2009 Document Reference VF
2009 Document Reference VF
historiques p. 160
Informations complémentaires p. 161
Politique de distribution des dividendes p. 161
PRÉSENTATION DES Procédures judiciaires et d’arbitrage p. 161
2 ACTIVITÉS
Histoire et évolution de TOTAL
p. 7
p. 8
Changements significatifs p. 166
Secteur Amont p. 9
Secteur Aval
Secteur Chimie
p. 38
p. 46
8 RENSEIGNEMENTS
GÉNÉRAUX
p. 167
Investissements p. 52 Capital social p. 168
Organigramme p. 53 Acte constitutif et statuts ; autres
Propriétés immobilières, usines et informations p. 173
équipements p. 54 Autres renseignements p. 177
Schéma d’organisation p. 56 Documents accessibles au public p. 178
Informations sur les participations p. 179
RAPPORT DE GESTION p. 59
3 Examen de la situation financière et des
résultats p. 60
9 ANNEXE 1 – COMPTES
CONSOLIDÉS
p. 181
l’environnement p. 83
Autres risques
Assurances et couverture des risques
p. 85
p. 91
10 ANNEXE 2 – INFORMATIONS
COMPLÉMENTAIRES SUR
L’ACTIVITÉ D’HYDROCARBURES
(NON AUDITÉES) p. 269
Informations sur l’activité d’hydrocarbures
GOUVERNEMENT au titre de la réglementation de
5 D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil
p. 93 l’Accounting Standards Codification 932
Autres informations complémentaires
p. 270
p. 286
d’administration (article L. 225-37 du Code
de commerce) p. 94
Rapport des commissaires aux comptes
(article L. 225-235 du Code de commerce) p. 112
11 ANNEXE 3 – TOTAL S.A.
Rapport spécial des commissaires aux
p. 287
Direction Générale p. 114 comptes sur les conventions et
Contrôleurs légaux des comptes p. 115 engagements réglementés p. 288
Rémunération des organes Rapport des commissaires aux comptes
d’administration et de direction p. 116 sur les comptes annuels p. 290
Effectifs, participation au capital p. 133 Comptes sociaux Société mère p. 291
Annexe aux comptes sociaux p. 295
Autres informations financières Société
mère p. 309
Informations d’ordre social et
TOTAL ET SES ACTIONNAIRES p. 137 environnemental p. 314
6 Cotation boursière
Dividende
p.
p.
138
143
Information financière consolidée des cinq
derniers exercices p. 320
Rachats d’actions p. 145
Actionnariat p. 150
Communication avec les actionnaires p. 155
LEXIQUE p. 321
TABLE DE CONCORDANCE p. 325
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2009
« J’atteste, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document de référence sont,
à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sociaux et consolidés de TOTAL S.A. sont établis conformément aux normes comptables
applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises
comprises dans la consolidation, et que le Rapport de gestion du Conseil d’administration figurant en pages 59 à 71 du présent Document de
référence présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des
entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
J’ai obtenu des contrôleurs légaux des comptes une lettre de fin de travaux, dans laquelle ils indiquent avoir procédé à la vérification des
informations portant sur la situation financière et les comptes données dans le présent Document de référence ainsi qu’à la lecture d’ensemble
de ce document.
Les informations financières historiques présentées dans le présent Document de référence ont fait l’objet de rapports des contrôleurs légaux,
figurant en pages 182 et 290 dudit document. »
Christophe de Margerie
Directeur Général
Le présent Document de référence a été déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 1er avril 2010 conformément à
l’article 212-13 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération financière
s’il est complété par une note d’opération et un résumé, visés par l’Autorité des marchés financiers.
Le présent Document de référence inclut, conformément aux VI et VIII de l’article 212-13 précité, le Rapport financier annuel prévu
au I de l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier.
TOTAL / i
GNL : gaz naturel liquéfié
Abréviations GPL : gaz de pétrole liquéfié
ROE Return on Equity (rentabilité des capitaux propres)
b: baril ROACE : Return on Average Capital Employed (rentabilité des
pc : pied cube capitaux mis en œuvre)
/j : par jour
/an : par an
€: euro Table de conversion
$ et/ou dollar : dollar américain
t: tonne métrique 1 bep = 1 baril équivalent pétrole = environ 5 490 pc de gaz*
bep : baril équivalent pétrole 1 b/j = environ 50 t/an
kbep/j : kilo (millier) bep/j 1 t = environ 7,5 b (pour une densité de 37°API)
kb/j : kilo (millier) baril/j 1 Gm3/an = environ 0,1 Gpc/j
Btu : British thermal unit 1 m3 = environ 35,3 pc
M: million 1 t de GNL = environ 48 kpc de gaz
G: milliard 1 Mt/an de GNL = environ 131 Mpc/j
MW : mégawatt
MWc : mégawatt crête
TWh : térawatt heure * Ce taux, calculé sur le contenu énergétique équivalent moyen des réserves de
ERMI : European Refining Margin Indicator. Indicateur de marge de gaz naturel de TOTAL, est sujet à changement.
raffinage sur frais variables d’une raffinerie complexe théorique
d’Europe du Nord située à Rotterdam. Cette raffinerie traite un
cocktail de bruts représentatif de l’approvisionnement moyen Définitions
de la zone pour fournir les grands produits cotés dans la
même zone. Les termes « TOTAL » et « Groupe » utilisés dans le présent Document de
IFRS : International Financial Reporting Standards référence réfèrent, de façon collective, à TOTAL S.A. et à l’ensemble de ses
API : American Petroleum Institute filiales consolidées directes et indirectes situées en France ou hors de France.
(a) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
(b) Y compris quote-part dans CEPSA.
(c) Y compris Trading et quote-part dans CEPSA.
(d) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.
TOTAL / 1
1 CHIFFRES CLÉS Informations financières sélectionnées
Données consolidées en millions d’euros, à l’exception du résultat par action, du dividende, du nombre d’actions et des pourcentages.
(a) Les résultats ajustés se définissent comme les résultats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors quote-part, pour TOTAL, des éléments d’ajustement
et, à partir de 2009, des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
(b) Calculé sur le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice.
(c) Dividende 2009 : sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
(d) Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
Résultat opérationnel net ajusté des Résultat net ajusté dilué par action
secteurs
13 961
12 231 6,20
5,37
7 607 M€ 3,48 €
Amont
Aval
Chimie
2007 2008 2009 2007 2008 2009
TOTAL / 3
1 CHIFFRES CLÉS Informations financières sélectionnées
䊳 Secteur Amont
Production d’hydrocarbures Réserves de liquides et de gaz
2 391 2 341 2 281 kbep/j 10 449 10 458 10 483 Mbep
Europe
Afrique
Amériques
Moyen-Orient Liquides
Asie Gaz
䊳 Secteur Aval
Ventes de produits raffinés y compris Capacité de raffinage en fin d’année
Trading
3 774(a) 3 658 3 616 kb/j 2 598 2 604 2 594 kb/j
䊳 Secteur Chimie
Chiffre d’affaires 2009 hors Groupe Résultat opérationnel net ajusté 2009
Chimie
de Base
0,02 G€
Spécialités
6,07 G€
Chimie Spécialités
de Base 0,28 G€
8,66 G€
Actionnaires
institutionnels Reste de l’Europe Royaume-Uni
88% 22% 12%
(a) Estimations au 31 décembre 2009, hors détention intra-Groupe. (a) Estimations au 31 décembre 2009, hors détention intra-Groupe.
Répartition des effectifs par secteur (a) Répartition des effectifs par zone
géographique (a)
Holding
1,4% Amont
17,3%
Reste de l’Europe
27,3% Reste du monde
34,9%
Aval
Chimie 35%
46,3% France
37,8%
(a) Sociétés consolidées. Effectifs au 31 décembre 2009 : 96 387 employés. (a) Sociétés consolidées. Effectifs au 31 décembre 2009 : 96 387 employés.
TOTAL / 5
1 CHIFFRES CLÉS
TOTAL / 7
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Histoire et évolution de TOTAL
TOTAL S.A., société anonyme de droit français créée en France le La stratégie du Groupe, dont la mise en œuvre s’appuie sur le
28 mars 1924, forme aujourd’hui avec l’ensemble des sociétés du déploiement d’un modèle de croissance durable conjuguant
Groupe le cinquième groupe pétrolier intégré international coté l’acceptabilité de ses opérations et un programme soutenu
dans le monde 1. d’investissements rentables, a pour objectifs :
Présent dans plus de 130 pays, TOTAL exerce ses activités dans o la croissance de ses activités d’exploration et de production
tous les secteurs de l’industrie pétrolière : Amont (exploration, d’hydrocarbures, et le renforcement de sa position mondiale
développement et production de pétrole et de gaz naturel, GNL) et parmi les leaders sur les marchés du gaz naturel et du GNL ;
Aval (raffinage, distribution, trading et transport maritime de pétrole
o l’élargissement progressif de l’offre énergétique en
brut et de produits pétroliers).
accompagnant la croissance des énergies nouvelles
complémentaires (solaire, biomasse, nucléaire) ;
TOTAL exerce également ses activités dans la Chimie de Base
(pétrochimie et fertilisants) et dans la Chimie de Spécialités dont les o l’adaptation de son outil de raffinage à l’évolution des marchés
produits sont principalement destinés à l’industrie. En outre, TOTAL et, dans le Marketing, la consolidation de ses positions en
détient des participations dans des mines de charbon et le secteur Europe, tout en poursuivant des développements ciblés sur les
de la production d’électricité. Par ailleurs, TOTAL détient une marchés d’Afrique et d’Asie-Pacifique ;
participation financière dans Sanofi-Aventis. o le développement de la chimie, en particulier en Asie et au
Moyen-Orient, tout en améliorant la compétitivité de ses
La Société a débuté ses activités Amont au Moyen-Orient en 1924. opérations sur les marchés matures ;
Elle s’est depuis développée et a étendu sa présence dans le o la poursuite d’efforts intensifs de recherche et développement
monde entier. Début 1999, la Société a pris le contrôle de PetroFina pour développer des sources d’énergies « propres », contribuer à
S.A. (ci-après désignée « PetroFina » ou « Fina ») et, début 2000, la modération de la demande en énergie et participer à la lutte
celui d’Elf Aquitaine (ci-après désignée « Elf Aquitaine » ou « Elf »). contre le réchauffement climatique.
䊳 Secteur Amont
Le secteur Amont de TOTAL englobe les activités Exploration & La rentabilité des capitaux employés moyens (ROACE 3) de l’Amont
Production et Gaz & Énergies Nouvelles. est de 18% en 2009 contre 36% en 2008.
Le Groupe mène des activités d’exploration et de production dans Prix de vente liquides et gaz (a) 2009 2008 2007
plus de quarante pays et produit du pétrole et du gaz dans trente
Prix moyen de vente liquides ($/b) 58,1 91,1 68,9
pays. Prix moyen de vente gaz ($/Mbtu) 5,17 7,38 5,40
2,28 Mbep/j d’hydrocarbures produits en 2009 (a) Filiales consolidées, hors marges fixes et buy-backs.
10,5 Gbep de réserves prouvées d’hydrocarbures au Le prix moyen de vente des liquides de TOTAL a diminué de 36%
31 décembre 2009 1 sur l’année 2009 par rapport à 2008. Les prix moyens de vente du
gaz ont diminué de 30%.
Investissements 2009 : 9,9 milliards d’euros
Productions
16 628 collaborateurs
Productions d’hydrocarbures 2009 2008 2007
Données financières du secteur Amont Productions combinées (kbep/j) 2 281 2 341 2 391
Liquides (kb/j) 1 381 1 456 1 509
(en millions d’euros) 2009 2008 2007 Gaz (Mpc/j) 4 923 4 837 4 839
Chiffre d’affaires hors Groupe 16 072 24 256 19 706
Résultat opérationnel ajusté 12 879 23 639 19 514
Résultat opérationnel net ajusté 6 382 10 724 8 849
Asie
Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté Europe
de l’Amont s’établit à 6 382 millions d’euros contre
Amériques
10 724 millions d’euros en 2008, soit une diminution de 40%.
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté de l’Amont
est de 8,9 milliards de dollars, soit une réduction de 44% par
rapport à l’année 2008, qui s’explique essentiellement par l’impact
de la baisse du prix de vente des hydrocarbures. Afrique Moyen-Orient
TOTAL / 9
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Sur l’ensemble de l’année 2009, la production d’hydrocarbures a Le taux de renouvellement des réserves prouvées 2, établies selon
été de 2 281 kbep/j, en baisse de 2,6% par rapport à 2008, les règles de la SEC, ressort à 103%. Si l’on exclut les acquisitions
essentiellement en raison des éléments suivants : et les cessions, il est de 93%.
o +2% grâce à l’impact du démarrage et de la montée en
Fin 2009, TOTAL possède un portefeuille solide et diversifié de
puissance des nouveaux projets net du déclin naturel des
réserves prouvées et probables 3 représentant plus de vingt ans de
productions ;
durée de vie au niveau de production moyen de 2009 et des
o +1,5% lié à l’effet prix 1 ; ressources 4 représentant plus de quarante ans de durée de vie.
o -3% liés aux réductions OPEP et à la baisse de demande de gaz ;
Réserves
Au 31 décembre 2009 2008 2007
Réserves d’hydrocarbures (Mbep) 10 483 10 458 10 449
Liquides (Mb) 5 689 5 695 5 778
Gaz (Gpc) 26 318 26 218 25 730
Asie Europe
Amériques
Moyen-Orient
Afrique
TOTAL / 11
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
de l’année, à l’exception des cas où les prix sont définis généralement inférieur à celui de la baisse des réserves associées
contractuellement, sans actualisation. Le prix moyen du Brent aux contrats de partage de production ou de buy-back. Pour cette
retenu comme référence pour l’année 2009 est de 59,91$/b. Les raison, une hausse des prix se traduit globalement par une baisse
réserves prouvées des années 2008 et 2007 ont été calculées sur la des réserves de TOTAL.
base de prix de fin d’année.
‹ Production
Au 31 décembre 2009, les réserves prouvées de pétrole et de gaz
de TOTAL atteignaient 10 483 Mbep (dont 56% de réserves
La production moyenne par jour de liquides et de gaz naturel a été
prouvées développées). Les liquides (pétrole brut, liquides de gaz
de 2 281 kbep/j en 2009, contre 2 341 kbep/j en 2008.
naturel et bitume) représentaient environ 54% de ces réserves et le
gaz naturel 46%. Ces réserves étaient situées en Europe
(principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique Les liquides ont représenté environ 61% et le gaz naturel 39% de la
(principalement en Angola, au Gabon, en Libye, au Nigeria et dans production globale de TOTAL en 2009.
la République du Congo), en Amérique (principalement au Canada,
aux États-Unis, en Argentine et au Venezuela), au Moyen-Orient Le tableau de la page suivante présente la production journalière
(principalement en Oman, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au moyenne de liquides et de gaz naturel revenant à TOTAL par zone
Yémen) et en Asie (principalement en Indonésie et au Kazakhstan). géographique et pour chacun des trois derniers exercices.
Au 31 décembre 2008, les réserves prouvées de pétrole et de gaz À l’instar de ses homologues du secteur, TOTAL ne détient souvent
de TOTAL atteignaient 10 458 Mbep (dont 50% de réserves qu’une participation dans les champs, le solde étant détenu par
prouvées développées). Les liquides représentaient environ 54% de d’autres partenaires (parmi lesquels peuvent figurer d’autres
ces réserves et le gaz naturel 46%. Ces réserves étaient situées en compagnies pétrolières internationales, des compagnies pétrolières
Europe (principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique d’État ou des organismes publics). TOTAL intervient fréquemment
(principalement en Algérie, en Angola, au Gabon, en Libye, au en qualité d’opérateur, c’est-à-dire en tant que responsable
Nigeria et dans la République du Congo), en Amérique technique de la production sur les champs dans lesquels il détient
(principalement au Canada, en Bolivie, en Argentine et au une participation. Une description des actifs producteurs du
Venezuela), au Moyen-Orient (principalement en Oman, au Qatar, secteur Amont, figure dans les tableaux « Présentation des activités
aux Émirats arabes unis et au Yémen) et en Asie (principalement en par zone géographique » aux pages suivantes.
Indonésie et au Kazakhstan).
