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TD Isométrie

Le document présente une série d'exercices sur les isométries d'un espace euclidien, incluant des matrices orthogonales et des propriétés de valeurs propres. Les exercices abordent des concepts tels que les valeurs propres des matrices orthogonales, les isométries dans des espaces euclidiens de dimensions 2 et 3, ainsi que des applications pratiques comme les rotations et les réflexions. Des corrections détaillées pour certains exercices sont également fournies.

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TD Isométrie

Le document présente une série d'exercices sur les isométries d'un espace euclidien, incluant des matrices orthogonales et des propriétés de valeurs propres. Les exercices abordent des concepts tels que les valeurs propres des matrices orthogonales, les isométries dans des espaces euclidiens de dimensions 2 et 3, ainsi que des applications pratiques comme les rotations et les réflexions. Des corrections détaillées pour certains exercices sont également fournies.

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Exercices : Isométries d’un

espace euclidien
Isométries, matrices orthogonales
Exercice 1: Valeurs propres d’une isométrie : un classique
Soit A une matrice orthogonale d’ordre n. On considère le produit scalaire canonique de Mn,1 (R) défini
par : hX|Y i = X T Y .
1. On suppose que A admet une valeur propre réelle λ et on considère X un vecteur propre de A associé
à cette valeur propre.
En calculant de deux façons différentes ||AX||2, montrer que λ2 ||X||2 = ||X||2.
2. En déduire que sp(A) ⊂ {−1; 1}.
3. Donner un exemple de matrice orthogonale d’ordre 2 qui ne possède pas de valeur propre réelle.

Exercice 2:
Soit E un espace euclidien et f une isométrie de E.
Montrer que ker(f − idE ) = Im(f − idE )⊥ .

Exercice 3:
Soit E un espace euclidien et f ∈ O(E).
1. On suppose que sp(f ) = {−1; 1}. Montrer que E1 (f ) et E−1 (f ) sont orthogonaux.
2. On suppose de plus que f est diagonalisable. Montrer que f est une symétrie orthogonale.

En dimension 2
Exercice 4:
Déterminer la nature et préciser les éléments caractéristiques de l’endomorphisme f de R2 canonique-
ment associé à chacune des matrices suivantes :
 
1 1 −1
√ 
1 3 1
a) A = √ b) B = √
2 1 1 2 1 − 3

Exercice 5: 
2 1
Déterminer la matrice dans la base canonique de R de la rotation vectoriel d’angle θ = arccos − .
3

Exercice 6:
Déterminer la matrice dans la base canonique de R2 de la symétrie orthogonale d’axe dirigée par le
vecteur −

u = (1, 2).

Exercices TSI2 Page 1 Isométries d’un espace euclidien


Exercice 7:
L’espace R2 est muni de son produit scalaire canonique.
√ √ ! √ !
2 2 1 3
1. Vérifier que −

x = , et −

y = , sont des vecteurs unitaires.
2 2 2 2
2. Déterminer la matrice A dans la base canonique de R2 de l’unique rotation vectorielle f de R2 telle
que f (−

x)=− →y.  
a −b
Pour cela on écrira A sous la forme A = .
b a
π π
3. En déduire la valeur de cos et sin
12 12

En dimension 3
Exercice 8:  
0 0 1
On considère la matrice A = −1 0 0 et on note f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé
0 1 0
à A.
1. Montrer que A est une matrice orthogonale.
2. Justifier que f est une isométrie négative et en déduire la nature de f .
3. a) Déterminer un vecteur − →u de première coordonnée 1 et tel que ker(−f − idR3 ) = Vect(− →
u)
b) Déterminer les valeurs de θ solutions de tr(−A) = 1 + 2 cos(θ).
c) On note Bc = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 .
Déterminer le signe de detBc (− →u , e1 , −f (e1 )).
Parmi les valeurs de θ trouvées à la question précédente quelles sont celles telles que le signe de
sin(θ) est le même que celui du déterminant calculé ci-dessus ?
d) Donner une équation du plan P = Vect(− →u )⊥ .
4. Conclure en donnant la nature et les éléments caractéristiques de f .

Exercice 9:
Déterminer la nature et préciser les éléments caractéristiques de l’endomorphisme f de R3 canonique-
ment associé à chacune des matrices suivantes :
    √ 
1 −8 4 1 2 2

1 1 −1 3 −√6
1
a) A = 4 4 7 b) B = 2 1 −2 c) C = √3 √ −1 − 6
9 3 4
−8 1 4 2 −2 1 6 6 2

Exercice 10:
On reprend la matrice A de l’exercice précédent. Calculer A481 .

Exercice 11: π
Déterminer la matrice dans la base canonique de R3 de la rotation vectorielle d’angle et d’axe dirigé
6
par le vecteur −

u = (1, 1, 1).

Exercice 12:
Déterminer la matrice dans la base canonique de R3 de la réflexion vectorielle par rapport au plan F
d’équation x + 2y − z = 0.

Exercices TSI2 Page 2 Isométries d’un espace euclidien


Exercice 13:
Soit B = (−

u,−

v ,→

w ) une base orthonormée directe de R3 . 
x−y+z =0
On considère la rotation vectorielle r autour de la droite D, d’équations ((x, y, z)
x+y+z = 0
1 →
v ) = √ (−
désignent les coordonnées dans la base B), et telle que r(−
→ u + 2−
→v +− →
w ).
6


1. Déterminer un vecteur directeur U de D, unitaire et de première coordonnée dans la base B positive.
−→ → − −
− →
2. Déterminer un vecteur W tel que la famille B ′ = ( U , →
v , W ) soit une base orthonormée directe.
On pourra s’inspirer de l’utilisation du produit vectoriel.
3. On note θ l’angle de la rotation r. Donner la matrice de r relative à la base B ′ . En déduire que
−→
r(−

v ) = cos(θ)−

v + sin(θ)W .
4. Déduire de la question précédente les valeurs de cos(θ) et sin(θ).
5. Expliciter alors la matrice de r dans la base B.

