CONSERVATION
CONSERVATION
*****
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
*****
UNIVERSITE NATIONALE DES SCIENCES, TECHNOLOGIES,
INGENIERIE ET MATHEMATIQUES
*****
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE GENIE ENERGETIQUE ET
PROCEDES (ENSGEP)
*****
DEVOIR D’ESSAI POUR LA REDACTION D’UN PROJET MEMOIRE
Rédigé par :
Corneillia R. G. HOUNTONDE
Sous la direction de :
L’Ingénieur. Mr DO-BEHANZIN
0
Tables des matières
Introduction générale ............................................................... 2
Chapitre 1 : Présentation générale du sujet ...................................... 4
1.1 Présentation générale du sujet ....................................................... 4
1.2 Contexte local : Malabo ................................................................. 5
1.2.1 Conditions climatiques de Malabo ........................................ 5
1.2.2 Diagnostic des infrastructures existantes ............................ 6
1.2.3 Défis spécifiques à la conservation des denrées ................. 6
1.2.4 Enjeux environnementaux .................................................. 6
1.2.5 Opportunités pour le développement durable .................... 7
1.3 Objectifs du projet ........................................................................... 7
1
2.6.1 Fermentation lactique .......................................................... 13
2.6.2 Fermentation alcoolique ...................................................... 13
2.7 L'irradiation alimentaire .................................................................. 14
2.7.1 Applications de l'irradiation ................................................ 14
2.8 La conservation par réfrigération dynamique ............................... 14
2.8.1 Applications du refroidissement rapide .............................. 14
2
Introduction générale
La conservation des denrées alimentaires est un maillon essentiel de la
chaîne du froid, visant à préserver la qualité, la fraîcheur et la sécurité sanitaire
des produits périssables. Les chambres froides, outils indispensables dans ce
domaine, permettent de maintenir des températures adaptées à chaque type de
produit afin de limiter les processus de dégradation biologique, chimique ou
microbiologique. Ces installations, qu'elles soient de type positif ou négatif,
jouent un rôle crucial dans la logistique agroalimentaire, en particulier dans les
régions où les conditions climatiques posent des défis importants.
Dans un contexte tropical comme celui de Malabo, caractérisé par des
températures ambiantes élevées et une forte humidité, la gestion de la
conservation devient encore plus complexe. Les spécificités climatiques de cette
région exigent des équipements frigorifiques performants, conçus pour répondre
aux contraintes environnementales et énergétiques tout en assurant une
réfrigération optimale des denrées.
Ainsi, ce projet s’intéresse aux principes de conservation des denrées
alimentaires dans des chambres froides positives et négatives, en prenant pour
exemple deux produits spécifiques : la mangue pour les chambres froides
positives et les filets de poisson pour les chambres froides négatives. Pour chaque
cas, une méthodologie détaillée sera adoptée pour le dimensionnement des
chambres, incluant les étapes suivantes : l’analyse des conditions climatiques
locales, des matériaux d’isolation , ainsi que l’estimation de la charge thermique
totale. Ce travail vise à proposer des solutions adaptées au contexte de Malabo
tout en respectant les exigences techniques et environnementales.
3
4
1.1. Présentation générale du sujet
La conservation des denrées alimentaires est un pilier fondamental de la
logistique agroalimentaire, permettant de maintenir la qualité et la sécurité
sanitaire des produits depuis leur production jusqu’à leur consommation [1]. Dans
le domaine du froid industriel et commercial, les chambres froides représentent
des équipements clés pour répondre aux exigences de conservation des produits
périssables [2]. Elles permettent de ralentir les processus biologiques (respiration
cellulaire, maturation) et microbiologiques (prolifération bactérienne), tout en
minimisant les pertes post-récolte ou post-capture [3].
L'utilisation des chambres froides s'inscrit dans une évolution
technologique qui a révolutionné la conservation des denrées alimentaires,
passant des méthodes traditionnelles, comme l’utilisation de glace naturelle, aux
technologies modernes utilisant des systèmes frigorifiques avancés [4].
En outre, la chaîne du froid joue un rôle économique majeur, non seulement
en limitant les pertes alimentaires, mais également en garantissant un
approvisionnement constant et en améliorant la compétitivité des acteurs locaux
sur les marchés internationaux [1]. Ce rôle est d’autant plus crucial dans les
régions tropicales où les conditions climatiques accélèrent la détérioration des
produits [5].
Pour garantir une conservation optimale, les chambres froides sont conçues
pour répondre à des besoins spécifiques :
Les chambres froides positives (0°C à 10°C) : adaptées aux produits frais (fruits,
légumes, produits laitiers, viandes non congelées) [2].
Les chambres froides négatives (-18°C à -25°C) : destinées aux produits
surgelés (poissons, viandes, fruits surgelés) [3].