L’activité Trading & Shipping du secteur Aval a commercialisé en
Au 31 décembre 2007, les réserves prouvées de pétrole et de gaz 2009, comme en 2008 et 2007, la quasi-totalité de la production de
de TOTAL atteignaient 10 449 Mbep (dont 52% de réserves liquides du secteur Amont (voir tableau « Ressources et débouchés
prouvées développées). Les liquides représentaient environ 55% de de pétrole brut » page 44 ).
ces réserves et le gaz naturel 45%. Ces réserves étaient situées en
Europe (principalement en Norvège et au Royaume-Uni), en Afrique La production de gaz naturel de TOTAL est majoritairement vendue
(principalement en Angola, au Gabon, en Libye, au Nigeria et dans dans le cadre de contrats à long terme. Toutefois, sa production
la République du Congo), en Amérique (principalement au Canada, nord-américaine est pour l’essentiel vendue sur des marchés spot
en Argentine et au Venezuela), au Moyen-Orient (principalement en ainsi qu’une partie de sa production britannique, norvégienne et
Oman, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Yémen) et en Asie argentine. Les contrats à long terme dans le cadre desquels TOTAL
(principalement en Indonésie et au Kazakhstan). vend sa production de gaz naturel prévoient généralement un prix
lié, entre autres facteurs, aux prix moyens du pétrole brut et
d’autres produits pétroliers ainsi que, dans certains cas, à l’indice
‹ Sensibilité des réserves au prix des
du coût de la vie. Bien que le prix du gaz naturel ait tendance à
hydrocarbures fluctuer dans le sillage de celui du pétrole brut, il s’écoule un certain
laps de temps avant que les variations des prix du pétrole brut
Une variation du prix de référence entraîne une variation inverse n’aient un impact sur les prix du gaz naturel. Du fait de la
non proportionnelle des réserves associées aux contrats de partage corrélation entre le prix contractuel du gaz naturel et les prix du
de production et de buy-back (représentant près de 32% des pétrole brut, les prix contractuels ne sont généralement pas
réserves de TOTAL à fin 2009). En effet, TOTAL dispose, en vertu affectés par les fluctuations à court terme du prix du gaz naturel
de ces contrats, d’une partie de la production dont la vente doit spot. Certains de ces contrats long-terme, notamment en
permettre le remboursement de ses dépenses. Plus les prix sont Indonésie, au Qatar, au Nigeria et en Norvège prévoient la livraison
élevés, plus le nombre de barils nécessaire au remboursement d’un de quantités fixes et déterminables de gaz naturel. TOTAL prévoit
même coût est faible. Par ailleurs, la quantité de barils récupérable de satisfaire l’essentiel de ces engagements grâce à la production
au titre de ces contrats peut aussi varier en fonction de critères tels de ses réserves prouvées développées. Le Groupe, si nécessaire,
que la production cumulée, le taux de retour sur investissements ou pourrait recourir au marché spot ou à ses réserves non
le ratio revenus sur dépenses cumulées. Cette baisse est en partie développées pour satisfaire ces engagements (voir Chapitre 10
compensée par un allongement de la durée d’exploitation « Informations complémentaires sur l’activité d’hydrocarbures (non
économique des champs. Toutefois, l’effet de cet allongement est auditées) »).
(a) Il s’agit uniquement de bitumes. Toute la production de bitume du Groupe se situe au Canada.
(b) Il s’agit essentiellement de la quote-part de TOTAL des productions de CEPSA en Algérie.
(c) Il s’agit essentiellement de la quote-part de TOTAL dans la production de PetroCedeño au Venezuela.
TOTAL / 13
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Le tableau ci-dessous présente les actifs en production de TOTAL par zone géographique en précisant l’année de début d’activité dans le
pays, la participation du Groupe, et le statut d’opérateur.
Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Nigeria 1962
OML 58 (40,00%)
OML 99 Amenam-Kpono (30,40%)
OML 100 (40,00%)
OML 102 (40,00%) OML 102 - Ekanga (40,00%)
OML 130 (24,00%)
Shell Petroleum Development Company (SPDC
10,00%)
Bonga (12,50%)
République du Congo 1928
Kombi-Likalala (65,00%)
Nkossa (53,50%)
Nsoko (53,50%)
Moho Bilondo (53,50%)
Sendji (55,25%)
Tchendo (65,00%)
Tchibeli-Litanzi-Loussima (65,00%)
Tchibouela (65,00%)
Yanga (55,25%)
Loango (50,00%)
Zatchi (35,00%)
Amérique du nord
Canada 1999
Surmont (50,00%)
États-Unis 1957
Matterhorn (100,00%)
Virgo (64,00%)
Plusieurs actifs dans la zone de Barnett Shale (25,00%)
Tahiti (17,00%)
Amérique du sud
Argentine 1978
Aguada Pichana (27,27%)
Aries (37,50%)
Cañadon Alfa Complex (37,50%)
Carina (37,50%)
Hidra (37,50%)
San Roque (24,71%)
Sierra Chata (2,51%)
Bolivie 1995
San Alberto (15,00%)
San Antonio (15,00%)
Colombie 1973
Caracara (34,18%) (k)
Cupiagua (19,00%)
Cusiana (19,00%)
Espinal (7,32%) (k)
San Jacinto/Rio Paez (8,14%) (k)
Trinité-et-Tobago 1996
Angostura (30,00%)
Venezuela 1980
PetroCedeño (30,323%)
Yucal Placer (69,50%)
Asie-pacifique
Brunei 1986
Maharaja Lela Jamalulalam (37,50%)
Indonésie 1968
Bekapai (50,00%)
Handil (50,00%)
Peciko (50,00%)
Sisi-Nubi (47,90%)
Tambora-Tunu (50,00%)
Badak (1,05%)
Nilam - gaz et condensats (9,29%)
Nilam - huile (10,58%)
Myanmar 1992
Yadana (31,24%)
Thaïlande 1990
Bongkot (33,33%)
TOTAL / 15
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
Communauté des États indépendants
Azerbaïdjan 1996
Shah Deniz (10,00%)
Russie 1989
Khariaga (50,00%)
Europe
France 1939
Lacq (100,00%)
Meillon (100,00%)
Pecorade (100,00%)
Vic-Bilh (73,00%)
Lagrave (100,00%)
Lanot (100,00%)
Dommartin-Lettrée (56,99%)
Itteville (78,73%)
La Croix-Blanche (100,00%)
Rousse (100,00%)
Vert-le-Grand (90,05%)
Vert-le-Petit (100,00%)
Norvège 1965
Skirne (40,00%)
Åsgard (7,68%)
Ekofisk (39,90%)
Eldfisk (39,90%)
Embla (39,90%)
Gimle (4,90%)
Glitne (21,80%)
Gungne (10,00%)
Heimdal (16,76%)
Hod (25,00%)
Huldra (24,33%)
Kristin (6,00%)
Kvitebjørn (5,00%)
Mikkel (7,65%)
Oseberg (10,00%)
Oseberg East (10,00%)
Oseberg South (10,00%)
Sleipner East (10,00%)
Sleipner West (9,41%)
Snøhvit (18,40%)
Snorre (6,18%)
Statfjord East (2,80%)
Sygna (2,52%)
Tor (48,20%)
Tordis (5,60%)
Troll I (3,69%)
Troll II (3,69%)
Tune (10,00%)
Tyrihans (23,18%)
Vale (24,24%)
Valhall (15,72%)
Vigdis (5,60%)
Vilje (24,24%)
Visund (7,70%)
Yttergryta (24,50%)
Pays-Bas 1964
F6a gaz (55,66%)
F6a huile (65,68%)
F15a Jurassic (38,20%)
F15a Triassic (32,47%)
J3a (30,00%)
K1a (40,10%)
K3b (56,16%)
K4a (50,00%)
K4b/K5a (36,31%)
Début de
l’activité dans Actifs en production opérés par le Groupe Actifs en production non opérés par le Groupe
le pays (Part Groupe en %) (Part Groupe en %)
K5b (45,27%)
K5F (40,39%)
K6/L7 (56,16%)
L1a/L1d (60,00%)
L1e/L1f (55,66%)
L4a (55,66%)
E16a (16,92%)
E17a/E17b (14,10%)
J3b/J6 (25,00%)
Q16a (6,49%)
Royaume-Uni 1962
Alwyn North, Dunbar, Ellon, Grant
Nuggets (100,00%)
Elgin-Franklin (EFOG 46,17%) (c)
Forvie Nord (100,00%)
Glenelg (49,47%)
Jura (100,00%)
Otter (81,00%)
West Franklin (EFOG 46,17%) (c)
Alba (12,65%)
Armada (12,53%)
Bruce (43,25%)
Champs unitisés Markham (7,35%)
ETAP (Mungo, Monan) (12,43%)
Everest (0,87%)
Keith (25,00%)
Maria (28,96%)
Nelson (11,53%)
Seymour (25,00%)
Moyen-orient
Émirats arabes unis 1939
Abu Dhabi - Abu Al Bu Khoosh (75,00%)
Abu Dhabi offshore (13,33%) (d)
Abu Dhabi onshore (9,50%) (e)
GASCO (15,00%)
ADGAS (5,00%)
Iran 1954
Dorood (55,00%) (f)
South Pars 2 & 3 (40,00%) (g)
Oman 1937
Divers champs onshore (bloc 6) (4,00%) (h)
Champ de Mukhaizna (bloc 53) (2,00%) (i)
Qatar 1936
Al Khalij (100,00%)
Dolphin (24,50%)
North Field - NFB (20,00%)
North Field -Qatargas 2 Train 5 (16,70%)
Syrie 1988
Deir Ez Zor (Al Mazraa, Atalla North, Jafra, Marad,
Qahar, Tabiyeh) (100,00%) (j)
Yémen 1987
Kharir/Atuf (bloc 10) (28,57%)
Al Nasr (bloc 5) (15,00%)
(a) La participation financière du Groupe dans l’entité locale est d’environ 100% dans tous les cas, sauf concernant Total Gabon (57,96%), Total E&P Cameroun (75,80%) et
certaines entités en Algérie, à Abou Dabi, en Oman et au Royaume-Uni (voir notes b à l ci-dessous).
(b) TOTAL détient une participation indirecte de 19,41% dans le champ de Ourhoud et de 48,83% dans le champ de RKF via CEPSA (société mise en équivalence).
(c) TOTAL détient une participation indirecte de 35,8% dans le champ d’Elgin-Franklin via EFOG.
(d) Participation de 13,33% via ADMA (société mise en équivalence). TOTAL est également associé aux opérations de Abu Dhabi Marine Operating Company.
(e) Participation de 9,50% via ADPC (société mise en équivalence). TOTAL est également associé aux opérations de Abu Dhabi Company For Onshore Oil Operation.
(f) TOTAL a transféré à la NIOC (National Iranian Oil Company) les opérations du champ de Dorood. Le Groupe détient une participation de 55,00% dans le consortium étranger.
(g) TOTAL a transféré les opérations à la NIOC pour les phases 2 et 3 du champ de South Pars. Le Groupe détient une participation de 40,00% dans le consortium étranger.
(h) TOTAL détient une participation directe de 4,00% dans Petroleum Development Oman LLC, opérateur du bloc 6 dans lequel TOTAL détient une participation indirecte de
4,00% via Pohol (société mise en équivalence). Le Groupe détient également une participation de 5,54% dans l’usine de liquéfaction d’Oman LNG (trains 1 et 2), et une
participation indirecte de 2,04% via OLNG dans Qalhat LNG (train 3).
(i) TOTAL détient une participation directe de 2,00% dans le bloc 53.
(j) Opéré par la société DEZPC détenue à 50,00% par TOTAL et 50,00% par SPC.
(k) TOTAL détient une participation indirecte de 34,18% dans le bloc de Caracara, 8,14% dans le bloc de San Jacinto/Rio Paez et 7,32% dans le bloc Espinal au travers de
CEPSA (société mise en équivalence).
(l) Application des nouveaux termes contractuels à la suite de la ratification des contrats début 2010.
TOTAL / 17
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Au Gabon, la part de production revenant au Groupe s’est élevée à À Madagascar, TOTAL a pris une participation de 60% et le rôle
71 kbep/j en 2009, contre 76 kbep/j en 2008 et 83 kbep/j en 2007. d’opérateur sur le permis de Bemolonga en septembre 2008. Ce
Cette baisse est due au déclin naturel des champs matures. Total permis contient des accumulations de sables bitumineux. Une
Gabon 1 est l’une des plus anciennes filiales du Groupe en Afrique première phase d’appréciation a été lancée afin de confirmer le
subsaharienne. La Convention d’établissement entre Total Gabon potentiel nécessaire à un développement de type minier. Les
et l’État gabonais a été renouvelée pour vingt-cinq ans en 2007, opérations de forage ont démarré en juillet 2009 et devraient se
encourageant l’exploration et les projets de développement. dérouler en 2010 pendant la saison sèche entre avril et novembre.
1. Total Gabon est une société de droit gabonais dont les actions, cotées sur Euronext Paris, sont détenues par TOTAL (58%), la République Gabonaise (25%) et le public
(17%).
2. Participation dans le consortium étranger.
TOTAL / 19
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
o Sur le permis OML 102 (40%, opérateur), TOTAL a poursuivi en Au Soudan, le Groupe détient des droits sur un permis
2009 le développement du projet Ofon II pour une décision finale d’exploration dans la partie Sud sans que toutefois des activités
d’investissement au cours de l’année 2010. Le Groupe prévoit aient été entreprises dans le pays. Pour une information
également l’appréciation du pôle d’Etisong en 2010, situé à complémentaire sur la présence de TOTAL au Soudan, consulter le
15 km du champ d’Ofon actuellement en production. Chapitre 4 (Facteurs de risques).
o Sur le permis OML 130 (24%, opérateur), TOTAL a mis en
production en mars 2009 le champ d’Akpo, dont le plateau de ‹ Amérique du Nord
production est de 225 kbep/j (en 100%). Le Groupe poursuit
activement les travaux de valorisation du champ d’Egina pour En 2009, la production de TOTAL en Amérique du Nord s’est
lequel un plan de développement a été approuvé par les autorités établie à 24 kbep/j, représentant 1% de la production totale du
nigérianes. En 2009, TOTAL a réalisé au Nigeria les études de Groupe, contre 14 kbep/j en 2008 et 20 kbep/j en 2007.
basic engineering sur ce champ.
Au Canada, le Groupe est présent dans le domaine des sables
o Sur le permis OML 138 (20%, opérateur), TOTAL a poursuivi en
bitumineux en Athabasca (Alberta) à travers ses participations dans
2009 le développement du projet Usan (180 kb/j en 100%), avec
les permis de Surmont (50%), Joslyn (75%, opérateur) et Northern
notamment le démarrage du forage des puits de production ainsi
Lights (50%, opérateur). Depuis fin 2004, le Groupe détient
que la mise à l’eau de la coque du futur FPSO en novembre 2009.
également plusieurs permis (Oil Sands Leases) à 100% acquis lors
La production devrait démarrer en 2012.
de ventes aux enchères successives, notamment celui de Griffon
pour lequel la campagne d’appréciation de l’hiver 2008-2009 est en
TOTAL a également consolidé sa position dans l’offshore profond cours d’interprétation. En 2009, la production du Groupe s’est
avec le lancement en 2009 du développement du projet Bonga élevée à 8 kb/j, stable par rapport à 2008.
Nord-Ouest sur l’OML 118 (12,5%). En 2009, le Groupe a
activement poursuivi sa campagne d’exploration avec la o Sur le permis de Surmont, la construction de la première phase
découverte réalisée sur le prospect de Owowo Sud sur l’OPL 223 de développement industriel (Surmont Phase 1A) s’est achevée
(18%, opérateur). en juin 2007 avec le démarrage progressif de l’injection de vapeur
sur les dix-huit premières paires de puits. Le passage en mode
Le contexte d’insécurité dans la région du delta du Niger a continué production SAGD (Steam Assisted Gravity Drainage) de la
d’affecter la production de l’association Shell Petroleum première paire de puits est intervenu en octobre 2007. La
Development Company (SPDC), dans laquelle TOTAL détient une production commerciale a débuté en novembre 2007.
participation de 10%. Les travaux de réparation des installations Les travaux relatifs aux phases 1B et 1C ont été réalisés en vue
dans la zone Ouest du delta du Niger se sont poursuivis en 2009, d’ajouter les seize paires de puits supplémentaires nécessaires
permettant une reprise partielle de la production, notamment sur le pour atteindre un niveau de production estimé à 22 kb/j. Les
champ offshore de EA (10%) où la production a repris au deuxième paires de puits de la phase 1B ont été progressivement mises en
semestre 2009. Par ailleurs, la production de gaz et de condensats production en 2009.
de SPDC a notamment été affectée en 2009 par l’arrêt de l’usine de Début 2010, les partenaires ont décidé de lancer la construction
traitement de Soku pour travaux et réparations à la suite d’actes de de la deuxième phase de développement industriel. Le
vandalisme sur les pipelines d’export à la fin de l’année 2008. démarrage de la production de Surmont Phase 2 est prévu en
2015 et permettra de porter la capacité de production totale de
En République du Congo, la part de production revenant au Surmont (phases 1 et 2) à 110 kb/j (en 100%).