Un exemple en dimension 4
Exercice 14:
On considère un espace euclidien E de dimension 4 et B = (e1 , e2 , e3 , e4 ) une base orthonormée de E.
Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base B est :
 √ √ 
√0 −2 2 2 2 √0
1 2 2 1 1 −√6
A=  √ .
4 −2 2 √1 √ 1 − 6 
0 6 6 2

1. Montrer que f ∈ S O(E).


2. Soit F = Vect(e1 , f (e1 )). Montrer que F est stable par f . Que peut-on dire de F ⊥ ?
3. Montrer que (e1 , f (e1 )) est une base orthonormée de F est que f|F est une rotation vectorielle.
4. Justifier que e4 ∈ F ⊥ . En déduire que F ⊥ = Vect(e4 , f (e4 )).
5. Construire une base orthonormée (e4 , e′4 ) de F ⊥ .
6. Donner la matrice de f dans la base (e1 , f (e1 ), e4 , e′4 ).

Matrices symétriques
Exercice 15: 
1 i
La matrice A = est-elle diagonalisable ? Quelle remarque pouvez-vous faire ?
i −1

Exercice 16:
Soit A et B deux matrice symétriques de Mn (R).
1. A quelle condition la matrice AB est-elle aussi symétrique ?
2. Donner un exemple de deux matrices symétriques dont le produit ne l’est pas.

Exercices TSI2 Page 3 Isométries d’un espace euclidien


Exercice 17:
Soit A ∈ Mn (R) et p ∈ N∗ .
Montrer que (A + AT )p est nulle si et seulement si A est antisymétrique.

Exercice 18:
Déterminer une matrice D diagonale et une matrice P orthogonale telles que A = P DP T .
     
2 1 1 0 1 −1 5 −1 1
1. A = 1 2 1 2. A =  1 2 −1 3. A = −1 1 −3
1 1 2 −1 −1 0 1 −3 1

Exercice 19:
 
4 1 1
1. Soit A = 1 4 1. Montrer que A est diagonalisable et la diagonaliser.
1 1 4
2. Résoudre le système différentiel suivant :
 ′
 x = 4x + y + z
y ′ = x + 4y + z
 ′
z = x + y + 4z

 x(0) = 2
3. Déterminer la solution de ce système vérifiant : y(0) = 2 .
z(0) = −1

Un peu plus dur...


Exercice 20: → −
− → → − → −
− → − →
Dans R3 muni d’une base orthonormée ( i , j , k ), on considère la rotation r d’axe Vect( i − j + k )

− →

et telle que r( i ) = k .
→ −
− → → −
Donner la matrice de r dans la base ( i , j , k ) ainsi que l’angle de la rotation.

Exercice 21:
1
Soit A ∈ Mn (R) et B = (AT + A).
2
On note α la plus petite valeur propre de B et β la plus grande.
1. Soit X ∈ Mn,1 (R). Comparer X T AX et X T BX.
2. Montrer que pour tout X ∈ Mn,1 (R),

αX T X 6 X T AX 6 βX T X.

3. En déduire que sp(A) ⊂ [α; β]. (sp(A) désigne l’ensemble des valeurs propres réelles de A)

Exercices TSI2 Page 4 Isométries d’un espace euclidien


Correction
Correction de l’exercice 1:
1. On a, d’une part, AX = λX. Donc ||AX||2 = ||λX||2 = λ2 ||X||2.
D’autre part, ||AX||2 = (AX)T × AX = X T × AT × A × X = X T X = ||X||2, car AT × A = I.
Ainsi, λ2 ||X||2 = ||X||2.
2. Comme X 6= 0 (car c’est un vecteur propre) on peut déduire de la question précédente que λ2 = 1
et donc λ = ±1. En conclusion, sp(A) ⊂ {−1; 1}.
 
0 1
3. La matrice est orthogonale et son polynôme caractéristique est λ2 + 1 donc cette matrice
−1 0
n’admet pas de valeur propre réelle.

Correction de l’exercice 2:
— Montrons que ker(f − idE ) ⊂ Im(f − idE )⊥ :
Soit −

u ∈ ker(f − idE ). On souhaite montrer que −→
u ∈ Im(f − idE )⊥ .
Pour tout y ∈ Im(f − idE ), il existe w ∈ E tel que −

− →
− →
y = f (−

w) − −→
w . On a donc :

h−

u |−

y i = h−

u |f (−

w) − −

w i = h−

u |f (−

w )i − h−

u |−

wi

Or −→u ∈ ker(f − idE ) donc − →


u = f (−
→u ) et donc h−

u |f (−

w )i = hf (−

u )|f (−

w )i = h−

u |−

w i car f conserve
le produit scalaire.
Ainsi h−
→u |−

y i = h−→
u |−

w i − h−→
u |−

w i = 0 et −→
u ∈ Im(f − idE )⊥ .
On a bien ker(f − idE ) ⊂ Im(f − idE )⊥ .
— Montrons que dim(ker(f − idE )) = dim(Im(f − idE )⊥ ) :
On sait, d’après le théorème du rang, que dim(ker(f − idE )) = dim(E) − dim(Im(f − idE )).
De plus comme E est de dimension finie, Im(f − idE ) et Im(f − idE )⊥ sont supplémentaires donc
dim(Im(f − idE )) + dim(Im(f − idE )⊥ ) = dim(E).
On a donc bien dim(ker(f − idE )) = dim(Im(f − idE )⊥ ).
Grâce aux deux points précédents on a montré que ker(f − idE ) = Im(f − idE )⊥ .