Dans un tel contexte, le respect des réglementations internationales, telles
que l’HACCP (Hazard Analysis Critical Control Points) ou les normes ISO 22000
sur la sécurité alimentaire, garantit le bon fonctionnement des chambres froides
et la sécurité sanitaire des produits [6].
5
Malabo, située sur l'île de Bioko, en Guinée équatoriale, est soumise à un
climat équatorial marqué par :
Températures élevées : une moyenne annuelle entre 27°C et 30°C [7].
Humidité relative importante : souvent supérieure à 80%, ce qui favorise la
détérioration rapide des denrées périssables [7].
Précipitations abondantes : environ 2 000 à 3 000 mm de pluie par an,
accentuant les problèmes d’humidité dans les environnements de stockage [8].
Ces conditions imposent l’utilisation d’infrastructures frigorifiques
adaptées, capables de maintenir des températures stables même dans un
environnement où les conditions extérieures exercent une pression thermique
importante [5].
6
1.2.4. Enjeux environnementaux
Les systèmes frigorifiques, bien qu’indispensables, présentent un impact
environnemental notable :
Émissions de gaz à effet de serre : Les fluides frigorigènes utilisés (HFC,
HCFC) contribuent au réchauffement climatique [5].
Consommation énergétique élevée : Les chambres froides dépendent d'une
alimentation électrique continue, souvent alimentée par des sources d’énergie non
renouvelables [4].
Ces enjeux mettent en évidence la nécessité de développer des solutions durables,
telles que l’utilisation de fluides naturels (CO₂, NH₃) et de systèmes frigorifiques
fonctionnant à l’énergie solaire [4].
1.2.5. Opportunités pour le développement durable
Malabo dispose d’un fort potentiel pour le développement d’infrastructures
frigorifiques durables :
Exploitation des énergies renouvelables : L’abondance d’ensoleillement offre
une opportunité de développer des systèmes de chambres froides solaires pour
pallier les coupures d’électricité [5].
Renforcement de la chaîne du froid : Des investissements publics et privés dans
des infrastructures modernes pourraient considérablement réduire les pertes
alimentaires et soutenir les producteurs locaux [4].
Partenariats stratégiques : Des financements d’organisations internationales
(FAO, ONUDI) ou des partenariats public-privé pourraient accélérer le
développement d’une chaîne du froid durable [1].
7
3. Dimensionner des chambres froides performantes en se basant sur des
méthodologies rigoureuses, avec une étude spécifique sur :
Les mangues, dans une chambre froide positive.
Les filets de poisson, dans une chambre froide négative [3].
4. Prendre en compte les aspects environnementaux en proposant des solutions
durables et économes en énergie [5].
5. Proposer des recommandations pour renforcer les infrastructures frigorifiques
à Malabo, en tenant compte des besoins des acteurs locaux (producteurs,
distributeurs, consommateurs) [9].
Conclusion du chapitre
Ce cadre général permet de poser les bases de l’étude en identifiant les
enjeux globaux et locaux liés à la conservation des denrées alimentaires dans un
environnement tropical. Il met également en lumière l’importance d’une approche
technique.
8
LES PRINCIPES DE CONSERVATION DES
9
Le processus de conservation des denrées alimentaires vise à prolonger la
durée de vie des produits tout en maintenant leur qualité nutritionnelle,
organoleptique (goût, couleur, texture) et sanitaire. Différents principes et
technologies sont appliqués en fonction des types de produits à conserver et des
conditions environnementales locales. Les deux principes principaux de
conservation sont : le contrôle de la température et la gestion de l'humidité, avec
l'ajout d'autres technologies comme la gestion de l’atmosphère, la pasteurisation,
ou encore l’utilisation de conservateurs naturels.
2.1. Le contrôle de la température
Le contrôle de la température est l'un des moyens les plus efficaces pour
ralentir les processus biologiques, chimiques et microbiologiques qui conduisent
à la détérioration des produits alimentaires. Selon le type de produit et la durée de
conservation requise, il est nécessaire de maintenir des températures spécifiques.
Cette conservation par le froid s’effectue principalement dans des chambres
froides positives et négatives.
2.1.1. Chambres froides positives
Les chambres froides positives (0°C à 10°C) sont utilisées pour la
conservation de produits périssables comme les fruits, légumes, laitages, viandes
fraîches et poissons non congelés. À ces températures, la croissance des micro-
organismes est ralentie et la respiration des fruits et légumes est réduite, ce qui
permet de maintenir leur fraîcheur plus longtemps [1].
Par exemple, pour les légumes frais comme les tomates, les carottes et les
pommes de terre, une température comprise entre 4°C et 8°C est idéale. En
revanche, des produits comme les viandes et les poissons doivent être stockés à
des températures proches de 0°C pour limiter la croissance bactérienne [2].
10
Le processus de surgélation, qui consiste à abaisser rapidement la
température des produits à des niveaux très bas, est crucial pour préserver leur
qualité nutritionnelle et organoleptique en minimisant la formation de cristaux de
glace à l'intérieur des cellules [4].