Groupe s’est élevée à 106 kbep/j en 2009, contre 89 kbep/j en 2008 o Le permis de Joslyn, situé à environ 140 km au nord de Surmont,
et 77 kbep/j en 2007. devrait être exploité par techniques minières, en deux phases de
développement de 100 kb/j de bitume chacune.
o Le champ de Moho Bilondo (53,5%, opérateur) est entré en En 2009, le pré-projet de la première phase (Joslyn North Mine) a
production en avril 2008. Le forage des puits de développement se fait l’objet d’une révision complète pour notamment répondre aux
poursuit. La production en 100%, actuellement proche de 80 kbep/j, critères de la nouvelle réglementation de février 2009 relative au
devrait atteindre 90 kbep/j en plateau dans le courant de l’année traitement des boues de production. Cette révision s’est achevée
2010. Le potentiel de ce permis a été confirmé par le puits en février 2010 avec en parallèle la remise aux autorités d’une
d’appréciation Moho Nord Marine 3, foré fin 2008 à la suite des mise à jour du dossier administratif. La poursuite de la
deux découvertes réalisées en 2007 (Moho Nord Marine 1 et 2). En préparation de cette première phase a été approuvée début mars
2009, le puits d’exploration Moho Nord Marine 4 a permis de mettre 2010 avec le lancement des études de basic engineering. Le
en évidence dans la même zone des ressources aux niveaux développement du projet devrait être approuvé dans les
albiens. prochaines années pour un démarrage en 2017. Le calendrier
o Le développement de Libondo (65%, opérateur), approuvé en final reste cependant soumis au processus administratif
octobre 2008, se poursuit. La mise en service est prévue en d’approbation de l’ERCB (Energy Resources Conservation
2011. Ce champ est situé sur le permis d’exploitation Kombi- Board).
Likalala-Libondo, à 50 km des côtes, par une profondeur d’eau Par ailleurs, une petite unité de production SAGD, démarrée en
de 114 m. Le plateau de production devrait s’établir à 8 kb/j 2006 mais qui n’a pas atteint le niveau de production attendu de
(en 100%). Une partie significative des équipements est réalisée 10 kb/j en raison de contraintes sur la pression d’injection de
localement à Pointe Noire, en redémarrant un chantier de vapeur, est arrêtée depuis mars 2009. Le devenir de cette
construction sans activité depuis plusieurs années. installation (mise sous cocon ou démantèlement définitif) a fait
l’objet du dépôt d’un dossier d’autorisation auprès de l’ERCB o En janvier 2009, le groupe a finalisé l’acquisition de 50% de la
début 2010. Les réserves correspondantes ont été société American Shale Oil LLC, en vue de développer la
décomptabilisées au 31 décembre 2008. technologie d’exploitation des schistes bitumineux au Colorado.
o Parallèlement à ces développements, TOTAL a réalisé en 2006
des études qui ont conduit au choix d’un upgrader de Au Mexique, TOTAL réalise diverses études en collaboration avec
technologie delayed coker, situé à Edmonton (Alberta), d’une la société nationale PEMEX dans le cadre d’un accord de
capacité de près de 230 kb/j. Sa construction est prévue en deux coopération technique général signé en 2003 et renouvelé début
phases afin de suivre la montée en production de bitume du 2010.
permis de Joslyn. Après une annonce publique en mai 2007 et le
dépôt du dossier d’autorisation ERCB en décembre 2007, le
projet devrait être présenté en audition publique fin mai 2010. Les ‹ Amérique du Sud
études de basic engineering, lancées en mai 2008, se sont
achevées fin 2009, dernière étape avant le lancement de la En 2009, la production de TOTAL en Amérique du Sud s’est
construction. Cependant, la décision définitive de mise en œuvre élevée à 182 kbep/j (y compris celle des filiales mises en
de ce projet ne pourra intervenir qu’après l’approbation de équivalence et des filiales non consolidées), représentant 8%
l’autorité administrative et son démarrage devra coïncider avec de la production totale du Groupe, contre 224 kbep/j en 2008 et
celui de Joslyn North Mine. 230 kbep/j en 2007.
o En août 2008, le Groupe a finalisé l’acquisition de la société
Synenco dont les deux principaux actifs étaient une participation
En Argentine, TOTAL, présent depuis 1978, opère 27% de la
de 60% dans le projet Northern Lights et le permis mitoyen de
production de gaz du pays 1. La production du Groupe s’est élevée
McClelland, détenu en 100%. Début 2009, le Groupe a cédé à
à 80 kbep/j en 2009, contre 81 kbep/j en 2008 et 80 kbep/j en 2007.
Sinopec, l’autre partenaire du projet, un intérêt de 10% dans le
projet Northern Lights et de 50% dans le permis McClelland,
ramenant ainsi sa participation à 50% sur l’ensemble du o Dans le bassin du Neuquen, le raccordement des découvertes
domaine. Le projet Northern Lights, situé à une cinquantaine de satellites et l’augmentation des capacités de compression ont
kilomètres au nord de Joslyn, devrait être exploité par techniques permis de prolonger le plateau de production des champs de San
minières. Roque (24,7%, opérateur) et d’Aguada Pichana (27,3%,
Aux États-Unis, la production du Groupe s’est établie à 16 kbep/j opérateur).
en 2009, contre 6 kbep/j en 2008 et 18 kbep/j en 2007. Sur le champ d’Aguada Pichana, le projet de compression basse
o Dans le golfe du Mexique : pression a été mis en service en août 2007. Le développement de
- En mai 2009, le champ d’huile de Tahiti (17%), situé en la découverte d’Aguada Pichana Nord se poursuit. La deuxième
offshore profond, a démarré sa production et rapidement phase a été mise en service entre septembre et novembre 2009
atteint son plateau de 135 kb/j. avec cinq puits producteurs. Elle vient compléter la première
- En septembre 2007, le Groupe s’est engagé sur la première phase mise en production en décembre 2007. Sur la partie
phase de développement du projet offshore profond Chinook principale du champ, vingt-deux puits ont été forés en 2009.
(33,33%) avec un test de production prévu en 2010. En février 2009, TOTAL a signé avec les autorités argentines un
- TOTAL a acquis six blocs d’exploration en mars 2009. accord pour l’extension de dix ans (de 2017 à 2027) des
- En avril 2009, TOTAL et Cobalt ont signé un accord portant sur concessions d’Aguada Pichana et de San Roque. Dans ce
la mise en commun du domaine minier offshore profond des contexte, une sismique 3D a été acquise fin 2009 dans la zone de
deux compagnies, Cobalt détenant un intérêt de 60% et canyons Las Carceles, qui permettra de poursuivre l’exploration
TOTAL, les 40% restants. Cobalt opère la phase d’exploration sur Aguada Pichana à l’ouest de la zone déjà développée.
pour laquelle TOTAL fournit l’appareil de forage utilisé pour les
o En Terre de Feu, le Groupe opère notamment les champs
cinq premiers puits d’exploration choisis. En outre, des
offshore de Carina et Aries (37,5%) démarrés respectivement en
ingénieurs de TOTAL sont détachés dans l’équipe Exploration
2005 et 2006. Un quatrième compresseur moyenne pression a
de Cobalt à Houston.
été installé en juillet 2007 pour dégoulotter les installations et
- TOTAL opère la production des champs de Matterhorn et porter la capacité de production de gaz de cette zone de 12 à
Virgo. 15 Mm3/j (soit près de 424 à 530 Mpc/j). Par ailleurs, la saturation
o En Alaska, TOTAL a acquis en 2008 une participation de 30% du gazoduc d’exportation du gaz de la Terre de Feu limitant
dans plusieurs blocs d’exploration onshore dénommés « White actuellement le bénéfice de cette augmentation, des travaux sont
Hills ». La plupart des blocs ont été rendus mi-2009 à la suite de en cours depuis 2008 pour augmenter sa capacité.
résultats décevants. En 2007, le Groupe avait également acquis
trente-deux blocs d’exploration offshore en mer de Beaufort. Fin 2009, la décision a été prise de lancer le développement du
o Fin 2009, TOTAL a signé un accord en vue de créer une joint- gisement offshore de Vega Pleyade et l’extension de la
venture avec Chesapeake, avec effet rétroactif au 1er octobre compression basse pression, avec l’objectif d’une entrée en
2009. Au travers de cette joint-venture, TOTAL détient 25% du production fin 2014.
portefeuille de Chesapeake dans la zone de Barnett Shale au
Texas (gaz non conventionnel) dont les actifs produisent environ En Bolivie, la production du Groupe, essentiellement gazière, s’est
700 Mpc/jour. établie à 20 kbep/j en 2009, contre 22 kbep/j en 2008 et 28 kbep/j
TOTAL / 21
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
en 2007. TOTAL est présent sur six permis : deux permis en o Sur Niscota, le forage du puits Huron-1 a conduit à la découverte
production, San Alberto et San Antonio (15%) ; et quatre permis en d’un gisement de gaz à condensats en 2009. L’appréciation de la
phase d’exploration ou d’appréciation, blocs XX West (75%, structure de Huron-1 est en cours avec le lancement d’une
opérateur), Aquio et Ipati (80%, opérateur) et Rio Hondo (50%). La campagne sismique 3D dont l’objectif est de définir la taille de la
baisse de production enregistrée en 2009 est principalement due à découverte et d’implanter de futurs puits d’appréciation.
la réduction de la demande de gaz brésilienne, principal marché
d’exportation de San Alberto et San Antonio. En Guyane française, TOTAL a pris une participation de 25% dans
le permis de Guyane Maritime en décembre 2009. Cette acquisition
o Concernant la découverte d’Itau, située sur le bloc XX West, reste soumise à l’approbation des autorités françaises. Situé à
TOTAL a déposé en août 2009 une déclaration de commercialité environ 150 km au large des côtes, ce permis couvre une superficie
auprès des autorités boliviennes et prépare le développement du d’environ 32 000 km², par des profondeurs d’eau allant de 2 000 à
champ, dont la mise en production est prévue au second 3 000 m. Des travaux d’acquisition sismique 3D ont déjà
semestre 2010. La production d’Itau sera acheminée vers les commencé sur ce permis.
infrastructures existantes du champ voisin de San Alberto.
o En 2004, le Groupe a découvert le gisement de gaz d’Incahuasi, À Trinité-et-Tobago, où TOTAL est présent depuis 1996, la
situé sur le bloc d’Ipati. À la suite de l’interprétation de la production du Groupe s’est établie à 5 kb/j en 2009, contre 6 kb/j
sismique 3D réalisée en 2008, un puits d’appréciation est en en 2008 et 9 kb/j en 2007. TOTAL détient une participation de 30%
cours sur le bloc adjacent d’Aquio pour confirmer l’extension de dans le champ offshore d’Angostura situé sur le bloc 2C. Une
la découverte vers le nord. phase 2, correspondant au développement des réserves de gaz, est
actuellement en cours avec un début de production prévu en 2011.
Enfin, en septembre 2008, TOTAL a signé un accord de
coopération avec Gazprom et Yacimientos Petrolíferos Fiscales Au Venezuela, où TOTAL est présent depuis 1980, le Groupe est
Bolivianos afin d’explorer le bloc Azero dans le cadre d’une l’un des principaux partenaires de la société nationale PDVSA
entreprise mixte au sein de laquelle TOTAL et Gazprom seront (Petróleos de Venezuela S.A.). En 2009, la production du Groupe
partenaires avec des participations équivalentes. s’est établie à 54 kbep/j, contre 92 kbep/j en 2008 et 94 kbep/j en
2007. TOTAL possède des participations dans PetroCedeño
Au Brésil, le Groupe détient des participations dans deux permis, (30,323%), Yucal Placer (69,5%) ainsi que dans le bloc 4
les blocs BC-2 (41,2%) et BM-C-14 (50%), situés dans le bassin de d’exploration offshore de la Plataforma Deltana (49%).
Campos.
o À la suite de la décision des autorités vénézuéliennes de mettre
o Sur le bloc BC-2, les partenaires ont foré un puits d’appréciation fin aux « contrats d’opérations » signés dans les années quatre-
au début de l’année 2007, puis soumis une déclaration de vingt-dix, TOTAL a signé en juin 2007 un protocole d’accord avec
commercialité à l’ANP (Agência National do Petroléo) fin août PDVSA, approuvé par le ministère chargé de l’Énergie et du
2007. À la suite d’un retraitement sismique, un prospect ante- Pétrole, prévoyant la conversion de l’association Sincor en
salifère a été mis en évidence sous la découverte de Xerelete l’entreprise mixte PetroCedeño et le transfert du contrôle des
opérations à cette entreprise mixte. Dans le cadre de ce
(anciennement Curió) réalisée en 2001 par 2 400 m d’eau. Un
puits d’appréciation pourrait ainsi y être foré en 2011. protocole, la participation de TOTAL dans le projet a été réduite
de 47% à 30,323% et celle de PDVSA portée à 60%. Les
o L’extrémité Sud de Xerelete se situe sur le bloc adjacent conditions de cette conversion ont été approuvées par
BM-C-14. En 2009, les partenaires des deux blocs ont finalisé un l’Assemblée nationale vénézuélienne en octobre 2007 et le
accord d’unitisation du gisement qui a été soumis à l’ANP pour processus de conversion s’est achevé en février 2008.
ratification.
PDVSA a indemnisé TOTAL pour sa réduction d’intérêt dans
Sincor sous forme d’une reprise de dettes à hauteur de
En Colombie, où TOTAL est présent depuis 1973, la production du 326 millions de dollars et d’un paiement de
Groupe s’est établie à 23 kbep/j en 2009, stable par rapport à 2008,
834 millions de dollars, effectué pour l’essentiel en pétrole brut.
contre 19 kbep/j en 2007. TOTAL détient une participation de 19% Ce processus d’indemnisation était terminé en 2009.
dans les champs onshore de Cupiagua et Cusiana, situés aux pieds
des Andes, et un intérêt de 50% dans le permis d’exploration de o Sur le bloc 4, la campagne d’exploration de trois puits s’est
Niscota situé à 300 kilomètres au nord-est de Bogota. TOTAL y est achevée en octobre 2007. En octobre 2008, le ministère chargé
également présent à travers sa participation dans CEPSA, de l’Énergie et du Pétrole a donné son accord pour que
opérateur du bloc de Caracara depuis 2008. l’association conserve la zone de la découverte de Cocuina
(lots B et F) et rende le reste du bloc.
o Sur Cusiana, dans le cadre des deux projets d’expansion, la o Début 2008, le Groupe a signé deux accords d’études menées
construction des installations en vue d’augmenter la capacité de conjointement avec PDVSA sur le bloc de Junin 10, dans la
production de gaz de 180 Mpc/j actuels à 250 Mpc/j et ceinture de l’Orénoque.
commencer l’extraction de GPL à 6 kb/j a démarré en juillet 2009.
La première production de gaz additionnel est attendue pour le
deuxième semestre 2010 et celle de GPL en 2011.
Au Bangladesh, TOTAL était opérateur de deux blocs d’exploration - Sur le champ de Peciko, après le démarrage d’une nouvelle
17 et 18, acquis en 2007. Ces blocs, situés dans l’offshore au plate-forme (phase 5) fin 2008, une nouvelle phase de forage
sud-est du pays, ont fait l’objet d’une campagne sismique 3D en de puits (phase 7) a débuté en 2009 et devrait se poursuivre en
2008, mais à la suite des résultats de l’interprétation, la décision de 2010. De nouvelles capacités de compression basse pression
rendre les blocs a été prise en février 2009. La succursale a été (phase 6) devraient être mises en service en 2010. Peciko a
fermée en octobre 2009. produit 737 Mpc/j de gaz en 2009.
- Sur le puits d’exploration East Bekapai, la découverte d’huile
Au Brunei, où TOTAL est présent depuis 1986, le Groupe opère le réalisée en 2008 a permis de lancer une étude de
champ offshore de Maharaja Lela Jamalulalam sur le bloc B développement, actuellement en cours.
(37,5%). La production du Groupe s’est élevée à 12 kbep/j en 2009, - Le développement de South Mahakam avec les découvertes
contre 14 kbep/j en 2008 et 2007. Le gaz est livré à l’usine de de Stupa, West Stupa et East Mandu a été lancé début 2008
liquéfaction de Brunei LNG. en vue d’un démarrage de la production en 2012.
o Le bloc d’exploration Southeast Mahakam (50%, opérateur), situé
Sur le bloc B, une nouvelle campagne de forage a débuté en juillet dans le delta de la Mahakam, a fait l’objet d’une campagne
2009. Sur le bloc d’exploration J (60%, opérateur), situé en offshore d’acquisition sismique en 2008. Un premier puits d’exploration
profond, les activités d’exploration sont suspendues depuis mai devrait être foré en 2010. TOTAL avait obtenu ce bloc au début
2003 en raison d’une contestation frontalière entre le Brunei et la de l’année 2007.
Malaisie.
o Sur le champ de Sisi-Nubi, mis en production en novembre 2007,
les forages se poursuivent et la production de gaz a atteint
En Chine, TOTAL est présent sur le bloc de Sulige Sud, situé dans
396 Mpc/j en 2009. Le gaz de Sisi-Nubi est produit au travers des
le bassin de l’Ordos, en Mongolie intérieure. Entre 2006 et 2008,
installations de traitement de Tunu.
des travaux d’appréciation ont été conduits sur ce bloc, avec
notamment de l’acquisition sismique, le forage de quatre nouveaux
Enfin, le Groupe a signé en février 2009, aux côtés de son
puits et des essais sur des puits existants. Les études de
partenaire Inpex et de la société nationale Pertamina, un protocole
développement, réalisées en 2008, se sont poursuivies en 2009 en
d’accord avec un consortium d’acheteurs japonais de GNL,
vue de la définition d’un plan de développement avec China
prévoyant les principales modalités de l’extension des contrats de
National Petroleum Corporation (CNPC) qui lui a été soumis en
ventes de GNL de 1973 et 1981. Aux termes de cet accord, l’usine
janvier 2010.
de liquéfaction de Bontang devrait livrer 25 Mt de GNL au Japon
entre 2011 et 2020. Le gaz proviendra du permis de la Mahakam.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
En Malaisie, TOTAL a signé en mai 2008 un contrat de partage de Au Vietnam, à la suite d’un accord signé en octobre 2007 avec
production avec la compagnie nationale malaise Petronas portant PetroVietnam, TOTAL détient une participation de 35% dans le
sur les blocs d’exploration offshore PM303 et PM324 (70%, contrat de partage de production du bloc d’exploration offshore
opérateur). Une structure opérationnelle a été mise en place à Kuala 15-1/05. Une acquisition sismique 3D de 1 600 km2 a été réalisée à
Lumpur courant 2008. l’été 2008 sur ce bloc. Une première découverte d’huile a été
réalisée en novembre 2009 sur la partie Sud du bloc.
En 2009, une acquisition sismique 3D de 1 650 km2 a été réalisée
sur le bloc PM303. Des contrats de traitement de cette sismique et En mars 2009, TOTAL a signé un contrat de partage de production
de retraitement d’une sismique déjà disponible sur le bloc PM324 avec PetroVietnam pour les blocs DBSCL-02 et DBSCL-03. Situés
ont été signés en juillet, couvrant une superficie totale de 2 600 km2 dans la région du delta du Mékong, ces blocs onshore sont détenus
pour les deux blocs. Des forages dans des conditions de haute par TOTAL (opérateur) à hauteur de 75%, aux côtés de
pression / haute température devraient être réalisés en 2011. PetroVietnam (25%). Une première campagne sismique 2D a été
acquise en novembre 2009.
Le bloc offshore SKF (42,5%) a été rendu en 2009.
‹ Communauté des États indépendants (CEI)
Au Myanmar, TOTAL est opérateur du champ de Yadana (31,2%).
