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2009 Document Reference VF

Le Document de référence 2009 de TOTAL inclut le rapport financier annuel et des informations clés sur les performances de l'entreprise, arrêtées par le Conseil d'administration le 10 février 2010. Il présente des données financières consolidées, des résultats opérationnels, ainsi que des informations sur les activités et les secteurs d'opération de TOTAL. Le document a été déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers et peut être utilisé pour des opérations financières sous certaines conditions.

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Le Document de référence 2009 de TOTAL inclut le rapport financier annuel et des informations clés sur les performances de l'entreprise, arrêtées par le Conseil d'administration le 10 février 2010. Il présente des données financières consolidées, des résultats opérationnels, ainsi que des informations sur les activités et les secteurs d'opération de TOTAL. Le document a été déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers et peut être utilisé pour des opérations financières sous certaines conditions.

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Document de référence 2009

incluant le rapport financier annuel


Sommaire
Les chapitres 3 (Rapport de gestion), 9 (Annexe 1 – Comptes consolidés) et 11 (Annexe 3 – TOTAL S.A.) ont été arrêtés par le Conseil
d’administration le 10 février 2010 et ne sont pas mis à jour des éléments postérieurs à cette date.

CHIFFRES CLÉS p. 1 7 INFORMATIONS FINANCIÈRES p. 159


1 Données opérationnelles et de marché
Informations financières sélectionnées
p. 1
p. 2
Informations financières historiques
Vérification des informations financières
p. 160

historiques p. 160
Informations complémentaires p. 161
Politique de distribution des dividendes p. 161
PRÉSENTATION DES Procédures judiciaires et d’arbitrage p. 161

2 ACTIVITÉS
Histoire et évolution de TOTAL
p. 7
p. 8
Changements significatifs p. 166

Secteur Amont p. 9
Secteur Aval
Secteur Chimie
p. 38
p. 46
8 RENSEIGNEMENTS
GÉNÉRAUX
p. 167
Investissements p. 52 Capital social p. 168
Organigramme p. 53 Acte constitutif et statuts ; autres
Propriétés immobilières, usines et informations p. 173
équipements p. 54 Autres renseignements p. 177
Schéma d’organisation p. 56 Documents accessibles au public p. 178
Informations sur les participations p. 179

RAPPORT DE GESTION p. 59
3 Examen de la situation financière et des
résultats p. 60
9 ANNEXE 1 – COMPTES
CONSOLIDÉS
p. 181

Trésorerie et capitaux p. 66 Rapport des commissaires aux comptes


sur les comptes consolidés p. 182
Recherche et développement p. 68
Compte de résultat consolidé p. 184
Tendances et perspectives p. 71
Bilan consolidé p. 185
Tableau de flux de trésorerie consolidé p. 186
Variations des capitaux propres consolidés p. 187
Résultat global consolidé p. 188
FACTEURS DE RISQUES p. 73 Annexe aux comptes consolidés p. 189
4 Risques de marché
Risques industriels ou liés à
p. 74

l’environnement p. 83
Autres risques
Assurances et couverture des risques
p. 85
p. 91
10 ANNEXE 2 – INFORMATIONS
COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES
(NON AUDITÉES) p. 269
Informations sur l’activité d’hydrocarbures
GOUVERNEMENT au titre de la réglementation de

5 D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil
p. 93 l’Accounting Standards Codification 932
Autres informations complémentaires
p. 270
p. 286
d’administration (article L. 225-37 du Code
de commerce) p. 94
Rapport des commissaires aux comptes
(article L. 225-235 du Code de commerce) p. 112
11 ANNEXE 3 – TOTAL S.A.
Rapport spécial des commissaires aux
p. 287
Direction Générale p. 114 comptes sur les conventions et
Contrôleurs légaux des comptes p. 115 engagements réglementés p. 288
Rémunération des organes Rapport des commissaires aux comptes
d’administration et de direction p. 116 sur les comptes annuels p. 290
Effectifs, participation au capital p. 133 Comptes sociaux Société mère p. 291
Annexe aux comptes sociaux p. 295
Autres informations financières Société
mère p. 309
Informations d’ordre social et
TOTAL ET SES ACTIONNAIRES p. 137 environnemental p. 314
6 Cotation boursière
Dividende
p.
p.
138
143
Information financière consolidée des cinq
derniers exercices p. 320
Rachats d’actions p. 145
Actionnariat p. 150
Communication avec les actionnaires p. 155
LEXIQUE p. 321
TABLE DE CONCORDANCE p. 325
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2009

« J’atteste, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document de référence sont,
à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sociaux et consolidés de TOTAL S.A. sont établis conformément aux normes comptables
applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises
comprises dans la consolidation, et que le Rapport de gestion du Conseil d’administration figurant en pages 59 à 71 du présent Document de
référence présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des
entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
J’ai obtenu des contrôleurs légaux des comptes une lettre de fin de travaux, dans laquelle ils indiquent avoir procédé à la vérification des
informations portant sur la situation financière et les comptes données dans le présent Document de référence ainsi qu’à la lecture d’ensemble
de ce document.
Les informations financières historiques présentées dans le présent Document de référence ont fait l’objet de rapports des contrôleurs légaux,
figurant en pages 182 et 290 dudit document. »

Christophe de Margerie
Directeur Général

Le présent Document de référence a été déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 1er avril 2010 conformément à
l’article 212-13 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération financière
s’il est complété par une note d’opération et un résumé, visés par l’Autorité des marchés financiers.
Le présent Document de référence inclut, conformément aux VI et VIII de l’article 212-13 précité, le Rapport financier annuel prévu
au I de l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier.

TOTAL / i
GNL : gaz naturel liquéfié
Abréviations GPL : gaz de pétrole liquéfié
ROE Return on Equity (rentabilité des capitaux propres)
b: baril ROACE : Return on Average Capital Employed (rentabilité des
pc : pied cube capitaux mis en œuvre)
/j : par jour
/an : par an
€: euro Table de conversion
$ et/ou dollar : dollar américain
t: tonne métrique 1 bep = 1 baril équivalent pétrole = environ 5 490 pc de gaz*
bep : baril équivalent pétrole 1 b/j = environ 50 t/an
kbep/j : kilo (millier) bep/j 1 t = environ 7,5 b (pour une densité de 37°API)
kb/j : kilo (millier) baril/j 1 Gm3/an = environ 0,1 Gpc/j
Btu : British thermal unit 1 m3 = environ 35,3 pc
M: million 1 t de GNL = environ 48 kpc de gaz
G: milliard 1 Mt/an de GNL = environ 131 Mpc/j
MW : mégawatt
MWc : mégawatt crête
TWh : térawatt heure * Ce taux, calculé sur le contenu énergétique équivalent moyen des réserves de
ERMI : European Refining Margin Indicator. Indicateur de marge de gaz naturel de TOTAL, est sujet à changement.
raffinage sur frais variables d’une raffinerie complexe théorique
d’Europe du Nord située à Rotterdam. Cette raffinerie traite un
cocktail de bruts représentatif de l’approvisionnement moyen Définitions
de la zone pour fournir les grands produits cotés dans la
même zone. Les termes « TOTAL » et « Groupe » utilisés dans le présent Document de
IFRS : International Financial Reporting Standards référence réfèrent, de façon collective, à TOTAL S.A. et à l’ensemble de ses
API : American Petroleum Institute filiales consolidées directes et indirectes situées en France ou hors de France.

Les termes « Société » et « émetteur » utilisés dans le présent document se


réfèrent exclusivement à TOTAL S.A., société mère du Groupe.

© TOTAL S.A. avril 2010

TOTAL - Document de référence 2009


CHIFFRES CLÉS
1

䊳 Données opérationnelles et de marché

2009 2008 2007


Prix du Brent ($/b) 61,7 97,3 72,4
Parité (€-$) 1,39 1,47 1,37
Marges de raffinage européennes ERMI (a) ($/t) 17,8 51,1 49,6
Production d’hydrocarbures (kbep/j) 2 281 2 341 2 391
Liquides (kb/j) 1 381 1 456 1 509
Gaz (Mpc/j) 4 923 4 837 4 839
Traitements en raffinerie (kb/j) (b) 2 151 2 362 2 413
Ventes de produits raffinés (kb/j) (c) 3 616 3 658 3 774 (d)

(a) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
(b) Y compris quote-part dans CEPSA.
(c) Y compris Trading et quote-part dans CEPSA.
(d) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.

TOTAL / 1
1 CHIFFRES CLÉS Informations financières sélectionnées

䊳 Informations financières sélectionnées

Données consolidées en millions d’euros, à l’exception du résultat par action, du dividende, du nombre d’actions et des pourcentages.

2009 2008 2007


Chiffre d’affaires 131 327 179 976 158 752
Résultat opérationnel ajusté des secteurs d’activité (a) 14 154 28 114 23 956
Résultat opérationnel net ajusté des secteurs d’activité (a) 7 607 13 961 12 231
Résultat net (part du Groupe) 8 447 10 590 13 181
Résultat net ajusté (part du Groupe) (a) 7 784 13 920 12 203
Nombre moyen pondéré dilué d’actions (en millions) 2 237,3 2 246,7 2 274,4
Résultat net ajusté dilué par action (en euro) (a) (b) 3,48 6,20 5,37
Dividende par action (en euro) (c) 2,28 2,28 2,07
Dette nette/fonds propres (au 31 décembre) 27% 23% 27%
Rentabilité des capitaux moyens employés (ROACE) (d) 13% 26% 24%
Rentabilité des fonds propres 16% 32% 31%
Flux de trésorerie d’exploitation 12 360 18 669 17 686
Investissements bruts 13 349 13 640 11 722
Désinvestissements (au prix de cession) 3 081 2 585 1 556

(a) Les résultats ajustés se définissent comme les résultats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors quote-part, pour TOTAL, des éléments d’ajustement
et, à partir de 2009, des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
(b) Calculé sur le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice.
(c) Dividende 2009 : sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
(d) Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

2 / TOTAL - Document de référence 2009


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Informations financières sélectionnées CHIFFRES CLÉS

Chiffre d’affaires Résultat net ajusté (part du Groupe)


13 920
179 976
12 203
158 752
131 327 M€
7 784 M€

2007 2008 2009 2007 2008 2009

Résultat opérationnel net ajusté des Résultat net ajusté dilué par action
secteurs
13 961
12 231 6,20
5,37

7 607 M€ 3,48 €

Amont
Aval
Chimie
2007 2008 2009 2007 2008 2009

Investissements bruts Dividende par action

2,28 2,28 €(a)


2,07

2007 2008 2009


(a) Sous réserve de l’approbation par l’Assemblée générale des
actionnaires du 21 mai 2010.

TOTAL / 3
1 CHIFFRES CLÉS Informations financières sélectionnées

䊳 Secteur Amont
Production d’hydrocarbures Réserves de liquides et de gaz
2 391 2 341 2 281 kbep/j 10 449 10 458 10 483 Mbep

Europe
Afrique
Amériques
Moyen-Orient Liquides
Asie Gaz

2007 2008 2009 2007 2008 2009

䊳 Secteur Aval
Ventes de produits raffinés y compris Capacité de raffinage en fin d’année
Trading
3 774(a) 3 658 3 616 kb/j 2 598 2 604 2 594 kb/j

Reste du monde Reste du monde


Europe Europe
2007 2008 2009
2007 2008 2009
(a) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un
changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.

䊳 Secteur Chimie
Chiffre d’affaires 2009 hors Groupe Résultat opérationnel net ajusté 2009
Chimie
de Base
0,02 G€

Spécialités
6,07 G€

Chimie Spécialités
de Base 0,28 G€
8,66 G€

4 / TOTAL - Document de référence 2009


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Informations financières sélectionnées CHIFFRES CLÉS

Répartition de l’actionnariat par principale Répartition de l’actionnariat par zone


catégorie (a) géographique (a)

Salariés Reste du monde


du Groupe Actionnaires 5%
4% individuels
8%
Amérique du Nord
26%
France
35 %

Actionnaires
institutionnels Reste de l’Europe Royaume-Uni
88% 22% 12%

(a) Estimations au 31 décembre 2009, hors détention intra-Groupe. (a) Estimations au 31 décembre 2009, hors détention intra-Groupe.

Répartition des effectifs par secteur (a) Répartition des effectifs par zone
géographique (a)

Holding
1,4% Amont
17,3%
Reste de l’Europe
27,3% Reste du monde
34,9%

Aval
Chimie 35%
46,3% France
37,8%

(a) Sociétés consolidées. Effectifs au 31 décembre 2009 : 96 387 employés. (a) Sociétés consolidées. Effectifs au 31 décembre 2009 : 96 387 employés.

TOTAL / 5
1 CHIFFRES CLÉS

6 / TOTAL - Document de référence 2009


PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS
2

HISTOIRE ET ÉVOLUTION DE TOTAL p. 8


Histoire et développement p. 8
Stratégie p. 8
SECTEUR AMONT p. 9
Exploration & Production p. 11
Exploration et développement p. 11
Réserves p. 11
Réserves prouvées p. 11
Sensibilité des réserves au prix des hydrocarbures p. 12
Production p. 12
Production par zone géographique p. 13
Présentation des activités par zone géographique p. 14
Afrique p. 18
Amérique du Nord p. 20
Amérique du Sud p. 21
Asie-Pacifique p. 23
Communauté des États indépendants (CEI) p. 24
Europe p. 25
Moyen-Orient p. 27
Superficie du domaine minier p. 29
Puits producteurs p. 29
Nombre de puits producteurs et secs forés p. 30
Puits d’exploration et de développement en cours de forage p. 30
Participation dans les oléoducs et gazoducs p. 31
Gaz & Énergies Nouvelles p. 32
Gaz naturel p. 32
Gaz naturel liquéfié p. 33
Gaz de pétrole liquéfié p. 35
Électricité et cogénération p. 35
Énergies renouvelables p. 36
Charbon p. 37
DME (DiMéthyl Ether) p. 37
SECTEUR AVAL p. 38
Raffinage & Marketing p. 39
Raffinage p. 39
Marketing p. 41
Trading & Shipping p. 44
Trading p. 44
Shipping p. 45
SECTEUR CHIMIE p. 46
Chimie de Base p. 47
Pétrochimie p. 47
Fertilisants p. 49
Chimie de Spécialités p. 50
Transformation du caoutchouc p. 50
Grand Public p. 50
Résines p. 50
Adhésifs p. 51
Métallisation – galvanoplastie p. 51
INVESTISSEMENTS p. 52
Principaux investissements réalisés au cours de la période 2007-2009 p. 52
Principaux investissements prévus p. 52
ORGANIGRAMME p. 53
Place de la Société au sein du Groupe p. 53
Filiales de la Société p. 53
PROPRIÉTÉS IMMOBILIÈRES, USINES ET ÉQUIPEMENTS p. 54
SCHÉMA D’ORGANISATION AU 1er JANVIER 2010 p. 56

TOTAL / 7
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Histoire et évolution de TOTAL

䊳 Histoire et évolution de TOTAL

䡲 Histoire et développement 䡲 Stratégie

TOTAL S.A., société anonyme de droit français créée en France le La stratégie du Groupe, dont la mise en œuvre s’appuie sur le
28 mars 1924, forme aujourd’hui avec l’ensemble des sociétés du déploiement d’un modèle de croissance durable conjuguant
Groupe le cinquième groupe pétrolier intégré international coté l’acceptabilité de ses opérations et un programme soutenu
dans le monde 1. d’investissements rentables, a pour objectifs :

Présent dans plus de 130 pays, TOTAL exerce ses activités dans o la croissance de ses activités d’exploration et de production
tous les secteurs de l’industrie pétrolière : Amont (exploration, d’hydrocarbures, et le renforcement de sa position mondiale
développement et production de pétrole et de gaz naturel, GNL) et parmi les leaders sur les marchés du gaz naturel et du GNL ;
Aval (raffinage, distribution, trading et transport maritime de pétrole
o l’élargissement progressif de l’offre énergétique en
brut et de produits pétroliers).
accompagnant la croissance des énergies nouvelles
complémentaires (solaire, biomasse, nucléaire) ;
TOTAL exerce également ses activités dans la Chimie de Base
(pétrochimie et fertilisants) et dans la Chimie de Spécialités dont les o l’adaptation de son outil de raffinage à l’évolution des marchés
produits sont principalement destinés à l’industrie. En outre, TOTAL et, dans le Marketing, la consolidation de ses positions en
détient des participations dans des mines de charbon et le secteur Europe, tout en poursuivant des développements ciblés sur les
de la production d’électricité. Par ailleurs, TOTAL détient une marchés d’Afrique et d’Asie-Pacifique ;
participation financière dans Sanofi-Aventis. o le développement de la chimie, en particulier en Asie et au
Moyen-Orient, tout en améliorant la compétitivité de ses
La Société a débuté ses activités Amont au Moyen-Orient en 1924. opérations sur les marchés matures ;
Elle s’est depuis développée et a étendu sa présence dans le o la poursuite d’efforts intensifs de recherche et développement
monde entier. Début 1999, la Société a pris le contrôle de PetroFina pour développer des sources d’énergies « propres », contribuer à
S.A. (ci-après désignée « PetroFina » ou « Fina ») et, début 2000, la modération de la demande en énergie et participer à la lutte
celui d’Elf Aquitaine (ci-après désignée « Elf Aquitaine » ou « Elf »). contre le réchauffement climatique.

La dénomination sociale de la Société est TOTAL S.A.

Le siège social de la Société est situé 2, place Jean Millier,


La Défense 6, 92400 Courbevoie, France.

Son numéro de téléphone est le + 33 (0) 1 47 44 45 46 et l’adresse


de son site Internet est www.total.com.

TOTAL S.A. est enregistrée en France, auprès du Greffe du Tribunal


de commerce de Nanterre, au Registre du Commerce et des
Sociétés (RCS) sous le numéro 542 051 180.

1. Selon le critère de la capitalisation boursière (en dollar) au 31 décembre 2009.

8 / TOTAL - Document de référence 2009


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䊳 Secteur Amont

Le secteur Amont de TOTAL englobe les activités Exploration & La rentabilité des capitaux employés moyens (ROACE 3) de l’Amont
Production et Gaz & Énergies Nouvelles. est de 18% en 2009 contre 36% en 2008.

Le Groupe mène des activités d’exploration et de production dans Prix de vente liquides et gaz (a) 2009 2008 2007
plus de quarante pays et produit du pétrole et du gaz dans trente
Prix moyen de vente liquides ($/b) 58,1 91,1 68,9
pays. Prix moyen de vente gaz ($/Mbtu) 5,17 7,38 5,40

2,28 Mbep/j d’hydrocarbures produits en 2009 (a) Filiales consolidées, hors marges fixes et buy-backs.

10,5 Gbep de réserves prouvées d’hydrocarbures au Le prix moyen de vente des liquides de TOTAL a diminué de 36%
31 décembre 2009 1 sur l’année 2009 par rapport à 2008. Les prix moyens de vente du
gaz ont diminué de 30%.
Investissements 2009 : 9,9 milliards d’euros
Productions
16 628 collaborateurs
Productions d’hydrocarbures 2009 2008 2007
Données financières du secteur Amont Productions combinées (kbep/j) 2 281 2 341 2 391
Liquides (kb/j) 1 381 1 456 1 509
(en millions d’euros) 2009 2008 2007 Gaz (Mpc/j) 4 923 4 837 4 839
Chiffre d’affaires hors Groupe 16 072 24 256 19 706
Résultat opérationnel ajusté 12 879 23 639 19 514
Résultat opérationnel net ajusté 6 382 10 724 8 849

Asie
Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté Europe
de l’Amont s’établit à 6 382 millions d’euros contre
Amériques
10 724 millions d’euros en 2008, soit une diminution de 40%.
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté de l’Amont
est de 8,9 milliards de dollars, soit une réduction de 44% par
rapport à l’année 2008, qui s’explique essentiellement par l’impact
de la baisse du prix de vente des hydrocarbures. Afrique Moyen-Orient

Les coûts techniques des filiales consolidées, établis


conformément à l’ASC 932 2 (ex-FAS 69), s’établissent à 15,4 $/bep
en 2009 stables par rapport à 2008, la baisse de 8% des coûts
opératoires par baril ayant compensé la hausse des
amortissements liée notamment au démarrage des nouveaux
projets.

1. Sur la base d’un prix du Brent de 59,91 $/b.


2. FASB Accounting Standards Codification Topic 932, Extractive industries – Oil and Gas
3. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

TOTAL / 9
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

Sur l’ensemble de l’année 2009, la production d’hydrocarbures a Le taux de renouvellement des réserves prouvées 2, établies selon
été de 2 281 kbep/j, en baisse de 2,6% par rapport à 2008, les règles de la SEC, ressort à 103%. Si l’on exclut les acquisitions
essentiellement en raison des éléments suivants : et les cessions, il est de 93%.
o +2% grâce à l’impact du démarrage et de la montée en
Fin 2009, TOTAL possède un portefeuille solide et diversifié de
puissance des nouveaux projets net du déclin naturel des
réserves prouvées et probables 3 représentant plus de vingt ans de
productions ;
durée de vie au niveau de production moyen de 2009 et des
o +1,5% lié à l’effet prix 1 ; ressources 4 représentant plus de quarante ans de durée de vie.
o -3% liés aux réductions OPEP et à la baisse de demande de gaz ;

o -1% lié aux arrêts de production au Nigeria en raison des


problèmes d’insécurité ;

o -2% liés aux variations de périmètre, essentiellement au


Venezuela et en Libye.
Hors réductions OPEP, la production d’hydrocarbures en 2009 est
stable par rapport à 2008.

Réserves
Au 31 décembre 2009 2008 2007
Réserves d’hydrocarbures (Mbep) 10 483 10 458 10 449
Liquides (Mb) 5 689 5 695 5 778
Gaz (Gpc) 26 318 26 218 25 730

Asie Europe

Amériques
Moyen-Orient

Afrique

Les réserves prouvées d’hydrocarbures établies selon les règles de


la United States Securities and Exchange Commission (SEC) (Brent
à 59,91 $/b) s’élèvent à 10 483 Mbep au 31 décembre 2009. Au
niveau de production moyen de 2009, la durée de vie des réserves
ressort ainsi à plus de douze années.

1. Impact des prix des hydrocarbures sur les droits à production.


2. Variation des réserves hors productions : i.e. (révisions + découvertes, extensions + acquisitions – cessions) / productions de la période. Le taux de renouvellement ressort à
97% dans un environnement constant de prix du baril à 36,55 $/b si l’on exclut les acquisitions et les cessions.
3. En se limitant aux réserves prouvées et probables couvertes par des contrats d’exploration-production, sur des champs ayant déjà été forés et pour lesquels les études
techniques mettent en évidence un développement économique dans un environnement de Brent à 60 $/b, y compris les projets développés par des techniques minières.
4. Réserves prouvées et probables et ressources contingentes (quantités moyennes potentiellement récupérables des accumulations connues, Society of Petroleum Engineers
- 03/07).

10 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䡲 Exploration & Production

‹ Exploration et développement ‹ Réserves


Les définitions des réserves prouvées, prouvées développées et
Dans l’Amont, TOTAL a pour ambition de maintenir une croissance
prouvées non développées de pétrole brut et de gaz naturel sont
des productions et une rentabilité au niveau des meilleurs de
conformes à la révision du 31 décembre 2008 de la norme 4-10 de
l’industrie sur le long terme.
la réglementation S-X de la United States Securities and Exchange
Commission (SEC). Les réserves prouvées sont estimées au moyen
TOTAL évalue ses opportunités d’exploration en fonction de de données géologiques et d’ingénierie qui permettent de
différents facteurs géologiques, techniques, politiques et déterminer avec une certitude raisonnable la quantité de pétrole
économiques (y compris les questions d’ordre fiscal et contractuel), brut ou de gaz naturel située dans des réservoirs connus qui pourra
ainsi que des prévisions d’évolution des prix du pétrole et du gaz. être produite dans les conditions contractuelles, économiques et
Les découvertes et les extensions de champs existants opérationnelles existantes.
représentent 42% des 2 419 Mbep de réserves prouvées
supplémentaires du secteur Amont pour les trois années 2007, Les réserves de pétrole et de gaz naturel de TOTAL sont
2008 et 2009 (hors prise en compte, sur la même période, de la consolidées au niveau du Groupe une fois par an en tenant compte,
production et des prises ou cessions d’intérêts dans des réserves entre autres paramètres, des niveaux de production, du
en terre). Le solde (58%) représente les révisions des estimations comportement des champs, des réserves supplémentaires issues
précédentes. des découvertes et acquisitions, des cessions et autres facteurs
économiques. Sauf indications contraires, toute référence aux
En 2009, les investissements d’exploration des filiales consolidées réserves prouvées, aux réserves prouvées développées, aux
du Groupe se sont élevés à 1 486 millions d’euros (y compris les réserves prouvées non développées et à la production de TOTAL
coûts d’acquisition des permis non prouvés), réalisés notamment correspond à la part du Groupe dans lesdites réserves ou ladite
aux États-Unis, en Angola, au Royaume-Uni, en Norvège, en Libye, production. Les réserves prouvées mondiales de TOTAL incluent
au Nigeria et en République du Congo. En 2008, les les réserves prouvées de ses filiales consolidées, ainsi que sa
investissements d’exploration des filiales consolidées du Groupe quote-part dans les réserves prouvées des sociétés mises en
s’étaient élevés à 1 243 millions d’euros (y compris les coûts équivalence et de deux sociétés non consolidées. De plus amples
d’acquisition des permis non prouvés). Ces investissements informations concernant les réserves prouvées de TOTAL au
d’exploration avaient été réalisés principalement en Angola, au 31 décembre 2009, 2008 et 2007, figurent dans le Chapitre 10
Nigeria, en Norvège, au Royaume-Uni, en Australie, aux États-Unis, (Annexe 2 : Informations complémentaires sur l’activité
en Libye, au Brunei, au Gabon, au Cameroun, en Indonésie, en d’hydrocarbures (non auditées)).
Chine, en République du Congo et au Canada. En 2007, les
investissements d’exploration des filiales consolidées du Groupe Le calcul des réserves repose sur des observations indirectes et
s’étaient élevés à 1 233 millions d’euros (y compris les coûts implique des jugements subjectifs. Par nature c’est un exercice
d’acquisition des permis non prouvés), réalisés notamment au sujet à révisions qui sont réalisées en respectant des procédures de
Nigeria, en Angola, au Royaume-Uni, en Norvège, en Libye, en contrôle bien établies.
République du Congo, en Australie, au Venezuela, en Chine, en
Indonésie, au Canada, au Brunei, en Algérie, aux États-Unis, en Le processus d’enregistrement des réserves impose en particulier :
Mauritanie, au Yémen, au Kazakhstan, au Brésil, en Azerbaïdjan et
en Thaïlande. o une revue interne des évaluations techniques, permettant par
ailleurs de s’assurer que les définitions et préconisations de la
SEC sont respectées ;
Les investissements de développement des filiales consolidées de
l’Exploration & Production se sont élevés à près de 8 milliards o l’obtention, en préalable à la reconnaissance de réserves
d’euros en 2009. Les principaux investissements ont été réalisés en prouvées, d’un engagement du management sur le financement
Angola, au Nigeria, en Norvège, au Kazakhstan, en Indonésie, en nécessaire au développement des réserves.
République du Congo, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Gabon,
au Canada, en Thaïlande, en Russie et au Qatar. En 2008, les De plus amples informations concernant le processus d’évaluation
investissements de développement s’étaient élevés à des réserves figurent dans le chapitre 10 (Annexe 2 : Informations
7 milliards d’euros, réalisés principalement en Angola, au Nigeria, complémentaires sur l’activité d’hydrocarbures (non auditées)).
en Norvège, au Kazakhstan, en Indonésie, en République du
Congo, au Royaume-Uni, au Gabon, au Canada, aux États-Unis et ‹ Réserves prouvées
au Qatar. En 2007, les investissements de développement s’étaient
élevés à 7 milliards d’euros, réalisés principalement en Angola, en La révision de la norme 4-10 de la réglementation S-X de la SEC
Norvège, au Nigeria, au Kazakhstan, en République du Congo, au requiert de calculer les réserves prouvées au 31 décembre 2009 sur
Royaume-Uni, en Indonésie, au Gabon, au Canada, au Qatar, au la base d’un prix moyen annuel de référence, calculé à partir de la
Venezuela et aux États-Unis. moyenne arithmétique du prix des premiers jours de chaque mois

TOTAL / 11
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

de l’année, à l’exception des cas où les prix sont définis généralement inférieur à celui de la baisse des réserves associées
contractuellement, sans actualisation. Le prix moyen du Brent aux contrats de partage de production ou de buy-back. Pour cette
retenu comme référence pour l’année 2009 est de 59,91$/b. Les raison, une hausse des prix se traduit globalement par une baisse
réserves prouvées des années 2008 et 2007 ont été calculées sur la des réserves de TOTAL.
base de prix de fin d’année.
‹ Production
Au 31 décembre 2009, les réserves prouvées de pétrole et de gaz
de TOTAL atteignaient 10 483 Mbep (dont 56% de réserves
La production moyenne par jour de liquides et de gaz naturel a été
prouvées développées). Les liquides (pétrole brut, liquides de gaz
de 2 281 kbep/j en 2009, contre 2 341 kbep/j en 2008.
naturel et bitume) représentaient environ 54% de ces réserves et le
gaz naturel 46%. Ces réserves étaient situées en Europe
(principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique Les liquides ont représenté environ 61% et le gaz naturel 39% de la
(principalement en Angola, au Gabon, en Libye, au Nigeria et dans production globale de TOTAL en 2009.
la République du Congo), en Amérique (principalement au Canada,
aux États-Unis, en Argentine et au Venezuela), au Moyen-Orient Le tableau de la page suivante présente la production journalière
(principalement en Oman, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au moyenne de liquides et de gaz naturel revenant à TOTAL par zone
Yémen) et en Asie (principalement en Indonésie et au Kazakhstan). géographique et pour chacun des trois derniers exercices.

Au 31 décembre 2008, les réserves prouvées de pétrole et de gaz À l’instar de ses homologues du secteur, TOTAL ne détient souvent
de TOTAL atteignaient 10 458 Mbep (dont 50% de réserves qu’une participation dans les champs, le solde étant détenu par
prouvées développées). Les liquides représentaient environ 54% de d’autres partenaires (parmi lesquels peuvent figurer d’autres
ces réserves et le gaz naturel 46%. Ces réserves étaient situées en compagnies pétrolières internationales, des compagnies pétrolières
Europe (principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique d’État ou des organismes publics). TOTAL intervient fréquemment
(principalement en Algérie, en Angola, au Gabon, en Libye, au en qualité d’opérateur, c’est-à-dire en tant que responsable
Nigeria et dans la République du Congo), en Amérique technique de la production sur les champs dans lesquels il détient
(principalement au Canada, en Bolivie, en Argentine et au une participation. Une description des actifs producteurs du
Venezuela), au Moyen-Orient (principalement en Oman, au Qatar, secteur Amont, figure dans les tableaux « Présentation des activités
aux Émirats arabes unis et au Yémen) et en Asie (principalement en par zone géographique » aux pages suivantes.
Indonésie et au Kazakhstan).
L’activité Trading & Shipping du secteur Aval a commercialisé en
Au 31 décembre 2007, les réserves prouvées de pétrole et de gaz 2009, comme en 2008 et 2007, la quasi-totalité de la production de
de TOTAL atteignaient 10 449 Mbep (dont 52% de réserves liquides du secteur Amont (voir tableau « Ressources et débouchés
prouvées développées). Les liquides représentaient environ 55% de de pétrole brut » page 44 ).
ces réserves et le gaz naturel 45%. Ces réserves étaient situées en
Europe (principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique La production de gaz naturel de TOTAL est majoritairement vendue
(principalement en Angola, au Gabon, en Libye, au Nigeria et dans dans le cadre de contrats à long terme. Toutefois, sa production
la République du Congo), en Amérique (principalement au Canada, nord-américaine est pour l’essentiel vendue sur des marchés spot
en Argentine et au Venezuela), au Moyen-Orient (principalement en ainsi qu’une partie de sa production britannique, norvégienne et
Oman, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Yémen) et en Asie argentine. Les contrats à long terme dans le cadre desquels TOTAL
(principalement en Indonésie et au Kazakhstan). vend sa production de gaz naturel prévoient généralement un prix
lié, entre autres facteurs, aux prix moyens du pétrole brut et
d’autres produits pétroliers ainsi que, dans certains cas, à l’indice
‹ Sensibilité des réserves au prix des
du coût de la vie. Bien que le prix du gaz naturel ait tendance à
hydrocarbures fluctuer dans le sillage de celui du pétrole brut, il s’écoule un certain
laps de temps avant que les variations des prix du pétrole brut
Une variation du prix de référence entraîne une variation inverse n’aient un impact sur les prix du gaz naturel. Du fait de la
non proportionnelle des réserves associées aux contrats de partage corrélation entre le prix contractuel du gaz naturel et les prix du
de production et de buy-back (représentant près de 32% des pétrole brut, les prix contractuels ne sont généralement pas
réserves de TOTAL à fin 2009). En effet, TOTAL dispose, en vertu affectés par les fluctuations à court terme du prix du gaz naturel
de ces contrats, d’une partie de la production dont la vente doit spot. Certains de ces contrats long-terme, notamment en
permettre le remboursement de ses dépenses. Plus les prix sont Indonésie, au Qatar, au Nigeria et en Norvège prévoient la livraison
élevés, plus le nombre de barils nécessaire au remboursement d’un de quantités fixes et déterminables de gaz naturel. TOTAL prévoit
même coût est faible. Par ailleurs, la quantité de barils récupérable de satisfaire l’essentiel de ces engagements grâce à la production
au titre de ces contrats peut aussi varier en fonction de critères tels de ses réserves prouvées développées. Le Groupe, si nécessaire,
que la production cumulée, le taux de retour sur investissements ou pourrait recourir au marché spot ou à ses réserves non
le ratio revenus sur dépenses cumulées. Cette baisse est en partie développées pour satisfaire ces engagements (voir Chapitre 10
compensée par un allongement de la durée d’exploitation « Informations complémentaires sur l’activité d’hydrocarbures (non
économique des champs. Toutefois, l’effet de cet allongement est auditées) »).

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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䡲 Production par zone géographique

2009 2008 2007


Gaz Gaz Gaz
Liquides naturel Total Liquides naturel Total Liquides naturel Total
Filiales consolidées kb/j Mpc/j kbep/j kb/j Mpc/j kbep/j kb/j Mpc/j kbep/j
Afrique 612 596 728 635 655 763 658 636 783
Algérie 27 140 53 32 141 59 32 136 58
Angola 186 33 191 200 33 205 198 29 203
Cameroun 12 2 12 13 2 14 13 2 14
Gabon 67 20 71 73 20 76 78 29 83
Libye 60 – 60 74 – 74 87 – 87
Nigeria 159 374 235 158 436 246 176 423 261
République du Congo 101 27 106 85 23 89 74 17 77
Amérique du Nord 20 22 24 11 15 14 14 34 20
Canada (a) 8 – 8 8 – 8 2 – 2
Etats-Unis 12 22 16 3 15 6 12 34 18
Amérique du Sud 30 558 131 32 573 136 118 618 230
Argentine 15 364 80 14 365 81 14 365 80
Bolivie 3 91 20 3 105 22 3 131 28
Colombie 7 45 17 9 45 18 10 46 19
Trinité-et-Tobago 5 2 5 6 2 6 9 2 9
Venezuela – 56 9 – 56 9 82 74 94
Asie-Pacifique 33 1 228 251 29 1 236 246 28 1 287 252
Brunei 2 49 12 2 60 14 2 60 14
Indonésie 25 898 190 21 857 177 20 882 180
Myanmar – 103 13 – 117 14 – 136 17
Thaïlande 6 178 36 6 202 41 6 209 41
Communauté des États indépendants 14 52 24 12 75 26 10 46 19
Azerbaïdjan 3 50 12 4 73 18 3 44 11
Russie 11 2 12 8 2 8 7 2 8
Europe 295 1 734 613 302 1 704 616 335 1 846 674
France 5 100 24 6 103 25 6 115 27
Pays-Bas 1 254 45 1 244 44 1 252 45
Norvège 199 691 327 204 706 334 211 685 338
Royaume-Uni 90 689 217 91 651 213 117 794 264
Moyen-Orient 91 338 151 88 281 137 83 91 99
Emirats arabes unis 10 10 12 10 10 12 11 10 13
Iran 8 – 8 9 – 9 15 – 15
Qatar 47 294 99 44 269 91 33 79 47
Syrie 14 34 20 15 2 15 15 2 15
Yémen 12 – 12 10 – 10 9 – 9
Production totale cumulée 1 095 4 528 1 922 1 109 4 539 1 938 1 246 4 558 2 077
Filiales mise en équivalence et non consolidées
Afrique (b) 20 3 21 19 4 20 23 4 23
Moyen-Orient 216 386 287 241 288 295 240 277 291
Reste du monde (c) 50 6 51 87 6 88 – – –
Total filiales mise en équivalence et non
consolidées 286 395 359 347 298 403 263 281 314
Production mondiale 1 381 4 923 2 281 1 456 4 837 2 341 1 509 4 839 2 391

(a) Il s’agit uniquement de bitumes. Toute la production de bitume du Groupe se situe au Canada.
(b) Il s’agit essentiellement de la quote-part de TOTAL des productions de CEPSA en Algérie.
(c) Il s’agit essentiellement de la quote-part de TOTAL dans la production de PetroCedeño au Venezuela.

TOTAL / 13
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

䡲 Présentation des activités par zone géographique

Le tableau ci-dessous présente les actifs en production de TOTAL par zone géographique en précisant l’année de début d’activité dans le
pays, la participation du Groupe, et le statut d’opérateur.

Actifs en production au 31 décembre 2009 (a)


Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Afrique
Algérie 1952
Ourhoud (19,41%) (b)
RKF (48,83%) (b)
Tin Fouye Tabankort (35,00%)
Angola 1953
Blocs 3-85, 3-91 (50,00%)
Girassol, Jasmim,
Rosa, Dalia (bloc 17) (40,00%)
Cabinda (bloc 0) (10,00%)
Kuito, BBLT, Tombua-Landana (bloc 14) (20,00%)
Cameroun 1951
Bakingili (25,50%)
Bavo-Asoma (25,50%)
Boa Bakassi (25,50%)
Ekundu Marine (25,50%)
Kita Edem (25,50%)
Kole Marine (25,50%)
Mokoko - Abana (10,00%)
Mondoni (25,00%)
Gabon 1928
Anguille (100,00%)
Anguille Nord Est (100,00%)
Anguille Sud-Est (100,00%)
Atora (40,00%)
Avocette (57,50%)
Ayol Marine (100,00%)
Baliste (50,00%)
Barbier (100,00%)
Baudroie Marine (50,00%)
Baudroie Nord Marine (50,00%)
Coucal (57,50%)
Girelle (100,00%)
Gonelle (100,00%)
Grand Anguille Marine (100,00%)
Grondin (100,00%)
Hylia Marine (75,00%)
Mandaros (100,00%)
M’Boumba (100,00%)
Mérou Sardine Sud (50,00%)
Pageau (100,00%)
Port Gentil Océan (100,00%)
Port Gentil Sud Marine (100,00%)
Tchengue (100,00%)
Torpille (100,00%)
Torpille Nord Est (100,00%)
Rabi Kounga (47,50%)
Libye 1959
C 17 (Mabruk) (15,00%) (l)
C 137 (Al Jurf) (20,25%) (l)
NC 115 (El Sharara) (3,90%)
NC 186 (2,88%)

14 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Nigeria 1962
OML 58 (40,00%)
OML 99 Amenam-Kpono (30,40%)
OML 100 (40,00%)
OML 102 (40,00%) OML 102 - Ekanga (40,00%)
OML 130 (24,00%)
Shell Petroleum Development Company (SPDC
10,00%)
Bonga (12,50%)
République du Congo 1928
Kombi-Likalala (65,00%)
Nkossa (53,50%)
Nsoko (53,50%)
Moho Bilondo (53,50%)
Sendji (55,25%)
Tchendo (65,00%)
Tchibeli-Litanzi-Loussima (65,00%)
Tchibouela (65,00%)
Yanga (55,25%)
Loango (50,00%)
Zatchi (35,00%)
Amérique du nord
Canada 1999
Surmont (50,00%)
États-Unis 1957
Matterhorn (100,00%)
Virgo (64,00%)
Plusieurs actifs dans la zone de Barnett Shale (25,00%)
Tahiti (17,00%)
Amérique du sud
Argentine 1978
Aguada Pichana (27,27%)
Aries (37,50%)
Cañadon Alfa Complex (37,50%)
Carina (37,50%)
Hidra (37,50%)
San Roque (24,71%)
Sierra Chata (2,51%)
Bolivie 1995
San Alberto (15,00%)
San Antonio (15,00%)
Colombie 1973
Caracara (34,18%) (k)
Cupiagua (19,00%)
Cusiana (19,00%)
Espinal (7,32%) (k)
San Jacinto/Rio Paez (8,14%) (k)
Trinité-et-Tobago 1996
Angostura (30,00%)
Venezuela 1980
PetroCedeño (30,323%)
Yucal Placer (69,50%)
Asie-pacifique
Brunei 1986
Maharaja Lela Jamalulalam (37,50%)
Indonésie 1968
Bekapai (50,00%)
Handil (50,00%)
Peciko (50,00%)
Sisi-Nubi (47,90%)
Tambora-Tunu (50,00%)
Badak (1,05%)
Nilam - gaz et condensats (9,29%)
Nilam - huile (10,58%)
Myanmar 1992
Yadana (31,24%)
Thaïlande 1990
Bongkot (33,33%)

TOTAL / 15
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Communauté des États indépendants
Azerbaïdjan 1996
Shah Deniz (10,00%)
Russie 1989
Khariaga (50,00%)
Europe
France 1939
Lacq (100,00%)
Meillon (100,00%)
Pecorade (100,00%)
Vic-Bilh (73,00%)
Lagrave (100,00%)
Lanot (100,00%)
Dommartin-Lettrée (56,99%)
Itteville (78,73%)
La Croix-Blanche (100,00%)
Rousse (100,00%)
Vert-le-Grand (90,05%)
Vert-le-Petit (100,00%)
Norvège 1965
Skirne (40,00%)
Åsgard (7,68%)
Ekofisk (39,90%)
Eldfisk (39,90%)
Embla (39,90%)
Gimle (4,90%)
Glitne (21,80%)
Gungne (10,00%)
Heimdal (16,76%)
Hod (25,00%)
Huldra (24,33%)
Kristin (6,00%)
Kvitebjørn (5,00%)
Mikkel (7,65%)
Oseberg (10,00%)
Oseberg East (10,00%)
Oseberg South (10,00%)
Sleipner East (10,00%)
Sleipner West (9,41%)
Snøhvit (18,40%)
Snorre (6,18%)
Statfjord East (2,80%)
Sygna (2,52%)
Tor (48,20%)
Tordis (5,60%)
Troll I (3,69%)
Troll II (3,69%)
Tune (10,00%)
Tyrihans (23,18%)
Vale (24,24%)
Valhall (15,72%)
Vigdis (5,60%)
Vilje (24,24%)
Visund (7,70%)
Yttergryta (24,50%)
Pays-Bas 1964
F6a gaz (55,66%)
F6a huile (65,68%)
F15a Jurassic (38,20%)
F15a Triassic (32,47%)
J3a (30,00%)
K1a (40,10%)
K3b (56,16%)
K4a (50,00%)
K4b/K5a (36,31%)

16 / TOTAL - Document de référence 2009


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
K5b (45,27%)
K5F (40,39%)
K6/L7 (56,16%)
L1a/L1d (60,00%)
L1e/L1f (55,66%)
L4a (55,66%)
E16a (16,92%)
E17a/E17b (14,10%)
J3b/J6 (25,00%)
Q16a (6,49%)
Royaume-Uni 1962
Alwyn North, Dunbar, Ellon, Grant
Nuggets (100,00%)
Elgin-Franklin (EFOG 46,17%) (c)
Forvie Nord (100,00%)
Glenelg (49,47%)
Jura (100,00%)
Otter (81,00%)
West Franklin (EFOG 46,17%) (c)
Alba (12,65%)
Armada (12,53%)
Bruce (43,25%)
Champs unitisés Markham (7,35%)
ETAP (Mungo, Monan) (12,43%)
Everest (0,87%)
Keith (25,00%)
Maria (28,96%)
Nelson (11,53%)
Seymour (25,00%)
Moyen-orient
Émirats arabes unis 1939
Abu Dhabi - Abu Al Bu Khoosh (75,00%)
Abu Dhabi offshore (13,33%) (d)
Abu Dhabi onshore (9,50%) (e)
GASCO (15,00%)
ADGAS (5,00%)
Iran 1954
Dorood (55,00%) (f)
South Pars 2 & 3 (40,00%) (g)
Oman 1937
Divers champs onshore (bloc 6) (4,00%) (h)
Champ de Mukhaizna (bloc 53) (2,00%) (i)
Qatar 1936
Al Khalij (100,00%)
Dolphin (24,50%)
North Field - NFB (20,00%)
North Field -Qatargas 2 Train 5 (16,70%)
Syrie 1988
Deir Ez Zor (Al Mazraa, Atalla North, Jafra, Marad,
Qahar, Tabiyeh) (100,00%) (j)
Yémen 1987
Kharir/Atuf (bloc 10) (28,57%)
Al Nasr (bloc 5) (15,00%)
(a) La participation financière du Groupe dans l’entité locale est d’environ 100% dans tous les cas, sauf concernant Total Gabon (57,96%), Total E&P Cameroun (75,80%) et
certaines entités en Algérie, à Abou Dabi, en Oman et au Royaume-Uni (voir notes b à l ci-dessous).
(b) TOTAL détient une participation indirecte de 19,41% dans le champ de Ourhoud et de 48,83% dans le champ de RKF via CEPSA (société mise en équivalence).
(c) TOTAL détient une participation indirecte de 35,8% dans le champ d’Elgin-Franklin via EFOG.
(d) Participation de 13,33% via ADMA (société mise en équivalence). TOTAL est également associé aux opérations de Abu Dhabi Marine Operating Company.
(e) Participation de 9,50% via ADPC (société mise en équivalence). TOTAL est également associé aux opérations de Abu Dhabi Company For Onshore Oil Operation.
(f) TOTAL a transféré à la NIOC (National Iranian Oil Company) les opérations du champ de Dorood. Le Groupe détient une participation de 55,00% dans le consortium étranger.
(g) TOTAL a transféré les opérations à la NIOC pour les phases 2 et 3 du champ de South Pars. Le Groupe détient une participation de 40,00% dans le consortium étranger.
(h) TOTAL détient une participation directe de 4,00% dans Petroleum Development Oman LLC, opérateur du bloc 6 dans lequel TOTAL détient une participation indirecte de
4,00% via Pohol (société mise en équivalence). Le Groupe détient également une participation de 5,54% dans l’usine de liquéfaction d’Oman LNG (trains 1 et 2), et une
participation indirecte de 2,04% via OLNG dans Qalhat LNG (train 3).
(i) TOTAL détient une participation directe de 2,00% dans le bloc 53.
(j) Opéré par la société DEZPC détenue à 50,00% par TOTAL et 50,00% par SPC.
(k) TOTAL détient une participation indirecte de 34,18% dans le bloc de Caracara, 8,14% dans le bloc de San Jacinto/Rio Paez et 7,32% dans le bloc Espinal au travers de
CEPSA (société mise en équivalence).
(l) Application des nouveaux termes contractuels à la suite de la ratification des contrats début 2010.

