Explications linéaires :
Crapeau :
Phrase d’accroche :
“Le beau est toujours bizarre”, cette citation mythique de Baudelaire, explique que la
beauté peut survenir de partout. Tristan Corbière , de son vrai nom Édouard
Corbière, est un poète français né en 1845. Il souffre quelques années après sa
naissance de rhumatismes articulaires et est rachitique. Cela lui vaut le surnom
d’Ankou qui est un spectre de la mort. La vie ne l’a pas gâté et son recueil Les
Amours jaunes publiés en 1873 est publié à compte d’auteur et ne connait aucun
succès. Tout cela entraîne un rejet de la société et des règles qui l’ont toutes
méprisées. Son style sort du Topos et le crapaud, un de ses poèmes en est un très
bon exemple. Nous allons donc l’étudier.
Projet de lecture :
Comment Corbières fait-il du crapaud une source d’inspiration poétique ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● Les 6 premiers vers donnent à voir un chant mystérieux dans un cadre
fantastique.
● Ensuite de “ça se tait” à “ce crapaud-là c’est moi.”, on observe la beauté et la
laideur de ce crapaud maudit.
Il y a une découverte progressive de cet animal dans ce sonnet inversé en
octosyllabes.
Conclusion :
Dans ce sonnet inversé, Corbières se sert du crapaud pour transformer le beau en
laid, la boue en or. Force est donc de constater que ce poème présente
l’assimilation du poète avec le crapaud et montre de façon originale la dérision avec
laquelle Corbière se considérait mais aussi comment le poète est marginalisé à son
époque.
Ouverture :
Ce poème, autoportrait d’un poète maudit, peut être rapproché de L’Albatros de
Baudelaire où le poète se sent aussi à l’écart du commun des mortels, “Ses ailes de
géant l’empêchent de marcher”.
Huître :
Phrase d’accroche :
“C’est surtout contre une tendance à l’idéologie patheuse que j’ai inventé mon parti
pris.”, c’est ainsi que s’exprime Francis Ponge pour expliquer son sujet de recueil qui
s’appelle Le parti pris des choses. En effet, Francis Ponge est un écrivain et poète
français né en 1899. Il vient d’une famille cultivée et fait des études de philosophies
avant d’être plongé dans des difficultés matérielles. Il commence alors à écrire pour
gagner sa vie. Il a conscience de l’utilité des choses et veut sortir de la fascination
autour de l’homme, au contraire de la pléiade et des lumières. Il publie alors en 1942
le recueil dont nous avons parlé. Son écriture évacue toute forme de lyrisme et se
concentre sur l'étymologie des mots. L’huître, un de ses poèmes phares en est un
très bon exemple. Nous allons donc l’étudier.
Projet de lecture :
De quelle manière Ponge décrit-il poétiquement l’huître ici ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 3 grands temps forts dans ce texte :
● De “L’huître” à “une sorte de halos”, ce poème donne à voir l'aspect extérieur
de l’huître et une sorte de mode d’emploi pour l’ouvrir.
● Ensuite de "À l'intérieur" à “sur les bords”, nous sommes spectateurs d’une
période qui appuie sur l’aspect intérieur de l'huître.
● Enfin la fin du poème introduit une réflexion sur l’esthétisme et la perle.
Conclusion :
Dans ce poème en prose, Francis Ponge fait un véritable éloge de l’huître. Force est
donc de constater que Ponge utilise typographie et sens des mots afin de mettre
l’huître au centre de notre attention. Cela devient donc un outil de création poétique.
Ouverture :
Ainsi, Francis Ponge n’est pas le seul à utiliser les animaux comme prétexte à
l’écriture. Baudelaire, lui aussi, utilise l’albatros et n’hésite pas comme Ponge à
discréditer les humains au profit des animaux. Il nous dit dans l’Albatros :
“L’un agace son bec avec un brûle-gueule, L’autre mime, en boitant, l’infirme qui
volait !”
