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Chapitre 2 Part2

Le document traite des performances et critères de choix d'une méthode d'analyse, soulignant l'importance de définir clairement le problème analytique et de répondre à des questions clés pour sélectionner la méthode appropriée. Il aborde des concepts tels que la limite de détection, la limite de quantification, la sensibilité, la fidélité, la justesse, le pourcentage de récupération, la robustesse, la spécificité et la rapidité, qui sont tous essentiels pour optimiser le rapport coût-bénéfice d'une analyse. En conclusion, le choix d'une méthode d'analyse doit prendre en compte l'ensemble de ces propriétés pour garantir une analyse efficace et précise.

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Chapitre 2 Part2

Le document traite des performances et critères de choix d'une méthode d'analyse, soulignant l'importance de définir clairement le problème analytique et de répondre à des questions clés pour sélectionner la méthode appropriée. Il aborde des concepts tels que la limite de détection, la limite de quantification, la sensibilité, la fidélité, la justesse, le pourcentage de récupération, la robustesse, la spécificité et la rapidité, qui sont tous essentiels pour optimiser le rapport coût-bénéfice d'une analyse. En conclusion, le choix d'une méthode d'analyse doit prendre en compte l'ensemble de ces propriétés pour garantir une analyse efficace et précise.

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II.

3 Performances er critères de choix d’une méthode d’analyse :

En procédant à une analyse, il faut d'abord chercher une information pertinente au moindre
coût. La méthode d'analyse choisie relève donc de la problématique analytique ; elle doit être
résolue en respectant la démarche de l'analyste, à savoir la définition du problème à la base de
l'analyse et sa traduction en termes d'analyse(s) à effectuer.
Pour un choix intelligent d’une méthode d’analyse, il est important de définir avec clarté la
nature du problème analytique, en répondant aux questions suivantes :
1. Quelle exactitude est requise ?
2. Quelle est la quantité d’échantillon qu’on a ?
3. Quel est l’intervalle de concentration d’analyte ?
4. Quelles sont les composants de l’échantillon qui peuvent causer des interférences ?
5. quelles sont les propriétés physiques et chimiques de la matrice ?
6. Combien va-t-on analyser d’échantillon ?

Il est essentiel de répondre à ces questions, le temps nécessaire à l'analyse en dépendant. A la


suite (2) et (3), la sensibilité de la méthode et la gamme de concentration pour atteindre la ligne
d'étalonnage sont déterminées. Par ailleurs, la réponse à la quatrième a une influence
déterminante par rapport à la spécificité de la technique.

Plusieurs méthodes concernent l'analyse des gaz, des solutions et d'autres sont plus axées pour
l'analyse directe des solides, ce qui implique une connaissance approfondie des propriétés
physico-chimiques de la matrice.

La connaissance des quantités et nombre d’échantillons à analyser détermine le temps dédié à


la préparation et analyse de l’échantillon ainsi que le cout de cette opération. Pour cela il est
nécessaire de choisir la méthode qui requière moins de temps à cette opération. Ainsi la réponse
à ces questions nous permettra de choisir la méthode d’analyse la plus appropriée.
Bien que le nombre d'instruments d'analyse ne soit pas limité, la plupart des instruments
modernes (amplificateurs opérationnels, circuits intégrés, microprocesseurs ou ordinateurs)
sont équipés ou reliés à un ou plusieurs dispositifs électroniques ou à des convertisseurs de
données.
Pour sélectionner une méthode d'analyse, les limites de détection et/ou de quantification, c'est-
à-dire la ligne d'étalonnage, sont les premiers critères à prendre en compte.

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II. 3 .1 La limite de détection LD :

A un certain niveau de confiance, il est possible d'obtenir un signal significativement différent


du blanc à une plus petite concentration. La limite de détection (LD) indique la plus petite
quantité d'analyte détectable dans l'échantillon, mais pas nécessairement quantifiée.
Une limite de détection propre à chaque technique d'analyse est définie. Les méthodes utilisant
des lignes d'étalonnage définissent la limite de détection d'une concentration d'analyte
entraînant une réponse d'un coefficient de confiance supérieur de 3 à l'écart-type du blanc SB
selon la formule :
𝐿𝐷 = 𝑦𝐵 + 3𝑆𝐵
Avec : yB signal du blanc et SB écart type du blanc.
L'analyste chargé d'étudier les concentrations à l'état de traces devra gérer deux problèmes : la
présence de l'analyte lorsqu'il est absent, ou son absence lorsqu'il est présent.
Cette ambiguïté est résolue en introduisant la notion de la limite de détection. Cette dernière
peut aussi être utile lors de comparaison entre méthodes ou instruments.

