la


France et l’Algérie ?

19% 14% La gastronomie


les traditions et les coutumes
13% 21% littérature et le style musicale
le système éducatif
17% 12% la langue parlée et la religion
4%
la civilisation et l'histoire
Le mode de vie et les habitudes

Commentaire

La conscience de la différence culturelle omniprésente entre les deux cultures est clairement
présente dans les réponses des étudiants où la plupart confirment cette différence par les
traditions et les coutumes, les 19% renvoient aux réponses des étudiants qui voient que la
différence existe dans la langue et la religion, ainsi que d’autres confirment cette différence
dans la gastronomie et le mode de vie. Donc la totalité confirme que la culture algérienne n’a
aucune relation avec la culture française.

43
Item N° 5- Si la culture française est différente de la votre par quel moyen vous avez
constaté cette dimension ? :

Tableau N°8

Les réponses Nombre de réponse Taux


À travers la rencontre d’un 14 13%
français.
Un voyage dans un pays 4 4%
francophone.
À travers les medias. 43 38%
À travers l’apprentissage de 43 39%
la littérature et la culture
française à l’université.
Autre 4 4%
À travers la lecture 2 2%

Si la culture française est différente de la votre par quel moyen vous avez
constaté cette dimension ? :

À travers la rencontre d’un français.

2%
4% 13%
3% Un voyage dans un pays
francophone.
39%
À travers les medias.
39%

À travers l’apprentissage de la
littérature et la culture française à
l’université.
Autre
à travers la lecture

Commentaire

La majorité des étudiants ont touché la différence entre leur culture et la culture française à
travers l’apprentissage de la littérature et de la culture française à l’université qui permet à cet
étudiant de changer sa vision et d’avoir un bagage linguistique riche. Tandis que les 38% des
réponses étaient à travers les médias qui sont un moyen par lequel ils ont enrichi leur culture
et surtout ils ont constaté qu’elle est totalement différente de leur culture algérienne .les autres
confirment la différence à travers un voyage à un pays francophone ou bien d’autres activités.

44
Item N°6 - Participez-vous en classe avec les notions culturelles présentées en cours ?

Tableau N°9

Les réponses Nombre de réponse Taux


Oui 27 52%
Non 1 2%
Parfois 24 46%

Participez-vous en classe avec les notions culturelles présentées en


cours ?
Oui Non Parfois

46%

52%

2%

Commentaire

Selon les statistiques, nous remarquons que le taux de participations avec les notions
culturelles présentées en cours est estimé de 98% réparti comme suit :

46% utilisent parfois les notions culturelles cela se traduit que les étudiants ont des requis
culturels qui peuvent les aider dans leur apprentissage.

52% ont choisi la réponse positive, cela démontre qu’ils participent souvent avec les notions
culturelles où il revient probablement à leur voyage à travers des pays francophones où ils ont
eu l’initiative d’acquérir des notions culturelles.

Toutefois, 02% des étudiants corroborent qu’ils ne participent pas en classe avec les notions
culturelles, cela est dû peut être qu’ils sous-estiment la culture française.

Donc, il est clair que ces dernières sont forts présentes en classe du FLE dans la participation
des étudiants.

45
Item N°7- D’après les cours présentés en classe, avez-vous déjà des prérequis concernant la
culture française ? -Ou bien vous les enrichissez pendant votre cursus universitaire ; justifiez

Tableau N°10

Les réponses Nombre de réponse Taux


Oui 47 65%
Non 4 6%
Oui je l’ai enrichi pendant 9 12%
mon cursus
Non j’avais de prérequis 12 17%
grâce aux chaines françaises,
aux romans,…

Graphique N°10

D’après les cours présentés en classe, avez-vous déjà des prérequis


concernant la culture française ?
-Ou bien vous les enrichissez pendant votre cursus universitaire ;
justifiez

oui non oui pendant mon cursus non , j'avais des prérequis

17%

12%

6% 65%

Commentaire

A travers ces données nous pouvons dire que ces étudiants jouissent des prérequis concernant
la culture française dont le pourcentage est à 82%. 6% qui n’ont pas des prérequis,
mentionnant aussi les 12% qui ont profité de la chance et ils les ont enrichi pendant leur
cursus universitaire.