Ennemi :
Phrase d’accroche :
“A chaque minute, nous sommes écrasés par l’idée et la sensation du Temps”, cette
citation provient d’un Essai de Baudelaire appelé Hygiène, où le temps apparait
comme une véritable souffrance. Baudelaire est un poète français né en 1821. Il est
d’abord très studieux et atteint Louis le Grand. Mais le trépas de son père et le
remariage de sa mère avec le général Aupick vont le bouleverser. Dès lors, il mène
une vie dissolue entre muse, voyage et drogue. Malheureusement, ses parents le
mettent sous tutelle et il doit donc gagner son propre argent. C’est dans ce contexte
que paraît en 1857, Les Fleurs du Mal. Ce recueil questionne alors sur la relation
entre l’Homme et le temps. Et le désespoir que ce dernier produit. Nous allons donc
étudier l’Ennemi qui est l’exemple par excellence de l'aversion que Baudelaire a pour
le temps.
Projet de lecture :
Qui est “l’Ennemi” dont parle Baudelaire ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 4 grands temps forts dans ce texte qui suivent la progression
de ce sonnet :
● Le 1er quatrain qui décrit la jeunesse de Baudelaire associé à l’été.
● Le 2nd quatrain qui associe le manque d’inspiration à l’automne.
● Le 1er tercet où l’idéal nous rappelle le printemps
● Le 2nd tercet qui nous révèle l’identité de l’Ennemi, qui introduit un constat
métaphysique tragique se rapprochant de l’hiver
Conclusion :
Nous avons vu dans ce texte, que le Temps est présenté comme une entité
démoniaque. Force est donc de constater que l'ennemi dont parle Baudelaire est le
temps. Effectivement, il inspire peur, tristesse, désespoir et est l’antithèse complète
de la vie.
Ouverture :
Baudelaire en fait donc un thème récurrent, on le retrouve par exemple dans
l’horloge, un autre poème de Baudelaire : “Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe
immonde”. Il apparaît encore une fois comme un être vampirique et monstrueux.
Spleen :
Phrase d’accroche :
“Je suis la plaie et le couteau, je suis le soufflet et la joue”, cette citation des Fleurs
du Mal de Baudelaire, provient du poème L'héautontimorouménos. Dans celui-ci
Baudelaire dévoile un certain mal être intérieur. En effet, il est un poète français né
en 1821. Il est d’abord très studieux et atteint Louis le Grand. Mais le trépas de son
père et le remariage de sa mère avec le général Aupick vont le bouleverser. Dès
lors, il mène une vie dissolue entre muse, voyage et drogue. Malheureusement, ses
parents le mettent sous tutelle et il doit donc gagner son propre argent. C’est dans
ce contexte que paraît en 1857, Les Fleurs du Mal. Son enfance traumatique va
donc largement laisser son empreinte dans ce recueil. Spleen, en est un excellent
exemple. Nous allons donc étudier ce poème.
Projet de lecture :
Quelle définition du Spleen, Baudelaire propose-t-il ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 3 grands temps forts dans ce poème en alexandrin à rimes
suivies :
● Le vers liminaire utilisé en guise d’introduction.
● La deuxième strophe montre que son identité est fragmentée.
● La troisième strophe où le temps apparait comme une torture.
Conclusion :
Nous avons vu que ce texte est plein de désespoir, de tristesse et de mélancolie.
Force est donc de constater que le Spleen est pour Baudelaire une torture
permanente, qu’il détruit sa vie qui apparait ici comme atomisé. Effectivement, cela
est confirmé par la typographie du poème qui est saccadé et n’a pas de forme
précise ce qui n’est pas habituel pour Baudelaire. C’est une réflexion métatextuelle.
Ouverture :
Le spleen est au centre du recueil de Baudelaire, on le retrouve donc dans 3 autres
poèmes du même titre qui traduisent tous une vie totalement dissolue et annihilée.