Correction de l’exercice 3:
1. Soit −

u ∈ E1 (f ) et −

w ∈ E−1 (f ). On a donc f (−

u)=− →
u et f (−

w ) = −−

w.
On sait de plus que f conserve le produit scalaire donc :

h−

u |−

w i = hf (−

u )|f (−

w )i = h−

u|−−

w i = − h−

u |−

wi =⇒ h−

u |−

wi = 0

Ainsi E1 (f ) et E−1 (f ) sont orthogonaux.


2. Comme
 f est diagonalisable
 il existe une base dans laquelle la matrice de f est de la forme
I O
A= p .
O −In−p
On a alors A2 = In donc f ◦ f = idE et donc f est bien une symétrie orthogonale.

Correction de l’exercice 4:
a) — A est une matrice orthogonale car ses colonnes forment une famille orthonormée.
— A n’est pas une matrice symétrique donc f est une rotation d’angle θ tel que :
1

 cos(θ) = √

2 ⇔ θ = π (mod 2π)
1 4
 sin(θ) = √

2

Exercices TSI2 Page 5 Isométries d’un espace euclidien


π
— En conclusion f est la rotation d’angle modulo 2π.
4
b) — B est une matrice orthogonale car ses colonnes forment une famille orthonormée.
— B est une matrice symétrique donc f est une symétrie orthogonale.
On cherche alors les invariants par f :
 √
     3x + 1y = x


x x 2 √2
f ((x, y)) = (x, y) ⇔ B = ⇔ ⇔ y = (2 − 3)x
y y  1x − 3y = y

2 2
√ √
ker(f − idE ) = {(x, (2 − 3)x)/x ∈ R} = Vect((1, 2 − 3)). √
— En conclusion f est la symétrie orthogonale par rapport à la droite Vect((1, 2 − 3)).

Correction de l’exercice 5:
Lorsque
 f est unerotation de R2 d’angle θ sa matrice dans n’importe quelle base orthonormée directe
cos(θ) − sin(θ)
est .
sin(θ) cos(θ)
2
Donc la matrice
√  dans la base canonique de R de la rotation d’angle arccos(−1/3) est la matrice
1 −1 −2 2
√ .
3 2 2 −1

Correction de l’exercice 6:
Commençons par former une base orthonormée constituée d’un vecteur de l’axe et d’un vecteur de
l’orthogonal de l’axe.

− →
−u 1 →
− 1
On pose U = − → = √ (1, 2) et V = √ (2, −1).
|| u || 5 5
→ −
− →
La famille B = ( U , V ) est une base orthonormée de R2 (famille libre car orthogonale et contient deux
vecteurs dans R2 qui est de dimension2). 
′ 1 0
Dans la base B , on a MatB (f ) = .
0 −1  
2 1 1 2
La matrice de passage de la base canonique Bc de R à B est P = √ et c’est une matrice
5 2 −1
orthogonale.
On a donc :  
−1 T 1 −3 4
MatBc (f ) = P MatB′ (f )P = P MatB (f )P =
5 4 3

Correction de l’exercice 7:
√ !2 √ !2  2 √ !2

− 2 2 2 −
→ 2 1 3
1. || x || = + = 1 et || y || = + = 1.
2 2 2 2
x et y sont bien des vecteurs unitaires.
 
a −b
2. Comme f est une isométrie positive on sait que A est de la forme .
b a
Pour avoir f (−→
x)=−→y il faut donc avoir :
 √ √  √ √ √
2

√ ! 2 2 1  a−b=
 2 + 6
2 1 a− b=  a=
  
  
A √22 = √23 ⇔ √2 √2 2
√ ⇔ √2 ⇔ √ 4√
2 2 3 3 6− 2
2 2 a+ b=  a+b= √ b=

 
 

2 2 2 2 4
√ √ √ √ 
1
Donc A = √2 + √6 √2 − √6
4 6− 2 2+ 6

Exercices TSI2 Page 6 Isométries d’un espace euclidien


π
3. On remarque que x est l’image du vecteur (1, 0) par la rotation d’angle et y est l’image du vecteur
4
π
(1, 0) par la rotation d’angle .
3
π π π
Ainsi la rotation qui transforme x en y est la rotation d’angle − = .
3 4 √ 12 √
π  π  6+ 2
Ainsi A est la matrice de la rotation d’angle et donc cos = et
12 12 4
 π  √6 − √2
sin = .
12 4

Correction de l’exercice 8:
1. A est une matrice orthogonale car les colonnes de A forment visiblement une famille orthonormée.
2. A n’est pas une matrice symétrique et on remarque que C1 ∧ C2 = −C3 (astuce : il suffit de calculer
une seule des coordonnées du produit vectoriel car on sait que l’on doit trouver C3 ou −C3 ). Donc
A ∈ O − (3) ce qui signifie que f est la composée d’une rotation vectorielle et d’une symétrie
orthogonale.
3. a) On a :
    
x x  −z = x
−f ((x, y, z)) = (x, y, z) ⇔ −A y = y ⇔
    x=y ⇔ x = y = −z
z z −y = z


− →

Donc ker(−f − id 3 ) = {(x, x, −x)/x ∈ R} = Vect( u ) avec u = (1, 1, −1).
R
1 2π 2π
b) On sait que 1 + 2 cos(θ) = tr(−A) = 0 donc cos(θ) = − et donc θ = ou θ = − (mod 2π).
2 3 3
c) On a :
1 1 0
det(→

u , e1 , −f (e1 )) = 1 0 1 = −1 < 0
Bc
−1 0 0

Ainsi, pour θ = − (mod 2π), sin(θ) est du même signe que detBc (− →u , e1 , −f (e1 )).
3
(Attention dans la conclusion pour f il faudra penser à ajouter π à θ pour l’angle de la rotation
qui compose f )
d) On a : P = (Vect(− →
u ))⊥ = {(x, y, z) ∈ R3 / h−

u |(x, y, z)i = 0} = {(x, y, z) ∈ R3 /x + y − z = 0}.
π
4. En conclusion f est la composée de la rotation d’axe dirigé par − →
u = (1, 1, −1) et d’angle (mod
3
2π) et de la symétrie orthogonale par rapport au plan d’équation x + y − z = 0.