Ce champ, situé sur les blocs offshore M5 et M6, produit du gaz En 2009, la production de TOTAL dans cette région s’est établie
livré essentiellement à PTT (compagnie nationale thaïlandaise) et à 24 kbep/j, représentant 1% de la production totale du Groupe,
destiné aux centrales électriques thaïlandaises. En 2009, la contre 26 kbep/j en 2008 et 19 kbep/j en 2007.
production du Groupe s’est élevée à 13 kbep/j, contre 14 kbep/j en
2008 et 17 kbep/j en 2007.
En Azerbaïdjan, TOTAL est présent depuis 1996, avec une
production s’établissant à 12 kbep/j en 2009 contre 18 kbep/j en
En Thaïlande, la production du Groupe s’est élevée à 36 kbep/j en 2008 et 11 kbep/j en 2007. La production du Groupe est centrée
2009, contre 41 kbep/j en 2008 et 2007. Le principal actif du sur le champ de Shah Deniz (10%). TOTAL détient 10% de South
Groupe est le champ de gaz à condensats de Bongkot (33,3%). Fin Caucasus Pipeline Company, la société propriétaire du gazoduc
2007, les autorités thaïlandaises ont prolongé de dix ans la période SCP (South Caucasus Pipeline) qui achemine le gaz produit sur
de concession du champ, la portant de 2013 à 2023. PTT achète la Shah Deniz vers les marchés turc et géorgien. TOTAL détient
totalité de la production de condensats et de gaz naturel. La également 5% de l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan), propriété
demande en gaz, réduite au début de l’année 2009, est depuis de BTC Co., qui relie Bakou à la mer Méditerranée.
revenue aux niveaux connus en 2008.
o Les livraisons de gaz à la Turquie et à la Géorgie, en provenance
o La partie Nord du champ de Bongkot fait l’objet d’un du champ de Shah Deniz, se sont poursuivies tout au long de
développement par phases : l’année 2009, à un rythme moins soutenu pour la Turquie en
- La phase de développement 3F (trois plates-formes de raison d’une faible demande. De même la compagnie nationale
production) a été mise en production en juillet 2008. d’Azerbaïdjan, SOCAR, n’a pas enlevé les quantités de gaz
prévues contractuellement au printemps et à l’été 2009. SOCAR
- La phase de développement 3G (deux plates-formes), lancée à a néanmoins honoré les paiements de ce contrat take or pay.
la suite des découvertes de gaz réalisées en 2007, a été mise
en production en août 2009. Les études de développement et les négociations commerciales
pour la vente de gaz additionnel nécessaires au lancement d’une
- La phase de développement 3H (trois plates-formes) a été seconde phase de développement du champ de Shah Deniz se
lancée en juillet 2008 à la suite des découvertes de gaz sont poursuivies en 2009.
réalisées au premier semestre 2008. Sa mise en production est
prévue en 2010. o Sur l’oléoduc BTC, notamment utilisé pour évacuer les
condensats produits sur Shah Deniz, des équipements
permettant d’injecter des produits chimiques limitant les pertes
De plus, des moyens de compression supplémentaires ont été
de charge ont été installés en 2009. Ils permettront d’augmenter
installés sur quatre plates-formes pour augmenter la production
la capacité de l’oléoduc, la portant de 1 Mb/j à 1,2 Mb/j.
de gaz.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
- Sur Hild East, située sur les licences PL 040 / 043 (49%, K5F est le premier projet au monde à utiliser des têtes de puits et
opérateur), le forage d’un puits d’appréciation / des systèmes sous-marins à commande entièrement électrique.
pré-développement a démarré en septembre 2009. Les Cette avancée dans le domaine de la technologie sous-marine
résultats devraient permettre de préciser les bases du plan de devrait se traduire à la fois par une fiabilité accrue des systèmes
développement. Six puits d’exploration et d’appréciation et une meilleure performance environnementale.
avaient déjà démontré l’intérêt de l’ensemble Greater Hild. o Le développement du projet K5CU (49%, opérateur) a été lancé
- Sur Frigg, le démantèlement de l’ensemble des infrastructures en 2009 et la production devrait démarrer en 2011. Ce
offshore a été achevé en 2009, conformément au calendrier. développement comprend quatre puits supportés par une
nouvelle plate-forme reliée à la plate-forme K5A par un gazoduc
o En mer de Norvège, la région de l’Haltenbanken regroupe les
de 15 km.
champs de Tyrihans (23,2%), Mikkel (7,7%) et Kristin (6%) ainsi
que le champ Åsgard (7,7%) et ses satellites Yttergryta (24,5%) et
Morvin (6%). En 2009, la production du Groupe dans cette région Au Royaume-Uni, où TOTAL est présent depuis 1962, la
s’est établie à 56 kbep/j. production du Groupe s’est établie à 217 kbep/j en 2009, contre
213 kbep/j en 2008 et 264 kbep/j en 2007. Le Royaume-Uni
- Tyrihans a été mis en production en juillet 2009, conformément représente près de 10% de la production d’hydrocarbures du
aux prévisions, et Yttergryta a démarré en janvier 2009. Morvin Groupe. Cette production provient pour 85% environ de champs
devrait être mis en production dans le courant de l’année 2010. opérés, répartis sur deux zones principales : la zone d’Alwyn, au
- Sur la découverte non développée de Victoria (PL211), opérée nord de la mer du Nord et la zone d’Elgin/Franklin, dans le Central
par TOTAL (40%), le puits d’appréciation 6506/9-1 a confirmé Graben.
la présence de gaz mais révélé une structure plus complexe
qu’attendue. o Sur la zone d’Alwyn, les puits forés sur le champ d’Alwyn Nord
(100%) ont mis en évidence de nouvelles réserves mises en
o En mer de Barents, la production de GNL sur Snøhvit (18,4%) a
production en 2007 et 2009. En outre, la mise en production de
démarré en 2007. Ce projet comprend le développement du
satellites ou de nouveaux compartiments des réservoirs a permis
champ de gaz et la construction de l’usine de liquéfaction
de maintenir le potentiel de production à un niveau proche de la
associée. À la suite d’un problème de conception, l’usine a connu
capacité des installations de traitement et de compression de la
quelques problèmes de performance et de fiabilité pendant sa
plate-forme d’Alwyn (530 Mpc/j portés à 575 Mpc/j depuis l’arrêt
phase de démarrage. Plusieurs arrêts ont été programmés pour
de maintenance de l’été 2008).
résoudre ces problèmes. En dehors des périodes d’arrêt, en
2009, des niveaux de production proches de la capacité de Le gisement de Jura (100%), découvert fin 2006, est entré en
production (4,2 Mt/an pour la production de GNL) ont été atteints. production en mai 2008 à partir de deux puits sous-marins
connectés à l’oléoduc reliant Forvie Nord et Alwyn. La capacité
de production du champ est de 50 kbep/j (gaz et condensats).
Entre 2007 et 2009, de nombreux travaux d’exploration et
d’appréciation ont eu lieu sur diverses licences, dont le forage Les études de développement sur Islay (100%), deuxième
positif d’un puits d’appréciation sur la découverte d’Onyx SW découverte de gaz et condensats réalisée en 2008 et située dans
(PL 255, 20%), dans la région de l’Haltenbanken. En mer du Nord un panneau faillé immédiatement à l’est de Jura, sont en cours
norvégienne, le potentiel de la zone de Sleipner a été sensiblement de finalisation.
augmenté en 2008 avec la découverte d’huile sur Dagny (PL 048, Fin 2008, TOTAL a augmenté sa participation dans le champ
21,8%), de même que celui de la zone de Visund avec la d’Otter, la portant de 54,3% à 81%.
découverte de Pan/Pandora (PL 120, 11%). Plusieurs autres
découvertes ont également eu lieu en 2009, notamment sur Beta o Le développement des champs d’Elgin (35,8%) et de Franklin
Vest (PL 046, 10%) à côté de Sleipner, sur Katla (PL 104, 10%), au (35,8%), en production depuis 2001, a fortement contribué à la
sud d’Oseberg, et sur Vigdis North East (PL 089, 5,6%), au sud de présence du Groupe au Royaume-Uni. Ce projet constitue une
Snorre. En mer de Barents, TOTAL s’est vu attribuer lors du performance technique tant en raison de l’enfouissement des
vingtième cycle d’attribution de permis une nouvelle licence réservoirs (5 500 m, parmi les plus profonds de la mer du Nord)
d’exploration : la PL 535 (40%). Sur cette licence, une sismique 3D que des conditions de température et de pression (190°C et
a été réalisée en 2009 et un forage pourrait intervenir en 2011. 1 100 bars), parmi les plus élevées au monde.
Sur le champ d’Elgin, le puits intercalaire foré entre novembre
Aux Pays-Bas, TOTAL est présent dans l’exploration et la 2008 et septembre 2009 est entré en production en octobre 2009
production de gaz naturel depuis 1964 et détient des intérêts dans au rythme de 18 kbep/j et le forage d’un deuxième puits
vingt-quatre permis de production offshore – dont vingt opérés – et intercalaire est en cours. Sur Franklin, le forage d’un premier
un permis d’exploration offshore, le permis E17c (16,92%) obtenu puits analogue s’était achevé en 2007. Le forage de ce type de
en février 2008. En 2009, la production du Groupe s’est établie à puits dans un réservoir haute pression / haute température
45 kbep/j, contre 44 kbep/j en 2008 et 45 kbep/j en 2007. fortement déplété constitue une importante avancée
L’acquisition, en août 2008, de Goal Petroleum (Netherlands) B.V. technologique.
devrait contribuer à la production du Groupe à hauteur de 8 kbep/j Les satellites opérés d’Elgin (Glenelg, 49,5%) et de Franklin (West
d’ici 2011. Franklin, 35,8%) sont respectivement entrés en production en
mars 2006 et septembre 2007. Un développement
o Le champ K5F (40,39%, opérateur), a été mis en production en complémentaire de West Franklin à partir d’une nouvelle plate-
septembre 2008. Ce projet comprend deux puits sous-marins forme est à l’étude. Le potentiel de production cumulée de ce
reliés aux installations existantes de production et de transport. champ est estimé à 200 Mbep en 100%.
Dans le cadre d’un accord signé en 2005, TOTAL a acquis un TOTAL a signé début 2009 les accords visant à renouveler sa
intérêt de 25% dans deux blocs situés à proximité d’Elgin et de participation dans la joint-venture de GASCO pour une durée de
Franklin, en forant un puits d’appréciation positif sur la structure vingt ans à compter du 1er octobre 2008.
de Kessog. Cet intérêt a été porté à 50% en 2009 à la suite de la
réalisation d’un test de longue durée sur ce puits dont les Le Groupe détient en outre 33,3% de la société Ruwais Fertilizer
résultats sont à l’étude. Industries (FERTIL) qui produit de l’urée. En 2005, FERTIL a été
o Sur la zone West Shetland, la participation de TOTAL a été prorogée pour une durée de vingt-cinq ans. Un nouveau projet,
portée à 80% sur les champs de Tormore et de Laggan début FERTIL 2, a été lancé en 2009, afin de construire une nouvelle unité
2010. Fin 2009, TOTAL a acquis un intérêt de 43,75% (opérateur) d’urée granulée d’une capacité de 3 500 t/j (1,2 Mt/an). Ce projet
dans le permis P967, situé au nord de Laggan/Tormore, qui permettra à FERTIL de plus que doubler sa production pour
comprend la découverte de gaz de Tobermory. atteindre environ 2 Mt/an.
1. Participation indirecte via l’intérêt de 36,8% de Oman LNG dans Qalhat LNG.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
actionnaire de ce train depuis décembre 2006. TOTAL a par Pour une information complémentaire sur la présence de TOTAL en
ailleurs commencé à enlever une partie du GNL produit, Syrie, consulter le Chapitre 4 (Facteurs de risques).
conformément aux termes des contrats signés en juillet 2006 qui
prévoient l’achat par le Groupe de 5,2 Mt/an de GNL à Qatargas 2. Au Yémen, où TOTAL est présent depuis 1987, la production du
Groupe s’est élevée à 21 kbep/j en 2009, contre 10 kbep/j en 2008
Le Groupe détient également une participation de 10% dans Laffan et 9 kbep/j en 2007. TOTAL est actif sur les deux bassins pétroliers
Refinery, un séparateur de condensats d’une capacité de 146 kb/j. en tant qu’opérateur du bloc 10 (bassin de Masila, permis d’East
La production de cette raffinerie a démarré en septembre 2009. Shabwa, 28,57%) et en tant que partenaire sur le bloc 5 (bassin de
Marib, permis de Jannah, 15%). TOTAL participe également au
En Syrie, TOTAL est présent sur le permis de Deir Ez Zor (100%, projet Yemen LNG (39,62%).
opéré par la société DEZPC détenue à 50% par TOTAL) et au
travers du contrat Tabiyeh entré en vigueur en octobre 2009. Sur L’usine de liquéfaction de Yemen LNG a démarré en octobre 2009.
ces deux actifs, la production du Groupe s’est élevée à près de Le projet consiste à approvisionner l’usine de liquéfaction
20 kbep/j en 2009, contre 15 kbep/j en 2008 et 2007. construite à Balhaf, sur la côte Sud du pays, avec le gaz du bloc 18
situé dans la région de Marib au centre du Yémen, au travers d’un
Trois nouveaux accords ont été ratifiés : gazoduc de 320 km. La production de l’usine a démarré avec la
mise en service du premier train de liquéfaction. La construction du
deuxième train est en cours de finalisation pour un démarrage d’ici
o L’extension de dix ans du permis de Deir Ez Zor jusqu’en 2021,
en novembre 2008. l’été 2010. La capacité totale de production des deux trains devrait
atteindre 6,7 Mt/an de GNL.
o Le contrat Tabiyeh portant principalement sur l’augmentation de
la production du champ de gaz à condensats de Tabiyeh, en En 2008, TOTAL a renforcé sa présence dans l’exploration onshore
octobre 2009. grâce à la prise de participation de 30,9% dans le bloc 70, après
o Le Cooperation Framework Agreement, accord-cadre être entré à hauteur de 40% dans les blocs 69 et 71 en 2007. Une
envisageant le développement de projets pétroliers en partenariat découverte de gaz sur le bloc 71 est en cours d’appréciation. Le
avec la compagnie syrienne General Petroleum Corporation, en premier puits foré sur le bloc 70 a révélé des indices d’huile positifs,
juillet 2009. le potentiel de cette découverte restant à évaluer.
䡲 Puits producteurs
(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.
(a) Les puits nets correspondent à la quote-part des intérêts du Groupe dans les puits bruts.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Les activités Gaz & Énergies Nouvelles (GEN) ont pour principal de trading, de marketing et de logistique afin de commercialiser ses
objectif la valorisation des ressources gazières du Groupe : le productions de gaz directement auprès de clients, industriels et
marketing, le trading, le transport de gaz naturel et de gaz naturel commerciaux pour l’essentiel.
liquéfié (GNL), la regazéification de GNL et le stockage de gaz
naturel. 䊳 Europe
Elles comprennent également le développement des activités du Afin de valoriser ses réserves gazières, TOTAL se développe dans
Groupe dans les domaines du transport maritime et du trading de l’aval de la chaîne du gaz en Europe depuis plus de soixante ans.
gaz de pétrole liquéfié (GPL) ; de la génération électrique à partir de
centrales à gaz ou d’énergies renouvelables ; des technologies et En France, l’ensemble des activités de transport et de stockage
équipements solaires (notamment via les filiales Tenesol et situées dans le sud-ouest du pays est regroupé au sein de TIGF,
Photovoltech) ; de la production, du trading et du marketing de filiale à 100% du Groupe. Cette filiale opère, d’une part, sous un
charbon. régime régulé, un réseau de transport de 5 000 km de gazoducs et,
d’autre part, sous un régime négocié, deux unités de stockage,
pour une capacité utile de 2,5 Gm3 (87 Gpc), soit environ 20% des
La direction générale Gaz & Énergies Nouvelles est également capacités de stockage en France 1.
active en matière de recherche et de développement sur les
énergies qui seront de plus en plus nécessaires dans le futur en L’année 2009 a été marquée par :
complément des hydrocarbures, notamment le solaire et la
biomasse.
o L’inauguration, en octobre, de la canalisation d’Artère de
Guyenne entre Captieux et Mouliets-et-Villemartin (70 km avec un
Enfin, cette direction prépare et met en œuvre la stratégie du diamètre de 900 mm) permettant le transit du gaz provenant,
Groupe dans le domaine du nucléaire. entre autres, du terminal méthanier de Fos Cavaou vers le nord
de la France.
o Le lancement de l’appel à souscription (open season), impliquant
‹ Gaz naturel quatre opérateurs de transport français et espagnols, dont TIGF,
pour le développement des interconnexions franco-espagnoles.
Cet appel à souscription a permis d’allouer à long terme 80% des
En 2009, TOTAL a poursuivi sa stratégie de développement en aval
capacités de transport de gaz entre la France et l’Espagne dans
de la production de gaz naturel. Cette stratégie vise à optimiser
les deux sens. Ces allocations devraient se concrétiser, à
l’accès des productions et des réserves actuelles et futures du
l’horizon 2013, par la réalisation de deux nouveaux projets,
Groupe, non seulement aux marchés traditionnels (structurés
l’Artère du Béarn et la phase B de l’Artère de Guyenne.
autour de contrats à long terme avec des compagnies gazières
intégrées) mais aussi aux marchés ouverts à la concurrence o L’augmentation de la capacité de stockage de Lussagnet, à
mondiale, avec des contrats court terme, voire des ventes spot. hauteur de 100 Mm3 (3,5 Gpc) en avril, conformément à
l’autorisation reçue par le décret publié le 9 avril 2008.
o L’entrée du Groupe (au travers de sa participation dans Géosud)
Les contrats à long terme dans le cadre desquels TOTAL vend sa
à hauteur de 26,2% dans le GIE Géométhane, qui détient un
production de gaz naturel prévoient généralement un prix lié, entre
stockage de gaz naturel en cavité saline d’une capacité de
autres facteurs, aux prix moyens du pétrole brut et d’autres
0,3 Gm3 (10,5 Gpc) situé à Manosque. Un projet d’augmentation
produits pétroliers ainsi que, dans certains cas, à l’indice du coût
de la capacité de stockage de 0,2 Gm3 (7 Gpc) est en cours
de la vie. Dans la plupart des cas, les formules de prix introduisent
d’étude pour une mise en service prévue en 2016.
un décalage ou un lissage dans le temps des variations des indices
pétroliers.