Méthode de calcul du ratio de conformité (R) :


Le calcul du ratio de conformité nous permet de déterminer la validité d’une démarche pour
𝑥
l’établissement d’une limite de détection. 𝑅 = 𝐿𝐷

La concentration utilisée est adéquate.


Ce ratio indique que la limite réelle de détection de la méthode est plus élevée que
celle estimée lors des essais. Reprendre ces essais en révisant la limite de détection estimée et
la concentration de l’échantillon utilisé.
Ce ratio indiquant que la limite de détection réelle de la méthode est plus basse
que celle estimée lors des tests.

II.3.2 La limite de quantification LQ :

La limite de quantification d’une méthode est la concentration minimale qui peut être quantifiée
avec une fiabilité définie. C’est la concentration équivalente à 10 fois l’écart type obtenu lors
de l’établissement de la LD. Elle est déterminée selon la formule suivante :
𝐿𝑄 = 𝑦𝐵 + 10 𝑆𝐵

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Lors de l’analyse des échantillons, les résultats d’analyse inférieurs à la limite de quantification
doivent être interprétés en considérant que l’incertitude associée à la mesure est plus grande.
D’autres critères pourront sont aussi être utilisés.

II. 3.3 Domaine de linéarité :

Le domaine de linéarité est la gamme des concentrations attendues pour les échantillons à
analyser. Il détermine la gamme de concentrations dans laquelle la courbe d’étalonnage est
linéaire (figure II.1).
D'une manière générale, la limite minimale de ce domaine représente la limite de détection. En
revanche, le seuil supérieur de ce domaine est la concentration à partir de laquelle le signal
analytique perd sa linéarité et la pente dévie de la relation linéaire. On considère ainsi qu'un
écart de 5 % de la linéarité est la limite maximale du domaine de linéarité.
Si la méthode analytique adoptée couvre cette gamme de concentrations, les dilutions ne seront
pas nécessaires, dispensant ainsi d'une opération supplémentaire. Pour des raisons de simplicité
de calcul mathématique, il est préférable d'utiliser une courbe d'étalonnage linéaire. La linéarité
est souhaitable, permettant un grand nombre de concentrations à déterminer sans dilution.

Figure II.1 : domaine de linéarité d’une caméra CCD.

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II.3.4 La sensibilité :

La sensibilité de la méthode représente la pente de la droite d’étalonnage. Si la courbe


d’étalonnage n’est pas une droite, la sensibilité à une concentration donnée sera définie comme
la pente de la tangente à la courbe à cette concentration.
𝑦2 − 𝑦1
Sensibilité =
𝑥2 − 𝑥1
Elle représente le changement en signal analytique par unité de changement de concentration
d’analyte. Plus la sensibilité sera élevée plus il sera facile de distinguer deux échantillons de
concentration voisine, et permettra d’obtenir des limites de détection ou de quantification plus
basses.
Si la droite d’étalonnage est linéaire, la sensibilité est constante et indépendante de la
concentration. Si la droite n’est pas linéaire, la sensibilité change avec la concentration et n’est
pas une valeur unique.

II.3.5 La Fidélité :

Elle correspond à l’étroitesse de l’accord entre les résultats obtenus en appliquant le procédé
expérimental à plusieurs reprises (n = 10 réplica) dans des conditions déterminées d’un même
échantillon homogène. Elle s’exprime sous forme de réplicabilité, de répétabilité ou de
reproductibilité d’une méthode.

La répétabilité :
Elle représente l’étroitesse de l’accord entre les résultats d’essais indépendants obtenus avec la
même méthode, sur un même échantillon homogène, dans le même laboratoire, par le même
opéra-teur utilisant le même matériel et dans un court intervalle de temps.

La reproductibilité :
Elle considère les résultats obtenus avec une même méthode et sur un même échantillon
homogène, mais dans des laboratoires différents et par différents opérateurs utilisant différents
équipements. Des études collaboratives appelées analyses inter-laboratoires permettent
d’établir la reproductibilité. On considère parfois aussi, des analyses faites par différents
opérateurs dans le même laboratoire utilisant le même matériel, ou un même opérateur qui
exécute la même analyse mais à des dates très éloignées les unes des autres.