On peut citer 2 vers d’un des autres Spleen :
“Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,”
Vie antérieur :
Phrase d’accroche :
“Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.”, cette citation mythique des
Fleurs du Mal de Baudelaire, provient du poème L’invitation au voyage. Dans celui-
ci, Baudelaire nous délivre sa vision de l’Idéal. Baudelaire est un poète français né
en 1821. Il est d’abord très studieux et atteint Louis le Grand. Mais le trépas de son
père et le remariage de sa mère avec le général Aupick vont le bouleverser. Dès
lors, il mène une vie dissolue entre muse, voyage et drogue. Malheureusement, ses
parents le mettent sous tutelle et il doit donc gagner son propre argent. C’est dans
ce contexte que paraît en 1857, Les Fleurs du Mal. Ce recueil fait alors débat,
notamment à cause de l’Idéal sulfureux qu’il propose. Nous allons donc étudier la
Vie antérieure qui rentre dans cette catégorie de poèmes.
Projet de lecture :
Quelle vision de l’idéal Baudelairien ce poème propose-t-il ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 4 grands temps forts dans ce sonnet en alexandrin :
● Dans le 1er quatrain, l’Antiquité est évoquée.
● Dans le 2nd quatrain, Baudelaire met à l’honneur différentes synesthésies.
● Le 1er tercet, contient une dimension érotique et sensuel.
● Enfin le 2nd tercet fait apparaître le Spleen vainqueur de Baudelaire.
Conclusion :
Nous avons vu dans ce texte, que l’idéal que présente ce poème n’est point aussi
beau que l’on pourrait l’attendre. Force est donc de constater que Baudelaire, nous
présente ici une peinture magnifique de ce que ses contemporains critiquent.
Effectivement, le poème est magistral mais prend ses inspirations dans l’érotisme et
se termine par une touche dépréciative.
Ouverture :
Mais ce n’est pas toujours le cas, par exemple dans un autre poème teinté d’idéal et
appelé correspondance, le Spleen ne fait aucune apparition et laisse seule les
synesthésies et les paysages oniriques.
Princesse de Clèves, le portrait de la princesse :
Phrase d’accroche :
“La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat”,
cette phrase est extraite du roman initiatique de La princesse de Clèves dont
Madame de Lafayette est l’auteure. Cette femme est née en 1634 dans une famille
de la petite noblesse. Elle monte un salon littéraire où les intellectuels de son
époque viennent discuter. À cette période, la cour est un lieu sublime où chacun
essaye d’atteindre la perfection morale et physique. Chacun se demande, qui
prendre comme modèle de perfection et quelle attitude prendre vis-à-vis de la
galanterie. C’est dans ce contexte qu’elle publie anonymement la Princesse de
Clèves en 1678. Ce livre connaît alors un grand succès et nous dévoile la pensée de
Mme de Lafayette à ce sujet. Et cela précisément dans le portrait qu’elle fait de la
Princesse. Nous allons donc étudier ce passage.
Projet de lecture :
Comment le narrateur présente-t-il ici le personnage éponyme ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 3 grands temps forts dans ce texte :
● De “Il parut” à “France”, ce passage nous donne à voir un portrait général de
la princesse.
● Ensuite de “Son père” à “en être aimé”, nous sommes spectateurs d’une
analepse prenant la forme d’un traité de l’éducation et du rôle de sa mère.
● Enfin la fin du texte montre l’entrée à la cour de la princesse et sa description.
Conclusion :
Nous avons vu dans ce texte, que Mme de Clèves est magnifiée et que la galanterie
est un vice prohibé. Force est donc de constater que Madame de Lafayette présente
son protagoniste éponyme comme un canon de la perfection. Effectivement, l’on
remarque aussi que la position sociale est telle qu’on peut l’attendre d’un modèle de
société, à une époque où elle est plus importante que la vertu.
Ouverture :
Nous avons précédemment dit que la galanterie est donnée par Madame de
Chartres comme mauvaise. Mais elle meurt dans la suite du roman et la princesse
bien que d’apparence parfaite ne va pas réussir à résister à la galanterie par
exemple lors du vol du portrait.