Par ailleurs, l’Union européenne a adopté, le 13 juillet 2009, le
troisième paquet Énergie qui regroupe deux directives et trois
Dans le contexte des marchés du gaz libéralisés permettant une règlements relatifs aux marchés du gaz naturel et de l’électricité.
plus grande liberté d’accès des clients aux fournisseurs, avec de TOTAL attend les textes de transposition en droit français pour en
nouveaux modes de commercialisation plus souples que les mesurer les éventuels impacts sur ses activités de transport, de
traditionnels contrats à long terme, TOTAL développe des activités stockage et de fourniture de gaz et d’électricité.
En ce qui concerne ses activités de négoce, le Groupe se Ces différentes installations représentent, au total, un réseau
développe principalement sur trois grands marchés européens. intégré d’environ 9 500 km de canalisations qui dessert les marchés
argentin, chilien et brésilien à partir des bassins producteurs de gaz
En France, TOTAL intervient sur le marché via sa filiale de situés en Bolivie et en Argentine, où le Groupe dispose de réserves
marketing Total Énergie Gaz (TEGAZ) dont les ventes globales se de gaz naturel.
sont établies à 5,9 Gm3 de gaz naturel (208 Gpc) en 2009, contre
6,5 Gm3 (229 Gpc) en 2008 et 7 Gm3 (245 Gpc) en 2007. En dépit
d’une forte baisse de la demande consécutive à la crise Les mesures prises par l’Argentine à la suite de la crise économique
économique, TEGAZ a enregistré en 2009 une forte progression de de 2001 et de la crise énergétique qui s’en est suivie, marquée en
ses ventes à destination des clients industriels et commerciaux qui 2007 par une forte pénurie de gaz lors de l’hiver austral, ont mis les
constituent son segment prioritaire. filiales locales de TOTAL dans une situation opérationnelle et
financière difficile, malgré la restructuration de la dette de TGN
En Espagne, Cepsa Gas Comercializadora commercialise du gaz réalisée en 2006. La vente des actifs de génération électrique
sur les segments industriel et commercial. Cette société est argentins du Groupe a été finalisée en 2007, tandis que les
détenue à hauteur de 35% par TOTAL, de 35% par CEPSA et de procédures de protection des investissements initiées par le
30% par la société nationale algérienne des hydrocarbures, Groupe en 2002 devant le Centre international de règlement des
Sonatrach. En 2009, Cepsa Gas Comercializadora a vendu aux différends relatifs à l’investissement (CIRDI) suivent leur cours.
clients industriels et commerciaux environ 2 Gm3 (70 Gpc) de gaz
naturel, stable par rapport à 2008, contre près de 1,7 Gm3 (59 Gpc)
en 2007. En 2008 et 2009, la baisse des productions gazières en Argentine a
considérablement réduit les flux d’exportation vers le Chili et a
Au Royaume-Uni, la filiale britannique Total Gas & Power Ltd conduit à engager des discussions commerciales entre GasAndes
commercialise du gaz et de l’électricité sur les marchés industriel et et ses expéditeurs à propos des contrats de transport et de leurs
commercial. Elle intervient également dans le trading de gaz, engagements.
d’électricité et de GNL à l’échelle mondiale. En 2009, les volumes
de gaz vendus aux clients industriels et commerciaux se sont
élevés à 3,7 Gm3 (130 Gpc), contre 3,8 Gm3 (134 Gpc) en 2008 et En outre, la dégradation de sa situation financière, résultant du gel
3,5 Gm3 (124 Gpc) en 2007. Les ventes d’électricité se sont élevées des tarifs domestiques et des restrictions aux exportations, a
à 4,1 TWh, contre 4,6 TWh en 2008 et 3,6 TWh en 2007. Par contraint TGN à se déclarer en état de cessation de paiement en
ailleurs, TOTAL a cédé en 2007 sa participation de 10% dans décembre 2008 et, par ailleurs, à initier un nouveau processus de
Interconnector UK Ltd, gazoduc reliant Bacton au Royaume-Uni à restructuration de sa dette. Ces décisions ont conduit les autorités
Zeebrugge en Belgique, sans impact sur ses droits de passage argentines à mettre en place au sein de TGN un contrôle formel
dans la canalisation. portant sur la gestion de la société.
䊳 Continent américain
䊳 Asie
Aux États-Unis, la filiale américaine Total Gas & Power North
America Inc. a commercialisé 45 Gm3 (1 586 Gpc) de gaz naturel en
2009, contre près de 46,9 Gm3 (1 652 Gpc) en 2008 et 45,5 Gm3 TOTAL est présent dans la commercialisation de gaz naturel
(1 606 Gpc) en 2007, qu’il s’agisse de ses propres productions ou transporté par gazoduc en Indonésie, en Thaïlande et au Myanmar,
de ressources extérieures. et de gaz naturel acheminé sous forme de GNL au Japon, en Corée
du Sud, en Chine, à Taiwan et en Inde. Le Groupe développe
Au Mexique, Gas del Litoral, société dans laquelle TOTAL détient également ses activités de commercialisation de GNL regazéifié sur
un intérêt de 25%, a commercialisé environ 4,9 Gm3 (173 Gpc) de de nouveaux marchés émergents.
gaz naturel en 2009 pour sa troisième année complète d’activité,
stable par rapport à 2008, contre 2,7 Gm3 (95 Gpc) en 2007.
En Inde, Hazira LNG Private Limited, société dont TOTAL détient
En Amérique du Sud, le Groupe détient des participations dans 26%, a commercialisé sur le réseau 2,1 Gm3 (74 Gpc) de gaz
plusieurs sociétés de transport de gaz naturel situées en Argentine, naturel en 2009 pour sa quatrième année complète d’activité,
au Chili et au Brésil, notamment : contre 2,5 Gm3 (87 Gpc) en 2008 et 2,2 Gm3 (76 Gpc) en 2007.
o 15,4% de la société Transportadora de Gas del Norte (TGN), qui
exploite un réseau de transport de gaz couvrant la moitié Nord de
l’Argentine ; ‹ Gaz naturel liquéfié
o 56,5% des sociétés propriétaires du gazoduc GasAndes, qui relie
le réseau TGN à la région de Santiago du Chili ; Dans la chaîne du gaz naturel liquéfié, la direction générale Gaz &
o 9,7% de la société Transportadora Brasileira Gasoducto Bolivia – Énergies Nouvelles est en charge des activités en aval des usines
Brasil (TBG) dont le gazoduc alimente la région Sud Brésil depuis de liquéfaction 1 : achat, transport maritime, unités de
la frontière bolivienne. regazéification, activités de stockage et de commercialisation.
1. L’activité de liquéfaction de gaz naturel du Groupe relève de la direction Exploration & Production.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
Par l’intermédiaire de ses filiales Total Gas & Power Ltd et Total circulation étaient équipés de cuves à membranes construites sous
Gas & Power North America Inc., TOTAL a conclu des accords qui licence GTT pour une flotte mondiale estimée à 344 méthaniers 1.
lui procurent à long terme un accès à des capacités de
regazéification de GNL sur les trois continents grands 䊳 Amérique du Nord
consommateurs de gaz : l’Amérique du Nord (États-Unis, Mexique),
l’Europe (France, Royaume-Uni) et l’Asie (Inde). Cette présence Au Mexique, le terminal de regazéification d’Altamira, dans lequel
diversifiée sur les marchés permet au Groupe d’accéder à de TOTAL détient un intérêt de 25%, est en service depuis l’été 2006.
nouveaux projets de liquéfaction en se portant acheteur à long Cette infrastructure, située sur la côte Est du Mexique, est dotée
terme d’une partie du GNL produit dans les usines, consolidant d’une capacité de regazéification de 6,7 Gm3/an (236 Gpc/an) de
ainsi son portefeuille d’approvisionnement en GNL. gaz naturel : la capacité est entièrement souscrite par Gas del
Litoral, dont TOTAL détient 25%. Le terminal a reçu quarante
䊳 Europe
cargaisons en 2009, contre quarante-deux en 2008 et trente-trois
En France, TOTAL est entré en juin 2006 dans le capital de la en 2007. Altamira a accueilli son premier navire de classe Q-Flex,
Société du Terminal Méthanier de Fos Cavaou (STMFC). Il est prévu en provenance du Qatar, en novembre 2009.
que le terminal dispose d’une capacité de regazéification de
8,25 Gm3/an (291 Gpc/an) de gaz naturel, dont 2,25 Gm3/an Aux États-Unis, le terminal de Sabine Pass, en Louisiane, a été
(79 Gpc/an) réservés par TOTAL. La participation du Groupe dans inauguré en avril 2008. TOTAL a réservé une capacité de
le capital social de la STMFC est passée de 30,3% à 28,8% à fin regazéification d’environ 10 Gm3/an de gaz naturel (1 Gpc/j) dans
2009 en application de dispositions prévues par le pacte ce terminal pour une période de vingt ans renouvelable à compter
d’actionnaires, sans impact sur les volumes de regazéification d’avril 2009, date à laquelle le premier chargement de GNL du
réservés par TOTAL. En octobre 2009, le terminal de Fos Cavaou a Groupe a été livré. Dans le cadre de cet accord, TOTAL prévoit
été autorisé par l’autorité préfectorale à effectuer les essais de mise d’approvisionner le terminal de Sabine Pass via les contrats d’achat
en service et à fonctionner à capacité réduite. La mise en service de GNL que le Groupe a signés dans le cadre de ses différents
commerciale est prévue pour le deuxième trimestre 2010. projets de production, notamment au Moyen-Orient, en Norvège et
en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, TOTAL et EDF ont signé en mars 2010 une lettre
d’intention qui prévoit la réservation par TOTAL d’une capacité de 䊳 Asie
regazéification dans le projet de terminal méthanier de Dunkerque
développé par Dunkerque LNG, filiale à 100% d’EDF, et une prise En Inde, le terminal de regazéification d’Hazira (TOTAL 26%), situé
de participation de TOTAL au capital de cette société. sur la côte Ouest, dans l’État du Gujarat, a été inauguré en
Au Royaume-Uni, en décembre 2006, dans le cadre de son entrée avril 2005 avec une capacité de regazéification initiale d’environ
dans le projet Qatargas 2, TOTAL a pris une participation, à hauteur 3,4 Gm3/an (120 Gpc/an) de gaz naturel. La capacité a atteint
de 8,35%, dans le projet de terminal de regazéification de 5 Gm3/an (177 Gpc/an) après des travaux de dégoulottage réalisés
South Hook. La mise en service du terminal est intervenue en en 2008. Hazira est un terminal marchand, dont les activités
octobre 2009 pour la phase 1 (10,5 Gm3/an soit 371 Gpc/an), celle couvrent à la fois la regazéification du GNL et le marketing du gaz. Il
de la phase 2, attendue au premier semestre 2010, devrait porter la est prévu que TOTAL puisse approvisionner le terminal en GNL à
capacité totale du terminal à 21 Gm3/an (742 Gpc/an). hauteur de 26%. Compte tenu des conditions de marché prévalant
en 2009, Hazira a fonctionné sur une base de contrats court terme,
En Norvège, dans le cadre du projet Snøvhit dont TOTAL est tant à la vente sur le marché indien qu’à l’achat sur le marché
partenaire à hauteur de 18,4% et dont les premières livraisons ont international du GNL. Vingt-sept cargaisons ont été livrées en 2009,
débuté en octobre 2007, le Groupe a signé en novembre 2004 un contre trente en 2008 et vingt-huit en 2007.
contrat d’achat de 1 Gm3/an (35 Gpc/an) de gaz naturel
essentiellement destiné à l’Amérique du Nord et à l’Europe. Afin En Chine, TOTAL a signé en décembre 2008 un contrat de vente de
d’acheminer ces volumes de GNL, TOTAL est également affréteur GNL avec CNOOC (China National Offshore Oil Company). Cet
du méthanier Arctic Lady d’une capacité de 145 000 m3, livré en accord prévoit que TOTAL fournira à CNOOC jusqu’à 1 Mt/an de
avril 2006. GNL à partir de 2010. Le gaz proviendra du portefeuille mondial de
ressources GNL du Groupe.
En Croatie, TOTAL participe à la société Adria LNG, chargée de
l’étude d’un terminal de regazéification de GNL sur l’île de Krk, sur
䊳 Moyen-Orient
la côte Nord de l’Adriatique. En décembre 2009, le Groupe a porté
sa participation de 25,58% à 27,36% à la suite de la sortie de l’un
des partenaires du projet. Le terminal devrait avoir une capacité de Au Qatar, TOTAL a signé, en juillet 2006, des contrats d’achat de
regazéification initiale de 10 Gm3/an (353 Gpc/an) de gaz naturel, GNL auprès du deuxième train de Qatargas 2 portant sur un volume
qui pourrait être portée ultérieurement à 14 Gm3/an (494 Gpc/an). global de GNL de 5,2 Mt/an pendant vingt-cinq ans, destiné à être
commercialisé principalement en France, au Royaume-Uni et en
Par ailleurs, TOTAL détient une participation de 30% dans la Amérique du Nord. La prise de participation du Groupe à hauteur
société Gaztransport & Technigaz (GTT) dont l’activité principale de 16,7% dans le deuxième train de Qatargas 2 a été conclue en
porte sur la conception et l’ingénierie des cuves cryogéniques à décembre 2006. La production de GNL de ce train a démarré en
membranes pour les méthaniers. À fin 2009, 225 méthaniers en septembre 2009.
Au Yémen, TOTAL a signé en juillet 2005 avec la compagnie ‹ Gaz de pétrole liquéfié
Yemen LNG Ltd, dont le Groupe détient 39,62%, un accord d’achat
de 2 Mt/an de GNL pendant vingt ans à partir de 2009, pour des
livraisons aux États-Unis. La production de GNL du premier train de En 2009, TOTAL a négocié et commercialisé près de 4,4 Mt de GPL
Yemen LNG a démarré en octobre 2009. La construction du (butane et propane) dans le monde (contre 5,2 Mt en 2008 et 2007),
deuxième train est en cours de finalisation pour un démarrage d’ici dont 0,9 Mt au Moyen-Orient et en Asie, près de 0,6 Mt en Europe
l’été 2010. sur des bateaux de petite taille et près de 2,8 Mt sur des bateaux
de gros volumes dans les zones atlantique et méditerranéenne.
䊳 Afrique Près de 40% de ces quantités proviennent de champs ou de
raffineries exploités par le Groupe. Cette activité de négoce a été
exercée au moyen de quatre bateaux en affrètement à temps et
En Angola, TOTAL participe à la construction de l’usine de
d’environ soixante bateaux utilisés sur une base spot.
liquéfaction Angola LNG (13,6%), constituée d’un train de
5,2 Mt/an, dont le démarrage est prévu en 2012. Dans le cadre de
ce projet, TOTAL a signé en décembre 2007 un contrat d’achat de Depuis janvier 2008, SALPG (South Asian LPG Limited, société
gaz regazéifié portant sur 13,6% des quantités qui seront livrées au dans laquelle TOTAL est associé, à hauteur de 50%, avec
terminal de Gulf LNG Clean Energy dans l’État du Mississippi aux Hindustan Petroleum Company) opère le terminal d’importation et
États-Unis. de stockage souterrain de GPL situé à Visakhapatnam, sur la côte
Est de l’Inde, dans l’État de l’Andhra Pradesh. Ce terminal, le
Au Nigeria, à la suite des expansions de l’usine Nigeria LNG premier de ce type en Inde, a une capacité de stockage de 60 kt.
(NLNG) dans laquelle le Groupe détient une participation de 15%, En 2009, la caverne a reçu 606 kt de GPL, contre 535 kt en 2008.
TOTAL a signé un contrat d’achat de GNL d’une durée de vingt ans
pour une quantité initiale de 0,23 Mt/an à laquelle s’est ajoutée
0,9 Mt/an au démarrage du train 6. ‹ Électricité et cogénération
Dans le cadre du projet de construction d’un train supplémentaire
Dans le cadre de ses activités de raffinage et de pétrochimie,
(train 7), d’une capacité d’environ 8,5 Mt/an, TOTAL a également
TOTAL détient des participations dans plusieurs installations de
signé en février 2007 un contrat d’achat de 1,375 Mt/an de GNL sur
cogénération, procédé par lequel la vapeur d’eau produite à partir
vingt ans. Ce contrat reste soumis à la décision finale
de la chaleur récupérée des turbines à gaz générant l’électricité est
d’investissement relative à ce nouveau train par NLNG.
utilisée à des fins industrielles. Le Groupe participe également à
des cogénérations d’un autre type, où la génération électrique est
Enfin, TOTAL a acquis en juillet 2006 une participation de 17%
associée au dessalement d’eau de mer et à des installations de
dans le projet Brass LNG. Ce projet de liquéfaction porte sur la
simple génération électrique à base de gaz, participant ainsi à tous
construction de deux trains de liquéfaction de 5 Mt/an chacun.
les éléments de valorisation de la chaîne gazière.