TOTAL / 17
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

‹ Afrique prévu en 2011. Ce développement, en cours de réalisation depuis


son approbation fin 2007, prévoit la mise en place d’un FPSO
d’une capacité de production allant jusqu’à 220 kb/j.
En 2009, la production de TOTAL en Afrique s’est établie à
749 kbep/j (y compris celle des filiales mises en équivalence et Sur le quatrième pôle, CLOV, les études de basic engineering
des filiales non consolidées), représentant 33% de la pour le développement des champs de Cravo, Lirio, Orquidea et
production totale du Groupe, contre 783 kbep/j en 2008 et Violeta ont été lancées en 2008. Ce développement devrait
806 kbep/j en 2007. conduire à l’implantation d’un quatrième FPSO d’une capacité de
160 kb/j. La décision finale d’investissement devrait être prise en
2010.
En Algérie, la production de TOTAL s’est établie à 74 kbep/j pour
l’année 2009, en recul par rapport aux niveaux de 2008 et 2007
(79 kbep/j), en raison notamment de la fin du contrat Hamra en o Sur le bloc 14 (20%), la production de Tombua-Landana a
octobre 2009. Outre Hamra, la production du Groupe a été assurée démarré en août 2009 et vient s’ajouter à celles de Benguela-
par ses participations directes dans le champ de TFT (Tin Fouyé Belize-Lobito-Tomboco (BBLT) et de Kuito.
Tabenkort, 35%) et à travers sa participation dans CEPSA o Sur le bloc 32 (30%, opérateur), situé en offshore très profond,
(48,83%), elle-même partenaire de Sonatrach (Société nationale les douze découvertes réalisées entre 2003 et 2007 ont établi le
des hydrocarbures algérienne) sur les champs d’Ourhoud et potentiel pétrolier du bloc. L’appréciation se poursuit et des
Rhourde El Krouf. TOTAL détient également un intérêt direct de études de pré-développement sont en cours pour une première
37,75% dans le projet gazier de Timimoun aux côtés de Sonatrach zone de production située dans la partie centre / sud-est du bloc.
(51%) et de CEPSA (11,25%). En décembre 2009, TOTAL a
remporté l’appel d’offres pour l’acquisition d’une participation de
En 2008, les droits sur la zone de Calulu, dans le bloc 33, ont été
47% dans le permis Ahnet. Le contrat prévoit que le plan de
prolongés de cinq ans. TOTAL, devenu opérateur en 2008, y détient
développement soit soumis aux autorités avant la mi-2011 pour une
une participation de 55%. En 2007, TOTAL était entré sur les blocs
mise en production prévue en 2015 avec un plateau de production
17/06 (30%, opérateur) et 15/06 (15%).
d’au moins 4 Gm3/an (400 Mpc/j).

Par ailleurs, le projet Angola LNG (13,6%), dont l’objet est de


o Sur le champ de TFT, la finalisation du projet de compression valoriser les réserves de gaz en Angola, en particulier le gaz associé
devrait permettre de maintenir un plateau de production à près aux productions des champs situés sur les blocs 0, 14, 15, 17 et
de 180 kbep/j. 18, prévoit la construction d’une usine de liquéfaction à proximité
o L’approbation, par l’Agence nationale ALNAFT, du projet de de Soyo. Ce projet a été approuvé par l’État angolais et les
Timimoun a permis à TOTAL et ses partenaires de lancer la partenaires en décembre 2007. Les travaux de construction sont en
phase de basic engineering début 2010. Le projet prévoit une cours et la production devrait démarrer en 2012.
mise en production fin 2013. La production commerciale de gaz
naturel de Timimoun devrait atteindre environ 1,6 Gm3/an Au Cameroun, TOTAL, producteur depuis 1977, a opéré en 2009
(160 Mpc/j) en plateau. environ 50 kbep/j soit près de 65% de la production du pays 1. En
2009, la production du Groupe s’est élevée à 12 kbep/j, contre
En Angola, la production du Groupe s’est établie à 191 kbep/j en 14 kbep/j en 2008 et 2007.
2009, contre 205 kbep/j en 2008 et 2007. La production provient
essentiellement des blocs 17, 0 et 14. Les années 2007 à 2009 ont L’autorisation exclusive d’exploitation du champ de Dissoni (37,5%,
été marquées par de nombreuses découvertes, en particulier sur opérateur) a été octroyée par les autorités camerounaises en
les blocs 14, 31, 32, 15/06 et 17/06. novembre 2008 pour une mise en production prévue en 2012. En
plateau, la production de ce champ devrait s’élever à près de
o Le bloc 17 (40%, opérateur), principal actif du Groupe en Angola 15 kb/j (en 100%). Sur ce permis, la découverte dans les horizons
situé en offshore profond, est composé de quatre pôles majeurs : deltaïques réalisée en 2008 lors du forage du puits d’exploration
Girassol, Dalia, Pazflor et CLOV (articulé autour des découvertes Njonji devrait être évaluée par un puits d’appréciation prévu en
de Cravo, Lirio, Orquidea et Violeta). 2010.
Sur le pôle de Girassol, la production moyenne en 100% des
champs de Girassol, Jasmim et Rosa s’est élevée à plus de Par ailleurs, le Groupe s’est vu octroyer, en juillet 2009, un nouveau
220 kb/j en 2009. Le champ de Rosa, entré en production en juin bloc d’exploration, Lungahe (100%), situé à proximité de ses
2007, participe significativement à l’alimentation du FPSO (unité concessions et permis opérés.
flottante de traitement, de stockage et d’expédition) de Girassol.
En Égypte, TOTAL s’est vu attribuer en mai 2009 un intérêt de 90%
Sur le second pôle, le champ de Dalia, démarré en décembre
dans le bloc 4 (El Burullus offshore Est) dont il devrait être opérateur
2006, a atteint son plateau de production de 240 kb/j au
après approbation par les autorités égyptiennes. Ce permis, situé
deuxième trimestre 2007. Ce développement, initié en 2003, est
dans le bassin du Nil où de nombreuses découvertes de gaz ont
constitué de puits sous-marins reliés à un FPSO.
déjà été réalisées, couvre une période d’exploration initiale de
Sur le troisième pôle, Pazflor, composé des champs de Perpetua, quatre ans et comporte des obligations de travaux sismiques 3D et
Zinia, Hortensia et Acacia, le démarrage de la production est de forage de puits d’exploration.

1. Source : TEP Cameroun et Société Nationale des Hydrocarbures du Cameroun.

18 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Au Gabon, la part de production revenant au Groupe s’est élevée à À Madagascar, TOTAL a pris une participation de 60% et le rôle
71 kbep/j en 2009, contre 76 kbep/j en 2008 et 83 kbep/j en 2007. d’opérateur sur le permis de Bemolonga en septembre 2008. Ce
Cette baisse est due au déclin naturel des champs matures. Total permis contient des accumulations de sables bitumineux. Une
Gabon 1 est l’une des plus anciennes filiales du Groupe en Afrique première phase d’appréciation a été lancée afin de confirmer le
subsaharienne. La Convention d’établissement entre Total Gabon potentiel nécessaire à un développement de type minier. Les
et l’État gabonais a été renouvelée pour vingt-cinq ans en 2007, opérations de forage ont démarré en juillet 2009 et devraient se
encourageant l’exploration et les projets de développement. dérouler en 2010 pendant la saison sèche entre avril et novembre.

En Mauritanie, le Groupe est présent dans l’exploration sur les


o Sur le champ d’Anguille, les études réservoir lancées en 2009 à
permis Ta7 et Ta8 (60%, opérateur), situés dans le bassin de
l’issue des résultats des treize premiers puits de la phase 1
Taoudenni, aux côtés de Sonatrach (20%) et Qatar Petroleum
montrent aujourd’hui que les estimations de production initiales
International (20%), la société nationale du Qatar. Le forage d’un
doivent être revues à la baisse. Le projet qui avait fait l’objet
puits d’exploration sur le permis Ta8 a démarré en octobre 2009.
d’une première révision début 2009 pour bénéficier au mieux de
la baisse du coût des services pétroliers, prévoit une approche
plus séquentielle ainsi qu’un calendrier plus étalé dans le temps. Au Nigeria, la production du Groupe s’est établie à 235 kbep/j en
Le schéma de développement et le dimensionnement des 2009, contre 246 kbep/j en 2008 et 261 kbep/j en 2007. TOTAL,
nouvelles installations ont été révisés en conséquence. établi au Nigeria depuis 1962, opère sept permis de production
(OML) sur les quarante-sept auxquels il participe et deux permis
o Sur le permis offshore profond de Diaba (Total Gabon 63,75%, d’exploration (OPL) sur les huit auxquels il participe. Le Groupe est
opérateur), à la suite de la campagne d’acquisition sismique 2D également présent dans le GNL au travers de Nigeria LNG et du
qui s’est déroulée en 2008 et 2009, des travaux d’acquisition projet Brass LNG.
sismique 3D ont démarré en décembre 2009.
o TOTAL détient 15% de l’usine de liquéfaction Nigeria LNG Ltd,
En Libye, la production du Groupe s’est élevée à 60 kb/j en 2009, située sur l’île de Bonny. Depuis la mise en service du sixième
contre 74 kb/j en 2008 et 87 kb/j en 2007. Cette baisse est train de liquéfaction fin 2007, la capacité totale de l’usine s’élève
essentiellement due à l’application des quotas OPEP et aux à 22 Mt/an de GNL. En 2009, les problèmes de sécurité dans le
nouveaux termes contractuels sur les blocs NC 115 (30%) 2 et delta du Niger ont affecté la production de gaz de certains
NC 186 (24%) 2, sur lesquels TOTAL est partenaire. fournisseurs, limitant l’approvisionnement de l’usine et
conduisant à la baisse de production de GNL.
Par ailleurs, les travaux préliminaires au lancement du projet
o Sur le champ de Mabruk (bloc C 17, 75% 2, opérateur), le plateau
Brass LNG (17%) qui comprend la construction de deux trains
de production de 19 kb/j a été maintenu en 2009. Par ailleurs, le
d’une capacité de 5 Mt/an chacun se sont poursuivis en 2009. La
plan de développement des structures de Dahra et Garian a été
première phase des travaux de préparation du site a été achevée
approuvé par la National Oil Corporation (NOC) mi-2009.
en 2009.
o Sur le bloc C 137 (75% 2, opérateur), la reprise des activités sur le
o Enfin, TOTAL a renforcé sa capacité à assurer
champ d’Al Jurf est intervenue fin décembre 2008 après l’arrêt
l’approvisionnement des projets GNL auxquels il participe et à
temporaire de la production à la suite des difficultés rencontrées
répondre à la croissance de la demande intérieure en gaz :
en avril 2008 lors d’une opération de forage. En 2009, la
production s’est établie à 31 kbep/j. Par ailleurs, un projet de - Sur le permis OML 136 (40%), le Groupe a réalisé en 2009
réinjection du gaz associé a été lancé en mai 2009. l’appréciation positive du champ de Temi Agge, confortant la
possibilité d’un futur pôle de développement sur ce permis où
o Un protocole d’accord a été signé en février 2009 entre la NOC et des travaux d’appréciation ont été réalisés en 2008 sur le
TOTAL concernant les blocs C 137 et C 17 afin de convertir les champ d’Amatu.
contrats existants en contrats EPSA IV (contrats d’exploration et
de partage de production) et les étendre jusqu’en 2032. Dans ce - Dans le cadre de son association avec Nigerian National
cadre, des engagements de forage d’exploration Petroleum Corporation (NNPC), TOTAL a poursuivi le projet
supplémentaires ont été pris. Les contrats EPSA IV, signés en d’augmentation de capacité du permis OML 58 (40%,
mai 2009, ont été ratifiés par le gouvernement libyen début 2010. opérateur), qui vise à terme à porter la capacité de production
de gaz à 550 Mpc/j. Une seconde phase du projet, en cours
o Sur les blocs NC 115 et NC 186, une campagne sismique de près d’évaluation, devrait permettre de développer d’autres réserves
de 5 000 km2 a démarré en décembre 2009. grâce à ces infrastructures.
o Sur le bassin de Murzuk, à la suite du succès du forage - Sur les permis OML 112/117 (40%), TOTAL a poursuivi en
d’appréciation de la découverte réalisée en 2006 sur une partie 2009 les études de développement du champ de gaz d’Ima.
du bloc NC 191 (100% 2, opérateur), un plan de développement a
été soumis aux autorités en 2009.
o Sur le bassin de Cyrénaïque, le forage d’un puits d’exploration a
débuté en février 2010 sur le bloc 42 2/4 (60% 2, opérateur).

1. Total Gabon est une société de droit gabonais dont les actions, cotées sur Euronext Paris, sont détenues par TOTAL (58%), la République Gabonaise (25%) et le public
(17%).
2. Participation dans le consortium étranger.

TOTAL / 19
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

o Sur le permis OML 102 (40%, opérateur), TOTAL a poursuivi en Au Soudan, le Groupe détient des droits sur un permis
2009 le développement du projet Ofon II pour une décision finale d’exploration dans la partie Sud sans que toutefois des activités
d’investissement au cours de l’année 2010. Le Groupe prévoit aient été entreprises dans le pays. Pour une information
également l’appréciation du pôle d’Etisong en 2010, situé à complémentaire sur la présence de TOTAL au Soudan, consulter le
15 km du champ d’Ofon actuellement en production. Chapitre 4 (Facteurs de risques).
o Sur le permis OML 130 (24%, opérateur), TOTAL a mis en
production en mars 2009 le champ d’Akpo, dont le plateau de ‹ Amérique du Nord
production est de 225 kbep/j (en 100%). Le Groupe poursuit
activement les travaux de valorisation du champ d’Egina pour En 2009, la production de TOTAL en Amérique du Nord s’est
lequel un plan de développement a été approuvé par les autorités établie à 24 kbep/j, représentant 1% de la production totale du
nigérianes. En 2009, TOTAL a réalisé au Nigeria les études de Groupe, contre 14 kbep/j en 2008 et 20 kbep/j en 2007.
basic engineering sur ce champ.
Au Canada, le Groupe est présent dans le domaine des sables
o Sur le permis OML 138 (20%, opérateur), TOTAL a poursuivi en
bitumineux en Athabasca (Alberta) à travers ses participations dans
2009 le développement du projet Usan (180 kb/j en 100%), avec
les permis de Surmont (50%), Joslyn (75%, opérateur) et Northern
notamment le démarrage du forage des puits de production ainsi
Lights (50%, opérateur). Depuis fin 2004, le Groupe détient
que la mise à l’eau de la coque du futur FPSO en novembre 2009.
également plusieurs permis (Oil Sands Leases) à 100% acquis lors
La production devrait démarrer en 2012.
de ventes aux enchères successives, notamment celui de Griffon
pour lequel la campagne d’appréciation de l’hiver 2008-2009 est en
TOTAL a également consolidé sa position dans l’offshore profond cours d’interprétation. En 2009, la production du Groupe s’est
avec le lancement en 2009 du développement du projet Bonga élevée à 8 kb/j, stable par rapport à 2008.
Nord-Ouest sur l’OML 118 (12,5%). En 2009, le Groupe a
activement poursuivi sa campagne d’exploration avec la o Sur le permis de Surmont, la construction de la première phase
découverte réalisée sur le prospect de Owowo Sud sur l’OPL 223 de développement industriel (Surmont Phase 1A) s’est achevée
(18%, opérateur). en juin 2007 avec le démarrage progressif de l’injection de vapeur
sur les dix-huit premières paires de puits. Le passage en mode
Le contexte d’insécurité dans la région du delta du Niger a continué production SAGD (Steam Assisted Gravity Drainage) de la
d’affecter la production de l’association Shell Petroleum première paire de puits est intervenu en octobre 2007. La
Development Company (SPDC), dans laquelle TOTAL détient une production commerciale a débuté en novembre 2007.
participation de 10%. Les travaux de réparation des installations Les travaux relatifs aux phases 1B et 1C ont été réalisés en vue
dans la zone Ouest du delta du Niger se sont poursuivis en 2009, d’ajouter les seize paires de puits supplémentaires nécessaires
permettant une reprise partielle de la production, notamment sur le pour atteindre un niveau de production estimé à 22 kb/j. Les
champ offshore de EA (10%) où la production a repris au deuxième paires de puits de la phase 1B ont été progressivement mises en
semestre 2009. Par ailleurs, la production de gaz et de condensats production en 2009.
de SPDC a notamment été affectée en 2009 par l’arrêt de l’usine de Début 2010, les partenaires ont décidé de lancer la construction
traitement de Soku pour travaux et réparations à la suite d’actes de de la deuxième phase de développement industriel. Le
vandalisme sur les pipelines d’export à la fin de l’année 2008. démarrage de la production de Surmont Phase 2 est prévu en
2015 et permettra de porter la capacité de production totale de
En République du Congo, la part de production revenant au Surmont (phases 1 et 2) à 110 kb/j (en 100%).
Groupe s’est élevée à 106 kbep/j en 2009, contre 89 kbep/j en 2008 o Le permis de Joslyn, situé à environ 140 km au nord de Surmont,
et 77 kbep/j en 2007. devrait être exploité par techniques minières, en deux phases de
développement de 100 kb/j de bitume chacune.
o Le champ de Moho Bilondo (53,5%, opérateur) est entré en En 2009, le pré-projet de la première phase (Joslyn North Mine) a
production en avril 2008. Le forage des puits de développement se fait l’objet d’une révision complète pour notamment répondre aux
poursuit. La production en 100%, actuellement proche de 80 kbep/j, critères de la nouvelle réglementation de février 2009 relative au
devrait atteindre 90 kbep/j en plateau dans le courant de l’année traitement des boues de production. Cette révision s’est achevée
2010. Le potentiel de ce permis a été confirmé par le puits en février 2010 avec en parallèle la remise aux autorités d’une
d’appréciation Moho Nord Marine 3, foré fin 2008 à la suite des mise à jour du dossier administratif. La poursuite de la
deux découvertes réalisées en 2007 (Moho Nord Marine 1 et 2). En préparation de cette première phase a été approuvée début mars
2009, le puits d’exploration Moho Nord Marine 4 a permis de mettre 2010 avec le lancement des études de basic engineering. Le
en évidence dans la même zone des ressources aux niveaux développement du projet devrait être approuvé dans les
albiens. prochaines années pour un démarrage en 2017. Le calendrier
o Le développement de Libondo (65%, opérateur), approuvé en final reste cependant soumis au processus administratif
octobre 2008, se poursuit. La mise en service est prévue en d’approbation de l’ERCB (Energy Resources Conservation
2011. Ce champ est situé sur le permis d’exploitation Kombi- Board).
Likalala-Libondo, à 50 km des côtes, par une profondeur d’eau Par ailleurs, une petite unité de production SAGD, démarrée en
de 114 m. Le plateau de production devrait s’établir à 8 kb/j 2006 mais qui n’a pas atteint le niveau de production attendu de
(en 100%). Une partie significative des équipements est réalisée 10 kb/j en raison de contraintes sur la pression d’injection de
localement à Pointe Noire, en redémarrant un chantier de vapeur, est arrêtée depuis mars 2009. Le devenir de cette
construction sans activité depuis plusieurs années. installation (mise sous cocon ou démantèlement définitif) a fait

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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

l’objet du dépôt d’un dossier d’autorisation auprès de l’ERCB o En janvier 2009, le groupe a finalisé l’acquisition de 50% de la
début 2010. Les réserves correspondantes ont été société American Shale Oil LLC, en vue de développer la
décomptabilisées au 31 décembre 2008. technologie d’exploitation des schistes bitumineux au Colorado.
o Parallèlement à ces développements, TOTAL a réalisé en 2006
des études qui ont conduit au choix d’un upgrader de Au Mexique, TOTAL réalise diverses études en collaboration avec
technologie delayed coker, situé à Edmonton (Alberta), d’une la société nationale PEMEX dans le cadre d’un accord de
capacité de près de 230 kb/j. Sa construction est prévue en deux coopération technique général signé en 2003 et renouvelé début
phases afin de suivre la montée en production de bitume du 2010.
permis de Joslyn. Après une annonce publique en mai 2007 et le
dépôt du dossier d’autorisation ERCB en décembre 2007, le
projet devrait être présenté en audition publique fin mai 2010. Les ‹ Amérique du Sud
études de basic engineering, lancées en mai 2008, se sont
achevées fin 2009, dernière étape avant le lancement de la En 2009, la production de TOTAL en Amérique du Sud s’est
construction. Cependant, la décision définitive de mise en œuvre élevée à 182 kbep/j (y compris celle des filiales mises en
de ce projet ne pourra intervenir qu’après l’approbation de équivalence et des filiales non consolidées), représentant 8%
l’autorité administrative et son démarrage devra coïncider avec de la production totale du Groupe, contre 224 kbep/j en 2008 et
celui de Joslyn North Mine. 230 kbep/j en 2007.
o En août 2008, le Groupe a finalisé l’acquisition de la société
Synenco dont les deux principaux actifs étaient une participation
En Argentine, TOTAL, présent depuis 1978, opère 27% de la
de 60% dans le projet Northern Lights et le permis mitoyen de
production de gaz du pays 1. La production du Groupe s’est élevée
McClelland, détenu en 100%. Début 2009, le Groupe a cédé à
à 80 kbep/j en 2009, contre 81 kbep/j en 2008 et 80 kbep/j en 2007.
Sinopec, l’autre partenaire du projet, un intérêt de 10% dans le
projet Northern Lights et de 50% dans le permis McClelland,
ramenant ainsi sa participation à 50% sur l’ensemble du o Dans le bassin du Neuquen, le raccordement des découvertes
domaine. Le projet Northern Lights, situé à une cinquantaine de satellites et l’augmentation des capacités de compression ont
kilomètres au nord de Joslyn, devrait être exploité par techniques permis de prolonger le plateau de production des champs de San
minières. Roque (24,7%, opérateur) et d’Aguada Pichana (27,3%,
Aux États-Unis, la production du Groupe s’est établie à 16 kbep/j opérateur).
en 2009, contre 6 kbep/j en 2008 et 18 kbep/j en 2007. Sur le champ d’Aguada Pichana, le projet de compression basse
o Dans le golfe du Mexique : pression a été mis en service en août 2007. Le développement de
- En mai 2009, le champ d’huile de Tahiti (17%), situé en la découverte d’Aguada Pichana Nord se poursuit. La deuxième
offshore profond, a démarré sa production et rapidement phase a été mise en service entre septembre et novembre 2009
atteint son plateau de 135 kb/j. avec cinq puits producteurs. Elle vient compléter la première
- En septembre 2007, le Groupe s’est engagé sur la première phase mise en production en décembre 2007. Sur la partie
phase de développement du projet offshore profond Chinook principale du champ, vingt-deux puits ont été forés en 2009.
(33,33%) avec un test de production prévu en 2010. En février 2009, TOTAL a signé avec les autorités argentines un
- TOTAL a acquis six blocs d’exploration en mars 2009. accord pour l’extension de dix ans (de 2017 à 2027) des
- En avril 2009, TOTAL et Cobalt ont signé un accord portant sur concessions d’Aguada Pichana et de San Roque. Dans ce
la mise en commun du domaine minier offshore profond des contexte, une sismique 3D a été acquise fin 2009 dans la zone de
deux compagnies, Cobalt détenant un intérêt de 60% et canyons Las Carceles, qui permettra de poursuivre l’exploration
TOTAL, les 40% restants. Cobalt opère la phase d’exploration sur Aguada Pichana à l’ouest de la zone déjà développée.
pour laquelle TOTAL fournit l’appareil de forage utilisé pour les
o En Terre de Feu, le Groupe opère notamment les champs
cinq premiers puits d’exploration choisis. En outre, des
offshore de Carina et Aries (37,5%) démarrés respectivement en
ingénieurs de TOTAL sont détachés dans l’équipe Exploration
2005 et 2006. Un quatrième compresseur moyenne pression a
de Cobalt à Houston.
été installé en juillet 2007 pour dégoulotter les installations et
- TOTAL opère la production des champs de Matterhorn et porter la capacité de production de gaz de cette zone de 12 à
Virgo. 15 Mm3/j (soit près de 424 à 530 Mpc/j). Par ailleurs, la saturation
o En Alaska, TOTAL a acquis en 2008 une participation de 30% du gazoduc d’exportation du gaz de la Terre de Feu limitant
dans plusieurs blocs d’exploration onshore dénommés « White actuellement le bénéfice de cette augmentation, des travaux sont
Hills ». La plupart des blocs ont été rendus mi-2009 à la suite de en cours depuis 2008 pour augmenter sa capacité.
résultats décevants. En 2007, le Groupe avait également acquis
trente-deux blocs d’exploration offshore en mer de Beaufort. Fin 2009, la décision a été prise de lancer le développement du
o Fin 2009, TOTAL a signé un accord en vue de créer une joint- gisement offshore de Vega Pleyade et l’extension de la
venture avec Chesapeake, avec effet rétroactif au 1er octobre compression basse pression, avec l’objectif d’une entrée en
2009. Au travers de cette joint-venture, TOTAL détient 25% du production fin 2014.
portefeuille de Chesapeake dans la zone de Barnett Shale au
Texas (gaz non conventionnel) dont les actifs produisent environ En Bolivie, la production du Groupe, essentiellement gazière, s’est
700 Mpc/jour. établie à 20 kbep/j en 2009, contre 22 kbep/j en 2008 et 28 kbep/j

1. Source : Ministère de Planification fédérale, Investissement public et Services, Secrétariat à l’énergie.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

en 2007. TOTAL est présent sur six permis : deux permis en o Sur Niscota, le forage du puits Huron-1 a conduit à la découverte
production, San Alberto et San Antonio (15%) ; et quatre permis en d’un gisement de gaz à condensats en 2009. L’appréciation de la
phase d’exploration ou d’appréciation, blocs XX West (75%, structure de Huron-1 est en cours avec le lancement d’une
opérateur), Aquio et Ipati (80%, opérateur) et Rio Hondo (50%). La campagne sismique 3D dont l’objectif est de définir la taille de la
baisse de production enregistrée en 2009 est principalement due à découverte et d’implanter de futurs puits d’appréciation.
la réduction de la demande de gaz brésilienne, principal marché
d’exportation de San Alberto et San Antonio. En Guyane française, TOTAL a pris une participation de 25% dans
le permis de Guyane Maritime en décembre 2009. Cette acquisition
o Concernant la découverte d’Itau, située sur le bloc XX West, reste soumise à l’approbation des autorités françaises. Situé à
TOTAL a déposé en août 2009 une déclaration de commercialité environ 150 km au large des côtes, ce permis couvre une superficie
auprès des autorités boliviennes et prépare le développement du d’environ 32 000 km², par des profondeurs d’eau allant de 2 000 à
champ, dont la mise en production est prévue au second 3 000 m. Des travaux d’acquisition sismique 3D ont déjà
semestre 2010. La production d’Itau sera acheminée vers les commencé sur ce permis.
infrastructures existantes du champ voisin de San Alberto.
o En 2004, le Groupe a découvert le gisement de gaz d’Incahuasi, À Trinité-et-Tobago, où TOTAL est présent depuis 1996, la
situé sur le bloc d’Ipati. À la suite de l’interprétation de la production du Groupe s’est établie à 5 kb/j en 2009, contre 6 kb/j
sismique 3D réalisée en 2008, un puits d’appréciation est en en 2008 et 9 kb/j en 2007. TOTAL détient une participation de 30%
cours sur le bloc adjacent d’Aquio pour confirmer l’extension de dans le champ offshore d’Angostura situé sur le bloc 2C. Une
la découverte vers le nord. phase 2, correspondant au développement des réserves de gaz, est
actuellement en cours avec un début de production prévu en 2011.
Enfin, en septembre 2008, TOTAL a signé un accord de
coopération avec Gazprom et Yacimientos Petrolíferos Fiscales Au Venezuela, où TOTAL est présent depuis 1980, le Groupe est
Bolivianos afin d’explorer le bloc Azero dans le cadre d’une l’un des principaux partenaires de la société nationale PDVSA
entreprise mixte au sein de laquelle TOTAL et Gazprom seront (Petróleos de Venezuela S.A.). En 2009, la production du Groupe
partenaires avec des participations équivalentes. s’est établie à 54 kbep/j, contre 92 kbep/j en 2008 et 94 kbep/j en
2007. TOTAL possède des participations dans PetroCedeño
Au Brésil, le Groupe détient des participations dans deux permis, (30,323%), Yucal Placer (69,5%) ainsi que dans le bloc 4
les blocs BC-2 (41,2%) et BM-C-14 (50%), situés dans le bassin de d’exploration offshore de la Plataforma Deltana (49%).
Campos.
o À la suite de la décision des autorités vénézuéliennes de mettre
o Sur le bloc BC-2, les partenaires ont foré un puits d’appréciation fin aux « contrats d’opérations » signés dans les années quatre-
au début de l’année 2007, puis soumis une déclaration de vingt-dix, TOTAL a signé en juin 2007 un protocole d’accord avec
commercialité à l’ANP (Agência National do Petroléo) fin août PDVSA, approuvé par le ministère chargé de l’Énergie et du
2007. À la suite d’un retraitement sismique, un prospect ante- Pétrole, prévoyant la conversion de l’association Sincor en
salifère a été mis en évidence sous la découverte de Xerelete l’entreprise mixte PetroCedeño et le transfert du contrôle des
opérations à cette entreprise mixte. Dans le cadre de ce
(anciennement Curió) réalisée en 2001 par 2 400 m d’eau. Un
puits d’appréciation pourrait ainsi y être foré en 2011. protocole, la participation de TOTAL dans le projet a été réduite
de 47% à 30,323% et celle de PDVSA portée à 60%. Les
o L’extrémité Sud de Xerelete se situe sur le bloc adjacent conditions de cette conversion ont été approuvées par
BM-C-14. En 2009, les partenaires des deux blocs ont finalisé un l’Assemblée nationale vénézuélienne en octobre 2007 et le
accord d’unitisation du gisement qui a été soumis à l’ANP pour processus de conversion s’est achevé en février 2008.
ratification.
PDVSA a indemnisé TOTAL pour sa réduction d’intérêt dans
Sincor sous forme d’une reprise de dettes à hauteur de
En Colombie, où TOTAL est présent depuis 1973, la production du 326 millions de dollars et d’un paiement de
Groupe s’est établie à 23 kbep/j en 2009, stable par rapport à 2008,
834 millions de dollars, effectué pour l’essentiel en pétrole brut.
contre 19 kbep/j en 2007. TOTAL détient une participation de 19% Ce processus d’indemnisation était terminé en 2009.
dans les champs onshore de Cupiagua et Cusiana, situés aux pieds
des Andes, et un intérêt de 50% dans le permis d’exploration de o Sur le bloc 4, la campagne d’exploration de trois puits s’est
Niscota situé à 300 kilomètres au nord-est de Bogota. TOTAL y est achevée en octobre 2007. En octobre 2008, le ministère chargé
également présent à travers sa participation dans CEPSA, de l’Énergie et du Pétrole a donné son accord pour que
opérateur du bloc de Caracara depuis 2008. l’association conserve la zone de la découverte de Cocuina
(lots B et F) et rende le reste du bloc.
o Sur Cusiana, dans le cadre des deux projets d’expansion, la o Début 2008, le Groupe a signé deux accords d’études menées
construction des installations en vue d’augmenter la capacité de conjointement avec PDVSA sur le bloc de Junin 10, dans la
production de gaz de 180 Mpc/j actuels à 250 Mpc/j et ceinture de l’Orénoque.
commencer l’extraction de GPL à 6 kb/j a démarré en juillet 2009.
La première production de gaz additionnel est attendue pour le
deuxième semestre 2010 et celle de GPL en 2011.

22 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

‹ Asie-Pacifique En Indonésie, où TOTAL est présent depuis 1968, la production du


Groupe s’est élevée à 190 kbep/j en 2009, contre 177 kbep/j en
2008 et 180 kbep/j en 2007.
En 2009, la production de TOTAL en Asie-Pacifique s’est élevée
à 251 kbep/j, représentant 11% de la production totale du
Groupe, contre 246 kbep/j en 2008 et 252 kbep/j en 2007. Les activités de TOTAL sont essentiellement concentrées sur le
permis de la Mahakam (50%, opérateur) qui regroupe notamment
les champs gaziers de Tunu et Peciko, les plus importants de la
En Australie, où TOTAL possède des droits miniers depuis 2005, le
zone Kalimantan Est. TOTAL détient également une participation
Groupe détient douze permis offshore, dont quatre opérés, au
dans le champ de Sisi-Nubi (47,9%, opérateur). Le Groupe livre
nord-ouest du pays dans les bassins de Browse, Vulcan, Bonaparte
l’essentiel de sa production de gaz naturel à l’usine de liquéfaction
et Carnavon.
de Bontang, opérée par la société indonésienne PT Badak. La
capacité totale des huit trains de liquéfaction de cette usine s’élève
o Dans le bassin de Browse, la préparation du développement du à 22 Mt/an.
champ de gaz et de condensats d’Ichthys, situé sur le permis
WA-285P (24%), progresse avec le lancement en 2009 des En 2009, la production de gaz opérée par TOTAL s’est établie à
études de FEED (Front End Engineering and Design). Ces études 2 561 Mpc/j. Les quantités de gaz opérées par TOTAL et livrées à
portent sur une plate-forme flottante pour la production, le l’usine de Bontang ont représenté 80% de son approvisionnement.
traitement et l’exportation du gaz, un FPSO permettant de À cette production de gaz se sont ajoutées les productions opérées
stabiliser et exporter les condensats, un gazoduc de près de de condensats (53 kb/j) et d’huile (26 kb/j), provenant des champs
900 km et une usine de liquéfaction implantée à Darwin. de Handil et Bekapai.
Le projet prévoit une capacité de production de 8,4 Mt/an de
GNL, 1,6 Mt/an de GPL et 100 kb/j de condensats. La mise en o Sur le permis de la Mahakam :
production du champ est prévue après le milieu de la décennie. - Le forage de puits additionnels sur le champ de Tunu s’est
o Sur les quatre permis opérés par TOTAL, une importante activité poursuivi en 2009 dans le cadre des douzième et treizième
d’acquisition sismique a eu lieu en 2008, suivie de l’interprétation phases de développement. Une nouvelle sismique est en cours
des données en 2009. Plusieurs forages devraient être réalisés en d’acquisition fin 2009 afin d’améliorer l’imagerie sur les
2010 et 2011. réservoirs peu enfouis et permettre une meilleure implantation
de puits complémentaires. Tunu a produit 1 269 Mpc/j de gaz
o En 2009, TOTAL a procédé à la cession d’un intérêt de 20% dans
en 2009. La onzième phase de développement, lancée en
le permis WA-269P (bassin de Carnavon) et l’abandon du permis
2005, s’est achevée fin 2009 avec la mise en service d’unités
WA-370P adjacent.
de compression basse pression à terre.

Au Bangladesh, TOTAL était opérateur de deux blocs d’exploration - Sur le champ de Peciko, après le démarrage d’une nouvelle
17 et 18, acquis en 2007. Ces blocs, situés dans l’offshore au plate-forme (phase 5) fin 2008, une nouvelle phase de forage
sud-est du pays, ont fait l’objet d’une campagne sismique 3D en de puits (phase 7) a débuté en 2009 et devrait se poursuivre en
2008, mais à la suite des résultats de l’interprétation, la décision de 2010. De nouvelles capacités de compression basse pression
rendre les blocs a été prise en février 2009. La succursale a été (phase 6) devraient être mises en service en 2010. Peciko a
fermée en octobre 2009. produit 737 Mpc/j de gaz en 2009.
- Sur le puits d’exploration East Bekapai, la découverte d’huile
Au Brunei, où TOTAL est présent depuis 1986, le Groupe opère le réalisée en 2008 a permis de lancer une étude de
champ offshore de Maharaja Lela Jamalulalam sur le bloc B développement, actuellement en cours.
(37,5%). La production du Groupe s’est élevée à 12 kbep/j en 2009, - Le développement de South Mahakam avec les découvertes
contre 14 kbep/j en 2008 et 2007. Le gaz est livré à l’usine de de Stupa, West Stupa et East Mandu a été lancé début 2008
liquéfaction de Brunei LNG. en vue d’un démarrage de la production en 2012.
o Le bloc d’exploration Southeast Mahakam (50%, opérateur), situé
Sur le bloc B, une nouvelle campagne de forage a débuté en juillet dans le delta de la Mahakam, a fait l’objet d’une campagne
2009. Sur le bloc d’exploration J (60%, opérateur), situé en offshore d’acquisition sismique en 2008. Un premier puits d’exploration
profond, les activités d’exploration sont suspendues depuis mai devrait être foré en 2010. TOTAL avait obtenu ce bloc au début
2003 en raison d’une contestation frontalière entre le Brunei et la de l’année 2007.
Malaisie.
o Sur le champ de Sisi-Nubi, mis en production en novembre 2007,
les forages se poursuivent et la production de gaz a atteint
En Chine, TOTAL est présent sur le bloc de Sulige Sud, situé dans
396 Mpc/j en 2009. Le gaz de Sisi-Nubi est produit au travers des
le bassin de l’Ordos, en Mongolie intérieure. Entre 2006 et 2008,
installations de traitement de Tunu.
des travaux d’appréciation ont été conduits sur ce bloc, avec
notamment de l’acquisition sismique, le forage de quatre nouveaux
Enfin, le Groupe a signé en février 2009, aux côtés de son
puits et des essais sur des puits existants. Les études de
partenaire Inpex et de la société nationale Pertamina, un protocole
développement, réalisées en 2008, se sont poursuivies en 2009 en
d’accord avec un consortium d’acheteurs japonais de GNL,
vue de la définition d’un plan de développement avec China
prévoyant les principales modalités de l’extension des contrats de
National Petroleum Corporation (CNPC) qui lui a été soumis en
ventes de GNL de 1973 et 1981. Aux termes de cet accord, l’usine
janvier 2010.
de liquéfaction de Bontang devrait livrer 25 Mt de GNL au Japon
entre 2011 et 2020. Le gaz proviendra du permis de la Mahakam.

TOTAL / 23
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

En Malaisie, TOTAL a signé en mai 2008 un contrat de partage de Au Vietnam, à la suite d’un accord signé en octobre 2007 avec
production avec la compagnie nationale malaise Petronas portant PetroVietnam, TOTAL détient une participation de 35% dans le
sur les blocs d’exploration offshore PM303 et PM324 (70%, contrat de partage de production du bloc d’exploration offshore
opérateur). Une structure opérationnelle a été mise en place à Kuala 15-1/05. Une acquisition sismique 3D de 1 600 km2 a été réalisée à
Lumpur courant 2008. l’été 2008 sur ce bloc. Une première découverte d’huile a été
réalisée en novembre 2009 sur la partie Sud du bloc.
En 2009, une acquisition sismique 3D de 1 650 km2 a été réalisée
sur le bloc PM303. Des contrats de traitement de cette sismique et En mars 2009, TOTAL a signé un contrat de partage de production
de retraitement d’une sismique déjà disponible sur le bloc PM324 avec PetroVietnam pour les blocs DBSCL-02 et DBSCL-03. Situés
ont été signés en juillet, couvrant une superficie totale de 2 600 km2 dans la région du delta du Mékong, ces blocs onshore sont détenus
pour les deux blocs. Des forages dans des conditions de haute par TOTAL (opérateur) à hauteur de 75%, aux côtés de
pression / haute température devraient être réalisés en 2011. PetroVietnam (25%). Une première campagne sismique 2D a été
acquise en novembre 2009.
Le bloc offshore SKF (42,5%) a été rendu en 2009.
‹ Communauté des États indépendants (CEI)
Au Myanmar, TOTAL est opérateur du champ de Yadana (31,2%).
Ce champ, situé sur les blocs offshore M5 et M6, produit du gaz En 2009, la production de TOTAL dans cette région s’est établie
livré essentiellement à PTT (compagnie nationale thaïlandaise) et à 24 kbep/j, représentant 1% de la production totale du Groupe,
destiné aux centrales électriques thaïlandaises. En 2009, la contre 26 kbep/j en 2008 et 19 kbep/j en 2007.
production du Groupe s’est élevée à 13 kbep/j, contre 14 kbep/j en
2008 et 17 kbep/j en 2007.
En Azerbaïdjan, TOTAL est présent depuis 1996, avec une
production s’établissant à 12 kbep/j en 2009 contre 18 kbep/j en
En Thaïlande, la production du Groupe s’est élevée à 36 kbep/j en 2008 et 11 kbep/j en 2007. La production du Groupe est centrée
2009, contre 41 kbep/j en 2008 et 2007. Le principal actif du sur le champ de Shah Deniz (10%). TOTAL détient 10% de South
Groupe est le champ de gaz à condensats de Bongkot (33,3%). Fin Caucasus Pipeline Company, la société propriétaire du gazoduc
2007, les autorités thaïlandaises ont prolongé de dix ans la période SCP (South Caucasus Pipeline) qui achemine le gaz produit sur
de concession du champ, la portant de 2013 à 2023. PTT achète la Shah Deniz vers les marchés turc et géorgien. TOTAL détient
totalité de la production de condensats et de gaz naturel. La également 5% de l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan), propriété
demande en gaz, réduite au début de l’année 2009, est depuis de BTC Co., qui relie Bakou à la mer Méditerranée.
revenue aux niveaux connus en 2008.
o Les livraisons de gaz à la Turquie et à la Géorgie, en provenance
o La partie Nord du champ de Bongkot fait l’objet d’un du champ de Shah Deniz, se sont poursuivies tout au long de
développement par phases : l’année 2009, à un rythme moins soutenu pour la Turquie en
- La phase de développement 3F (trois plates-formes de raison d’une faible demande. De même la compagnie nationale
production) a été mise en production en juillet 2008. d’Azerbaïdjan, SOCAR, n’a pas enlevé les quantités de gaz
prévues contractuellement au printemps et à l’été 2009. SOCAR
- La phase de développement 3G (deux plates-formes), lancée à a néanmoins honoré les paiements de ce contrat take or pay.
la suite des découvertes de gaz réalisées en 2007, a été mise
en production en août 2009. Les études de développement et les négociations commerciales
pour la vente de gaz additionnel nécessaires au lancement d’une
- La phase de développement 3H (trois plates-formes) a été seconde phase de développement du champ de Shah Deniz se
lancée en juillet 2008 à la suite des découvertes de gaz sont poursuivies en 2009.
réalisées au premier semestre 2008. Sa mise en production est
prévue en 2010. o Sur l’oléoduc BTC, notamment utilisé pour évacuer les
condensats produits sur Shah Deniz, des équipements
permettant d’injecter des produits chimiques limitant les pertes
De plus, des moyens de compression supplémentaires ont été
de charge ont été installés en 2009. Ils permettront d’augmenter
installés sur quatre plates-formes pour augmenter la production
la capacité de l’oléoduc, la portant de 1 Mb/j à 1,2 Mb/j.
de gaz.

Enfin, TOTAL a signé en février 2009 un contrat d’exploration, de


o La partie Sud du champ (Great Bongkot South) fait également
développement et de partage de production avec SOCAR pour un
l’objet d’un développement par phases. Il comprendra à terme
permis situé sur le bloc offshore d’Absheron. TOTAL (40%) sera
une plate-forme de traitement, une plate-forme d’habitation et
l’opérateur pendant la phase d’exploration et une société conjointe
treize plates-formes de production. Les partenaires ont formalisé
conduira les opérations pendant la phase de développement. Le
en septembre 2009 un accord de vente de gaz à PTT. La
forage d’un puits d’exploration devrait débuter en 2010.
construction des installations a démarré en 2009 et la mise en
production est prévue pour 2012.
Au Kazakhstan, TOTAL est présent depuis 1992 au travers de sa
participation dans le permis Nord Caspienne qui couvre notamment
Afin de préparer les phases suivantes du développement de ce
le champ de Kashagan. L’importance des réserves de ce champ
vaste champ, trois puits d’exploration ont été forés en 2009 sur la
permet d’envisager à terme une production proche de 1 500 kb/j
partie Nord et un puits sur la partie Sud. Leurs résultats sont en
(en 100%). Ce projet prévoit une mise en œuvre par phases
cours d’interprétation.
successives.