Princesse de Clèves, scène de première vue :
Phrase d’accroche :
“Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’il n’avaient jamais entendu
parler de l’amour.”, cette maxime de La Rochefoucauld sur la complexité des
relations amoureuses illustre le passage que nous allons expliquer. Madame de
Lafayette, l’auteur du La princesse de Clèves, est née en 1634 dans une famille de
la petite noblesse. Elle monte un salon littéraire où les intellectuels de son époque
viennent discuter. C’est ainsi qu’elle se lie avec la Rochefoucauld avec qui elle va
parler de l’amour et de la manière la plus juste de respecter les mœurs de son
époque. C’est dans ce contexte qu’elle publie anonymement la Princesse de Clèves
en 1678. Ce livre connaît alors un grand succès et fait débat à cause du dilemme
amoureux qu’il soulève. Et tous ces débats prennent forme à partir de la rencontre
entre Monsieur de Nemours et la Princesse de Clèves. Nous allons donc étudier ce
passage.
Projet de lecture :
Comment le narrateur présente-t-il ici le topos de la rencontre amoureuse ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 3 grands temps forts dans ce texte :
● De “Elle passa tout le jour” à “celui qui arrivait.", on assiste ici aux préparatifs
de la princesse et au début de bal.
● Ensuite de “Elle se tourna” à “douter point”, nous sommes spectateurs de la
danse qui uni Mlle de Clèves à Monsieur de Nemours.
● Enfin, la fin du texte donne à voir un dialogue au style direct.
Conclusion :
Nous avons vu dans ce texte, que les deux protagonistes éprouvent immédiatement
une passion, réciproque très forte. Force est donc de constater que Madame de
Lafayette respecte à la lettre le Topos romanesque de la scène de première vue.
Toutefois, les circonstances qui entourent ce moment sont exceptionnelles et font
sortir ce livre de l’ordinaire.
Ouverture :
Ainsi, le duc de Nemours va à partir de ce moment-là bouleverser la vie de la
princesse. Elle finit même par avouer à son propre mari qu'elle est éperdument
amoureuse du duc de Nemours alors que ce dernier est lui-même en train de les
observer.
Princesse de Clèves, scène de l’aveu :
Phrase d’accroche :
“Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’il n’avaient jamais entendu
parler de l’amour.”, cette maxime de La Rochefoucauld sur la complexité des
relations amoureuses illustre le passage que nous allons expliquer. Madame de
Lafayette, l’auteur du La princesse de Clèves, est née en 1634 dans une famille de
la petite noblesse. Elle monte un salon littéraire où les intellectuels de son époque
viennent discuter. C’est ainsi qu’elle se lie avec la Rochefoucauld avec qui elle va
parler de l’amour et de la manière la plus juste de respecter les mœurs de son
époque. C’est dans ce contexte qu’elle publie anonymement la Princesse de Clèves
en 1678. Ce livre connaît alors un grand succès et fait débat à cause du dilemme
amoureux qu’il soulève. Ce débat est à son paroxysme lorsque Mme de Clèves
avoue à son mari qu’elle aime un autre homme. Nous allons donc étudier ce
passage.
Projet de lecture :
Quelles sont les modalités de l’aveu dans cette scène ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte théâtralisé :
● Le premier est un long discours de la princesse qui est marquée à la fois par
sa prise d’initiative et son humilité.
● Alors que le deuxième est la réponse du prince de Clèves qui lui se trouve
entre humilité et jalousie.
Ces deux passages peuvent être assimilés à des répliques de théâtres donc des
tirades.
Conclusion :
Nous avons vu dans ce texte, que les deux protagonistes présentent une emphase
des valeurs morales. Force est donc de constater que les modalités de l’aveu sont
une inversion des rôles et une tenue quasiment parfaite de l’idéal de l’honnête
homme. Toutefois, nous pouvons observer l’emportement du prince de clève à la fin.