46
Item N°8- Pour enrichir votre bagage linguistique et culturel, vous avez l’habitude de :

Tableau N°11

Les réponses Nombre de réponse Taux


Regarder des films en 46 38%
français.
Écouter des chansons en 33 17%
français
Lire des romans et des 38 31%
ouvrages en français.

Autre 5 4%
(Regarder des émissions en
français
Pratiquer la langue avec des
autres )

Graphique N°11

Pour enrichir votre bagage linguistique et culturel, vous avez


l’habitude de :
Regarder des films en français. Écouter des chansons en français
Lire des romans et des ouvrages en français. autre

4%

31% 38%

27%

Commentaire

Presque la totalité des étudiants ont l’habitude de regarder des films en français ou bien ils
lisent des romans et des ouvrages en langue française, ce qui confirme que ces derniers ont un
bagage linguistique et culturel important. Tandis que la minorité des étudiants préfèrent
écouter des chansons françaises, regarder des émissions en français ou bien pratiquer la
langue avec d’autres personnes afin qu’ils enrichissent leur bagage linguistique et culturel.

47
Item N° 9- Est ce que vous comprenez les expressions idiomatiques et les proverbes français
?

Tableau N°12

Les réponses Nombre de réponse Taux


Oui 22 42%
Non 2 4%
Parfois 28 54%

Graphique N°12

Est ce que vous comprenez les expressions idiomatiques et les


proverbes français
Oui Non Parfois

42%

54%

4%

Commentaire

Les réponses obtenues font ressortir que les étudiants comprennent « parfois » les expressions
idiomatiques et les proverbes français dont le pourcentage est à 54%. Les 42% des étudiants
ont choisi la réponse « oui »c’est-à-dire qu’ils comprennent ces derniers, cela revient au
déchiffrage des sens. Par contre le reste des 4%, les étudiants ont choisi la réponse négative
dont ils ne comprennent pas les proverbes français et les expressions idiomatiques.

48
Item N°10- Avez-vous des difficultés en déchiffrant ces expressions ?

Tableau N°13

Les réponses Nombre de réponse Taux


Oui 16 31%
Non 10 20%
Souvent 26 50%

Graphique N°13

Avez-vous des difficultés en déchiffrant ces expressions ?


Oui Non souvent

31%

50%

19%

Commentaire

Via ces résultats nous remarquons que 50% des étudiants ont souvent des difficultés à
déchiffrer les expressions idiomatiques cela se résume à un manque de bagage linguistique et
culturel. Mais en analysant les résultats de la réponse affirmative on remarque qu’il y a 31%
d’étudiants qui n’arrivent pas à déchiffrer les expressions idiomatique. Par contre, les 20% de
réponses ne trouvent pas de difficultés à déchiffrer et à comprendre ces expressions qui sont
des lieux d’exploitation privilégiés grâce aux échanges communicatives.

49
2 .Expérimentation : questionnaire N°2

2.1 Description de l’expérimentation

Nous avons menées notre expérimentation auprès des étudiants de 3 ème année licence français
à l’université IBN KHALDOUN Tiaret, ces derniers seront censés enseigner aux 3 cycles
scolaires « primaire, collège et lycée » selon les directives de la fonction publique algérienne.

Pour ce faire, dans une séance de traduction, nous avons proposé un cours qui traite le thème
des expressions idiomatiques, où on a ajouté deux applications pour mieux perfectionner notre
cours ; par la suite on a distribué un questionnaire pour voir s’ils ont des représentations sur
ces derniers à l’aide de 5 questions qui traitent d’une manière spécifique les expressions
idiomatiques aussi si elles ont une certaine importance à être étudier et comment les étudiants
définissent ces dernières .

2.1.1 Le groupe expérimental : il s’agit d’une classe de 3ème année licence


comprenant 32 étudiants ayant un niveau moyen en culture française , dans la séance de
traduction et interprétation nous avons abordé un cours avec deux applications qui traite les
expressions idiomatiques comme un support à étudier .

2.2 Interprétation des résultats

A) 1ere application : trouvez la bonne réponse

Item N°1 : Donner sa langue au chat :

Tableau N°1

Les réponses fournies Le nombre de réponse


A) Abandonner une réflexion, renoncer à... 8

B) Parler avec difficulté. 10


C) Refuser de parler. 14

Graphique N°1

50
Donner sa langue au chat
Abandonner une réflexion, renoncer à...
Parler avec difficulté.
Refuser de parler

25%
44%
31%

Item N°2 : Cirer les bottes de quelqu'un

Tableau N°2

Les réponses fournies Le nombre de réponse


A) Avoir la manie de la propreté 7

B) Rendre quelque chose lisse et brillant. 13

C) Flatter servilement autrui pour en tirer 11


avantage.

