Cours D'arboriculture 3A
Cours D'arboriculture 3A
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dactylifera Golf persique
Ananas Ananas comosus Bromeliaceae Amérique (sud) Sud rég. de Sko
1. Monoïque : qui a les organes mâles et femelles sur un même arbre, mais non dans une
même fleur. Ex : papayer, palmier à huile, cocotier
2. Dioïque : les fleurs mâles et femelles sont portées par des sujets différents. Ex : papayer,
dattier, ananas
3. Hermaphrodite : qui a les organes mâles et femelles dans la même fleur. Ex : papayer,
agrumes, manguier, goyavier
4. Parthénocarpie : formation du fruit sans fécondation de l’ovule donnant des fruits
aspermes (sans graines) ou avec graines dépourvues d’embryon. Ex : orange,
pamplemousse, banane
5. Polyembryonnie : Aptitude d’une graine à donner plusieurs plantules dont un seul
embryon provient de la fécondation et les autres du nucelle (tissu nutritif de l’ovule). Ex :
manguier, agrumes
6. Baie : fruit charnu avec une ou plusieurs graines dans la pulpe. Ex : agrumes, goyave,
banane, raisin, avocat
7. Drupe : fruit charnu avec un noyau central. Ex : mangue, olive
8. Syncarpe : fruit formé de carpelles soudées en une masse. Ex : ananas
9. Stipe : est un faux tronc (pseudo-tronc) caractérisé par l’emboitement des gaines foliaires,
l’absence de croissance en épaisseur (sans ramifications), diamètre du tronc constant.
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CREATION DE LA PEPINIERE
DEFINITION :
La pépinière est l’endroit réservé à la multiplication et aux soins des plantes ligneuses ou
herbacées en attendant leur mise en place définitive.
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L : la longueur de planches en m ;
n : nombre de planches
Si l = 1m ; a = 1m ; L = 10m ; n = 44 ou 41 ou 25
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Les opérations culturales sont les différents travaux auxquels le sol est soumis :
III. Le labour : Le terrain est labouré et nivelé (pente 1-2%) six mois avant le semis. Au
cours du labour on incorpore au sol de la fumure de fond à raison de 5t/ha de fumier,
100kg/ha P2O5 sous forme de phosphate bicalcique ou PNT, 150kg/ha K2O sous forme
de sulfate de potassium ou chlorure de potassium.
NB : La fumure de fond est une fumure destinée à corriger les défauts du sol en N, P, K par
des apports de fumier, de phosphate et potassium
IV. Le sarclage : Il consiste à enlever les mauvaises herbes. Un mois avant le semis on
procède à une autre préparation du sol favorisant la levée des adventices qui seront
détruites.
1. Le germoir : c’est un lieu préparé pour favoriser la germination des graines. Dès qu’elles
ont germé, on les place en pépinière où elles poursuivent leur développement jusqu’au
repiquage.
Le germoir est soit une planche de semis, soit un bac de germination (dim : 10mx1mx1m).
Le sol du germoir est léger et superficiel, traité au fongicide et à l’insecticide 2 jours avant le
semis.
NB : Un bac est une caisse en bois ou en ciment dont le fond est rempli à 60cm du gravier. Un
mélange de terreau (1/3) et de sable (2/3 est utilisé pour remplir le bac jusqu’à 5cm au dessous
du bord.
2. Les planches : les planches ont 1.20m de largeur et des longueurs variables. On aménage
des allées de 0.8m de large entre les planches. Les planches seront surélevées par rapport
aux allées pour assurer un bon drainage.
VI. Le semis : Les graines mises en terre sont recouvertes d’une fine couche de terre et
souvent d’une ombrière. Le semis est suivi d’un abondant arrosage à la pomme
favorisant le contact de la graine à la terre. Le semis peut-être fait directement dans les
pots ou sachets.
VIII. L’arrosage : Il se fait en prenant soin de rendre les gouttes plus fines, en veillant à
maintenir une fraîcheur suffisante dans les planches sans noyer les graines.
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LA MULTIPLICATION DES VEGETAUX PAR
VOIE SEXUEE (LE SEMIS OU MULTIPLICATION
GENERATIVE)
Le semis est la mise en terre des graines en vue de leur germination. Il désigne aussi les
plantules issues de la germination des graines.
Le semis est réalisé pour la production des porte- greffes (sujets ou francs) des agrumes, du
manguier, du goyavier, du papayer…
I. Choix des semences : Les noyaux sont extraits des fruits physiologiquement mûrs,
récents, sains et de bonne qualité.
III. Densité de semis : C’est la quantité de graines semées par unité de surface.
IV. Profondeur de semis : Elle est d’autant plus importante que les semences sont
plus grosses et que les sols sont légers et secs (soit 2 fois le diamètre de la graine).
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Les plants en sachets (semis en pot) : Ce sont des plants à racines enveloppées d’une
motte de terre. Ils ne nécessitent pas de repiquage. Les sachets sont des plastiques
perforées à la base et rangés en planche, une fois remplis de terre (1/3 sable + 1/3 terre +
1/3 terreau).
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LA MULTIPLICATION DES VEGETAUX PAR
VOIE ASEXUEE : LA MULTIPLICATION
VEGETATIVE
La multiplication végétative est la reproduction des plantes à partir de fragments d’organes
(rhizome, rameaux, racines, bourgeons). Elle permet d’obtenir une reproduction fidèle des
caractères de l’arbre mère.
I. Divisions :
1. Le drageonnage : Le rejet ou drageon est une pousse enracinée qui part du pied d’une
plante pour sortir du sol à distance du collet. Leur séparation constitue le drageonnage ou
division de souches.
Ex : le bananier, le dattier, le figuier, l’arbre à pain
2. L’éclatage : Il consiste à fragmenter une plante en plusieurs parties dont chacune mise en
terre redonne une nouvelle plante.
Ex : Oseille, Fougère, Citronnelle
II. Bouturage :
Il consiste à reproduire une plante identique au pied mère à partir d’un fragment de celui-ci.
Le fragment appelé bouture porte des bourgeons.