Ouverture :
Ainsi, cela montre que l’aveu a fait beaucoup d’effet au prince et cela se confirme
dans la suite de l’œuvre. En effet, la jalousie qu’il implique mène à la mort de celui-
ci. Cela sert finalement son Ethos en le montrant comme un personnage passionné
et moral.
Madame Bovary, Gustave Flaubert :
Phrase d’accroche :
« le premier homme qui passe est un héros suffisant »
affirme Emile Zola dans Deux définitions du roman et en effet, il emprunte ses
personnages au monde qui l'entoure. Gustave Flaubert fait de même pour créer
Emma, son personnage principal. Gustave Flaubert est un écrivain français né en
1821. Il étudie tout d'abord le droit, puis rencontre de nombreuses personnalités
littéraires et abandonne ses études. Quelques années après, il entreprend un
voyage en Orient. Il se servira de ses observations durant ce voyage pour alimenter
de nombreux écrits. Il publie alors Mme Bovary en 1856. Ce roman réaliste fait
scandale et un procès est intenté à l'encontre de l'auteur. En effet, son ouvrage est
qualifié de “licencieux” à cause du plongement sans voile dans la vie des
personnages. Il ose même ridiculiser ses propres personnages comme lors de
l'écriture de la lettre de Rodolphe à Emma. Nous allons donc étudier ce passage.
Projet de lecture :
Comment le narrateur traite-t-il ici, ces deux personnages ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 niveaux de lecture différent dans ce texte :
● Les passages entre les guillemets donnent à voir l’argumentation de
Rodolphe.
● Alors que le deuxième niveau de lecture correspond au-dessous de la
création de la lettre ce qui renvoie à une démarche critique du narrateur.
Conclusion :
Dans ce passage les deux protagonistes sont totalement tournés en dérision. Force
est de constater que M. Flaubert se moque de ses personnages et en fait le blâme
implicitement. En effet, il appuie sur les vices de chacun d’une manière assez
subtile.
Ouverture :
Emile Zola comme on l’a vu à une démarche assez proche de celle de Flaubert. Il
critique aussi ses protagonistes. Par exemple, dans Nana, le neuvième volume des
Rougon-macquart, son héroïne est qualifiée de “Marquise des hauts trottoirs”.
Héritage de Béline :
Phrase d’accroche :
“On est aisément dupés par ce qu'on aime. Et l'amour-propre engage à se tromper
soi-même.”, ce passage extrait de Tartuffe, de Molière vise à expliquer qu’amour et
mensonge sont liés. Molière est un comédien et dramaturge français né en 1622. Il
commence des études de droit qu’il ne terminera jamais. Il préfère se consacrer au
théâtre. Malheureusement il se fait emprisonner à cause de ses dettes. Il quitte alors
Paris pour exercer son métier en province. Il commence alors à écrire des comédies
qui ont tout de suite un immense succès. Il revient à Paris et fait des peintures sur
les défauts de la bourgeoisie. Il pratique le castigat ridendo mores. C’est dans ce
contexte qu’il publie en 1673 le Malade imaginaire. À l’intérieur, il fait par exemple le
blâme des femmes vénales. Nous allons donc étudier un passage qui traite de ce
sujet.
Projet de lecture :
Quelles sont les cibles de Molière dans cet extrait ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● Du début à “payable au porteur”, où un éloge paradoxal prend place et la
malhonnêteté est donnée comme une vertu.
● La fin du texte montre à quel point Béline est une mauvaise actrice.
Conclusion :
Dans ce passage les trois protagonistes sont totalement tournés en dérision. Force
est de constater que Molière se moque de ses personnages et fait implicitement leur
blâme. En effet, il appuie les vices de chacun. Effectivement, les notaires sont au
centre de ce réquisitoire car le personnage est totalement malhonnête.
Ouverture :
Molière n’est pas le seul de son époque à essayer de corriger les mœurs. Racine le
fera aussi mais par la tragédie, c’est la catharsis. Par exemple dans Britannicus,
Néron est moins préoccupé par le fait de renvoyer une bonne image de lui que de
séduire Junie.