24 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Sur Kashagan, le plan de développement de la première phase ‹ Europe


(300 kb/j) a été approuvé en février 2004 par les autorités kazakhes,
permettant le démarrage effectif des travaux. Le forage des puits de
En 2009, la production de TOTAL en Europe s’est élevée à
développement, commencé en 2004, s’est poursuivi en 2009. Le
613 kbep/j, représentant 27% de la production totale du
début de la production devrait intervenir vers la fin de l’année 2012.
Groupe, contre 616 kbep/j en 2008 et 674 kbep/j en 2007.
Les accords signés en octobre 2008 entre les membres du
consortium North Caspian Sea Production Sharing Agreement
En France, la production du Groupe s’est établie à 24 kbep/j en
(NCSPSA) et les autorités kazakhes ont mis un terme au litige qui
2009, contre 25 kbep/j en 2008 et 27 kbep/j en 2007. TOTAL y
les opposait depuis août 2007. La mise en œuvre de ces accords a
exploite des gisements depuis 1939. Les principaux actifs sont les
conduit à une réduction de la part de TOTAL dans NCSPSA de
champs de gaz de Lacq (100%) et Meillon (100%), situés dans le
18,52% à 16,81%. Le modèle opératoire a été revu et le rôle
sud-ouest du pays.
d’opérateur confié à une société conjointe d’opérations, North
Caspian Operating Company (NCOC). NCOC a pris sa fonction
d’opérateur en janvier 2009. Elle supervise l’ensemble des activités Sur le gisement de Lacq, dont l’exploitation remonte à 1957, un
du NCSPSA et en assure la coordination. Elle est directement en pilote de captage, d’injection et de stockage du CO2 est entré en
charge du calendrier, du modèle réservoir, des études service en janvier 2010. Dans le cadre de ce projet, une chaudière a
conceptuelles de développement et des relations avec les autorités été modifiée pour fonctionner en oxycombustion et le CO2 produit
kazakhes. NCOC utilise le système de management de TOTAL qui est injecté dans le gisement déplété de Rousse. Ce projet, qui
pourvoit également au poste de directeur général de cette société. s’inscrit dans la politique de développement durable du Groupe,
permet de tester dans son ensemble l’une des voies envisageables
En Russie, où TOTAL est présent depuis 1989, la production du
pour réduire les émissions de CO2.
Groupe s’est élevée à 12 kbep/j en 2009, en hausse par rapport à
2008 et 2007 (8 kbep/j). Elle provient du champ de Khariaga (40%,
opérateur). TOTAL a renforcé sa présence dans le pays au travers En Italie, le champ de Tempa Rossa (50%, opérateur), découvert
de ses partenariats avec Gazprom et Novatek. en 1989 et situé sur la concession unitisée de Gorgoglione (région
Basilicate), est l’un des principaux actifs de TOTAL dans le pays.
o En juillet 2007, TOTAL et Gazprom ont signé un accord portant
sur la première phase de développement du gisement géant de
gaz et de condensats de Shtokman, situé en mer de Barents. La Les travaux de préparation des sites ont débuté en août 2008, mais
société Shtokman Development AG (TOTAL, 25%) a été créée en une procédure judiciaire diligentée par le Procureur du tribunal de
février 2008 pour concevoir, construire, financer et opérer cette Potenza à l’encontre de Total Italia a conduit à l’arrêt des travaux
première phase de développement dont la capacité globale de engagés sur site. Certains contrats annulés font l’objet de nouveaux
production devrait s’élever à 23,7 Gm3/an. Les études appels d’offres. Les travaux de préparation pour un forage
d’ingénierie sont en cours pour une décision d’investissement d’appréciation ont commencé en décembre 2009. Les partenaires
prévue en mars 2011 pour la partie du projet permettant de Tempa Rossa devraient prendre la décision d’investissement du
d’exporter 23,7 Gm3/an de gaz par gazoduc vers le réseau projet en 2011.
Gazprom (développement offshore, gazoduc et installation de
traitement de gaz et condensats à terre – site de Teriberka) et Enfin, le plan d’extension du système export de la raffinerie de
avant fin 2011 pour la partie GNL du projet qui permettra Tarente, nécessaire au développement du champ de Tempa Rossa,
d’exporter 7,5 Mt/an de GNL à partir d’un nouveau port situé à devrait être soumis aux autorités en 2010 pour une approbation
Teriberka, soit environ la moitié du gaz produit par la première attendue en 2011. La mise en production est actuellement
phase de développement. envisagée en 2014, avec un plateau de production à 50 kb/j.
o En décembre 2009, TOTAL a finalisé l’acquisition auprès de
Novatek d’une participation de 49% dans Terneftegas, qui détient
En Norvège, où TOTAL est présent depuis la fin des années
une licence de développement et de production sur le gisement
soixante, le Groupe détient des intérêts dans soixante dix-sept
onshore de Termokarstovoye. Ce gisement de gaz et condensats,
licences de production sur le plateau continental maritime
situé dans la région des Yamalo-Nenets, doit faire l’objet de travaux
norvégien, dont quatorze opérées. La Norvège est le premier pays
d’appréciation en 2010 et 2011.
contributeur aux productions du Groupe avec des volumes de
o Sur le champ de Khariaga, les travaux relatifs au plan de 327 kbep/j en 2009, contre 334 kbep/j en 2008 et 338 kbep/j en
développement de la phase 3, approuvé en décembre 2007, se 2007.
poursuivent. Ce plan vise le maintien du plateau de production à
30 kbep/j en 100%, atteint fin 2009. En décembre 2009, TOTAL a
signé un accord de cession de 10% de Khariaga à la société o En mer du Nord norvégienne, la production s’est établie à
d’État Zarubezhneft. Aux termes de cette cession effective au 256 kbep/j en 2009. La contribution la plus importante à cette
1er janvier 2010, la participation de TOTAL est de 40%. production, essentiellement non opérée, provient de l’ensemble
Ekofisk Area, au sud de la zone. Cette zone comprend également
o En octobre 2009, TOTAL a signé un accord établissant les
l’ensemble Greater Hild (Hild East, Central et West), au nord.
principes de coopération avec la société KazMunaiGas (KMG)
pour le développement du champ de gaz à condensats de - Sur Ekofisk Area, d’importants travaux se sont poursuivis en
Khvalynskoye, situé à la frontière russo-kazakhe dans l’offshore 2009 sur les champs Ekofisk (39,9%) et Eldfisk (39,9%) afin
conventionnel de la mer Caspienne (sous juridiction russe). La d’augmenter les productions, les récupérations finales et la
production de gaz devrait être évacuée vers la Russie. Aux durée de vie des installations existantes. Un système de
termes de cet accord, TOTAL prévoit d’acquérir une participation capteurs sismiques permanents sera également mis en place
de 17% sur la part de KMG. afin d’optimiser les futurs puits.

TOTAL / 25
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

- Sur Hild East, située sur les licences PL 040 / 043 (49%, K5F est le premier projet au monde à utiliser des têtes de puits et
opérateur), le forage d’un puits d’appréciation / des systèmes sous-marins à commande entièrement électrique.
pré-développement a démarré en septembre 2009. Les Cette avancée dans le domaine de la technologie sous-marine
résultats devraient permettre de préciser les bases du plan de devrait se traduire à la fois par une fiabilité accrue des systèmes
développement. Six puits d’exploration et d’appréciation et une meilleure performance environnementale.
avaient déjà démontré l’intérêt de l’ensemble Greater Hild. o Le développement du projet K5CU (49%, opérateur) a été lancé
- Sur Frigg, le démantèlement de l’ensemble des infrastructures en 2009 et la production devrait démarrer en 2011. Ce
offshore a été achevé en 2009, conformément au calendrier. développement comprend quatre puits supportés par une
nouvelle plate-forme reliée à la plate-forme K5A par un gazoduc
o En mer de Norvège, la région de l’Haltenbanken regroupe les
de 15 km.
champs de Tyrihans (23,2%), Mikkel (7,7%) et Kristin (6%) ainsi
que le champ Åsgard (7,7%) et ses satellites Yttergryta (24,5%) et
Morvin (6%). En 2009, la production du Groupe dans cette région Au Royaume-Uni, où TOTAL est présent depuis 1962, la
s’est établie à 56 kbep/j. production du Groupe s’est établie à 217 kbep/j en 2009, contre
213 kbep/j en 2008 et 264 kbep/j en 2007. Le Royaume-Uni
- Tyrihans a été mis en production en juillet 2009, conformément représente près de 10% de la production d’hydrocarbures du
aux prévisions, et Yttergryta a démarré en janvier 2009. Morvin Groupe. Cette production provient pour 85% environ de champs
devrait être mis en production dans le courant de l’année 2010. opérés, répartis sur deux zones principales : la zone d’Alwyn, au
- Sur la découverte non développée de Victoria (PL211), opérée nord de la mer du Nord et la zone d’Elgin/Franklin, dans le Central
par TOTAL (40%), le puits d’appréciation 6506/9-1 a confirmé Graben.
la présence de gaz mais révélé une structure plus complexe
qu’attendue. o Sur la zone d’Alwyn, les puits forés sur le champ d’Alwyn Nord
(100%) ont mis en évidence de nouvelles réserves mises en
o En mer de Barents, la production de GNL sur Snøhvit (18,4%) a
production en 2007 et 2009. En outre, la mise en production de
démarré en 2007. Ce projet comprend le développement du
satellites ou de nouveaux compartiments des réservoirs a permis
champ de gaz et la construction de l’usine de liquéfaction
de maintenir le potentiel de production à un niveau proche de la
associée. À la suite d’un problème de conception, l’usine a connu
capacité des installations de traitement et de compression de la
quelques problèmes de performance et de fiabilité pendant sa
plate-forme d’Alwyn (530 Mpc/j portés à 575 Mpc/j depuis l’arrêt
phase de démarrage. Plusieurs arrêts ont été programmés pour
de maintenance de l’été 2008).
résoudre ces problèmes. En dehors des périodes d’arrêt, en
2009, des niveaux de production proches de la capacité de Le gisement de Jura (100%), découvert fin 2006, est entré en
production (4,2 Mt/an pour la production de GNL) ont été atteints. production en mai 2008 à partir de deux puits sous-marins
connectés à l’oléoduc reliant Forvie Nord et Alwyn. La capacité
de production du champ est de 50 kbep/j (gaz et condensats).
Entre 2007 et 2009, de nombreux travaux d’exploration et
d’appréciation ont eu lieu sur diverses licences, dont le forage Les études de développement sur Islay (100%), deuxième
positif d’un puits d’appréciation sur la découverte d’Onyx SW découverte de gaz et condensats réalisée en 2008 et située dans
(PL 255, 20%), dans la région de l’Haltenbanken. En mer du Nord un panneau faillé immédiatement à l’est de Jura, sont en cours
norvégienne, le potentiel de la zone de Sleipner a été sensiblement de finalisation.
augmenté en 2008 avec la découverte d’huile sur Dagny (PL 048, Fin 2008, TOTAL a augmenté sa participation dans le champ
21,8%), de même que celui de la zone de Visund avec la d’Otter, la portant de 54,3% à 81%.
découverte de Pan/Pandora (PL 120, 11%). Plusieurs autres
découvertes ont également eu lieu en 2009, notamment sur Beta o Le développement des champs d’Elgin (35,8%) et de Franklin
Vest (PL 046, 10%) à côté de Sleipner, sur Katla (PL 104, 10%), au (35,8%), en production depuis 2001, a fortement contribué à la
sud d’Oseberg, et sur Vigdis North East (PL 089, 5,6%), au sud de présence du Groupe au Royaume-Uni. Ce projet constitue une
Snorre. En mer de Barents, TOTAL s’est vu attribuer lors du performance technique tant en raison de l’enfouissement des
vingtième cycle d’attribution de permis une nouvelle licence réservoirs (5 500 m, parmi les plus profonds de la mer du Nord)
d’exploration : la PL 535 (40%). Sur cette licence, une sismique 3D que des conditions de température et de pression (190°C et
a été réalisée en 2009 et un forage pourrait intervenir en 2011. 1 100 bars), parmi les plus élevées au monde.
Sur le champ d’Elgin, le puits intercalaire foré entre novembre
Aux Pays-Bas, TOTAL est présent dans l’exploration et la 2008 et septembre 2009 est entré en production en octobre 2009
production de gaz naturel depuis 1964 et détient des intérêts dans au rythme de 18 kbep/j et le forage d’un deuxième puits
vingt-quatre permis de production offshore – dont vingt opérés – et intercalaire est en cours. Sur Franklin, le forage d’un premier
un permis d’exploration offshore, le permis E17c (16,92%) obtenu puits analogue s’était achevé en 2007. Le forage de ce type de
en février 2008. En 2009, la production du Groupe s’est établie à puits dans un réservoir haute pression / haute température
45 kbep/j, contre 44 kbep/j en 2008 et 45 kbep/j en 2007. fortement déplété constitue une importante avancée
L’acquisition, en août 2008, de Goal Petroleum (Netherlands) B.V. technologique.
devrait contribuer à la production du Groupe à hauteur de 8 kbep/j Les satellites opérés d’Elgin (Glenelg, 49,5%) et de Franklin (West
d’ici 2011. Franklin, 35,8%) sont respectivement entrés en production en
mars 2006 et septembre 2007. Un développement
o Le champ K5F (40,39%, opérateur), a été mis en production en complémentaire de West Franklin à partir d’une nouvelle plate-
septembre 2008. Ce projet comprend deux puits sous-marins forme est à l’étude. Le potentiel de production cumulée de ce
reliés aux installations existantes de production et de transport. champ est estimé à 200 Mbep en 100%.

26 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Dans le cadre d’un accord signé en 2005, TOTAL a acquis un TOTAL a signé début 2009 les accords visant à renouveler sa
intérêt de 25% dans deux blocs situés à proximité d’Elgin et de participation dans la joint-venture de GASCO pour une durée de
Franklin, en forant un puits d’appréciation positif sur la structure vingt ans à compter du 1er octobre 2008.
de Kessog. Cet intérêt a été porté à 50% en 2009 à la suite de la
réalisation d’un test de longue durée sur ce puits dont les Le Groupe détient en outre 33,3% de la société Ruwais Fertilizer
résultats sont à l’étude. Industries (FERTIL) qui produit de l’urée. En 2005, FERTIL a été
o Sur la zone West Shetland, la participation de TOTAL a été prorogée pour une durée de vingt-cinq ans. Un nouveau projet,
portée à 80% sur les champs de Tormore et de Laggan début FERTIL 2, a été lancé en 2009, afin de construire une nouvelle unité
2010. Fin 2009, TOTAL a acquis un intérêt de 43,75% (opérateur) d’urée granulée d’une capacité de 3 500 t/j (1,2 Mt/an). Ce projet
dans le permis P967, situé au nord de Laggan/Tormore, qui permettra à FERTIL de plus que doubler sa production pour
comprend la découverte de gaz de Tobermory. atteindre environ 2 Mt/an.

Un puits d’exploration a été foré avec succès en 2007 sur le


En Irak, TOTAL a participé en 2009 aux deux appels d’offres lancés
prospect de Tormore, situé à 15 km au sud-ouest du champ de
par le ministère du Pétrole irakien. Le consortium mené par CNPC
Laggan. Les études de développement ont permis à TOTAL et
avec la participation de TOTAL (25%) a remporté, lors du deuxième
ses partenaires de sélectionner un schéma de développement
appel d’offres qui s’est tenu en décembre 2009, le contrat de
conjoint des deux champs avec des installations de production
développement et de production sur le champ de Halfaya qui se
sous-marines et un traitement des effluents (gaz à condensats)
trouve dans la province de Missan, au nord de Bassora. Par
dans une usine construite près du terminal de Sullom Voe, dans
ailleurs, le Groupe a poursuivi son programme de formation
les îles Shetland. Le gaz devrait ensuite être exporté sur le
d’ingénieurs irakiens. Ainsi, un accord-cadre de formation entre le
terminal de Saint-Fergus au travers d’une nouvelle ligne
ministère du Pétrole irakien et TOTAL a été signé en décembre
connectée au pipeline de Frigg (FUKA). La décision
2009.
d’investissement du projet est intervenue en mars 2010 et la
production devrait débuter en 2014 avec une capacité prévue de
90 kbep/j. En Iran, la production du Groupe s’est élevée à 8 kb/j en 2009,
contre 9 kb/j en 2008 et 15 kb/j en 2007. Elle provient de contrats
de buy-back. Pour une information complémentaire sur la présence
TOTAL possède également des participations dans dix actifs
de TOTAL en Iran, consulter le Chapitre 4 (Facteurs de risques).
opérés par des tiers, dont les plus importants en termes de
réserves sont les champs de Bruce (43,25%) et d’Alba (12,65%).
En Oman, la production du Groupe est restée stable à 34 kbep/j en
2009, identique à celle de 2008 et de 2007. Le Groupe est présent
‹ Moyen-Orient dans la production d’huile essentiellement sur le bloc 6, mais
également sur le bloc 53 ainsi que dans la production de gaz
En 2009, la production de TOTAL au Moyen-Orient s’est élevée naturel liquéfié à travers ses participations dans le complexe de
à 438 kbep/j (y compris celle des filiales mises en équivalence liquéfaction de Oman LNG (5,54%)/Qalhat LNG (2,04%) 1, d’une
et des filiales non consolidées), représentant 19% de la capacité de 10,5 Mt/an.
production totale du Groupe, contre 432 kbep/j en 2008 et
390 kbep/j en 2007. Au Qatar, où TOTAL est présent depuis 1936, le Groupe détient
des participations dans le champ d’Al Khalij (100%), dans le bloc
Aux Émirats arabes unis, où TOTAL est présent depuis 1939, la NFB (20%) du North Field ainsi que 10% dans l’usine de
production du Groupe s’est élevée à 214 kbep/j en 2009, contre liquéfaction de Qatargas 1. Le Groupe détient également des
243 kbep/j en 2008 et 242 kbep/j en 2007. La baisse enregistrée en intérêts de 24,5% dans le projet Dolphin et de 16,7% dans le train 5
2009 s’explique essentiellement par l’application des quotas OPEP. de Qatargas 2. La production du Groupe s’est élevée à 141 kbep/j
en 2009, contre 121 kbep/j en 2008 et 74 kbep/j en 2007. Cette
En Abou Dabi, TOTAL détient une participation de 75% (opérateur) production a augmenté de façon significative avec les démarrages
dans le champ d’Abu Al Bu Khoosh, une participation de 9,5% de Qatargas 2 et de Dolphin.
dans Abu Dhabi Company for Onshore Oil Operations (ADCO), qui
exploite les cinq principaux champs onshore de l’Émirat, ainsi o La production de Dolphin, démarrée à l’été 2007, a atteint sa
qu’une participation de 13,3% dans Abu Dhabi Marine (ADMA), qui pleine capacité au premier trimestre 2008. Le contrat, signé en
exploite deux champs offshore. Par ailleurs, TOTAL détient 15% décembre 2001 avec la société nationale Qatar Petroleum,
d’Abu Dhabi Gas Industries (GASCO), société qui produit des GPL prévoit la vente de 2 000 Mpc/j de gaz en provenance du North
et des condensats issus du gaz associé produit par ADCO et 5% Field pour une période de vingt-cinq ans. Ce gaz est traité dans
d’Abu Dhabi Gas Liquefaction Company (ADGAS), société qui l’usine Dolphin de Ras Laffan puis acheminé vers les Émirats
produit du GNL, du GPL et des condensats. arabes unis par un gazoduc long de 360 km.
o La production du train 5 de Qatargas 2, démarrée en septembre
2009, a atteint sa pleine capacité (7,8 Mt/an) fin 2009. TOTAL est

1. Participation indirecte via l’intérêt de 36,8% de Oman LNG dans Qalhat LNG.

TOTAL / 27
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

actionnaire de ce train depuis décembre 2006. TOTAL a par Pour une information complémentaire sur la présence de TOTAL en
ailleurs commencé à enlever une partie du GNL produit, Syrie, consulter le Chapitre 4 (Facteurs de risques).
conformément aux termes des contrats signés en juillet 2006 qui
prévoient l’achat par le Groupe de 5,2 Mt/an de GNL à Qatargas 2. Au Yémen, où TOTAL est présent depuis 1987, la production du
Groupe s’est élevée à 21 kbep/j en 2009, contre 10 kbep/j en 2008
Le Groupe détient également une participation de 10% dans Laffan et 9 kbep/j en 2007. TOTAL est actif sur les deux bassins pétroliers
Refinery, un séparateur de condensats d’une capacité de 146 kb/j. en tant qu’opérateur du bloc 10 (bassin de Masila, permis d’East
La production de cette raffinerie a démarré en septembre 2009. Shabwa, 28,57%) et en tant que partenaire sur le bloc 5 (bassin de
Marib, permis de Jannah, 15%). TOTAL participe également au
En Syrie, TOTAL est présent sur le permis de Deir Ez Zor (100%, projet Yemen LNG (39,62%).
opéré par la société DEZPC détenue à 50% par TOTAL) et au
travers du contrat Tabiyeh entré en vigueur en octobre 2009. Sur L’usine de liquéfaction de Yemen LNG a démarré en octobre 2009.
ces deux actifs, la production du Groupe s’est élevée à près de Le projet consiste à approvisionner l’usine de liquéfaction
20 kbep/j en 2009, contre 15 kbep/j en 2008 et 2007. construite à Balhaf, sur la côte Sud du pays, avec le gaz du bloc 18
situé dans la région de Marib au centre du Yémen, au travers d’un
Trois nouveaux accords ont été ratifiés : gazoduc de 320 km. La production de l’usine a démarré avec la
mise en service du premier train de liquéfaction. La construction du
deuxième train est en cours de finalisation pour un démarrage d’ici
o L’extension de dix ans du permis de Deir Ez Zor jusqu’en 2021,
en novembre 2008. l’été 2010. La capacité totale de production des deux trains devrait
atteindre 6,7 Mt/an de GNL.
o Le contrat Tabiyeh portant principalement sur l’augmentation de
la production du champ de gaz à condensats de Tabiyeh, en En 2008, TOTAL a renforcé sa présence dans l’exploration onshore
octobre 2009. grâce à la prise de participation de 30,9% dans le bloc 70, après
o Le Cooperation Framework Agreement, accord-cadre être entré à hauteur de 40% dans les blocs 69 et 71 en 2007. Une
envisageant le développement de projets pétroliers en partenariat découverte de gaz sur le bloc 71 est en cours d’appréciation. Le
avec la compagnie syrienne General Petroleum Corporation, en premier puits foré sur le bloc 70 a révélé des indices d’huile positifs,
juillet 2009. le potentiel de cette découverte restant à évaluer.

28 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䡲 Superficie du domaine minier

2009 2008 2007


Superficie non Superficie Superficie non Superficie Superficie non Superficie
(en milliers d’acres au 31 décembre) développée (a) développée développée (a) développée développée (a) développée
Europe Brute 5 964 667 5 880 647 5 762 656
Nette 2 203 182 2 191 181 2 065 173
Afrique Brute 85 317 1 137 85 883 1 112 93 469 1 165
Nette 45 819 308 41 608 292 50 564 281
Amériques Brute 9 834 776 8 749 484 8 018 495
Nette 4 149 259 4 133 186 3 844 185
Moyen-Orient Brute 33 223 204 33 223 199 84 569 185
Nette 2 415 97 2 415 69 17 816 62
Asie Brute 29 609 397 25 778 387 30 391 388
Nette 16 846 169 12 529 131 13 417 109
Total Brute 163 947 3 181 159 513 2 829 222 209 2 889
Nette (b) 71 432 1 015 62 876 859 87 706 810

(a) La superficie non développée inclut les permis et les concessions.


(b) La superficie nette correspond à la quote-part des intérêts du Groupe dans la superficie brute.

䡲 Puits producteurs

2009 2008 2007


Puits Puits Puits Puits Puits Puits
producteurs producteurs producteurs producteurs producteurs producteurs
(Nombre de puits au 31 décembre) bruts nets (a) bruts nets (a) bruts nets (a)
Europe Liquides 705 166 700 166 718 181
Gaz 328 125 328 127 305 115
Afrique Liquides 2 371 669 2 465 692 2 448 684
Gaz 190 50 112 34 108 31
Amériques Liquides 821 241 621 176 619 224
Gaz 1 905 424 254 79 276 102
Moyen-Orient Liquides 3 766 307 3 762 264 473 75
Gaz 136 32 83 15 70 13
Asie Liquides 157 75 184 68 315 96
Gaz 1 156 379 1 049 271 975 195
Total Liquides 7 820 1 458 7 732 1 366 4 573 1 260
Gaz 3 715 1 010 1 826 526 1 734 456

(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.

TOTAL / 29
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

䡲 Nombre de puits producteurs et secs forés

2009 2008 2007


Total Total Total
Puits des Puits des Puits des
Puits secs puits Puits secs puits Puits secs puits
producteurs forés nets producteurs forés nets producteurs forés nets
Exploration forés nets (a) nets (a) forés (a) forés nets (a) nets (a) forés (a) forés nets (a) nets (a) forés (a)
Europe – 1,3 1,3 1,3 2,0 3,3 2,1 1,0 3,1
Afrique 4,8 3,9 8,7 4,7 3,2 7,9 8,1 8,7 16,8
Amériques – 2,0 2,0 – 2,6 2,6 0,7 1,3 2,0
Moyen-Orient – – – 0,4 – 0,4 – 0,6 0,6
Asie 0,5 1,3 1,8 4,1 2,2 6,3 5,5 0,1 5,6
Sous total 5,3 8,5 13,8 10,5 10,0 20,5 16,4 11,7 28,1
Développement
Europe 5,0 – 5,0 6,2 – 6,2 13,5 0,1 13,6
Afrique 27,5 0,2 27,7 38,3 6,4 44,7 51,6 – 51,6
Amériques 31,2 104,3 135,5 41,5 270,9 312,4 94,8 105,6 200,4
Moyen-Orient 45,6 3,4 49,0 61,2 7,6 68,8 82,6 5,1 87,7
Asie 63,5 0,3 63,8 58,7 – 58,7 58,0 – 58,0
Sous total 172,8 108,2 281,0 205,9 284,9 490,8 300,5 110,8 411,3
Total 178,1 116,7 294,8 216,4 294,9 511,3 316,9 122,5 439,4

(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.

䡲 Puits d’exploration et de développement en cours de forage

(Nombre de puits au 31 décembre) 2009 2008 2007


Exploration Bruts Nets (a) Bruts Nets (a) Bruts Nets (a)
Europe 1 0,5 2 1,1 1 0,4
Afrique 4 1,3 7 2,5 3 0,6
Amériques 2 0,6 1 0,5 – –
Moyen-Orient 1 0,4 1 0,3 – –
Asie – – 1 0,1 4 1,8
Sous total 8 2,8 12 4,5 8 2,8
Développement
Europe 5 2,2 7 3,7 22 4,7
Afrique 31 8,5 19 4,3 41 10,5
Amériques 60 17,8 9 3,2 6 2,4
Moyen-Orient 40 4,8 5 2,2 14 6,1
Asie 12 5,5 23 7,8 29 10,8
Sous total 148 38,8 63 21,2 112 34,5
Total 156 41,6 75 25,7 120 37,3

(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.

30 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䡲 Participation dans les oléoducs et gazoducs


Le tableau suivant présente les participations de TOTAL dans les oléoducs et les gazoducs.
Au 31 décembre 2009
Pipeline(s) Origine Destination % intérêt Opérateur Liquides Gaz
EUROPE
France
TIGF Réseau Sud-Ouest 100,00 x x
Norvège
Frostpipe (inhibited) Lille-Frigg, Froy Oseberg 36,25 x
Gassled (a) 7,78 x
Heimdal to Brae Condensate Line Heimdal Brae 16,76 x
Kvitebjorn pipeline Kvitebjorn Mongstad 5,00 x
Norpipe Oil Ekofisk Treatment center Teeside (UK) 34,93 x
Oseberg Transport System Oseberg, Brage et Veslefrikk Sture 8,65 x
Sleipner East Condensate Pipe Sleipner East Karsto 10,00 x
Troll Oil Pipeline I et II Troll B et C Vestprosess (raffinerie de 3,71 x
Mongstad)
Pays-Bas
Nogat pipeline F3-FB Den Helder 23,19 x
WGT K13-Den Helder K13A-K4/K5 Den Helder 4,66 x
WGT K13-Extension Markham K13-K4/K5 23,00 x
Royaume-Uni
Alwyn Liquid Export Line Alwyn North Cormorant 100,00 x x
Bruce Liquid Export Line Bruce Forties (Unity) 43,25 x
Central Area Transmission System (CATS) Cats Riser Platform Teeside 0,57 x
Central Graben Liquid Export Line (LEP) Elgin-Franklin ETAP 15,89 x
Frigg System : UK line Alwyn North, Bruce et autres St.Fergus (Écosse) 100,00 x x
Ninian Pipeline System Ninian Sullom Voe 16,00 x
Shearwater Elgin Area Line (SEAL) Elgin-Franklin, Shearwater Bacton 25,73 x
SEAL to Interconnector Link (SILK) Bacton Interconnector 54,66 x x
AFRIQUE
Algérie
Medgas Algérie Espagne 9,77 (b) x
Gabon
Mandji Pipe Champs bruts Mandji Cap Lopez Terminal 100,00 (c) x x
Rabi Pipe Champs bruts Rabi Cap Lopez Terminal 100,00 (c) x x
AMÉRIQUES
Argentine
Gas Andes Bassin Neuquen (Argentine) Santiago (Chili) 56,50 x x
TGN Réseau (Nord de l’Argentine) 15,40 x x
TGM TGN Uruguyana (Brésil) 32,68 x x
Bolivie
Transierra Yacuiba (Bolivie) Rio Grande (Bolivie) 11,00 x
Brésil
TBG Frontière Bolivie-Brésil Porto Alegre via São Paulo 9,67 x
TSB (projet) TGM (Argentine) TBG (Porto Alegre) 25,00 x
Colombie
Ocensa Cusiana, Cupiagua Covenas Terminal 15,20 x
Oleoducto de Alta Magdalena Tenay Vasconia 0,93 x
Oleoducto de Colombia Vasconia Covenas 9,55 x
ASIE
Yadana Yadana (Myanmar) Ban-I Tong (frontière 31,24 x x
thaïlandaise)
RESTE DU MONDE
BTC Bakou (Azerbaïdjan) Ceyhan (Turquie, 5,00 x
Méditerranée)
SCP Bakou (Azerbaïdjan) Frontière Géorgie/Turquie 10,00 x
Dolphin (transport international et réseau) Ras Laffan (Qatar) Émirats arabes unis 24,50 x
(a) Gassled : unitisation du réseau de gazoducs norvégiens à travers une association dans laquelle TOTAL détient un intérêt de 7,783%. En plus de sa participation directe dans
Gassled, TOTAL détient également un intérêt de 14,4% dans une association avec Norsea Gas S.A. qui détient pour sa part un intérêt de 2,726% dans Gassled.
(b) Au travers de la participation du Groupe dans CEPSA (48,83%).
(c) Intérêt de 100% détenu par Total Gabon, la participation financière du Groupe dans Total Gabon étant de 57,96%.

TOTAL / 31
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

䡲 Gaz & Énergies Nouvelles

Les activités Gaz & Énergies Nouvelles (GEN) ont pour principal de trading, de marketing et de logistique afin de commercialiser ses
objectif la valorisation des ressources gazières du Groupe : le productions de gaz directement auprès de clients, industriels et
marketing, le trading, le transport de gaz naturel et de gaz naturel commerciaux pour l’essentiel.
liquéfié (GNL), la regazéification de GNL et le stockage de gaz
naturel. 䊳 Europe

Elles comprennent également le développement des activités du Afin de valoriser ses réserves gazières, TOTAL se développe dans
Groupe dans les domaines du transport maritime et du trading de l’aval de la chaîne du gaz en Europe depuis plus de soixante ans.
gaz de pétrole liquéfié (GPL) ; de la génération électrique à partir de
centrales à gaz ou d’énergies renouvelables ; des technologies et En France, l’ensemble des activités de transport et de stockage
équipements solaires (notamment via les filiales Tenesol et situées dans le sud-ouest du pays est regroupé au sein de TIGF,
Photovoltech) ; de la production, du trading et du marketing de filiale à 100% du Groupe. Cette filiale opère, d’une part, sous un
charbon. régime régulé, un réseau de transport de 5 000 km de gazoducs et,
d’autre part, sous un régime négocié, deux unités de stockage,
pour une capacité utile de 2,5 Gm3 (87 Gpc), soit environ 20% des
La direction générale Gaz & Énergies Nouvelles est également capacités de stockage en France 1.
active en matière de recherche et de développement sur les
énergies qui seront de plus en plus nécessaires dans le futur en L’année 2009 a été marquée par :
complément des hydrocarbures, notamment le solaire et la
biomasse.
o L’inauguration, en octobre, de la canalisation d’Artère de
Guyenne entre Captieux et Mouliets-et-Villemartin (70 km avec un
Enfin, cette direction prépare et met en œuvre la stratégie du diamètre de 900 mm) permettant le transit du gaz provenant,
Groupe dans le domaine du nucléaire. entre autres, du terminal méthanier de Fos Cavaou vers le nord
de la France.
o Le lancement de l’appel à souscription (open season), impliquant
‹ Gaz naturel quatre opérateurs de transport français et espagnols, dont TIGF,
pour le développement des interconnexions franco-espagnoles.
Cet appel à souscription a permis d’allouer à long terme 80% des
En 2009, TOTAL a poursuivi sa stratégie de développement en aval
capacités de transport de gaz entre la France et l’Espagne dans
de la production de gaz naturel. Cette stratégie vise à optimiser
les deux sens. Ces allocations devraient se concrétiser, à
l’accès des productions et des réserves actuelles et futures du
l’horizon 2013, par la réalisation de deux nouveaux projets,
Groupe, non seulement aux marchés traditionnels (structurés
l’Artère du Béarn et la phase B de l’Artère de Guyenne.
autour de contrats à long terme avec des compagnies gazières
intégrées) mais aussi aux marchés ouverts à la concurrence o L’augmentation de la capacité de stockage de Lussagnet, à
mondiale, avec des contrats court terme, voire des ventes spot. hauteur de 100 Mm3 (3,5 Gpc) en avril, conformément à
l’autorisation reçue par le décret publié le 9 avril 2008.
o L’entrée du Groupe (au travers de sa participation dans Géosud)
Les contrats à long terme dans le cadre desquels TOTAL vend sa
à hauteur de 26,2% dans le GIE Géométhane, qui détient un
production de gaz naturel prévoient généralement un prix lié, entre
stockage de gaz naturel en cavité saline d’une capacité de
autres facteurs, aux prix moyens du pétrole brut et d’autres
0,3 Gm3 (10,5 Gpc) situé à Manosque. Un projet d’augmentation
produits pétroliers ainsi que, dans certains cas, à l’indice du coût
de la capacité de stockage de 0,2 Gm3 (7 Gpc) est en cours
de la vie. Dans la plupart des cas, les formules de prix introduisent
d’étude pour une mise en service prévue en 2016.
un décalage ou un lissage dans le temps des variations des indices
pétroliers.
Par ailleurs, l’Union européenne a adopté, le 13 juillet 2009, le
troisième paquet Énergie qui regroupe deux directives et trois
Dans le contexte des marchés du gaz libéralisés permettant une règlements relatifs aux marchés du gaz naturel et de l’électricité.
plus grande liberté d’accès des clients aux fournisseurs, avec de TOTAL attend les textes de transposition en droit français pour en
nouveaux modes de commercialisation plus souples que les mesurer les éventuels impacts sur ses activités de transport, de
traditionnels contrats à long terme, TOTAL développe des activités stockage et de fourniture de gaz et d’électricité.

1. Données GIE (Gaz Infrastructures Europe), juin 2009.

32 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

En ce qui concerne ses activités de négoce, le Groupe se Ces différentes installations représentent, au total, un réseau
développe principalement sur trois grands marchés européens. intégré d’environ 9 500 km de canalisations qui dessert les marchés
argentin, chilien et brésilien à partir des bassins producteurs de gaz
En France, TOTAL intervient sur le marché via sa filiale de situés en Bolivie et en Argentine, où le Groupe dispose de réserves
marketing Total Énergie Gaz (TEGAZ) dont les ventes globales se de gaz naturel.
sont établies à 5,9 Gm3 de gaz naturel (208 Gpc) en 2009, contre
6,5 Gm3 (229 Gpc) en 2008 et 7 Gm3 (245 Gpc) en 2007. En dépit
d’une forte baisse de la demande consécutive à la crise Les mesures prises par l’Argentine à la suite de la crise économique
économique, TEGAZ a enregistré en 2009 une forte progression de de 2001 et de la crise énergétique qui s’en est suivie, marquée en
ses ventes à destination des clients industriels et commerciaux qui 2007 par une forte pénurie de gaz lors de l’hiver austral, ont mis les
constituent son segment prioritaire. filiales locales de TOTAL dans une situation opérationnelle et
financière difficile, malgré la restructuration de la dette de TGN
En Espagne, Cepsa Gas Comercializadora commercialise du gaz réalisée en 2006. La vente des actifs de génération électrique
sur les segments industriel et commercial. Cette société est argentins du Groupe a été finalisée en 2007, tandis que les
détenue à hauteur de 35% par TOTAL, de 35% par CEPSA et de procédures de protection des investissements initiées par le
30% par la société nationale algérienne des hydrocarbures, Groupe en 2002 devant le Centre international de règlement des
Sonatrach. En 2009, Cepsa Gas Comercializadora a vendu aux différends relatifs à l’investissement (CIRDI) suivent leur cours.
clients industriels et commerciaux environ 2 Gm3 (70 Gpc) de gaz
naturel, stable par rapport à 2008, contre près de 1,7 Gm3 (59 Gpc)
en 2007. En 2008 et 2009, la baisse des productions gazières en Argentine a
considérablement réduit les flux d’exportation vers le Chili et a
Au Royaume-Uni, la filiale britannique Total Gas & Power Ltd conduit à engager des discussions commerciales entre GasAndes
commercialise du gaz et de l’électricité sur les marchés industriel et et ses expéditeurs à propos des contrats de transport et de leurs
commercial. Elle intervient également dans le trading de gaz, engagements.
d’électricité et de GNL à l’échelle mondiale. En 2009, les volumes
de gaz vendus aux clients industriels et commerciaux se sont
élevés à 3,7 Gm3 (130 Gpc), contre 3,8 Gm3 (134 Gpc) en 2008 et En outre, la dégradation de sa situation financière, résultant du gel
3,5 Gm3 (124 Gpc) en 2007. Les ventes d’électricité se sont élevées des tarifs domestiques et des restrictions aux exportations, a
à 4,1 TWh, contre 4,6 TWh en 2008 et 3,6 TWh en 2007. Par contraint TGN à se déclarer en état de cessation de paiement en
ailleurs, TOTAL a cédé en 2007 sa participation de 10% dans décembre 2008 et, par ailleurs, à initier un nouveau processus de
Interconnector UK Ltd, gazoduc reliant Bacton au Royaume-Uni à restructuration de sa dette. Ces décisions ont conduit les autorités
Zeebrugge en Belgique, sans impact sur ses droits de passage argentines à mettre en place au sein de TGN un contrôle formel
dans la canalisation. portant sur la gestion de la société.

䊳 Continent américain
䊳 Asie
Aux États-Unis, la filiale américaine Total Gas & Power North
America Inc. a commercialisé 45 Gm3 (1 586 Gpc) de gaz naturel en
2009, contre près de 46,9 Gm3 (1 652 Gpc) en 2008 et 45,5 Gm3 TOTAL est présent dans la commercialisation de gaz naturel
(1 606 Gpc) en 2007, qu’il s’agisse de ses propres productions ou transporté par gazoduc en Indonésie, en Thaïlande et au Myanmar,
de ressources extérieures. et de gaz naturel acheminé sous forme de GNL au Japon, en Corée
du Sud, en Chine, à Taiwan et en Inde. Le Groupe développe
Au Mexique, Gas del Litoral, société dans laquelle TOTAL détient également ses activités de commercialisation de GNL regazéifié sur
un intérêt de 25%, a commercialisé environ 4,9 Gm3 (173 Gpc) de de nouveaux marchés émergents.
gaz naturel en 2009 pour sa troisième année complète d’activité,
stable par rapport à 2008, contre 2,7 Gm3 (95 Gpc) en 2007.
En Inde, Hazira LNG Private Limited, société dont TOTAL détient
En Amérique du Sud, le Groupe détient des participations dans 26%, a commercialisé sur le réseau 2,1 Gm3 (74 Gpc) de gaz
plusieurs sociétés de transport de gaz naturel situées en Argentine, naturel en 2009 pour sa quatrième année complète d’activité,
au Chili et au Brésil, notamment : contre 2,5 Gm3 (87 Gpc) en 2008 et 2,2 Gm3 (76 Gpc) en 2007.
o 15,4% de la société Transportadora de Gas del Norte (TGN), qui
exploite un réseau de transport de gaz couvrant la moitié Nord de
l’Argentine ; ‹ Gaz naturel liquéfié
o 56,5% des sociétés propriétaires du gazoduc GasAndes, qui relie
le réseau TGN à la région de Santiago du Chili ; Dans la chaîne du gaz naturel liquéfié, la direction générale Gaz &
o 9,7% de la société Transportadora Brasileira Gasoducto Bolivia – Énergies Nouvelles est en charge des activités en aval des usines
Brasil (TBG) dont le gazoduc alimente la région Sud Brésil depuis de liquéfaction 1 : achat, transport maritime, unités de
la frontière bolivienne. regazéification, activités de stockage et de commercialisation.

1. L’activité de liquéfaction de gaz naturel du Groupe relève de la direction Exploration & Production.

TOTAL / 33
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

Par l’intermédiaire de ses filiales Total Gas & Power Ltd et Total circulation étaient équipés de cuves à membranes construites sous
Gas & Power North America Inc., TOTAL a conclu des accords qui licence GTT pour une flotte mondiale estimée à 344 méthaniers 1.
lui procurent à long terme un accès à des capacités de
regazéification de GNL sur les trois continents grands 䊳 Amérique du Nord
consommateurs de gaz : l’Amérique du Nord (États-Unis, Mexique),
l’Europe (France, Royaume-Uni) et l’Asie (Inde). Cette présence Au Mexique, le terminal de regazéification d’Altamira, dans lequel
diversifiée sur les marchés permet au Groupe d’accéder à de TOTAL détient un intérêt de 25%, est en service depuis l’été 2006.
nouveaux projets de liquéfaction en se portant acheteur à long Cette infrastructure, située sur la côte Est du Mexique, est dotée
terme d’une partie du GNL produit dans les usines, consolidant d’une capacité de regazéification de 6,7 Gm3/an (236 Gpc/an) de
ainsi son portefeuille d’approvisionnement en GNL. gaz naturel : la capacité est entièrement souscrite par Gas del
Litoral, dont TOTAL détient 25%. Le terminal a reçu quarante
䊳 Europe
cargaisons en 2009, contre quarante-deux en 2008 et trente-trois
En France, TOTAL est entré en juin 2006 dans le capital de la en 2007. Altamira a accueilli son premier navire de classe Q-Flex,
Société du Terminal Méthanier de Fos Cavaou (STMFC). Il est prévu en provenance du Qatar, en novembre 2009.
que le terminal dispose d’une capacité de regazéification de
8,25 Gm3/an (291 Gpc/an) de gaz naturel, dont 2,25 Gm3/an Aux États-Unis, le terminal de Sabine Pass, en Louisiane, a été
(79 Gpc/an) réservés par TOTAL. La participation du Groupe dans inauguré en avril 2008. TOTAL a réservé une capacité de
le capital social de la STMFC est passée de 30,3% à 28,8% à fin regazéification d’environ 10 Gm3/an de gaz naturel (1 Gpc/j) dans
2009 en application de dispositions prévues par le pacte ce terminal pour une période de vingt ans renouvelable à compter
d’actionnaires, sans impact sur les volumes de regazéification d’avril 2009, date à laquelle le premier chargement de GNL du
réservés par TOTAL. En octobre 2009, le terminal de Fos Cavaou a Groupe a été livré. Dans le cadre de cet accord, TOTAL prévoit
été autorisé par l’autorité préfectorale à effectuer les essais de mise d’approvisionner le terminal de Sabine Pass via les contrats d’achat
en service et à fonctionner à capacité réduite. La mise en service de GNL que le Groupe a signés dans le cadre de ses différents
commerciale est prévue pour le deuxième trimestre 2010. projets de production, notamment au Moyen-Orient, en Norvège et
en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, TOTAL et EDF ont signé en mars 2010 une lettre
d’intention qui prévoit la réservation par TOTAL d’une capacité de 䊳 Asie
regazéification dans le projet de terminal méthanier de Dunkerque
développé par Dunkerque LNG, filiale à 100% d’EDF, et une prise En Inde, le terminal de regazéification d’Hazira (TOTAL 26%), situé
de participation de TOTAL au capital de cette société. sur la côte Ouest, dans l’État du Gujarat, a été inauguré en
Au Royaume-Uni, en décembre 2006, dans le cadre de son entrée avril 2005 avec une capacité de regazéification initiale d’environ
dans le projet Qatargas 2, TOTAL a pris une participation, à hauteur 3,4 Gm3/an (120 Gpc/an) de gaz naturel. La capacité a atteint
de 8,35%, dans le projet de terminal de regazéification de 5 Gm3/an (177 Gpc/an) après des travaux de dégoulottage réalisés
South Hook. La mise en service du terminal est intervenue en en 2008. Hazira est un terminal marchand, dont les activités
octobre 2009 pour la phase 1 (10,5 Gm3/an soit 371 Gpc/an), celle couvrent à la fois la regazéification du GNL et le marketing du gaz. Il
de la phase 2, attendue au premier semestre 2010, devrait porter la est prévu que TOTAL puisse approvisionner le terminal en GNL à
capacité totale du terminal à 21 Gm3/an (742 Gpc/an). hauteur de 26%. Compte tenu des conditions de marché prévalant
en 2009, Hazira a fonctionné sur une base de contrats court terme,
En Norvège, dans le cadre du projet Snøvhit dont TOTAL est tant à la vente sur le marché indien qu’à l’achat sur le marché
partenaire à hauteur de 18,4% et dont les premières livraisons ont international du GNL. Vingt-sept cargaisons ont été livrées en 2009,
débuté en octobre 2007, le Groupe a signé en novembre 2004 un contre trente en 2008 et vingt-huit en 2007.
contrat d’achat de 1 Gm3/an (35 Gpc/an) de gaz naturel
essentiellement destiné à l’Amérique du Nord et à l’Europe. Afin En Chine, TOTAL a signé en décembre 2008 un contrat de vente de
d’acheminer ces volumes de GNL, TOTAL est également affréteur GNL avec CNOOC (China National Offshore Oil Company). Cet
du méthanier Arctic Lady d’une capacité de 145 000 m3, livré en accord prévoit que TOTAL fournira à CNOOC jusqu’à 1 Mt/an de
avril 2006. GNL à partir de 2010. Le gaz proviendra du portefeuille mondial de
ressources GNL du Groupe.
En Croatie, TOTAL participe à la société Adria LNG, chargée de
l’étude d’un terminal de regazéification de GNL sur l’île de Krk, sur
䊳 Moyen-Orient
la côte Nord de l’Adriatique. En décembre 2009, le Groupe a porté
sa participation de 25,58% à 27,36% à la suite de la sortie de l’un
des partenaires du projet. Le terminal devrait avoir une capacité de Au Qatar, TOTAL a signé, en juillet 2006, des contrats d’achat de
regazéification initiale de 10 Gm3/an (353 Gpc/an) de gaz naturel, GNL auprès du deuxième train de Qatargas 2 portant sur un volume
qui pourrait être portée ultérieurement à 14 Gm3/an (494 Gpc/an). global de GNL de 5,2 Mt/an pendant vingt-cinq ans, destiné à être
commercialisé principalement en France, au Royaume-Uni et en
Par ailleurs, TOTAL détient une participation de 30% dans la Amérique du Nord. La prise de participation du Groupe à hauteur
société Gaztransport & Technigaz (GTT) dont l’activité principale de 16,7% dans le deuxième train de Qatargas 2 a été conclue en
porte sur la conception et l’ingénierie des cuves cryogéniques à décembre 2006. La production de GNL de ce train a démarré en
membranes pour les méthaniers. À fin 2009, 225 méthaniers en septembre 2009.