Parallèlement à cette prise de participation, TOTAL a signé avec
Enfin, dans le cadre de sa stratégie de diversification vers les
Brass LNG Ltd un accord préliminaire définissant les principaux
nouvelles énergies, le Groupe participe à des projets de génération
termes d’un contrat d’achat de GNL portant sur environ un sixième
d’électricité d’origine nucléaire ou solaire.
de la capacité de l’usine pendant vingt ans, essentiellement à
destination de l’Amérique du Nord et de l’Europe de l’Ouest. Ce
contrat d’achat reste soumis à la décision finale d’investissement En Abou Dabi, la centrale électrique au gaz de Taweelah A1, en
du projet par Brass LNG. service depuis mai 2003, associe génération d’électricité et
dessalement d’eau de mer. Elle est détenue et exploitée par la
䊳 Trading société Gulf Total Tractebel Power Cy dans laquelle TOTAL détient
un intérêt de 20%. La centrale Taweelah A1 a une capacité nette de
TOTAL, au travers de sa filiale Total Gas & Power Ltd, a exercé des 1 600 MW (à la suite de l’entrée en service de l’extension de
activités de trading de GNL essentiellement sur base spot entre 250 MW en juillet 2009) et une capacité de dessalement d’eau de
2001 et 2006 avant de commencer en 2007 à prendre livraison de mer de 385 000 m3 par jour.
cargaisons au titre de ses contrats d’approvisionnement à long
terme avec le Nigeria et la Norvège. Depuis 2009, les nouveaux
TOTAL, en association avec la société espagnole Abengoa Solar, a
contrats d’achat signés auprès de Qatargas 2 et Yemen LNG
par ailleurs répondu à un appel d’offres lancé début 2008 par l’Abu
permettent de développer sensiblement les activités du Groupe
Dhabi Future Energy Company (ADFEC) dans le cadre de l’initiative
dans la commercialisation du GNL. Ce portefeuille d’activités GNL
MASDAR en faveur des énergies nouvelles. Cet appel d’offres vise
spot et à terme permet à TOTAL d’assurer l’approvisionnement en
à construire une centrale solaire thermodynamique d’une capacité
gaz de ses principaux clients à travers le monde, tout en
de 110 MW.
conservant un degré de flexibilité satisfaisant pour réagir aux
opportunités de marché ou aux imprévus de l’offre et de la
demande. Toujours en Abou Dabi, TOTAL, associé à GDF Suez, EDF et Areva,
a pris acte de la décision d’ENEC (Emirates Nuclear Energy
En 2009, Total Gas & Power Ltd a acheté vingt-trois cargaisons Corporation), annoncée en décembre 2009, de ne pas retenir leur
contractuelles et douze cargaisons spot en provenance de proposition dans le cadre de l’appel d’offres organisé pour la
Norvège, du Nigeria, de Guinée équatoriale, d’Indonésie, de fourniture de centrales nucléaires. Le Groupe poursuit son objectif
Trinité-et-Tobago, du Qatar et du Yémen. de devenir à long terme un exploitant nucléaire reconnu.
TOTAL / 35
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Amont
En France, TOTAL est associé, à hauteur de 8,33%, à GDF Suez et d’affaires réalisé par Photovoltech en 2009 s’élève à 80 millions
EDF dans le projet d’étude relatif à la construction et à l’exploitation d’euros, contre 106 millions d’euros en 2008 et 73 millions d’euros
du deuxième EPR français sur le site de Penly (Seine-Maritime). en 2007.
En Thaïlande, TOTAL détient 28% de la société Eastern Power and TOTAL poursuit, par ailleurs, le projet d’implanter dans la région de
Electric Company Ltd (EPEC) qui exploite depuis mars 2003 la Carling en Moselle (France) une unité industrielle photovoltaïque, en
centrale à cycle combiné de Bang Bo d’une capacité de 350 MW. partenariat avec GDF Suez.
Au Nigeria, TOTAL et son partenaire, la compagnie nationale NNPC TOTAL détient 50% du capital de Tenesol aux côtés d’EDF.
(Nigerian National Petroleum Corporation), participent à deux Tenesol, dont le siège est basé à Lyon (France), est une société
projets de construction de centrales électriques à gaz qui spécialisée dans la conception, la fabrication, la commercialisation
s’inscrivent dans les objectifs gouvernementaux de développement et l’exploitation de systèmes solaires photovoltaïques. La société
de la production électrique et de l’utilisation accrue de la est positionnée sur les principaux marchés de la connexion aux
production de gaz naturel pour des usages domestiques : réseaux en France, dans les départements d’outre-mer et en
Europe, mais aussi sur ceux des applications professionnelles
o Le projet Afam VI, au travers de la joint-venture SPDC (Shell isolées (télécommunications, sites Oil & Gas, etc.). Tenesol dispose
Petroleum Development Company) dans laquelle TOTAL détient de deux usines de production de panneaux solaires, Tenesol
un intérêt de 10%, qui concerne le développement d’une centrale Manufacturing en Afrique du Sud, d’une capacité de production de
électrique en cycle combiné d’une capacité de 630 MW dont la 60 MWc/an, et Tenesol Technologies, dans la région de Toulouse
mise en production commerciale est prévue au deuxième en France, d’une capacité de production de 50 MWc/an. En 2009,
semestre 2010 ; malgré un contexte de forte tension sur les prix des modules,
o Le développement d’une nouvelle centrale électrique en cycle Tenesol a enregistré une croissance de près de 30% de son chiffre
combiné d’une capacité d’environ 400 MW, située près de la ville d’affaires consolidé à 249 millions d’euros (contre près de
d’Obite (delta du Niger) dans le cadre du projet gazier OML 58, 193 millions d’euros en 2008 et 133 millions d’euros en 2007),
associant NNPC et TOTAL (40%, opérateur). La mise en service correspondant à une production commercialisée de 85 MWc.
est prévue pour le début de l’année 2013. La centrale sera reliée
au réseau électrique existant par une ligne haute tension de En matière de Recherche & Développement, TOTAL, GDF Suez et
108 km. Photovoltech ont confirmé leur collaboration avec l’IMEC à travers
la signature en septembre 2009 d’un accord dans le cadre de l’IIAP
‹ Énergies renouvelables (IMEC Industrial Affiliation Program), programme multipartenaires
sur les cellules solaires au silicium cristallin. L’objectif de l’IIAP est
Dans le cadre de sa mission de développement d’énergies de limiter significativement l’utilisation du silicium tout en
complémentaires aux hydrocarbures, la direction générale Gaz & augmentant l’efficacité des cellules solaires afin de permettre une
Énergies Nouvelles a poursuivi en 2009 le renforcement de ses baisse substantielle des coûts dans la filière.
positions dans les énergies renouvelables, en particulier dans le
domaine de l’énergie solaire photovoltaïque où le Groupe est En septembre 2009, le Groupe s’est également associé au LPICM
présent depuis 1983. (Laboratoire de Physique des Interfaces et des Couches Minces), unité
mixte de recherche du CNRS et de l’École Polytechnique, pour mettre
䊳 Énergie solaire photovoltaïque en place une équipe de recherche commune — Nano PV — dans le
domaine des couches minces et des nanomatériaux à base de silicium
Dans la filière photovoltaïque du silicium cristallin, TOTAL (Saclay, Île-de-France). L’engagement de TOTAL représente environ
développe, d’une part, une activité industrielle de production de 8 millions d’euros pour la première phase de quatre ans.
cellules photovoltaïques et, d’autre part, en aval, une activité de
production et de commercialisation de modules et de systèmes. Le TOTAL est entré en décembre 2008 au capital de la société
Groupe, via la signature de plusieurs partenariats, poursuit ses Konarka, start-up américaine active dans le développement de
activités de recherche et développement dans cette filière. Il s’est technologies solaires organiques. En 2009, Konarka a mis en place
en outre engagé dans le développement de nouvelles technologies de nouveaux projets de recherche en coopération avec la direction
solaires innovantes. Enfin, TOTAL conduit des projets d’installation Gaz & Énergies Nouvelles ainsi que différentes filiales Chimie du
de solutions solaires à vocation pédagogique sur certaines de ses Groupe, l’objectif étant de développer des films solaires à grande
installations en France ou dans le cadre de projets d’électrification échelle. Confiant dans le potentiel de cette technologie
décentralisée dans d’autres pays. prometteuse, le Groupe a augmenté sa participation dans la société
à près de 25% du capital début 2010.
TOTAL est actionnaire de Photovoltech, société spécialisée dans
la production de cellules photovoltaïques à haut rendement. Le La filiale Total Énergie Solaire, créée en juillet 2008 dans le cadre
Groupe détient désormais 50% du capital de la société aux côtés de la contribution du Groupe au programme « Grenelle de
de GDF Suez, à la suite du rachat commun, en septembre 2009, de l’environnement », a débuté ses opérations en 2009 avec
la participation de 4,4% détenue par l’IMEC (Interuniversity l’installation de panneaux solaires sur les sites de Pau et de Lacq
MicroElectronics Centre). En 2009, Photovoltech a poursuivi le (France). Au total, cinq projets pédagogiques devraient être finalisés
projet d’augmentation de la capacité totale de production de son d’ici fin 2010 dans le but d’exposer différentes solutions
usine de Tirlemont (Tienen) en Belgique en décidant de passer de photovoltaïques sur des sites du Groupe, pour une puissance totale
80 MWc/an en 2009 à 155 MWc/an d’ici fin 2010. Dans un contexte installée comprise entre 2 et 3 MWc et un investissement de
de marché difficile et de forte baisse des prix des cellules, le chiffre 15 millions d’euros.
TOTAL a annoncé en novembre 2009 la signature d’un contrat de Le charbon sud-africain, produit par TCSA ou acheté auprès de
recherche avec le Massachussetts Institute of Technology (MIT) mines tierces, est exporté à partir du port de Richard’s Bay, dont
pour développer une nouvelle technologie de batteries stationnaires TOTAL détient 5,36%. En 2008, TOTAL et son partenaire Mmakau
destinées au stockage d’énergie solaire. Cet accord, d’un montant Mining ont par ailleurs acquis 1 Mt/an supplémentaire de droits
de 4 millions de dollars sur cinq ans, s’inscrit dans le cadre de la portuaires au titre de leur participation dans la phase 5 de
MIT Energy Initiative dont le Groupe est partenaire depuis développement du port.
novembre 2008.
Au total, le Groupe a commercialisé près de 7,3 Mt de charbon sur
䊳 Énergie éolienne le marché international en 2009 (contre 8,4 Mt en 2008 et 10 Mt en
2007), dont 3,6 Mt de charbon sud-africain, principalement
TOTAL opère une centrale éolienne à Mardyck (à proximité de destinées à la génération électrique, pour moitié en Europe et pour
l’établissement des Flandres, située à Dunkerque) d’une capacité moitié en Asie. Enfin, sur le marché intérieur sud-africain, les ventes
de 12 MW. du Groupe se sont établies à 0,3 Mt en 2009 et sont destinées aux
secteurs industriel et métallurgique.
䊳 Énergie marine
‹ DME (DiMéthyl Ether)
Dans le domaine de l’énergie de la houle et des vagues, TOTAL a
pris, en juin 2005, une participation de 10% dans un projet pilote Au Japon, TOTAL participe avec huit sociétés japonaises à un
situé au large de Santona, sur la côte Nord de l’Espagne. La programme de sensibilisation des consommateurs à ce nouveau
construction de la première bouée, d’une puissance de 40 kW, combustible. L’usine de production de DME, d’une capacité de
s’est achevée par sa mise à l’eau en septembre 2008. Ce 80 kt/an et située à Niigata (île de Honshu, Japon), a démarré en
démonstrateur vise à évaluer le potentiel technique et économique janvier 2009 (TOTAL 10%).
de cette technologie.
En parallèle, au sein du consortium conduit par le groupe Volvo,
Dans le domaine de l’énergie des courants marins, TOTAL détenait TOTAL participe aux travaux du projet européen « BioDME » dont
fin 2007 une participation de 24,9% dans la société l’objectif est de tester l’ensemble de la chaîne : depuis la fabrication
Scotrenewables Marine Power, basée aux îles Orcades en Écosse. de DME à partir de la liqueur noire, sous-produit de la production
Des accords permettant l’entrée au capital de nouveaux partenaires de la pâte à papier, jusqu’à l’utilisation dans une flotte de camions
ont été signés en janvier 2008. La participation du Groupe a ainsi dans quatre villes suédoises. Le projet, qui comprend la
été ramenée à 16%. Scotrenewables Marine Power développe un construction d’un pilote à Pitea (Suède), a démarré en septembre
dispositif de production d’électricité à partir de l’énergie des 2009 et devrait s’achever en 2012. Ce projet est financé en partie
courants marins. Un modèle à l’échelle 1/5 a été testé en mer avec par l’Agence suédoise de l’énergie et le septième programme cadre
succès au cours de l’année 2009. La construction d’un prototype européen.
de taille réelle est prévue pour 2010.
Par ailleurs, le groupe de travail international constitué dans le
cadre du processus de normalisation ISO du DME a poursuivi ses
travaux au cours de l’année 2009. Enfin, TOTAL a pris le 1er janvier
2009, et pour deux ans, la présidence de l’IDA (International DME
Association).
TOTAL / 37
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
䊳 Secteur Aval
Le secteur Aval couvre l’ensemble des activités du Raffinage & Données financières du secteur Aval
Marketing et du Trading & Shipping.
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
1er raffineur/distributeur en Europe de l’Ouest 1
Chiffre d’affaires hors Groupe 100 518 135 524 119 212
Résultat opérationnel ajusté 1 026 3 602 3 287
1er distributeur en Afrique 2 Résultat opérationnel net ajusté 953 2 569 2 535
Amériques
11,6%
Afrique
Reste du monde 11,0%
Europe Europe
Reste du monde
67,3%
2007 2008 2009 10,1%
Sur l’année 2009, le taux d’utilisation sur bruts traités ressort à 78%
(83% sur bruts et autres charges) contre 88% en 2008 (91% sur
bruts et autres charges) en raison des réductions volontaires de
traitement dans les raffineries du Groupe. (a) Y Compris Trading et quote-part dans CEPSA.
1. Données sociétés sur la base des capacités de raffinage et/ou des ventes.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
1. Données sociétés sur la base des capacités de raffinage et des quantités vendues.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Hors Sicile et hors activités aviation et cartes AS24 de TOTAL.
4. Part du Groupe dans CEPSA : 48,83% au 31 décembre 2009.
5. Pour une information plus détaillée sur le projet méthanier de Dunkerque, consulter la page 34 du Chapitre Gaz & Énergies Nouvelles.
6. SMR : Steam Methane Reformer.
TOTAL / 39
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
des bruts soufrés et d’accroître sa production de gazole à très construction d’une unité de conversion profonde (coker), d’une
basse teneur en soufre. La mise en service de l’unité HDS est unité de distillation sous vide, d’une unité de désulfuration et
prévue au premier semestre 2010 et permettra de traiter d’autres unités associées. Ce projet permettra de traiter
jusqu’à 70% de bruts soufrés, contre 10% actuellement. davantage de bruts lourds et soufrés et d’augmenter la
production de produits légers, en particulier de distillats à basse
- En Allemagne, une nouvelle unité HDS dans la raffinerie de
teneur en soufre. La construction se poursuit et l’entrée en
Leuna a démarré en septembre 2009. Cette unité est destinée
service est prévue pour le premier trimestre 2011.
à l’approvisionnement du marché allemand en fioul domestique
à très basse teneur en soufre. o En Arabie saoudite, TOTAL et Saudi Arabian Oil Company
(Saudi Aramco) ont créé en septembre 2008 une joint-venture,
- Aux Pays-Bas, le Groupe, actionnaire majoritaire (55%) de la Saudi Aramco Total Refining and Petrochemical Company
raffinerie de Flessingue, a exercé ses droits de préemption sur (SATORP) en vue de la construction d’une raffinerie de 400 kb/j à
les parts (45%) de cet actif mises en vente par Dow Chemical Jubail, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de
en juin 2009. Simultanément, TOTAL a reçu une offre ferme de 37,5% par TOTAL. À terme, les parties prévoient de conserver
rachat émanant de Lukoil et lui a cédé ces parts (45%). Cette chacune une participation de 37,5% et d’introduire en bourse sur
opération constitue le développement d’un nouveau partenariat le marché saoudien les 25% restants fin 2011, sous réserve de
entre TOTAL et Lukoil. l’approbation des autorités compétentes. Les principaux contrats
- En Italie, à la suite de l’accord signé en janvier 2010, la de construction de la raffinerie ont été signés en juillet 2009,
coentreprise TotalErg détiendra une participation de 100% marquant le démarrage des travaux. La mise en service est
dans la raffinerie de Rome et de 25,9% dans la raffinerie de prévue en 2013.
Trecate. Le schéma très convertissant de cette raffinerie lui permettra de
- En Espagne, CEPSA poursuit son programme d’investissements traiter des bruts lourds (Arabian Heavy) et de produire des
visant à améliorer la capacité de conversion de ses raffineries carburants et autres produits légers répondant aux spécifications
pour répondre à la croissance de la demande du marché les plus strictes et essentiellement destinés à l’exportation.
espagnol en distillats moyens. Une unité d’hydrocraquage, deux o En Afrique, le Groupe dispose de participations dans cinq
nouvelles unités de distillation atmosphérique et sous vide ainsi raffineries au 31 décembre 2009. En octobre 2009, TOTAL a cédé
qu’une unité de désulfuration sont notamment en cours de sa participation de 50% dans la raffinerie Indeni en Zambie. Par
construction à la raffinerie de Huelva. L’entrée en service est ailleurs, TOTAL a réduit de 34% à 20% sa participation dans la
actuellement prévue pour l’été 2010. Société africaine de raffinage (SAR) au Sénégal en décembre 2009.
o Aux États-Unis, TOTAL exploite la raffinerie de Port Arthur o En Chine, TOTAL détient une participation de 22,4% dans la
(Texas) dont la capacité s’élève à 174 kb/j. TOTAL y a lancé en raffinerie de WEPEC, située à Dalian, aux côtés de Sinochem et
2008 un programme de modernisation qui comprend la PetroChina.