2.2. La gestion de l'humidité
L'humidité joue un rôle crucial dans la conservation des denrées
alimentaires. Une humidité trop élevée peut entraîner une détérioration rapide par
développement de moisissures et de bactéries, tandis qu’une humidité trop faible
peut entraîner une déshydratation des produits et altérer leur texture et leur goût
[5].
2.2.1. Humidité et fruits/légumes
Les fruits et légumes, qui sont très sensibles à l'humidité, doivent être
stockés dans des environnements où le taux d'humidité relative est contrôlé. Par
exemple, des niveaux d'humidité d'environ 85-95 % sont nécessaires pour les
légumes à feuilles (comme la laitue et les épinards), tandis que des produits
comme les pommes de terre nécessitent un environnement avec une humidité plus
basse pour éviter la germination et la dégradation [6].
2.2.2. Humidité et viandes/poissons
Pour les viandes et poissons frais, une gestion précise de l'humidité est
cruciale pour éviter la perte d'eau et le dessèchement du produit. Une humidité
relative de 80 à 85 % est généralement recommandée pour maintenir une texture
agréable et éviter la dessiccation [7].
Dans le cas de produits surgelés, l'humidité joue également un rôle, en
particulier dans le phénomène de "brûlure de congélation", qui peut altérer la
texture et le goût des produits [3].
2.3. L'atmosphère contrôlée
Le contrôle de l'atmosphère dans les chambres froides est une technique qui
consiste à modifier la composition de l'air autour des produits pour ralentir leur
maturation et leur dégradation. Cette méthode est particulièrement utilisée pour
les fruits et légumes.
2.3.1. Atmosphère modifiée (AM)
L'atmosphère modifiée consiste à ajuster les concentrations de gaz tels que
l'oxygène, le dioxyde de carbone et l'azote. Par exemple, en réduisant la
concentration d'oxygène et en augmentant celle du dioxyde de carbone, on peut
ralentir la respiration des fruits et prolonger leur durée de conservation [8].
11
Cette technique est largement utilisée pour la conservation de fruits
tropicaux, comme les mangues ou les avocats, qui ont des taux de maturation
rapides lorsqu'ils sont stockés dans des conditions normales [9]. L’atmosphère
contrôlée permet aussi de limiter la croissance microbienne en limitant la quantité
d’oxygène disponible pour certains pathogènes [5].
2.4. Les autres technologies de conservation
Outre la température et l'humidité, plusieurs autres technologies et
méthodes peuvent être appliquées pour prolonger la durée de vie des denrées
alimentaires.
2.4.1. La pasteurisation et la stérilisation
La pasteurisation est une méthode thermique consistant à chauffer les
produits alimentaires à une température déterminée pour détruire les micro-
organismes pathogènes sans altérer leur goût et leurs qualités nutritionnelles [10].
Elle est utilisée pour les produits laitiers, les sauces et certains fruits en conserve.
La stérilisation, plus intense, est utilisée pour détruire tous les micro-
organismes présents, permettant ainsi une conservation à température ambiante.
Elle est utilisée dans la conservation des conserves de légumes, de soupes, et de
produits carnés en boîte [11].
2.4.2. Les conservateurs naturels
Les conservateurs naturels, tels que le sel, le sucre, les épices, et les acides
organiques (vinaigre, citron), sont utilisés depuis des siècles pour préserver les
aliments. Ces substances agissent en réduisant l'humidité, en inhibant la
croissance des micro-organismes ou en altérant l’acidité du produit, ce qui freine
la dégradation [12]. Par exemple, le sel est couramment utilisé pour la
conservation de la viande (salaison), tandis que le sucre est utilisé pour les
confitures et gelées.
2.5. La conservation par le séchage
Le séchage est l'une des plus anciennes méthodes de conservation des
denrées alimentaires. Il consiste à éliminer l'eau des aliments, empêchant ainsi le
développement de micro-organismes et ralentissant les réactions enzymatiques
qui provoquent la dégradation. Cette méthode est particulièrement utilisée pour
les fruits, les légumes, les herbes, les viandes et les poissons [13].
12
Séchage à l'air libre : C’est la méthode traditionnelle où les aliments sont
exposés à l'air, souvent au soleil. Elle est particulièrement utilisée dans les régions
tropicales où les conditions climatiques permettent un séchage naturel rapide. Par
exemple, le séchage des tomates ou des mangues peut se faire à l'air libre [14].
Séchage par déshydratation : C’est une méthode plus avancée qui utilise
des équipements comme les déshydrateurs à air chaud ou à micro-ondes. Elle
permet d'éliminer l'humidité de manière plus contrôlée, réduisant ainsi les pertes
nutritionnelles et organoleptiques [15]. Cette méthode est largement utilisée pour
les fruits tropicaux, les légumes et les herbes séchées.
Le séchage offre une alternative viable aux techniques frigorifiques,
particulièrement dans les zones où les infrastructures frigorifiques sont limitées.