1. Données Gaztransport & Technigaz.

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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Au Yémen, TOTAL a signé en juillet 2005 avec la compagnie ‹ Gaz de pétrole liquéfié
Yemen LNG Ltd, dont le Groupe détient 39,62%, un accord d’achat
de 2 Mt/an de GNL pendant vingt ans à partir de 2009, pour des
livraisons aux États-Unis. La production de GNL du premier train de En 2009, TOTAL a négocié et commercialisé près de 4,4 Mt de GPL
Yemen LNG a démarré en octobre 2009. La construction du (butane et propane) dans le monde (contre 5,2 Mt en 2008 et 2007),
deuxième train est en cours de finalisation pour un démarrage d’ici dont 0,9 Mt au Moyen-Orient et en Asie, près de 0,6 Mt en Europe
l’été 2010. sur des bateaux de petite taille et près de 2,8 Mt sur des bateaux
de gros volumes dans les zones atlantique et méditerranéenne.
䊳 Afrique Près de 40% de ces quantités proviennent de champs ou de
raffineries exploités par le Groupe. Cette activité de négoce a été
exercée au moyen de quatre bateaux en affrètement à temps et
En Angola, TOTAL participe à la construction de l’usine de
d’environ soixante bateaux utilisés sur une base spot.
liquéfaction Angola LNG (13,6%), constituée d’un train de
5,2 Mt/an, dont le démarrage est prévu en 2012. Dans le cadre de
ce projet, TOTAL a signé en décembre 2007 un contrat d’achat de Depuis janvier 2008, SALPG (South Asian LPG Limited, société
gaz regazéifié portant sur 13,6% des quantités qui seront livrées au dans laquelle TOTAL est associé, à hauteur de 50%, avec
terminal de Gulf LNG Clean Energy dans l’État du Mississippi aux Hindustan Petroleum Company) opère le terminal d’importation et
États-Unis. de stockage souterrain de GPL situé à Visakhapatnam, sur la côte
Est de l’Inde, dans l’État de l’Andhra Pradesh. Ce terminal, le
Au Nigeria, à la suite des expansions de l’usine Nigeria LNG premier de ce type en Inde, a une capacité de stockage de 60 kt.
(NLNG) dans laquelle le Groupe détient une participation de 15%, En 2009, la caverne a reçu 606 kt de GPL, contre 535 kt en 2008.
TOTAL a signé un contrat d’achat de GNL d’une durée de vingt ans
pour une quantité initiale de 0,23 Mt/an à laquelle s’est ajoutée
0,9 Mt/an au démarrage du train 6. ‹ Électricité et cogénération
Dans le cadre du projet de construction d’un train supplémentaire
Dans le cadre de ses activités de raffinage et de pétrochimie,
(train 7), d’une capacité d’environ 8,5 Mt/an, TOTAL a également
TOTAL détient des participations dans plusieurs installations de
signé en février 2007 un contrat d’achat de 1,375 Mt/an de GNL sur
cogénération, procédé par lequel la vapeur d’eau produite à partir
vingt ans. Ce contrat reste soumis à la décision finale
de la chaleur récupérée des turbines à gaz générant l’électricité est
d’investissement relative à ce nouveau train par NLNG.
utilisée à des fins industrielles. Le Groupe participe également à
des cogénérations d’un autre type, où la génération électrique est
Enfin, TOTAL a acquis en juillet 2006 une participation de 17%
associée au dessalement d’eau de mer et à des installations de
dans le projet Brass LNG. Ce projet de liquéfaction porte sur la
simple génération électrique à base de gaz, participant ainsi à tous
construction de deux trains de liquéfaction de 5 Mt/an chacun.
les éléments de valorisation de la chaîne gazière.
Parallèlement à cette prise de participation, TOTAL a signé avec
Enfin, dans le cadre de sa stratégie de diversification vers les
Brass LNG Ltd un accord préliminaire définissant les principaux
nouvelles énergies, le Groupe participe à des projets de génération
termes d’un contrat d’achat de GNL portant sur environ un sixième
d’électricité d’origine nucléaire ou solaire.
de la capacité de l’usine pendant vingt ans, essentiellement à
destination de l’Amérique du Nord et de l’Europe de l’Ouest. Ce
contrat d’achat reste soumis à la décision finale d’investissement En Abou Dabi, la centrale électrique au gaz de Taweelah A1, en
du projet par Brass LNG. service depuis mai 2003, associe génération d’électricité et
dessalement d’eau de mer. Elle est détenue et exploitée par la
䊳 Trading société Gulf Total Tractebel Power Cy dans laquelle TOTAL détient
un intérêt de 20%. La centrale Taweelah A1 a une capacité nette de
TOTAL, au travers de sa filiale Total Gas & Power Ltd, a exercé des 1 600 MW (à la suite de l’entrée en service de l’extension de
activités de trading de GNL essentiellement sur base spot entre 250 MW en juillet 2009) et une capacité de dessalement d’eau de
2001 et 2006 avant de commencer en 2007 à prendre livraison de mer de 385 000 m3 par jour.
cargaisons au titre de ses contrats d’approvisionnement à long
terme avec le Nigeria et la Norvège. Depuis 2009, les nouveaux
TOTAL, en association avec la société espagnole Abengoa Solar, a
contrats d’achat signés auprès de Qatargas 2 et Yemen LNG
par ailleurs répondu à un appel d’offres lancé début 2008 par l’Abu
permettent de développer sensiblement les activités du Groupe
Dhabi Future Energy Company (ADFEC) dans le cadre de l’initiative
dans la commercialisation du GNL. Ce portefeuille d’activités GNL
MASDAR en faveur des énergies nouvelles. Cet appel d’offres vise
spot et à terme permet à TOTAL d’assurer l’approvisionnement en
à construire une centrale solaire thermodynamique d’une capacité
gaz de ses principaux clients à travers le monde, tout en
de 110 MW.
conservant un degré de flexibilité satisfaisant pour réagir aux
opportunités de marché ou aux imprévus de l’offre et de la
demande. Toujours en Abou Dabi, TOTAL, associé à GDF Suez, EDF et Areva,
a pris acte de la décision d’ENEC (Emirates Nuclear Energy
En 2009, Total Gas & Power Ltd a acheté vingt-trois cargaisons Corporation), annoncée en décembre 2009, de ne pas retenir leur
contractuelles et douze cargaisons spot en provenance de proposition dans le cadre de l’appel d’offres organisé pour la
Norvège, du Nigeria, de Guinée équatoriale, d’Indonésie, de fourniture de centrales nucléaires. Le Groupe poursuit son objectif
Trinité-et-Tobago, du Qatar et du Yémen. de devenir à long terme un exploitant nucléaire reconnu.

TOTAL / 35
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont

En France, TOTAL est associé, à hauteur de 8,33%, à GDF Suez et d’affaires réalisé par Photovoltech en 2009 s’élève à 80 millions
EDF dans le projet d’étude relatif à la construction et à l’exploitation d’euros, contre 106 millions d’euros en 2008 et 73 millions d’euros
du deuxième EPR français sur le site de Penly (Seine-Maritime). en 2007.

En Thaïlande, TOTAL détient 28% de la société Eastern Power and TOTAL poursuit, par ailleurs, le projet d’implanter dans la région de
Electric Company Ltd (EPEC) qui exploite depuis mars 2003 la Carling en Moselle (France) une unité industrielle photovoltaïque, en
centrale à cycle combiné de Bang Bo d’une capacité de 350 MW. partenariat avec GDF Suez.

Au Nigeria, TOTAL et son partenaire, la compagnie nationale NNPC TOTAL détient 50% du capital de Tenesol aux côtés d’EDF.
(Nigerian National Petroleum Corporation), participent à deux Tenesol, dont le siège est basé à Lyon (France), est une société
projets de construction de centrales électriques à gaz qui spécialisée dans la conception, la fabrication, la commercialisation
s’inscrivent dans les objectifs gouvernementaux de développement et l’exploitation de systèmes solaires photovoltaïques. La société
de la production électrique et de l’utilisation accrue de la est positionnée sur les principaux marchés de la connexion aux
production de gaz naturel pour des usages domestiques : réseaux en France, dans les départements d’outre-mer et en
Europe, mais aussi sur ceux des applications professionnelles
o Le projet Afam VI, au travers de la joint-venture SPDC (Shell isolées (télécommunications, sites Oil & Gas, etc.). Tenesol dispose
Petroleum Development Company) dans laquelle TOTAL détient de deux usines de production de panneaux solaires, Tenesol
un intérêt de 10%, qui concerne le développement d’une centrale Manufacturing en Afrique du Sud, d’une capacité de production de
électrique en cycle combiné d’une capacité de 630 MW dont la 60 MWc/an, et Tenesol Technologies, dans la région de Toulouse
mise en production commerciale est prévue au deuxième en France, d’une capacité de production de 50 MWc/an. En 2009,
semestre 2010 ; malgré un contexte de forte tension sur les prix des modules,
o Le développement d’une nouvelle centrale électrique en cycle Tenesol a enregistré une croissance de près de 30% de son chiffre
combiné d’une capacité d’environ 400 MW, située près de la ville d’affaires consolidé à 249 millions d’euros (contre près de
d’Obite (delta du Niger) dans le cadre du projet gazier OML 58, 193 millions d’euros en 2008 et 133 millions d’euros en 2007),
associant NNPC et TOTAL (40%, opérateur). La mise en service correspondant à une production commercialisée de 85 MWc.
est prévue pour le début de l’année 2013. La centrale sera reliée
au réseau électrique existant par une ligne haute tension de En matière de Recherche & Développement, TOTAL, GDF Suez et
108 km. Photovoltech ont confirmé leur collaboration avec l’IMEC à travers
la signature en septembre 2009 d’un accord dans le cadre de l’IIAP
‹ Énergies renouvelables (IMEC Industrial Affiliation Program), programme multipartenaires
sur les cellules solaires au silicium cristallin. L’objectif de l’IIAP est
Dans le cadre de sa mission de développement d’énergies de limiter significativement l’utilisation du silicium tout en
complémentaires aux hydrocarbures, la direction générale Gaz & augmentant l’efficacité des cellules solaires afin de permettre une
Énergies Nouvelles a poursuivi en 2009 le renforcement de ses baisse substantielle des coûts dans la filière.
positions dans les énergies renouvelables, en particulier dans le
domaine de l’énergie solaire photovoltaïque où le Groupe est En septembre 2009, le Groupe s’est également associé au LPICM
présent depuis 1983. (Laboratoire de Physique des Interfaces et des Couches Minces), unité
mixte de recherche du CNRS et de l’École Polytechnique, pour mettre
䊳 Énergie solaire photovoltaïque en place une équipe de recherche commune — Nano PV — dans le
domaine des couches minces et des nanomatériaux à base de silicium
Dans la filière photovoltaïque du silicium cristallin, TOTAL (Saclay, Île-de-France). L’engagement de TOTAL représente environ
développe, d’une part, une activité industrielle de production de 8 millions d’euros pour la première phase de quatre ans.
cellules photovoltaïques et, d’autre part, en aval, une activité de
production et de commercialisation de modules et de systèmes. Le TOTAL est entré en décembre 2008 au capital de la société
Groupe, via la signature de plusieurs partenariats, poursuit ses Konarka, start-up américaine active dans le développement de
activités de recherche et développement dans cette filière. Il s’est technologies solaires organiques. En 2009, Konarka a mis en place
en outre engagé dans le développement de nouvelles technologies de nouveaux projets de recherche en coopération avec la direction
solaires innovantes. Enfin, TOTAL conduit des projets d’installation Gaz & Énergies Nouvelles ainsi que différentes filiales Chimie du
de solutions solaires à vocation pédagogique sur certaines de ses Groupe, l’objectif étant de développer des films solaires à grande
installations en France ou dans le cadre de projets d’électrification échelle. Confiant dans le potentiel de cette technologie
décentralisée dans d’autres pays. prometteuse, le Groupe a augmenté sa participation dans la société
à près de 25% du capital début 2010.
TOTAL est actionnaire de Photovoltech, société spécialisée dans
la production de cellules photovoltaïques à haut rendement. Le La filiale Total Énergie Solaire, créée en juillet 2008 dans le cadre
Groupe détient désormais 50% du capital de la société aux côtés de la contribution du Groupe au programme « Grenelle de
de GDF Suez, à la suite du rachat commun, en septembre 2009, de l’environnement », a débuté ses opérations en 2009 avec
la participation de 4,4% détenue par l’IMEC (Interuniversity l’installation de panneaux solaires sur les sites de Pau et de Lacq
MicroElectronics Centre). En 2009, Photovoltech a poursuivi le (France). Au total, cinq projets pédagogiques devraient être finalisés
projet d’augmentation de la capacité totale de production de son d’ici fin 2010 dans le but d’exposer différentes solutions
usine de Tirlemont (Tienen) en Belgique en décidant de passer de photovoltaïques sur des sites du Groupe, pour une puissance totale
80 MWc/an en 2009 à 155 MWc/an d’ici fin 2010. Dans un contexte installée comprise entre 2 et 3 MWc et un investissement de
de marché difficile et de forte baisse des prix des cellules, le chiffre 15 millions d’euros.

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Secteur Amont PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

En outre, TOTAL réalise des projets d’électrification rurale ‹ Charbon


décentralisée dans le cadre d’appels d’offres lancés par les
pouvoirs publics dans différents pays, notamment en Afrique du
Depuis près de trente ans, TOTAL exporte du charbon-vapeur
Sud où KES (Kwazulu Energy Services Company), dont TOTAL
depuis l’Afrique du Sud principalement vers l’Europe et l’Asie. Le
détient 35% du capital, poursuit son objectif d’environ 30 000
Groupe est ainsi présent dans le domaine du trading de charbon-
foyers installés. De nouveaux projets sont à l’étude en Afrique, en
vapeur à travers ses filiales de négoce Total Gas & Power Ltd et
Asie et au Moyen-Orient.
Total Energy Ressources (bassin pacifique). Il assure également la
commercialisation de charbon auprès de ses clients français via sa
Par ailleurs, Temasol, filiale à 100% de Tenesol depuis le transfert filiale CDF Energie.
en 2008 des parts respectives de Total Maroc et d’EDF EDEV, est
engagée dans des projets d’électrification rurale décentralisée au
Avec la mise en production de la mine de Tumelo en janvier 2009,
Maroc. Depuis sa création en 2001, environ 25 500 foyers ont été
la fililale Total Coal South Africa (TCSA) possède et opère quatre
équipés par Temasol qui assure également l’exploitation des
mines en Afrique du Sud. Une cinquième est en cours de
systèmes.
développement à Dorstfontein avec un démarrage prévu fin 2011.
Le Groupe poursuit également l’examen de plusieurs autres projets
䊳 Stockage d’énergie solaire de développement minier.

TOTAL a annoncé en novembre 2009 la signature d’un contrat de Le charbon sud-africain, produit par TCSA ou acheté auprès de
recherche avec le Massachussetts Institute of Technology (MIT) mines tierces, est exporté à partir du port de Richard’s Bay, dont
pour développer une nouvelle technologie de batteries stationnaires TOTAL détient 5,36%. En 2008, TOTAL et son partenaire Mmakau
destinées au stockage d’énergie solaire. Cet accord, d’un montant Mining ont par ailleurs acquis 1 Mt/an supplémentaire de droits
de 4 millions de dollars sur cinq ans, s’inscrit dans le cadre de la portuaires au titre de leur participation dans la phase 5 de
MIT Energy Initiative dont le Groupe est partenaire depuis développement du port.
novembre 2008.
Au total, le Groupe a commercialisé près de 7,3 Mt de charbon sur
䊳 Énergie éolienne le marché international en 2009 (contre 8,4 Mt en 2008 et 10 Mt en
2007), dont 3,6 Mt de charbon sud-africain, principalement
TOTAL opère une centrale éolienne à Mardyck (à proximité de destinées à la génération électrique, pour moitié en Europe et pour
l’établissement des Flandres, située à Dunkerque) d’une capacité moitié en Asie. Enfin, sur le marché intérieur sud-africain, les ventes
de 12 MW. du Groupe se sont établies à 0,3 Mt en 2009 et sont destinées aux
secteurs industriel et métallurgique.
䊳 Énergie marine
‹ DME (DiMéthyl Ether)
Dans le domaine de l’énergie de la houle et des vagues, TOTAL a
pris, en juin 2005, une participation de 10% dans un projet pilote Au Japon, TOTAL participe avec huit sociétés japonaises à un
situé au large de Santona, sur la côte Nord de l’Espagne. La programme de sensibilisation des consommateurs à ce nouveau
construction de la première bouée, d’une puissance de 40 kW, combustible. L’usine de production de DME, d’une capacité de
s’est achevée par sa mise à l’eau en septembre 2008. Ce 80 kt/an et située à Niigata (île de Honshu, Japon), a démarré en
démonstrateur vise à évaluer le potentiel technique et économique janvier 2009 (TOTAL 10%).
de cette technologie.
En parallèle, au sein du consortium conduit par le groupe Volvo,
Dans le domaine de l’énergie des courants marins, TOTAL détenait TOTAL participe aux travaux du projet européen « BioDME » dont
fin 2007 une participation de 24,9% dans la société l’objectif est de tester l’ensemble de la chaîne : depuis la fabrication
Scotrenewables Marine Power, basée aux îles Orcades en Écosse. de DME à partir de la liqueur noire, sous-produit de la production
Des accords permettant l’entrée au capital de nouveaux partenaires de la pâte à papier, jusqu’à l’utilisation dans une flotte de camions
ont été signés en janvier 2008. La participation du Groupe a ainsi dans quatre villes suédoises. Le projet, qui comprend la
été ramenée à 16%. Scotrenewables Marine Power développe un construction d’un pilote à Pitea (Suède), a démarré en septembre
dispositif de production d’électricité à partir de l’énergie des 2009 et devrait s’achever en 2012. Ce projet est financé en partie
courants marins. Un modèle à l’échelle 1/5 a été testé en mer avec par l’Agence suédoise de l’énergie et le septième programme cadre
succès au cours de l’année 2009. La construction d’un prototype européen.
de taille réelle est prévue pour 2010.
Par ailleurs, le groupe de travail international constitué dans le
cadre du processus de normalisation ISO du DME a poursuivi ses
travaux au cours de l’année 2009. Enfin, TOTAL a pris le 1er janvier
2009, et pour deux ans, la présidence de l’IDA (International DME
Association).

TOTAL / 37
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval

䊳 Secteur Aval

Le secteur Aval couvre l’ensemble des activités du Raffinage & Données financières du secteur Aval
Marketing et du Trading & Shipping.
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
1er raffineur/distributeur en Europe de l’Ouest 1
Chiffre d’affaires hors Groupe 100 518 135 524 119 212
Résultat opérationnel ajusté 1 026 3 602 3 287
1er distributeur en Afrique 2 Résultat opérationnel net ajusté 953 2 569 2 535

Environ 2,6 Mb/j de capacité de raffinage au 31 décembre 2009


Sur l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté du secteur Aval
est de 953 millions d’euros, en baisse de 63% par rapport à 2008.
16 299 stations-service au 31 décembre 2009
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté du secteur
Environ 3,6 Mb/j de produits vendus en 2009 Aval s’établit à 1 329 millions de dollars contre 3 778 millions de
dollars en 2008, en baisse de 65%, reflétant un environnement du
Parmi les premiers opérateurs mondiaux dans le trading de pétrole raffinage très dégradé.
et de produits pétroliers
La baisse du flux de trésorerie d’exploitation et du flux de trésorerie
Investissements bruts 2009 : 2,8 milliards d’euros d’exploitation ajusté sur l’année 2009 provient de l’augmentation
33 760 collaborateurs importante du besoin en fonds de roulement et de la baisse du
résultat net ajusté.
Volumes raffinés (kb/j) (a)
Le ROACE 3 de l’Aval est de 7% en 2009. Il était de 20% pour
2 413 2 362 l’année 2008.
2 151 Kb/j
Ventes de produits en 2009 par zone
géographique : 3 616 kb/j

Amériques
11,6%
Afrique
Reste du monde 11,0%
Europe Europe
Reste du monde
67,3%
2007 2008 2009 10,1%

(a) Y compris quote-part dans CEPSA.

Sur l’année 2009, le taux d’utilisation sur bruts traités ressort à 78%
(83% sur bruts et autres charges) contre 88% en 2008 (91% sur
bruts et autres charges) en raison des réductions volontaires de
traitement dans les raffineries du Groupe. (a) Y Compris Trading et quote-part dans CEPSA.

1. Données sociétés sur la base des capacités de raffinage et/ou des ventes.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

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Secteur Aval PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䡲 Raffinage & Marketing l’adaptation du raffinage européen aux évolutions structurelles du


marché et le renforcement de la sécurité et de l’efficacité
énergétique.

o L’Europe de l’Ouest représente plus de 85% de la capacité de


Au 31 décembre 2009, TOTAL dispose d’une capacité de raffinage raffinage du Groupe, soit 2 282 kb/j. Le Groupe y opère onze
de 2 594 kb/j. En 2009, les ventes du Groupe se sont élevées à raffineries et détient des intérêts dans la raffinerie de Schwedt en
3 616 kb/j de produits raffinés dans le monde (activités de négoce Allemagne et dans quatre raffineries en Espagne au travers de sa
comprises), contre 3 658 kb/j en 2008 et 3 774 kb/j en 2007. TOTAL participation dans CEPSA 4.
est le premier raffineur/distributeur en Europe de l’Ouest 1 et occupe - En France, le Groupe poursuit l’adaptation de ses capacités
le premier rang des distributeurs en Afrique 2. de raffinage et le rééquilibrage de ses productions au profit du
Au 31 décembre 2009, TOTAL exploite un réseau de 16 299 diesel, dans un contexte de baisse structurelle de la
stations-service dans le monde, contre 16 425 en 2008 et 16 497 consommation de produits pétroliers en Europe et
en 2007, dont plus de 50% sont détenues en propre. En outre, les d’augmentation des excédents d’essence.
activités de raffinage permettent de développer un large éventail de En mars 2009, TOTAL a annoncé un projet industriel
produits de spécialité tels que les lubrifiants, les gaz de pétrole d’adaptation de son outil de raffinage. Ce projet consiste
liquéfiés (GPL), les carburants pour l’aviation, les fluides spéciaux, essentiellement à faire évoluer le schéma industriel de la
les bitumes, les combustibles pour les soutes marines et les bases raffinerie de Normandie et à adapter certains services centraux
pétrochimiques. du siège parisien du Raffinage. À la raffinerie de Normandie, le
projet vise à rééquilibrer les productions au profit du diesel.
Le Groupe poursuit l’adaptation de son activité Raffinage dans un Pour cela, un programme d’investissements estimé à
contexte économique dégradé par la faiblesse de la demande en 770 millions d’euros permettra de moderniser la raffinerie : sa
produits pétroliers. TOTAL continue d’améliorer son positionnement capacité de distillation annuelle sera réduite de 16 à 12 Mt, tout
selon trois axes prioritaires : l’adaptation de l’outil de raffinage en augmentant la taille de l’hydrocraqueur de distillats mis en
européen à l’évolution des marchés, la modernisation de la service en 2006. Ces investissements permettront d’améliorer
raffinerie de Port Arthur aux États-Unis et la construction d’une l’efficacité énergétique, en réduisant simultanément les
raffinerie à Jubail en Arabie saoudite. émissions de CO2, d’accroître la production annuelle moyenne
de diesel de 10% et de réduire les excédents d’essence de
Dans le Marketing, le Groupe vise l’optimisation de ses positions en 60%. La consultation des instances représentatives du
Europe de l’Ouest et la poursuite de développements ciblés en personnel s’est achevée en juillet 2009. La réalisation de ce
Afrique et sur les marchés en croissance d’Asie-Pacifique, tout en projet a démarré et devrait s’échelonner jusqu’en 2013.
assurant une croissance mondiale des produits de spécialité.
Le Groupe a signé en décembre 2009 un accord pour la
Dans le cadre de l’optimisation de son portefeuille Aval en Europe, cession de sa participation minoritaire (40%) dans la Société
TOTAL a signé en janvier 2010 un accord avec ERG portant sur la de la Raffinerie de Dunkerque (SRD), entreprise spécialisée
création d’une coentreprise dans le secteur du Raffinage et du dans la fabrication de bitumes et d’huiles de base. Cette
opération est soumise à l’approbation des autorités
Marketing en Italie 3. Issue de la fusion entre Total Italia et ERG
compétentes.
Petroli, la nouvelle entité aura pour raison sociale « TotalErg ». Le
pacte d’actionnaires prévoit une gouvernance conjointe, ainsi que Le Groupe a annoncé en mars 2010 un projet de mutation
l’autonomie opérationnelle de la coentreprise. Les participations de industrielle de son établissement des Flandres. Le projet prévoit
TOTAL et d’ERG s’élèveront respectivement à 49% et 51%. notamment l’arrêt de l’activité de raffinage du site (capacité de
L’opération reste soumise à l’approbation des autorités compétentes. 137 kb/j), le développement de nouvelles activités d’assistance
industrielle et de logistique pétrolière, et la contribution à la
‹ Raffinage réalisation d’un projet de terminal méthanier avec EDF dont
l’engagement de la construction sera décidé avant l’été 2010
Au 31 décembre 2009, TOTAL détient des participations dans pour une mise en service en 2014 5. L’arrêt de l’activité raffinage
vingt-quatre raffineries (dont douze opérées directement) situées en devrait conduire à un démontage progressif des unités qui
Europe, aux États-Unis, aux Antilles françaises, en Afrique et en pourrait durer jusqu’à 2013. Par ailleurs, TOTAL s’est engagé à
Chine. L’année 2009 a été marquée par une forte détérioration de ne procéder à aucune fermeture ou cession de raffinerie en
l’environnement du raffinage qui s’est traduite par une dégradation France au cours des cinq prochaines années, au-delà du projet
des marges et une baisse des taux d’utilisation des raffineries dans d’évolution de l’établissement de Flandres. La réalisation de ce
le monde. projet est soumise à la consultation des instances
représentatives du personnel.
En 2009, TOTAL a poursuivi son programme d’investissements - Au Royaume-Uni, la raffinerie de Lindsey a démarré en juin
sélectifs dans le raffinage concentré sur trois grands axes : les 2007 la construction d’une unité d’hydrodésulfuration (HDS) et
grands projets en cours (coker de Port Arthur, raffinerie de Jubail), d’une unité de production d’hydrogène (SMR 6) afin de traiter

1. Données sociétés sur la base des capacités de raffinage et des quantités vendues.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Hors Sicile et hors activités aviation et cartes AS24 de TOTAL.
4. Part du Groupe dans CEPSA : 48,83% au 31 décembre 2009.
5. Pour une information plus détaillée sur le projet méthanier de Dunkerque, consulter la page 34 du Chapitre Gaz & Énergies Nouvelles.
6. SMR : Steam Methane Reformer.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval

des bruts soufrés et d’accroître sa production de gazole à très construction d’une unité de conversion profonde (coker), d’une
basse teneur en soufre. La mise en service de l’unité HDS est unité de distillation sous vide, d’une unité de désulfuration et
prévue au premier semestre 2010 et permettra de traiter d’autres unités associées. Ce projet permettra de traiter
jusqu’à 70% de bruts soufrés, contre 10% actuellement. davantage de bruts lourds et soufrés et d’augmenter la
production de produits légers, en particulier de distillats à basse
- En Allemagne, une nouvelle unité HDS dans la raffinerie de
teneur en soufre. La construction se poursuit et l’entrée en
Leuna a démarré en septembre 2009. Cette unité est destinée
service est prévue pour le premier trimestre 2011.
à l’approvisionnement du marché allemand en fioul domestique
à très basse teneur en soufre. o En Arabie saoudite, TOTAL et Saudi Arabian Oil Company
(Saudi Aramco) ont créé en septembre 2008 une joint-venture,
- Aux Pays-Bas, le Groupe, actionnaire majoritaire (55%) de la Saudi Aramco Total Refining and Petrochemical Company
raffinerie de Flessingue, a exercé ses droits de préemption sur (SATORP) en vue de la construction d’une raffinerie de 400 kb/j à
les parts (45%) de cet actif mises en vente par Dow Chemical Jubail, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de
en juin 2009. Simultanément, TOTAL a reçu une offre ferme de 37,5% par TOTAL. À terme, les parties prévoient de conserver
rachat émanant de Lukoil et lui a cédé ces parts (45%). Cette chacune une participation de 37,5% et d’introduire en bourse sur
opération constitue le développement d’un nouveau partenariat le marché saoudien les 25% restants fin 2011, sous réserve de
entre TOTAL et Lukoil. l’approbation des autorités compétentes. Les principaux contrats
- En Italie, à la suite de l’accord signé en janvier 2010, la de construction de la raffinerie ont été signés en juillet 2009,
coentreprise TotalErg détiendra une participation de 100% marquant le démarrage des travaux. La mise en service est
dans la raffinerie de Rome et de 25,9% dans la raffinerie de prévue en 2013.
Trecate. Le schéma très convertissant de cette raffinerie lui permettra de
- En Espagne, CEPSA poursuit son programme d’investissements traiter des bruts lourds (Arabian Heavy) et de produire des
visant à améliorer la capacité de conversion de ses raffineries carburants et autres produits légers répondant aux spécifications
pour répondre à la croissance de la demande du marché les plus strictes et essentiellement destinés à l’exportation.
espagnol en distillats moyens. Une unité d’hydrocraquage, deux o En Afrique, le Groupe dispose de participations dans cinq
nouvelles unités de distillation atmosphérique et sous vide ainsi raffineries au 31 décembre 2009. En octobre 2009, TOTAL a cédé
qu’une unité de désulfuration sont notamment en cours de sa participation de 50% dans la raffinerie Indeni en Zambie. Par
construction à la raffinerie de Huelva. L’entrée en service est ailleurs, TOTAL a réduit de 34% à 20% sa participation dans la
actuellement prévue pour l’été 2010. Société africaine de raffinage (SAR) au Sénégal en décembre 2009.
o Aux États-Unis, TOTAL exploite la raffinerie de Port Arthur o En Chine, TOTAL détient une participation de 22,4% dans la
(Texas) dont la capacité s’élève à 174 kb/j. TOTAL y a lancé en raffinerie de WEPEC, située à Dalian, aux côtés de Sinochem et
2008 un programme de modernisation qui comprend la PetroChina.

䊳 Capacité de raffinage de pétrole brut

Le tableau suivant présente la capacité journalière de raffinage de pétrole brut de TOTAL (a) :

Au 31 décembre
(en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007
Raffineries exploitées par le Groupe
Normandie (France) 338 339 331
Provence (France) 158 158 158
Flandres (France) 137 137 141
Donges (France) 230 230 230
Feyzin (France) 117 117 117
Grandpuits (France) 101 101 101
Anvers (Belgique) 350 350 350
Leuna (Allemagne) 230 230 227
Rome (Italie) (b) 64 64 63
Lindsey – Immingham (Royaume-Uni) 221 221 221
Flessingue (Pays-Bas) (c) 81 81 81
Port Arthur (Texas, États-Unis) 174 174 174
Sous total 2 201 2 202 2 194
Autres raffineries dans lesquelles le Groupe détient des participations (d) 393 402 404
Total 2 594 2 604 2 598

(a) Dans les cas où TOTAL ne détient pas 100% des intérêts d’une raffinerie, la capacité indiquée représente la quote-part détenue par TOTAL dans la capacité de raffinage
globale du site.
(b) Participation de TOTAL de 71,9%.
(c) Participation de TOTAL de 55%.
(d) Douze raffineries dans lesquelles TOTAL détient des intérêts compris entre 16,7% et 50% (cinq en Afrique, quatre en Espagne, une en Allemagne, une en Martinique et une
en Chine). Cession de la participation de 50% dans la raffinerie Indeni en Zambie en 2009 et cession de la participation de 55,6% dans la raffinerie de Luanda en Angola en
2007.

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Secteur Aval PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䊳 Production des raffineries 䊳 Europe

Le tableau suivant présente, par catégorie de produits, la part nette Au 31 décembre 2009, TOTAL dispose d’un réseau de 10 825
des quantités produites dans les raffineries du Groupe (a) : stations-service en Europe, réparties en France, en Belgique, aux
Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne, au Royaume-Uni, en
(en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007 Italie, ainsi qu’en Espagne et au Portugal au travers de sa
participation dans CEPSA. TOTAL exploite également sous la
Essences 407 443 501
marque AS24 un réseau de 540 stations-service destinées aux
Carburants pour l’aviation (b) 186 208 208
Gasoil et combustibles 851 987 964 transporteurs routiers. Le Groupe est un acteur majeur dans le
Fiouls lourds 245 257 254 domaine des cartes pétrolières, avec près de 3,5 millions de cartes
Autres produits 399 417 412 émises dans vingt-huit pays européens.

Total 2 088 2 312 2 339


En France, le réseau sous la marque TOTAL bénéficie d’un maillage
(a) Y compris quote-part du Groupe dans CEPSA. dense et d’une diversification étendue (boutiques Bonjour, lavage).
(b) Avgas, jet fuel et kérosène. Les stations Elf distribuent des carburants de qualité à des prix
particulièrement compétitifs. Au 31 décembre 2009, près de
䊳 Taux d’utilisation des raffineries 2 300 stations sont opérées sous la marque TOTAL et 281 stations
sous la marque Elf. TOTAL distribue également des carburants
dans près de 1 800 stations sous la marque Elan, essentiellement
Le tableau suivant présente les taux d’utilisation des raffineries du
en zone rurale.
Groupe (a) :

2009 2008 2007 En Europe de l’Ouest, TOTAL a poursuivi en 2009 l’optimisation de


ses activités Marketing.
Sur bruts traités 78% 88% 87%
Sur bruts et autres charges 83% 91% 89%
o En Italie, l’accord signé entre TOTAL et ERG en janvier 2010
(a) Y compris quote-part du Groupe dans CEPSA.
portant sur la création de la coentreprise TotalErg permettra au
Groupe de devenir le troisième opérateur marketing en Italie,
avec près de 13% 5 de part de marché réseau et plus de
En 2009, TOTAL a été amené à réduire le traitement de ses
3 400 stations-service.
raffineries afin de s’adapter à la faiblesse de la demande. En
particulier, les raffineries de Port Arthur, Lindsey, Flandres et une o En France, TOTAL a annoncé en janvier 2010 un projet
unité de distillation à la raffinerie de Normandie ont été d’adaptation de sa logistique pétrolière. Ce projet prévoit de
temporairement arrêtées pour des raisons économiques. confier les opérations de cinq dépôts à des sociétés logistiques
spécialisées, de cesser les activités du dépôt du Pontet et de
En 2009, des grands arrêts de maintenance sont intervenus dans doubler l’activité du dépôt pétrolier de Port-la-Nouvelle. La
cinq raffineries. réalisation de ce projet reste soumise à la consultation des
instances représentatives du personnel.
TOTAL a signé en juillet 2009 un accord pour l’acquisition de
‹ Marketing trente-sept stations-service. Le Groupe a par ailleurs signé en
octobre 2009 un accord pour la cession de trente-quatre
TOTAL est l’un des principaux distributeurs en Europe de l’Ouest 1. stations-service situées en Corse. Ces opérations ont reçu
Le Groupe est également leader sur le continent africain avec une l’approbation des autorités compétentes. TOTAL a également
part de marché de près de 10% 2. finalisé la cession en janvier 2010 de la moitié de sa participation
(50%) dans la Société des Dépôts Pétroliers de Corse.
TOTAL élabore une large gamme de produits de spécialité issus du En juillet 2009, le Groupe a inauguré une plate-forme logistique à
pétrole raffiné au sein de ses raffineries et à partir d’autres unités. Rouen destinée à approvisionner l’Europe et les autres continents
Le Groupe est un acteur majeur sur le marché des produits de en lubrifiants et en graisses. Cet investissement vise à améliorer
spécialité 3, en particulier les lubrifiants, le GPL, les carburants pour la compétitivité de la filière lubrifiants.
l’aviation, les fluides spéciaux, les bitumes et les combustibles pour
les soutes marines, avec des produits commercialisés dans près de o Au Portugal, depuis le regroupement de ses activités de
150 pays 4. distribution pétrolière avec celles de CEPSA en 2008, le Groupe
est un acteur majeur du secteur pétrolier avec une part de

1. Données sociétés, sur la base des quantités vendues. Périmètre : France, Benelux, Royaume-Uni, Allemagne, Italie ; Espagne et Portugal au travers de CEPSA.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Données sociétés, sur la base des quantités vendues.
4. Y compris via des distributeurs nationaux.
5. Données : PFC Energy, Unione Petrolifera, sur la base des quantités vendues.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval

marché d’environ 11% 2, un réseau de 300 stations-service et une Au Vietnam, TOTAL continue de renforcer sa présence dans les
position renforcée dans les produits de spécialité. Spécialités. Après avoir acquis en décembre 2008 une société de
distribution de GPL, le Groupe a finalisé en décembre 2009
l’acquisition d’actifs lubrifiants, lui permettant de devenir un des
En Europe du nord, centrale et orientale, le Groupe développe
leaders du marché vietnamien des lubrifiants.
ses positions essentiellement sur les marchés de produits de
spécialité. En 2009, TOTAL a ainsi poursuivi l’expansion de sa
présence directe sur les marchés porteurs d’Europe de l’Est, en 䊳 Amériques
particulier dans le domaine des lubrifiants. Le Groupe vise à
accélérer la croissance des activités de produits de spécialité en En Amérique latine et aux Caraïbes, TOTAL est présent dans une
Russie et en Ukraine en poursuivant le développement d’une vingtaine de pays, essentiellement sur les marchés de produits de
présence directe sur ces marchés depuis 2008. spécialité. Dans les Caraïbes, le Groupe dispose d’une position
significative dans la distribution de carburant, renforcée par
l’acquisition, au second semestre 2008, d’actifs marketing et
En 2009, AS24, présent dans vingt-deux pays européens et en
logistiques à Porto Rico, en Jamaïque et aux îles Vierges.
Russie, a poursuivi le développement de son réseau au travers de
nouvelles implantations en Europe, notamment dans trois nouveaux
pays (Croatie, Bulgarie, Macédoine). Dans les prochaines années, la En Amérique du Nord, TOTAL commercialise des lubrifiants et
croissance d’AS24 devrait se poursuivre et s’étendre à d’autres poursuit son développement avec la signature en décembre 2009
pays d’Europe, du Caucase et du bassin méditerranéen. d’un accord pour l’acquisition d’actifs lubrifiants au Canada, dans
la province du Québec.

䊳 Afrique – Moyen-Orient 䊳 Ventes de produits raffinés

TOTAL est leader dans la distribution de produits pétroliers sur le Le tableau suivant présente les volumes de produits raffinés vendus
continent africain, avec près de 10% 1 de part de marché. Au par zone géographique (a) :
31 décembre 2009, le Groupe exploite plus de 3 600 stations-
service réparties dans plus de quarante pays et opère notamment (en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007
deux réseaux importants en Afrique du Sud et au Nigeria. TOTAL
France 808 822 846
dispose également de positions significatives dans le bassin Europe hors France (a) 1 245 1 301 1 432
méditerranéen, principalement en Turquie, au Maroc et en Tunisie. États-Unis 118 147 162 (b)
Au Moyen-Orient, le Groupe est essentiellement présent sur les Afrique 281 279 286
marchés des produits de spécialité, et poursuit sa stratégie de Reste du monde 189 171 167
croissance dans la région, notamment dans la production et la
Total hors négoce international 2 641 2 720 2 893 (b)
commercialisation de lubrifiants.
Négoce international 975 938 881

En 2009, le Groupe a continué à renforcer et optimiser ses positions Total y compris négoce
sur le continent africain. Au deuxième trimestre, TOTAL a finalisé international 3 616 3 658 3 774 (b)
l’acquisition d’actifs marketing et logistiques au Kenya et en
(a) Y compris quote-part du Groupe dans CEPSA.
Ouganda. L’opération concerne 165 stations-service, des activités (b) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un
de distribution de produits pour l’aviation ainsi que plusieurs sites changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.
logistiques et une usine de fabrication de lubrifiants.
䊳 Répartition du réseau de stations-service
䊳 Asie-Pacifique
Le tableau suivant présente le nombre de stations du réseau TOTAL
À fin 2009, TOTAL est présent dans une vingtaine de pays de la par zone géographique (a) :
zone Asie-Pacifique, principalement sur les marchés de produits de
Au 31 décembre 2009 2008 2007
spécialité. Dans la région, le Groupe développe ses positions dans
la distribution de carburants, notamment en Chine. TOTAL opère France 4 606 (b) 4 782 4 992
également des réseaux de stations-service au Pakistan, aux Europe hors France et hors CEPSA 4 485 4 541 4 762
Philippines, au Cambodge et est un acteur significatif dans les îles CEPSA (c) 1 734 1 811 1 680
du Pacifique. En outre, cinq stations-service ont été ouvertes en Afrique 3 647 3 500 3 549
2009 en Indonésie. Reste du monde 1 827 1 791 1 514
Total 16 299 16 425 16 497
En Chine, à la suite de deux accords de joint-venture conclus en
(a) Hors stations sous la marque AS24.
2005 entre TOTAL et Sinochem pour le développement d’un réseau (b) Dont près de 2 300 stations sous la marque TOTAL, 281 stations sous la marque
de 500 stations-service dans les régions de Pékin et de Shanghai, Elf et près de 1 800 stations sous la marque Elan.
le Groupe opère près de 110 stations à fin décembre 2009. (c) Nombre total des stations appartenant au réseau CEPSA.

1. Données PFC Energy de décembre 2009 sur la base des quantités vendues.
2. Données Sociétés sur la base des quantités vendues.

42 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Aval PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䊳 Biocarburants TOTAL participe également à Futurol, un projet de recherche et


développement de bioéthanol cellulosique visant à mettre au point
TOTAL est présent dans les deux filières biocarburants : les biodiesels et valider industriellement un procédé de production de bioéthanol
et les bioessences. En 2009, le Groupe a incorporé dans les essences par fermentation de biomasse lignocellulosique non alimentaire.
560 kt d’éthanol 1 dans douze raffineries européennes 2, contre 425 kt
en 2008 et 350 kt en 2007. TOTAL a également incorporé dans les 䊳 Hydrogène et mobilité électrique
gazoles 1 870 kt d’EMHV 3 dans quinze raffineries européennes 4 et
plusieurs dépôts, contre 1 470 kt en 2008 et 880 kt en 2007. Depuis plusieurs années, TOTAL est engagé dans des actions de
recherche et d’essais menés sur les technologies de la pile à
Parallèlement, TOTAL est partie prenante dans le développement combustible et de l’hydrogène. Le Groupe est membre fondateur
des biocarburants de deuxième génération issus de la biomasse, du groupement industriel européen de la Joint Technology Initiative
en partenariat avec les principaux acteurs des différentes filières. Le créé en 2007 dans le but de promouvoir le développement de la
Groupe participe aux programmes français, européen et recherche sur la technologie hydrogène en Europe.
internationaux de développement des bioénergies.
En 2009, dans le cadre du projet Clean Energy Partnership, Total a
Dans ce cadre, le Groupe a annoncé en octobre 2009 sa construit une nouvelle station expérimentale distribuant de
participation au projet de recherche BioTfueL qui vise à mettre au l’hydrogène en Allemagne. Trois autres stations du Groupe
point une technologie de transformation de biomasse en biodiesel. distribuent également de l’hydrogène en Allemagne et en Belgique.

En avril 2009, le Groupe a annoncé son entrée au capital de Gevo. En Allemagne, le Groupe participe par ailleurs à un projet de
Cette société, établie aux États-Unis, développe un portefeuille de démonstration de distribution d’électricité dans quatre stations-
bio-produits pour les marchés des carburants et de la chimie, et a service TOTAL de Berlin, en partenariat avec l’électricien Vattenfall.
mis au point une technologie innovante pour convertir en alcools
lourds et en hydrocarbures des sucres issus de la biomasse.

1. Y compris éthanol contenu dans l’ETBE (Ethyl-tertio-butyl-éther)


2. Y compris les raffineries Algeciras et Huelva de CEPSA.
3. EMHV : Ester méthylique d’huile végétale.
4. Y compris les raffineries Algeciras, Huelva et Tarragone de CEPSA.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval

䡲 Trading & Shipping

Les activités Trading & Shipping comprennent essentiellement : Ces activités Trading & Shipping sont exercées mondialement à
travers plusieurs filiales détenues à 100% par le Groupe, dont
o la vente de la production de pétrole brut ; TOTSA Total Oil Trading S.A., Total International Ltd, Socap
International Ltd, Atlantic Trading & Marketing Inc., Total Trading
o l’approvisionnement des raffineries du Groupe en pétrole brut ;
Asia Pte, Total Trading and Marketing Canada L.P., Chartering &
o les importations et exportations de produits pétroliers Shipping Services S.A.
nécessaires à l’ajustement des productions des raffineries du
Groupe à leurs demandes locales ;
‹ Trading
o l’affrètement des navires requis pour ces activités ;
o les interventions sur les différents marchés dérivés. En termes de volumes commercialisés, TOTAL se situe parmi les
principaux opérateurs mondiaux, notamment dans le trading de
Ces activités ont pour mission première de répondre aux besoins pétrole brut et de produits raffinés. Le tableau ci-dessous présente
du Groupe. En outre, le savoir-faire et l’expertise acquis dans la les ressources et les débouchés mondiaux de pétrole brut pour le
conduite de ces activités permettent d’étendre leurs domaines Groupe au titre des trois derniers exercices.
d’intervention au-delà des stricts besoins du Groupe.

Ressources et débouchés de pétrole brut


Exercice
(en kb/j, sauf %) 2009 2008 2007
Débouchés de pétrole brut 3 679 3 839 4 194
Ventes au Raffinage & Marketing du Groupe (a) 1 771 1 995 2 042
Part des ventes à des tiers 1 908 1 844 2 152
Ventes à des tiers/total des débouchés 52% 48% 51%
Ressources de pétrole brut 3 679 3 839 4 194
Part de la production vendue (b) (c) 1 310 1 365 1 502
Achats à des tiers 2 370 2 474 2 692
Production vendue/total des ressources 36% 36% 36%

(a) Hors quote-part de CEPSA.


(b) Y compris condensats et liquides de gaz naturel.
(c) Y compris la part proportionnelle de production des sociétés communes.

La division Trading intervient largement sur les marchés physiques de marché) de l’annexe aux comptes consolidés du présent
et les marchés des dérivés, tant organisés que de gré à gré. Dans le Document de référence.
cadre de son activité de trading, TOTAL utilise, comme la plupart
des autres compagnies pétrolières, des produits dérivés d’énergie Toutes les activités de trading du Groupe s’inscrivent dans le cadre
(futures, forwards, swaps, options) afin d’adapter son exposition d’une politique rigoureuse de respect des procédures de contrôle
aux fluctuations de prix du pétrole brut et des produits raffinés. Ces interne et de fixation de limites d’intervention.
opérations sont conduites avec des contreparties variées.
Au cours de l’année 2009, avec, en moyenne, des volumes
Les informations relatives aux positions des instruments dérivés de physiques négociés de pétrole brut et de produits raffinés d’environ
Trading & Shipping sont présentées dans les notes 30 (Instruments 5 Mb/j, la division Trading a maintenu un niveau d’activité
dérivés d’énergie et assimilés, swaps de taux de fret) et 31 (Risques comparable à ceux de 2008 et de 2007.

44 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Aval PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

En 2009, les principaux indicateurs du marché se sont caractérisés par un fort contango 1 :

2009 2008 2007 min 2009 max 2009


Brent ICE – 1st Line (a) ($/b) 62,73 98,52 72,67 39,6 (11 fév.) 79,7 (14 oct.)
Brent ICE – 12th Line (b) ($/b) 70,43 102,19 73,24 48,3 (11 fév.) 86,4 (24 nov.)
Contango time structure (12th-1st) ($/b) 7,70 3,59 0,57 3,8 (07 août) 15,2 (02 jan.)
Gasoil ICE – 1st Line (c) ($ /t) 522,20 920,65 637,84 361,3 (24 fév.) 653,8 (15 oct.)
VLCC Ras Tanura Chiba – BITR (c) ($ /t) 10,43 24,09 13,93 6,3 (05 mai) 17,9 (08 jan.)

(a) 1st Line : cotation sur ICE Futures pour livraison sur le mois M+1.
(b) 12th Line : cotation sur ICE Futures pour livraison sur le mois M+12.
(c) VLCC : Very Large Crude Carrier. BITR: Baltic International Tanker Routes.

L’année 2009 a été marquée par une offre de bruts et de produits quatre navires GPL), dont aucun n’est à simple coque. La moyenne
largement excédentaire par rapport à la demande. La demande a d’âge de cette flotte est d’environ quatre ans.
légèrement repris au second semestre.
Au cours de l’année 2009, le marché du fret pétrolier a durement
L’offre excédentaire a entraîné la constitution de stocks, une souffert de la combinaison de deux facteurs :
démarche qui a été confortée par le creusement de la structure de
prix en contango. Le contango a commencé l’année à son o Une forte augmentation de 10% en tonnage de l’offre mondiale
maximum (15,2 $/b) puis s’est réduit tout en restant à un niveau de tankers de taille supérieure à 10 000 tonnes de port en lourd,
suffisant pour financer le stockage pétrolier dans les bacs à terre principalement en raison des nombreuses livraisons de bateaux
puis, une fois saturés, dans les navires (stockage flottant). neufs dans tous les segments de taille et du faible nombre de
sorties de flotte.
‹ Shipping o Une réduction de la demande de transport liée à la baisse de
1,6% de la demande pétrolière moyenne en 2009. En effet, cette
La division Shipping de TOTAL assure le transport des pétroles décroissance globale, principalement liée à la crise économique
bruts et des produits raffinés nécessaires aux activités du Groupe. mondiale, a conduit l’OPEP à diminuer fortement sa production
Elle fournit en permanence toute la variété des services de shipping en fin d’année 2008. Il en a résulté une chute du transport de
nécessaires au développement de l’activité du Groupe. Elle brut, en particulier sur les flux long-courrier de VLCC en
maintient une politique rigoureuse de sécurité. Dans le cadre de provenance du golfe Persique.
son activité de shipping, le Groupe utilise, comme un certain
nombre de compagnies pétrolières et d’armateurs, des produits Les taux de fret ont ainsi baissé tout au long de l’année 2009 pour
dérivés de taux de fret afin d’adapter son exposition aux atteindre dès le deuxième trimestre des niveaux couvrant à peine
fluctuations de ceux-ci. les coûts opératoires des navires. Le marché est ainsi passé en
quelques mois d’une année 2008 record à une situation
Le Groupe a réalisé environ 3 000 affrètements au cours de historiquement basse. La faiblesse des taux de fret ainsi que la
l’exercice 2009, pour un volume transporté de 123 millions de structure de prix des marchés du pétrole brut, puis celle des
tonnes. Au 31 décembre 2009, la flotte affrétée à temps, en moyen produits pétroliers, ont favorisé l’utilisation de nombreux navires
ou long terme, est composée de cinquante-cinq navires (en incluant comme stockages flottants.

