Mathématiques Nom : ............................................................
TS 1, 2, 3, 4 et 5
Lycée Jean Calvin - Noyon Mardi 21 Mai 2019
Baccalauréat blanc n˚5
Les calculatrices sont autorisées. Le barème prend en compte la rédaction, la qualité de l’expression et la présen-
tation de la copie. Le barème est donné à titre indicatif.
Exercice 1 : /6
Exercice 2 : /3
Le sujet est à rendre avec la copie. Exercice 3 : /6
Durée : 4h - pas de sortie anticipée Exercice 4 : /5
Spécialité : /5
Total : /20
Les élèves qui ne suivent pas la spécialité "maths" doivent traiter les exercices 1, 2, 3 et 4.
Les élèves qui suivent la spécialité "maths" doivent traiter les exercices 1, 2, 3 et 5.
L’exercice de spécialité doit être traité sur une copie séparée.
Exercice 1. ( 6 points)
Commun à tous les candidats
Soient f et g les fonctions définies sur ]0 ; +∞[ par
1 −1
f (x) = e −x et
e x. g(x) =
x2
On admet que f et g sont dérivables sur ]0 ; +∞[. On note f ′ et g ′ leurs fonctions dérivées respectives.
Les représentations graphiques de f et g dans un repère orthogonal, nommées respectivement Cf et Cg sont données
ci-dessous :
1
1,0
Cf
0,8
0,6
0,4
0,2
Cg
0
0 11 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Partie A – Conjectures graphiques
Dans chacune des questions de cette partie, aucune explication n’est demandée.
1. Conjecturer graphiquement une solution de l’équation f (x) = g(x) sur ]0 ; +∞[.
2. Conjecturer graphiquement une solution de l’équation g ′ (x) = 0 sur ]0 ; +∞[.
1
Partie B – Étude de la fonction g
1. Calculer la limite de g(x) quand x tend vers +∞.
2. On admet que la fonction g est strictement positive sur ]0 ; +∞[.
Soit h la fonction définie sur ]0 ; +∞[ par h(x) = ln g(x) .
(a) Démontrer que, pour tout nombre réel x strictement positif,
−1 − 2x ln x
h(x) = .
x
(b) Calculer la limite de h(x) quand x tend vers 0.
(c) En déduire la limite de g(x) quand x tend vers 0.
3. Démontrer que, pour tout nombre réel x strictement positif,
1
e − x 1 − 2x
′
g (x) = .
x4
4. En déduire les variations de la fonction g sur ]0 ; +∞[.
Partie C – Aire des deux domaines compris entre les courbes Cf et Cg
1. Démontrer que la point A de coordonnées 1 ; e −1 est un point d’intersection de Cf et Cg .
On admet que ce point est l’unique point d’intersection de Cf et Cg , et que Cf est au dessus de Cg sur
l’intervalle ]0 ; 1[ et en dessous sur l’intervalle ]1 ; +∞[.
2. Soient a et b deux réels strictement positifs. Démontrer que
Z b 1 1
f (x) − g(x) dx = e −a + e − a − e −b − e − b .
a
3. Démontrer que
Z 1
f (x) − g(x) dx = 1 − 2e −1 .
lim
a→0 a
4. On admet que
Z 1 Z b
f (x) − g(x) dx = lim g(x) − f (x) dx.
lim
a→0 a b→+∞ 1
Interpréter graphiquement cette égalité.
Exercice 2. (3 points)
Commun à tous les candidats
Soit la suite de nombres complexes (zn ) définie par
= 100
(
z0
i
zn+1 = zn pour tout entier naturel n.
3
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O, − →u, −→
v ).
Pour tout entier naturel n, on note Mn le point d’affixe zn .
1. Démontrer que, pour tout entier naturel n, les points O, Mn et Mn+2 sont alignés.
2. On rappelle qu’un disque de centre A et de rayon r, où r est un nombre réel positif, est l’ensemble des
points M du plan tels que AM 6 r.
Démontrer que, à partir d’un certain rang, tous les points Mn appartiennent au disque de centre O et de
rayon 1.
2
Exercice 3. (6 points)
Commun à tous les candidats
Les parties A, B et C sont indépendantes.
Romane utilise deux modes de déplacement pour se déplacer entre son domicile et son lieu de travail : le vélo ou
les transports en commun.
Partie A
Lorsque la journée est ensoleillée, Romane se déplace en vélo 9 fois sur 10.
Lorsque la journée n’est pas ensoleillée, Romane se déplace en vélo 6 fois sur 10.
La probabilité qu’une journée soit ensoleillée, dans la ville où habite Romane, est notée p.
Pour une journée donnée, on note :
• E l’évènement « La journée est ensoleillée » ;
• V l’évènement« Romane se déplace en vélo ».
1. Construire l’arbre pondéré représentant la situation.
2. Montrer que la probabilité que Romane se déplace en vélo lors d’une journée donnée est
P (V ) = 0, 3p + 0, 6.
3. On constate que dans 67,5 % des cas, c’est en vélo que Romane se déplace entre son domicile et son lieu de
travail.
(a) Calculer la valeur de p.
(b) Sachant que Romane s’est déplacée en vélo, montrer que la probabilité que la journée soit ensoleillée est
1
3.
Partie B
Lorsque Romane se déplace en vélo, on modélise son temps de trajet, exprimé en minutes, entre son domicile et
son lieu de travail par une variable aléatoire TV suivant une loi normale d’espérance µV et d’écart-type 1 minute.