Ex : le goyavier, l’ananas, la vigne, le figuier, le pourghère, canne à sucre
III. Marcottage :
Il consiste à faire raciner de jeunes rameaux avant qu’ils ne soient séparés de leur pied
d’origine. La pousse est appelée marcotte.
Ex : le goyavier, le manguier, les citrus, la vigne, le fraisier, le figuier
Les différents modes de marcottage sont :
Le marcottage par couchage (les rameaux sont longs et souples)
Le marcottage par buttage (les rameaux sont courts et rigides)
Le marcottage aérien ou le baguage (les rameaux sont longs et rigides)
IV. Le greffage :
1. Définition : Le greffage est l’insertion d’une portion de rameau (greffon) sur un jeune
plant (sujet) qui est le porte-greffe.
Le porte-greffe (sujet), par ses racines, est le support nourricier.
Le greffon, partie aérienne, apportera les caractères du végétal à multiplier.
Ex : Les agrumes, le manguier, le goyavier
2. Les caractéristiques du greffon et du sujet :
a) Le greffon : il doit être mûr, jeune (un an) avec des bourgeons foliaires non ouverts à
l’extrémité, compatible, sin et vigoureux.
b) Le sujet : il doit être rustique, vigoureux, compatible et capable de fructifier.
N.B : Rusticité : capable de résister aux facteurs du milieu (sol, climat, maladies)
Vigueur : Croissance satisfaisante en un temps donné et les racines sont capables d’aller
chercher l’eau en profondeur.
3. Buts du greffage : il sert à mettre en contact les cambiums du greffon et du sujet sans
risque de disjonction des caractères, d’assembler les sexes des plantes dioïques, de
donner de la vigueur aux branches affaiblies, d’assurer une fructification rapide et
abondante et d’assurer la rusticité de la plante. Il transmet aussi des caractères par le
surgreffage.
N.B : Le surgreffage consiste à greffer une seconde fois un végétal déjà greffé. On fait le
surgreffage si l’on souhaite changer la variété.
4. Conditions de réussite du greffage : Ce sont :
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L’affinité entre le sujet et le greffon (même famille, même espèce)
L’état végétatif des plantes unies
Le soin apporté aux plants greffés
Que les cambiums du sujet et du greffon soient très unis et à l’abri de l’air (recouvrir la
soudure par un mastic)
Que la greffe soit faite lorsque la circulation de la sève est la plus active
5. Matériels de greffe : Ce sont le greffoir, le sécateur et les serpettes pour couper ou
entailler les arbres ; le mastic, les bandes plastiques et les ligatures
6. Différentes techniques de greffage :
a) La greffe par approche : Elle est réalisée en cours de végétation avec des rameaux souples.
Le greffon continue d’appartenir à la plante qui le produit jusqu’à la reprise. Quand la
soudure est réelle, on procède au sevrage.
b) Les greffes de greffons libres (rameau ou écusson) :
La greffe en fente terminale : Le sujet est fendu suivant un diamètre et le greffon (10-
15cm) avec des bourgeons est taillé en biseau. Le greffon est introduit dans la fente du
sujet (aubier contre aubier). On ligature et on mastique.
La greffe à l’anglaise : Si le sujet et le greffon ont même diamètre, les parties en contact
sont taillées en biseau puis accolées de façon à faire coïncider les sections.
La greffe en plaquage : Le greffon est appliqué sur une entaille correspondant à sa section
pratiquée sur le sujet. Il a pour but de conserver la tête du sujet servant de tire sève qui
sera sectionné après la reprise du greffon.
La greffe en couronne : Si la tige du sujet est trop grosse on peut entailler et soulever
l’écorce sur plusieurs points du pourtour. Cette disposition exige plusieurs greffons en
biseau et de préférence épaulés. On ligature et on mastique.
La greffe en écussonnage (écussonnage) : Ce procédé n’utilise pas de rameaux comme
greffon mais un bourgeon appelé écusson. 15 jours après si l’écusson est bien soudé, Le
bourgeon reste vert et le pétiole tombe. Le rabattage du sujet au dessus de la greffe (à
10cm) ne se fait que si on est rassuré d’une bonne reprise de l’écusson.
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Greffe en écusson Greffe en incrustation
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Greffe en couronne
Bouturage du figuier
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I. Morphologie :
1. Racines : C’est la partie qui fixe la plante au sol. Elle porte les poils absorbants et se
termine par la coiffe assurant sa pénétration dans le sol. Le collet marque la limite entre la
partie enterrée et la partie aérienne.
2. Tronc : Recouvert par l’écorce, le tronc est fait de moelle, de bois et de l’aubier. Il porte
les feuilles, les fleurs, les branches et les fruits. La partie basale du tronc sans branches
forme le fût.
3. Feuilles : Lame verte qui pousse sur les rameaux, la feuille est formée de gaine, du pétiole
et du limbe parcouru de nervures.
II. Nutrition des arbres :
1. Nutrition dans le sol : Les racines respirent. Elles puisent dans le sol l’eau et les sels
minéraux constituant la sève brute qui monte par les vaisseaux du bois vers le tronc, les
branches et les feuilles.
2. Nutrition dans l’air : La feuille est le poumon de la plante et se charge d’assurer l’essentiel
des échanges gazeux (respiration, transpiration) et la photosynthèse.
Photosynthèse : grâce à l’énergie solaire la chlorophylle de la feuille décompose le CO2 de
l’air, fixe le carbone dans ses tissus et rejette l’O2 dans l’atmosphère. Ce phénomène enrichit
la sève brute qui se transforme en sève élaborée (nourricière).
III. Croissance végétative d’un arbre :
La croissance et le développement de l’arbre dépendent de la sève qui y circule. Cette
circulation se fait des racines vers les feuilles (sève brute) puis des feuilles vers les autres
parties de la plante (sève élaborée). La sève élaborée sert à construire les rameaux, les
feuilles, les racines, les fruits.
IV. Les trois âges de l’arbre :
1. La jeunesse ou l’âge juvénile : L’arbre a un aspect uniforme et ne porte que des bourgeons
à bois.
2. La maturité ou l’âge adulte : Elle débute avec la mise à fruits des arbres. Il y’a un
équilibre entre les organes à fruits et les organes à bois.