Correction de l’exercice 9:
a) 1. On vérifie rapidement que A est une matrice orthogonale : en effet les colonnes de A forment une
famille orthonormée (on peut aussi calculer AT × A)
2. A n’est pas une matrice symétrique et on remarque que C1 ∧ C2 = C3 . Donc A ∈ S O(3) ce qui
signifie que f est une rotation vectorielle.
3. Il nous faut maintenant trouver l’axe et l’angle de la rotation :
— Axe de la rotation :
     
x x  x − 8y + 4z = 9x  −2x − 2y + z = 0
A y  =  y  ⇔ 4x + 4y + 7z = 9y ⇔ 4x − 5y + 7z = 0
z z −8x + y + 4z = 9z −8x + y − 5z = 0
 

 z = 2x + 2y 
z = −2x
⇔ 18x + 9y = 0 ⇔
y = −2x
−18x − 9y = 0

Exercices TSI2 Page 7 Isométries d’un espace euclidien


Donc ker(f − idR3 ) = {(x, −2x, −2x)/x ∈ R} = Vect((1, −2, −2)).
— Angle de la rotation :
π
• On sait que 1 + 2 cos(θ) = tr(A) = 1 donc cos(θ) = 0 et donc θ = ± (modulo 2π).
2
• Pour savoir quelle valeur de θ choisir il nous suffit de connaitre le signe de sin(θ).
1
On considère −→
x = e1 = (1, 0, 0) (qui n’est pas colinéaire à −

u ). On a alors f (−

x ) = (1, 4, −8) et
9
donc :
1 1 1
1 24
det(−
→u,− →
x , f (−

x )) = −2 0 4 = − < 0
Bc 9 9
−2 0 −8
π
• On peut donc conclure que θ = − (modulo 2π)
2
π
— En conclusion : f est la rotation d’axe dirigé par le vecteur − →
u = (1, −2, −2) et d’angle −
2
(modulo 2π)
b) 1. On vérifie rapidement que B est une matrice orthogonale : en effet les colonnes de B forment une
famille orthonormée (on peut aussi calculer B T × B)
2. B est une matrice symétrique donc f est une symétrie orthogonale.
3. Invariants de f :
     
x x  x + 2y + 2z = 3x  −x + y + z = 0
B y  = y  ⇔ 2x + y − 2z = 3y ⇔ x−y−z =0 ⇔ x−y−z = 0
z z 2x − 2y + z = 3z x−y−z =0
 

Donc ker(f − idE ) = {(x, y, z) ∈ R3 /x − y − z = 0}


4. En conclusion f est la symétrie orthogonale par rapport au plan d’équation x − y − z = 0. On dit
aussi que f est la réflexion par rapport au plan d’équation x − y − z = 0.
c) 1. On vérifie rapidement que C est une matrice orthogonale : en effet les colonnes de C forment une
famille orthonormée (on peut aussi calculer C T × C)
2. C n’est pas une matrice symétrique et on remarque que C1 ∧ C2 = −C3 . Donc C ∈ O − (3) ce qui
signifie que f est la composée d’une rotation vectorielle et d’une symétrie orthogonale.
3. Pour trouver les éléments caractéristique de la rotation il faut travailler avec la matrice −C.
— Axe de la rotation : (On doit donc chercher les invariants par −f )


    
x x  x − 3y + √ 6z = 4x 
3x + 3y −
√ 6z = 0
−C y  = y  ⇔ −3x + y +√ 6z = 4y ⇔ √
 √ 6x + 6y + 6z = 0
z z − 6x − 6y − 2z = 4z
 √ 
− 6z = 0
3x + 3y √ z=0
⇔ ⇔
x + y + 6z = 0 y = −x
Donc ker(−f − id 3 ) = {(x, −x, 0)/x ∈ R} = Vect( u ) avec −
R

− →
u = (1, −1, 0).
— Angle de la rotation :
1 2π
• On sait que 1 + 2 cos(θ) = tr(−C) = 0 donc cos(θ) = − et donc θ = ± (modulo 2π).
2 3
• Pour savoir quelle valeur de θ choisir il nous suffit de connaitre le signe de sin(θ).
1 √
On considère −

x = e1 = (1, 0, 0) (qui n’est pas colinéaire à −

u ). On a alors −f (−
→x ) = (1, −3, − 6)
4
et donc :
1 1 1 √
1 6
det(−
→u ,−
→x , −f (−

x )) = −1 0 −3 √ =− <0
Bc 4 4
0 0 − 6

• On peut donc conclure que θ = − (modulo 2π) (Attention dans la conclusion pour f il
3
faudra penser à ajouter π à θ pour l’angle de la rotation qui compose f )

Exercices TSI2 Page 8 Isométries d’un espace euclidien


— Enfin pour la symétrie orthogonale il faut expliciter

(Vect(−

u ))⊥ = {(x, y, z) ∈ R3 / h−

u |(x, y, z)i = 0} = {(x, y, z) ∈ R3 /x − y = 0}
π
4. En conclusion f est la composée de la rotation d’axe dirigé par −

u = (1, −1, 0) et d’angle (modulo
3
2π) et de la symétrie orthogonale par rapport au plan d’équation x − y = 0.