Il permet également de conserver les produits sans avoir besoin d'électricité, ce
qui est essentiel dans un environnement comme Malabo où l'approvisionnement
énergétique peut être instable [16].
2.6. La conservation par fermentation
La fermentation est une méthode de conservation qui repose sur l'utilisation
de micro-organismes (bactéries, levures) pour transformer les denrées
alimentaires et prolonger leur durée de vie. Elle est utilisée dans la production de
divers aliments, tels que les yaourts, le fromage, le pain, ainsi que dans la
préparation de produits de la mer ou de légumes [17].
2.6.1. Fermentation lactique
La fermentation lactique est utilisée dans la production de produits comme
les yaourts et le kimchi. Les bactéries lactiques transforment les sucres des
aliments en acide lactique, créant un environnement acide qui inhibe la croissance
de bactéries pathogènes et prolonge la durée de conservation [18].
2.6.2. Fermentation alcoolique
La fermentation alcoolique, utilisée pour la production de boissons
alcoolisées comme le vin, la bière, ou même dans certains types de pain, permet
également de prolonger la durée de conservation de ces produits. Cette méthode
est particulièrement populaire pour la conservation des fruits tropicaux qui,
autrement, se détérioreraient rapidement [19].
Dans les conditions locales de Malabo, où la chaîne du froid est parfois
difficile à maintenir, la fermentation offre une alternative intéressante pour
certains produits alimentaires, en particulier dans les secteurs du lait et de la
viande [17].
13
2.7. L'irradiation alimentaire
L'irradiation est une technique moderne de conservation qui consiste à
exposer les aliments à des rayonnements ionisants (rayons gamma, faisceaux
d'électrons, rayons X). Cette méthode est utilisée pour tuer les micro-organismes
et les insectes, ralentir la maturation des fruits et légumes, et prolonger la durée
de conservation des produits [20].
14
Refroidissement rapide des fruits et légumes : Cette méthode est
particulièrement utile pour les fruits et légumes frais, en ralentissant leur
maturation et en prolongeant leur durée de conservation [25].
Le refroidissement rapide est donc une technologie prometteuse pour
améliorer l'efficacité de la chaîne du froid, particulièrement dans des
environnements comme Malabo où les coupures d’électricité peuvent nuire au
stockage efficace des produits alimentaires [23].
Conclusion du chapitre
Les principes de conservation des denrées alimentaires sont variés et
dépendent des caractéristiques des produits ainsi que des ressources disponibles.
Le contrôle de la température et de l'humidité reste essentiel, mais des méthodes
alternatives comme le séchage, la fermentation, l'irradiation ou le refroidissement
rapide offrent des solutions supplémentaires qui peuvent être particulièrement
efficaces dans des environnements tropicaux comme Malabo. Ces technologies,
lorsqu'elles sont utilisées de manière combinée, peuvent améliorer
considérablement la sécurité alimentaire et la durée de vie des produits, tout en
répondant aux défis spécifiques du climat et des infrastructures locales.
15
METHODOLOGIE POUR LE
16
Introduction
Le dimensionnement des chambres froides est une étape essentielle pour
garantir une conservation efficace des denrées alimentaires tout en minimisant la
consommation énergétique. Cette opération repose sur une analyse approfondie
des besoins en stockage, des conditions environnementales et des propriétés des
matériaux utilisés. Dans le contexte tropical de Malabo, des solutions spécifiques
sont nécessaires pour faire face aux conditions climatiques particulières. Ce
chapitre détaille les étapes clés du dimensionnement, en abordant l'analyse des
besoins, l'impact des conditions climatiques, l’isolation thermique, le choix des
matériaux, et les calculs thermiques.
3.1. Analyse des besoins et identification des paramètres clés
Nature des produits à stocker : Les produits alimentaires nécessitent des
conditions spécifiques de température et d'humidité pour garantir leur
conservation optimale. Chaque type de produit a des besoins uniques qui
déterminent les conditions spécifiques de température et d'humidité à maintenir
[1].
Température et Humidité : Les fruits tropicaux comme les mangues
demandent une température de 12-15°C et une humidité relative contrôlée pour
éviter la déshydratation. Les produits congelés comme le poisson, quant à eux,
exigent une température de -18°C ou plus pour ralentir la croissance des bactéries
et maintenir leur qualité [2].
Quantité et fréquence de stockage : Le volume des produits à stocker,
ainsi que la fréquence de leur ajout ou retrait, joue un rôle important dans la
capacité de la chambre froide et le dimensionnement du système frigorifique.
Volume des produits : Il est essentiel d’adapter la capacité de réfrigération
aux variations quotidiennes de la quantité de produits stockés pour éviter des
pertes d’énergie [3].
Fréquence de remplissage : Cette fréquence peut varier, affectant le
dimensionnement de la chambre froide et le calcul des charges thermiques.