3. La vieillesse ou la sénescence : Elle se caractérise par une baisse de la vigueur, de la
fructification. Les fruits sont petits et peu à peu les branches se dessèchent. Cette phase
peut durer longtemps.
V. La fructification :
La fructification résulte de la transformation du pistil après fécondation ou parfois sans
fécondation (parthénocarpie). Certains facteurs (l’induction florale, l’alternance, la nutrition,
le vent, les maladies et ennemis…) peuvent jouer sur la production du verger.
1. La fécondation : C’est la fusion entre les grains de pollen et l’ovule de la fleur. Elle est
indispensable à la nouaison et au grossissement du fruit.
Une mauvaise fécondation provoque une mauvaise nouaison, la chute des fruits avant récolte.
Nouaison : Début de la formation des fruits.
N.B : Pour assurer la fécondation des variétés auto- stériles, l’implantation de pollinisateurs
est nécessaire : un pollinisateur au milieu de huit arbres à polliniser.
2. L’alternance : C’est la particularité physiologique de certaines espèces qui produisent
alternativement (tour à tour) des récoltes élevées et faibles.
Explication : Au cours de l’année de forte récolte, les fruits utilisent toute la sève et
empêchent l’induction florale pour l’année suivante.
Remarque : Les vents violents, la mauvaise pollinisation provoquent aussi l’alternance.
Les techniques culturales comme l’éclaircissage permettent de lutter contre l’alternance
TAILLE DES ARBRES
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La taille des arbres est une opération destinée à améliorer la production, avoir des arbres
réguliers et faciliter la récolte. La forme fruitière est la configuration d’un arbre obtenue par la
taille.
I. But de la taille :
On réalise la taille des arbres dans le but d’orienter la sève vers les organes que l’on veut
développer.
II. Les différentes tailles :
1. La taille de formation : Elle permet de construire la charpente du plant dès son installation
au verger. Période : saison des pluies
2. La taille de régénération ou de rajeunissement : Elle permet une restauration de la
charpente de l’arbre après des années de production. Elle se fait en général par recepage :
on coupe le tronc principal sous l’ancienne charpente et on laisse pousser un ou plusieurs
gourmands. Puis, on procède à une taille de formation de l’arbre. Période : saison sèche ou
début hivernage.
3. La taille de conduite (élagage et émondage) : Elle assure la croissance de l’arbre de bas en
haut par le dégagement des branches. Période : saison sèche
4. La taille d’entretien : Elle favorise une bonne aération et un éclaircissement de la cime de
l’arbre. Période : juste après la récolte
a) L’égourmandage : C’est la suppression des gourmands (branches latérales qui forment
un angle aigu avec le tronc et poussant en hauteur avec vigueur).
Période : toute saison
b) L’ébourgeonnage ou débourgeonnage ou éborgnage : C’est la suppression des
bourgeons inutiles d’un arbre fruitier. On parle d’écimage s’il s’agit du bourgeon
terminal. Période : saison des pluies.
c) La taille d’éclaircie : Suppression des ramifications à l’intérieur de la cime de l’arbre.
Période : Avant ou pendant les périodes de croissance de l’arbre.
d) La taille de production : Suppression des rameaux inutiles en vue d’une production
régulière. Période : hivers (décembre à février)
5. La taille en vert : C’est la suppression des organes non lignifiés (verts). Période : été (Juin
à août)
LE VERGER
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Un verger est une parcelle plantée d’arbres fruitiers. La plantation des arbres à l’écartement
voulu, la protection des arbres, les soins d’entretien (faciles et rapides) sont des avantages du
verger. Les différentes phases de création de verger sont : le choix du site, l’aménagement
foncier, la plantation et l’entretien.
I. Création du verger :
La création d’un verger nécessite l’injection de capitaux importants et les erreurs sont lourdes
de conséquences sur la vie de la plantation. Il est donc important lors de la création du verger
de tenir compte des facteurs suivants :
1. Le choix du site :
a) Le terrain : il doit être situé sur un site ensoleillé et à l’abri du vent. On veillera à laisser
un passage pour les véhicules lors des récoltes.
b) L’eau : c’est le facteur le plus important. La proximité d’une source d’eau permanente
favorisera l’irrigation.
c) Le sol : il doit être profond (1m en moyenne) avec une structure favorable, une bonne
porosité et perméable. Il ne doit pas être hydromorphe. La présence d’une nappe
phréatique profonde (1.5 à 2m) maintient la fraîcheur au sol.
2. Le choix des cultivars et porte-greffes : ils doivent être adaptés au sol et au climat du
verger, disponibles, du goût des consommateurs
3. Etablir un plan : où figureront :
Les limites et les clôtures
Le système d’irrigation et la source d’eau
Les allées et l’emplacement des arbres
L’emplacement des brise-vent.
II. Les travaux d’établissement du verger :
1. Préparation du sol :
2. Le défrichement et le dessouchage : cf. opérations culturales en pépinière.
3. Le labour de défoncement : C’est remuer la terre à une profondeur (60 à 70cm) permettant
aux racines des arbres de la pénétrer facilement.
4. Le sous- solage : C’est le labour profond (80cm) pour ameublir le sous sol tassé.
5. Le piquetage: Il consiste à délimiter une parcelle en matérialisant ses angles avec des
piquets. En fonction du plan on procède au tracé des lignes de plantation et au repérage
des points de plantation sur les lignes.
N.B : Les lignes de plantation sont établies à partir de la ligne de base et si le terrain est en
pente les lignes de plantation seront en liaison avec les courbes de niveau (si P ,
plantation en quinconce).
6. La trouaison : Elle s’opère quelques semaines avant la plantation en veillant à ne pas
mélanger les différentes couches du sol (la couche de surface est humifère alors que la ou
les couches profondes sont stériles). Ces couches seront enrichies (engrais de fond,
amendement) et remises dans l’ordre d’extraction. Les trous comblés seront arrosés pour
réduire les poches d’air et maintenir le sol frais jusqu’à la plantation (paillage).