Graphique N°2

Cirer les bottes de quelqu'un


Avoir la manie de la propreté
Rendre quelque chose lisse et brillant
Flatter servilement autrui pour en tirer avantage.

23%
35%

42%

51
Item N°3 : Compter les étoiles

Tableau N° 3

Les réponses fournies Le nombre de réponse


A) Entreprendre une action impossible. 11

B) Rêver. 12
C) Être capable de voir très clair. 8
Graphique N°3

Compter les étoiles


Entreprendre une
26% 35% action impossible
Rêver.
39%
Être capable de voir
très clair

Item N°4 : Rire jaune

Tableau N°4

Les réponses fournies Le nombre de réponses


A) Rire d'une manière excessive. 9
B) Se moquer de quelqu'un, de quelque 13
chose.
C) Se forcer à rire. 8

GraphiqueN°4

Rire jaune
Rire d'une manière
27% 30% excessive
Se moquer de quelqu'un,
43%
de quelque chose.
Se forcer à rire.

52
Item N°5 : Avoir quelqu'un dans le nez :

Tableau N°5

Les réponses fournies Le nombre de réponse


A) Se mettre en colère. 4
B) Faire honte à quelqu'un. 9
C) Ne pas supporter quelqu'un 16

Graphique N°5

Avoir quelqu'un dans le nez :


Se mettre en colère
14%

55% 31% Faire honte à


quelqu'un
Ne pas supporter
quelqu'un

B ) 2ème application : dites si l’explication donnée est vrai ou faux

Item N°1 : Être tous yeux toutes oreilles signifie « Être très attentif » ?

Tableau N°1

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 24
Faux 4
Graphique N°1

Être tous yeux toutes oreilles signifie «


Être très attentif » ?
14%
Vrai
86%
faux

53
Item N°2 : Avoir du cœur au ventre signifie « Être courageux » ?

Tableau N°2

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 18
Faux 13

Graphique N°2

Avoir du cœur au ventre


signifie « Être courageux » ?

42%
vrai
58%
faux

Item N° 3 : Avoir la main heureuse signifie « Être chanceux » ?

Tableau N°3

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 24
Faux 7

Graphique N°3

Avoir la main heureuse signifie «


Être chanceux » ?
12%
Vrai
88%
faux

54
Item N°4 : Ne dormir que d’un œil signifie « Dormir d’un sommeil léger » ?

Tableau N°4

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 19
Faux 9

Graphique N°4

Ne dormir que d’un œil


signifie « Dormir d’un sommeil
léger » ?
32%
Vrai
68%
Faux

Item N°5 : Avoir la chair de poule signifie «Avoir peur, avoir des frissons » ?

Tableau N°5

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 25
Faux 5

Graphique N°5

Avoir la chair de poule signifie «Avoir


peur, avoir des frissons » ?

17%
Vrai
83% faux

55
Item N°6 : Avoir le cœur dur signifie «Être insensible » ?

Tableau N°6

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 22
Faux 9

Graphique N°6

Avoir le cœur dur signifie «Être


insensible » ?

29%
Vrai
71%
Faux

Item N°7 : Être haut comme trois pommes, signifie «être de petite taille » ?

Tableau N°7

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 15
Faux 13

Graphique N°7

Être haut comme trois pommes


signifie «être de petite taille » ?
vrai
faux

56
Item N°8 : Être étroit d’esprit signifie « Avoir des valeurs sociales » ?

Tableau N°8

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 15
Faux 14
Graphique N°8

Être étroit d’esprit signifie « Avoir


des valeurs sociales »
48%
52% Vrai
Faux

Item N°9 : Avoir le souffle coupé signifie «Être surpris » ?

Tableau N°9

Les réponses Le nombre de réponse


Vrai 28
Faux 4

Graphique N°9

Avoir le souffle coupé signifie


«Être surpris » ?