1. Le contango se définit comme la situation de marché où le prix futur pour la livraison d’une denrée est supérieur au prix au comptant (spot).

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie

䊳 Secteur Chimie

Le secteur Chimie regroupe la Chimie de Base, qui inclut la Le ROACE 2 de la Chimie calculé sur l’année 2009 est de 4% contre
pétrochimie et les fertilisants, ainsi que la Chimie de Spécialités 9% pour l’année 2008.
qui comprend les applications du caoutchouc, les résines, les
adhésifs et la métallisation. La dimension de ses activités fait
Ventes 2009 par zone géographique
du secteur Chimie de TOTAL l’un des plus grands producteurs
intégrés au monde 1.

Principales données financières du secteur


Amérique
Chimie du Nord
22%
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Chiffre d’affaires hors Groupe 14 726 20 150 19 805 Reste du
Chimie de base 8 655 13 176 12 558 monde
Spécialités 6 071 6 974 7 247 4% Europe
Résultat opérationnel ajusté 249 873 1 155 57%
dont Chimie de base (160) 341 526 Asie
dont Spécialités 445 524 642 17%
Résultat opérationnel net ajusté 272 668 847
dont Chimie de base 16 323 431
dont Spécialités 279 339 413
Les ventes du secteur Chimie se sont établies à 14,73 milliards
d’euros en 2009, contre 20,15 milliards d’euros en 2008 et
Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté 19,81 milliards d’euros en 2007. L’Europe a représenté 57% des
de la Chimie est de 272 millions d’euros contre 668 millions d’euros ventes totales du secteur et l’Amérique du Nord, 22%. Le solde a
en 2008, en diminution de 59%, reflétant la forte dégradation de principalement été réalisé en Asie (17%) et en Amérique latine (2%).
l’environnement de la Chimie de base et, dans une moindre
mesure, une baisse des ventes et des résultats de la Chimie de
Spécialités.

1. Données société, sur la base du chiffre d’affaires consolidé.


2. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

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Secteur Chimie PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䡲 Chimie de Base

Les activités de la Chimie de Base regroupent la pétrochimie et les une baisse de la demande en produits pétrochimiques en Europe et
fertilisants. aux États-Unis et un recul des marges des produits des
vapocraqueurs. L’implantation du Groupe au Qatar et en Corée a
En 2009, les ventes se sont élevées à 8,66 milliards d’euros, contre permis d’atténuer les difficultés rencontrées sur les zones matures.
13,18 milliards d’euros en 2008 et 12,56 milliards d’euros en 2007. L’activité Fertilisants a été pénalisée par des volumes en baisse et
En 2009, l’environnement de la Chimie de Base a été marqué par de très faibles marges tout au long de l’année.

‹ Pétrochimie
2009 2008 2007
Répartition des capacités de production de TOTAL Amérique Asie et Total Total Total
(en milliers de tonnes) Europe du Nord Moyen-Orient (c) monde monde monde
Oléfines (a) 4 695 1 195 1 005 6 895 7 285 7 175
Aromatiques 2 500 940 755 4 195 4 360 4 335
Polyéthylène 1 320 440 280 2 040 2 035 2 035
Polypropylène 1 335 1 150 295 2 780 2 750 2 575
Styréniques (b) 1 110 1 350 630 3 090 3 220 3 160

(a) Éthylène + Propylène + Butadiène.


(b) Styrène + Polystyrène.
(c) Dont participations minoritaires au Qatar et 50% des capacités de Samsung-Total Petrochemicals à Daesan (Corée du Sud).

La pétrochimie, rassemblée au sein de Total Petrochemicals, regroupe une plus grande efficacité énergétique de ses installations et
la pétrochimie de base (oléfines et aromatiques) et ses dérivés davantage de flexibilité dans le choix des matières premières.
polymères : le polyéthylène, le polypropylène et les styréniques. Dans un contexte de compétitivité accrue, le Groupe a engagé
deux plans de restructuration, l’un en 2006 et l’autre en 2009, sur
Les principaux sites pétrochimiques sont situés en Belgique les sites de Carling et de Gonfreville en France :
(Anvers, Feluy), en France (Carling, Feyzin, Gonfreville, Lavéra), aux
- Le premier plan s’est traduit par la fermeture de l’un des
États-Unis (Carville en Louisiane et Bayport, La Porte, Port Arthur
au Texas) ainsi qu’à Singapour et en Chine (Foshan). Reliées par vapocraqueurs et de l’unité styrène à Carling, ainsi que par la
construction d’une nouvelle unité de styrène de taille
des pipelines aux raffineries du Groupe ou situées sur des sites
voisins, les activités pétrochimiques bénéficient pour la plupart mondiale 1 à Gonfreville qui remplace l’unité fermée fin 2008.
Cette restructuration s’est achevée au premier trimestre 2009.
d’une forte intégration avec les activités Raffinage du Groupe.
- Le deuxième plan concerne un projet de consolidation de
TOTAL possède une participation de 50% dans le site l’entreprise afin de sauvegarder sa compétitivité. Le projet
pétrochimique de Daesan en Corée du Sud, en association avec comprend un volet de modernisation des meilleures unités
Samsung. Ce site intégré est situé à 400 km des côtes chinoises. avec des investissements de l’ordre de 230 millions d’euros
permettant de porter au meilleur niveau d’efficacité énergétique
et de compétitivité le vapocraqueur et l’unité de polyéthylène
Au Qatar, le Groupe détient des participations dans deux
haute densité à Gonfreville, ainsi que de conforter la production
vapocraqueurs et plusieurs lignes de polyéthylène.
de polystyrène à Carling. Il prévoit également d’arrêter des
unités structurellement déficitaires : deux lignes de
TOTAL continue de renforcer son positionnement au niveau des polyéthylène basse densité, l’une à Carling et l’autre à
leaders de l’industrie selon trois grands axes stratégiques : Gonfreville, et une ligne de polystyrène à Gonfreville. Cette
o Sur les marchés matures, le Groupe renforce la compétitivité de réorganisation concerne également les fonctions support des
ses sites traditionnels, notamment grâce à la maîtrise des coûts,

1. Installations classées parmi le premier quartile en termes de capacités de production sur la base des informations publiées.

TOTAL / 47
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie

deux sites et les services centraux de Total Petrochemicals projet, l’un des plus importants du Groupe en matière de
France en vue d’une efficacité améliorée. recherche, a pour objectif d’évaluer à une échelle semi-
Par ailleurs, à la suite de la dénonciation définitive, par le client industrielle la faisabilité technique et économique de production
unique, du contrat de fourniture de butanol secondaire produit d’oléfines à partir de méthanol provenant du gaz naturel, mais
à Notre-Dame-de-Gravenchon (Normandie), le Groupe se voit également de charbon et de la biomasse, et permettre
contraint de fermer ce site dévolu à cette seule fabrication. La d’envisager ainsi une nouvelle voie de production pour les
fermeture est prévue en 2010. polyoléfines.

o TOTAL poursuit ses développements dans les zones de Le Secteur Chimie a poursuivi en 2009 l’amélioration de ses
croissance. performances en matière de sécurité grâce aux plans d’action
En Asie, la joint-venture Samsung-Total Petrochemicals Co. Ltd a portant sur la sécurité au poste de travail, les systèmes de
inauguré en septembre 2009 une usine de compounds de management de la sécurité et la prévention des risques majeurs.
polypropylène située à Dongguang en Chine et poursuit Cependant, au deuxième semestre 2009, la Chimie a été confrontée
l’optimisation de ses opérations avec la construction d’une unité à quatre accidents graves. TOTAL a lancé une mission d’inspection
de production de carburant pour l’aviation en vue de valoriser les générale de sécurité sur treize principaux sites français à risques
co-produits et d’un bac de stockage de butane. Ce bac de technologiques, dont deux sites pétrochimiques (Gonfreville et
stockage permettra d’accroître la flexibilité des charges du Carling) et trois sites de l’activité Fertilisants (Mazingarbe,
vapocraqueur. En 2008, la joint-venture a achevé la première Grandpuits et Grand Quevilly). Ces évènements interpellent
phase de modernisation du site de Daesan en Corée du Sud. Ce d’autant plus le Groupe que les résultats Sécurité du secteur
développement majeur a permis d’augmenter d’un tiers la Chimie sont globalement en constante amélioration, avec une
capacité de production initiale grâce, d’une part, à l’expansion division par deux des indicateurs d’accidents de travail entre 2005
des unités de vapocraquage et de styrène et, d’autre part, à la et 2009.
construction d’une nouvelle ligne de polypropylène en 2007 et au
démarrage d’une nouvelle unité de métathèse 1 en 2008. 䊳 Pétrochimie de base
Au Moyen-Orient, le projet de construction d’une unité de
paraxylène d’une capacité de 700 kt/an dans la raffinerie de La pétrochimie de base regroupe les oléfines et les aromatiques
Jubail en Arabie saoudite a été confirmé en mai 2008 par les issus du vapocraquage de coupes pétrolières, essentiellement le
deux partenaires, TOTAL et Saudi Aramco. Cette unité de taille naphta, ainsi que les productions de propylène et d’aromatiques
mondiale 2 est destinée à approvisionner le marché asiatique. Son issues du raffinage. L’environnement économique de cette activité
démarrage est prévu en 2013. est fortement influencé par l’équilibre entre l’offre et la demande,
o TOTAL développe des positions bénéficiant d’un accès plus ainsi que par l’évolution du prix du naphta, principale matière
favorable aux matières premières. première utilisée.

Au Qatar, au travers de sa participation dans Qatofin et Qapco,


L’année 2009 a été marquée par une dégradation des marges en
TOTAL détient une participation de 49% dans une unité de
raison d’une hausse continue du prix des matières premières et
polyéthylène basse densité linéaire de taille mondiale 2 d’une
d’une baisse de la demande en oléfines et aromatiques en Europe
capacité de 450 kt/an à Mesaieed, opérée par Qatofin, qui a
et aux États-Unis. Au niveau mondial, le taux d’utilisation estimé
démarré en août 2009, ainsi qu’une participation de 22% dans le
des vapocraqueurs 3 est passé de 91% dans les années 2005/2007
vapocraqueur sur base éthane à Ras Laffan conçu pour traiter
à 86% en 2008 et 85% en 2009 sous l’effet combiné de l’arrivée de
1,3 Mt/an d’éthylène. Le vapocraqueur a démarré en mars 2010.
nouvelles capacités au Moyen-Orient et en Asie et de la baisse de
Par ailleurs, Qapco, dans laquelle TOTAL détient un intérêt de la demande mondiale.
20%, prévoit la construction d’une nouvelle ligne de polyéthylène
basse densité d’une capacité de 300 kt/an dont la mise en 䊳 Polyéthylène
service est prévue en 2012.
À la suite de l’accord signé en juillet 2007, TOTAL poursuit ses Le polyéthylène est un plastique issu de la polymérisation de
discussions avec Sonatrach (Société nationale algérienne des l’éthylène produit par les vapocraqueurs du Groupe. Il est
hydrocarbures) en vue de construire un complexe pétrochimique principalement destiné aux marchés de l’emballage, de
à Arzew (Algérie). Le projet envisagé comprend un vapocraqueur l’automobile, de l’alimentaire, des câbles et des canalisations. Les
d’éthane d’une capacité de production de 1,1 Mt/an, deux lignes marges sont fortement influencées par le niveau de la demande et
de polyéthylène ainsi qu’une unité de production de par la concurrence des productions en croissance du Moyen-Orient
monoéthylène glycol. Ce projet de taille mondiale2 bénéficierait qui bénéficie d’un accès privilégié à la matière première, l’éthane,
d’un accès à une matière première particulièrement compétitive pour la production d’éthylène.
et serait positionné pour approvisionner l’Europe, mais aussi les
Amériques et l’Asie.
L’année 2009 a été marquée par une faible croissance de la
Par ailleurs, TOTAL a inauguré en octobre 2008 une unité pilote demande mondiale, estimée à +0,8%, avec de fortes disparités
MTO (Methanol to Olefins) sur son site de Feluy (Belgique). Ce régionales : décroissance sur les zones matures (Europe et États-

1. Transformation d’éthylène et de butène en propylène.


2. Installations classées parmi le premier quartile en termes de capacités de production sur la base des informations publiées.
3. Données sociétés.

48 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Chimie PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Unis), forte croissance en Chine (supérieure à 25%), tirée par une 2009 a cependant été marquée par une reprise de la croissance en
demande intérieure satisfaite par l’augmentation significative des Chine, supérieure à 10%, grâce aux programmes de soutien de la
importations. demande intérieure.

Les volumes de ventes du Groupe se sont repliés de 4% en 2009 En 2009, les volumes de vente de polystyrène de TOTAL ont
par rapport à 2008. Les marges du polyéthylène sont restées faibles progressé de 1%, tirés par la hausse des ventes en Asie (+13%).
en Europe. Aux États-Unis, elles se sont maintenues à un niveau
plus élevé grâce en particulier à la compétitivité du prix de
‹ Fertilisants
l’éthylène sur base éthane. En Europe, la pression sur les marges
devrait perdurer avec le démarrage de nouvelles unités sur base
éthane au Moyen-Orient, initié à la fin de l’année 2009, et en Asie. Au travers de sa filiale GPN, TOTAL produit et commercialise
principalement des engrais azotés à partir de gaz naturel. Le
principal facteur influençant les marges est le prix du gaz naturel.
Dans ce contexte, la stratégie de TOTAL repose sur un
abaissement du point mort de ses unités en Europe et un effort
renforcé de différenciation de sa gamme de produits. Après une année record en 2008, le marché européen des
fertilisants a reculé de plus de 10% en 2009 et revient au niveau
des années 2005/2006. À la suite de l’effondrement des prix de
䊳 Polypropylène l’urée fin 2008, les prix des produits azotés ont fortement chuté
début 2009, entraînant une baisse des marges.
Le polypropylène est un plastique issu de la polymérisation du
propylène produit par les vapocraqueurs et les raffineries du La division Fertilisants a poursuivi sa profonde restructuration
Groupe. Il est essentiellement destiné aux marchés de l’automobile, industrielle engagée en 2006 :
de l’emballage, des équipements ménagers, des appareils
électriques, des fibres, et de l’hygiène. Les marges sont o L’activité d’engrais composés, obtenus par mélange de produits
principalement influencées par le niveau de la demande, ainsi que azotés, phosphorés et de potasse, dont le marché est en
par la disponibilité et le prix du propylène. décroissance, a été abandonnée en France, conduisant à la
fermeture de trois sites (Bordeaux, Basse Indre et Granville). En
outre, la filiale néerlandaise Zuid-Chemie a été cédée à la société
L’année 2009 a été marquée par une légère reprise du marché
Engrais Rosier, détenue à 57% par le Groupe, afin de créer un
mondial, estimée à +1,8% et tirée, comme pour le polyéthylène, par
ensemble compétitif au Benelux.
la hausse de la demande intérieure chinoise.
o Sur son cœur de métier, la chaîne azotée, l’outil industriel a été
Les volumes de ventes mondiales de TOTAL ont progressé de 6% renforcé au moyen d’un investissement majeur portant sur la
par rapport à 2008 grâce à une contribution positive de toutes les construction de deux unités compétitives, l’une d’acide nitrique à
régions. Face à la concurrence accrue des nouvelles unités au Rouen, démarrée au deuxième semestre 2009, et l’autre d’urée à
Moyen-Orient, TOTAL dispose d’unités dont les performances Grandpuits, dont le démarrage est prévu au deuxième trimestre
industrielles, tant en Europe qu’aux États-Unis, placent le Groupe 2010. La production d’urée supplémentaire permettra de
parmi les leaders de l’industrie. positionner GPN sur le marché prometteur des produits qui
contribuent à la réduction des émissions de NOX 1 : DENOX®
pour l’usage industriel et Adblue® en application transport.
䊳 Styréniques
o La fermeture en France du site de Oissel, ainsi que de trois unités
Cette activité regroupe le styrène et le polystyrène. L’essentiel des obsolètes de fabrication d’acide nitrique à Rouen et à
productions de styrène du Groupe est polymérisé en polystyrène, Mazingarbe, a été réalisée en 2009.
plastique dont les débouchés principaux sont les marchés de o Le Groupe envisage de céder son activité Mines et Carrières
l’emballage alimentaire, de l’isolation, de la réfrigération et des implantée sur le site de Mazingarbe. Ce projet a été soumis à la
appareils électriques et électroniques. Les marges sont fortement consultation des instances représentatives du personnel et à
influencées par le niveau de la demande en polystyrène ainsi que l’approbation des autorités compétentes.
par le prix du benzène, la principale matière première.
Ce plan devrait améliorer la compétitivité de GPN en concentrant
En 2009, le marché mondial du styrène a connu une baisse de 3%. son activité sur deux sites d’une capacité de production supérieure
Pour sa part, le marché mondial du polystyrène a baissé d’environ à la moyenne européenne.
4% en raison de la faiblesse des marchés de la construction, de la
réfrigération et de la télévision dans les zones matures. L’année

1. Oxyde d’hydrogène dont les émissions nocives pour l’environnement sont soumises à des réglementations.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie

䡲 Chimie de Spécialités

La Chimie de Spécialités comprend les activités de transformation Au cours de l’année 2009, Hutchinson a poursuivi sa croissance
du caoutchouc (Hutchinson), l’activité Grand public (Mapa® et dans les zones à potentiel de développement, principalement
Spontex®), les résines (Cray Valley, Sartomer et Cook l’Europe orientale, l’Amérique du Sud, et la Chine, en s’appuyant
Composites & Polymers), les adhésifs (Bostik) et la métallisation – notamment sur ses sites ouverts en 2006 à Brasov (Roumanie),
galvanoplastie (Atotech). Elle couvre les marchés grand public et Lodz (Pologne) et Suzhou (Chine) et en 2009 à Sousse (Tunisie).
industriels où la stratégie marketing, l’innovation et la qualité du
service à la clientèle sont des atouts majeurs. Le Groupe, qui
‹ Grand public
commercialise des produits de spécialité dans plus de cinquante-
cinq pays, poursuit pour ces activités un objectif de développement
à l’international, combinant croissance interne et acquisitions L’activité Grand public est organisée autour de deux marchés bien
ciblées, axé sur les marchés en expansion et sur la distincts : les produits de puériculture (marques Nuk® et Tigex®) et
commercialisation de nouveaux produits à forte valeur ajoutée. les produits ménagers (marques Mapa® et Spontex®). L’activité de
puériculture s’est renforcée en 2009 avec l’acquisition de Gerber fin
2008. Ainsi, le chiffre d’affaires de l’activité a augmenté de 11% en
En 2009, les Spécialités ont connu un environnement difficile dû au
2009 par rapport à 2008. Ces marchés sont très dépendants du
ralentissement économique mondial, en particulier au premier
niveau de consommation des ménages et les effets du
semestre. Dans ce contexte défavorable, le chiffre d’affaires a
ralentissement économique se sont traduits, à périmètre constant,
diminué de 13% par rapport à 2008. Les résultats ont sensiblement
par de moindres achats sur les deux marchés. Grâce à la
augmenté au deuxième semestre 2009 par rapport à la même
reconnaissance de ses marques, l’activité Grand public devrait
période en 2008, grâce à l’amélioration des marges et la réduction
poursuivre sa croissance en Europe, aux États-Unis et dans les
des coûts.
pays émergents.

‹ Transformation du caoutchouc Début 2010, TOTAL a engagé un processus de cession de


l’ensemble de cette activité Grand public. Cette cession reste
Hutchinson fabrique et commercialise des produits issus de la soumise à la consultation des instances représentatives du
transformation du caoutchouc principalement destinés aux personnel et à l’approbation des autorités compétentes.
marchés de l’automobile, de l’aéronautique et de la défense.
‹ Résines
Hutchinson, qui se positionne parmi les leaders mondiaux 1, a pour
objectif d’offrir à ses clients des solutions innovantes dans les
Par l’intermédiaire de ses trois filiales, Cray Valley, Sartomer et
domaines du transfert de fluides, de l’étanchéité, de l’isolation
Cook Composites & Polymers, TOTAL produit et commercialise des
vibratoire, acoustique et thermique, de la transmission et de la
résines pour adhésifs, encres, peintures, revêtements et matériaux
mobilité.
composites.

Le chiffre d’affaires d’Hutchinson a diminué de 11% en 2009 dans


En 2009, le chiffre d’affaires a diminué de 22% reflétant la poursuite
un environnement très contrasté selon les activités. Ainsi, le chiffre
du ralentissement de l’économie nord-américaine, où l’activité
d’affaires de l’activité automobile a enregistré un retrait important
réalise la majorité de ses ventes, et la contraction des volumes en
par rapport à 2008 dans un environnement de marché difficile, en
Europe.
particulier au premier semestre 2009 tant en Amérique du Nord
qu’en Europe. Sur les autres marchés industriels, le chiffre
d’affaires est en légère augmentation en 2009 par rapport à 2008 Dans ce contexte, toutes les filiales ont accéléré leurs programmes
grâce à la demande soutenue en provenance des marchés de réduction des frais fixes en Europe et aux États-Unis. Elles ont,
aéronautique, ferroviaire et de la défense. par ailleurs, continué leur recentrage sur les lignes d’activité les
plus performantes en conduisant une politique sélective
d’investissement, notamment à destination des zones
Pour renforcer sa position dans le secteur aéronautique,
géographiques les plus dynamiques. Ainsi, Sartomer a poursuivi
Hutchinson a acquis fin 2008 Strativer, une société spécialisée
son développement en Chine à partir de son usine de Nansha
dans le segment très porteur des matériaux composites.
démarrée en avril 2008.

1. Données sociétés sur la base du chiffre d’affaires consolidé.

50 / TOTAL - Document de référence 2009


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Secteur Chimie PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

‹ Adhésifs ‹ Métallisation – galvanoplastie

Bostik est l’un des principaux acteurs dans le secteur des adhésifs Atotech, qui regroupe les activités de chimie de métallisation —
en termes de chiffre d’affaires 1, avec des positions de premier plan galvanoplastie de TOTAL, est le deuxième acteur mondial de ce
sur les segments de l’industrie, de l’hygiène, du bâtiment et de la secteur 1. Son activité est répartie entre le marché de l’électronique
distribution grand public et professionnelle. (circuits imprimés, semi-conducteurs) et les applications générales
(automobile, sanitaire, ameublement).
En 2009, le chiffre d’affaires a reculé de 8% par rapport à 2008.
Cette bonne résistance relative dans un contexte économique L’activité de métallisation — galvanoplastie a été affectée par le
mondial défavorable confirme la stratégie de Bostik de renforcer ralentissement mondial qui a touché l’industrie automobile et
son positionnement dans le secteur industriel, moins affecté que la l’électronique. Le chiffre d’affaires a diminué de 20% en 2009 par
construction, et surtout de poursuivre son développement dans les rapport à 2008.
zones en croissance, notamment l’Asie-Pacifique.
Dans ce contexte de ralentissement économique, Atotech a
Ainsi, de nouvelles unités de production ont été mises en service à poursuivi avec succès sa stratégie de différenciation s’appuyant,
Zhuhai (Chine) et à Sydney (Australie). En septembre 2009, Bostik a d’une part, sur un service complet offert à ses clients en termes
démarré la construction de son usine à Changshu (Chine) qui sera, d’équipement, de procédés, de conception d’installations et de
à terme, la plus grande usine de la société. produits chimiques et, d’autre part, sur la mise au point de
technologies innovantes et « vertes » qui réduisent l’impact sur
Enfin, Bostik poursuit activement son programme d’innovation axé l’environnement. Cette stratégie s’appuie sur une couverture
notamment sur de nouveaux produits et applications qui géographique mondiale assurée par des centres techniques situés
contribuent au développement durable. à proximité des clients. Enfin, Atotech entend poursuivre son
développement en Asie où il réalise déjà plus de 50% de son chiffre
d’affaires mondial.

1. Données sociétés.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Investissements

䊳 Investissements

䡲 Principaux investissements réalisés 䡲 Principaux investissements prévus


au cours de la période 2007-2009

Pour l’année 2010, TOTAL a annoncé un budget d’investissement 1


(en millions d’euros) 2009 2008 2007 de 18 milliards de dollars (hors acquisitions), dont 80% dans
l’Amont.
Amont 9 855 10 017 8 882
Aval 2 771 2 418 1 875
Les investissements dans l’Amont devraient être essentiellement
Chimie 631 1 074 911
Holding 92 131 54 consacrés aux grands projets de développements parmi lesquels
Kashagan au Kazakhstan ; Pazflor et Angola LNG en Angola ; Usan,
Total 13 349 13 640 11 722 Ofon II et OML 58 au Nigeria ; les zones d’Ekofisk en Norvège et de
la Mahakam en Indonésie. Dans l’Aval, les investissements
L’essentiel des investissements réalisés par TOTAL est constitué de permettront, entre autres, de développer des projets destinés à
nouvelles immobilisations corporelles et incorporelles. augmenter les capacités de conversion et de désulfuration avec
notamment le programme de modernisation de la raffinerie de Port
Les investissements, y compris les investissements nets dans les Arthur aux États-Unis.
sociétés mises en équivalence et non consolidées et les
acquisitions, se sont établis en 2009 à 18,1 milliards de dollars, Au-delà de 2010, TOTAL envisage de poursuivre un effort
contre 18,3 milliards de dollars en 2008. d’investissement soutenu pour alimenter la croissance de ses
activités avec une priorité toujours marquée pour l’Amont.
Dans l’Amont, les investissements sont principalement consacrés
aux développements de nouvelles installations de production TOTAL autofinance la plupart de ses investissements à partir de ses
d’hydrocarbures, ainsi qu’aux activités d’exploration et à excédents de trésorerie d’exploitation (voir le tableau de flux de
l’acquisition de nouveaux permis. En 2009, les investissements de trésorerie consolidé de l’annexe aux comptes consolidés), qui sont
développements ont en particulier été consacrés aux projets essentiellement complétés par un recours régulier au marché
suivants : Kashagan au Kazakhstan ; Pazflor, Angola LNG et obligataire en fonction des conditions offertes par les marchés
Tombua Landana en Angola ; Akpo, Usan et Ofon II au Nigeria ; financiers (voir la note 20 de l’annexe aux comptes consolidés).
Ekofisk en Norvège ; la zone de la Mahakam en Indonésie ; la zone Toutefois, les investissements pour lesquels des entreprises
d’Alwyn au Royaume-Uni ; Moho Bilondo en République du Congo communes sont mises en place entre TOTAL et des partenaires
et Anguille au Gabon. extérieurs au Groupe font généralement l’objet de financements de
projet spécifiques.
Dans l’Aval, les investissements se répartissent entre le raffinage et
les activités de marketing (notamment le réseau). Dans le raffinage Dans le cadre de certains accords de financement de projet,
(environ 2,6 milliards de dollars en 2009), ils sont consacrés d’une TOTAL S.A. a octroyé des garanties. Ces garanties (« Garanties
part à la maintenance des installations (y compris les grands arrêts données sur emprunts ») et les autres informations sur les
à hauteur de 0,5 milliard de dollars en 2009, stables par rapport à engagements hors bilan et obligations contractuelles du Groupe
2008) et, d’autre part, à des projets visant à l’augmentation des figurent à la note 23 des comptes consolidés. Le Groupe considère
productions de produits légers, à l’addition de capacités de actuellement que ni ces garanties, ni les autres engagements hors
désulfuration, à l’adaptation de l’outil aux nouvelles spécifications bilan de TOTAL S.A. ou de toute autre société du Groupe, ont, ou
et à l’amélioration de l’efficacité énergétique des usines. L’année pourraient raisonnablement avoir dans le futur, un impact significatif
2009 a été en particulier marquée par la poursuite de la sur la situation financière du Groupe ou l’évolution de sa situation
construction d’une unité de conversion profonde à la raffinerie de financière, sur les produits et charges, la liquidité, les
Port Arthur aux États-Unis. investissements ou les ressources financières du Groupe.

Dans la Chimie, les investissements concernent pour environ 65%


la Chimie de Base et pour environ 35% les Spécialités.

1. Y compris les investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, hors acquisitions et cessions, avec l’hypothèse de 1€ = 1,40 $ pour 2010.

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Organigramme PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

䊳 Organigramme

䡲 Place de la Société au sein du Les activités du Groupe sont organisées selon le schéma
d’organisation figurant aux pages 56 et 57 du présent Document de
Groupe référence. Les secteurs d’activités du Groupe bénéficient de
l’assistance des directions fonctionnelles (Finance, Juridique,
Éthique, Assurances, Stratégie et évaluation des risques,
Ressources humaines et Communication), également présentées
dans ce schéma d’organisation et regroupées au sein de la société
mère TOTAL S.A.
TOTAL S.A. est la société mère du Groupe. Au 31 décembre 2009,
il existe 712 sociétés intégrées dans le périmètre de consolidation
comptable de TOTAL S.A., dont 617 sociétés par intégration
globale, 12 sociétés par intégration proportionnelle et 83 sociétés
par mise en équivalence.
䡲 Filiales de la Société
La décision de versement de dividendes par les principales filiales
de TOTAL S.A. relève de leurs assemblées générales d’actionnaires
respectives et est soumise aux dispositions légales ou
règlementaires qui leur sont localement applicables. Ces
dispositions n’entraînent pas, au 31 décembre 2009, de restriction La liste des principales filiales directes ou indirectes de la Société
limitant de manière significative le versement, à TOTAL S.A., des figure, sous forme de tableau récapitulatif, à la note 35 de l’annexe
dividendes mis en distribution par lesdites filiales. aux comptes consolidés.

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Propriétés immobilières, usines et équipements

䊳 Propriétés immobilières, usines et équipements

Les sociétés du Groupe exploitent de nombreux sites, en pleine Un récapitulatif des immobilisations corporelles du Groupe et des
propriété, concession, location ou autrement, dans plus de principales charges y afférant (amortissements et dépréciations)
130 pays à travers le monde. Les activités exploitées dans ces figure à la note 11 de l’annexe aux comptes consolidés.
propriétés immobilières, champs d’hydrocarbures et autres
installations ou implantations industrielles, commerciales ou Des indications sur les objectifs de politique environnementale de la
administratives sont décrites dans le présent chapitre pour chacun Société, ayant trait notamment aux installations ou implantations
des secteurs d’activité (Amont, Aval, Chimie). industrielles du Groupe, figurent aux pages 317 à 319 du présent
Document de référence.

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Propriétés immobilières, usines et équipements PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Schéma d’organisation au 1er janvier 2010

䊳 Schéma d’organisation au 1er janvier 2010

Comité
d’éthique
COMITÉ DIRECTEUR
COMITÉ EXÉCUTIF + B. CLAUDE
P. BARBÉ Y.-M. DALIBARD F. LEROY P. POUYANNÉ
M. BLAIZOT B. DEROUBAIX J. MARRAUD des GROTTES A. TRICOIRE
Ph. BOISSEAU P. HERBEL E. de MENTEN F. VIAUD
A. CHAMPEAUX J.-M. JAUBERT J.-F. MINSTER
R. CHAPPAZ M. LEPOUTRE J.-J. MOSCONI

Secrétariat général
J.-J. GUILBAUD

Achats J. BIÉ
Direction des Affaires publiques H. des LONGCHAMPS
Audit M. FORMERY
Ressources humaines F. VIAUD
Communication Y.-M. DALIBARD
Sécurité générale J. FERRIER
Développement durable & Environnement M. LEPOUTRE
Sécurité industrielle J.-M. JAUBERT
Gestion des Dirigeants R. CHAPPAZ

Secteur Amont

Exploration Gaz & Énergies


& Production Nouvelles
Y.-L. DARRICARRÈRE Ph. BOISSEAU

Europe du Nord Géosciences Infrastructures Gaz, Finances, Ressources


Technique, R&D humaines, Juridique
P. de VIVIES M. BLAIZOT
B. CLÉMENT B. BAUDIER

Afrique Techniques Électricité,


Développement Gaz naturel liquéfié
J. MARRAUD nouvelles énergies
Opérations et Pau L. MAUREL
des GROTTES M. HOURCARD A. CHAPERON

Stratégie Croissance Trading Stratégie, Marchés,


Moyen-Orient
Recherche Marketing Informatique
L. PASZKIEWICZ
P. POUYANNÉ Ph. SAUQUET D. LAURÉ

Amériques Finances Économie


Informatique
M. SEGUIN
O. de LANGAVANT

Ressources humaines
Asie-Pacifique et Communication
J.-M. GUILLERMOU interne
I. GAILDRAUD

Europe continentale
Asie centrale
A. BREUILLAC

56 / TOTAL - Document de référence 2009


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Schéma d’organisation au 1er janvier 2010 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

Conseil d’administration
Président du Conseil d’Administration
Th. DESMAREST

Directeur Général
Président du Comité Exécutif
Ch. de MARGERIE

Comité exécutif Direction Stratégie


Vice-Président Direction Conseiller auprès
Direction et intelligence
F. CORNÉLIS Scientifique Juridique du Directeur Général
économique
M. BÉNÉZIT, Y.-L. DARRICARRÈRE, J.-F. MINSTER P. HERBEL J. du RUSQUEC
J.-J. MOSCONI
J.-J. GUILBAUD, P. de LA CHEVARDIÈRE

Direction Financière
P. de LA CHEVARDIÈRE

Systèmes
Finances Assurances d’information &
P. de LA CHEVARDIÈRE G. NAISSE Télécommunications
P. HERENG

Secteur Aval Secteur Chimie

Raffinage Trading Chimie


& Marketing & Shipping
M. BÉNÉZIT P. BARBÉ F. CORNÉLIS

Afrique Pétrochimie
Raffinage Trading Brut Shipping Secrétariat
Moyen-Orient (Total
A. TRICOIRE R. STEED L. GILLET Petrochemicals) général
A. CHAMPEAUX
F. CORNÉLIS F. LEROY
Marketing Trading Transformation des Ressources humaines
Asie-Pacifique et Communication
Europe Produits élastomères
T. PFLIMLIN (Hutchinson) interne
E. de MENTEN T. PESCHARD
G. ROPARS
J. MAIGNÉ
Secrétariat Trading produits
Spécialités Adhésifs Résines (Cray Valley,
général et dérivés
F. JAN (Bostik) Sartomer, CCP)
B. DEROUBAIX J. d'ALMEIDA B. PINATEL D. GRASSET

Ressources humaines Stratégie, Chimie de


Fertilisants
et Communication Développement, métallisation
(GPN)
interne Recherche (Atotech)
L. STORELLI F. RAATZ
B. LUC R. SCHNEIDER

TOTAL / 57
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS

58 / TOTAL - Document de référence 2009


RAPPORT DE GESTION
3

Le chapitre 3 (Rapport de gestion) a été arrêté par le Conseil d’administration le 10 février 2010 et n’est pas mis à jour des
éléments postérieurs à cette date.

EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DES RÉSULTATS p. 60


Panorama de l’exercice 2009 pour TOTAL S.A. p. 60
Résultats du Groupe pour l’année 2009 p. 61
Résultats du secteur Amont p. 63
Résultats du secteur Aval p. 64
Résultats du secteur Chimie p. 64
Résultats de TOTAL S.A. en 2009 et proposition de dividende p. 65

TRÉSORERIE ET CAPITAUX p. 66
Capitaux à long terme et à court terme p. 66
Source et montant des flux de trésorerie p. 66
Conditions d’emprunt et structure de financement p. 67
Condition d’utilisation des financements externes p. 67
Sources de financement attendues p. 67

RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT p. 68
Exploration & Production p. 68
Gaz & Énergies Nouvelles p. 68
Raffinage & Marketing p. 69
Pétrochimie p. 69
Chimie de Spécialités p. 69
Environnement p. 69
Dispositif de Recherche et Développement p. 69

TENDANCES ET PERSPECTIVES p. 71
Perspectives p. 71
Risques et incertitudes p. 71
Sensibilités des résultats 2010 aux paramètres d’environnement p. 71

TOTAL / 59
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats

䊳 Examen de la situation financière et des résultats

䡲 Panorama de l’exercice 2009 pour Dans l’Amont, l’année 2009 a été marquée par la mise en
production de cinq projets majeurs, au Nigeria, dans le golfe du
TOTAL S.A. Mexique, en Angola, au Qatar et au Yémen. Le Groupe a aussi
décidé le lancement de la phase II du projet Surmont au Canada et
a renforcé son portefeuille en signant de nombreux partenariats,
notamment avec Chesapeake et Cobalt aux États-Unis, Novatek en
Russie et Sonatrach en Algérie. Ces succès ont été obtenus dans le
respect des stricts critères de rentabilité du Groupe. Par ailleurs, les
L’environnement de l’industrie pétrolière en 2009 a été marqué par plans de réduction des coûts lancés fin 2008 ont permis d’abaisser
une baisse importante de la demande de pétrole, de gaz et de les coûts opératoires de 8% et de maintenir les coûts techniques à
produits pétroliers. Les prix du brut ont malgré tout progressé de 15,4 $/bep, au niveau de ceux de 2008.
façon continue tout au long de l’année pour s’établir en moyenne à
61,7 $/b, soutenus notamment par les réductions OPEP et
L’Aval et la Chimie, confrontés à des environnements
l’anticipation par les marchés de la reprise économique. En
particulièrement difficiles en 2009, ont poursuivi la mise en œuvre
revanche, les prix spot du gaz sont restés déprimés et les marges
de plans d’adaptation conduisant à des réductions de capacités et
de raffinage ont atteint des niveaux historiquement bas, reflétant
visant à restaurer la rentabilité de ces activités dans un
d’importants excédents de capacité. Dans la Chimie, en dépit de la
environnement en profonde mutation. Les mesures prises pour
forte croissance de la demande de polymères en Chine,
accompagner la modernisation du raffinage et de la pétrochimie sur
l’environnement a été pénalisé par une baisse des marges et une
le site de Normandie démontrent la volonté du Groupe d’adapter
importante réduction de la demande sur les marchés OCDE.
son outil industriel aux tendances structurelles du marché tout en
agissant en acteur socialement responsable.
Dans ce contexte, le résultat net ajusté de TOTAL s’établit à
10,9 milliards de dollars, en baisse de 47% par rapport à l’année
Par ailleurs, les dépenses de Recherche et Développement se sont
2008. Le Groupe a cependant affiché sur l’année une des
élevées à 650 millions d’euros en 2009, en hausse de 6% par
meilleures résistances parmi ses pairs. Au quatrième trimestre,
rapport à 2008. Elles ont notamment permis d’aboutir cette année
grâce à la croissance des productions de 6%, la hausse du prix du
au démarrage du pilote de captage et stockage de CO2 à Lacq,
brut et un résultat Aval qui est resté légèrement positif malgré des
illustrant l’engagement du Groupe dans la lutte contre le
marges de raffinage très faibles, le résultat net ajusté a atteint
réchauffement climatique.
3,1 milliards de dollars, en hausse de 15% par rapport au troisième
trimestre.
Réaffirmant sa priorité à la sécurité et à l’environnement et
s’appuyant sur sa discipline d’investissement, son portefeuille de
Fort d’un bilan solide et d’une importante flexibilité financière,
qualité et son expertise reconnue, TOTAL a confiance dans sa
TOTAL a poursuivi en 2009 son programme d’investissements et sa
capacité à poursuivre sa stratégie de croissance rentable et
politique de dividende, tout en gardant un taux d’endettement en
responsable, afin de continuer à créer de la valeur pour toutes ses
ligne avec les objectifs, à 27% à fin décembre 2009.
parties prenantes.

60 / TOTAL - Document de référence 2009


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Examen de la situation financière et des résultats RAPPORT DE GESTION

䡲 Résultats du Groupe pour l’année 2009


(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Chiffre d’affaires 131 327 179 976 158 752
Résultat opérationnel ajusté des secteurs d’activité (a) 14 154 28 114 23 956
Résultat opérationnel net ajusté des secteurs d’activité (a) 7 607 13 961 12 231
Résultat net (part du Groupe) 8 447 10 590 13 181
Résultat net ajusté (part du Groupe) (a) 7 784 13 920 12 203
Nombre moyen pondéré dilué d’actions (en millions) 2 237,3 2 246,7 2 274,4
Résultat net ajusté dilué par action (en euro) (a) (b) 3,48 6,20 5,37
Dividende par action (en euro) (c) 2,28 2,28 2,07
Dette nette/fonds propres (au 31 décembre) 27% 23% 27%
Rentabilité des capitaux moyens employés (ROACE) (d) 13% 26% 24%
Rentabilité des fonds propres 16% 32% 31%
Flux de trésorerie d’exploitation 12 360 18 669 17 686
Investissements bruts 13 349 13 640 11 722
Désinvestissements (au prix de cession) 3 081 2 585 1 556

(a) Les résultats ajustés se définissent comme les résultats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors quote-part, pour TOTAL, des éléments d’ajustement
et, à partir de 2009, des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
(b) Calculé sur le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice.
(c) Dividende 2009 : sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
(d) Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

Paramètres d’environnement 2009 2008 2007


Parité €-$ 1,39 1,47 1,37
Brent ($/b) 61,7 97,3 72,4
Marges de raffinage européennes ERMI (a) ($/t) 17,8 51,1 49,6

(a) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.

Éléments d’ajustement du résultat opérationnel des secteurs


(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Éléments non récurrents du résultat opérationnel des secteurs (711) (375) (35)
Charges de restructuration – – –
Amortissements exceptionnels (391) (177) (47)
Autres éléments (320) (198) 12
Effet de stock (écart FIFO/coût de remplacement (a)) 2 205 (3 503) 1 830
Total des éléments d’ajustement du résultat opérationnel des secteurs 1 494 (3 878) 1 795

(a) Voir note 1N de l’annexe aux comptes consolidés.

Éléments d’ajustement du résultat net part du Groupe


(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Éléments non récurrents du résultat net (part du Groupe) (570) (485) (64)
Plus-values de cession 179 214 306
Charges de restructuration (129) (69) (35)
Amortissements exceptionnels (333) (205) (162)
Autres éléments (287) (425) (173)
Quote-part des éléments d’ajustement et des éléments particuliers de Sanofi-
Aventis (a) (300) (393) (243)
Effet de stock (écart FIFO/coût de remplacement (b)) 1 533 (2 452) 1 285
Total des éléments d’ajustement du résultat net (part du Groupe) 663 (3 330) 978

(a) Sur la base d’une participation de TOTAL dans Sanofi-Aventis de 7,4% au 31 décembre 2009, de 11,4% au 31 décembre 2008, et de 13,1% au 31 décembre 2007 –
éléments particuliers à partir de 2009.
(b) Voir note 1N de l’annexe aux comptes consolidés.

TOTAL / 61
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats

‹ Chiffre d’affaires -300 millions d’euros en 2009. Ces éléments d’ajustement


s’élevaient à -393 millions d’euros en 2008.
Le chiffre d’affaires consolidé de l’année 2009 s’établit à
131 327 millions d’euros, contre 179 976 millions d’euros en 2008, Les autres éléments non récurrents du résultat net ont eu un impact
soit une baisse de 27%. de -570 millions d’euros contre -485 millions d’euros en 2008.

Le résultat net part du Groupe ressort à 8 447 millions d’euros


‹ Résultats opérationnels contre 10 590 millions d’euros en 2008.

Comparé à l’année 2008, l’environnement pétrolier de 2009 a été


Le taux moyen d’imposition du Groupe s’établit à 55% en 2009
marqué par une baisse de 36% du prix moyen des liquides et de
contre 56% en 2008.
30% du prix moyen du gaz. L’indicateur ERMI des marges de
raffinage en Europe est en baisse de 65% à 17,8 $/t.
L’environnement de la Chimie a quant à lui été marqué par la baisse Le Groupe n’a pas effectué de rachat d’actions en 2009. Au
de la demande de polymères et de produits de spécialité. 31 décembre 2009, le nombre dilué d’actions est de
2 243,7 millions contre 2 235,3 millions au 31 décembre 2008.
La parité euro-dollar s’est établie à 1,39 $/€ contre 1,47 $/€ en
moyenne sur 2008. Le résultat net ajusté dilué par action, calculé sur la base d’un
nombre moyen pondéré dilué d’actions de 2 237,3 millions, est de
3,48 euros contre 6,20 euros en 2008, soit une diminution de 44%.
Dans ce contexte, le résultat opérationnel ajusté des secteurs
d’activité ressort à 14 154 millions d’euros, soit une baisse de 50%
par rapport à 2008 1. Exprimé en dollar, le résultat opérationnel Exprimé en dollars, le résultat net ajusté dilué par action est de 4,85
ajusté des secteurs est de 19,7 milliards de dollars, en baisse de contre 9,11 en 2008, soit une baisse de 47%.
52% par rapport à 2008.
‹ Investissements – désinvestissements
Le taux moyen d’imposition 2 des secteurs est de 55% contre 56%
en 2008. Les investissements hors acquisitions, y compris investissements
nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, se
Le résultat opérationnel net ajusté des secteurs d’activité s’établit à sont établis à 12,3 milliards d’euros (17,1 milliards de dollars) en
7 607 millions d’euros contre 13 961 millions d’euros en 2008, en 2009 contre 11,4 milliards d’euros (16,8 milliards de dollars) en
baisse de 46%. Le fait que cette baisse soit moins importante que 2008.
celle du résultat opérationnel ajusté des secteurs s’explique
essentiellement par la baisse comparativement plus limitée du Les acquisitions ont représenté 743 millions d’euros en 2009.
résultat des sociétés mises en équivalence.
Les cessions en 2009 se sont élevées à 2 663 millions d’euros,
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté des secteurs essentiellement constituées de ventes d’actions Sanofi-Aventis.
est en baisse de 48%.
Les investissements nets 3 ressortent à 10,3 milliards d’euros,
‹ Résultats nets part du Groupe contre 11,1 milliards d’euros en 2008. Exprimés en dollars, les
investissements nets en 2009 sont en baisse de 12% à
Le résultat net ajusté est en baisse de 44% et s’établit à 14,3 milliards de dollars contre 16,3 milliards de dollars en 2008.
7 784 millions d’euros contre 13 920 millions d’euros en 2008.
‹ Rentabilités
Il exclut l’effet de stock après impôt, les éléments non récurrents et
la quote-part pour le Groupe des éléments d’ajustement et des Le ROACE en 2009 est de 13% pour le Groupe et de 13% aux
éléments particuliers de Sanofi-Aventis. bornes des secteurs d’activité. Il était respectivement de 26% et
28% en 2008.
L’effet de stock après impôt ressort à +1 533 millions d’euros
contre -2 452 millions d’euros en 2008. La rentabilité des fonds propres s’établit à 16% en 2009 contre
32% en 2008.
La quote-part des éléments d’ajustement et des éléments
particuliers de Sanofi-Aventis a eu un impact sur le résultat net de

1. Les éléments non récurrents du résultat opérationnel des secteurs d’activités ont eu un impact de -711 millions d’euros en 2009. Ils avaient eu un impact de
-375 millions d’euros en 2008.
2. Il se définit de la manière suivante : (impôt sur le résultat opérationnel net ajusté) / (résultat opérationnel net ajusté – quote-part du résultat des sociétés mises en
équivalence, dividendes reçus des participations et amortissement exceptionnel des écarts d’acquisitions + impôt sur le résultat opérationnel net ajusté).
3. Investissements nets = investissements y compris acquisitions et investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées – cessions + flux net des
prêts aux salariés.