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Méthode de calcul de la répétabilité et la reproductibilité :
Les deux termes précédents se rapportant à la fidélité, s’expriment à l’aide d’un intervalle de
confiance à une concentration donnée, en fonction de l’écart type (sn), à un niveau de confiance
spécifié et pour un nombre donné de déterminations (n = 10 réplica). Le niveau de confiance
habituellement retenu est de 95 %. L’intervalle de confiance bilatéral de la moyenne
arithmétique d’une série de mesures à un niveau de confiance de 95 % est défini par la formule
suivante :

Pour n≥30 t (0.95, n-1) =2. Pour n ˂ 30, il faut se référer à une table statistique de la distribution
de t Student pour connaître la valeur de t.

II.3.6 La Justesse :

Elle représente l’étroitesse de l’accord entre la valeur moyenne obtenue des résultats et la valeur
vraie de l’échantillon (la valeur du matériel de référence certifiée). Elle est exprimée en termes
de biais.
Justesse (%) =100 (%) - Erreur relative (%)

Avec :
Vo : moyenne des valeurs observées.
Vs : valeur suggérée.
La figure II.2 représente la comparaison schématique entre la justesse, exactitude et fidélité.

Figure II.2 : Comparaison schématique entre la justesse, exactitude et fidélité.

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II.3.7 Pourcentage de récupération :

Le pourcentage de récupération permet d’identifier la présence d’interférence dans un


échantillon lors du processus d’analyse. Il correspond à la différence (en pourcentage) entre la
concentration mesurée d’un échantillon fortifié et la concentration mesurée du même
échantillon non fortifié, divisée par la concentration de la substance ajoutée. Ce rapport tient
compte de la transformation chimique qui s’est produite, s’il y a lieu. Un minimum de cinq
essais est demandé pour l’évaluation d’une méthode d’analyse.
Dans la zone quantifiable de la méthode cinq échantillons réels sont analysés. Ajouter une
concentration d’au moins 50 % et d’au plus 100 % de la concentration réelle de la substance à
doser.
En l’absence de contaminants dans les échantillons réels, le pourcentage de récupération peut
être calculé en ajoutant à ces derniers une concentration de la substance à doser se situant entre
3 et 10 fois la LD.
Le pourcentage de récupération est calculé à partir de la formule suivante :

Avec :
Cf : concentration mesurée de l’échantillon fortifié ;
C : concentration mesurée de l’échantillon non fortifié ;
Ca : concentration de la substance ajoutée.

II.3.8 La robustesse :

Elle caractérise le fait qu’une légère modification des conditions expérimentales (température,
pH, débit…) ne modifie que très peu la réponse mesurée. Cette propriété est très intéressante si
plusieurs opérateurs doivent intervenir pour réaliser une même série d’analyses dans le même
laboratoire. Ainsi, une méthode non affectée par des changements dans les paramètres
expérimentaux, est dite méthode robuste.
La robustesse permet aussi d’identifier les conditions expérimentales optimales de la méthode.
Ce test est réalisé en prenant en considération chaque paramètre séparément ou en variant
plusieurs paramètres à la fois, lorsqu’il s’agit d’un grand nombre d’effet à étudier. Ceci peut
être réalisé par dessin factoriel.

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II.3.9 La spécificité :

La spécificité de la méthode d’analyse renseigne sur le fait que la réponse mesurée n’est pas
perturbée par des espèces physicochimiques autres que l’analyte considéré. L’application d’une
méthode d’analyse spécifique n’exigera donc pas de prendre des précautions particulières si la
matrice a été modifiée. Si la méthode de mesure est spécifique, l’étape de traitement de
l’échantillon sera très allégée avec un gain de temps et une forte diminution des causes
d’erreurs.

II.3.10 La rapidité :
La rapidité de la méthode et son aptitude à l’automatisation représentent aussi deux critères
essentiels pour pouvoir diminuer le délai de réponse et du coût.
En conclusion, le choix d’une méthode d’analyse exige de considérer l’ensemble des propriétés
qui la caractérisent, dans le but d’optimiser chaque fois le rapport coût sur bénéfice.

Dr. AIT TAYEB M. A

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