13%
vrai
87% Faux

57
Commentaire

Les résultats obtenus attestent que les étudiants ont une bonne compréhension et une
capacité à saisir le sens des expressions idiomatiques, cela revient à la lecture qui est un
moyen efficace pour apprendre ces expressions et savoir saisir leur sens et l’écoute, ce qui
permet à l’étudiant d’avoir une certaine connaissance et un bagage linguistique riche. Mais
elles restent insuffisantes car le reste des étudiants ont choisi la mauvaise réponse et cela
nous montre qu’ils n’ont pas bien saisi le sens des expressions, donc nous pouvons déduire
aussi qu’ils n’ont pas fait auparavant des cours abordant ces dernières, donc ils ont des
difficultés pour pouvoir dégager ces expressions ce qui empêche la bonne compréhension
surtout l’lorsqu’il s’agit d’une situation de communication avec des interlocuteurs qui
maitrisent bien les expressions idiomatiques .

2.2 Analyse du questionnaire :

Tableau N°1

Sexe Nombre Taux


Femme 23 72%
Homme 9 28%

Graphique N°1

le sexe des étudiants


femme homme

28%

72%

Commentaire

Nous étalons et analysons les résultats obtenus du 2 e questionnaire destiné aux


étudiants pour voir leur connaissances concernant les expressions idiomatiques, où on a eu
72% de réponses parvenues de sexe féminin et de 28% de sexe masculin.

58
Item N°1 : Qu’est ce qu’une expression idiomatique ?

Tableau N°2

Les réponses fournies Le nombre de réponse Taux


Est une expression figée 7 21%
Est une construction ou locution 17 50%
particulière à une langue.
Est une locution imagée qui ne prit 8 23%
pas un sens littéral.
Proverbe 2 6%

Graphique N°2

Qu’est ce qu’une expression idiomatique ?


Est une expression figée.
6% 21%
23%
Est une construction ou
locution particulière à une
langue
50% Est une locution imagée qui ne
prit pas un sens littéral.

Proverbe

Commentaire

Concernant les réponses de la première question, on a eu la moitié des étudiants


définissent les expressions idiomatiques comme une construction ou locution particulière,
21% les définissent comme une expression figée, dont les 23% des étudiants voient que c’est
une locution imagée et les 6% qui restent les définissent comme un proverbe.

59
Item N°2 : D’après l’exercice les expressions semblent elles facile à comprendre ?

Tableau N° 3

Les réponses Nombre de réponse Taux


Oui 23 72%
Non 9 28%

Graphique N°3

D’après l’exercice les expressions semblent


elles facile à comprendre ?
Oui Non

28%

72%

Commentaire

A travers ces résultats obtenus, nous remarquons que la majorité des étudiants arrivent
à comprendre l’exercice des expressions idiomatiques qui leur a été proposé dont le
pourcentage est à 72%, et 28% leur semblent difficile.

Item N°3 : Utilisez-vous ces expressions idiomatiques quand vous parlez français ?

Tableau N°4

Les réponses Le nombre e de réponse Taux


Oui beaucoup 6 19%
Assez peu 22 69%
Non 4 12%

60
Graphique N°4

Utilisez-vous ces expressions idiomatiques


quand vous parlez français ?
Assez peu oui non

12%
19%
69%

Commentaire

Les résultats de cette question montrent que les étudiants utilisent qu’assez peu les
expressions idiomatiques « 69% », d’après ce pourcentage nous pouvons dire qu’ils n’ont pas
un vocabulaire riche, tandis que on trouve que 19% les utilisent dans leur communication et
les 12% n’utilisent pas du tout les expressions idiomatiques.

Item N°4 : d’après vous est ce que ces expressions idiomatiques sont importantes pour
apprendre la langue française et voyager dans sa culture ?

Tableau N°5

Les réponses Le nombre de réponse Taux


Oui 29 91%
Non 3 9%

Graphique N°5

d'après vours est ce que ces expressions


idiomatiques sont importantes pour apprendre la
langue française et voyager dans sa culture ?

9%
oui
91% non

61
 Si vous trouvez que ces expressions sont importantes pour apprendre une langue,
justifiez pourquoi.

les réponses fournies Le nombre de réponse Taux


Elles nous donnent la 8 30%
possibilité d’enrichir nos
connaissances culturelles
Elles facilitent la 8 30%
communication
Elle nous aide à 6 22%
perfectionnée nos discours
oraux
Elles nous aident à 5 18%
développer notre bagage
linguistique

Graphique N° 6

Si vous trouvez que ces expressions sont importantes


pour apprendre une langue, justifiez pourquoi
Elles nous donnent la possibilité d’enrichir nos connaissances culturelles
Elles facilitent la communication
Elle nous aide à perfectionnée nos discours oraux
Elles nous aident à développer notre bagage linguistique

18% 30%

22%

30%

62
Commentaire

S’approprier le vecteur culturel pour maitriser l’enjeu d’une communication en langue


étrangère est le moyen le plus objectif pour connaitre l’autre.