62 / TOTAL - Document de référence 2009


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Examen de la situation financière et des résultats RAPPORT DE GESTION

䡲 Résultats du secteur Amont Les réserves prouvées d’hydrocarbures établies selon les règles de
la SEC (Brent à 59,91 $/b) s’élèvent à 10 483 Mbep au 31
décembre 2009. Au niveau de production moyen de 2009, la durée
de vie des réserves ressort ainsi à plus de douze années.

Le taux de renouvellement des réserves prouvées 2, établies selon


Environnement – Prix de vente
les règles de la SEC, ressort à 103%. Si l’on exclut les acquisitions
liquides et gaz (a) 2009 2008 2007
et les cessions, il est de 93%.
Brent ($/b) 61,7 97,3 72,4
Prix moyen de vente liquides ($/b) 58,1 91,1 68,9 Fin 2009, TOTAL possède un portefeuille solide et diversifié de
Prix moyen de vente gaz ($/Mbtu) 5,17 7,38 5,40 réserves prouvées et probables 3 représentant 20 Gbep, soit plus
Prix moyen des hydrocarbures ($/bep) 47,1 72,1 55,2 de vingt ans de durée de vie au niveau de production moyen de
2009 et des ressources 4 représentant plus de quarante ans de
(a) Filiales consolidées, hors marges fixes et contrats de buy-back. durée de vie.

Le prix moyen de vente des liquides de TOTAL a diminué de 36% Résultats


sur l’année 2009 par rapport à 2008. Les prix moyens de vente du (en millions d’euros) 2009 2008 2007
gaz ont diminué de 30%. Résultat opérationnel ajusté 12 879 23 639 19 514
Résultat opérationnel net ajusté 6 382 10 724 8 849
Productions d’hydrocarbures 2009 2008 2007
Flux de trésorerie d’exploitation 10 200 13 765 12 692
Liquides (kb/j) 1 381 1 456 1 509 Flux de trésorerie d’exploitation
Gaz (Mpc/j) 4 923 4 837 4 839 ajusté 11 336 14 313 12 562
Productions combinées (kbep/j) 2 281 2 341 2 391 Investissements 9 855 10 017 8 882
Désinvestissements au prix de
cession 398 1 130 751
Sur l’ensemble de l’année 2009, la production d’hydrocarbures a
été de 2 281 kbep/j, en baisse de 2,6% par rapport à 2008, Rentabilité des capitaux employés
essentiellement en raison des éléments suivants : moyens 18% 36% 34%

o +2% grâce à l’impact du démarrage et de la montée en Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté
puissance des nouveaux projets net du déclin naturel des de l’Amont s’établit à 6 382 millions d’euros contre 10 724 millions
productions ; d’euros en 2008, soit une diminution de 40%. Exprimé en dollars, le
o +1,5% lié à l’effet prix 1 ; résultat opérationnel net ajusté de l’Amont est de 8,9 milliards de
o -3% liés aux réductions OPEP et à la baisse de demande de dollars, soit une réduction de 44% par rapport à l’année 2008, qui
gaz ; s’explique essentiellement par l’impact de la baisse du prix de
vente des hydrocarbures.
o -1% lié aux arrêts de production au Nigeria en raison des
problèmes d’insécurité ;
Les coûts techniques des filiales consolidées, établis
o -2% liés aux variations de périmètre, essentiellement au conformément à l’ASC 932 5 (ex-FAS 69), s’établissent à 15,4 $/bep
Venezuela et en Libye. en 2009 stables par rapport à 2008, la baisse de 8% des coûts
opératoires par baril ayant compensé la hausse des
Hors réductions OPEP, la production d’hydrocarbures en 2009 est amortissements liée notamment au démarrage des nouveaux
stable par rapport à 2008. projets.

Réserves d’hydrocarbures La rentabilité des capitaux employés moyens (ROACE 6) de l’Amont


Au 31 décembre 2009 2008 2007 est de 18% en 2009 contre 36% en 2008.
Liquides (Mb) 5 689 5 695 5 778
Gaz (Gpc) 26 318 26 218 25 730
Hydrocarbures (Mbep) 10 483 10 458 10 449

1. Impact des prix des hydrocarbures sur les droits à production.


2. Variation des réserves hors productions : i.e. (révisions + découvertes, extensions + acquisitions – cessions) / productions de la période. Le taux de renouvellement ressort à
97% dans un environnement constant de prix du baril à 36,55 $/b si l’on exclut les acquisitions et les cessions.
3. En se limitant aux réserves prouvées et probables couvertes par des contrats d’exploration-production, sur des champs ayant déjà été forés et pour lesquels les études
techniques mettent en évidence un développement économique dans un environnement de Brent à 60 $/b, y compris les projets développés par des techniques minières.
4. Réserves prouvées et probables et ressources contingentes (quantités moyennes potentiellement récupérables des accumulations connues, Society of Petroleum Engineers
– 03/07).
5. FASB Accounting Standards Codification Topic 932, Extractive industries – Oil and Gas
6. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

TOTAL / 63
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats

䡲 Résultats du secteur Aval

Données opérationnelles 2009 2008 2007


Volumes raffinés (a) (kb/j) 2 151 2 362 2 413
Ventes de produits raffinés (b) (kb/j) 3 616 3 658 3 774 (c)

(a) Y compris quote-part de CEPSA.


(b) Y compris Trading et quote-part de CEPSA.
(c) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.

Sur l’année 2009, le taux d’utilisation sur bruts traités ressort à 78% (83% sur bruts et autres charges) contre 88% en 2008 (91% sur bruts et
autres charges) en raison des réductions volontaires de traitement dans les raffineries du Groupe. Cinq raffineries ont connu des arrêts pour
maintenance en 2009 contre six en 2008. L’année 2010 devrait connaître une activité de maintenance plus faible que 2009.

Résultats
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Résultat opérationnel ajusté 1 026 3 602 3 287
Résultat opérationnel net ajusté 953 2 569 2 535
Flux de trésorerie d’exploitation 1 164 3 111 4 148
Flux de trésorerie d’exploitation ajusté 1 601 4 018 3 276
Investissements 2 771 2 418 1 875
Désinvestissements au prix de cession 133 216 394
Rentabilité des capitaux employés moyens 7% 20% 21%

L’indicateur de marges de raffinage ERMI s’est établi à 17,8 $/t, en dollars en 2008, en baisse de 65%, reflétant un environnement du
baisse de 65% par rapport à 2008. raffinage très dégradé.

Sur l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté du secteur Aval La baisse du flux de trésorerie d’exploitation et du flux de trésorerie
est de 953 millions d’euros, en baisse de 63% par rapport à 2008. d’exploitation ajusté sur l’année 2009 provient de l’augmentation
importante du besoin en fonds de roulement et de la baisse du
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté du secteur résultat net ajusté.
Aval s’établit à 1 329 millions de dollars contre 3 778 millions de
Le ROACE 1 de l’Aval est de 7% en 2009. Il était de 20% pour
l’année 2008.

䡲 Résultats du secteur Chimie

(en millions d’euros) 2009 2008 2007


Chiffre d’affaires 14 726 20 150 19 805
Résultat opérationnel ajusté 249 873 1 155
Résultat opérationnel net ajusté 272 668 847
Flux de trésorerie d’exploitation (a) 1 082 920 1 096
Flux de trésorerie d’exploitation ajusté 442 1 093 1 093
Investissements 631 1 074 911
Désinvestissements au prix de cession 47 53 83
Rentabilité des capitaux employés moyens 4% 9% 12%

(a) Dont dépenses encourues au titre du sinistre AZF et couvertes par une reprise de provision pour 42 millions d’euros en 2007, 18 millions d’euros en 2008 et 216 millions
d’euros en 2009.

1. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.

64 / TOTAL - Document de référence 2009


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Examen de la situation financière et des résultats RAPPORT DE GESTION

Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté


de la Chimie est de 272 millions d’euros contre 668 millions d’euros
en 2008, en diminution de 59%, reflétant la forte dégradation de
l’environnement de la Chimie de base et, dans une moindre
mesure, une baisse des ventes et des résultats de la Chimie de
spécialités.

Le ROACE 1 de la Chimie calculé sur l’année 2009 est de 4% contre


9% pour l’année 2008.

䡲 Résultats de TOTAL S.A. en 2009 et


proposition de dividende

Le bénéfice de TOTAL S.A., société mère, s’établit à 5 634 millions


d’euros en 2009 contre 6 008 millions d’euros en 2008. Le Conseil
d’administration, après avoir arrêté les comptes, a décidé de
proposer à l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010
la distribution d’un dividende de 2,28 euros par action au titre de
2009, stable en euros par rapport à l’année précédente.

Le taux de distribution de TOTAL en 2009, calculé sur la base du


résultat net ajusté, ressortirait ainsi à 66%.

Compte tenu du paiement de l’acompte de 1,14 euro par action


intervenu le 18 novembre 2009, le solde du dividende s’élèverait à
1,14 euro par action et serait payé en numéraire le 1er juin 2010 2.

1. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
2. Le détachement du solde du dividende aurait lieu le 27 mai 2010.

TOTAL / 65
3 RAPPORT DE GESTION Trésorerie et capitaux

䊳 Trésorerie et capitaux

䡲 Capitaux à long terme et à court terme

Capitaux à long terme


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Fonds propres (a) 50 993 47 410 43 303
Dettes financières non courantes 19 437 16 191 14 876
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (1 025) (892) (460)
Total net des capitaux non courants 69 405 62 709 57 719

(a) Hypothèse de distribution d’un dividende au titre de 2009 égal au dividende versé au titre de 2008 (2,28€/action) sous déduction de l’acompte de 1,14€/action (2 545 M€)
versé en novembre 2009.

Capitaux à court terme


Au 31 décembre
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Dettes financières courantes 6 994 7 722 4 613
Actifs financiers courants nets (188) (29) (1 204)
Dettes financières courantes nettes 6 806 7 693 3 409
Trésorerie et équivalents de trésorerie (11 662) (12 321) (5 988)

䡲 Source et montant des flux de trésorerie

(en millions d’euros) 2009 2008 2007


Flux de trésorerie d’exploitation 12 360 18 669 17 686
Variation du BFR corrigé de l’effet de stock avant impôt (1 111) (932) 354
Flux de trésorerie d’exploitation avant variation du BFR, corrigé de l’effet de
stock avant impôt 13 471 19 601 17 332
Investissements (13 349) (13 640) (11 722)
Désinvestissements au prix de cession 3 081 2 585 1 556
Cash-flow net au coût de remplacement, avant variation du BFR 3 203 8 546 7 166
Dividendes versés (5 275) (5 158) (4 738)
Rachats d’actions – (1 189) (1 526)
Ratio dette nette sur fonds propres au 31 décembre 27% 23% 27%

Le flux de trésorerie d’exploitation est de 12 360 millions d’euros, Le cash flow net 2 du Groupe ressort à 2 092 millions d’euros contre
en baisse de 34% par rapport à 2008. 7 614 millions d’euros en 2008, en baisse essentiellement en raison
de l’augmentation du besoin en fonds de roulement. Exprimé en
Le flux de trésorerie d’exploitation ajusté 1 s’établit à dollars, le cash flow net du Groupe est de 2,9 milliards de dollars en
13 471 millions d’euros, en baisse de 31%. Cette baisse s’explique 2009.
essentiellement par la baisse du résultat net ajusté. Exprimé en
dollars, le flux de trésorerie d’exploitation ajusté est de Le ratio de dette nette sur fonds propres s’établit à 26,6% au
18,8 milliards de dollars, en diminution de 35%. 31 décembre 2009 contre 22,5% au 31 décembre 2008.

1. Flux de trésorerie d’exploitation au coût de remplacement, avant variation du besoin en fonds de roulement.
2. Cash flow net = flux de trésorerie d’exploitation + désinvestissements – investissements bruts.

66 / TOTAL - Document de référence 2009


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Trésorerie et capitaux RAPPORT DE GESTION

䡲 Conditions d’emprunt et structure de 䡲 Condition d’utilisation des


financement financements externes

La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme, Le montant global des principales lignes de crédit confirmées,
principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité accordées par des banques internationales aux sociétés du Groupe
lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en (y compris TOTAL S.A.), s’élève à 10 084 millions de dollars au
dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des 31 décembre 2009 (contre 9 621 millions de dollars au
swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à 31 décembre 2008), dont 10 051 millions de dollars ne sont pas
l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette utilisés (9 380 millions de dollars non utilisés au 31 décembre 2008).
synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme, TOTAL S.A. bénéficie de lignes de crédit confirmées, accordées par
TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long des banques internationales, lui permettant de constituer une
terme. réserve de liquidités significative. Le montant de ces lignes de
crédit s’élève à 9 322 millions de dollars au 31 décembre 2009
Les dettes financières non courantes sont, en général, contractées (contre 8 966 millions de dollars au 31 décembre 2008), dont
par les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou 9 289 millions de dollars ne sont pas utilisés (8 725 millions de
en euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou dollars non utilisés au 31 décembre 2008).
des euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de
swaps d’émission. Les contrats relatifs aux lignes de crédit accordées à TOTAL S.A.
ne contiennent pas de dispositions conditionnant les termes et
Toute contrepartie bancaire avec laquelle le Groupe souhaite modalités du crédit octroyé aux ratios financiers de la Société, à la
travailler pour des opérations de marché doit avoir été notation de sa solidité financière par les agences spécialisées ou à
préalablement autorisée après appréciation de sa solidité financière la survenance d’événements susceptibles d’avoir un impact
(analyse multicritères intégrant notamment une étude du cours de significativement défavorable sur sa situation financière.
bourse, du taux de Credit Default Swap (CDS), de la notation par
les agences Standard & Poor’s et Moody’s, laquelle doit être de Les lignes de crédit accordées aux sociétés du Groupe autres que
première qualité, et de la situation financière générale). TOTAL S.A. ne sont pas destinées à financer les besoins généraux
du Groupe ; elles sont destinées à financer soit les besoins
Une limite globale d’encours autorisée est définie pour chaque généraux de la filiale emprunteuse, soit un projet déterminé.
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de
trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités Il n’existe pas, au 31 décembre 2009, de restriction à l’utilisation
financières. des capitaux dont bénéficient les sociétés du Groupe (y compris
TOTAL S.A.) pouvant influencer sensiblement, de manière directe
Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements, ou indirecte, les activités du Groupe.
en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des
émissions obligataires, le Groupe a également développé un
système d’appels de marge, progressivement mis en place avec
ses contreparties significatives.
䡲 Sources de financement attendues

En 2009, le financement des investissements, du besoin en fonds


de roulement, et du paiement du dividende a été assuré
essentiellement par la génération de cash-flow des opérations et
par des désinvestissements d’actifs et l’émission nette d’emprunts.

Pour les années ultérieures et sur la base des conditions actuelles


de financement offertes par les marchés financiers, la Société
entend maintenir cette politique de financement des
investissements et des activités du Groupe.

TOTAL / 67
3 RAPPORT DE GESTION Recherche et développement

䊳 Recherche et développement

En 2009, TOTAL a engagé 650 millions d’euros dans la Recherche


et Développement (R&D), contre 612 millions d’euros en 2008 et 䡲 Exploration & Production
594 millions d’euros en 2007 1. La dynamique de croissance des
budgets de R&D engagée depuis 2004 a été maintenue. En outre, le
Groupe a mis en place en 2009 un dispositif financier lui permettant
de participer au développement de start-up spécialisées dans le
développement de technologies innovantes dans le domaine de Outre l’optimisation continue des développements offshore et de la
l’énergie. valorisation des ressources gazières, TOTAL poursuit l’amélioration
de ses outils de calcul, d’exploration, d’acquisition et de traitement
Les effectifs consacrés aux activités de R&D se sont élevés à 4 016 sismiques, de caractérisation des réservoirs et de simulation de leur
personnes en 2009, contre 4 285 personnes en 2008 et 4 216 évolution au cours de l’exploitation, notamment pour les réservoirs
personnes en 2007. à faible perméabilité, les réservoirs très enfouis et les réservoirs
carbonatés.

Les enjeux de la R&D de TOTAL se déclinent en six axes : L’amélioration de la récupération des huiles dans les réservoirs
exploités ainsi que la récupération des huiles lourdes et des
o le développement des connaissances, des outils et de la maîtrise bitumes et la réduction de leurs impacts environnementaux sont
technologique en vue de découvrir et exploiter des ressources deux sujets de recherche majeurs. En particulier, un projet très
pétrolières et gazières technologiquement complexes pour important de développement des technologies d’exploitation des
répondre à la demande énergétique mondiale ; schistes bitumineux a été engagé en 2008.
o le développement et l’industrialisation de technologies du solaire,
de la biomasse et du captage et stockage du CO2 en vue de Par ailleurs, le projet de captage et stockage de CO2 dans le
contribuer à l’évolution du bouquet énergétique mondial ; réservoir déplété de Rousse à Lacq (France) progresse,
conformément au calendrier, et les premières injections ont eu lieu
o la compréhension et la mesure des impacts de l’activité et des début 2010.
produits du Groupe sur les milieux et les écosystèmes (eau, sol,
air, biodiversité) afin de renforcer la sécurité environnementale Enfin, la gestion de l’eau fait l’objet d’un effort accrû de R&D.
dans le cadre de la réglementation et de réduire ces impacts pour
tendre vers la durabilité des activités du Groupe ;
o le développement de matériaux fonctionnels, innovants et

䡲 Gaz & Énergies Nouvelles


compétitifs qui répondent aux besoins spécifiques du marché,
facilitent l’émergence de fonctionnalités et de systèmes
nouveaux, permettent le remplacement des matériaux actuels par
des matériaux plus performants et intègrent les enjeux liés à
l’amélioration de l’efficacité énergétique, à la réduction de leur
impact environnemental et de leur toxicité, et à une meilleure
gestion de leur cycle de vie ; L’effort de R&D est principalement porté sur la conversion
o le développement, l’industrialisation et l’amélioration des d’énergie :
procédés de transformation des ressources pétrolières, du
charbon et de la biomasse afin d’adapter le dispositif du Groupe o dans le GNL (gaz naturel liquéfié), sur de nouvelles options
à l’évolution des ressources et des marchés, d’améliorer la techniques des terminaux ;
fiabilité et la sécurité, de parvenir à une plus grande efficacité o dans l’émergence du DME (DiMethyl Ether), par l’implication du
énergétique, de réduire l’impact environnemental et de maintenir Groupe dans un programme de démonstration de ce carburant ;
durablement les marges économiques ;
o dans le CTL (Coal to Liquid), pour transformer le charbon en
o la maîtrise et l’utilisation de technologies innovantes, comme les hydrocarbures liquides, avec captage de CO2 dans ces
biotechnologies, les nanotechnologies, le calcul haute procédés.
performance, les technologies de l’information et de
communication ou les techniques analytiques nouvelles. En ce qui concerne les énergies nouvelles, l’effort de R&D a été
soutenu dans le domaine des nouvelles générations de cellules
Ces enjeux sont abordés en synergie au sein du portefeuille de photovoltaïques dans le cadre de plusieurs partenariats
projets. Ils se déclinent de façon différenciée selon les branches. stratégiques avec des instituts de recherche reconnus.

1. Y compris, à partir de 2009, les dépenses engagées dans les installations pilotes de la branche Exploration & Production.

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Recherche et développement RAPPORT DE GESTION

La production d’énergie à partir de la biomasse est également un


volet important de R&D dans les énergies nouvelles. Ainsi, le 䡲 Chimie de Spécialités
Groupe participe à un programme de développement d’un procédé
de production à partir de la biomasse et à des travaux de
biotechnologies pour le traitement de la biomasse.
La R&D en chimie est stratégique pour les produits de spécialités.
Des partenariats de recherche sur l’énergie de la houle, de l’énergie Elle se développe en étroite relation avec les besoins des filiales.
thermique des mers et des courants marins permettent par ailleurs
au Groupe de comprendre les enjeux technologiques de ces Atotech est un des leaders mondiaux des systèmes de production
filières. intégrés (chimie, équipement, savoir-faire et service) en finition des
surfaces métalliques et en fabrication des circuits intégrés. Compte
tenu des enjeux environnementaux liés aux produits de

䡲 Raffinage & Marketing


métallisation, près du tiers des projets de R&D d’Atotech visent à
développer des technologies toujours plus propres et à créer les
conditions d’un développement durable de ces industries.

Hutchinson porte son effort d’innovation sur des matériaux


Dans le Raffinage & Marketing, TOTAL se prépare à l’émergence élastomère innovants et thermoplastiques, sur les procédés de
des ressources de demain, qu’il s’agisse du pétrole non production propres et sur des systèmes attractifs pour ses grands
conventionnel ou de la biomasse, et développe des produits clients de l’industrie, notamment en matière d’efficacité
adaptés aux besoins du marché, notamment des carburants, énergétique.
additifs et lubrifiants plus performants et permettant des économies
d’énergie. Bostik et Cray Valley-Sartomer œuvrent à l’élaboration de produits
(colles, résines) adaptés à de nouveaux marchés et présentant de
Le Raffinage & Marketing développe des procédés et catalyseurs et nouvelles fonctionnalités issus de technologies propres, utilisant
étudie les conditions de fonctionnement de ses unités en vue notamment les ressources de la biomasse.
d’accroître les rendements de production et de s’adapter au
marché du carburant. La branche développe de nombreux produits
(carburants, combustibles, lubrifiants, etc.) adaptés aux nouvelles
motorisations et respectueux de l’environnement ainsi que des
technologies de mesure et de réduction des émissions industrielles
䡲 Environnement
sur l’environnement.

Enfin, plusieurs projets de R&D dans le domaine de la production


de biocarburants de seconde génération ont été lancés dans le Les enjeux environnementaux sont communs à l’ensemble du
cadre de partenariats avec des universitaires, des industriels et des Groupe et pris en compte dans chacun des projets. Ils concernent
acteurs économiques en vue de développer des procédés de essentiellement :
transformation de la biomasse par voies enzymatique et
thermochimique (projets Futurol et BioTfuel). o la détection et la réduction des émissions à l’air ;
o la prévention de la pollution des sols et de l’eau en orientant les
actions prioritaires de R&D sur les risques environnementaux les

䡲 Pétrochimie
plus significatifs pour les sites ou les projets du Groupe,
notamment en réduisant l’utilisation d’eau provenant des milieux
naturels et en limitant les émissions ;
o l’évolution des différents produits du Groupe et la maîtrise de leur
cycle de vie, conformément à la directive REACH ;
Dans la Pétrochimie, la R&D est centrée sur l’utilisation de
o la réduction des émissions de gaz à effet de serre en améliorant
ressources alternatives au naphta et à l’éthane, comme le méthanol
l’efficacité énergétique et les efforts de captage et de stockage
provenant du charbon, du gaz et de matières premières
de CO2.
renouvelables.

Le développement de nouveaux grades de polymères continue de

䡲 Dispositif de Recherche et
faire l’objet d’un effort de recherche important. Ainsi, le Groupe
participe au développement des polymères biodégradables tels que
l’acide polylactique (PLA) dans le cadre d’une joint-venture avec la Développement
société Galactic.

Cet effort se traduit également par des axes de recherche en


catalyse et procédés et la mise en place de nouveaux pilotes de
développement. Ainsi, le pilote de transformation de méthanol en Le Groupe vise à accroître l’effort de R&D dans toutes les branches
oléfines couplé à un pilote de polymérisation permet et sur des thèmes et technologies abordés de façon transverse.
progressivement d’optimiser le procédé sur le site de Feluy en Une attention constante est portée aux synergies de R&D entre les
Belgique. branches.

TOTAL / 69
3 RAPPORT DE GESTION Recherche et développement

Le Groupe dispose de vingt-deux centres de R&D dans le monde et


participe à environ 600 partenariats avec d’autres groupes
industriels, des universitaires ou des organismes spécifiques de
recherche. Le Groupe bénéficie en outre d’un réseau constamment
renouvelé de conseillers scientifiques répartis dans le monde qui
assurent une activité de veille et de conseil pour ses activités de
recherche et développement. Le partenariat de longue durée avec
des universités et des laboratoires universitaires jugés stratégiques
en Europe, aux États-Unis, au Japon ou en Chine, et le partenariat
avec des PME innovantes font partie des approches du Groupe.

Chaque branche d’activité du Groupe mène une politique active de


propriété industrielle afin de protéger ses développements, de
s’assurer la possibilité de développer ses activités et de permettre
la mise en valeur de ses atouts technologiques auprès de ses
partenaires. En 2009, près de 250 brevets ont été déposés par le
Groupe.

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Tendances et perspectives RAPPORT DE GESTION

䊳 Tendances et perspectives

䡲 Perspectives Depuis le début du premier trimestre 2010, le prix du Brent s’est


établi entre 70 et 80$/b et les prix du gaz se sont légèrement
redressés. L’environnement du raffinage et de la pétrochimie reste
difficile.

Dans l’Amont, la croissance des productions en 2010 devrait être

䡲 Risques et incertitudes
portée par la montée en puissance des projets démarrés en 2009.
TOTAL continuera à s’appuyer sur son portefeuille large et
diversifié, son expertise reconnue dans la gestion de grands projets
et la maîtrise de ses coûts. Après Surmont Phase II annoncé en
janvier 2010, le Groupe devrait lancer plusieurs projets majeurs en
2010, notamment CLOV en Angola, Laggan/Tormore au Royaume-
Uni, Ofon II et Egina au Nigeria.
Les activités du Groupe demeurent soumises aux risques habituels
des marchés (sensibilité aux paramètres d’environnement des
Dans l’Aval et la Chimie, le Groupe poursuivra l’adaptation de ses marchés des hydrocarbures et des marchés financiers), aux risques
activités dans les zones matures et continuera à renforcer son industriels et environnementaux liés à la nature même de ses
portefeuille sur les zones de croissance avec la construction de la activités, ainsi qu’aux risques de nature politique ou géopolitique
raffinerie de Jubail et le bénéfice du démarrage d’un nouveau liés à sa présence mondiale dans la plupart de ses activités.
craqueur d’éthane au Qatar.
Par ailleurs, la gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie
Le Groupe poursuit sa politique de croissance en 2010 avec un et aux instruments financiers de taux et de change obéit à des
budget d’investissement de 18 milliards de dollars 1, stable par règles strictes définies par la Direction Générale du Groupe et qui
rapport à celui de 2009. Il sera consacré à 80% à l’Amont. Par
prévoient la centralisation des liquidités, des positions et de la
ailleurs, TOTAL entend poursuivre le désinvestissement de ses
gestion des instruments financiers.
actifs non stratégiques, en particulier au travers de la cession
progressive de ses titres Sanofi-Aventis et du projet de cession de
sa filiale de Chimie de spécialités Mapa Spontex. Sur ces bases, le Une description détaillée de ces risques est donnée dans la partie
Groupe maintient son objectif de ratio d’endettement aux alentours Facteurs de Risques (Chapitre 4) du présent Document de
de 25 à 30%. TOTAL est confiant dans sa capacité à maintenir sa référence qui reprend également les informations visées à l’article
politique de dividende. L. 225-102-1 du Code de commerce pour le rapport social et
environnemental de TOTAL S.A. (Chapitre 11, Annexe 3 –
TOTAL S.A., Informations d’ordre social et environnemental).

䡲 Sensibilités des résultats 2010 aux paramètres d’environnement (a)

Impact estimé
Impact estimé sur le sur le résultat
Scénario résultat opérationnel opérationnel net
Paramètres d’environnement retenu Variation ajusté ajusté
€-$ 1,40 $/€ +0,10 $ par € -1,1 G€ -0,6 G€
Brent 60 $/b +1 $/b +0,25 G€ / 0,35 G$ +0,11 G€ / 0,15 G$
Marges de raffinage européennes ERMI 15 $/t +1 $/t +0,07 G€ / 0,10 G$ +0,05 G€ / 0,07 G$

(a) Sensibilités mises à jour une fois par an, à l’occasion de la publication des résultats du 4e trimestre de l’année précédente. Les impacts de la sensibilité €-$ sur le résultat
opérationnel ajusté et sur le résultat opérationnel net ajusté sont attribuables à l’Amont pour respectivement environ 80% et 75%. Les impacts restants proviennent
essentiellement de l’Aval.

1. Y compris investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, hors acquisition, avec l’hypothèse de 1 € = 1,40 $ pour 2010.

TOTAL / 71
3 RAPPORT DE GESTION

72 / TOTAL - Document de référence 2009


FACTEURS DE RISQUES
4

RISQUES DE MARCHÉ p. 74
Sensibilité aux paramètres d’environnement p. 74
Risques relatifs aux marchés des hydrocarbures p. 74
Risques relatifs aux marchés financiers p. 75
Gestion du risque de contrepartie p. 76
Gestion du risque de change p. 76
Gestion de la position de taux à court terme et des liquidités p. 76
Gestion du risque de taux sur la dette à long terme p. 76
Sensibilité aux risques de taux d’intérêt et de change p. 77
Risques relatifs aux marchés boursiers p. 79
Risques de liquidité p. 79
Risques de crédit p. 80

RISQUES INDUSTRIELS OU LIÉS À L’ENVIRONNEMENT p. 83


Nature des risques p. 83
Évaluation des risques p. 83
Gestion des risques p. 84
Amiante p. 84

AUTRES RISQUES p. 85
Risques liés à l’exploration et la production pétrolières et gazières p. 85
Risques associés à des facteurs économiques ou politiques p. 85
Aspects juridiques des activités d’exploration et de production p. 86
Aspects juridiques des autres activités du Groupe p. 86
Activités à Cuba, en Iran, au Soudan et en Syrie p. 87
Nigeria p. 90
Risques liés à la concurrence p. 90
Procédures judiciaires et d’arbitrage p. 90

ASSURANCE ET COUVERTURE DES RISQUES p. 91


Organisation p. 91
Politique de gestion des risques et assurances p. 91
Politique d’assurance p. 91

TOTAL / 73
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché

䊳 Risques de marché

䡲 Sensibilité aux paramètres hausse du résultat opérationnel net ajusté de l’année d’environ
0,11 milliard d’euros (0,15 milliard de dollars1) et inversement.
d’environnement L’impact d’une variation des prix du pétrole sur les activités de
l’Aval et de la Chimie de Base dépend de la rapidité avec laquelle
s’ajustent les prix des produits finis de ces deux secteurs. Le
Groupe estime qu’une appréciation des marges de raffinage
européennes ERMI de 1 dollar par tonne entraînerait une hausse du
résultat opérationnel net ajusté de l’année de 0,05 milliard d’euros
Les résultats de TOTAL sont sensibles à différents facteurs dont les (0,07 milliard de dollars 1) et inversement.
plus significatifs sont les prix des hydrocarbures, les marges de
raffinage et les taux de change, notamment celui du dollar par
Toutes les activités du Groupe sont sensibles à divers titres et dans
rapport à l’euro.
des proportions variables aux évolutions du cours du dollar. Une
appréciation de 0,10 dollar par euro (hausse de l’euro contre le
D’une manière générale, une hausse des prix du pétrole a un effet dollar) engendrerait une baisse du résultat opérationnel net ajusté
positif sur les résultats du Groupe du fait de la meilleure valorisation de l’année d’environ 0,6 milliard d’euros, et inversement.
de la production pétrolière. Inversement, une baisse des prix du
pétrole se traduit par une dégradation des résultats. Pour l’exercice
Les résultats du Groupe, notamment dans la Chimie, sont
2010, dans les scénarios retenus, le Groupe estime qu’une
également sensibles à la conjoncture économique.
appréciation du cours du Brent de 1 dollar par baril entraînerait une

Impact Impact
estimé sur estimé sur
le résultat le résultat
Scénario opérationnel opérationnel
Résumé des sensibilités 2010 (a) retenu Variation ajusté net ajusté
€-$ 1,40 $/€ +0,10 $ par € -1,1 G€ -0,6 G€
Brent 60 $/b +1 $/b +0,25 G€ / 0,35 G$ +0,11 G€ / 0,15 G$
Marges de raffinage européennes ERMI (b) 15 $/t +1 $/t +0,07 G€ / 0,10 G$ +0,05 G€ / 0,07 G$

(a) Sensibilités mises à jour une fois par an, à l’occasion de la publication des résultats du 4e trimestre de l’année précédente. Les impacts de la sensibilité €-$ sur le résultat
opérationnel ajusté et sur le résultat opérationnel net ajusté sont attribuables à l’Amont pour respectivement environ 80% et 75%. Les impacts restants proviennent
essentiellement de l’Aval.
(b) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.

䡲 Risques relatifs aux marchés des Dans son activité de négoce d’hydrocarbures, le Groupe n’a pas
pour politique de vendre à terme ses productions futures. Toutefois,
hydrocarbures dans le cadre de cette activité de négoce, le Groupe utilise, comme
la plupart des autres sociétés pétrolières, des produits dérivés
d’énergie afin d’adapter son exposition aux fluctuations des prix du
pétrole brut, des produits raffinés, du gaz naturel et de l’électricité.
De même, dans le cadre de son activité de transport maritime, le
Groupe utilise des produits dérivés de taux de fret afin d’adapter
Dans le cadre de ses activités courantes, le Groupe est conduit à son exposition aux fluctuations de ceux-ci. Pour gérer ces risques,
intervenir largement sur les marchés afin d’optimiser l’écoulement le Groupe utilise différents instruments parmi lesquels les contrats
de ses productions et l’approvisionnement de ses raffineries. sur les marchés organisés ou sur les marchés de gré à gré tels que

1. Avec une hypothèse de parité de 1,40 $ pour 1 €.

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Risques de marché FACTEURS DE RISQUES

futures, forwards, swaps et options. La liste des différents dérivés potentielles des justes valeurs prend en compte un relevé des
détenus par TOTAL sur ces marchés est détaillée dans la note 30 expositions au risque à la fin de la journée et un état des
de l’annexe aux comptes consolidés. mouvements de prix historiques sur les 400 derniers jours ouvrés
pour tous les instruments et échéances dans les activités
L’activité Trading & Shipping mesure son exposition au risque de internationales de négoce. Les options sont systématiquement
marché relatif aux activités de négoce de pétrole brut, de produits réévaluées en utilisant des modèles appropriés.
raffinés et de taux de fret, c’est-à-dire la perte potentielle en juste
valeur, en mettant en œuvre une méthode d’évaluation de « valeur La probabilité de variation de juste valeur correspond à un intervalle
en risque ». Cette technique est fondée sur un modèle de de confiance de la valeur en risque de 97,5%. Cela signifie que le
simulation historique et mesure le risque de marché découlant des portefeuille n’enregistrerait une perte supérieure au montant de la
variations potentielles futures de valeurs de marché sur une période valeur en risque qu’une seule fois sur une période de 40 jours
d’une journée de cotation. Le calcul du montant des variations ouvrés si l’exposition au risque du portefeuille restait inchangée.

Trading & Shipping : valeur en risque avec une probabilité de 97,5%


Au 31 décembre
(en millions d’euros) Plus élevée Plus faible Moyenne Clôture
2009 18,8 5,8 10,2 7,6
2008 13,5 2,8 6,9 11,8
2007 11,6 3,3 6,7 5,4

L’activité de trading de gaz et d’électricité met en œuvre des sur un modèle de simulation historique et mesure le risque
instruments dérivés tels que les futures, forwards, swaps et options, découlant des variations potentielles futures de valeurs de marché
tant sur les marchés organisés que sur les marchés de gré à gré, le journalières. Le calcul du montant des variations potentielles des
dénouement des transactions prenant généralement la forme de justes valeurs prend en compte un relevé des expositions au risque
livraisons physiques. L’exposition au risque de marché, c’est-à-dire à la fin de la journée et un état des mouvements de prix historiques
la perte potentielle en juste valeur, est évaluée en mettant en œuvre sur les deux années écoulées pour tous les instruments et
une méthode de « valeur en risque ». Cette technique est fondée échéances.

Trading de gaz et d’électricité : valeur en risque avec une probabilité de 97,5%


Au 31 décembre
(en millions d’euros) Plus élevée Plus faible Moyenne Clôture
2009 9,8 1,9 5,0 4,8
2008 16,3 1,3 5,0 1,4
2007 (a) 18,2 3,2 7,9 4,3

(a) Les calculs effectués prennent en compte l’état des mouvements de prix historiques sur une année.

Le Groupe met en œuvre une politique rigoureuse de gestion et de


surveillance de ces risques de marché. Celle-ci s’appuie, d’une 䡲 Risques relatifs aux marchés
part, sur une séparation des fonctions d’engagement des financiers
opérations et des fonctions de contrôle et, d’autre part, sur un
système d’information intégré qui permet un suivi en temps réel des
activités.

Des limites d’intervention sont approuvées par le Comité exécutif et


Dans le cadre de son activité de financement et de gestion de la
font l’objet d’un contrôle quotidien. Afin de garantir la souplesse
trésorerie, le Groupe utilise des instruments financiers dérivés afin
des interventions et la liquidité des positions, les activités de
de gérer son exposition aux fluctuations des taux d’intérêt et des
couverture sont conduites avec des contreparties nombreuses et
cours de change de devises étrangères. Il s’agit principalement de
indépendantes, telles que les autres compagnies pétrolières, les
swaps de taux d’intérêt et de devises. Le Groupe peut également,
grands producteurs ou consommateurs d’énergie et les institutions
plus occasionnellement, utiliser des contrats de futures, caps,
financières. Un dispositif de limites par contrepartie est mis en
floors, et options. Les opérations en cours et leur traitement
œuvre et un suivi régulier des encours par contrepartie est effectué.
comptable sont présentés dans les notes 1M, 20, 28 et 29 de
l’annexe aux comptes consolidés.

TOTAL / 75
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché

La gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie et aux Pour les risques de change liés aux actifs à long terme
instruments financiers de taux et de change obéit à des règles comptabilisés dans une autre devise que l’euro, le Groupe a une
strictes qui sont définies par la Direction Générale du Groupe et qui politique de couverture permettant de réduire le risque de change
prévoient la centralisation par la direction Financement-Trésorerie associé, en adossant un financement dans cette autre devise.
des liquidités, des positions et de la gestion des instruments
financiers. Les excédents de liquidités du Groupe qui en résultent L’exposition nette au risque de change court terme est suivie
sont essentiellement placés sous forme de dépôts, de prises en régulièrement, en référence à un dispositif de limites définies par la
pension ou d’achats de papier auprès de banques de dépôt et Direction Générale du Groupe.
d’institutions étatiques. La gestion s’organise autour d’un
département Salle des marchés spécialisé dans l’intervention sur Les dettes financières non courantes décrites dans la note 20 de
les marchés financiers de change et de taux d’intérêt. l’annexe aux comptes consolidés sont, en général, contractées par
les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou en
Le département Contrôle-Gestion des flux, au sein de la direction euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou des
Financement-Trésorerie, assure la surveillance quotidienne des euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de swaps
limites des engagements par banque, des positions, et calcule le d’émission. Le produit de cet endettement est prêté à des filiales
résultat. Il procède à la valorisation de la valeur de marché et, le cas dont les comptes sont tenus en dollars ou en euros. Il en résulte
échéant, effectue des analyses de sensibilité. que la sensibilité nette de ces positions au risque de change n’est
pas significative.

S’agissant des swaps de change court terme dont le montant

䡲 Gestion du risque de contrepartie


notionnel figure dans la note 29 de l’annexe aux comptes
consolidés, leur utilisation à des fins d’optimisation de la gestion
centralisée de la trésorerie du Groupe implique que la sensibilité au
change qu’ils pourraient induire est également considérée comme
négligeable.

Toute contrepartie bancaire avec laquelle le Groupe souhaite


travailler pour des opérations de marché doit avoir été
préalablement autorisée après appréciation de sa solidité financière
(analyse multicritère intégrant notamment une étude du cours de
䡲 Gestion de la position de taux à
bourse, du taux de Credit Default Swap (CDS), de la notation par court terme et des liquidités
les agences Standard & Poor’s et Moody’s, laquelle doit être de
première qualité, et de la situation financière en général).

Une limite globale d’encours autorisé est définie pour chaque La position courante, principalement constituée en euros et en
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de dollars, est gérée selon les objectifs principaux fixés par la Direction
trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités Générale du Groupe (maintenir un bon niveau de liquidité, optimiser
financières. le revenu des placements en fonction de la courbe de taux,
minimiser le coût d’emprunt), dans le cadre d’une gestion à horizon
Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements, inférieur à douze mois et sur la base d’une référence de taux au jour
en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des le jour, notamment par l’intermédiaire de swaps de taux à court
émissions obligataires, la direction Financement–Trésorerie a terme et de swaps de change à court terme, sans modification de la
également développé un système d’appel de marge, position de change.
progressivement mis en place avec ses contreparties significatives.

䡲 Gestion du risque de taux sur la


䡲 Gestion du risque de change dette à long terme

Le Groupe s’efforce de minimiser le risque de change de chaque La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme,
entité par rapport à sa monnaie fonctionnelle (principalement l’euro, principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité
le dollar, la livre sterling et la couronne norvégienne). lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en
dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des
Pour le risque de change généré par l’activité commerciale, la swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à
couverture des revenus et coûts en devises étrangères s’effectue l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette
essentiellement par des opérations de change au comptant et synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
parfois à terme. Le Groupe ne couvre que rarement des flux partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme,
prévisionnels et il peut notamment, dans ce cas, avoir recours à des TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long
options. terme.

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Risques de marché FACTEURS DE RISQUES

䡲 Sensibilité aux risques de taux d’intérêt et de change

Les tableaux ci-après présentent l’impact potentiel d’une translation d’une amplitude de 10 points de base des courbes de taux d’intérêt dans
chacune des devises sur la valeur de marché des instruments financiers en cours au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007.

Variation de la valeur de marché


après translation des taux
d’intérêt de :
Valeur
Actif / (Passif) Valeur nette de marché + 10 points - 10 points
(en millions d’euros) comptable estimée de base de base
Au 31 décembre 2009
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (18 368) (18 368) 75 (75)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (241) (241)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 1 025 1 025
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 784 784 (57) 57
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (2 111) (2 111) 3 (3)
Autres swaps de taux (1) (1) 1 (1)
Swaps de change et contrats à terme de devises 34 34 – –

Au 31 décembre 2008
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (14 119) (14 119) 47 (43)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (440) (440)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 892 892
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 452 452 (44) 44
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (2 025) (2 025) 3 (3)
Autres swaps de taux (4) (4) 1 (1)
Swaps de change et contrats à terme de devises (56) (56) – –

Au 31 décembre 2007
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (11 741) (11 741) 37 (37)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (369) (369)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 460 460
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 91 91 (39) 38
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (1 669) (1 669) (1) 1
Autres swaps de taux 1 1 – –
Swaps de change et contrats à terme de devises (34) (34) – –

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4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché

L’impact sur le coût de la dette nette avant impôt d’une variation des taux d’intérêt est le suivant :

Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Coût de la dette nette (398) (527) (539)
Translation des taux d’intérêt de :
+ 10 points de base (11) (11) (12)
- 10 points de base 11 11 12
+ 100 points de base (108) (113) (116)
- 100 points de base 108 113 116

En raison de la politique de gestion du risque de change décrite précédemment, la sensibilité du Groupe au risque de change est
principalement influencée par la situation nette des filiales dont les monnaies fonctionnelles sont le dollar et, dans une moindre proportion, la
livre sterling et la couronne norvégienne.

Cette sensibilité est reflétée par l’évolution historique des écarts de conversion imputés dans les capitaux propres consolidés qui, au cours
des trois derniers exercices, et essentiellement du fait de l’évolution du dollar et de la livre sterling, ont été les suivants :

Parité euro-dollar Parité euro-livre sterling


31 décembre 2009 1,44 0,89
31 décembre 2008 1,39 0,95
31 décembre 2007 1,47 0,73

Autres devises et
Au 31 décembre 2009 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 57 621 27 717 18 671 5 201 6 032
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (5 074) (3 027) (1 465) (582)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 5 6 (1)
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2009 52 552 27 717 15 650 3 735 5 450

Autres devises et
Au 31 décembre 2008 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 53 868 25 084 15 429 5 587 7 768
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 876) (2 191) (1 769) (916)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2008 48 992 25 084 13 238 3 818 6 852

Autres devises et
Au 31 décembre 2007 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 49 254 22 214 12 954 5 477 8 609
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 410) (3 501) (289) (620)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 14 14 – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2007 44 858 22 214 9 467 5 188 7 989

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Risques de marché FACTEURS DE RISQUES

Du fait de cette politique, l’impact en résultat consolidé du change


illustré dans la note 7 de l’annexe aux comptes consolidés a été 䡲 Risques de liquidité
peu significatif au cours des trois derniers exercices, malgré les
fluctuations monétaires importantes du dollar (perte de 32 millions
d’euros en 2009, gain de 112 millions d’euros en 2008, gain de TOTAL S.A. bénéficie de lignes de crédit confirmées, accordées par
35 millions d’euros en 2007). des banques internationales, lui permettant de constituer une
réserve de liquidités significative.

Le montant de ces lignes de crédit au 31 décembre 2009 s’élève à


9 322 millions de dollars, dont 9 289 millions de dollars ne sont pas
utilisés. Les contrats relatifs aux lignes de crédit accordées à TOTAL
S.A. ne contiennent pas de dispositions conditionnant les termes et
䡲 Risques relatifs aux marchés modalités du crédit octroyé aux ratios financiers de la Société, à la
notation de sa solidité financière par les agences spécialisées ou à la
boursiers survenance d’événements susceptibles d’avoir un impact
significativement défavorable sur sa situation financière. Pour
information, le montant global des principales lignes de crédit
Le Groupe détient un ensemble de participations dans des sociétés confirmées, accordées par des banques internationales aux sociétés
cotées (voir les notes 12 et 13 de l’annexe aux comptes consolidés) du Groupe (y compris TOTAL S.A.) s’élève à 10 084 millions de
dont la valeur boursière totale fluctue notamment en fonction de la dollars au 31 décembre 2009, dont 10 051 millions de dollars ne
tendance des marchés boursiers mondiaux, de la valorisation des sont pas utilisés. Les lignes de crédit accordées aux sociétés du
secteurs d’activité respectifs auxquels ces sociétés appartiennent Groupe autres que TOTAL S.A. ne sont pas destinées à financer les
et des données économiques et financières propres à chacune de besoins généraux du Groupe : elles sont destinées à financer soit les
ces sociétés. besoins généraux de la filiale emprunteuse, soit un projet déterminé.

Les tableaux ci-après présentent l’échéancier des actifs et passifs liés aux activités de financement au 31 décembre des exercices 2009, 2008
et 2007 (voir la note 20 de l’annexe aux comptes consolidés).

Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (12 589) (5 823) (18 412)
Dettes financières courantes (6 994) (6 994)
Autres passifs financiers courants (123) (123)
Actifs financiers courants 311 311
Trésorerie et équivalents de trésorerie 11 662 11 662
Montant net avant charges financières 4 856 (12 589) (5 823) (13 556)
Charges financières sur dettes financières non courantes (768) (2 007) (1 112) (3 887)
Différentiel d’intérêt sur swaps 447 342 (55) 734
Montant net 4 535 (14 254) (6 990) (16 709)

Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (13 206) (2 093) (15 299)
Dettes financières courantes (7 722) (7 722)
Autres passifs financiers courants (158) (158)
Actifs financiers courants 187 187
Trésorerie et équivalents de trésorerie 12 321 12 321
Montant net avant charges financières 4 628 (13 206) (2 093) (10 671)
Charges financières sur dettes financières non courantes (554) (1 431) (174) (2 159)
Différentiel d’intérêt sur swaps 118 410 (7) 521
Montant net 4 192 (14 227) (2 274) (12 309)

Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (11 424) (2 992) (14 416)
Dettes financières courantes (4 613) (4 613)
Autres passifs financiers courants (60) (60)
Actifs financiers courants 1 264 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 988 5 988
Montant net avant charges financières 2 579 (11 424) (2 992) (11 837)
Charges financières sur dettes financières non courantes (532) (1 309) (226) (2 067)
Différentiel d’intérêt sur swaps (29) (80) (44) (153)
Montant net 2 018 (12 813) (3 262) (14 057)

TOTAL / 79
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché

Par ailleurs, le Groupe garantit la dette bancaire et les locations Le Groupe garantit également les passifs courants de certaines
financement de certaines filiales non consolidées et de sociétés filiales non consolidées et serait ainsi appelé en cas de cessation
mises en équivalence. Ces garanties peuvent être appelées en cas de paiement d’une de ces filiales. Les montants et échéances au
de défaut de la filiale dans ses obligations contractuelles et ne sont titre de ces garanties financières sont présentés dans la note 23 de
pas couvertes par des sûretés sur des actifs du Groupe. Les l’annexe aux comptes consolidés dans la rubrique « Garanties de
montants et échéances au titre de ces garanties financières sont passif courant ».
présentés dans la note 23 de l’annexe aux comptes consolidés
dans la rubrique « Garanties données sur emprunts ».

Le tableau ci-après reprend les actifs et passifs financiers liés aux activités opérationnelles au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007
(voir la note 28 de l’annexe aux comptes consolidés).

Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Fournisseurs et comptes rattachés (15 383) (14 815) (18 183)
Autres dettes d’exploitation (4 706) (4 297) (3 900)
dont instruments dérivés d’énergie (passif) (923) (1 033) (733)
Clients et comptes rattachés 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation 5 145 6 208 4 430
dont instruments dérivés d’énergie (actif) 1 029 1664 983
Total 775 2 383 1 476

Ces actifs et passifs financiers ont principalement une échéance inférieure à un an.

䡲 Risques de crédit
Le risque de crédit est le risque de défaut d’une contrepartie face à au risque de crédit est représentée en partie par les montants
ses engagements contractuels ou à l’encaissement des créances. d’actifs financiers qui sont présentés dans le bilan, y compris les
instruments dérivés d’énergie qui ont une valeur de marché
Le Groupe est exposé au risque de crédit dans le cadre de ses positive.
activités opérationnelles et de financement. L’exposition maximum

L’exposition maximale est détaillée dans le tableau suivant :

Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Prêts aux sociétés mises en équivalence (note 12) 2 367 2 005 2 575
Prêts et avances (note 14) 1 284 1 403 851
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (note 20) 1 025 892 460
Clients et comptes rattachés (note 16) 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation (note 16) 5 145 6 208 4 430
Actifs financiers courants (note 20) 311 187 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie (note 27) 11 662 12 321 5 988
Total 37 513 38 303 34 697

Les montants des dépréciations sur les prêts et avances et sur les Dans le cadre de la gestion du risque de crédit lié aux activités
clients, comptes rattachés et autres créances d’exploitation sont opérationnelles et de financement, le Groupe a mis en place des
fournis respectivement dans les notes 14 et 16 de l’annexe aux contrats d’appels de marge avec certaines contreparties.
comptes consolidés. Au 31 décembre 2009, le montant net des sommes versées et reçues
au titre de ces appels de marge s’élève à 693 millions d’euros.

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Risques de marché FACTEURS DE RISQUES

La gestion du risque de crédit dans les différents secteurs est la ‹ Dans l’Aval
suivante :
䊳 dans le Raffinage & Marketing
‹ Dans l’Amont
Les procédures internes du Raffinage & Marketing comportent des
䊳 dans l’Exploration & Production règles de la gestion du risque de crédit décrivant les fondamentaux
de contrôle interne dans ce domaine, notamment la séparation des
Les risques nés de la signature des accords pétroliers avec les pouvoirs entre les équipes commerciales et financières. Des
autorités étatiques et les partenaires pétroliers, ou de l’attribution politiques de crédit sont définies localement, accompagnées de la
de contrats de fourniture à long terme qui sont indispensables pour mise en œuvre de procédures visant à maîtriser le risque client
entreprendre des projets, sont évalués par le processus (organisation de comités de crédit dans les filiales, mise en place
d’approbation des opérations pétrolières. Le caractère long terme systématique de limites de crédit pour les clients professionnels,
des contrats et l’existence de clients de premier rang impliquent un sécurisation du portefeuille, etc.).
risque de crédit faible.
De plus, chaque entité met en place des instruments de mesure de
Les risques liés à des opérations commerciales, autres que celles son encours client. Par ailleurs, les risques liés à l’octroi de crédit
décrites ci-dessus et dans la pratique placées directement sous le peuvent être compensés ou limités par l’obtention de cautions ou
contrôle des filiales, font l’objet de procédures de fixation d’encours garanties.
de crédit et de revue des encours.
Les créances douteuses sont provisionnées au cas par cas en
Les créances clients font l’objet d’une dépréciation au cas par cas utilisant un taux de provision qui dépend de l’appréciation des
sur la base de l’antériorité des créances et de l’appréciation de la circonstances.
direction sur les circonstances de fait.
䊳 dans le Trading & Shipping
䊳 dans le Gaz & Énergies Nouvelles
Les opérations sont conduites avec des contreparties
La branche Gaz & Énergies Nouvelles traite avec des contreparties commerciales et des institutions financières partout dans le monde.
du secteur de l’énergie et de la finance partout dans le monde et Les contreparties commerciales sur les opérations physiques et de
principalement en Europe et en Amérique du Nord. Les institutions dérivés sont principalement des compagnies pétrolières ou
financières fournissant la couverture de risque de crédit sont des gazières ou des sociétés de négoce de produits énergétiques et
banques et des groupes d’assurance disposant d’une notation de des institutions financières. Les couvertures sur les risques de
première qualité. crédit sont conclues avec des institutions financières, banques
internationales ou compagnies d’assurance, sélectionnées selon
Les contreparties potentielles sont soumises à une analyse de des critères stricts.
crédit et une autorisation avant que les transactions ne soient
conclues et, une fois autorisées, font l’objet d’un examen régulier Le Trading & Shipping met en œuvre une politique rigoureuse de
incluant une nouvelle évaluation et une actualisation des limites gestion des délégations de pouvoir internes qui encadre la fixation
accordées. des limites de crédit sur les pays et les contreparties ainsi que
l’approbation des opérations spécifiques. Les risques de crédit
L’analyse de la capacité des contreparties à faire face à leurs découlant de ces limites et de ces autorisations sont suivis
engagements repose sur des données quantitatives et qualitatives quotidiennement.
concernant l’état financier et les risques commerciaux, ainsi que sur
l’étude de toute information venant du marché ou de tiers extérieurs Les contreparties potentielles font l’objet d’une analyse de crédit et
comme les agences de notation. Sur cette base, des limites de sont approuvées avant la conclusion des transactions ; une revue
crédit sont définies pour chaque contrepartie potentielle et, si régulière est faite de toutes les contreparties actives incluant une
nécessaire, les transactions sont soumises à des autorisations révision de l’évaluation et un renouvellement des limites autorisées.
spécifiques. Le crédit des contreparties est apprécié en fonction de données
quantitatives et qualitatives sur leur solidité financière et sur les
L’exposition au risque de crédit, qui est essentiellement une risques commerciaux, et s’adosse également aux informations
exposition économique ou une exposition physique future venant du marché ou de tiers extérieurs telles que les notations
anticipée, est contrôlée en permanence et soumise à des mesures publiées par Standard & Poor’s, Moody’s et d’autres agences de
de sensibilité. notation.

Le risque de crédit est limité par l’utilisation systématique de Lorsque cela est possible, des cadres contractuels sont négociés
contrats standard qui autorisent la compensation et permettent pour permettre, par le biais de compensation entre les transactions,
d’obtenir des sûretés complémentaires en cas d’évolution l’optimisation de la gestion du risque; des clauses protectrices
défavorable de la qualité du risque. Ces contrats permettent additionnelles autorisant des appels de fonds ou des garanties à
notamment l’annulation du contrat en cas de défaut. titre de sûreté en cas de détérioration financière ou permettant
l’annulation des transactions en cas de défaillance sont également
mises en place.

TOTAL / 81
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché

Les risques de crédit dépassant les niveaux autorisés sont couverts différenciées en fonction de la taille des filiales et des marchés sur
par des lettres de crédit et d’autres types de garanties, par des lesquels elles opèrent. Ces procédures incluent notamment :
dépôts de trésorerie et des assurances. Les risques sur dérivés
sont couverts par des contrats d’appel de marge lorsque cela est o la mise en place de plafond d’encours, comportant différents
possible. processus d’autorisation pour d’éventuels dépassements de ce
plafond ;
‹ Dans la Chimie o le recours à des polices d’assurance ou des garanties
spécifiques (lettre de crédit) ;
Le risque de crédit porte essentiellement sur les créances o un état des retards de paiement (balance âgée) suivi très
commerciales. Chaque division met en place des procédures de régulièrement, avec un processus de relance ;
gestion et des méthodes de provisionnement relativement
o un provisionnement comptabilisé client par client en fonction des
retards de paiement et des habitudes de paiement locales.

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Risques industriels ou liés à l’environnement FACTEURS DE RISQUES

䊳 Risques industriels ou liés à l’environnement

䡲 Nature des risques caractéristiques intrinsèques des produits (inflammabilité, toxicité,


contribution à des impacts environnementaux de long terme du
type effet de serre, etc.), de la façon dont ils sont utilisés, des
émissions et rejets liés aux processus de fabrication dans lesquels
ils entrent, ainsi que de leur fin de vie (recyclage, élimination).
Les activités de TOTAL présentent des risques industriels et
environnementaux liés à la nature des produits manipulés, qui
peuvent être inflammables, explosifs ou toxiques. Les activités sont
de ce fait, dans la plupart des pays, soumises à des
réglementations dans le domaine de la protection de 䡲 Évaluation des risques
l’environnement et de la sécurité industrielle. Plus spécifiquement,
TOTAL opère des sites industriels répondant aux critères de la
directive Seveso II en Europe. De même, certains sites de TOTAL
aux États-Unis sont soumis à la réglementation américaine de
Les entités opérationnelles évaluent les risques industriels et
sécurité et d’exploitation des activités industrielles à risque, OSHA
environnementaux de leurs activités préalablement au
(Occupational Safety and Health Administration).
développement de celles-ci et régulièrement pendant les
opérations. Elles appliquent les obligations réglementaires des pays
Les risques opérationnels sont multiples, compte tenu de la variété
où s’exercent ces activités ainsi que les pratiques professionnelles
des activités concernées : forage, traitement sur champ, transport,
généralement reconnues.
raffinage/pétrochimie, stockage et distribution de produits
pétroliers, chimie de base ou de spécialités. Parmi ces risques
Sur les sites présentant des risques technologiques significatifs,
figurent notamment l’explosion, l’incendie ou la fuite de produits
des analyses de risques spécifiques sont réalisées lors des
toxiques. Dans le domaine du transport, la nature des risques
nouveaux développements d’activités. Ces analyses sont
dépend non seulement de la dangerosité des produits transportés,
réévaluées en général tous les cinq ans, et sont mises à jour en cas
mais aussi des modes de transport utilisés (principalement
de modification significative des installations existantes. Avec pour
maritimes, fluviaux-maritimes, ou par pipelines, rail, route, rail-
objectifs d’harmoniser ces analyses et de renforcer la gestion des
route), des quantités concernées et, enfin, de la sensibilité des
risques, TOTAL s’est doté d’une méthodologie commune devant
zones traversées (populations, environnement).
progressivement s’appliquer à toutes ses activités opérées. Sur la
La plupart de ces activités comportent aussi des risques base de ces analyses, les sites concernés ont élaboré des plans de
environnementaux liés aux émissions à l’air ou dans l’eau et à la gestion de la sécurité et des plans d’urgence en cas d’accident.
production de déchets, et impliquent la prise en compte de la Aux États-Unis, TOTAL met en place des plans d’amélioration de la
réhabilitation des sites après leur mise à l’arrêt. gestion de la sécurité appelés Process Safety Management
Improvement Plan (PSMIP).
Certaines branches ou activités font face à des risques spécifiques.
Dans l’exploration et la production de pétrole ou de gaz, il existe En France, tous les sites répondant aux critères de la directive
des risques liés aux caractéristiques physiques d’un champ Seveso II élaborent un plan de prévention des risques
pétrolier ou gazier. Parmi ces risques figurent les éruptions de technologiques en application de la loi sur les risques
pétrole brut ou de gaz naturel, la découverte de réservoirs technologiques majeurs du 30 juillet 2003. Chacun de ces plans
d’hydrocarbures présentant une pression anormale, les prévoira différentes mesures d’urbanisme afin de réduire la
effondrements des abords des puits, les fuites d’hydrocarbures vulnérabilité des constructions riveraines des installations
engendrant des risques toxiques, d’incendie ou d’explosion. Tous industrielles considérées à risques majeurs selon les critères de la
ces événements sont susceptibles de porter atteinte à des vies directive Seveso II. Ces plans sont en cours d’élaboration par les
humaines ou à des biens, d’endommager, voire de détruire, les autorités administratives françaises, avec la participation des
puits de pétrole brut et de gaz naturel, ainsi que les installations exploitants et des riverains.
attenantes, d’entraîner une interruption d’activité, de provoquer des
dommages environnementaux. Par ailleurs, les activités Parallèlement, des études d’impact sur l’environnement sont
d’exploration et de production peuvent intervenir dans des sites réalisées en amont de tout développement industriel avec
plus ou moins sensibles sur le plan écologique (forêt tropicale, notamment une analyse de l’état initial des sites, une prise en
milieu marin, etc.), chaque site nécessitant une approche spécifique compte de leurs sensibilités particulières et le choix des mesures
pour éviter ou minimiser les impacts sur la santé humaine, la faune, de prévention, de réduction ou de suppression des incidences. Ces
la flore, les écosystèmes et la biodiversité. études prennent également en compte les impacts sanitaires des
activités sur les populations avoisinantes. Elles sont conduites
Dans les activités de la chimie et celles du raffinage et du selon des méthodologies communes. Dans les pays qui prévoient
marketing, il existe également des risques liés à l’ensemble du des procédures d’autorisation et de contrôle du déroulement des
cycle de vie des produits fabriqués sur les sites et aux matériaux projets, aucun de ces projets ne démarre avant que les
utilisés dans les processus de fabrication, tels que les catalyseurs, administrations compétentes n’accordent les autorisations en
les additifs et les monomères. Ces risques peuvent venir des fonction des études qui leur sont présentées.

TOTAL / 83
4 FACTEURS DE RISQUES Risques industriels ou liés à l’environnement

Pour les produits nouveaux, des caractérisations et des évaluations déchets et d’assainissement des sols. Ils comprennent également
des risques sont conduites. En outre, des analyses de cycle de vie des objectifs chiffrés portant notamment sur des réductions de
sont effectuées sur certains produits pour étudier toutes les étapes rejets d’hydrocarbures dans les eaux et de dioxyde de soufre dans
de leur existence depuis leur conception jusqu’à leur fin de vie. l’atmosphère et sur des améliorations de l’efficacité énergétique.

Toutes les entités de TOTAL assurent le suivi des évolutions En outre, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique
réglementaires afin de rester en conformité avec les règles et et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Groupe
normes locales ou internationales sur l’évaluation et la gestion des s’est engagé à réduire le volume de gaz brûlé dans ses installations
risques industriels et environnementaux. En ce qui concerne l’arrêt de la branche Exploration & Production. En prenant comme base
définitif d’activité, une information comptable en matière de référence l’année 2005, cette réduction devrait être de 50% à
environnementale figure dans le bilan consolidé du Groupe aux l’horizon 2014. Le Groupe prévoit pour fin 2012 la certification
rubriques « Provision pour restitution des sites » et « Provision pour ISO 14001 de tous les sites qu’il considère comme particulièrement
protection de l’environnement » (voir note 19 de l’annexe aux importants pour l’environnement, suivant une définition actualisée
comptes consolidés). Les dépenses futures pour restitution des en 2009. À ce jour, 89% de ces sites sont certifiés ISO 14001, soit
sites sont comptabilisées par le Groupe selon les principes plus de 280 sites du Groupe à travers le monde. Le suivi de toutes
comptables indiqués dans la note 1Q de l’annexe aux comptes ces actions est effectué selon un reporting régulier et harmonisé
consolidés. dans toutes les entités du Groupe.

L’ensemble des actions mises en œuvre dans les domaines de la


sécurité et de la préservation de l’environnement est présenté de

䡲 Gestion des risques façon détaillée dans le rapport spécifique publié par le Groupe
depuis 2003 et intitulé Environnement et Société.

Le Groupe estime que tout coût ou engagement raisonnablement


prévisible relatif aux points mentionnés ci-dessus n’aura pas de
conséquences significatives sur sa situation financière consolidée,
Les mesures de contrôle de gestion des risques concernent la
ses flux de trésorerie ou ses résultats. Toutefois, il est impossible
conception même des installations et des structures, le
de garantir que de tels coûts ou engagements ne risquent pas
renforcement des dispositifs de protection, ou encore la
d’entraîner des conséquences négatives importantes sur les
compensation des atteintes à l’environnement.
activités du Groupe à l’avenir.

TOTAL s’efforce de minimiser les risques industriels et


environnementaux inhérents à ses activités par la mise en place
d’organisations performantes, de systèmes de management de la
qualité, de la sécurité et de l’environnement, par la recherche de
certification ou d’évaluation de ses systèmes de management (tels
䡲 Amiante
que International Safety Rating System, ISO 14001, European
Management and Audit Scheme), par la réalisation d’inspections et
d’audits rigoureux, par la formation du personnel et la
sensibilisation de toutes les parties impliquées et par une politique
active d’investissements. Comme la plupart des groupes industriels, TOTAL est concerné par
des déclarations de maladies professionnelles liées à une
En particulier, et en continuité du plan 2002-2005, un plan d’action exposition passée à l’amiante. Les situations de travail visées dans
a été défini pour la période 2006-2009, en s’appuyant sur deux ces déclarations portent presque exclusivement sur des périodes
axes principaux d’amélioration : réduction de la fréquence et de la d’activité antérieures au début des années 1980, soit bien avant
gravité des accidents au poste de travail, renforcement de la l’interdiction totale de l’utilisation de l’amiante dans la plupart des
gestion des risques technologiques. Les résultats en termes pays où opère le Groupe (1er janvier 1997 pour la France). Les
d’accidents au poste de travail sont en ligne avec les objectifs fixés, différentes branches d’activités du Groupe ne sont pas
avec une réduction très significative du taux des accidents avec ou particulièrement exposées au risque d’amiante, ce matériau n’ayant
sans arrêt de travail par million d’heures travaillées de plus de 75% pas été utilisé dans les processus de fabrication, sauf cas très
entre fin 2001 et fin 2009. En termes de risques technologiques, ce particuliers. Les principales sources d’exposition éventuelles
plan se traduit par des mesures concrètes en matière résultent du recours à différents composants calorifuges ou
d’organisation ou de comportements, ainsi que par des réalisations d’isolation dans les installations industrielles. Ces composants sont
visant à réduire les risques à la source ou à augmenter la protection progressivement éliminés des installations dans le cadre des plans
des personnes et des équipements. de désamiantage engagés depuis plusieurs années. Cependant,
compte tenu des délais de latence des pathologies liées à l’amiante
Parallèlement, plusieurs plans d’action environnementaux ont été (jusqu’à quarante ans), d’autres déclarations pourraient être
mis en place dans les différents secteurs d’activité du Groupe sur enregistrées dans les années à venir. Les problématiques liées à
des périodes allant jusqu’à 2012. Ces plans prévoient des actions l’amiante font l’objet d’un suivi attentif dans toutes les branches du
d’amélioration des performances environnementales, notamment Groupe et les coûts estimés au 31 décembre 2009 pour l’ensemble
en matière de consommation de ressources naturelles, d’émissions des déclarations en cours ou à venir ne sont pas susceptibles
à l’air, de rejets dans les eaux, de production et traitement de d’avoir un impact significatif sur la situation financière du Groupe.

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Autres risques FACTEURS DE RISQUES

䊳 Autres risques

䡲 Risques liés à l’exploration et la 䡲 Risques associés à des facteurs


production pétrolières et gazières économiques ou politiques

L’exploration et la production de pétrole et de gaz impliquent des Le secteur pétrolier est soumis aux réglementations nationales et à
niveaux d’investissement élevés et sont associées à des risques et l’intervention des gouvernements directement ou par l’intermédiaire
à des opportunités économiques spécifiques. Ces activités sont de leurs compagnies nationales dans des domaines tels que :
soumises à des risques liés notamment aux difficultés de
l’investigation du sous-sol, aux caractéristiques des hydrocarbures, o l’attribution des titres miniers en matière d’exploration et de
ainsi qu’aux caractéristiques physiques d’un champ pétrolier ou production ;
gazier. Au premier rang des risques de l’exploration pétrolière
figurent les risques géologiques. Ainsi, lors du forage d’un puits o les autorisations administratives ou émanant du partenaire public,
d’exploration, les hydrocarbures qui avaient été recherchés peuvent notamment pour les projets de développement, les programmes
être absents ou en quantités insuffisantes pour être annuels, ou la sélection des entrepreneurs ou fournisseurs ;
économiquement exploitables. Ultérieurement, si les estimations o l’imposition d’obligations spécifiques en matière de forage ;
des réserves d’hydrocarbures et l’analyse économique justifient le
o les contrôles relatifs à la protection de l’environnement ;
développement d’une découverte, les réserves peuvent, en cours
de production, s’avérer inférieures aux prévisions, compromettant o le contrôle du développement et de l’abandon d’un champ
ainsi l’économie de cette exploitation. impliquant des restrictions à la production ;
o le contrôle des coûts récupérables auprès des autorités
La quasi-totalité des activités d’exploration et de production de compétentes ou des coûts fiscalement déductibles ;
TOTAL est assortie d’un haut niveau de risque de perte du capital
o les cas exceptionnels de nationalisation, d’expropriation ou de
investi en raison des risques associés aux facteurs économiques ou
remise en cause de droits contractuels ;
politiques mentionnés ci-après. Il est impossible de garantir que de
nouvelles ressources de pétrole brut ou de gaz naturel seront o Le secteur pétrolier est également soumis au paiement de
découvertes en quantités suffisantes pour remplacer les réserves redevances, de taxes et d’impôts qui peuvent être plus élevés
actuellement développées, produites et commercialisées, et pour que ceux appliqués à d’autres activités commerciales et qui sont
permettre à TOTAL de récupérer l’ensemble du capital investi. susceptibles de modifications importantes par les
gouvernements de certains pays.
Les activités de développement de champs pétroliers et gaziers, de
construction des installations et de forage des puits de production TOTAL détient notamment une part importante de ses réserves
ou d’injection mettent en œuvre des technologies avancées pour pétrolières dans des pays dont certains peuvent être considérés
extraire, puis exploiter pendant plusieurs décennies, des comme instables sur le plan politique et/ou économique. Ces
hydrocarbures aux propriétés complexes. La mise en œuvre de ces réserves et les activités qui y sont associées sont ainsi soumises à
technologies dans cet environnement difficile peut se traduire par certains risques additionnels, parmi lesquels :
des incertitudes sur les coûts. Les activités de TOTAL peuvent être
limitées, retardées ou annulées du fait de nombreux facteurs, parmi o la mise en place de quotas de production et/ou d’exportation ;
lesquels figurent les retards administratifs, en particulier dans le
o la renégociation imposée des contrats ;
cadre des mécanismes d’approbation des projets de
développement par les États-hôtes, les pénuries, les retards de o l’expropriation ou la nationalisation d’actifs ;
livraison de matériel ou les conditions météorologiques, dont les o les risques liés aux changements de gouvernement ou aux
risques d’ouragan dans le golfe du Mexique. Certains de ces bouleversements susceptibles d’en découler en matière de
risques peuvent également affecter les projets et installations de pratiques commerciales ;
TOTAL en aval de la chaîne pétrolière et gazière.
o des retards de paiement ;
o des restrictions de change ;
o des dépréciations d’actifs du fait de dévaluations de la devise
locale ou d’autres mesures prises par des autorités publiques et
affectant significativement la valeur des activités ;
o des pertes et dépréciations d’activités du fait de conflits armés,
de troubles à l’ordre public ou d’actions de groupes terroristes.

TOTAL / 85
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques

TOTAL, à l’instar de plusieurs autres grandes compagnies l’ensemble des permis détenus en portefeuille par TOTAL. Dans
pétrolières internationales, dispose d’un portefeuille de réserves et tous les pays, les comptes des compagnies pétrolières et le respect
de sites opérationnels géographiquement diversifié, ce qui lui des engagements contractuels font l’objet d’audits permanents par
permet de mener ses activités en s’efforçant de réduire son les autorités des États-hôtes, souvent assistés par des cabinets
exposition à de tels risques économiques ou politiques. Toutefois, il d’audit internationaux.
est impossible de garantir que de tels événements n’auront pas de
conséquences négatives pour le Groupe. TOTAL a également conclu dans certains pays des contrats dits
« contrats de service à risques », qui s’apparentent aux contrats de
partage de production, mais avec la différence essentielle que le
remboursement de ses dépenses et la rémunération de ses
䡲 Aspects juridiques des activités services sont établis sur une base monétaire. Les contrats de
service à risques en cours sont adossés à un accord de
d’exploration et de production compensation (ou buy-back), qui permet à TOTAL de recevoir une
part de production équivalant à la valeur monétaire de ses
dépenses et de sa rémunération.

TOTAL mène dans un très grand nombre de pays des activités Les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures font
d’exploration et de production qui sont, de ce fait, soumises à un l’objet d’autorisations de la puissance publique (permis) distinguant
large éventail de réglementations. Celles-ci touchent tous les des périodes de temps spécifiques et limitées pour chacune de ces
aspects de l’exploration et de la production, notamment les droits activités ; ces permis comportent une obligation de rendre, à l’issue
miniers, les niveaux de production, les redevances, la protection de de la période d’exploration, une grande partie, voire la totalité en
l’environnement, les exportations, la fiscalité et les taux de change. cas d’insuccès, de la superficie du permis.
Les termes des concessions, licences, permis et contrats en vertu
desquels le Groupe détient ses intérêts gaziers et pétroliers varient TOTAL paie l’impôt sur les revenus générés par ses activités de
d’un pays à l’autre. Ces concessions, licences, permis et contrats production et de vente d’hydrocarbures dans le cadre de la
sont en règle générale attribués par ou conclus avec un État ou une concession et du contrat de partage de production. En outre,
compagnie nationale ou, parfois, conclus avec des propriétaires suivant les pays, la production et les ventes d’hydrocarbures de
privés. Ces conventions et permis ont des caractéristiques qui les TOTAL peuvent être assujetties à un ensemble d’autres impôts,
apparentent généralement soit au modèle de la concession, soit à taxes et prélèvements, notamment des impôts et taxes pétroliers
celui du contrat de partage de production. spécifiques. La fiscalité applicable aux activités pétrolières et
gazières est généralement beaucoup plus lourde que celle qui
Le contrat de concession demeure le modèle le plus classique des s’applique aux autres activités industrielles et commerciales.
accords passés avec les États : la société pétrolière est propriétaire
des actifs et des installations et reçoit la totalité de la production. Le cadre juridique des activités d’exploration et de production de
En contrepartie, les risques d’exploitation, les frais et les TOTAL, établi à travers les concessions, licences, permis et
investissements sont à sa charge et elle s’engage à verser à l’État, contrats attribués par ou conclus avec un État, une compagnie
généralement propriétaire des richesses du sous-sol, une nationale ou, parfois, des propriétaires privés, reste soumis à des
redevance calculée sur la production, un impôt sur les bénéfices, risques qui, dans certains cas, peuvent diminuer ou remettre en
voire d’autres impôts prévus par la législation fiscale locale. cause les protections offertes par ce cadre juridique.

Le contrat de partage de production (ou Production Sharing

䡲 Aspects juridiques des autres


Contract – PSC) pose un cadre juridique plus complexe que le
contrat de concession : il définit les modalités du partage de la
production et établit les règles de coopération entre la compagnie activités du Groupe
ou le consortium bénéficiaire du permis et l’État-hôte, généralement
représenté par une compagnie nationale. Cette dernière peut ainsi
participer à la prise de décisions opérationnelles, à la
comptabilisation des coûts et au calcul du partage de la
production. Les autres activités du Groupe (Gaz & Énergies Nouvelles, Aval et
Chimie) sont soumises à de nombreuses réglementations.
Le consortium s’engage à exécuter et à financer, à son risque
exclusif, toutes les opérations d’exploration, de développement et Dans les pays européens et aux États-Unis, les sites et les produits
de production. En contrepartie, il dispose d’une partie de la sont soumis à des règles de protection de l’environnement (eau, air,
production appelée cost oil dont la vente doit permettre le sol, bruit, protection de la nature, gestion des déchets, études
remboursement de toutes ces dépenses (investissements et coûts d’impact, etc.), de la santé (poste de travail, risques chimiques des
opératoires). Le solde de la production, ou profit oil, est ensuite produits, etc.) et de la sécurité des personnels et des riverains
partagé, dans des proportions variables, entre la Société ou le (installations à risques majeurs, etc.). La qualité des produits et la
consortium, d’une part, et l’État ou la compagnie nationale, d’autre protection des consommateurs font également l’objet de
part. réglementations. Au sein de l’Union européenne, les
réglementations communautaires doivent être transposées dans les
Aujourd’hui, contrats de concession et PSC coexistent, parfois droits des États membres, ou sont d’application directe. Parfois,
dans un même pays. Bien qu’il existe d’autres formes ces réglementations européennes peuvent se cumuler avec les
contractuelles, les contrats de concession restent majoritaires sur législations ou réglementations des États membres ou de leurs

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Autres risques FACTEURS DE RISQUES

collectivités territoriales respectives. Par ailleurs, dans l’ensemble le champ gazier de South Pars. Cette renonciation officielle à
des États membres de l’Union européenne, les établissements sanctions, qui n’a pas été modifiée depuis lors, ne s’applique pas
industriels fonctionnent tous sur le fondement de permis, aux autres activités de TOTAL en Iran, même si aucune sanction y
eux-mêmes délivrés par les administrations compétentes locales afférant n’a été notifiée.
sur la base de textes nationaux et communautaires. Il en est de
même aux États-Unis où les règles fédérales s’ajoutent à celles des En novembre 1996, le Conseil de l’Union européenne a adopté un
États. règlement portant protection contre l’application extraterritoriale
d’une législation adoptée par un pays tiers. Ce règlement interdit à
Dans les autres pays où le Groupe exerce ses activités, la TOTAL de se conformer aux obligations ou interdictions résultant
législation est souvent inspirée des règles américaines ou directement ou indirectement d’un certain nombre de lois, dont
européennes. Ces pays ont tendance à développer plus fortement l’ILSA (désormais ISA). Cette réglementation européenne ne permet
certains aspects réglementaires dans certains domaines, pas à TOTAL d’étendre la renonciation à sanctions, dont le Groupe
notamment la protection de l’eau, la nature et la santé. bénéficie pour South Pars, à d’autres activités.

Quels que soient les pays dans lesquels il est présent, le Groupe a
Depuis l’adoption de l’ILSA et jusqu’en 2007, TOTAL a réalisé des
développé des normes s’inspirant des règles en vigueur dans des
investissements d’un montant supérieur à 20 millions de dollars par
pays à exigence plus forte et met progressivement en œuvre des
an en Iran (à l’exception des investissements réalisés dans le cadre
politiques de mise à niveau relativement à ces normes.
du développement de South Pars). Depuis 2008, TOTAL est
essentiellement dans une phase passive de recouvrement des
À titre d’exemple, peuvent être mentionnées les obligations en
investissements réalisés dans le cadre de contrats de type buy-
termes de constitution de stocks stratégiques, les obligations
back signés entre 1995 et 1999, pour le développement de champs
relatives au transport maritime (que l’on soit propriétaire des
pour lesquels le Groupe n’a plus de responsabilités opérationnelles.
capacités ou affréteur), et celles relatives aux installations classées.
En 2009, la production de TOTAL en Iran s’est élevée à près de
Les obligations de constitution de stocks stratégiques existent
0,4% de la production mondiale du Groupe. Les activités du
également dans d’autres pays d’Europe ainsi qu’aux États-Unis.
Groupe en Iran ne représentent pas une contribution significative
aux résultats du Groupe.

䡲 Activités à Cuba, en Iran, au Soudan À l’avenir, TOTAL pourrait prendre la décision d’investir plus de
20 millions de dollars par an en Iran. À la connaissance de la
et en Syrie Société, aucune compagnie pétrolière non américaine ayant investi
en Iran ne s’est vue imposer de sanctions au titre de l’ISA.
Cependant, TOTAL ne peut prévoir les actions qui pourraient être
entreprises par le gouvernement américain en vertu de l’ISA au titre
des activités exercées par le Groupe dans le passé ou de celles
Le Département d’État américain a qualifié Cuba, l’Iran, le Soudan qu’il pourrait être amené à exercer dans le futur en Iran ;
et la Syrie, d’États soutenant le terrorisme. Des informations les États-Unis pourraient qualifier ces activités d’interdites au titre
concernant l’activité de TOTAL dans ces pays sont fournies ci- de l’ISA et imposer des sanctions à TOTAL. TOTAL considère que
après. si le Groupe devait être sanctionné au titre de l’ISA, il ne devrait pas
en résulter un impact significatif sur ses résultats ou sur sa situation
‹ Restrictions américaines et autres financière, même si les sanctions maximales actuellement prévues
devaient être appliquées. L’image du Groupe pourrait toutefois en
restrictions juridiques être affectée.
En 1996, les États-Unis ont adopté une loi prévoyant des sanctions
à l’encontre de toute société non américaine exerçant des activités La Chambre des représentants et le Sénat des États-Unis ont
en Iran et en Libye (Iran and Libya Sanctions Act ou ILSA). Cette loi, récemment voté des lois qui, si elles devaient être adoptées,
modifiée en 2006, ne vise désormais que l’Iran et porte dorénavant étendraient la portée de l’ISA et pourrait limiter la possibilité pour le
le nom de Iran Sanctions Act ou ISA. L’ISA doit expirer en Président des États-Unis de renoncer à l’imposition de sanctions.
décembre 2011. Aux termes de cette loi, le Président des La législation proposée exigerait notamment l’imposition de
États-Unis est autorisé à lancer une enquête sur les activités des sanctions à toute entreprise qui fournirait des produits raffinés à
sociétés non américaines en Iran en vue de l’application l’Iran ou contribuerait au maintien ou au développement de la
d’éventuelles sanctions (telles que l’impossibilité de recevoir des capacité de raffinage de l’Iran. Ces sanctions comprendraient
financements d’une banque d’import-export américaine ou un l’interdiction pour les institutions financières américaines de réaliser
plafonnement des crédits et des prêts octroyés par les institutions toute opération de change, tout transfert de crédit et tout paiement
financières américaines et l’interdiction faite aux administrations avec l’ entreprise contrevenante. Ces sanctions exigeraient
fédérales américaines de se fournir auprès des personnes également le blocage de tout bien appartenant à l’entreprise
physiques ou morales sanctionnées) à l’encontre de toute personne sanctionnée qui serait soumis aux lois des États-Unis et
physique ou morale ayant, notamment, réalisé intentionnellement interdiraient aux administrations fédérales américaines de faire
des investissements d’une valeur au moins égale à 20 millions de participer l’entreprise contrevenante aux appels d’offres fédéraux.
dollars par période de douze mois dans le secteur pétrolier en Iran.
Le gouvernement américain a renoncé en mai 1998 à l’application TOTAL suit avec attention les évolutions législatives aux États-Unis
de sanctions à l’encontre de TOTAL pour son investissement dans afin de déterminer si, au titre de ses activités en Iran, le Groupe

TOTAL / 87
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques

serait susceptible de se voir appliquer des sanctions, actuelles ou ‹ Activités du Groupe à Cuba, en Iran, au
futures, en vertu de l’ISA. Dans l’hypothèse où la législation
proposée serait acceptée dans sa forme actuelle, une telle
Soudan et en Syrie
législation pourrait potentiellement avoir un impact défavorable
significatif sur les résultats de TOTAL. Ci-après figurent des informations sur les activités de TOTAL à
Cuba, en Iran, au Soudan et en Syrie.

Enfin, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité des 䊳 Cuba


Nations unies, des mesures restrictives ont été prises par l’Union
européenne et par la France, pour les déplacements des personnes En 2009, TOTAL a conduit un nombre restreint d’activités de
et les flux de capitaux et de marchandises en provenance ou à commercialisation de produits de spécialité auprès d’entités privées
destination de l’Iran et ayant un lien avec des activités nucléaires ou à Cuba et s’est acquitté des impôts auxquels sont soumises ces
d’armement militaire, ou susceptibles de contribuer à leur activités. Par ailleurs, la direction Trading & Shipping de TOTAL a
développement. Le Groupe considère qu’à leur stade actuel, ces acheté des hydrocarbures pour un montant d’environ 18 millions
mesures ne visent pas ses activités ou ses projets dans ce pays. d’euros au titre de contrats spot conclu avec une entité publique.

䊳 Iran
Les États-Unis imposent également des sanctions basées sur les
résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies décrites ci-
La direction Exploration & Production de TOTAL était active dans le
dessus, ainsi que des sanctions économiques prononcées par le
secteur Amont en Iran au travers de contrats de type buy-back. En
bureau de contrôle des actifs étrangers du Trésor américain (U.S.
vertu de ces contrats, le contractant est responsable des
Treasury Department’s Office of Foreign Assets Control ou OFAC).
opérations de développement et de leur financement. Une fois le
Les sanctions prononcées par l’OFAC visent généralement des
développement réalisé, la responsabilité de l’exploitation est
personnes de nationalité américaine et des activités exercées aux
confiée à la compagnie pétrolière nationale. Le contractant perçoit
États-Unis ou qui sont soumises aux lois des États-Unis. L’OFAC a
en numéraire ou en nature le remboursement de ses dépenses ainsi
prononcé des sanctions à l’encontre de Cuba, de l’Iran, du
qu’une rémuneration liée à la performance du champ. Par ailleurs, à
Myanmar (Birmanie), du Soudan et de la Syrie. Le Groupe
la demande de la compagnie pétrolière nationale, un contrat
considère que ces sanctions ne s’appliquent pas à ses activités
d’assistance technique peut être mis en place dans le cadre du
dans ces pays.
contrat de buy-back afin de fournir de l’assistance jusqu’au
remboursement total des sommes dues au contractant.
En outre, certains États fédérés américains ont adopté des
législations imposant aux fonds de pension publics américains À ce jour, TOTAL a participé à des contrats de buy-back pour le
l’obligation de céder les actions qu’ils détiennent dans des sociétés développement de quatre champs : Sirri, South Pars 2 & 3, Balal et
exerçant certaines activités en Iran ou au Soudan. Les autorités de Dorood. Toutes les opérations de développement au titre de ces
réglementation des assurances ont récemment pris des quatre contrats sont achevées et TOTAL n’exerce plus aucune
dispositions similaires pour les investissements effectués par des responsabilité opérationnelle. Un contrat d’assistance technique est
compagnies d’assurance dans des sociétés exerçant une activité en vigueur pour le champ de Dorood. Comme TOTAL ne participe
dans les secteurs pétrolier, gazier, nucléaire et de la défense en plus à l’exploitation de ces champs, le Groupe ne détient aucune
Iran. TOTAL n’exerce aucune activité industrielle au Soudan et, à ce information sur leur production. Certains paiements sont encore
jour, le Groupe n’a fait aucun investissement significatif ni aucun dus à TOTAL pour les champs de South Pars 2 & 3, Balal et
investissement industriel dans ce pays. Le rapport du Genocide Dorood. En 2009, la production de TOTAL en Iran, correspondant à
Intervention Network (anciennement Sudan Divestment Task Force) ces paiements en nature, s’est établie à environ de 8 kbep/j.
conclut que TOTAL ne devrait pas être considéré comme ayant des
activités en cours au Soudan par les États fédérés américains qui Le Groupe ne verse aucune rémunération ni redevance au titre de
ont adopté ces législations de désinvestissement. ces contrats de buy-back et d’assistance technique. En 2009,
Le 31 décembre 2007, le Congrès américain a adopté le Sudan TOTAL a versé aux administrations iraniennes des montants non
Accountability and Divestment Act qui vient en appui des significatifs d’impôts et charges sociales.
dispositions législatives des États fédérés. Des législations
similaires concernant l’Iran, promouvant les dispositions législatives Concernant les activités de la direction Raffinage & Marketing de
des États fédérés, sont en cours de vote au Congrès américain. Si TOTAL en Iran, la société Beh Total, détenue à part égale par
les activités de Total en Iran ou au Soudan devaient avoir pour Behran Oil et Total Outre-Mer, une filiale du Groupe, produit et
conséquence son assujettissement à ces lois et qu’il ne puisse commercialise de petites quantités de lubrifiants en vue de leur vente
bénéficier d’un régime d’exemptions, certains fonds de pension sur le marché intérieur iranien. En 2009, le chiffre d’affaires généré par
publics américains pourraient décider de céder leurs actions les activités de Beh Total s’est élevé à 27,4 millions d’euros et le flux
TOTAL. Pour autant qu’elles soient significatives, des cessions au de trésorerie à 5,6 millions d’euros. Beh Total s’est acquitté d’impôts à
titre de ces lois et/ou dispositions réglementaires pourraient avoir hauteur de 605 000 euros. TOTAL ne détient ni n’opère de raffinerie ou
un impact défavorable sur le prix de l’action TOTAL. d’usine chimique en Iran.

88 / TOTAL - Document de référence 2009


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Autres risques FACTEURS DE RISQUES

En 2009, la direction Trading & Shipping de TOTAL a acheté près 2008, et le Tabiyeh Gas Project risked Service Contract (le « contrat
de cinquante-huit millions de barils d’hydrocarbures à des entités Tabiyeh ») en vigueur depuis fin octobre 2009. En vertu du contrat
publiques pour un montant de près de 2,6 milliards d’euros au titre PSA 1988, TOTAL détient la totalité des droits et obligations et
de contrats spot et à terme, et a réglé environ 24 millions d’euros à exploite plusieurs champs de pétrole dans la région de Deir Ez Zor
une entité publique dans le cadre de contrats de transport. au travers d’une société opératrice dédiée à but non lucratif,
détenue à parts égales par le Groupe et la compagnie nationale
Syrian Petroleum Company (« SPC »).
䊳 Soudan
Les principaux termes du contrat PSA 1988 sont identiques à ceux
habituellement en vigueur dans le secteur pétrolier et gazier. Le
TOTAL détient une participation dans le bloc B situé dans le Sud chiffre d’affaires du Groupe provenant du contrat PSA 1988 est
Soudan en vertu d’un contrat d’exploration et de partage de constitué par le « cost oil » et le « profit oil ». Le « cost oil » est
production conclu en 1980. En 1985, en raison de l’insécurité comptabilisé conformément aux pratiques industrielles habituelles.
prévalant dans la région, le Groupe y a volontairement suspendu Il s’agit du remboursement des investissements et des couts
ses activités d’exploration, tout en conservant le cadre contractuel. opératoires. La part du « profit oil » revenant au Groupe dépend du
Sa participation initiale était de 32,5%. TOTAL ne souhaite pas niveau de production total annuel. TOTAL est rétribué en numéraire
augmenter sa participation au-delà de son pourcentage initial dans par SPC. TOTAL paie à la compagnie nationale syrienne SCOT une
ce bloc malgré le retrait d’un partenaire. Le Groupe mène en redevance pour le transport égale à 2 $/b pour l’huile produite dans
conséquence des négociations pour la reprise par de nouveaux le cadre du PSA. Le Groupe a versé au gouvernement syrien au titre
partenaires de ces intérêts dont il porte financièrement une partie. du contrat PSA 1988 des montants d’impôts ou taxes (tels que des
retenues à la source ou des charges sociales) non significatifs.
Une modification du contrat, avec effet au 21 décembre 2004,
prévoit que les parties (les autorités gouvernementales et le Le contrat Tabiyeh constitue un ajout au contrat PSA 1988 puisque
consortium des partenaires) devront mutuellement s’entendre sur la production, les coûts et les revenus du pétrole et d’une partie des
une date de reprise des activités, une fois que la conduite des condensats extraits du champ Tabiyeh sont régis par les termes du
opérations pétrolières sera de nouveau possible dans la zone PSA 1988. L’objectif de ce projet est d’améliorer la production de
couverte par le contrat. Cette date de reprise marquera le point de liquides et de gaz du champ de Tabiyeh grâce au forage de puits
départ des obligations d’activités prévues au contrat. Une décision dits commingled car produisant à partir de formations différentes et
mutuelle, fixant la date de reprise, n’est pas encore intervenue. grâce à des changements de procédés au sein de l’usine de
traitement de gaz de Deir Ez Zor opérée par la Syrian Gas
Company. TOTAL finance et met en œuvre le projet gazier Tabiyeh,
En 2009, en vertu du contrat d’exploration et de partage de en opérant également le champ de Tabiyeh.
production, TOTAL a versé au Gouvernement du Soudan près de
200 000 dollars au titre de la redevance superficiaire annuelle. Le En 2009, la production technique, en vertu des contrats PSA 1988
Groupe a également contribué à hauteur d’environ 3 millions de (sur l’ensemble de l’année 2009) et du contrat Tabiyeh (depuis
dollars au développement local, au paiement de bourses scolaires, octobre 2009, date effective du contrat), s’est élevée à 36 kbep/j,
à la construction d’infrastructures d’écoles et de puits d’eau dont 20 kbep/j ont été comptabilisés comme la part revenant au
potable, aux côtés d’organisations non gouvernementales et Groupe. La différence entre la production technique et la
d’autres parties prenantes implantées dans le pays. production comptabilisée comme la part revenant au Groupe, ne
constitue pas la totalité du bénéfice économique retiré par la Syrie
de ces contrats dans la mesure où la Syrie retient une marge sur
Une éventuelle reprise par TOTAL de ses activités au Sud Soudan une partie de la production de TOTAL et perçoit des taxes à la
ne serait décidée qu’en conformité avec les réglementations production.
nationales, européennes et internationales, ainsi qu’avec son Code
de conduite et sa Charte éthique. Ainsi, au sein de sa sphère En 2009, la direction Trading & Shipping de TOTAL a acheté à des
d’activités et de compétences, le Groupe entend promouvoir le entités publiques près de douze millions de barils d’hydrocarbure
respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, y pour un montant d’environ 472 millions d’euros au titre de contrats
compris les droits sociaux, économiques et culturels, ainsi que les spot et à terme.
droits et intérêts des populations locales, et des minorités. En
particulier, le Groupe analyse la situation avec les organisations non
gouvernementales et l’ensemble des parties prenantes dans le sud
du pays et conduit des programmes socio-économiques adaptés
aux besoins de la population locale.