N.B : Amendement : Il a pour but d’améliorer les facteurs défavorables du sol par des apports
d’humus, de chaux ou de calcaire.
III. Plantation :
Arrosés la veille de la plantation pour faciliter leur reprise, les plants seront transportés avec
soin et placés à l’ombre (sous abri clair) avant la plantation.
La mise en place se fera en dehors des heures chaudes. Les dimensions du trou de plantation
sont inférieures à celles de la trouaison. La profondeur est faite telle que le collet est situé
juste au niveau du sol après rebouchage et tassement. Disposer le plant délicatement et
enlever le plastique sans casser la motte de terre autour des racines. Arroser abondamment
après ces opérations.
N.B : Si la plantation se fait en racines nues, il faudra faire un habillage du plant.
Epoque des plantations : mi juin ou en saison froide avec des arrosages réguliers.
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IV. Entretien :
1. Soins immédiats après la plantation :
Procéder à des arrosages réguliers (1 seau tous les 2 jours par plant) et désherbages
Un paillage au niveau de la cuvette des plants diminue l’évaporation
Ombrer si l’ensoleillement est fort
Lutter contre les parasites en cas d’attaque
2. Soins après trois mois :
Un labour peu profond avant la fin des pluies protège le sol pendant la saison sèche
Les traitements phytosanitaires
Exo : Quelles sont les techniques utilisées par les arboriculteurs pour rallonger (rajeunir)
l’âge adulte des arbres fruitiers ?
Sln : -les tailles (tailles de régénération, le surgreffage)
-les amendements humiques
-l’entretien
Exo : Quelle quantité d’eau d’irrigation faut il pour fournir 100mm d’eau à un oranger qui
pousse sur un terrain ?
Solution :
V= S x H
V = (7m x 7m) x 0.1m = 4.9m3 soit 4900litres ou si 1mm d’eau 2
100mm d’eau
si 1m2
49m2
Exo : Quelle quantité d’eau d’irrigation faut il pour fournir 100mm d’eau à un verger de
1ha ?
Solution :
V= S x H
V=10000m2 x 0.1m = 1000m3 soit 1000000litres d’eau
LES AGRUMES
Famille : Rutaceae ; 3 genres : Fortunella, Poncirus, Citrus ; Origine : Sud-est asiatique
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I. Description :
Citrus medica
Figure : Quelques fruits d’agrumes
Le mot agrume (de l’ancien français aigruns : fruits aigres) désigne les fruits et arbres des
genres Citrus, Fortunella et Poncirus.
1. Les espèces du genres Citrus : Ce sont l’oranger doux (C. sinensis), le mandarinier
(C.reticulata), le citronnier (C. limon), le pamplemoussier (C. grandis), le pomelo (C.
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paradisi), le bigaradier ou l’oranger amer (C. aurantium), le limettier (C. aurantifolia), le
cédratier (C. medica).
2. Caractères généraux : Ce sont des arbustes de 5 à 15m de haut, épineux avec un tronc
cylindrique et à enracinement pivotant.
Les feuilles sont persistantes, simples, minces avec un pétiole ailé.
Les fleurs blanches, solitaires ou en grappe, se forment sur la pousse issue du repos végétatif.
Il existe des variétés auto fertiles et des variétés autostériles (parthénocarpiques).
Le fruit encore appelé Hespéride est une baie constituée de : un épicarpe (flavédo ou zeste),
un mésocarpe (albédo), un endocarpe (pulpe ou paroi interne des carpelles).
A l’exception de C. grandis et C. medica les produisent des graines polyembryonnées.
II. Exigences écologiques :
1. Climat : La croissance optimale se situe entre 20° et 30°. Les périodes fraîches ou sèches
induisent un arrêt de la croissance (repos végétatif) qui est favorable à l’induction florale.
Ils exigent en moyenne 1200mm de pluies bien réparties par an.
2. Sol : Il doit être profond (1.5m), aéré, perméable et bien drainé, de préférence
argilo sableux avec un PH de 5-8. Le terrain doit être plat et abrité du vent.
III. L’agrumiculture :
1. Multiplication : Les agrumes se multiplient par semis, bouturage et le greffage.
a) Le germoir ou carré de semis : Les planches sont préparées 1 mois avant le semis avec
incorporation des engrais ternaires (N-P-K) et calciques (Carbonates de chaux, magnésie),
des nématicides, des fongicides et insecticides. Les graines sont semées aux écartements
3cm x 3cm et la levée se fait après 25 jours.
b) La pépinière de greffage ou carré de repiquage : 8 à 10 semaines après semis, les plants
(30cm de haut) sont repiqués aux écartements1.5m x 0.4m. La pépinière est bien arrosée
et amendée pour éviter d’avoir des racines trop grandes.
Tous les 3 mois on sectionne les pousses latérales de façon à former un tronc droit se prêtant
au greffage au bout de 12 mois.
2. Plantation : Le terrain est débroussé, dessouché, défoncé puis nivelé avant la plantation.
La fumure de fond par trou (80cm de profondeur) est de : 10kg de fumier, 2kg de super
phosphate et 1kg de potassium.
La transplantation a lieu en début hivernage aux écartements : oranger , mandarinier
, pomelo , limettier , citronnier . Après la plantation arroser
bien pour éliminer les poches d’air et utiliser un soutien pour les plants.
IV. Entretien :
1. Irrigation : Sans apport d’eau en saison sèche la culture n’est pas possible. Pendant la
floraison et la fructification les agrumes ont besoin d’assez d’eau. L’excès d’eau peut
favoriser la gommose (pourriture du pied), il faut adopter le principe de la double cuvette.
N.B : Sur les sols profonds il suffit de 100mm d’eau toutes les 3 semaines. Les sols moins
profonds à mauvaise structure doivent être irrigués 2 fois par semaine ou plus.
2. Tailles: On a
La taille formatrice qui permet au jeune arbre d’être vigoureux, productif pendant
longtemps.
La taille d’entretien qui permet à l’arbre adulte d’être sain et productif.
3. Fumure d’entretien : Le besoin en azote est de 100g d’élément par arbre et par année
d’âge jusqu’à 10ans. A partir de la 10ème année une fumure constante est apportée par an. La
formule la plus généralement admise est , , .