Conditions de température et d'humidité à maintenir : Les exigences
spécifiques des produits déterminent les températures et l'humidité relative à
maintenir. Une surveillance constante et des régulations fines sont nécessaires
pour préserver la qualité des produits [4].
17
3.2. Conditions environnementales : Impact sur le dimensionnement
des chambres froides
Les conditions climatiques locales influencent directement la conception
des chambres froides. Un climat tropical, comme celui de Malabo, impose des
ajustements particuliers pour maintenir une température stable dans la chambre
froide tout en optimisant l'efficacité énergétique.
1. Aspect général des conditions environnementales :
Température extérieure : La température ambiante joue un rôle crucial
dans la charge thermique. Dans les zones à température élevée, le système
frigorifique doit être plus puissant pour compenser l’augmentation de la
température intérieure de la chambre froide [5].
Humidité relative : Une humidité élevée peut entraîner une condensation
et une augmentation de la charge thermique à l'intérieur de la chambre froide. Cela
nécessite une gestion particulière de l'humidité pour éviter des dégradations des
produits stockés [6].
Vents et fluctuations saisonnières : Les vents peuvent moduler la
conductivité thermique à travers les parois de la chambre froide. En climat
tropical, l'humidité et les vents peuvent aussi affecter la ventilation et la gestion
de l'air au sein de la chambre froide [7].
18
Pluviométrie et vents : Les périodes de pluie et de vent peuvent accroître
les défis liés à l’étanchéité et à l’isolation, nécessitant des matériaux performants
pour éviter l’infiltration de chaleur ou d’humidité [7].
Les conditions environnementales spécifiques à Malabo augmentent la
charge thermique et la nécessité de choisir des matériaux et des équipements
adaptés pour garantir la performance de la chambre froide.
20
Le calcul de la charge thermique est une étape cruciale pour dimensionner
correctement la puissance frigorifique et les équipements associés. Il consiste à
évaluer les sources de chaleur externes (température, humidité) et internes
(produits stockés, équipements).
21
e : épaisseur de l’isolant (m)
λ : coefficient de conduction thermique (W /m.K)
*Calcul de l'épaisseur de la couche isolante
Le flux de chaleur à travers une paroi plane composé d’une superposition
de plusieurs couches d'épaisseurs ei est donné par la relation suivante [5] :
q=k∆T………………………….(3)
Où ΔT : différence de température entre les deux côtés de la paroi en K qui
est égale à [(Te +Δt)-Ti] ;
Pour le calcul du coefficient de transmission thermique globale de la paroi
on ne tient compte que de la résistance thermique de l'isolant (e / ), en négligeant
toutefois les résistances thermiques superficielles interne et externe. Cela nous
conduit à surestimer l’épaisseur de l’isolant.
Le coefficient de transmission thermique k devient donc égal à :
𝟏 𝝀𝒊
K= 𝒆𝒊 = ……………….(4)
𝒆𝒊
𝝀𝒊
Nota :
Pour un sol non isolé la température à considérer est de 15°C avec la
formule suivant :
RT = Σ(e/λ) + 1 / hi …….. (6)
Les flux de chaleur admissibles à travers les parois de la chambre froide
sont les suivants :
pour les chambres froides positives : 7 Kcal/h/m²(8 W/m²)
pour les chambres froides négatives : 5 kcal/h/m²(6 W/m²)
3.5.2-Charge thermique par renouvellement d'air
Dans certaines chambres froides, il est prévu de renouveler plus ou moins l'air
ambiant, c'est-à-dire, de remplacer une partie de l'air de la chambre froide par de
l'air extérieur dont la température est supérieure à celle de la chambre froide pour
certaines périodes de l'année.
22
La quantité d'air neuf admise doit être refroidie à la température de la chambre
froide, donc c'est une charge thermique.
Cette charge thermique par renouvellement de l'air est déterminée par la formule
suivante:
Qre =mae*∆h, KJ……………… (6)
où
mae : masse d'air extérieur admis en kg;
∆h : différence d'enthalpie entre l'air extérieur et l'air ambiant de la chambre en
KJ/kg
∆h = he – hi (7)
tel que he et hi sont respectivement les enthalpies de l'air extérieur et intérieur la
chambre en KJ/kg, à déterminer à partir du diagramme de l’air humide (AnnexeI)
*Détermination de débit massique de l’air extérieur :
Le débit massique de l’air extérieur admis peut s’obtenir par la relation suivante:
𝑽𝒆×𝝆
mae= ……………….(8)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
Avec :
Vae : débit volumique d’air extérieur en m³/j
(86 400 = nombre de secondes dans une journée)
𝛒 : masse volumique de l'air de la chambre froide en kg/m3
Où
𝝆𝟎
𝛒= 𝜭
𝟏+
𝟐𝟕𝟑,𝟏𝟓
24
n’ : nombre de personnes opérant dans la chambre froide
qp : quantité de chaleur dégagée par unité de temps par une personne en
activité en W(voir tableau 1) [3]
t’ : durée de présence de chaque personne dans la chambre froide en h/j.