䊳 Syrie

En 2009, les activités d’exploration et de production de pétrole et


de gaz naturel de TOTAL en Syrie sont régies par deux contrats : un
contrat de partage de production conclu en 1988 (« PSA 1988 »)
pour une période initiale de vingt ans et renouvelé pour dix ans fin

TOTAL / 89
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques

䡲 Nigeria 䡲 Procédures judiciaires et d’arbitrage

Le contexte d’insécurité dans la région du delta du Niger a continué Les principaux litiges dans lesquels le Groupe est impliqué sont
d’affecter la production de l’association Shell Petroleum décrits dans le Chapitre 7 (Informations financières) du présent
Development Company (SPDC), dans laquelle TOTAL détient une Document de référence.
participation de 10%. Les travaux de réparation des installations
dans la zone Ouest du delta du Niger se sont poursuivis en 2009,
permettant une reprise partielle de la production, notamment sur le
champ offshore de EA (10%) où la production a repris au deuxième
semestre 2009. Par ailleurs, la production de gaz et de condensats
de SPDC a notamment été affectée en 2009 par l’arrêt de l’usine de
traitement de Soku pour travaux et réparations à la suite d’actes de
vandalisme sur les pipelines d’export à la fin de l’année 2008.

䡲 Risques liés à la concurrence

TOTAL est confronté à la concurrence d’autres compagnies


pétrolières dans l’acquisition de biens et de permis en vue de
l’exploration et de la production de pétrole et de gaz naturel, ainsi
que dans la commercialisation des produits fabriqués à partir de
pétrole brut et de pétrole raffiné.

À ces égards, les principales compagnies pétrolières internationales


autres que TOTAL sont ExxonMobil, Royal Dutch Shell, Chevron et
BP. Au 31 décembre 2009, TOTAL se situe au cinquième rang de
ces compagnies pétrolières en termes de capitalisation boursière 1.

1. Source : Reuters.

90 / TOTAL - Document de référence 2009


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Assurance et couverture des risques FACTEURS DE RISQUES

䊳 Assurance et couverture des risques

䡲 Organisation o évaluer les conséquences financières pour le Groupe en cas de


réalisation de sinistres ;
o participer à la mise en œuvre des mesures destinées à limiter la
probabilité d’apparition de sinistres et l’ampleur des dommages
en cas de réalisation ;
o arbitrer entre la conservation au sein du Groupe des
TOTAL dispose de sa propre société d’assurance et de
conséquences financières qui résulteraient de ces sinistres, ou
réassurance, Omnium Insurance and Reinsurance Company (OIRC),
leur transfert au marché de l’assurance.
qui est intégrée à la politique d’assurance du Groupe et qui
constitue l’outil opérationnel d’harmonisation et de centralisation de
couverture des risques des sociétés du Groupe. Elle permet la mise
en œuvre de son programme mondial d’assurance dans le respect
des différentes réglementations applicables dans les nombreux
pays où le Groupe est présent. 䡲 Politique d’assurance
Ainsi, certains pays peuvent imposer l’achat d’assurance auprès
d’une compagnie d’assurance locale. Si l’assureur local accepte de
couvrir la société du Groupe conformément à son programme
mondial d’assurance, OIRC demande à l’assureur local de lui
Le Groupe souscrit des couvertures d’assurance mondiales
rétrocéder les risques. Ainsi, OIRC négocie des contrats de
couvrant l’ensemble des filiales en responsabilité civile et en
réassurance avec les assureurs locaux des filiales qui lui
dommages matériels. Ces programmes sont contractés auprès
rétrocèdent la quasi-totalité des risques. Si l’assureur local couvre
d’assureurs (ou réassureurs et mutuelles de l’industrie pétrolière par
les risques selon un programme distinct du programme défini par le
l’intermédiaire de OIRC) de premier plan.
Groupe, OIRC prend en charge, dans un souci d’uniformisation à
l’échelle mondiale, le complément de couverture.
Les montants assurés sont fonction des risques financiers définis
par les scénarios de sinistres et des conditions de couverture
Parallèlement, OIRC négocie à l’échelle du Groupe des
offertes par le marché (capacités disponibles et conditions
programmes de réassurance auprès de mutuelles de l’industrie
tarifaires).
pétrolière et du marché commercial. OIRC permet au Groupe de
mieux maîtriser les variations tarifaires sur le marché de l’assurance
en conservant à sa charge un niveau plus ou moins élevé de risque Plus spécifiquement pour :
en fonction des variations de prix observées.
o la responsabilité civile : le risque financier maximal ne pouvant
En 2009, la rétention nette d’OIRC, c’est-à-dire la part de sinistre être évalué par une approche systématique, les montants assurés
conservée par le Groupe après réassurance, était ainsi de sont fonction de l’offre du marché en ligne avec les pratiques de
55 millions d’euros maximum par sinistre « dommage matériel / l’industrie pétrolière. Le plafond assuré en 2009 était ainsi de
pertes d’exploitation » et de 50 millions d’euros par sinistre 800 millions de dollars pour la responsabilité civile générale et
« responsabilité civile ». produits ;
o les dommages matériels et les pertes d’exploitation : les
montants assurés par secteur, par site, résultent des estimations
des coûts et des scénarios de reconstruction des unités qui

䡲 Politique de gestion des risques et


résulteraient de la survenance du sinistre maximum possible et
de l’offre du marché de l’assurance. Des assurances couvrant la
assurances perte d’exploitation ont été souscrites en 2009 pour les
principaux sites du raffinage et de la pétrochimie.

À titre d’illustration, pour les risques de pointe du Groupe (unités


flottantes de traitement, de stockage et d’expédition (FPSO) en
Angola et principales raffineries européennes), le plafond assuré
Dans le contexte défini précédemment, la politique de gestion des était en 2009 proche de 1,5 milliard de dollars.
risques et assurances consiste, en étroite collaboration avec les
structures internes de chaque filiale, à : Les franchises en dommages matériels sont comprises, selon la
taille du risque considéré, entre 0,1 et 10 millions d’euros (à la
o définir des scénarios de risques catastrophiques majeurs (sinistre charge des filiales concernées). Pour ce qui concerne les pertes
maximum possible) ; d’exploitation, elles sont de soixante jours.

TOTAL / 91
4 FACTEURS DE RISQUES Assurance et couverture des risques

D’autres contrats d’assurance sont conclus par le Groupe en


dehors des contrats couvrant les risques industriels en dommages
matériels et responsabilité civile, notamment flotte automobile,
assurances crédit et assurances de personnes. Ces risques sont
intégralement pris en charge par des compagnies d’assurance
extérieures au Groupe.

La politique décrite ci-dessus est donnée à titre d’illustration d’une


situation historique à une période donnée et ne peut être
considérée comme représentative d’une situation permanente. La
politique d’assurance du Groupe est susceptible d’être modifiée à
tout moment en fonction des conditions du marché, des
opportunités ponctuelles et de l’appréciation par la Direction
Générale des risques encourus et de l’adéquation de leur
couverture. Le Groupe ne peut garantir qu’il ne subira aucune perte
non assurée.

92 / TOTAL - Document de référence 2009


GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5

RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION


(article L. 225-37 du Code de commerce) p. 94
Composition du Conseil d’administration p. 94
Autres informations p. 101
Code de gouvernement d’entreprise p. 101
Règlement intérieur du Conseil d’administration p. 101
Les Comités du Conseil d’administration p. 103
Les travaux du Conseil d’administration et de ses Comités en 2009 p. 105
Fonctionnement du Conseil d’administration p. 107
Indépendance des administrateurs p. 107
Contrôle interne et gestion des risques p. 108
Modalités particulières relatives à la participation des actionnaires aux assemblées générales p. 110
Informations visées à l’article L. 225-100-3 du Code de commerce p. 110
Principes et règles applicables à la détermination de la rémunération et des autres avantages perçus par
les dirigeants sociaux p. 110

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES (article L. 225-235 du Code de commerce) p. 112

DIRECTION GÉNÉRALE p. 114


Modalité d’exercice de la Direction Générale p. 114
Le Comité exécutif p. 114
Le Comité directeur p. 114

CONTRÔLEURS LÉGAUX DES COMPTES p. 115


Commissaires aux comptes titulaires p. 115
Commissaires aux comptes suppléants p. 115
Mandats des commissaires aux comptes p. 115
Honoraires perçus par les commissaires aux comptes (y compris les membres de leurs réseaux) p. 115

RÉMUNÉRATION DES ORGANES D’ADMINISTRATION ET DE DIRECTION p. 116


Rémunération des administrateurs p. 116
Participation des administrateurs aux réunions du Conseil d’administration et des Comités en 2009 p. 116
Rémunération du Président du Conseil d’administration p. 117
Rémunération du Directeur Général p. 117
Rémunération des principaux dirigeants p. 117
Pensions et autres engagements (article L. 225-102-1, alinéa 3, du Code de commerce) p. 118
Politique d’attribution des options sur actions et attributions gratuites d’actions p. 119
Tableaux récapitulatifs concernant les mandataires sociaux p. 121
Historique des attributions d’options de souscription ou d’achat d’actions p. 124
Suivi des plans d’options de souscription et d’achat d’actions TOTAL au 31 décembre 2009 p. 125
Historique des attributions gratuites d’actions TOTAL p. 129
Suivi des plans d’attributions gratuites d’actions TOTAL au 31 décembre 2009 p. 130
Options de souscription d’actions Elf Aquitaine p. 132

EFFECTIFS, PARTICIPATION AU CAPITAL p. 133


Effectifs p. 133
Accords de participation des salariés au capital p. 133
Participation au capital des organes d’administration et de direction p. 134

TOTAL / 93
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)

䊳 Rapport du Président du Conseil d’administration


(article L. 225-37 du Code de commerce)

Dans le cadre de l’article L. 225-37 du Code de commerce, le la Géologie en Nouvelle-Calédonie, puis de conseiller technique
présent rapport comprend pour l’année 2009 les informations aux cabinets des ministres de l’Industrie puis de l’Économie. Il
relatives à la composition du Conseil d’administration, aux rejoint TOTAL en 1981, où il exerce différentes fonctions de
conditions de préparation et d’organisation de ses travaux, aux direction puis de direction générale au sein de l’Exploration &
procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en Production jusqu’en 1995. Il est Président-directeur général de
place par la Société et aux éventuelles limitations de pouvoirs TOTAL de mai 1995 à février 2007, puis Président du Conseil
apportées par le Conseil d’administration aux pouvoirs du Directeur d’administration de TOTAL.
Général. Ce rapport rappelle les dispositions statutaires applicables
à la participation des actionnaires aux assemblées générales et Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1995 – Dernier
présente les principes et règles applicables à la détermination des renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
rémunérations et avantages de toute nature accordés aux
mandataires sociaux.
Détient 380 576 actions.

Mandats en cours
䡲 Composition du Conseil o Président de TOTAL S.A. *
d’administration o Administrateur de Sanofi-Aventis *
o Administrateur d’Air Liquide *
o Administrateur de Renault SA *
Les administrateurs sont nommés par l’Assemblée générale des o Administrateur de Renault SAS
actionnaires pour une durée de trois ans (article 11 des statuts de la
Société). o Administrateur de Bombardier Inc. * (Canada)

Entre deux assemblées, et en cas de vacance par décès ou Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
démission, des nominations peuvent être effectuées à titre
provisoire par le Conseil d’administration ; elles sont soumises à o Membre du Conseil de surveillance d’Areva * jusqu’au
ratification de la prochaine assemblée. Le décalage dans le temps 4 mars 2010
des dates d’échéance des mandats de chacun des administrateurs o Directeur Général de TOTAL S.A. * jusqu’en 2007
permet d’assurer un échelonnement des renouvellements.
o Président-directeur général d’Elf Aquitaine * jusqu’en 2007
Le Conseil d’administration désigne parmi ses membres le
Président du Conseil d’administration. Il désigne également le
Directeur Général qui peut être choisi parmi les membres du Christophe de Margerie
Conseil ou en dehors d’eux.
58 ans
Au 31 décembre 2009, la Société est administrée par un Conseil
d’administration composé de quinze membres dont un
Entré dans le Groupe dès sa sortie de l’École Supérieure de
administrateur représentant les salariés actionnaires du Groupe, élu
Commerce de Paris en 1974, M. de Margerie a exercé plusieurs
par l’Assemblée générale des actionnaires.
fonctions à la direction financière du Groupe, ainsi qu’à la direction
Durant l’exercice 2009, la composition du Conseil d’administration de Exploration & Production. En 1995, il est nommé directeur général
TOTAL S.A. a été la suivante (informations au 31 décembre 2009 1) : de Total Moyen-Orient. En mai 1999, il entre au Comité exécutif
comme directeur général de l’Exploration & Production. En 2000, il
Thierry Desmarest devient directeur général adjoint de l’Exploration & Production du
nouveau groupe TotalFinaElf. Il est nommé, en janvier 2002,
64 ans directeur général de l’Exploration & Production de TOTAL. Nommé
administrateur de TOTAL lors de l’Assemblée générale des
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur au corps des Mines, actionnaires du 12 mai 2006, il devient Directeur Général de TOTAL
M. Desmarest a exercé les fonctions de Directeur des Mines et de à compter du 14 février 2007.

1. Comprenant les informations visées au quatrième alinéa de l’article L. 225-102-1 du Code de commerce, ou au point 14.1 de l’Annexe I du règlement CE n° 809/2004 du
29 avril 2004.
* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.

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Rapport du Président du Conseil d’administration


(article L. 225-37 du Code de commerce) GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2006 – Dernier du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre, du
renouvellement 15 mai 2009 jusqu’en 2012. Cercle des Économistes et de la Commission économique de la
nation. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages.
Détient 85 230 actions TOTAL et 43 714 parts du FCPE TOTAL
ACTIONNARIAT FRANCE. Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 15 mai 2009 et jusqu’en
2012.
Mandats en cours
o Directeur Général et administrateur de TOTAL S.A. * Détient 1 000 actions.
o Président-directeur général d’Elf Aquitaine *
Mandats en cours
o Président de Total E&P Indonésie
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Administrateur de Shtokman Development AG (Suisse)
o Administrateur d’IPSOS
o Membre du Conseil de surveillance de Vivendi *
o Gérant de CDM Patrimonial SARL
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années Néant.
o Administrateur de Total E&P Russie jusqu’en 2008
o Administrateur de Total Exploration and Production Azerbaïdjan
jusqu’en 2008 Patricia Barbizet
o Administrateur de Total E&P Kazakhstan jusqu’en 2008
54 ans
o Administrateur de Total Profils Pétroliers jusqu’en 2008
o Administrateur de Abu Dhabi Petroleum Company Ltd (ADPC) Diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Paris en 1976,
jusqu’en 2008 Mme Barbizet a débuté sa carrière au sein du groupe Renault en
o Administrateur de Abu Dhabi Marine Areas Ltd (ADMA) jusqu’en tant que trésorier de Renault Véhicules Industriels puis directeur
2008 financier de Renault Crédit International. Elle rejoint le groupe
Pinault en 1989 en tant que directeur financier puis devient en 1992
o Administrateur de Iraq Petroleum Company Ltd (IPC) jusqu’en Directeur Général de Financière Pinault jusqu’en 2009. Depuis
2008 1992, elle est Administrateur-Directeur Général d’Artémis. Elle est
o Représentant permanent de TOTAL S.A. au conseil vice-Présidente du Conseil d’administration de PPR depuis 2005 et
d’administration de Total Abu al Bukhoosh jusqu’en 2008 Chairman de Christie’s.
o Administrateur de Total E&P Norge A.S. jusqu’en 2007
Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 16 mai 2008 et jusqu’en
o Administrateur de Total Upstream UK Ltd jusqu’en 2007
2011.
o Administrateur de Innovarex jusqu’en 2006
o Administrateur de Total E&P Myanmar jusqu’en 2005 Détient 1 000 actions.
o Membre du Conseil de Surveillance de Taittinger jusqu’en 2005
Mandats en cours
o Administrateur de TOTAL S.A. *
Patrick Artus
o Vice-Présidente du Conseil d’administration de PPR *
58 ans o Directeur Général et Administrateur d’Artémis
o Administrateur délégué de Palazzo Grazzi
Diplômé de l’École Polytechnique, de l’École Nationale de la
Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) et de o Chairman of Christie’s International Plc
l’Institut d’études politiques de Paris, M. Artus débute sa carrière à o Administrateur de la Société Nouvelle du Théâtre Marigny
l’INSEE où il participe en particulier aux travaux de prévision et de
o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration
modélisation. Il travaille ensuite au Département d’Économie de
d’Agefi
l’OCDE (1980) puis devient Directeur des études à l’ENSAE de 1982
à 1985. Il est ensuite Conseiller scientifique à la Direction générale o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration
des études de la Banque de France, avant de rejoindre le groupe de Sebdo le Point
Natixis en tant que Directeur de la recherche et des études. Il est
o Membre du Conseil de surveillance de Financière Pinault
par ailleurs Professeur à l’École Polytechnique et professeur
associé à l’Université de Paris I Sorbonne. Il est également membre o Director of Tawa Plc *
o Administrateur de Fnac

* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.

TOTAL / 95
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)

o Membre du Conseil de surveillance de Gucci Group N.V. Daniel Bouton


o Membre du Conseil de surveillance de Yves Saint Laurent
59 ans
o Administrateur de Air France-KLM *
o Administrateur de Bouygues * Inspecteur général des Finances, M. Bouton occupe diverses
o Administrateur de TF1 * fonctions au ministère de l’Économie. Il est Directeur du Budget de
1988 à 1990. Il rejoint Société Générale en 1991, dont il devient
o Administrateur du Fonds stratégique d’investissement Directeur Général en 1993 puis Président-directeur général en
o Membre du Conseil de gérance de Château Latour novembre 1997. Président du Groupe Société Générale à partir du
12 mai 2008, il est Président d’honneur du Groupe Société
Générale depuis le 6 mai 2009.
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Directeur Général de Financière Pinault jusqu’en 2009 Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1997 – Dernier
o Administrateur de Piasa jusqu’en 2008 renouvellement : 15 mai 2009 jusqu’en 2012.

o Administrateur de AFIPA jusqu’en 2006


Détient 3 200 actions.
o Président du Conseil de surveillance de PPR* jusqu’en 2005
o Président du Conseil d’administration de la Société Nouvelle du Mandats en cours
Théâtre Marigny jusqu’en 2005 o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration o Administrateur de Veolia Environnement *
de Bouygues * jusqu’en 2005
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Président-directeur général de Société Générale * jusqu’en 2008
Daniel Boeuf puis Président du Conseil d’administration jusqu’en 2009
o Administrateur de Schneider Electric S.A. * jusqu’en 2006
61 ans

Diplômé de l’École Supérieure des Sciences Économiques et Bertrand Collomb


Commerciales (ESSEC), M. Boeuf est entré dans le Groupe en
octobre 1973. Il y a occupé diverses fonctions commerciales, puis 67 ans
exercé des responsabilités opérationnelles au sein d’entités de la
branche Raffinage & Marketing, en dernier lieu comme responsable
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur au corps des Mines,
formation et gestion des compétences au sein de la direction
M. Collomb exerce diverses fonctions auprès du ministère de
Spécialités de la branche Raffinage & Marketing. Membre élu du
l’Industrie et de cabinets ministériels de 1966 à 1975. Il rejoint le
Conseil de surveillance du FCPE TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE
groupe Lafarge en 1975, au sein duquel il occupe diverses
de 1999 à 2009, il en a été Président de 2003 à 2006.
fonctions de direction. Il est Président-directeur général de Lafarge
de 1989 à 2003, puis Président du Conseil d’Administration de
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2004 – Dernier 2003 à 2007, enfin Président d’Honneur depuis 2007.
renouvellement : 11 mai 2007 – Fin de mandat : 31 décembre 2009
(en application de l’article 11 des statuts de la Société). Il est également Président de l’Institut des Hautes Études pour la
Science et la Technologie (IHEST) et de l’Institut Français des
Détient 4 396 actions TOTAL et 4 394 parts du FCPE TOTAL Relations Internationales (IFRI).
ACTIONNARIAT FRANCE.
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2000 – Dernier
Mandats en cours renouvellement : 15 mai 2009 jusqu’en 2012.

o Administrateur de TOTAL S.A. * représentant les salariés


Détient 4 712 actions.
actionnaires jusqu’au 31 décembre 2009

Mandats en cours
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Membre élu, représentant les porteurs de parts au Conseil de
surveillance FCPE TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE jusqu’en o Administrateur de Lafarge *
2009 o Administrateur de DuPont * (États-Unis)
o Président du Conseil de surveillance du FCPE TOTAL o Administrateur de Atco * (Canada)
ACTIONNARIAT FRANCE jusqu’en 2006

* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.

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Rapport du Président du Conseil d’administration


(article L. 225-37 du Code de commerce) GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années o Administrateur de Lafarge *
o Président du Conseil d’Administration de Lafarge * jusqu’en 2007 o Administrateur de The Canada Life Assurance Company
o Administrateur de Lafarge North America jusqu’en 2006 (Canada)
o Administrateur de Canada Life Financial Corporation (Canada)
o Administrateur d’Unilever * (Pays-Bas) jusqu’en 2006
o Administrateur de IGM Financial Inc. * (Canada)
o Administrateur de Vivendi * jusqu’en 2005
o Président du Conseil de 152245 Canada Inc, 171263 Canada Inc.
(Canada)
Paul Desmarais Jr. o Président du Conseil adjoint de 3819787 Canada Inc. (Canada)
o Administrateur de GWL&A Financial Inc. (USA)
55 ans
o Administrateur de Great West Financial (Nova Scotia) Co.
Diplômé de l’Université McGill à Montréal et de l’INSEAD de o Administrateur de First Great-West Life & Annuity Insurance
Fontainebleau, M. Desmarais est successivement élu Vice- Company
président en 1984, puis Président du Conseil en 1990, de la
o Administrateur de Power Communications Inc.
Corporation Financière Power, une compagnie qu’il a aidé à mettre
sur pied. Depuis 1996, il est Président du Conseil et Co-chef de la o Vice Président du Conseil de Power Corporation International
Direction de Power Corporation du Canada. o Administrateur de Putnam Investments LLC
o Membre du Conseil de surveillance de Power Financial Europe
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2002 – Dernier
B.V. et de Parjointco N.V.
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
o Administrateur de Canada Life Capital Corporation Inc. (Canada)
Détient 2 000 ADR (correspondant à 2 000 actions). o Administrateur de The Canada Life Insurance Company of
Canada (Canada)
Mandats en cours o Administrateur de Crown Life Insurance Company (Canada)
o Administrateur de TOTAL S.A. *
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Président du Conseil – Co-Chef de la Direction et membre du
comité exécutif de Power Corporation du Canada * o Membre du Conseil de Les Journaux Trans-Canada (1996) Inc.
(Canada) jusqu’en 2009
o Membre du Conseil – Co-Chef de la Direction et Président du
comité exécutif de Corporation Financière Power * (Canada) o Vice-président du Conseil d’administration et membre du Comité
o Vice-président du Conseil d’administration et Administrateur stratégique d’Imerys * (France) jusqu’en 2008
délégué de Pargesa Holding S.A. * (Suisse) o Administrateur de GWL Properties jusqu’en 2007
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de La
Great-West, Compagnie d’assurance-vie (Canada)
Bertrand Jacquillat
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
Great-West Life & Annuity Insurance Company (États-Unis)
65 ans
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
Great-West Lifeco Inc. * (Canada) Diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC), de
o Membre du Conseil d’administration de Great West Financial l’Institut d’études politiques de Paris et de Harvard Business
(Canada) Inc. (Canada) School, M. Jacquillat est docteur en gestion et agrégé de gestion.
Professeur des Universités (France et États-Unis) depuis 1969, il est
o Membre du Conseil d’administration et du comité permanent de
Professeur à l’Institut d’études politiques de Paris depuis 1999,
Groupe Bruxelles Lambert S.A. * (Belgique)
Vice-Président du Cercle des Économistes et membre du Conseil
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de d’Analyses économiques auprès du Premier Ministre. Il est
Groupe Investors Inc. (Canada) Président Fondateur d’Associés en Finance.
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
London Insurance Group Inc. (Canada) Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1996 – Dernier
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
London Life, Compagnie d’assurance-vie (Canada)
Détient 3 600 actions.
o Membre du Conseil et membre du comité exécutif de Mackenzie
Inc. Mandats en cours
o Président du Conseil adjoint de La Presse Ltée (Canada) o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Président du Conseil adjoint de Gesca Ltée (Canada) o Président-directeur général de Associés en Finance
o Administrateur de GDF Suez * (France) o Membre du Conseil de surveillance de Klépierre *

* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.

TOTAL / 97
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)

o Membre du Conseil de surveillance de Presses Universitaires de Présidence de la République. En 1995, elle devient Associé-Gérant
France (PUF) de Lazard Frères et Cie. De 1997 à 1999, elle était Vice-Président
exécutif et membre du Comité Exécutif d’Alcatel, chargée des
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années participations industrielles.

Néant. Mme Lauvergeon est Présidente du Directoire du Groupe Areva


depuis juillet 2001 et Président-directeur général d’Areva NC (ex
Cogema) depuis juin 1999.
Antoine Jeancourt-Galignani
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2000 – Dernier
72 ans renouvellement : 15 mai 2009 jusqu’en 2012.

Inspecteur des Finances, M. Jeancourt-Galignani exerce diverses Détient 2 000 actions.


fonctions au ministère des Finances, puis est nommé Directeur
Général adjoint du Crédit Agricole de 1973 à 1979. Il devient Mandats en cours
Directeur Général de la banque Indosuez en 1979, puis en est o Administrateur de TOTAL S.A. *
Président de 1988 à 1994. Président des Assurances Générales de
o Présidente du Directoire d’Areva *
France (AGF) de 1994 à 2001, il devient ensuite Président de
Gecina de 2001 à 2005, société dont il est resté administrateur o Président-directeur général d’Areva NC
jusqu’en 2009. o Administrateur de GDF Suez *
o Administrateur de Vodafone Group Plc *
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1994 – Dernier
renouvellement : 12 mai 2006 – Fin de mandat : 15 mai 2009. Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Vice-Président et membre du Conseil de surveillance de Safran *
Mandats en cours jusqu’en février 2009
o Président du Conseil de surveillance d’Euro Disney SCA * o Administrateur de FCI jusqu’en 2005
o Administrateur de Kaufman & Broad S.A. *
o Membre du Conseil de surveillance de Oddo et Cie Lord Levene of Portsoken

Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années 68 ans


o Administrateur de TOTAL S.A. * jusqu’en mai 2009
Lord Levene a occupé, de 1984 à 1995, diverses fonctions auprès
o Administrateur de Gecina * jusqu’en juin 2009 du ministère de la Défense, du Secrétaire d’État à l’Environnement,
o Administrateur de la Société Générale * jusqu’en 2008 du Premier Ministre et du ministère du Commerce du Royaume-Uni.
Il devient ensuite Senior adviser chez Morgan Stanley de 1996 à
o Membre du Conseil de surveillance de Hypo Real Estate 1998, puis Chairman de Bankers Trust International de 1998 à
Holding * (Allemagne) jusqu’en 2008 2002. Il est Lord Mayor de Londres de 1998 à 1999. Il est
o Président du Conseil du Groupe SNA (Liban) jusqu’en 2007 puis actuellement Président de Lloyd’s.
Administrateur jusqu’en 2008
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2005 – Dernier
o Administrateur de Société des Immeubles de France * jusqu’en
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
2007
o Administrateur des Assurances Générales de France * jusqu’en Détient 2 000 actions.
2007
o Membre du Conseil de surveillance de Jetix Europe N.V. * Mandats en cours
jusqu’en 2005 o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Président du Conseil d’administration de Gecina * jusqu’en 2005 o Chairman of Lloyd’s
o Chairman of International Financial Services
o Chairman of General Dynamics UK Ltd
Anne Lauvergeon
o Director of Haymarket Group Ltd
50 ans o Director of China Construction Bank *

Ingénieur en chef des Mines, Normalienne et agrégée de Sciences Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
physiques, Mme Lauvergeon, après différentes fonctions dans o Membre du Conseil de surveillance de Deutsche Börse * jusqu’en
l’industrie, a été nommée en 1990, Secrétaire Général Adjoint de la 2005

* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.

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Rapport du Président du Conseil d’administration


(article L. 225-37 du Code de commerce) GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

Claude Mandil Mandats en cours


o Administrateur de TOTAL S.A. *
67 ans
o Président du Conseil d’administration de BNP Paribas *
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur Général au Corps
o Administrateur de Lafarge *
des Mines, M. Mandil a exercé les fonctions d’ingénieur des Mines
pour les régions de Lorraine et de Bretagne. Il a ensuite été chargé o Administrateur de Saint-Gobain *
de mission à la Délégation de l’Aménagement du Territoire et de
l’Action Régionale (DATAR), puis Directeur Interdépartemental de o Membre du Conseil de surveillance d’AXA *
l’Industrie et de la Recherche et délégué régional de l’ANVAR. De o Administrateur d’EADS N.V. *
1981 à 1982, il a exercé les fonctions de Conseiller technique au
cabinet du Premier Ministre, responsable des secteurs de o Administrateur de Pargesa Holding S.A. * (Suisse)
l’industrie, de l’énergie et de la recherche. Il est ensuite nommé
o Administrateur de BNP Paribas Suisse
Directeur Général puis Président-directeur général de l’Institut de
Développement Industriel (IDI) jusqu’en 1988. Il devient Directeur o Membre du Conseil de surveillance de la Banque marocaine pour
Général du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) le Commerce et l’Industrie *
de 1988 à 1990. De 1990 à 1998, M. Mandil est Directeur Général
de l’Energie et des Matières Premières au Ministère de l’Industrie et o Censeur des Galeries Lafayette
devient le premier représentant de la France au Conseil de direction
de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Il en assume la Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
présidence de 1997 à 1998. En 1998, il est nommé Directeur
o Président de la Fédération Bancaire Européenne jusqu’en 2008
Général Délégué de Gaz de France puis, en avril 2000, Président de
l’Institut Français du Pétrole. De 2003 à 2007, il est Directeur o Administrateur de BNP Paribas UK Holdings Ltd jusqu’en 2005
Exécutif de l’AIE.

Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 16 mai 2008 et jusqu’en Thierry de Rudder


2011.
60 ans
Détient 1 000 actions.
Diplômé en mathématiques de l’Université de Genève et de
Mandats en cours l’Université Libre de Bruxelles, ainsi que de Wharton (MBA), M. de
o Administrateur de TOTAL S.A. * Rudder occupe diverses fonctions à Citibank de 1975 à 1986, puis
au sein du Groupe Bruxelles Lambert dont il est l’Administrateur-
o Administrateur de Institut Veolia Environnement délégué.

Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1999 – Dernier
o Administrateur de GDF Suez * de juillet à décembre 2008 renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.

Détient 3 956 actions.


Michel Pébereau
Mandats en cours
67 ans
o Administrateur de TOTAL S.A. *

Inspecteur général des Finances honoraire, M. Pébereau a occupé o Administrateur d’Imerys *


diverses fonctions au ministère de l’Économie et des Finances, o Administrateur de GDF Suez *
avant d’être successivement Directeur Général puis Président-
o Administrateur de Lafarge *
directeur général du Crédit Commercial de France (CCF) de 1982 à
1993. Président-directeur général de BNP puis de BNP Paribas de o Administrateur de Compagnie Nationale à Portefeuille *
1993 à 2003, il en est actuellement le Président du Conseil o Administrateur de Suez-Tractebel
d’administration. Il est également Président de l’European Financial
Round Table (EFRT) depuis 2009. o Administrateur-délégué de Groupe Bruxelles Lambert *
o Administrateur de Brussels Securities (Belgique)
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2000 – Dernier o Administrateur de GBL Treasury Center ** (Belgique)
renouvellement : 15 mai 2009 jusqu’en 2012.
o Administrateur de GBL Participations ** (Belgique)
Détient 2 356 actions. o Administrateur de Sagerpar ** (Belgique)

* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.


** Filiale détenue à 100% par Groupe Bruxelles Lambert (GBL).

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5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)

o Administrateur GBL Energy Sarl (Luxembourg) Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur GBL Verwaltung Sarl ** (Luxembourg) o Administrateur de Thalès * jusqu’en 2009
o Administrateur GBL Verwaltung GmbH ** (Allemagne) o Président du Conseil d’administration d’Alcatel-Lucent * jusqu’en
2008
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années o Membre du Conseil de surveillance d’Alcatel Deutschland GmbH
o Administrateur GBL Finance SA ** (Luxembourg) jusqu’en avril jusqu’en 2008
2009 o Membre du Conseil d’administration de l’École Polytechnique
o Administrateur de Immobilière Rue de Namur ** (Luxembourg) jusqu’en 2008
jusqu’en 2007 o Président du Conseil d’administration d’Alcatel USA Holdings
o Administrateur de SI Finance jusqu’en 2005 Corp. jusqu’en 2006
o Administrateur de l’Institut Pasteur jusqu’en 2005

Serge Tchuruk
Pierre Vaillaud
72 ans
74 ans
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur de l’armement,
M. Tchuruk occupe divers postes de responsable chez Mobil Diplômé de l’École Polytechnique, Ingénieur au corps des Mines et
Corporation, puis chez Rhône-Poulenc dont il devient Directeur diplômé de l’École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs,
Général en 1983. Président-directeur général de CDF-Chimie/ M. Vaillaud est successivement Ingénieur chez Technip, puis chez
Orkem de 1986 à 1990, il est ensuite Président-directeur général de Atochem, puis chez TOTAL. Directeur Général de TOTAL de 1989 à
TOTAL de 1990 à 1995. En 1995, il devient Président-directeur 1992, il est ensuite Président-directeur général de Technip de 1992
général d’Alcatel. De 2006 à 2008, il est Président du Conseil à 1999, puis d’Elf Aquitaine de 1999 à 2000.
d’administration d’Alcatel-Lucent.
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2000 – Dernier
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1989 – Dernier renouvellement : 12 mai 2006 – Fin de mandat : 15 mai 2009.
renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
Mandats en cours
Détient 61 060 actions.
o Membre du Conseil de surveillance d’Oddo et Cie
Mandats en cours
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Administrateur de TOTAL S.A. * jusqu’en mai 2009
o Administrateur de Weather Investment SPA
o Administrateur de Technip * jusqu’en 2007
o Membre du Conseil de surveillance de Cegelec jusqu’en 2006

* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.


** Filiale détenue à 100% par Groupe Bruxelles Lambert (GBL)

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Rapport du Président du Conseil d’administration


(article L. 225-37 du Code de commerce) GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

䡲 Autres informations

Lors de sa séance du 15 septembre 2009, le Conseil majorité d’administrateurs indépendants et les dirigeants sociaux
d’administration a nommé Charles Paris de Bollardière en qualité n’assistent pas à l’examen de leur propre situation.
de Secrétaire du Conseil en remplacement de Thierry Reveau de
Cyrières. Conformément au code AFEP-MEDEF, le Conseil d’administration
du 11 février 2009 a pris acte de la résiliation, à compter du même
Les administrateurs de la Société actuellement en fonction ont jour, des contrats de travail conclus entre la Société et ses
indiqué à la Société ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, ne dirigeants sociaux.
pas avoir été associés à une faillite, mise sous séquestre ou
liquidation, et ne pas avoir fait l’objet d’une sanction publique ou Depuis 2004, le Conseil d’administration dispose d’un Code
décision d’empêchement, telles que visées au point 14.1 de d’éthique financière qui, se référant au Code de conduite du
l’annexe I du règlement CE n° 809/2004 du 29 avril 2004. Groupe, en précise les obligations applicables aux mandataires
sociaux et aux responsables financiers et comptables du Groupe.
Le Conseil a chargé le Comité d’audit de veiller à la mise en place
et au suivi de l’application de ce code.
䡲 Code de gouvernement d’entreprise Le Conseil d’administration a mis en place dès 2005 un processus
d’alerte du Comité d’audit concernant les irrégularités en matière
de traitement comptable, de contrôle interne et d’audit.

TOTAL poursuit depuis de nombreuses années une démarche


active de gouvernement d’entreprise et, lors de sa réunion du 4

䡲 Règlement intérieur du Conseil


novembre 2008, le Conseil d’administration a confirmé sa décision
de se référer au code AFEP-MEDEF 2008 de gouvernement
d’entreprise des sociétés cotées. d’administration
Le code AFEP-MEDEF est disponible sur le site du MEDEF
(www.medef.fr – rubrique Gouvernement d’entreprise).

Certaines pratiques de la Société diffèrent, sur un nombre très Lors de sa séance du 13 février 2007, le Conseil d’administration a
limité de points, des dispositions du code AFEP-MEDEF. Elles adopté son règlement intérieur dont les dispositions reprennent, en
concernent les points suivants : s’y substituant, celles de la charte des administrateurs afin de
prendre en compte la dissociation des fonctions de Président et de
o Alors que le code AFEP-MEDEF retient la perte de la qualité Directeur Général, décidée lors de la même réunion.
d’administrateur indépendant à compter de l’expiration du
mandat au cours duquel l’administrateur a atteint une ancienneté Le règlement intérieur du Conseil d’administration précise les
de présence de plus de douze ans, ce critère d’ancienneté n’a obligations de chaque administrateur et fixe la mission et les règles
pas été appliqué pour un administrateur de la Société. Les de fonctionnement du Conseil d’administration. Il précise le rôle et
investissements et l’activité de la Société s’inscrivant dans le long les pouvoirs respectifs du Président et du Directeur Général. Il fait
terme, l’expérience et l’autorité apportées au Conseil par l’objet de revues régulières en vue de son adaptation aux évolutions
l’administrateur concerné permettent de renforcer son des règles et pratiques de gouvernance.
indépendance.
o Le Président du Conseil d’administration assure la présidence du Une présentation des éléments significatifs du règlement intérieur
Comité de nomination et de la gouvernance. Le Conseil figure ci-après. Le texte intégral de ce règlement figure sur le site
d’administration et le Comité lui-même ont considéré que la Internet de la Société.
présence du Président au sein du Comité de nomination et de la
gouvernance permettait de faire profiter cette instance de son Chaque administrateur s’engage à veiller à son indépendance
expérience ainsi que de sa connaissance des activités de d’analyse, de jugement, de décision et d’action, et à rejeter toute
l’entreprise, de l’environnement de celle-ci et des équipes pression pouvant s’exercer sur lui. Lorsque l’administrateur
dirigeantes, qui sont particulièrement utiles pour alimenter les participe aux réunions du Conseil et exprime son vote, il représente
réflexions du Comité sur la sélection des dirigeants sociaux et l’ensemble des actionnaires de la Société et agit dans l’intérêt
des administrateurs de la Société. Le fait que le Président du social. L’administrateur participe activement aux travaux du
Conseil, qui n’exerce pas de fonctions exécutives, assure la Conseil, grâce notamment aux informations qui lui sont transmises
présidence du Comité permet d’assurer des liens plus étroits par la Société.
entre les deux instances, le Comité ayant en charge l’examen du
fonctionnement du Conseil et l’ensemble des questions relatives L’administrateur consacre à la préparation des séances du Conseil
à la gouvernance du Groupe. Enfin, ce Comité est constitué en d’administration ainsi que des Comités auxquels il siège, le temps

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5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)

nécessaire à l’examen des dossiers qui lui sont adressés. Il peut o arrête, chaque année, la liste des administrateurs considérés
demander à tout dirigeant social tout complément d’information qui comme indépendants au regard des critères généralement
lui est nécessaire ou utile. S’il le juge nécessaire, il peut demander à reconnus en matière de gouvernement d’entreprise et en
bénéficier d’une formation sur les spécificités de l’entreprise, ses particulier ceux définis dans le code AFEP-MEDEF ;
métiers et son secteur d’activité. Sauf impossibilité dont le o procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.
Président du Conseil aura été préalablement averti, l’administrateur
participe à toutes les séances du Conseil et à toutes celles des À ce titre, il s’assure, en particulier, le cas échéant avec le concours
Comités dont il est membre, ainsi qu’aux assemblées générales de ses comités spécialisés :
d’actionnaires.
o de la bonne définition des pouvoirs dans l’entreprise, ainsi que du
L’administrateur informe le Conseil des situations de conflit bon exercice des pouvoirs et responsabilités respectifs des
d’intérêts dans lesquelles il peut se trouver et des projets qui lui organes de la Société ;
sont proposés et auxquels il envisagerait de participer. Il exprime
o qu’aucune personne ne dispose seule, pour le compte de la
clairement son opposition éventuelle aux projets discutés au sein
Société, du pouvoir d’engager une dépense et de procéder au
du Conseil. Il détient au moins 1 000 actions au nominatif (à
paiement correspondant ;
l’exception de l’administrateur représentant les salariés actionnaires
qui bénéficie de dispositions statutaires plus souples) et respecte o du bon fonctionnement des organes internes de contrôle et du
strictement les textes relatifs à l’utilisation d’informations caractère satisfaisant des conditions d’exercice de leur mission
privilégiées. L’obligation de détenir au moins 1 000 actions pendant par les commissaires aux comptes ;
toute la durée de ses fonctions constitue une restriction, acceptée o du bon fonctionnement des Comités qu’il a créés.
par chaque administrateur lors de son entrée en fonction, à la
possibilité de céder tout ou partie de sa participation dans le capital Le Conseil d’administration est régulièrement informé, par
social de la Société. l’intermédiaire du Comité d’audit, de la situation financière, de la
situation de trésorerie et des engagements du Groupe.
Le règlement intérieur prévoit, outre la détention sous la forme
nominative de l’ensemble des actions et ADR de TOTAL S.A. et de Le fonctionnement du Conseil d’administration : le Conseil
ses filiales cotées, l’interdiction des opérations sur instruments d’administration se réunit au moins quatre fois par an et chaque fois
financiers à découvert ou en report portant sur ces mêmes titres, et que les circonstances l’exigent.
l’interdiction des transactions sur les actions de TOTAL S.A.
pendant les quinze jours civils précédant l’annonce des résultats Le Conseil d’administration est, en principe, convoqué par lettre
périodiques de la Société ainsi que le jour de l’annonce. envoyée huit jours à l’avance. Les documents dont l’examen est
nécessaire à la prise de décision des administrateurs sont, dans la
La mission du Conseil d’administration consiste en premier lieu à mesure du possible, joints à la convocation ou bien leur sont
déterminer les orientations de l’activité de la Société et à veiller à transmis dans les jours qui suivent celle-ci. Le procès-verbal de
leur mise en œuvre. chaque réunion fait l’objet d’une approbation expresse lors de la
réunion suivante du Conseil.
Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées
d’actionnaires et dans la limite de l’objet social, le Conseil se saisit Les administrateurs sont présents, représentés ou participent à la
de toute question intéressant la bonne marche de la Société et réunion par des moyens de visioconférence ou de
règle par ses délibérations les affaires qui la concernent. télécommunication satisfaisant aux caractéristiques techniques
prévues par la réglementation.
Dans ce cadre et sans que cette énumération soit exhaustive, le
Conseil : Le Conseil crée les comités spécialisés, permanents ou non, qui
sont requis par la législation applicable ou qu’il estime opportuns.
o désigne les dirigeants sociaux et contrôle l’exécution de leurs Le Conseil alloue des jetons de présence aux administrateurs et
missions respectives ; peut allouer des jetons de présence supplémentaires aux
administrateurs participant à des comités spécialisés du Conseil, en
o détermine les orientations stratégiques de l’activité de la Société
respectant le montant global fixé à cet effet par l’Assemblée
et, plus généralement, du Groupe ;
générale. Les dirigeants sociaux ne perçoivent pas de jetons de
o approuve les opérations d’investissement et de présence pour leur participation aux travaux du Conseil et des
désinvestissement envisagées par le Groupe lorsque celles-ci Comités.
portent sur des montants supérieurs à 3% des fonds propres,
que ces opérations entrent ou non dans le cadre de la stratégie Le Conseil d’administration, sur proposition de son Président,
annoncée ; désigne un Secrétaire. Tous les membres du Conseil
o est tenu informé de tout événement important concernant la d’administration peuvent consulter le Secrétaire et bénéficier de ses
marche de la Société en particulier des investissements et services. Le Secrétaire est responsable de toutes les procédures
désinvestissements supérieurs à 1% des fonds propres ; relatives au fonctionnement du Conseil d’administration que ce
dernier examinera périodiquement.
o veille à la qualité de l’information fournie aux actionnaires ainsi
qu’aux marchés financiers à travers les comptes qu’il arrête et le Le Conseil procède, à intervalles réguliers n’excédant pas trois ans,
Document de référence, ou à l’occasion d’opérations majeures ; à une évaluation de son propre fonctionnement. Il procède en outre
o convoque et fixe l’ordre du jour des assemblées générales ; annuellement à un débat sur son fonctionnement.

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Rapport du Président du Conseil d’administration


(article L. 225-37 du Code de commerce) GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE

Rôle et pouvoirs du Président : le Président représente le Conseil o s’assurer de la mise en place des procédures de contrôle interne
d’administration et, sauf circonstance exceptionnelle, est seul et de gestion des risques, et assurer le suivi de leur efficacité
habilité à agir et à s’exprimer au nom du Conseil d’administration. Il avec le concours de l’audit interne ;
organise et dirige les travaux du Conseil d’administration et veille à o assurer le suivi du processus d’élaboration de l’information
un fonctionnement efficace des organes sociaux dans le respect financière ;
des principes de bonne gouvernance. Il assure la liaison entre le
Conseil d’administration et les actionnaires de la Société en o s’assurer de la mise en place et du bon fonctionnement d’un
concertation avec la Direction Générale ; il veille à la qualité de comité de contrôle des informations à publier, prendre
l’information financière diffusée par la Société. En étroite connaissance de ses conclusions ;
coordination avec la Direction Générale, il peut représenter la o examiner les programmes annuels de travaux des auditeurs
Société dans ses relations de haut niveau avec les pouvoirs publics externes et internes ;
et les grands partenaires du Groupe, tant au plan national
o être régulièrement informé des travaux d’audit, examiner le
qu’international. Il est tenu régulièrement informé par le Directeur
rapport annuel d’audit interne et les autres rapports
Général des événements et situations significatifs relatifs à la vie du
(commissaires aux comptes, rapports annuels, etc.) ;
Groupe et peut lui demander toute information propre à éclairer le
Conseil d’administration et ses Comités. Il peut entendre les o examiner la pertinence du choix des principes et méthodes
commissaires aux comptes en vue de la préparation des travaux du comptables ;
Conseil d’administration et du Comité d’audit. o examiner les conditions d’utilisation des produits dérivés ;
Pouvoirs du Directeur Général : le Directeur Général assume sous o à la demande du Conseil, examiner les opérations majeures
sa responsabilité la direction générale de la Société. Il préside le envisagées par le Groupe ;
Comité exécutif et le Comité directeur du Groupe. Il est investi des o prendre connaissance de l’état annuel des contentieux
pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom importants ;
de la Société sous réserve des pouvoirs que la loi attribue au
Conseil d’administration et à l’Assemblée générale des o veiller à la mise en place et au suivi du Cod