Correction de l’exercice 10: π


Comme A est la matrice de la rotation d’axe Vect((1, −2, −2)) et d’angle − on sait que A4 = I3 (4
2
π
rotations d’angles − donne une rotation d’angle −2π donc l’identité...)
2
Or 480 est un multiple de 4. Donc A480 = I3 et donc A481 = A.

Correction de l’exercice 11: π


On note f la rotation vectorielle d’angle et d’axe dirigé par le vecteur −
→u = (1, 1, 1).
6
Idée : créer une BON directe de R3 dont le premier vecteur →

 appartient à Vect( u ) et les deux autres sont
1 0 0
dans (Vect(− →u ))⊥ . Dans cette base la matrice de f est 0 cos(θ) − sin(θ) puis il suffit de revenir
0 sin(θ) cos(θ)
dans la base canonique grâce à la matrice de passage.

− →
−u →

En pratique on pose U = − → , puis on choisit V dans (Vect(− →u ))⊥ , normé, et enfin on prend
|| u ||
−→ − → − →
W =U ∧V
On a (Vect(− →u ))⊥ = {(x, y, z) ∈ R3 /x + y + z = 0}.

− 1 →
− 1 −
→ 1
On pose donc U = √ (1, 1, 1), V = √ (1, −1, 0) et W = √ (1, 1, −2).
3 2 6
→ →
− − − →
La famille B = ( U , V , W ) est une base orthonormée directe de R3 et dans cette base la matrice de f

1 √0 0
 

est la matrice M ′ = 0 23 − √2
1
.
1 3
0 2 2  
√1 √1 √1
 √13 2
− √12
6
√1 
La matrice de passage de la base canonique de R3 à la base B ′ est : P =

 3 6
√1 0 − √26
3
3
Notons M la matrice de f dans la base canonique de R . Alors on a :
√ √ 
3+1 √ 1− 3 1√
1
M = P M ′ P −1 = P M ′ P T =  1√ 3 + 1 1√− 3
3
1− 3 1 3+1

Correction de l’exercice 12:


Soit f la réflexion vectorielle par rapport au plan F d’équation x + 2y − z = 0.
Idée : créer une BON directe de R3 dont le
 premier vecteur
 appartient à F ⊥ et les deux autres sont dans
−1 0 0
F . Dans cette base la matrice de f est  0 1 0 puis il suffit de revenir dans la base canonique
0 0 1
grâce à la matrice de passage.
En pratique : si on donne le plan F par son équation ax + by + cz = 0 alors le vecteur (a, b, c) est

− 1 →
− −
→ − → − →
orthogonal à F , donc on pose U = √ (a, b, c) puis V un vecteur de F et enfin W = U ∧ V .
2 2
a +b +c 2

Exercices TSI2 Page 9 Isométries d’un espace euclidien



− 1 →
− 1 −
→ − → − → 1
On pose U = √ (1, 2, −1), V = √ (1, 0, 1) et W = U ∧ V = √ (1, −1, −1)
6 2 3
′ → →
− − − →
La famille B = ( est une base orthonormée directe de R3 et dans cette base la matrice de f
U , V , W) 
−1 0 0

est la matrice M =  0 1 0.
0 0 1  1 
√ √1 1

 6 2 3
La matrice de passage de la base canonique de R3 à la base B ′ est : P =  √26 0 − √13 

− √16 √1
2
− 3
√1

Notons M la matrice de f dans la base canonique de R3 . Alors on a :


 
2 −2 1
1
M = P M ′ P −1 = P M ′ P T = −2 −1 2
3
1 2 2

Correction de l’exercice 13: Oral CCP 2008 (Difficile)



 x=1 →
− 1 → −
1. On peut, par exemple, choisir y = 0 , puis normer. On pose donc U = √ (− u −→w ). Attention,

z = −1 2

− 1
on ne peut pas écrire U = √ (1, 0, −1)...
2

→ 1 → − −→ −
→ − → →
2. On pose W = √ (− u +→ w ). (Pour trouver W je me suis inspirée de la méthode W = U ∧ − v ...).
2
→ → −
− →
La famille B ′ = ( U , −
v , W ) est une nouvelle base orthonormée de R3 .
 
1 0 0
3. On sait que dans cette base la matrice de r est de la forme MatB′ (r) = 0 cos(θ) − sin(θ).
0 sin(θ) cos(θ)


On doit donc avoir r(− →v ) = cos(θ)−→v + sin(θ)W .
4. Or, l’énoncé nous donne r(−

v ). On obtient alors :
 √
2 6
 cos(θ) = √ =


1 − 1
√ (→
u + 2−

v +−

w ) = cos(θ)−

v + sin(θ) √ (−

u +−

w) ⇔ √ 6 √3 .
6 2 2 3
 sin(θ) = √ =


6 3

5. On pose P la matrice de passage de la base B à la base B ′ . On a : MatB (r) = P MatB′ (r)P T .


1 
√ + 1 √1 √1 − 1
 1
0 √1


2 2
2 2
 6 6 6
À l’aide de la calculatrice, avec P =  0 1 0 , on obtient MatB (r) =  − √16 √2 − √1 .