Exo : Calculer les quantités d’azote, de P2O5 et K2O nécessaires pour l’entretien d’une
orangeraie de 3ha âgée de 6 ans.
Sln : Nbre d’arbres pour les 3ha :
3ha = 30000m2
7m x 7m = 49m2 soit 50m2
30000 : 50 = 600 arbres
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Besoin d’azote pour les 6ans : 100g x 6 x 600 = 360kg
Besoin de P2O5 : = P = 90kg
LE MANGUIER
Famille : Anacardiaceae ; Espèce : Mangifera indica ; Origine : Asie
I. Description :
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Feuilles Fleurs Fruits
Le manguier (10-35m de haut) a un tronc rugueux de couleur gris brunâtre. Les sujets francs
ou mangotier sont plus grands et élancés que les plants greffés. Le système racinaire est
pivotant.
Les feuilles persistantes sont entières, glabres, elliptiques.
Le fruit est une drupe composée d’un épicarpe (peau), un mésocarpe (pulpe) et un endocarpe
(noyau) plat, adhérant et polyembryonné.
II. Exigences écologiques :
1. Climat : Le manguier est caractérisé par une alternance de période sèche et humide.
La températurde optimale pour la culture se situe entre 23° et 27°C.
Le manguier a besoin de 750mm de pluies bien reparties par an. Le repos végétatif (période
sèche de 2-3 mois) est indispensable pour induire la floraison. S’il pleut pendant la floraison,
l’arbre produira peu de fruits (assez de végétation).
Le manguier craint les vents forts qui abîment l’arbre et rend difficile la fécondation.
2. Sol : Le manguier préfère un sol profond (2m), bien drainé et aéré avec un PH compris
entre 5,5 et 7,5. Les sols limoneux sont mieux indiqués.
N.B : Dans un sol fertile qui retient l’eau l’arbre pousse trop vite sans fleurir.
III. Culture du manguier :
1. Multiplication : Le manguier se multiplie par semis et par greffage.
2. Pépinière : Les noyaux « non dormants » sont décortiqués pour semer les amandes.
Ensuite on maintient le sol humide. La levée s’opère 2-3 semaines après le semis.
6 semaines après semis les plants (10-15cm de haut) sont repiqués dans des sachets remplis au
d’un mélange de terre et de terreaux auxquels on incorpore 1kg de superphosphate triple
et 0.5kg de K2SO4 par brouettée de mélange.
18 mois après le semis les plants sont greffés, pincés et enlevés des sachets.
3. Plantation : Selon la vigueur de la variété, le repiquage se fait aux écartements ou
ou . On plante au carré ou en quinconce dans des trous en cube de 1m
de côté. On sépare la terre humifère des autres couches et on les remet au fond du trou en
mélangeant avec du fumier (5- ), 2kg de phosphate bicalcique et 1kg de
KCl. La plantation se fait en motte au début de l’hivernage.
4. Entretien :
a) Fumure : On conseille d’apporter par arbre et par année d’âge jusqu’à 10 ans : 50g d’azote
pur, 10g P2O5 et 30g K2O. A partir de la 10ème année on donnera annuellement : 500-800g
d’azote pur, 100-150g P2O5 et300-400g K2O.
b) Arrosage : Les trois premières années l’arrosage est nécessaire, chaque arbre demande 30-
60l d’eau tous les 15 jours à partir de décembre.
c) Taille : Ce sont les tailles de formation, d’entretien (taille d’éclaircie), de régénération et
le surgreffage (vergers trop âgés)
IV. Récolte :
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Elle débute 2-5 mois après la floraison. Les fruits d’abord verts se tâchent de brun et devient
rougeâtre à maturité. Pour l’exportation ils sont lavés, triés, calibrés et mis dans les caryons.
Production mondiale : + de 23 millions de tonnes dont les ¾ en Asie et 9% pour l’Afrique.
Rendement au Mali : 300000t/an (35t/ha)
V. Utilisations :
Le fruit frais est source de vit A et C et peut-être transformé en sirop, jus, purée, confiture. Le
bois est utilisé en ébénisterie et les feuilles renferment des propriétés antiseptiques.
LE BANANIER
Famille : Musaceae ; Espèces : Musa spp ; Origine : Asie (sud-est)
I. Description :
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Limbe
Nervure
Hampe
Pétiole
Gaine Inflorescence
Pseudo-tronc
Rejet
Œilleto
n Racines
Bulbe
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La durée du cycle est fonction des conditions climatiques, végétatives et variétales : 8-10 mois
en climat tropical humide et 12-15 mois en climat continental tropical.
II. Espèces et variétés :
On rapporte les nombreuses variétés (200) à trois espèces principales qui sont :
1. Musa nana ou M. sinensis : C’est la banane des Canaries, de la Guinée et la R.C.I. Le fruit
est petit, un peu arqué, sucré et parfumé. Le régime compte 6-10 mains de 10-25 fruits ou
doigts et pèse 10-30kg. Ex : le poyo
2. Musa sapientum : C’est la banane figue, le fruit est relativement court et plus sucré et peu
répandu en Afrique de l’ouest. Ex : le gros –Michel (80-150 bananes par régime)
3. Musa paradisiaca : C’est la banane plantain de grande taille, elle donne de gros fruits
consommés comme légumes et très cultivés dans les régions forestières. Ex : la banane
créole (6-8 mains de 14-24 doigts).
III. Exigences écologiques :
1. Climat : Le bananier se plaît le mieux dans les régions chaudes et humides. La
température optimale de croissance est 25-28°C. Le bananier a besoin par an de 2000mm
de pluies bien réparties. L’irrigation est nécessaire pendant les périodes sèches. Il est
sensible au vent.
2. Sol : Le sol doit être meuble, fertile (N et K), aéré, bien drainé, de bonne structure. La
nappe phréatique doit se trouver à 80cm de profondeur. Le bananier supporte des PH de
3.5 à 7.5 et se cultive de préférence sur des sols limoneux et plats.
IV. Culture du bananier :
1. Préparation du sol : Le terrain est défriché, dessouché et défoncé (sous-solage) avec une
profondeur d’au moins 50cm.