Le tableau suivant présente la capacité journalière de raffinage de pétrole brut de TOTAL (a) :
Au 31 décembre
(en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007
Raffineries exploitées par le Groupe
Normandie (France) 338 339 331
Provence (France) 158 158 158
Flandres (France) 137 137 141
Donges (France) 230 230 230
Feyzin (France) 117 117 117
Grandpuits (France) 101 101 101
Anvers (Belgique) 350 350 350
Leuna (Allemagne) 230 230 227
Rome (Italie) (b) 64 64 63
Lindsey – Immingham (Royaume-Uni) 221 221 221
Flessingue (Pays-Bas) (c) 81 81 81
Port Arthur (Texas, États-Unis) 174 174 174
Sous total 2 201 2 202 2 194
Autres raffineries dans lesquelles le Groupe détient des participations (d) 393 402 404
Total 2 594 2 604 2 598
(a) Dans les cas où TOTAL ne détient pas 100% des intérêts d’une raffinerie, la capacité indiquée représente la quote-part détenue par TOTAL dans la capacité de raffinage
globale du site.
(b) Participation de TOTAL de 71,9%.
(c) Participation de TOTAL de 55%.
(d) Douze raffineries dans lesquelles TOTAL détient des intérêts compris entre 16,7% et 50% (cinq en Afrique, quatre en Espagne, une en Allemagne, une en Martinique et une
en Chine). Cession de la participation de 50% dans la raffinerie Indeni en Zambie en 2009 et cession de la participation de 55,6% dans la raffinerie de Luanda en Angola en
2007.
Le tableau suivant présente, par catégorie de produits, la part nette Au 31 décembre 2009, TOTAL dispose d’un réseau de 10 825
des quantités produites dans les raffineries du Groupe (a) : stations-service en Europe, réparties en France, en Belgique, aux
Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne, au Royaume-Uni, en
(en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007 Italie, ainsi qu’en Espagne et au Portugal au travers de sa
participation dans CEPSA. TOTAL exploite également sous la
Essences 407 443 501
marque AS24 un réseau de 540 stations-service destinées aux
Carburants pour l’aviation (b) 186 208 208
Gasoil et combustibles 851 987 964 transporteurs routiers. Le Groupe est un acteur majeur dans le
Fiouls lourds 245 257 254 domaine des cartes pétrolières, avec près de 3,5 millions de cartes
Autres produits 399 417 412 émises dans vingt-huit pays européens.
1. Données sociétés, sur la base des quantités vendues. Périmètre : France, Benelux, Royaume-Uni, Allemagne, Italie ; Espagne et Portugal au travers de CEPSA.
2. Données PFC Energy de décembre 2009, sur la base des quantités vendues.
3. Données sociétés, sur la base des quantités vendues.
4. Y compris via des distributeurs nationaux.
5. Données : PFC Energy, Unione Petrolifera, sur la base des quantités vendues.
TOTAL / 41
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
marché d’environ 11% 2, un réseau de 300 stations-service et une Au Vietnam, TOTAL continue de renforcer sa présence dans les
position renforcée dans les produits de spécialité. Spécialités. Après avoir acquis en décembre 2008 une société de
distribution de GPL, le Groupe a finalisé en décembre 2009
l’acquisition d’actifs lubrifiants, lui permettant de devenir un des
En Europe du nord, centrale et orientale, le Groupe développe
leaders du marché vietnamien des lubrifiants.
ses positions essentiellement sur les marchés de produits de
spécialité. En 2009, TOTAL a ainsi poursuivi l’expansion de sa
présence directe sur les marchés porteurs d’Europe de l’Est, en 䊳 Amériques
particulier dans le domaine des lubrifiants. Le Groupe vise à
accélérer la croissance des activités de produits de spécialité en En Amérique latine et aux Caraïbes, TOTAL est présent dans une
Russie et en Ukraine en poursuivant le développement d’une vingtaine de pays, essentiellement sur les marchés de produits de
présence directe sur ces marchés depuis 2008. spécialité. Dans les Caraïbes, le Groupe dispose d’une position
significative dans la distribution de carburant, renforcée par
l’acquisition, au second semestre 2008, d’actifs marketing et
En 2009, AS24, présent dans vingt-deux pays européens et en
logistiques à Porto Rico, en Jamaïque et aux îles Vierges.
Russie, a poursuivi le développement de son réseau au travers de
nouvelles implantations en Europe, notamment dans trois nouveaux
pays (Croatie, Bulgarie, Macédoine). Dans les prochaines années, la En Amérique du Nord, TOTAL commercialise des lubrifiants et
croissance d’AS24 devrait se poursuivre et s’étendre à d’autres poursuit son développement avec la signature en décembre 2009
pays d’Europe, du Caucase et du bassin méditerranéen. d’un accord pour l’acquisition d’actifs lubrifiants au Canada, dans
la province du Québec.
TOTAL est leader dans la distribution de produits pétroliers sur le Le tableau suivant présente les volumes de produits raffinés vendus
continent africain, avec près de 10% 1 de part de marché. Au par zone géographique (a) :
31 décembre 2009, le Groupe exploite plus de 3 600 stations-
service réparties dans plus de quarante pays et opère notamment (en milliers de barils par jour) 2009 2008 2007
deux réseaux importants en Afrique du Sud et au Nigeria. TOTAL
France 808 822 846
dispose également de positions significatives dans le bassin Europe hors France (a) 1 245 1 301 1 432
méditerranéen, principalement en Turquie, au Maroc et en Tunisie. États-Unis 118 147 162 (b)
Au Moyen-Orient, le Groupe est essentiellement présent sur les Afrique 281 279 286
marchés des produits de spécialité, et poursuit sa stratégie de Reste du monde 189 171 167
croissance dans la région, notamment dans la production et la
Total hors négoce international 2 641 2 720 2 893 (b)
commercialisation de lubrifiants.
Négoce international 975 938 881
En 2009, le Groupe a continué à renforcer et optimiser ses positions Total y compris négoce
sur le continent africain. Au deuxième trimestre, TOTAL a finalisé international 3 616 3 658 3 774 (b)
l’acquisition d’actifs marketing et logistiques au Kenya et en
(a) Y compris quote-part du Groupe dans CEPSA.
Ouganda. L’opération concerne 165 stations-service, des activités (b) Écart par rapport au Document de référence 2007 compte tenu d’un
de distribution de produits pour l’aviation ainsi que plusieurs sites changement de méthode de calcul des ventes de la raffinerie de Port Arthur.
logistiques et une usine de fabrication de lubrifiants.
䊳 Répartition du réseau de stations-service
䊳 Asie-Pacifique
Le tableau suivant présente le nombre de stations du réseau TOTAL
À fin 2009, TOTAL est présent dans une vingtaine de pays de la par zone géographique (a) :
zone Asie-Pacifique, principalement sur les marchés de produits de
Au 31 décembre 2009 2008 2007
spécialité. Dans la région, le Groupe développe ses positions dans
la distribution de carburants, notamment en Chine. TOTAL opère France 4 606 (b) 4 782 4 992
également des réseaux de stations-service au Pakistan, aux Europe hors France et hors CEPSA 4 485 4 541 4 762
Philippines, au Cambodge et est un acteur significatif dans les îles CEPSA (c) 1 734 1 811 1 680
du Pacifique. En outre, cinq stations-service ont été ouvertes en Afrique 3 647 3 500 3 549
2009 en Indonésie. Reste du monde 1 827 1 791 1 514
Total 16 299 16 425 16 497
En Chine, à la suite de deux accords de joint-venture conclus en
(a) Hors stations sous la marque AS24.
2005 entre TOTAL et Sinochem pour le développement d’un réseau (b) Dont près de 2 300 stations sous la marque TOTAL, 281 stations sous la marque
de 500 stations-service dans les régions de Pékin et de Shanghai, Elf et près de 1 800 stations sous la marque Elan.
le Groupe opère près de 110 stations à fin décembre 2009. (c) Nombre total des stations appartenant au réseau CEPSA.
1. Données PFC Energy de décembre 2009 sur la base des quantités vendues.
2. Données Sociétés sur la base des quantités vendues.
En avril 2009, le Groupe a annoncé son entrée au capital de Gevo. En Allemagne, le Groupe participe par ailleurs à un projet de
Cette société, établie aux États-Unis, développe un portefeuille de démonstration de distribution d’électricité dans quatre stations-
bio-produits pour les marchés des carburants et de la chimie, et a service TOTAL de Berlin, en partenariat avec l’électricien Vattenfall.
mis au point une technologie innovante pour convertir en alcools
lourds et en hydrocarbures des sucres issus de la biomasse.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Aval
Les activités Trading & Shipping comprennent essentiellement : Ces activités Trading & Shipping sont exercées mondialement à
travers plusieurs filiales détenues à 100% par le Groupe, dont
o la vente de la production de pétrole brut ; TOTSA Total Oil Trading S.A., Total International Ltd, Socap
International Ltd, Atlantic Trading & Marketing Inc., Total Trading
o l’approvisionnement des raffineries du Groupe en pétrole brut ;
Asia Pte, Total Trading and Marketing Canada L.P., Chartering &
o les importations et exportations de produits pétroliers Shipping Services S.A.
nécessaires à l’ajustement des productions des raffineries du
Groupe à leurs demandes locales ;
‹ Trading
o l’affrètement des navires requis pour ces activités ;
o les interventions sur les différents marchés dérivés. En termes de volumes commercialisés, TOTAL se situe parmi les
principaux opérateurs mondiaux, notamment dans le trading de
Ces activités ont pour mission première de répondre aux besoins pétrole brut et de produits raffinés. Le tableau ci-dessous présente
du Groupe. En outre, le savoir-faire et l’expertise acquis dans la les ressources et les débouchés mondiaux de pétrole brut pour le
conduite de ces activités permettent d’étendre leurs domaines Groupe au titre des trois derniers exercices.
d’intervention au-delà des stricts besoins du Groupe.
La division Trading intervient largement sur les marchés physiques de marché) de l’annexe aux comptes consolidés du présent
et les marchés des dérivés, tant organisés que de gré à gré. Dans le Document de référence.
cadre de son activité de trading, TOTAL utilise, comme la plupart
des autres compagnies pétrolières, des produits dérivés d’énergie Toutes les activités de trading du Groupe s’inscrivent dans le cadre
(futures, forwards, swaps, options) afin d’adapter son exposition d’une politique rigoureuse de respect des procédures de contrôle
aux fluctuations de prix du pétrole brut et des produits raffinés. Ces interne et de fixation de limites d’intervention.
opérations sont conduites avec des contreparties variées.
Au cours de l’année 2009, avec, en moyenne, des volumes
Les informations relatives aux positions des instruments dérivés de physiques négociés de pétrole brut et de produits raffinés d’environ
Trading & Shipping sont présentées dans les notes 30 (Instruments 5 Mb/j, la division Trading a maintenu un niveau d’activité
dérivés d’énergie et assimilés, swaps de taux de fret) et 31 (Risques comparable à ceux de 2008 et de 2007.
En 2009, les principaux indicateurs du marché se sont caractérisés par un fort contango 1 :
(a) 1st Line : cotation sur ICE Futures pour livraison sur le mois M+1.
(b) 12th Line : cotation sur ICE Futures pour livraison sur le mois M+12.
(c) VLCC : Very Large Crude Carrier. BITR: Baltic International Tanker Routes.
L’année 2009 a été marquée par une offre de bruts et de produits quatre navires GPL), dont aucun n’est à simple coque. La moyenne
largement excédentaire par rapport à la demande. La demande a d’âge de cette flotte est d’environ quatre ans.
légèrement repris au second semestre.
Au cours de l’année 2009, le marché du fret pétrolier a durement
L’offre excédentaire a entraîné la constitution de stocks, une souffert de la combinaison de deux facteurs :
démarche qui a été confortée par le creusement de la structure de
prix en contango. Le contango a commencé l’année à son o Une forte augmentation de 10% en tonnage de l’offre mondiale
maximum (15,2 $/b) puis s’est réduit tout en restant à un niveau de tankers de taille supérieure à 10 000 tonnes de port en lourd,
suffisant pour financer le stockage pétrolier dans les bacs à terre principalement en raison des nombreuses livraisons de bateaux
puis, une fois saturés, dans les navires (stockage flottant). neufs dans tous les segments de taille et du faible nombre de
sorties de flotte.
‹ Shipping o Une réduction de la demande de transport liée à la baisse de
1,6% de la demande pétrolière moyenne en 2009. En effet, cette
La division Shipping de TOTAL assure le transport des pétroles décroissance globale, principalement liée à la crise économique
bruts et des produits raffinés nécessaires aux activités du Groupe. mondiale, a conduit l’OPEP à diminuer fortement sa production
Elle fournit en permanence toute la variété des services de shipping en fin d’année 2008. Il en a résulté une chute du transport de
nécessaires au développement de l’activité du Groupe. Elle brut, en particulier sur les flux long-courrier de VLCC en
maintient une politique rigoureuse de sécurité. Dans le cadre de provenance du golfe Persique.
son activité de shipping, le Groupe utilise, comme un certain
nombre de compagnies pétrolières et d’armateurs, des produits Les taux de fret ont ainsi baissé tout au long de l’année 2009 pour
dérivés de taux de fret afin d’adapter son exposition aux atteindre dès le deuxième trimestre des niveaux couvrant à peine
fluctuations de ceux-ci. les coûts opératoires des navires. Le marché est ainsi passé en
quelques mois d’une année 2008 record à une situation
Le Groupe a réalisé environ 3 000 affrètements au cours de historiquement basse. La faiblesse des taux de fret ainsi que la
l’exercice 2009, pour un volume transporté de 123 millions de structure de prix des marchés du pétrole brut, puis celle des
tonnes. Au 31 décembre 2009, la flotte affrétée à temps, en moyen produits pétroliers, ont favorisé l’utilisation de nombreux navires
ou long terme, est composée de cinquante-cinq navires (en incluant comme stockages flottants.
1. Le contango se définit comme la situation de marché où le prix futur pour la livraison d’une denrée est supérieur au prix au comptant (spot).
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie
䊳 Secteur Chimie
Le secteur Chimie regroupe la Chimie de Base, qui inclut la Le ROACE 2 de la Chimie calculé sur l’année 2009 est de 4% contre
pétrochimie et les fertilisants, ainsi que la Chimie de Spécialités 9% pour l’année 2008.
qui comprend les applications du caoutchouc, les résines, les
adhésifs et la métallisation. La dimension de ses activités fait
Ventes 2009 par zone géographique
du secteur Chimie de TOTAL l’un des plus grands producteurs
intégrés au monde 1.
䡲 Chimie de Base
Les activités de la Chimie de Base regroupent la pétrochimie et les une baisse de la demande en produits pétrochimiques en Europe et
fertilisants. aux États-Unis et un recul des marges des produits des
vapocraqueurs. L’implantation du Groupe au Qatar et en Corée a
En 2009, les ventes se sont élevées à 8,66 milliards d’euros, contre permis d’atténuer les difficultés rencontrées sur les zones matures.
13,18 milliards d’euros en 2008 et 12,56 milliards d’euros en 2007. L’activité Fertilisants a été pénalisée par des volumes en baisse et
En 2009, l’environnement de la Chimie de Base a été marqué par de très faibles marges tout au long de l’année.
‹ Pétrochimie
2009 2008 2007
Répartition des capacités de production de TOTAL Amérique Asie et Total Total Total
(en milliers de tonnes) Europe du Nord Moyen-Orient (c) monde monde monde
Oléfines (a) 4 695 1 195 1 005 6 895 7 285 7 175
Aromatiques 2 500 940 755 4 195 4 360 4 335
Polyéthylène 1 320 440 280 2 040 2 035 2 035
Polypropylène 1 335 1 150 295 2 780 2 750 2 575
Styréniques (b) 1 110 1 350 630 3 090 3 220 3 160
La pétrochimie, rassemblée au sein de Total Petrochemicals, regroupe une plus grande efficacité énergétique de ses installations et
la pétrochimie de base (oléfines et aromatiques) et ses dérivés davantage de flexibilité dans le choix des matières premières.
polymères : le polyéthylène, le polypropylène et les styréniques. Dans un contexte de compétitivité accrue, le Groupe a engagé
deux plans de restructuration, l’un en 2006 et l’autre en 2009, sur
Les principaux sites pétrochimiques sont situés en Belgique les sites de Carling et de Gonfreville en France :
(Anvers, Feluy), en France (Carling, Feyzin, Gonfreville, Lavéra), aux
- Le premier plan s’est traduit par la fermeture de l’un des
États-Unis (Carville en Louisiane et Bayport, La Porte, Port Arthur
au Texas) ainsi qu’à Singapour et en Chine (Foshan). Reliées par vapocraqueurs et de l’unité styrène à Carling, ainsi que par la
construction d’une nouvelle unité de styrène de taille
des pipelines aux raffineries du Groupe ou situées sur des sites
voisins, les activités pétrochimiques bénéficient pour la plupart mondiale 1 à Gonfreville qui remplace l’unité fermée fin 2008.
Cette restructuration s’est achevée au premier trimestre 2009.
d’une forte intégration avec les activités Raffinage du Groupe.