Le portrait de Thomas Diafoirus :
Phrase d’accroche :
“Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies”,
ce passage extrait du Malade imaginaire de Molière vise à montrer l'inefficacité de la
médecine. Molière est un comédien et dramaturge français né en 1622. Il commence
des études de droit qu’il ne terminera jamais. Il préfère se consacrer au théâtre.
Malheureusement il se fait emprisonner à cause de ses dettes. Il quitte alors Paris
pour exercer son métier en province. Il commence alors à écrire des comédies qui
ont tout de suite un immense succès. Il revient à Paris et fait des peintures sur les
défauts de la bourgeoisie. Il pratique le castigat ridendo mores. C’est dans ce
contexte qu’il publie en 1673 le Malade imaginaire. À l’intérieur, il fait un blâme
général de la médecine qui est exercé uniquement par des imbéciles. Les Diafoirus
en font partie. Nous allons donc étudier un passage où cette famille est présente.
Projet de lecture :
En quoi ce portrait caricatural permet-il à Molière de s’attaquer aux médecins en
général ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● De “Monsieur” à “son travail” où l’accent est mis sur l’enfance de Thomas
Diafoirus et des acquisitions laborieuses.
● Ensuite la fin du texte qui montre que la faculté de médecine révèle Thomas.
Conclusion :
Dans ce portrait, le père Diafoirus s’extasie sur la sottise de son fils. Force est donc
de constater que cette éloge totalement inversé permet à Molière de faire un blâme
de la médecine. Effectivement, cette tirade peut se résumer au fait que si on est
limité alors la meilleure solution est de se faire médecin.
Ouverture :
Molière n’est pas le seul auteur de comédie à s’en prendre aux médecins.
Beaumarchais aussi un siècle plus tard donnera son avis sur la médecine en
racontant l’expérience de figaro en tant qu’apothicaire :“je vendais souvent aux
hommes de bonnes médecines de cheval…
Le Comte.
Qui tuaient les sujets du roi !
Figaro.
Ah ! ah ! il n’y a point de remède universel”
Toinette, médecin :
Phrase d’accroche :
“Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies”,
ce passage extrait du Malade imaginaire de Molière vise à montrer l'inefficacité de la
médecine. Molière est un comédien et dramaturge français né en 1622. Il commence
des études de droit qu’il ne terminera jamais. Il préfère se consacrer au théâtre.
Malheureusement il se fait emprisonner à cause de ses dettes. Il quitte alors Paris
pour exercer son métier en province. Il commence alors à écrire des comédies qui
ont tout de suite un immense succès. Il revient à Paris et fait des peintures sur les
défauts de la bourgeoisie. Il pratique le castigat ridendo mores. C’est dans ce
contexte qu’il publie en 1673 le Malade imaginaire. À l’intérieur, il fait un blâme
général de la médecine, qu’il ridiculise. Il se sert alors de Toinette pour en faire une
caricature. Nous allons donc étudier ce passage au ce portrait exagéré prend place.
Projet de lecture :
Comment Molière tourne-t-il en dérision les médecins dans cet extrait ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
1. Du début à service : tirade de toinette qui invente un personnage caricatural
2. Service à la fin : dialogue qui discrédite les 2 personnages
Conclusion :
Molière tourne en dérision les médecins par l’intermédiaire de Toinette. Force est de
constater qu’elle est le porte parole d’une critique acerbe contre les médecins et le
“ridicule de la médecine”. Grâce à cette mise en abyme (car un comédien se
déguise en quelqu’un d’autre), Toinette fait le réquisitoire/le blâme des médecins qui
sont considérés comme des imposteurs.