Le métabolisme d’une personne en activité dans une chambre froide est
lié à la température intérieure de celle-ci.
Le tableau1 donne le métabolisme d’une personne en activité dans une
chambre froide en fonction de la température de celle-ci.
Température de la Quantité de chaleur
chambre froide (°C) dégagée par personne
20 180
15 200
10 210
5 240
0 270
-5 300
-10 330
-15 360
-20 390
-25 420
avec
Qmd : charge thermique due aux machines diverses en W
ï: nombre de personnes opérant dans la chambre froide
25
ƥ : puissance de chaque type de machine en W
đ : durée de fonctionnement de chaque type de machine en h/j.
les Charges thermiques internes dépendantes des denrées entreposées
D) Charge thermique due aux denrées entrantes (Qde) :
Cette charge résulte du fait que les produits introduits dans la chambre
froide sont toujours à une température supérieure à celle de la chambre et qu’ils
dégagent une certaine quantité de chaleur aussi longtemps que leur température
n’est pas tombée à la température d’entreposage [17].
La charge due aux produits entrants est donnée par la formule suivante [3]:
𝐦∗(𝐂𝟏∗(𝐓𝟏−𝐓𝟐)+𝐋+𝐂𝟐∗(𝐓𝟐−𝐓𝟑))
Qde = …………… (15)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
26
𝟎,𝟓×𝒂+𝟎,𝟒𝟔×𝒃
• Capacité après congélation : C2= …….. (17.b)
𝟏𝟎𝟎
Avec
a : teneur en eau de la denrée en %
b: teneur en matière solide en %
C1 et C2 : précédemment définis.
𝐦∗𝐪𝐫𝐞𝐬
Qres = …………… (18)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
27
4) Puissances frigorifiques intermédiaire de l’évaporateur :
Qint=Qtr+Qre+Qec+Qper+Qmd+Qde+Qresp+Qferm……….(20)
29
Groupe II *Resserre à viande
*Séchoir à saucissons 4 x 20 min/d
*Chambre de saumurage
*Chambre de maturation
Groupe III *Chambre froide à produits *laitiers 3 x 20 min/d
Chambre froide à fruits et légumes
Tableau 3 : Nombre et durée des périodes de dégivrage à prévoir pour
différentes chambres froides et meubles frigorifiques.
4.4 Puissance frigorifique effective de l’évaporateur (Péff):
La puissance frigorifique effective de l’évaporateur s’obtient en ajoutant à la
puissance frigorifique intermédiaire de celui-ci, les puissances dues aux charges
thermiques des moteurs des ventilateurs et des résistances de dégivrage.
C’est-à -dire la formule s’écrit [27] :
𝐐𝟎×𝟐𝟒
Péff = …………………..(24)
𝒕𝒊𝒏𝒔𝒕
30
CHAMBRE FROIDE POSITIVE : conservation de mangues
Données de base :
• Produit à conserver : Mangues
• Capacité de stockage : 50 tonnes de mangues
• Température de conservation : 12 °C
• Humidité relative optimale : 90 %
• Durée de conservation : 2 à 3 semaines
• Température extérieure moyenne à Malabo : 30 °C
• Dimensions de la chambre froide :
• Longueur : 7 m
• Largeur : 8 m
• Hauteur : 4 m
• Éclairage : 8 W/m² pendant 10 heures par jour
• Entrée quotidienne de produits : 6 tonnes de mangues à une température de
28 °C
• Personnel : 3 personnes dégageant chacune 300 W, travaillant 8 heures par
jour
• Puissance des moteurs des ventilateurs : 700 W, fonctionnant 6 heures par
jour
• Dégivrage de l’évaporateur : Résistance de 4200 W, avec 2 dégivrages de
30 minutes par jour
• Coefficient de convection :
• Interne (1/hi) : 0,065 W/m²·K
• Externe (1/he) : 0,05 W/m²·K
31
W/m·K)
• Revêtement extérieur : Enduit cimenté hydrofuge ou peinture
imperméabilisante (λ ≈ 0,5 W/m·K)
Plafond :
• Revêtement intérieur : Acier inoxydable/tôle galvanisée (épaisseur : 0,5
mm, λ ≈ 15 W/m·K)
• Isolation thermique : Polyuréthane (PUR) (épaisseur : 100 mm, λ = 0,03
W/m·K)
• Pare-vapeur : Film en polyéthylène (épaisseur : 0,2 mm, λ ≈ 0,22 W/m·K)
• Structure porteuse : Poutres métalliques légères (λ ≈ 60 W/m·K)