6 6
− √12 0 √12 √1 − 1
6 2
√1
6
√1 + 1
6 2

Correction de l’exercice 14:


1. Les colonnes de A forment visiblement une famille orthonormée donc A ∈ O(4).
√ √
√0 −4 2 2 2 0

1 2 2 0 1 −√6
De plus det(A) = 4 √ , en faisant C2 ← C2 − C3 .
4 −2 2 0 √1 − 6
0 0 6 2

Exercices TSI2 Page 10 Isométries d’un espace euclidien


En développant ensuite par rapport à la deuxième colonne, on obtient

√ √ √ √
1 √ 2 √2 1 −√6 2 4 √2 0 √0
det(A) = 4 4 2 = 3 L ← L1 − L2
4 −2 2 √1 − 6 4 −2 2 √1 − 6 1
0 6 2 0 6 2
En développant alors par rapport à la première ligne, on obtient :

2 √
det(A) = 3 × 4 2(2 + 6) = 1
4
On a donc, A ∈ S O(4) et ainsi, f ∈ S O(E).
2. La famille (e1 , f (e1 )) étant génératrice de F , pour montrer que F est stable par f il suffit de montrer
que f (e1 ) et f (f (e1 )) appartiennent à F .
Il est évident que f (e1 ) appartient à F .
Montrons maintenant que f (f (e1 )) appartient à F .
√ √
2 2
D’après la matrice A, on sait que f (e1 ) = (e2 − e3 ). Donc f (f (e1 )) = (f (e2 ) − f (e3 )).
2 2
1 √ √
Or, toujours grâce à la matrice A, on a f (e2 ) = (−2 2e1 + e2 + e3 + 6e4 ) et
4
1 √ √
f (e3 ) = (2 2e1 + e2 + e3 + 6e4 ).
4 √
2 √
Donc on a f (f (e1 )) = × (− 2e1 ) = −e1 , c’est-à-dire f (f (e1 )) ∈ F .
2
En conclusion, F est stable par f .
Comme f est une isométrie et que F est stable par f , d’après le cours, F ⊥ est aussi stable par f .
* √ +
2
3. On a he1 |f (e1 )i = e1 | (e2 − e3 ) = 0 car la famille B est orthogonale.
2

2 1
De plus ||e1 || = 1 et ||f (e1 )||2 = || (e2 − e3 )||2 = (||e2 ||2 + ||e3 ||2 ) = 1 (e2 et e3 sont orthogonaux).
2 2
Donc la famille (e1 , f (e1 )) est orthonormée (donc libre) et génératrice de F , c’est une base ortho-
normée de F .  
0 −1
Comme f (f (e1 )) = −e1 , on a Mat(e1 ,f (e1 )) (f|F ) = et le déterminant de cette matrice vaut
1 0
1.
f|F est bien une rotation vectorielle.
* √ +
2
4. — On a he4 |e1 i = 0 car B est une base orthonormée et he4 |f (e1 )i = e4 | (e2 − e3 ) = 0 toujours
2
car B est une base orthonormée.
Donc e4 est orthogonal à e1 et f (e1 ) et comme la famille (e1 , f (e1 )) est génératrice de F alors
e4 ∈ F ⊥ .
— On remarque tout d’abord que dim(F ⊥ ) = 4 − dim(F ) = 2.
On a vu que F ⊥ est stable par f , donc comme e4 ∈ F ⊥ on a aussi f (e4 ) ∈ F ⊥ .
La famille (e4 , f (e4 )) est une famille de deux vecteurs de F ⊥ . Montrons qu’elle est libre. On
cherche les réels a et b tels que :
b=0
(
b √ √
ae4 + bf (e4 ) = 0 ⇔ ae4 + (− 6e2 − 6e3 + 2e4 ) = 0 ⇔ b ⇔a=b=0
4 a+ =0
2
La famille (e4 , f (e4 )) est une famille libre de deux vecteurs de F ⊥ qui est de dimension 2, donc
c’est une base de F ⊥ .
On a donc bien F ⊥ = Vect(e4 , f (e4 )).

Exercices TSI2 Page 11 Isométries d’un espace euclidien


5. On applique l’algorithme d’orthonormalisation de Schmidt à la famille (e4 , f (e4 )).
1 √ √
On cherche f4′ sous la forme f4′ = λe4 + f (e4 ) = λe4 + (− 6e2 − 6e3 + 2e4 ). On a alors :
4
1 1
he4 |f4′ i = 0 ⇔ λ + = 0 ⇔ λ = −
2 2

1 √ √ f ′
2
On a donc f4′ = (− 6e2 − 6e3 ) et on pose alors e′4 = 4′ = − (e2 + e3 ).
4 ||f4 || 2
La famille (e4 , e′4 ) est une base orthonormée de F ⊥ .
6. Il nous faut exprimer f (e4 ) et f (e′4 ) en fonction de (e4 , e′4 ).

1 √ √ 3 ′ 1
— f (e4 ) = (− 6e2 − 6e3 + 2e4 ) = e4 + e4 .
4√ √ 2 2 √ ! √
′ 2 2 1 1 6 1 ′ 3
— f (e4 ) = − (f (e2 ) + f (e3 )) = − e2 + e3 + e4 = e4 − e4 .
2 2 2 2 2 2 2
f (e1 ) = 0e1 + 1f (e1 ) + 0e4 + 0e′4


f (f (e1 )) = −e1 + 0f (e1 ) + 0e4√+ 0e′4





On a donc : 1 3 ′ .
f (e4 ) = 0e1 + 0f (e1 ) + e4 + e

 2√ 2 4
3 1


f (e′4 ) = 0e1 + 0f (e1 ) − e4 + e′4


2 2
0 −1 0 0
 
1 0 0 0√ 
Ainsi la matrice de f dans la base (e1 , f (e1 ), e4 , e′4 ) est  1
.
√2
0 0
2
− 3
3 1
0 0 2 2

Correction de l’exercice 15:


λ − 1 −i
On a χA (λ) = det(λI2 − A) = = (λ − 1)(λ + 1) + 1 = λ2 − 1 + 1 = λ2 .
−i λ + 1
A admet donc une unique valeur propre 0 et comme A 6= 0, A n’est pas diagonalisable.
On remarque donc qu’une matrice symétrique complexe n’est pas forcément diagonalisable.