Pour cette question, nous avons constaté qu’un nombre très important des étudiants
« 91 »voient que c’est nécessaire d’apprendre les expressions idiomatiques, par contre les 9%
refusent de les apprendre.

Le but de cette question est de savoir quelles sont les motivations et l’importance qui
poussent ces étudiants à s’intéresser aux expressions idiomatiques dont la plupart nous ont
confirmé qu’elles leur donnent la possibilité d’enrichir leur bagage linguistique et culturel.
Donc, il y a toujours une raison pour apprendre ces expressions idiomatiques et aussi une
nouvelle langue. En formulant cette raison, l’importance de cet apprentissage sera plus
grande.

Item N°5 : étant personne non française trouvez-vous des difficultés pour apprendre ces
expressions ?

Tableau N°7

Les réponses Le nombre de réponse Taux


Oui 5 15%
Non 5 15%
Des fois 22 70%

Graphique N°7

étant personne non française trouvez-vous des


difficultés pour apprendre ces expressions ?

15%
15% Oui

70% non
Des fois

63
Commentaire

70% des étudiants de l’université de Tiaret trouvent des fois des difficultés dans
l’apprentissage des expressions idiomatiques, dont les 15% constatent que l’apprentissage de
ces derniers est facile et le reste des 15% ont des difficultés à les assimiler.

2.3 Interprétation et analyse des résultats

Après avoir analysé les résultats, nous avons remarqué que la majorité des étudiants
ont une représentation sur les expressions idiomatiques et ils avouent que l’intégration de ces
dernières dans leur apprentissage est important pour apprendre une langue et voyager dans sa
culture.

3.Synthèse

Notre expérimentation et les questionnaires que nous avons mené auprès des étudiant
de 3ème année licence à l’université de Tiaret, nous ont permis d’approfondir notre vision à
propos les représentations interculturelles en milieu universitaire. L’expérimentation nous a
donné une idée sur les besoins des étudiants concernant leurs connaissances et leurs
représentations vis-à-vis des expressions idiomatiques.

64
La conclusion générale

65
Conclusion générale
Le premier objectif de tout enseignement / apprentissage des langues est de permettre
la fonction principale de la langue. L’utilisation de cette dernière dans la communication entre
les individus met en évidence sa fonction sociale. Cette dernière établit en même temps une
relation entre la société et la culture, car chaque culture s’exprime dans une langue différente
de la sienne. N’importe quelle personne déclare ses pensées et ses idées en se référant à sa
façon de percevoir l’univers, à son obtention intellectuelle et à son expérience.

La langue et la culture sont étroitement liées. La langue est à la fois un élément


communautaire et un outil utilisé par les individus pour exprimer leur point de vue sur le
monde.

Le présent travail provient de la volonté d’approfondir nos connaissances sur une


mesure essentielle qui est l’interculturel. Quel que soit l’environnement dans lequel se trouve
l’individu, il se tient devant l’autre qui est l’étranger et il est amené à communiquer avec lui.

Dans une ère de mondialisation où les frontières s’effacent, l’ouverture sur l’autre
devient un défi qui est posé par la façon dont différentes cultures entrent dans une relation
symbolique. Dans cette dernière, différentes visions du monde sont entrelacées. Il s’agit donc
d’une unité de notre code commun universel.

Notre travail a porté essentiellement sur les représentations interculturelles à propos de


la culture française, s’il est possible d’acquérir une représentation et une compétence
interculturelle pour pouvoir se débrouiller dans des situations de communication où
l’interlocuteur est d’une culture différente ,aussi arriver à le découvrir, apprendre à le
connaitre et l’accepter tel qu’il est.

Au cours de notre recherche, nous avons découvert la complexité de la fonction


d’enseignement interculturel et la difficulté des étudiants à accepter l’autre, et nous avons pu
voir que l’intégration des expressions idiomatiques et des cours liés à la culture française a un
impact positif sur la performance et le comportement des étudiants.