Porte de la chambre froide :
• Porte isotherme : Acier galvanisé avec isolation en polyuréthane (épaisseur
: 80 mm, λ = 0,02 W/m·K pour l'isolant)
Joints d’étanchéité :
• Joints en caoutchouc ou silicone (λ ≈ 0,3 W/m·K)
Sol de la chambre froide :
• Chape d'usure : Béton lisse (épaisseur : 20 mm, λ ≈ 1,4 W/m·K)
• Isolation thermique : Polyuréthane (PUR) (épaisseur : 100 mm, λ = 0,03
W/m·K)
• Pare-vapeur : Membrane en polyéthylène renforcé (épaisseur : 0,2 mm, λ ≈
0,22 W/m·K)
• Structure porteuse : Dalle armée en béton (épaisseur : 100 mm, λ ≈ 1,7
W/m·K)
• Coefficient de convection :
Plancher :
• Béton lisse (épaisseur : 30 mm, λ ≈ 1,4 W/m·K)
• Polyuréthane (épaisseur : 120 mm, λ = 0,03 W/m·K)
• Polyéthylène renforcé (épaisseur : 0,3 mm, λ ≈ 0,22 W/m·K)
• Dalle armée en béton (épaisseur : 120 mm, λ ≈ 1,7 W/m·K)
Murs :
• Acier inoxydable/tôle galvanisée (épaisseur : 0,7 mm, λ ≈ 15 W/m·K)
• Polystyrène extrudé (XPS) (épaisseur : 150 mm, λ = 0,033 W/m·K)
33
• Polyéthylène (épaisseur : 0,3 mm, λ ≈ 0,22 W/m·K)
• Bloc béton creux (épaisseur : 20 cm, λ ≈ 1,2 W/m·K)
• Enduit hydrofuge (λ ≈ 0,5 W/m·K)
Plafond :
• Acier inoxydable/tôle galvanisée (épaisseur : 0,7 mm, λ ≈ 15 W/m·K)
• Polyuréthane (épaisseur : 120 mm, λ = 0,03 W/m·K)
• Polyéthylène (épaisseur : 0,3 mm, λ ≈ 0,22 W/m·K)
• Poutres métalliques légères (λ ≈ 60 W/m·K)
Porte :
• Acier galvanisé + Polyuréthane (épaisseur : 100 mm, λ = 0,02 W/m·K pour
l'isolant)
• Joints : Caoutchouc ou silicone (λ ≈ 0,3 W/m·K)
A) Pour le plancher :
34
RT = 1/hi + Σ(e/λ) (car sol non isolé, formule 6)
Chape béton lisse : 0,02/1,4 = 0,0143 m²·K/W
Polyuréthane : 0,100/0,03 = 3,333 m²·K/W
Polyéthylène : 0,0002/0,22 = 0,0009 m²·K/W
Dalle béton : 0,100/1,7 = 0,0588 m²·K/W
1/hi = 0,065 m²·K/W
RT_plancher = 0,065 + 0,0143 + 3,333 + 0,0009 + 0,0588 = 3,472 m²·K/W
K_plancher = 1/RT = 1/3,472 = 0,288 W/m²·K
B) Pour les murs :
RT = 1/he + Σ(e/λ) + 1/hi
35
1/hi = 0,065 m²·K/W
RT_plafond = 0,05 + 0,000033 + 3,333 + 0,0009 + 0,065 = 3,449 m²·K/W
K_plafond = 1/RT = 1/3,449 = 0,290 W/m²·K
D) Pour la porte :
RT = 1/he + Σ(e/λ) + 1/hi
Polyuréthane : 0,080/0,02 = 4 m²·K/W
1/he = 0,05 m²·K/W
1/hi = 0,065 m²·K/W
RT_porte = 0,05 + 4 + 0,065 = 4,115 m²·K/W
K_porte = 1/RT = 1/4,115 = 0,243 W/m²·K
37
Qdeg = (4200 × 1)/24 = 175 W
4. Charge due aux denrées entrantes (Qde)
Qde = (6000 × 3,74 × (28-12))/86400 = 3470 W
Bilan chambre positive :
Qtotal = 1238,30 + 271,65 + 186,67 + 300 + 175 + 175 + 3470 = 5816,62 W
Puissance frigorifique prévisionnelle (+20%)
Pprev = 5816,62 × 1,2 = 6979,94 W ≈ 7,0 Kw
Plancher :
RT = 1/hi + Σ(e/λ)
Béton lisse : 0,03/1,4 = 0,0214 m²·K/W
Polyuréthane : 0,120/0,03 = 4 m²·K/W
Polyéthylène : 0,0003/0,22 = 0,0014 m²·K/W
Dalle béton : 0,120/1,7 = 0,0706 m²·K/W
1/hi = 0,065 m²·K/W
RT_plancher = 4,158 m²·K/W
K_plancher = 0,241 W/m²·K
Murs :
RT = 1/he + Σ(e/λ) + 1/hi
Acier inox : 0,0007/15 = 0,000047 m²·K/W
Polystyrène : 0,150/0,033 = 4,545 m²·K/W
Polyéthylène : 0,0003/0,22 = 0,0014 m²·K/W
38
Bloc béton : 0,20/1,2 = 0,167 m²·K/W
1/he = 0,045 m²·K/W
1/hi = 0,06 m²·K/W
RT_murs = 4,819 m²·K/W
K_murs = 0,207 W/m²·K
Plafond :
RT = 1/he + Σ(e/λ) + 1/hi
Acier inox : 0,0007/15 = 0,000047 m²·K/W
Polyuréthane : 0,120/0,03 = 4 m²·K/W
Polyéthylène : 0,0003/0,22 = 0,0014 m²·K/W
1/he = 0,045 m²·K/W
1/hi = 0,06 m²·K/W
RT_plafond = 4,107 m²·K/W
K_plafond = 0,244 W/m²·K
Porte :
RT = 1/he + Σ(e/λ) + 1/hi
Polyuréthane : 0,100/0,02 = 5 m²·K/W
1/he = 0,045 m²·K/W
1/hi = 0,06 m²·K/W
RT_porte = 5,105 m²·K/W
K_porte = 0,196 W/m²·K
39
Surface mur latéral = 1 × (6 × 4) = 24 m²
Surface porte = 1,2 × 2,3 = 2,76 m²