Ouverture :
Cette pièce est décrite comme une “Comédie crépusculaire” par Claude Stratz, un
metteur en scène de la comédie française. Et cela car c’est la dernière pièce de
Molière avant sa mort. Dans sa pièce, Toinette, le faux médecin contredit l’avis des
vrais médecins pour accuser une pathologie venant du poumon. Et Molière jouant
Argan meurt le soir même de la dernière représentation, du poumon. C’est ainsi du
mensonge que sort la vérité. Cette pièce est pour lui une comédie faite au
crépuscule de sa vie, teinté d’amertume et de mélancolie.
Le droit de cuissage :
Phrase d’accroche :
« Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie ! [...]
vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. », ce passage est extrait du
monologue de Figaro, l’un des plus longs du théâtre français. Figaro fait ici le blâme
des privilèges de la noblesse. Beaumarchais, né en 1732, grandit au sein d'une
famille aisée où il apprend le métier d'horloger aux côtés de son père. Quelques
années après, il rejoint le monde de la finance. Il y fait rapidement fortune, et achète
une charge de secrétaire du roi. Un procès le ruine alors et pour se rétablir, il écrit le
Barbier de Séville, qui est une satyre de la noblesse et qui obtient un immense
succès. Il apporte alors une suite avec le Mariage de Figaro dans laquelle la critique
des inégalités des classes se fait encore plus virulente. Beaumarchais se prononce
aussi dans cette œuvre sur le droit de cuissage. Nous allons donc étudier le
passage qui en parle.
Projet de lecture :
En quoi cette scène fonctionne-t-elle comme un jeu de dupe ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● Du début jusqu’à “Monseigneur, Monseigneur", on observe une première
passe d’arme entre Figaro et le comte
● La fin du texte voit le piège se refermer sur le comte
Conclusion :
Cette scène rend alors compte de la virtuosité dramaturgique de Beaumarchais qui
utilise sous-entendus et apartés pour montrer qu’aucun des personnages principaux
n’est dupe. Force est donc de constater que ce dramaturge, nous propose une
véritable joute verbale qui s’appuie sur la double énonciation.
Ouverture :
Le mariage de figaro prend aussi le parti de la liberté d’expression. Cela aboutit à la
création du très célèbre journal le Figaro quelques années plus tard qui prend son
nom de la pièce. Sa devise sera alors une citation de cette œuvre : “Sans la liberté
de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur”.
Littérature d’idée 1:
Phrase d’accroche :
“La sotte envie de discourir vient d’une habitude qu’on a contractée de parler
beaucoup et sans réflexion.”, est la première phrase “De l’Impertinent, ou du diseur
de rien” des Caractères de Théophraste. La Bruyère, né en 1645, est issu d’une
famille bourgeoise évoluant dans le milieu de la magistrature. En 1684, il devient le
précepteur du duc de Bourbon. Ce moment marque une soudaine et surprenante
ascension sociale qui le mène finalement sur les bancs de l’académie française en
1693. Pendant sa vie, il n'arrête pas d’enrichir son œuvre phare les Caractères, au
point d’en faire 9 éditions différentes. D’autre part, La Bruyère produit une œuvre
fragmentaire, entre maximes, anecdotes, remarques et portraits. Ses livres ont donc
été lus de nombreuses fois dans les salons littéraires, remplis de précieux et
précieuses. Mais certaines des caricatures visent directement ces personnes-là. On
va donc étudier la présentation d’Acis qui en fait partie.
Projet de lecture :
En quoi le portrait d’Acis permet-il à la Bruyère de dresser le réquisitoire des
Précieux ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● De “Que dites vous” à “comme tout le monde”, où l’on est spectateur d’un
dialogue entre la Bruyère et Acis qui donne à voir une mise en situation.
● La fin du texte présente une analyse de la Bruyère et des conseils de ce
moraliste
Conclusion :
Nous avons vu dans ce texte qu’Acis est décrédibilisé. Force est donc de constater
que la Bruyère dresse un portrait peu flatteur d’un précieux afin de faire un blâme
plus général de tout ce groupe qui parait faire le culte du superfétatoire.