2. Drainage : Il consiste à faire des drains de forme trapèze profonds de 60-80cm avec une
pente de 0.3 à 0.8%. Ces drains distants de 20-30m évacuent les excès d’eau par un fossé
de colature vers les points bas.
3. Densité de plantation (900-3000 ) : Pour les variétés du groupe Sinensis la densité
est 2500 à 3000 . Cette plantation se fait en carré ( ) ; soit en double rang
distant de 2.5m, la distance entre les 2 rangs est 1.5m et celle sur le rang 1.5m
4. Trouaison : Après le sous-solage on fait des trous de 25cm x 25cm x 50cm. Dans les sols
lourds la profondeur peut atteindre 70cm.
5. Fumure de fond : Il faut 15-30kg de fumier par trou ou 30-60 . Cela est complété par
un apport de 250-500g par trou de PNT ou un épandage de 800-1000 .
6. Brise-vent : Il doit être placé à 3m du 1er rang des bananiers. Les espèces adaptées sont : le
neem, le citronnier, le goyavier… espacés de 1.5m-3m selon les espèces.
7. Plantation : Les rejets séparés du pied-mère, sont parés et désinfectés (parathion 1%). Ils
sont plantés droit à 15cm de profondeur au centre des trous qui seront comblés puis tassés
vigoureusement. On utilise aussi la souche comme matériel de plantation.
8. Entretiens :
Irrigation : Le sol d’une bananeraie doit toujours rester humide. L’irrigation par aspersion
est le meilleur procédé, il crée un microclimat et économise de l’eau d’irrigation. On
peut aussi utiliser l’irrigation par rigole, par calant, le goutte à goutte…
Fumure d’entretien : Deux mois après la plantation on apporte 100g de sulfate
d’ammoniaque par pied et par mois jusqu’à la floraison, ou 40g d’urée. Les 3ème, 5ème, 7ème
et 8ème mois on apporte 140g de KCl chaque fois. Le bananier consomme surtout assez de
potasse au moment de la floraison.
Oeilletonnage : C’est choisir et réserver avant la floraison du pied-mère un rejet pour
mener le cycle suivant. Il sera prélevé après la récolte.
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Coupe de bourgeons mâles : On obtient un léger gain de poids du régime en coupant la
hampe florale à 10cm sous la dernière main (si le régime est bien formé).
Sarclo-binage : Le verger est maintenu par des binages et la destruction des mauvaises
herbes en prenant soin de ne pas blesser les racines superficielles.
Le paillage : C’est recouvrir le sol du verger d’une couche de paille de 15-25cm
immédiatement après la plantation. Ce qui protège le sol contre l’insolation et les pluies
battantes, diminue l’évapotranspiration, réduit la croissance des mauvaises herbes qui en
se décomposant produit l’humus.
Taille : Chaque semaine on coupe les feuilles fanées et on les met sous la plante en guise
de mulch. Tous les 2 ou 3 mois on enlève les pousses gourmandes (superflues).
Etayage : Les bananiers portant des fruits doivent être étayés à l’aide de bâtons en forme
de fourche ou de tiges de bambou. Le tuteur est placé contre la plante, du côté où elle
penche.
N.B : Le buttage est aussi une méthode pour protéger les bananiers contre le vent.
Protection des fruits : On suspend un sac en plastique autour du régime de bananes
pour protéger les fruits contre le froid, le soleil, la poussière, les insectes et les
oiseaux. Le bas du sac doit rester ouvert.
V. Récolte :
Elle a lieu 10-12 mois après plantation. Le régime est coupé avec soin au point de courbure de
la hampe avant maturité complète des bananes (pleines au ). Après la récolte on abat le
stipe. Les rendements varient entre 40-60 en culture intensive. Production mondiale : 88
millions de t/an avec l’Inde comme 1er producteur (11 millions de t)
Production au Mali : 60000t (2004)
VI. Utilisations :
Les bananes sont de grande valeur alimentaire. Les bananes plantains ou cochons sont
utilisées comme légumes, la banane figue et la banane de Chine comme fruits.
Des bananes séchées et moulues, on extrait de la farine. De certaines variétés on peut retirer
des fibres pour confectionner des cordes ou des toiles grossières.
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Solution :
5ha = 50000m2
Superficie occupée par un pied : 2m x 2m = 4m2
Nombre total de pieds : 50000 : 4 = 12500 pieds
Si 100g urée 46g azote
12500 x 40g urée x x = 230kg soit 460kg N les 2 mois
Si 100g KCl 60g K
12500 x 140g KCl x x = 1050kg soit 4200kg les 3, 5, 7 et 8ème
mois
LE PAPAYER
Famille : Caricaceae ; Espèce : Carica papaya ; Origine : Amérique (sud et centre)
I. Généralités :
Le terme papaye provient de papaya, mot appartenant au caraïbe (Antilles). La papaye occupe
le 3ème rang mondial des fruits tropicaux majeurs après la mangue, l’ananas et l’avocat
(MAIGA, 2009). Aujourd’hui, le papayer est largement distribué dans toutes les régions
intertropicales du monde où les conditions climatiques sont compatibles avec son
développement et sa reproduction.
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II. Description :
Spécimen femelle du
Burkina Faso Fleur mâle
Papayer (variété solo à l’IPR/IFRA)
Feuille Fruit
Le papayer est un arbuste (3-9m de haut) non ramifié dont le tronc non ligneux est marqué par
des cicatrices foliaires. Il se termine par une couronne de feuilles (à aspect palmé) à 7 lobes et
fortement pétiolées. L’arbre se caractérise par un enracinement pivotant principal et un
système racinaire secondaire superficiel.
Les plants sont monoïques, dioïques ou hermaphrodites.
Du point de vue génétique, il a été établi que :
lorsque des fleurs femelles sont fécondées par des fleurs mâles, leur descendance est
constituée de 50 % de pieds mâles et 50 % de pieds femelles ;
lorsque des fleurs hermaphrodites sont autofécondées, leur descendance est de 66 % de
pieds bisexués et 33 % de pieds femelles et moins de 5% de pieds mâles ;
lorsque des fleurs femelles sont fécondées par du pollen des fleurs bisexuées, leur
descendance est de 50 % de pieds bisexués et de 50 % de pieds femelles (J. Fournet,
2002).