ΔT extérieur = 32 - (-18) = 50°C
ΔT mur séparatif = 12 - (-18) = 30°C
Qtr_sol = 0,241 × 48 × 50 = 578,40 W
Qtr_plafond = 0,244 × 48 × 50 = 585,60 W
Qtr_murs_ext = 0,207 × (85,24) × 50 = 882,23 W
Qtr_mur_sep = 0,207 × 24 × 30 = 149,04 W
Qtr_porte = 0,196 × 2,76 × 50 = 27,05 W
Qtr_total = 2222,32 W
Charges internes
a) Éclairage : Qec = (10 × 48 × 6)/24 = 120 W
b) Personnel : Qpe = (3 × 240 × 16)/24 = 480 W
c) Ventilateurs : Qvent = (500 × 4)/24 = 83,33 W
d) Dégivrage : Qdeg = (3960 × 1)/24 = 165 W
40
Bilan chambre négative :
Qtotal = 2222,32 + 955,70 + 120 + 480 + 83,33 + 165 + 17062,5 = 21088,85 W
Puissance frigorifique prévisionnelle (+20%)
Pprev = 21088,85 × 1,2 = 25306,62 W ≈ 25,31 kW
Les résultats montrent que :
La chambre positive nécessite environ 7,0 kW
La chambre négative nécessite environ 25,31 kW
La différence importante entre les deux s'explique principalement par :
La plus grande différence de température pour la chambre négative
La charge importante due au refroidissement des denrées entrantes dans la
chambre négative
Les coefficients d'isolation plus performants dans la chambre négative qui
compensent partiellement ces charges plus élevées
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Conclusion générale
Les conditions climatiques locales de Malabo, marquées par des températures
élevées et une humidité relative importante, jouent un rôle déterminant dans la
conception des chambres froides pour la conservation des denrées alimentaires.
Le climat tropical impose des défis spécifiques en matière de gestion thermique,
car les apports thermiques dus à l’infiltration d'air chaud et l'humidité peuvent
rapidement altérer la qualité des produits stockés si les conditions de stockage ne
sont pas rigoureusement contrôlées. Dans ce contexte, l’utilisation de matériaux
d’isolation thermique adaptés devient cruciale pour maintenir un environnement
stable et protéger les denrées alimentaires de la détérioration.
Les matériaux d’isolation thermique, tels que le polyuréthane et le polystyrène
expansé, sont essentiels pour limiter les pertes de froid et minimiser les
fluctuations de température à l’intérieur des chambres froides. Leur capacité à
réduire les échanges thermiques avec l'extérieur contribue à maintenir les
températures nécessaires à la conservation des produits, qu’il s’agisse de fruits ou
de denrées périssables. L’isolation doit être dimensionnée en fonction des
conditions climatiques spécifiques de Malabo, afin de garantir une efficacité
optimale sans surconsommation d’énergie.
L’estimation des charges thermiques a permis de quantifier précisément les
besoins en puissance frigorifique en tenant compte des facteurs externes (comme
la température ambiante et l’humidité) et internes (tels que les produits stockés et
les équipements frigorifiques). Cette estimation permet de déterminer la capacité
nécessaire des équipements et d’assurer un contrôle efficace de la température et
de l’humidité, conditions indispensables pour la conservation des denrées
alimentaires dans des environnements tropicaux.
En somme, la combinaison d’une bonne gestion des charges thermiques, d’une
isolation performante et d’une prise en compte rigoureuse des conditions
climatiques locales est essentielle pour assurer une conservation optimale des
produits alimentaires à Malabo. Ces facteurs garantissent non seulement la qualité
des denrées, mais aussi une gestion efficace de l’énergie, ce qui est crucial dans
le contexte tropical de la région.
42
BIBLIOGRAPHIE
43
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