PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L’ETHIQUE
L’éthique est un concept dérivé de la morale, qui est l’une des principales
branches de la philosophie. Il existe d’autres dérivés de la morale, à savoir, la
philosophie politique, la jurisprudence ou philosophie du droit, l’instruction civique,
les mœurs, ... Les quatre principes fondamentaux en éthique sont :
- L’autonomie : respect des personnes impliquées via un consentement éclairé ;
- La bienfaisance : maximiser les avantages ;
- La non malfaisance : en tout premier lieu, ne pas faire souffrir, impérieux
devoir de minimiser les risques ;
- La justice : équitable distribution des retombées de la recherche.
En termes simples, ces principes ont trait au respect de tous les êtres humains,
comme moralement égaux, en s’assurant que nos actions sont bien
intentionnées/motivées et visent de bons résultats, évitant d’infliger aux autres la
douleur, et traitant les autres avec justice et équité.
1- L’autonomie
Le mot «autonomie» vient de deux mots grecs –«nomos», lois, et «autos», soi,
soi-même, ce qui renvoie au «gouvernement par soi-même», au fait de se donner soi-
même des lois. L’autonomie implique un individu maître de lui-même, et qui peut agir,
poser des actes libres, prendre des décisions sans un tiers autre. Les préalables à toutes
autonomie sont la compétence (capacité de l’agent moral) et la liberté; L’autonomie
individuelle peut être diminuée ou être complètement absente, comme dans le cas des
enfants ou des mineurs, des handicapés mentaux, des personnes frappées d’incapacité,
des prisonniers, etc.; S’il n’est pas forcément le plus important de l’éthique, le principe
d’autonomie est toutefois le premier en ce domaine; Il se fonde sur l’impératif moral
du respect des autres personnes comme égales au plan éthique. Un tel respect
commande de les traiter comme des «fins», non pas simplement comme des «moyens»
en vue d’autres fins, de les traiter avec considération et respect, accorder à leur opinion
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une égale estime, et respecter leurs choix conscients; La liberté et l’autonomie
individuelles ont pour limites l’autonomie et la liberté des autres personnes, raison
pour laquelle, dans toute société, organisation, communauté, la discussion, le
compromis la législation sont indispensables
2- La bienfaisance et la non malfaisance
Les principes de bienfaisance et de non-malfaisance devraient être associés, car
ce sont deux pièces de la même pièce; En termes simples, bienfaisance signifie faire le
bien, et non-malfaisance signifie éviter le mal; Ce sont deux principes
complémentaires, l’un s’appuyant sur les normes positives, alors que l’autre vaut pour
les négatives. Les principes de bienfaisance et de non-malfaisance se traduisent par le
devoir de maximiser le bien-être et de réduire la souffrance, principalement pour les
sujets de la recherche; On insiste sur la non-malfaisance, d’où le slogan: “primum non
nocere” (avant tout, éviter la souffrance). De manière générale, la recherche, tout
comme les autres activités humaines, afin d’être conforme à l’éthique, doit viser à
réaliser le bien et éviter la souffrance; mais ce n’est pas toute sorte de bien réalisable
qui est une nécessité au plan éthique; certains bien sont surérogatoires (c’est-à-dire
désirables et recommandables, mais non pas obligatoires); mais la souffrance est
toujours à éviter; Dès lors, certaines personnes considèrent la non malfaisance comme
étant le plus important des principes cardinaux de l’éthique; elle met sur pied le
minimum de condition de ce qui est tenu pour correct au plan éthique, comme pour
dire: «même si vous ne voulez pas faire le bien, il faut éviter de faire le mal».
3- La justice
La justice est «l’équité», «l’attribution», le fait de «rendre à chacun le dû»;
L’exigence de la justice est que les égaux soit traités de manière égale, et que les non
égaux soient traités de manière inégale; ce qui signifie que les êtres humains, en tant
que moralement égaux, doivent être traités de manière égale, même s’il y a une juste
raison de les traiter différemment; Le principe moral général ou l’intuition qui sous-
tend le principe de justice est que «Agis envers les autres comme tu aurais souhaité
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qu’ils fissent s’ils avaient été à ta place et toi à la leur». Le principe de la justice exige
l’équité dans le traitement des individus et des communautés et la distribution
équitable des joies et peines issues de la recherche; ceci a une implication très
importante pour des problèmes comme celui du choix de la population à étudier,
l’engagement des participants, les avantages de la recherche en cours d’effectuation et
après la recherche.