Cette étude nous a confirmé qu’il est nécessaire de former l’étudiant à l’interculturel
parce que cette notion lui offre une opportunité de dépasser les barrières entres les langues et
les cultures, ainsi pour dépasser les préjugés et représentations négatives et s’ouvrir plus sur
l’autre, apprendre à le comprendre, à rassurer cette culture étrangère pour être cultivé dans des
communications qui traitent le sujet culturel et interculturel.

Enfin, nous tenons à préciser que ce travail est loin d’être achevé, mais nous estimons
avoir atteint nos objectifs et que les résultats obtenus nous ont permis de répondre à notre
question de recherche et nos hypothèses posées :

 Les étudiants peuvent aborder la culture française comme un héritage colonial,


certains ont des représentations négatives et d’autres veulent l’apprendre parce qu’elle
est riche.

66
 les étudiants de 3ème année licence représentent les expressions idiomatiques
comme un moyen qui présente la culture de l’autre, c’est pourquoi ils ont une certaine
curiosité de les apprendre et les utiliser.

En plus, nous souhaitons à travers ce travail, a apporté des éclaircissements concernant le


développement des représentations interculturelles à l’université. Cette recherche n’est
qu’un début pour un long parcours que nous estimons parcourir et pouvoir proposer des
travaux pour une éducation interculturelle permettant aux étudiants le développement des
représentations interculturelles.

67
Bibliographie

Ouvrages
- Bonardi, R. e. (2001). Les représentations de points de vue de la psychologie social.

- Capucho, F. (2008). former à l'interculturel.

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- Denis, M. (2000). dialogues et cultures .

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Article
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Thèse et Mémoire

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- Mémoire enseignement apprentissage . (2015). enseignement apprentissage du role de


l'état de l'économie en classe de primaire .

70
Table des matières
Introduction générale ......................................................................................... 7
Cadrage théorique

Chapitre I: L’enseignement de la culture et les expressions idiomatiques en


classe du FLE
Introduction ………………………………………………………………....…12

1. La didactique des langues étrangères.......................................................... 13


2. L’enseignement /apprentissage du FLE en Algérie ...................................... 13
2.1 Définition des concepts .......................................................................... 13
2.1.1 L’enseignement .................................................................................. 13
2.1.2 L’apprentissage ................................................................................... 14
2.1.3 L’enseignement /apprentissage du FLE ............................................... 14
3. Le statut du français en Algérie .................................................................... 15
4. Le français dans l’enseignement supérieur ................................................... 16
5. L’enseignement de la culture en classe du FLE…………..……………. …..16

5.1 Le lien entre langue et culture …………………………….………….…17

5.2 langue…………………………………………………………...…….….18

5.3 La culture……………………………..………………...…………....….19

6. Les expressions idiomatiques ....................................................................... 20


Chapitre II : Les représentations interculturelles
1. Définition des concepts clés ....................................................................... 24
1.1 L’interculturel ......................................................................................... 24
1 .2 Le multiculturel ...................................................................................... 25
1.3 Le plurilinguisme .................................................................................... 26
1.4 Le multilinguisme ................................................................................... 26
2. L’interculturel en classe de FLE ................................................................... 27
3. Les représentations ....................................................................................... 31
4. Les représentations en didactique des langues .............................................. 34
5. Représentation interculturelle ....................................................................... 35
Cadrage pratique

Introduction……………………..………….………………………………. ... 38

1. choix du lieu de l'enquête ……………………………………….….……… 39

1. L’enquête 1er questionnaire ……………………………………….……… 39

1.1 Description du questionnaire ……………………………………....….… 39

1.1. 2 Analyse et interprétation des résultats………………….………....… .40

2. expérimentation : Questionnaire N°2 ……………………………..…....… 51

2.1 Description de l'expérimentation…..…………………………..…..…..... 51

2.1.1groupeexpérimental………………………….…………………..….…. 51

2.1.2 Interprétation des résultats ………………………………………….… 51

a) 1ér application ………………………………………..………..…..…….. 51

b) 2ème application …………………………………………..………..….…. .54

2.2 Analyse de questionnaire …………………………………….…..….….. 59

2.2.1 Interprétation des résultats …………………………………..……….. 65

2.2.2 Synthèse …………………………………………………………….….65

La conclusion générale ……………………………………….……….…… ... 66

Bibliographies

Annexes
Questionnaire N°1

Questionnaire N°2

Le Cours proposé pour l’expérimentation en classe du FLE


Les applications
Résumé
Annexes
Questionnaire destiné aux étudiants de 3 ème année licence.