Lorsqu’elle effectue ce trajet en transports en commun, on modélise son temps de trajet, exprimé en minutes, par
une variable aléatoire TC suivant une loi normale d’espérance µC et d’écart-type 3 minutes.
1. On nomme CC et CV les courbes représentatives des fonctions de densité des variables aléatoires TV et TC
représentées dans la figure ci-dessous.
Déterminer, en justifiant votre réponse, µV et µC .
6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
temps en minutes
2. Calculer la probabilité que pour Romane un trajet domicile-travail en vélo dure entre 10 et 15 minutes.
Arrondir la réponse à 10−4 .
3. Quel mode de déplacement Romane doit-elle privilégier si elle souhaite mettre moins de 15 minutes pour
se rendre au travail ?
3
Partie C
En hiver, Romane roule en vélo de nuit. Son vélo est visible grâce à une ampoule dont la durée de fonctionnement
en heures peut être modélisée par une variable aléatoire, notée X, suivant une loi exponentielle de paramètre λ,
réel strictement positif.
La fonction de densité associée est donc la fonction f définie sur [0 ; +∞[ par
f (t) = λe−λt .
1. Soit b un réel positif.
Démontrer, à l’aide d’une intégrale, que
P (X 6 b) = 1 − e−λb .
2. On sait que la probabilité que l’ampoule fonctionne encore après 50 heures d’utilisation est 0, 9.
(a) En déduire la valeur exacte de λ.
(b) Calculer la probabilité que la durée de fonctionnement de l’ampoule soit supérieure à 250 heures sachant
que l’ampoule a déjà fonctionné 200 heures.
Exercice 4. (5 points)
Candidats n’ayant pas suivi l’enseignement de spécialité
Soit ABCDEFGH le cube ci-dessous.
E F
H G
B
A
D C
−→ −→ −→
On se place dans le repère orthonormé A ; AB, AD, AE .
1. (a) Montrer que la droite (DB) admet pour représentation paramétrique
x = s
y = 1 − s, où s décrit l’ensemble R des nombres réels.
z = 0
(b) Montrer que les points de la droite (AG) sont les points de coordonnées (t ; t ; t) où t est un réel.
2. Soit M un point quelconque de la droite (DB) et N un point quelconque de la droite (AG).
Démontrer que la droite (M N ) est perpendiculaire aux deux droites (AG) et (DB) si et seulement si M et
1 1 1 1 1
N ont pour coordonnées respectives 2 ; 2 ; 0 et 3 ; 3 ; 3 .
3. Soit s et t deux réels quelconques. On note M (s ; 1 − s ; 0) un point de la droite (DB) et N (t ; t ; t) un
point de la droite (AG).
2 2
(a) Montrer que M N 2 = 3 t − 31 + 2 s − 21 + 61 .
(b) En déduire la position des points M et N pour laquelle la distance M N est minimale.
Que peut-on dire de la droite (M N ) dans ce cas ?
4
Exercice 5. (5 points)
Candidats ayant choisi l’enseignement de spécialité
On dit qu’un entier naturel non nul N est un nombre triangulaire s’il existe un entier naturel n tel que : N =
1 + 2 + . . . + n.
Par exemple, 10 est un nombre triangulaire car 10 = 1 + 2 + 3 + 4.
Le but de ce problème est de déterminer des nombres triangulaires qui sont les carrés d’un entier.
On rappelle que, pour tout entier naturel non nul n, on a :
n(n + 1)
1 + 2 + ... + n = .
2
Partie A : nombres triangulaires et carrés d’entiers
1. Montrer que 36 est un nombre triangulaire, et qu’il est aussi le carré d’un entier.
2. (a) Montrer que le nombre 1 + 2 + . . . + n est le carré d’un entier si et seulement s’il existe un entier naturel
p tel que : n2 + n − 2p2 = 0.
(b) En déduire que le nombre 1 + 2 + . . . + n est le carré d’un entier si et seulement s’il existe un entier
naturel p tel que : (2n + 1)2 − 8p2 = 1.
Partie B : étude de l’équation diophantienne associée
On considère (E) l’équation diophantienne
x2 − 8y 2 = 1,
où x et y désignent deux entiers relatifs.
1. Donner deux couples d’entiers naturels inférieurs à 10 qui sont solution de (E).
2. Démontrer que, si un couple d’entiers relatifs non nuls (x ; y) est solution de (E), alors les entiers relatifs
x et y sont premiers entre eux.
Partie C : lien avec le calcul matriciel
3 8
Soit x et y deux entiers relatifs. On considère la matrice A = .
1 3
′
x x
On définit les entiers relatifs x′ et y ′ par l’égalité : =A .
y′ y
1. Exprimer x′ et y ′ en fonction de x et de y.
2. Déterminer la matrice A−1 , puis exprimer x et y en fonction de x′ et y ′ .
3. Démontrer que (x ; y) est solution de (E) si et seulement si (x′ ; y ′ ) est solution de (E).
4. On considère les suites (xn ) et (yn ) définies par x0 = 3, y0 = 1 et, pour tout entier naturel n,
xn+1 x
= A n . On admet que, ainsi définis, les nombres xn et yn sont des entiers naturels pour toute
yn+1 yn
valeur de l’entier n.
Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, le couple (xn ; yn ) est solution de (E).
Partie D : retour au problème initial
À l’aide des parties précédentes, déterminer un nombre triangulaire supérieur à 2 015 qui est le carré d’un entier.