Ouverture :
Ce portrait d’Acis peut aussi être rapproché du poème “La fille” de Jean de la
Fontaine où la précieuse finit aussi ridiculisé :
“Celle-ci fit un choix qu’on n’aurait jamais cru,
Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse
De rencontrer un malotru.”
Littérature d’idée 2:
Phrase d’accroche :
“L’impudence est facile à définir ; il suffit de dire que c’est [...] comme de ce qu’il y a
de plus honteux et de plus contraire à la bienséance.”, est la première phrase “De
l’Impudent ou de celui qui ne rougit de rien” des Caractères de Théophraste. La
Bruyère, né en 1645, est issu d’une famille bourgeoise évoluant dans le milieu de la
magistrature. En 1684, il devient le précepteur du duc de Bourbon. Ce moment
marque une soudaine et surprenante ascension sociale qui le mène finalement sur
les bancs de l’académie française en 1693. Pendant sa vie, il n'arrête pas d’enrichir
son œuvre phare les Caractères, au point d’en faire 9 éditions différentes. La
Bruyère reprend le modèle des portraits que Théophraste utilisait. Certains visent à
se moquer des ignorants qui exercent leur courtisanerie en mettant en valeur des
connaissances qu’ils n’ont pas. Le portrait d’Arrias en fait partie, nous allons donc
l’étudier.
Projet de lecture :
Comment la Bruyère discrédite-t-il ici cet imposteur, plein de pédanterie ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● Du début du texte à “éclater”, on observe une présentation théorique et
générale d’Arrias.
● La fin du texte donne à voir une anecdote concrète qui met en scène la chute
du protagoniste.
Conclusion :
On voit que Arrias est pleinement ridiculisé dans ce passage. Force est donc de
constater que l’intervention finale intervient comme un coup de théâtre qui
parachève la peinture au vitriol que fait la Bruyère de ce genre de personnes.
Ouverture :
Ce portrait caricatural d’Arrias peut se rapprocher de la fable de Jean de la Fontaine
“la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf” qui met en scène l’orgueil
de l’amphibien et caricature par transposition les courtisans trop fat.
Littérature d’idée 3 :
Phrase d’accroche :
“Quant aux courtisans, rien [...] au monde n’est rampant, servile, sot, abject et
infatué de soi-même comme cette espèce-là”, cette phrase est extraite de L’éloge de
la folie d’Erasme dans lequel ce dernier montre la déraison des cours de son
époque. La Bruyère, né en 1645, est issu d’une famille bourgeoise évoluant dans le
milieu de la magistrature. En 1684, il devient le précepteur du duc de Bourbon. Ce
moment marque une soudaine et surprenante ascension sociale qui le mène
finalement sur les bancs de l’académie française en 1693. Pendant sa vie, il n'arrête
pas d’enrichir son œuvre phare les Caractères, au point d’en faire 9 éditions
différentes. Son livre 8 “De la cour” vise à fustiger cet endroit. La remarque 74 en est
un bon exemple. Nous allons donc étudier ce passage.
Projet de lecture :
Quel stratégie argumentative La Bruyère met-il en œuvre ici pour dénoncer ses
contemporains ?
Organisation du texte :
Nous pouvons repérer 2 grands temps forts dans ce texte :
● Du début du texte à “à leur visage”, on observe une présentation de la mode
et du comportement de ces gens.
● La fin du texte donne à voir le regard du narrateur sur la religion et
l'expression de la foi.
Conclusion :
Nous avons vu dans ce passage que c’est bien la cour de Louis XIV qui est critiquée
grâce à un décentrement de point de vue. Force est donc de constater que cette
remarque illustre avec vigueur la position anti-aulique de La Bruyère.
Ouverture :
Ce blâme de la cour se retrouve aussi chez le moraliste Jean de la Fontaine dans
“Les animaux malades de la Peste” où il résume la justice de la cour par ces mots :
“Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vont feront blanc ou noir.”
Ainsi l’âne sera sacrifié au profit des autres animaux alors qu’il ne mérite pas cette
peine.