Correction de l’exercice 16:


1. On sait que (AB)T = B T × AT = B × A, lorsque A et B sont symétriques.
Donc pour que AB soit symétrique il faut que les matrices A et B commutent (c’est-à-dire AB = BA).
     
1 1 1 −1 0 2
2. × =
1 2 −1 3 −1 5

Correction de l’exercice 17: Oral CCP 2013


— Si on suppose que A est antisymétrique alors A + AT = 0.
Donc on a bien A antisymétrique =⇒ (A + AT )p = 0.
— Supposons maintenant que (A + AT )p = 0.
La matrice A + AT est une matrice symétrique réelle. Elle est donc diagonalisable en base ortho-
normée.
Notons D une matrice diagonale et P une matrice orthogonale telles que A + AT = P DP T .
On a alors (A+ AT )p = P D p P T (on peut parfois demander de redémontrer ce résultat aux concours,
il faut alors faire une démonstration par récurrence.)
 p
d1 0 . . . 0

. .. 
 0 d2 ..
p
.

p T p
Donc P D P = 0 et comme P est inversible, on obtient D = 0 =  . . . .
 .. .. .. 0 
0 . . . 0 dpn

Exercices TSI2 Page 12 Isométries d’un espace euclidien


On a donc d1 = . . . = dn = 0 et donc D = 0 et ainsi A + AT = 0, ce qui signifie que A est
antisymétrique.

Correction de l’exercice 18:


1. La matrice A étant symétrique réelle on peut affirmer sans aucun calcul qu’elle est diagonalisable en
base orthonormée.
— Valeurs propres :

λ − 2 −1 −1 λ−4 λ−4 λ−4


χA (λ) = det(λI3 − A) = −1 λ − 2 −1 = −1 λ − 2 −1 L1 ← L1 + L2 + L3
−1 −1 λ − 2 −1 −1 λ − 2
1 1 1 0 λ−1 0
= (λ − 4) −1 λ − 2 −1 = (λ − 4) −1 λ − 2 −1 L1 ← L1 + L2
−1 −1 λ − 2 −1 −1 λ − 2
= (λ − 4) × (−1) × (λ − 1)(−λ + 2 − 1) = (λ − 4)(λ − 1)2
Les valeurs propres de A sont 4 et 1
— Vecteurs propres:     
 −2x + y + z = 0   x 1
z=x

• AX = 4X ⇔ x − 2y + z = 0 ⇔ Donc E4 = x /x ∈ R = Vect 1.
y=x
x + y − 2z = 0 x 1
  
 
1
1
On pose alors U = √ 1 Attention à penser à normer !
3 1
      
 x  1 0
2
• AX = X ⇔ x + y + z = 0 Donc E1 =  y  /(x, y) ∈ R = Vect   0  , 1 .

−x − y −1 −1
 
 
1
1  
On pose alors V = √ 0 (qui est bien orthogonal à U !)
2 −1
 
−1
1  
Enfin on pose W = U ∧ V = √ 2 . (On vérifie bien qu’il appartient à E1 ...)
6 −1
— Conclusion :
La famille (U, V, W ) est une base orthonormée de vecteurs propres. On a donc A = P DP T avec :
1 
√ √1 − √1
 
4 0 0
 3 2 6
D = 0 1 0 P =  √13 0 √2

6 
0 0 1 √1 − √1 − √1
3 2 6

2. La matrice A étant symétrique réelle on peut affirmer sans aucun calcul qu’elle est diagonalisable en
base orthonormée.
— Valeurs propres :

λ −1 1 λ+1 0 λ+1
χA (λ) = det(λI3 − A) = −1 λ − 2 1 = −1 λ − 2 1 L1 ← L1 + L3
1 1 λ 1 1 λ
1 0 1 1 0 0
= (λ + 1) −1 λ − 2 1 = (λ + 1) −1 λ − 2 2 C3 ← C3 − C1
1 1 λ 1 1 λ−1
= (λ + 1)((λ − 2)(λ − 1) − 2) = (λ + 1)(λ2 − 3λ) = λ(λ + 1)(λ − 3)
Les valeurs propres de A sont 0, −1 et 3

Exercices TSI2 Page 13 Isométries d’un espace euclidien


— Vecteurs propres :     
  −z −1
y=z

• AX = 0 ⇔ Donc E0 =  z  /z ∈ R = Vect  1 .
x = −z
z 1
 
 
−1
1
On pose alors U = √  1  Attention à penser à normer !
3 1     
  x 1
y=0

• AX = −X ⇔ Donc E−1 =  0  /x ∈ R = Vect 0.
z=x
x 1
 
 
1
1
On pose alors V = √ 0 (qui est bien orthogonal à U !)
2 1
    
  x 1
y = 2x

• AX = 3X ⇔ Donc E3 =  2x /x ∈ R = Vect
   2 .
z = −x
−x −1
 
 
1
1  
On pose W = √ 2 . On peut remarquer que W = U ∧ V ...
6 −1
— Conclusion :
La famille (U, V, W ) est une base orthonormée de vecteurs propres. On a donc A = P DP T avec :
 1 
− √1 √1
  √
0 0 0
 3 02 √26 
D = 0 −1 0 P =  √13 6 
0 0 3 √1 √1 − √1
3 2 6

3. La matrice A étant symétrique réelle on peut affirmer sans aucun calcul qu’elle est diagonalisable en
base orthonormée.
— Valeurs propres :

