LES INTERETS SIMPLES
Définition de l’intérêt
L’intérêt peut être défini comme la rémunération d’un prêt d’argent. C’est le prix à payer par l’emprunteur
au prêteur, pour rémunérer le service rendu par la mise à disposition d’une somme d’argent pendant une
période de temps.
Trois facteurs essentiels déterminent le coût de l’intérêt :
(1) La somme prêtée ; (2) La durée du prêt ; (3) Le taux auquel cette somme est prêtée.
Il y a deux types d’intérêt : l’intérêt simple et l’intérêt composé.
Les notions : Actualisation et capitalisation
L’actualisation est une technique qui consiste à faire reculer dans le temps une valeur future pour calculer
sa valeur présente appelée Valeur Actuelle.
Contrairement à l’actualisation, la capitalisation consiste à faire avancer dans le temps une valeur
présente pour calculer sa valeur future appelée aussi Valeur Acquise.
Les intérêts simples : Définition et calculs
L’intérêt simple se calcule toujours sur le principal. Il ne s’ajoute pas au capital pour porter lui-même
intérêt. Il est versé en une seule fois au début de l’opération, c'est-à-dire lors de la remise du prêt, ou à la
fin de l’opération c’est à dire lors du remboursement. Il concerne essentiellement les opérations à court
terme (inférieures à un an).
Si nous désignions par 𝐶0 le capital, t le taux d’intérêt, 𝑛 la durée de placement en années, l’intérêt
rapporté par le capital 𝐶0 est alors donné par la formule : 𝐼 = 𝐶0 × t × 𝑛
Souvent la durée de prêt ou de placement est inférieure à l’année : on peut obtenir des prêts au mois et
même pour quelques jours. Si la durée du placement est exprimée :
En mois : = 𝐶0 × t × k/12 k nombre de mois
En jours : 𝐼 = 𝐶0 × t × J/360 L’année commerciale étant comptée pour 360 jours
Remarque : si la durée du placement s’exprime d’une date à une autre, il faut compter le nombre de jours
exacts dans chaque mois la date initiale exclue et la date finale incluse. Les cas les plus fréquents sont :
Base =360 : on parle de base commerciale (année bancaire) ;
Base =365 ou 366 : on parle de base exacte (année civile).
La valeur acquise Ct : désigne la somme du capital initial 𝐶0 et des intérêts t qu’il génère au terme des n
périodes de placement : Ct = 𝐶0 + 𝐼
Notion de nombre N et de diviseur fixe D : La formule de l’intéret, peut s’écrire :
I = 𝐶0 × t × n/360 = 𝐶0 × n /D = N / D
D est le diviseur fixe relatif au taux t.
L’ESCOMPTE
L'escompte est une opération au cours de laquelle une entreprise va céder ses effets de commerce (une
traite par exemple) à la banque, qui en échange va lui avancer le montant de cet effet de commerce. La
particularité propre à l'escompte (les intérêts sont déduits du capital initial).
L'escompte permet de faire face à des décalages de trésorerie.
Il existe deux grands types d’effets de commerce :
La lettre de change (ou traite) : est un document émis par une personne appelée tireur (le créancier, c'est-
à-dire le fournisseur) qui donne mandat à une autre personne appelée tiré (le débiteur, c'est-à-dire le
client) de payé à une date donnée, une personne appelée bénéficiaire (généralement le tireur ou une
tierce personne).
Le billet à ordre : est un document émis par une personne appelée souscripteur (le débiteur) qui s’engage
à payer, à une date donnée, une somme d’argent à une autre personne, appelée le bénéficiaire (le
créancier).
L’escompte commercial et la valeur actuelle :
L’escompte commercial Ec est l’intérêt de la valeur nominale de l’effet, calculé au taux d’escompte en
fonction de la durée qui sépare le jour de la négociation (remise de l’effet à la banque) du jour de
l’échéance. Désignons par :
V : la valeur nominale de l’effet escompté ; Ec : le montant de l’escompte ; t : le taux de l’escompte
n : la durée en jours (jours de négociation exclu et jour de l’échéance inclus)
Ec= V × t × n/36000 = V × n/D
La valeur actuelle commerciale d’un effet, notée, A est la différence entre la valeur nominale et
l’escompte commercial : A= V – Ec
Remplaçons Ec par l’expression établie précédemment en fonction de D :
A= V – (V×n/D) = V (D – n/D)
L’escompte rationnel, différence entre la valeur nominale et la valeur actuelle rationnelle, est l’intérêt de
la valeur actuelle rationnelle : V = A + Er ; Er= A × t × n/36000 = A × n / D
On déduit la relation : Ec - Er = Vn/D - Vn/D+n → 1/Er- 1/Ec = 1/V
EQUIVALENCE DES CAPITAUX
La notion d’équivalence s’impose dès lors qu’il est question de substituer un effet, un capital ou de façon
générale un paiement à un ou plusieurs autres. L’application de ce principe permet de simplifier la gestion
de la dette du débiteur ou, de manière équivalente celle des créances d’un bailleur de fonds.
Equivalence de deux effets ou de capitaux : Deux effets (ou capitaux) sont équivalents à une date donnée
si, à cette date, leurs valeurs actuelles commerciales sont égales. A intérêts simples, cette date, dite date
d’équivalence, est unique. Désignons par :
V1, V2 : les valeurs nominales respectives des effets 1 et 2.
n1, n2 : le nombre de jours à courir entre la date d’équivalence cherchée et les échéances respectives
des effets 1 et 2.
t : le taux d’escompte ; A1, A2 : les valeurs actuelles commerciales des effets 1 et 2.
A la date d’équivalence, les deux valeurs actuelles commerciales sont égales :
A1 = A2 ↔ V1 – (V1.t. n1/36000)= V2 – (V2. t. n2/36000)
V1 – (V1. n1/D) = V2 – (V2. n2/D) → V1 (D - n1/D) = V2 (D – n2/D) → V1. (D - n1) = V2. (D – n2)
Equivalence d’un effet (capital) avec le somme de plusieurs autres : Un effet (capital) est équivalent à la
somme de plusieurs à une date donnée si, à cette date, la valeur actuelle commerciale de cet effet (capital)
unique est égale à la somme des valeurs actuelles commerciales des autres effets (capitaux). Cette date
est appelée date d’équivalence.