Dans le cadre de préparation d’un mémoire de fin d’étude sur « Les représentations
Interculturelles en classe du FLE en contexte universitaire algérien cas de 3 ème année licence ».
Prière de bien vouloir répondre à ce questionnaire et nous vous remercions d’avance.

Sexe : Homme ☐ Femme ☐

L’Age : 20 à 25ans ☐ 25 à 30ans☐ 30 ans et plus ☐

Item1 : Écrivez cinq mots qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à :

-À la France - au français.

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

Item 2- Étant qu’étudiant au département de français langue étrangère, que représente


pour vous la culture française ?

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

Item 3 - Comment réagissez-vous face à la culture française ?

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

Item 4- Quels sont selon vous les différents éléments culturels entre la France et
l’Algérie ?

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

Item 5- Si la culture française est différente de la votre par quel moyen vous avez constaté
cette dimension ? :

☐ À travers la rencontre d’un français.

☐Un voyage dans un pays francophone.

☐À travers les medias.

☐À travers l’apprentissage de la littérature et la culture française à l’université.

☐Autre.

Item 6 - Participez-vous en classe avec les notions culturelles présentées en cours ?

- Oui ☐ - Non ☐ - Parfois ☐

Item 7- D’après les cours présentés en classe, avez-vous déjà des prérequis concernant la
culture française ?

- Oui ☐ - Non ☐

- Ou bien vous les enrichissez pendant votre cursus universitaire ☐

Justifiez :……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………

Item 8- Pour enrichir votre bagage linguistique et culturel, vous avez l’habitude de :

☐Regarder des films en français.

☐ Écouter des chansons en français.

☐Lire des romans et des ouvrages en français.

☐Autre.
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………….

Item 9- Est ce que vous comprenez les expressions idiomatiques et les proverbes
français ?

- Oui ☐ Non ☐ - Parfois ☐


Item 10- Avez-vous des difficultés en déchiffrant ces expressions ?

- Oui ☒ - Non ☐ - Souvent ☐


Questionnaire destiné aux étudiants de 3 ème année licence

Dans le cadre de préparation d’un mémoire de fin d’étude sur « Les représentations
Interculturelles en classe du FLE en contexte universitaire algérien cas de 3ème année licence ».
Prière de bien vouloir répondre à ce questionnaire et nous vous remercions d’avance.

Sexe : Homme ☐ Femme ☐

Item N°1 Qu’est ce qu’une expression idiomatique ?

…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
Item N° 2- D’après l’exercice les expressions semblent elles facile à comprendre

-Oui - non

Item N° 3 Utilisez vous ces expressions idiomatiques quand vous parlez français ?

-Assez peu -oui beaucoup -non

Item N° 4- est ce que vous trouvez que ces expressions idiomatiques sont importantes
pour apprendre la langue française et voyager dans sa culture

-Oui -non

Pourquoi

………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………..

Item N° 5- étant qu’une personne non française trouvez-vous des difficultés d’apprendre
ces expressions ?

-oui -non - des fois


Annexe n°2

Le Cours proposé pour l’expérimentation en classe du FLE


Les expressions idiomatiques :

Qu'est-ce qu'une expression idiomatique ?

Une expression idiomatique est une construction ou une locution particulière à une
langue, qui porte un sens par son tout et non par chacun des mots qui la composent. Il peut
s'agir de constructions grammaticales ou, le plus souvent, d'expressions imagées ou
métaphoriques. Elle est en général intraduisible mot à mot, et il peut être difficile, voire
impossible, de l'exprimer dans une autre langue.

Exemples :

 Faire la sourde oreille : faire semblant de ne pas entendre


Lors de cette pandémie mondiale, si globalement les citoyens respectent les règles en vue d’en
terminer plus vite, d’autres continuent de faire la sourde oreille, mettant en danger leur propre
santé.

 Avoir la tête dans les nuages : être rêveur, être distrait.


Les étudiants ont souvent la tête dans les nuages.

 Casser du sucre sur le dos de quelqu’un : critique une personne en son absence,
Jonathan a réalisé quelque chose d’étrange son entreprise ; les collègues qui se montrent super
amicaux, prêts à lui faire plein de compliments mais dès qu’il sortait, ses collègues se
mettaient à casser du sucre sur son dos.