N.B : Les fleurs des pieds mâles son jaunes crèmes et apparaissent sur de longues panicules
ramifiées à l’aisselle des feuilles.
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Les fleurs des pieds femelles plus grandes, courtement pétiolées naissent isolées ou par
groupe de 2-3 sur la partie supérieure du tronc à l’aisselle des feuilles aussi
La papaye est une baie contenant des grains noirs (riches en acides gras) enrobés d’une pulpe
gélatineuse.
Le tronc, les feuilles, les fleurs et les fruits contiennent un jus blanchâtre : le latex. L’extrait
sec du latex est appelé la papaïne.
III. Variétés :
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NB : Seules quelques-unes présentent une véritable valeur commerciale : SUNRISE SOLO,
FORMOSA, TAINUNG nº 1, PAPAYA COLOMBO.
VIII. Récolte :
La récolte a lieu 8-10 mois après semis lorsque les fruits présentent les traces jaunes sur la
peau. Les fruits sont cueillis à la main gantée avant maturité complète.
La récolte du latex (7-9 mois après semis) est appelée saignée. Le latex doit être séché ou
traité industriellement pour préserver l’activité enzymatique.
La production mondiale de papaye avait atteint 10 213 069 tonnes en 2009 (FAO, 2010). la
production de papaye au Mali est de 30.000tonnes par an sur une superficie de 1500 hectares
(MAIGA, 2009).
N.B : Les productions ne sont intéressantes que les 1ères années, les rendements déclinent
après la 2ème année.
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IX. Utilisations :
La papaye riche vitamines A, E, B, C et D en est un fruit rafraîchissant qui favorise la
digestion. Il contient du sucre (5 à 8%), de la papaïne, des caroténoïdes, du potassium, du
calcium, du phosphore et du magnésium.
La papaïne est utilisée en thérapeutique contre les maux d’estomac, dans l’industrie du cuir,
de la laine et de la soie, en brasserie et dans l’agro-alimentaire.
Les feuilles ramollissent la viande difficile à cuire (on en enveloppe).
X. Ennemis et maladies :
L’ANANAS
Famille : Bromeliaceae ; Espèce : Ananas comosus ; Origine : Amérique du sud
I. Description :
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Feuilles Fleur Fruits
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L’ananas est une plante herbacée (75cm), vivace à enracinement superficiel. La tige ou
souche à entre-nœuds très courts portent des feuilles en forme de gouttières groupées en
rosette.
Les fleurs sont auto stériles : les fruits se forment par parthénocarpie et sont surmontés d’un
organe feuillu appelé couronne ou plumet. L’axe de l’inflorescence constitue le cœur du fruit.
Le fruit est un syncarpe.
Les rejets sont de plusieurs types :
Le cayeu de base qui naît sur la partie souterraine de la tige.
Le cayeu ou rejet de tige se développe à partir d’un bourgeon axillaire sur la tige, il assure
la 2ème récolte.
La bulbille naît sur le pédoncule sous la base du fruit.
Le hapa apparaît au point de jonction du pédoncule et de la tige.
La couronne, rejet se trouvant au sommet du fruit.
II. Exigences écologiques :
1. Climat : L’ananas supporte les fortes chaleurs. La température optimale pour la croissance
se situe entre 22° et 26° C. Les précipitations sont de l’ordre de 1200-1500mm bien
réparties par an. Il supporte les périodes de sécheresse (plante xérophyte : adaptée au
milieu sec).
2. Sol : L’ananas préfère les sols légers, sablo argileux ou argilo sableux, meubles, bien aérés
et perméables. Le PH optimum se situe entre 5 et 6.5
III. Multiplication :
L’ananas se multiplie par les rejets séchés au soleil 1-2 semaines aussitôt après la récolte, ou
par bouturage. Ils sont triés, parés et désinfectés avant plantation (insecticide, fongicide).
Le parage consiste à éliminer les petites feuilles de la base.
N.B : Les rejets utilisés : cayeux (cycle 12-14 mois), bulbilles (cycle 16-18 mois), couronne
(cycle 20 mois, disponibles pendant la récolte).
Le cycle cultural : Il se fait en 3 phases :
Le stade végétatif : La plante ne génère que des feuilles. Il s’étend de la plantation au
traitement d’induction florale (T.I.F.).
Le stade de production : Le fruit se développe. Il débute avec le T.I.F. et se termine par la
cueillette du fruit.
Le stade de production de rejets : Il termine le cycle cultural. Le plant d’ananas émet 2
rejets (matériel de multiplication pour une nouvelle plantation).
IV. Plantation :
Tri des rejets pour avoir des plants et une floraison homogènes, les rejets de même calibre sur
une même ligne. On peut planter toute l’année sauf en saison sèche.
Le terrain est ameubli (30cm de profondeur), désherbé et traité à l’Aldrin (5 ) avant
plantation. S’assurer qu’il n’y a aucun risque d’engorgement du sol.
La plantation se fait en quinconce, ou en lignes jumelées distantes entre elles de 30-40cm. La
distance entre les plants sur les lignes 25-30cm. Les rangées sont séparées de 80-90cm de
largeur.
N.B : Les lignes jumelées réduisent les risques d’érosion et luttent contre les mauvaises
herbes. Un paillage entre ces lignes est recommandé.
V. Entretien :
L’entretien consiste en des désherbages réguliers car l’ananas supporte mal la concurrence
(incidence sur le rendement).
Fumure :
En culture industrielle : Pour le cycle, il faut :
10g d’azote par pied ou 2.2t de sulfate d’ammoniaque par ha
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18g de potassium par pied ou 1.6t K2SO4 par ha
Du magnésium
Dans les petites plantations : Pour le cycle, il faut
4g d’azote par pied ou 20g de sulfate d’ammoniaque par pied
6g de potassium par pied ou 12g de K2SO4 par pied
Traitement d’induction florale : C’est induire la floraison de l’ananas afin que tous les
plants fleurissent et les fruits mûrissent en même temps. Cela permet de décider du
moment de la maturation.