λ−5 1 −1 λ−5 1 0
χA (λ) = 1 λ−1 3 = 1 λ − 1 λ + 2 C3 ← C3 + C2
−1 3 λ−1 −1 3 λ+2
λ−5 1 0 λ−5 1 0
= (λ + 2) 1 λ − 1 1 = (λ + 2) 2 λ − 4 0 L2 ← L2 − L3
−1 3 1 −1 3 1
2
= (λ + 2) ((λ − 5)(λ − 4) − 2) = (λ + 2)(λ − 9λ + 18)
= (λ + 2)(λ − 3)(λ − 6)
Les valeurs propres de A sont −2, 3 et 6.
— Vecteurs propres :     
  0 0
x=0

AX = −2X ⇔ . Donc E−2 = z /z ∈ R = Vect
 1.
y=z
z 1
 
0
 
√1
On pose alors U =  2  Attention ne pas oublier de normer !
√1
2     
  −z −1
x = −z

AX = 3X ⇔ . Donc E3 = −z /z ∈ R = Vect
 −1.
y = −z
z 1
 

Exercices TSI2 Page 14 Isométries d’un espace euclidien


 1
−√
− √13 
On pose alors V =  3  Attention, penser à vérifier que U et V sont orthogonaux et à normer
√1
3
V!     
  2z 2
x = 2z

AX = 6X ⇔ Donc E6 = −z /z ∈ R = Vect
  −1.
y = −z
z 1
 
 2 

 6 
On pose alors W = − √16  Attention, penser à vérifier que U, V et W sont orthogonaux et à
√1
6
normer W !
— Conclusion :
La famille (U, V, W ) est une base orthonormée de vecteurs propres. On a donc A = P DP T avec :
 
0 − √13 √26
 
−2 0 0
D =  0 3 0 P =  √12 − √13 − √16 
 
0 0 6 √1 √1 √1
2 3 6

Correction de l’exercice 19: Oral CCP 2006


Les résultats sont donnés sans le détail des calculs.
1. La matrice A est symétrique réelle donc elle est diagonalisable.
     
1 0 1
On trouve sp(A) = {3, 6}, E3 = Vect   0 , 1
    et E6 = Vect 1.
−1 −1 1
   
3 0 0 1 0 1
En posant D = 0 3 0 et P =
   0 1 1, on a A = P DP −1.
0 0 6 −1 −1 1
 
x(t)
2. On pose X(t) = y(t). Le système donné peut alors s’écrire X ′ (t) = AX(t).

z(t)
On pose alors Y (t) = P −1 X(t) ⇔ X(t) = P Y (t). On a donc :

C1 e3t
 

X ′ (t) = AX(t) ⇔ P Y ′ (t) = P DP −1P Y (t) ⇔ Y ′ (t) = DY (t) ⇔ Y (t) = C2 e3t 
C3 e6t

où C1 , C2 , C3 sont des constantes réelles.



 x(t) = C1 e3t + C3 e6t
Les solutions du système sont donc y(t) = C2 e3t + C3 e6t .
3t 3t 6t
z(t) = −C1 e − C2 e + C3 e

3. Il faut ici déterminer les constantes C1 , C2 , C3 pour satisfaire les conditions


 initiales.
 x(t) = e3t + e6t
La solution du système vérifiant les conditions initiales de l’énoncé est y(t) = e3t + e6t .
z(t) = −2e3t + e6t

Exercices TSI2 Page 15 Isométries d’un espace euclidien


Correction de l’exercice 20:  
0 a b

− →

Comme r( i ) = k , la matrice recherchée est de la forme A = 0 c d .
1 e f
La matrice A doit être une matrice orthogonale positive car c’est une matrice de rotation.
Le fait que les deux dernières colonnes soient orthogonales à la première nous donne immédiatement
e = f = 0.    
1 1
→ −
− → − → → −
− → − →
L’indication r( i − j + k ) = i − j + k (vecteur de l’axe reste inchangé), s’écrit A −1 = −1
1 1
et nous donne b = a + 1 et d = c − 1.
Ensuite en imposant que les deux dernières colonnes sont orthonormées on a :
 2  2
 a + c2 = 1  a + c2 = 1  2 
2 2 2a + 2a = 0 a = 0 ou a = −1
(a + 1) + (c − 1) = 1 ⇔ 2a + 1 − 2c + 1 = 0 ⇔ ⇔
c=a+1 c=a+1
a(a + 1) + c(c − 1) = 0 1+a−c=0
 

 
0 −1 0
Une matrice de rotation ayant un déterminant égal à 1, la seule possibilité est A = 0 0 −1.
1 0 0

Correction de l’exercice 21:


1  1 
1. X T BX = X T AT X + X T AX = (X T AX)T + X T AX .
2 2
Mais X T AX ∈ R donc (X T AX)T = X T AX et donc X T BX = X T AX.
2. B étant une matrice symétrique réelle, elle est diagonalisable en base orthonormée.
Notons (X1 , . . . , Xn ) une BON de vecteurs propres associés aux valeurs propres λ1 , . . . , λn .
n
X
Pour tout X ∈ Mn,1 (R), il existe x1 , . . . , xn des scalaires tels que X = xi Xi .
i=1
n
! n
!
X X
On a alors X T BX = xi XiT λi xi Xi . Les (Xi ) étant une BON on a XiT Xi = 1 et si i 6= j,
i=1 i=1
XiT Xj = 0.
n
X
T
Donc X BX = λi x2i .
i=1
Or, pour tout i, α 6 λi 6 β. Donc
n
X n
X
α xi 6 X BX 6 β x2i ⇔ αX T X 6 X T AX 6 βX T X.
2 T

i=1 i=1

3. Si λ est une valeur propre de A, on prend X un vecteur propre associé de norme 1 et on applique la
question précédente :
α 6 λ 6 β.
Donc sp(A) ⊂ [α; β].

Exercices TSI2 Page 16 Isométries d’un espace euclidien

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