 Avoir la gueule enfarinée : avoir une confiance aveugle.


Jeanne : mais tu le connais à peine tu es folle ;

Clotilde : écoute c’est la première fois qu’un homme me tape dans l’œil dès la première
seconde.

 Tête de pioche : une tète têtue.


Ce garçon alors, c’est une vraie tête de pioche, il trouve toujours le moyen pour le faire
compliqué alors qu’on lui a donné une solution simple.

 Être la lanterne rouge : être le dernier.


Patrick était toujours lanterne rouge en sport, mais sur scène il est formidable.
Annexe n°3

Les applications

Application N°1 : trouver la bonne réponse

Que signifie l’expression

 Donner sa langue au chat : A) Abandonner une réflexion, renoncer à...


B) Parler avec difficulté.

C) Refuser de parler.

 Cirer les bottes de quelqu'un : A) Avoir la manie de la propreté.


B) Rendre quelque chose lisse et brillant.

C) Flatter servilement autrui pour en tirer avantage.

 Compter les étoiles : A) Entreprendre une action impossible.


B) Rêver.

C) Être capable de voir très clair.

 Rire jaune : A) Rire d'une manière excessive.


B) Se moquer de quelqu'un, de quelque chose.

C) Se forcer à rire.

 Avoir quelqu'un dans le nez : A) Se mettre en colère.


B) Faire honte à quelqu'un.

C) Ne pas supporter quelqu'un


Application N°2 : Dites est ce que la signification convient à l’expression

1- Être tous yeux toutes oreilles signifie « Être très attentif » ?

Vrai faux

2- Avoir du cœur au ventre signifie « Être courageux »

Vrai faux

3- Avoir la main heureuse signifie « Être chanceux » ?

Vrai faux

4- Ne dormir que d’un œil signifie « Dormir d’un sommeil léger » ?

Vrai faux

5- Avoir la chair de poule signifie «Avoir peur, avoir des frissons » ?

Vrai faux

6- Avoir le cœur dur signifie «Être insensible » ?

Vrai faux

7- Être haut comme trois pommes, signifie «être de petite taille » ?

Vrai faux

8- Être étroit d’esprit signifie « Avoir des valeurs sociales » ?

Vrai faux

9- Avoir le souffle coupé signifie «Être surpris » ?

Vrai faux
Résumé
Notre travail de recherche s’inscrit dans le domaine de la didactique des langues étrangères, il
s’articule autour des représentations interculturelles et son intégration à l’université. Nous
avons exploité via cette recherche des cours traitant la culture française et les expressions
idiomatiques en vérifiant leur avantage sur les représentations des étudiants.

L’interculturel concerne les rapports entre les cultures. Il a un grand intérêt dans
l’enseignement des langues étrangères dont l’objet de notre recherche est de préparer cet
étudiant à accepter l’autre, afin de communiquer avec lui et de s’ouvrir sur l’altérité.

Mots clés : Enseignement/apprentissage, expressions idiomatiques, langue et culture,


interculturel, les représentations interculturelles.

Abstract
Our research work is part of the teaching of foreign languages; it revolves around intercultural
representations and its integration into the university. Through this research, we have used
courses dealing with French culture and by checking their advantages over student’s
representations. Intercultural concerns the relationships between cultures. He has a great
interest in teaching foreign languages, the object of our research is to prepare this student to
accept the other, in order to communicate with him and to open up to otherness

‫ملخص‬
‫ يتمحور هذا الاخير حول التصورات متعددة‬، ‫ان عملنا البحثي هو جزء من تعليمية اللغات الأجنبية‬
.‫الثقافات ودمجها في الية التدر يسي بالجامعة‬

‫ استخدمنا دروسا تتناول الثقافة الفرنسية والعبارات الاصطلاحية وذلك من اجل‬،‫من خلال هذا البحث‬
‫ ان تعدد الثقافات لديه دور كبير في تعليم‬.‫التحقق من تأثيرها على التصورات الثقافية للطلاب‬
، ‫ والهدف من هذا البحث هو اعداد الطالب في كل الجوانب ليتمكن من تقبل الاخر‬، ‫اللغات الاجنبية‬
‫ومن اجل التواصل معه والانفتاح على مختلف الثقافات‬

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