N.B : Les substances utilisées : CaCO3, éthéphon, l’acétylène, l’éthylène
VI. Récolte :
Il est possible de faire plusieurs récoltes à condition de laisser un rejet sur la plante après
chaque récolte mais les rendements diminuent rapidement. En culture industrielle il est
conseillé de replanter après chaque récolte.
La récolte est déterminée par la coloration de la peau (jaune) et de l’aspect translucide de la
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chair (maturité réelle). Le rendement atteint 40 (40 ).
Les fruits destinés à l’exportation en frais doivent être manipulés avec soin, emballés,
désinfectés, soumis au déverdissage et mis au froid 24h au plus après la récolte.
VII. Utilisations :
Consommé frais ou en conserve, l’ananas est un fruit riche en vitamine A.
L’ananas au sirop, en tranches, en jus, vinaigre, vin, confiture sont expédiés et consommés
dans le monde entier.
Les feuilles sont utilisées pour leurs fibres et l’aliment bétail.
VIII. Ennemis et maladies :
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LE GOYAVIER
Famille : Myrtaceae ; Espèce : Psidium guajava ; Origine : Amérique tropicale
I. Description :
Age N P K N N K
1 an 200 200 100 100 100 100
2 ans 200 300 100 200 200 100
3 ans et 300 400 200 200 300 200
plus
N.B : les doses sont en ; N : sulfate d’ammoniaque ; P : phosphate bicalcique ; K :
sulfate de potassium
VI. Récolte :
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Elle a lieu 120-150 jours après floraison. Le fruit jaunit en mûrissant et l’observation visuelle
demeure le moyen sûr pour déterminer le stade de récolte. Rendement : 30-40 dans les
zones climatiques à 2 récoltes par an (climats pluvieux).
VII. Utilisations :
On la consomme frais, en confiture, en sirop, en pâte… Elle contient les vitamines C et A, du
phosphore et du calcium.
Autres utilisations :
Bonbon à partir de la pulpe de fruits mûrs tombés
Tourteaux pour aliment bétail
Charbon à partir du bois de l’arbre
Sculpture
Les feuilles et les écorces sont utilisées en pharmacopée
VIII. Ennemis :
Fusarium oxysporium (forme psidii) : provoque le wilt qui se manifeste par un
jaunissement et un dessèchement des feuilles, des branches terminales et un dépérissement
complet de l’arbre en 10 ou 15 jours. Lutte : Variétés résistantes
Les cochenilles, les mouches, les thrips, les chenilles sont aussi des parasites du goyavier
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LE DATTIER
Famille : Arecaceae ; Espèce : Phoenix dactylifera ; Origine : Inde, Golfe persique
I. Description :
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Le palmier dattier La fleur
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La palme Les dattes
Plante xérophile, le dattier (30-35m de haut) est un arbre à tronc vertical et cylindrique (stipe).
Il se caractérise par des feuilles composées pennées : les palmes.
Le système racinaire est fasciculé et les racines dépourvues de poils absorbants. Le dattier a la
particularité de posséder des racines respiratoires (pneumatodes) qui jouent un rôle dans
l’adaptation aux zones très humides et dans la résistance aux périodes d’immersion
Le dattier est dioïque. Le fruit ou le datte est une baie contenant une graine. La durée
d’évolution des fruits est de 100-250 jours.
La durée de vie du dattier est 100 ans.
II. Exigences écologiques :
1. Climat : Le dattier préfère un climat chaud et ensoleillé. Les limites de végétation se
situent au dessous de 7° C et au dessus de 45° C, mais à 65° C et alimenté en eau le dattier
ne souffre pas.
2. Sol : Le dattier préfère un sol neutre (PH = 7), humide en profondeur, riche et bien drainé
(les sols sableux). Il résiste à la salinité des terres et des nappes profondes.
III. Phoeniciculture :
1. Préparation du terrain :
Nivellement : Pour un bon drainage de l’eau d’irrigation, la pente est de 1-5%
Brises vents : Les lignes sont disposées perpendiculairement au vent.
2. Plantation : Le dattier se multiplie par semis et par rejet. La distance entre les palmiers est
de 7 à 10m.
3. Irrigation : Il est conseillé 3000m3 par ha par dose d’arrosage.
4. Fumure : Entre 1 et 6 mois on épand 50g de 15-5-30 S autour de chaque plant, puis 100g
de 15-5-30 S à partir de 7 mois (soit 1800 Kg de 15-5-30 S/ha/an).
5. Taille-toilette du dattier : Désherber la base du stipe, couper les palmes sèches, sevrer et
mettre en pépinière les rejets de plus de 20kg pour soulager le pied-mère.
IV. Récolte : L’arbre entre en production 5-6 ans après sa plantation. A maturité le fruit
est jaune, rouge ou brun. La récolte se fait en automne (sept. A nov.) ou été (juin à
août). Il existe 2 modes de récolte : par grappillage ou la récolte totale. Puis les dattes
sont triés et stockés dans un endroit sec, aéré et sain sous des moustiquaires.
Production au Mali : 5146t (1997 à Gao et Kidal)
V. Utilisations : Les fruits se consomment frais ou séchés. Le bois est utilisé en
construction. Les fibres extraites des feuilles ont de multiples usages artisanaux :
vannerie, balais, bourrage.
VI. Ennemis et maladies :
Ennemis et maladies Dégâts Luttes
Acariens (Olygonychus spp) Toile soyeuse sur les fruits Poudrage au soufre
Cochenilless (Parlatoria Croûtes et piqûre des fruits et Flambage, parathion ou
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blanchardi) des parties chlorophylliennes malathion, lutte biologique
Lépidoptères (Ectomyelois Dattes infestés Lutte chimique contrôlée
spp)
Punaises (Ommatisssus Dépôt de miellat et provoque Malathion
binotatus) des contaminations
secondaires
Fusariose vasculaire Flétrissement et Espèces résistantes
(Fusarium oxysporium) blanchissement des palmes
puis mort de l’arbre
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