- Le deuxième plan concerne un projet de consolidation de
TOTAL possède une participation de 50% dans le site l’entreprise afin de sauvegarder sa compétitivité. Le projet
pétrochimique de Daesan en Corée du Sud, en association avec comprend un volet de modernisation des meilleures unités
Samsung. Ce site intégré est situé à 400 km des côtes chinoises. avec des investissements de l’ordre de 230 millions d’euros
permettant de porter au meilleur niveau d’efficacité énergétique
et de compétitivité le vapocraqueur et l’unité de polyéthylène
Au Qatar, le Groupe détient des participations dans deux
haute densité à Gonfreville, ainsi que de conforter la production
vapocraqueurs et plusieurs lignes de polyéthylène.
de polystyrène à Carling. Il prévoit également d’arrêter des
unités structurellement déficitaires : deux lignes de
TOTAL continue de renforcer son positionnement au niveau des polyéthylène basse densité, l’une à Carling et l’autre à
leaders de l’industrie selon trois grands axes stratégiques : Gonfreville, et une ligne de polystyrène à Gonfreville. Cette
o Sur les marchés matures, le Groupe renforce la compétitivité de réorganisation concerne également les fonctions support des
ses sites traditionnels, notamment grâce à la maîtrise des coûts,
1. Installations classées parmi le premier quartile en termes de capacités de production sur la base des informations publiées.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie
deux sites et les services centraux de Total Petrochemicals projet, l’un des plus importants du Groupe en matière de
France en vue d’une efficacité améliorée. recherche, a pour objectif d’évaluer à une échelle semi-
Par ailleurs, à la suite de la dénonciation définitive, par le client industrielle la faisabilité technique et économique de production
unique, du contrat de fourniture de butanol secondaire produit d’oléfines à partir de méthanol provenant du gaz naturel, mais
à Notre-Dame-de-Gravenchon (Normandie), le Groupe se voit également de charbon et de la biomasse, et permettre
contraint de fermer ce site dévolu à cette seule fabrication. La d’envisager ainsi une nouvelle voie de production pour les
fermeture est prévue en 2010. polyoléfines.
o TOTAL poursuit ses développements dans les zones de Le Secteur Chimie a poursuivi en 2009 l’amélioration de ses
croissance. performances en matière de sécurité grâce aux plans d’action
En Asie, la joint-venture Samsung-Total Petrochemicals Co. Ltd a portant sur la sécurité au poste de travail, les systèmes de
inauguré en septembre 2009 une usine de compounds de management de la sécurité et la prévention des risques majeurs.
polypropylène située à Dongguang en Chine et poursuit Cependant, au deuxième semestre 2009, la Chimie a été confrontée
l’optimisation de ses opérations avec la construction d’une unité à quatre accidents graves. TOTAL a lancé une mission d’inspection
de production de carburant pour l’aviation en vue de valoriser les générale de sécurité sur treize principaux sites français à risques
co-produits et d’un bac de stockage de butane. Ce bac de technologiques, dont deux sites pétrochimiques (Gonfreville et
stockage permettra d’accroître la flexibilité des charges du Carling) et trois sites de l’activité Fertilisants (Mazingarbe,
vapocraqueur. En 2008, la joint-venture a achevé la première Grandpuits et Grand Quevilly). Ces évènements interpellent
phase de modernisation du site de Daesan en Corée du Sud. Ce d’autant plus le Groupe que les résultats Sécurité du secteur
développement majeur a permis d’augmenter d’un tiers la Chimie sont globalement en constante amélioration, avec une
capacité de production initiale grâce, d’une part, à l’expansion division par deux des indicateurs d’accidents de travail entre 2005
des unités de vapocraquage et de styrène et, d’autre part, à la et 2009.
construction d’une nouvelle ligne de polypropylène en 2007 et au
démarrage d’une nouvelle unité de métathèse 1 en 2008. 䊳 Pétrochimie de base
Au Moyen-Orient, le projet de construction d’une unité de
paraxylène d’une capacité de 700 kt/an dans la raffinerie de La pétrochimie de base regroupe les oléfines et les aromatiques
Jubail en Arabie saoudite a été confirmé en mai 2008 par les issus du vapocraquage de coupes pétrolières, essentiellement le
deux partenaires, TOTAL et Saudi Aramco. Cette unité de taille naphta, ainsi que les productions de propylène et d’aromatiques
mondiale 2 est destinée à approvisionner le marché asiatique. Son issues du raffinage. L’environnement économique de cette activité
démarrage est prévu en 2013. est fortement influencé par l’équilibre entre l’offre et la demande,
o TOTAL développe des positions bénéficiant d’un accès plus ainsi que par l’évolution du prix du naphta, principale matière
favorable aux matières premières. première utilisée.
Unis), forte croissance en Chine (supérieure à 25%), tirée par une 2009 a cependant été marquée par une reprise de la croissance en
demande intérieure satisfaite par l’augmentation significative des Chine, supérieure à 10%, grâce aux programmes de soutien de la
importations. demande intérieure.
Les volumes de ventes du Groupe se sont repliés de 4% en 2009 En 2009, les volumes de vente de polystyrène de TOTAL ont
par rapport à 2008. Les marges du polyéthylène sont restées faibles progressé de 1%, tirés par la hausse des ventes en Asie (+13%).
en Europe. Aux États-Unis, elles se sont maintenues à un niveau
plus élevé grâce en particulier à la compétitivité du prix de
‹ Fertilisants
l’éthylène sur base éthane. En Europe, la pression sur les marges
devrait perdurer avec le démarrage de nouvelles unités sur base
éthane au Moyen-Orient, initié à la fin de l’année 2009, et en Asie. Au travers de sa filiale GPN, TOTAL produit et commercialise
principalement des engrais azotés à partir de gaz naturel. Le
principal facteur influençant les marges est le prix du gaz naturel.
Dans ce contexte, la stratégie de TOTAL repose sur un
abaissement du point mort de ses unités en Europe et un effort
renforcé de différenciation de sa gamme de produits. Après une année record en 2008, le marché européen des
fertilisants a reculé de plus de 10% en 2009 et revient au niveau
des années 2005/2006. À la suite de l’effondrement des prix de
䊳 Polypropylène l’urée fin 2008, les prix des produits azotés ont fortement chuté
début 2009, entraînant une baisse des marges.
Le polypropylène est un plastique issu de la polymérisation du
propylène produit par les vapocraqueurs et les raffineries du La division Fertilisants a poursuivi sa profonde restructuration
Groupe. Il est essentiellement destiné aux marchés de l’automobile, industrielle engagée en 2006 :
de l’emballage, des équipements ménagers, des appareils
électriques, des fibres, et de l’hygiène. Les marges sont o L’activité d’engrais composés, obtenus par mélange de produits
principalement influencées par le niveau de la demande, ainsi que azotés, phosphorés et de potasse, dont le marché est en
par la disponibilité et le prix du propylène. décroissance, a été abandonnée en France, conduisant à la
fermeture de trois sites (Bordeaux, Basse Indre et Granville). En
outre, la filiale néerlandaise Zuid-Chemie a été cédée à la société
L’année 2009 a été marquée par une légère reprise du marché
Engrais Rosier, détenue à 57% par le Groupe, afin de créer un
mondial, estimée à +1,8% et tirée, comme pour le polyéthylène, par
ensemble compétitif au Benelux.
la hausse de la demande intérieure chinoise.
o Sur son cœur de métier, la chaîne azotée, l’outil industriel a été
Les volumes de ventes mondiales de TOTAL ont progressé de 6% renforcé au moyen d’un investissement majeur portant sur la
par rapport à 2008 grâce à une contribution positive de toutes les construction de deux unités compétitives, l’une d’acide nitrique à
régions. Face à la concurrence accrue des nouvelles unités au Rouen, démarrée au deuxième semestre 2009, et l’autre d’urée à
Moyen-Orient, TOTAL dispose d’unités dont les performances Grandpuits, dont le démarrage est prévu au deuxième trimestre
industrielles, tant en Europe qu’aux États-Unis, placent le Groupe 2010. La production d’urée supplémentaire permettra de
parmi les leaders de l’industrie. positionner GPN sur le marché prometteur des produits qui
contribuent à la réduction des émissions de NOX 1 : DENOX®
pour l’usage industriel et Adblue® en application transport.
䊳 Styréniques
o La fermeture en France du site de Oissel, ainsi que de trois unités
Cette activité regroupe le styrène et le polystyrène. L’essentiel des obsolètes de fabrication d’acide nitrique à Rouen et à
productions de styrène du Groupe est polymérisé en polystyrène, Mazingarbe, a été réalisée en 2009.
plastique dont les débouchés principaux sont les marchés de o Le Groupe envisage de céder son activité Mines et Carrières
l’emballage alimentaire, de l’isolation, de la réfrigération et des implantée sur le site de Mazingarbe. Ce projet a été soumis à la
appareils électriques et électroniques. Les marges sont fortement consultation des instances représentatives du personnel et à
influencées par le niveau de la demande en polystyrène ainsi que l’approbation des autorités compétentes.
par le prix du benzène, la principale matière première.
Ce plan devrait améliorer la compétitivité de GPN en concentrant
En 2009, le marché mondial du styrène a connu une baisse de 3%. son activité sur deux sites d’une capacité de production supérieure
Pour sa part, le marché mondial du polystyrène a baissé d’environ à la moyenne européenne.
4% en raison de la faiblesse des marchés de la construction, de la
réfrigération et de la télévision dans les zones matures. L’année
1. Oxyde d’hydrogène dont les émissions nocives pour l’environnement sont soumises à des réglementations.
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2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Secteur Chimie
䡲 Chimie de Spécialités
La Chimie de Spécialités comprend les activités de transformation Au cours de l’année 2009, Hutchinson a poursuivi sa croissance
du caoutchouc (Hutchinson), l’activité Grand public (Mapa® et dans les zones à potentiel de développement, principalement
Spontex®), les résines (Cray Valley, Sartomer et Cook l’Europe orientale, l’Amérique du Sud, et la Chine, en s’appuyant
Composites & Polymers), les adhésifs (Bostik) et la métallisation – notamment sur ses sites ouverts en 2006 à Brasov (Roumanie),
galvanoplastie (Atotech). Elle couvre les marchés grand public et Lodz (Pologne) et Suzhou (Chine) et en 2009 à Sousse (Tunisie).
industriels où la stratégie marketing, l’innovation et la qualité du
service à la clientèle sont des atouts majeurs. Le Groupe, qui
‹ Grand public
commercialise des produits de spécialité dans plus de cinquante-
cinq pays, poursuit pour ces activités un objectif de développement
à l’international, combinant croissance interne et acquisitions L’activité Grand public est organisée autour de deux marchés bien
ciblées, axé sur les marchés en expansion et sur la distincts : les produits de puériculture (marques Nuk® et Tigex®) et
commercialisation de nouveaux produits à forte valeur ajoutée. les produits ménagers (marques Mapa® et Spontex®). L’activité de
puériculture s’est renforcée en 2009 avec l’acquisition de Gerber fin
2008. Ainsi, le chiffre d’affaires de l’activité a augmenté de 11% en
En 2009, les Spécialités ont connu un environnement difficile dû au
2009 par rapport à 2008. Ces marchés sont très dépendants du
ralentissement économique mondial, en particulier au premier
niveau de consommation des ménages et les effets du
semestre. Dans ce contexte défavorable, le chiffre d’affaires a
ralentissement économique se sont traduits, à périmètre constant,
diminué de 13% par rapport à 2008. Les résultats ont sensiblement
par de moindres achats sur les deux marchés. Grâce à la
augmenté au deuxième semestre 2009 par rapport à la même
reconnaissance de ses marques, l’activité Grand public devrait
période en 2008, grâce à l’amélioration des marges et la réduction
poursuivre sa croissance en Europe, aux États-Unis et dans les
des coûts.
pays émergents.
Bostik est l’un des principaux acteurs dans le secteur des adhésifs Atotech, qui regroupe les activités de chimie de métallisation —
en termes de chiffre d’affaires 1, avec des positions de premier plan galvanoplastie de TOTAL, est le deuxième acteur mondial de ce
sur les segments de l’industrie, de l’hygiène, du bâtiment et de la secteur 1. Son activité est répartie entre le marché de l’électronique
distribution grand public et professionnelle. (circuits imprimés, semi-conducteurs) et les applications générales
(automobile, sanitaire, ameublement).
En 2009, le chiffre d’affaires a reculé de 8% par rapport à 2008.
Cette bonne résistance relative dans un contexte économique L’activité de métallisation — galvanoplastie a été affectée par le
mondial défavorable confirme la stratégie de Bostik de renforcer ralentissement mondial qui a touché l’industrie automobile et
son positionnement dans le secteur industriel, moins affecté que la l’électronique. Le chiffre d’affaires a diminué de 20% en 2009 par
construction, et surtout de poursuivre son développement dans les rapport à 2008.
zones en croissance, notamment l’Asie-Pacifique.
Dans ce contexte de ralentissement économique, Atotech a
Ainsi, de nouvelles unités de production ont été mises en service à poursuivi avec succès sa stratégie de différenciation s’appuyant,
Zhuhai (Chine) et à Sydney (Australie). En septembre 2009, Bostik a d’une part, sur un service complet offert à ses clients en termes
démarré la construction de son usine à Changshu (Chine) qui sera, d’équipement, de procédés, de conception d’installations et de
à terme, la plus grande usine de la société. produits chimiques et, d’autre part, sur la mise au point de
technologies innovantes et « vertes » qui réduisent l’impact sur
Enfin, Bostik poursuit activement son programme d’innovation axé l’environnement. Cette stratégie s’appuie sur une couverture
notamment sur de nouveaux produits et applications qui géographique mondiale assurée par des centres techniques situés
contribuent au développement durable. à proximité des clients. Enfin, Atotech entend poursuivre son
développement en Asie où il réalise déjà plus de 50% de son chiffre
d’affaires mondial.
1. Données sociétés.
TOTAL / 51
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Investissements
䊳 Investissements
1. Y compris les investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, hors acquisitions et cessions, avec l’hypothèse de 1€ = 1,40 $ pour 2010.
䊳 Organigramme
䡲 Place de la Société au sein du Les activités du Groupe sont organisées selon le schéma
d’organisation figurant aux pages 56 et 57 du présent Document de
Groupe référence. Les secteurs d’activités du Groupe bénéficient de
l’assistance des directions fonctionnelles (Finance, Juridique,
Éthique, Assurances, Stratégie et évaluation des risques,
Ressources humaines et Communication), également présentées
dans ce schéma d’organisation et regroupées au sein de la société
mère TOTAL S.A.
TOTAL S.A. est la société mère du Groupe. Au 31 décembre 2009,
il existe 712 sociétés intégrées dans le périmètre de consolidation
comptable de TOTAL S.A., dont 617 sociétés par intégration
globale, 12 sociétés par intégration proportionnelle et 83 sociétés
par mise en équivalence.
䡲 Filiales de la Société
La décision de versement de dividendes par les principales filiales
de TOTAL S.A. relève de leurs assemblées générales d’actionnaires
respectives et est soumise aux dispositions légales ou
règlementaires qui leur sont localement applicables. Ces
dispositions n’entraînent pas, au 31 décembre 2009, de restriction La liste des principales filiales directes ou indirectes de la Société
limitant de manière significative le versement, à TOTAL S.A., des figure, sous forme de tableau récapitulatif, à la note 35 de l’annexe
dividendes mis en distribution par lesdites filiales. aux comptes consolidés.
TOTAL / 53
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Propriétés immobilières, usines et équipements
Les sociétés du Groupe exploitent de nombreux sites, en pleine Un récapitulatif des immobilisations corporelles du Groupe et des
propriété, concession, location ou autrement, dans plus de principales charges y afférant (amortissements et dépréciations)
130 pays à travers le monde. Les activités exploitées dans ces figure à la note 11 de l’annexe aux comptes consolidés.
propriétés immobilières, champs d’hydrocarbures et autres
installations ou implantations industrielles, commerciales ou Des indications sur les objectifs de politique environnementale de la
administratives sont décrites dans le présent chapitre pour chacun Société, ayant trait notamment aux installations ou implantations
des secteurs d’activité (Amont, Aval, Chimie). industrielles du Groupe, figurent aux pages 317 à 319 du présent
Document de référence.
TOTAL / 55
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS Schéma d’organisation au 1er janvier 2010
Comité
d’éthique
COMITÉ DIRECTEUR
COMITÉ EXÉCUTIF + B. CLAUDE
P. BARBÉ Y.-M. DALIBARD F. LEROY P. POUYANNÉ
M. BLAIZOT B. DEROUBAIX J. MARRAUD des GROTTES A. TRICOIRE
Ph. BOISSEAU P. HERBEL E. de MENTEN F. VIAUD
A. CHAMPEAUX J.-M. JAUBERT J.-F. MINSTER
R. CHAPPAZ M. LEPOUTRE J.-J. MOSCONI
Secrétariat général
J.-J. GUILBAUD
Achats J. BIÉ
Direction des Affaires publiques H. des LONGCHAMPS
Audit M. FORMERY
Ressources humaines F. VIAUD
Communication Y.-M. DALIBARD
Sécurité générale J. FERRIER
Développement durable & Environnement M. LEPOUTRE
Sécurité industrielle J.-M. JAUBERT
Gestion des Dirigeants R. CHAPPAZ
Secteur Amont
Ressources humaines
Asie-Pacifique et Communication
J.-M. GUILLERMOU interne
I. GAILDRAUD
Europe continentale
Asie centrale
A. BREUILLAC
Conseil d’administration
Président du Conseil d’Administration
Th. DESMAREST
Directeur Général
Président du Comité Exécutif
Ch. de MARGERIE
Direction Financière
P. de LA CHEVARDIÈRE
Systèmes
Finances Assurances d’information &
P. de LA CHEVARDIÈRE G. NAISSE Télécommunications
P. HERENG
Afrique Pétrochimie
Raffinage Trading Brut Shipping Secrétariat
Moyen-Orient (Total
A. TRICOIRE R. STEED L. GILLET Petrochemicals) général
A. CHAMPEAUX
F. CORNÉLIS F. LEROY
Marketing Trading Transformation des Ressources humaines
Asie-Pacifique et Communication
Europe Produits élastomères
T. PFLIMLIN (Hutchinson) interne
E. de MENTEN T. PESCHARD
G. ROPARS
J. MAIGNÉ
Secrétariat Trading produits
Spécialités Adhésifs Résines (Cray Valley,
général et dérivés
F. JAN (Bostik) Sartomer, CCP)
B. DEROUBAIX J. d'ALMEIDA B. PINATEL D. GRASSET
TOTAL / 57
2 PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS
Le chapitre 3 (Rapport de gestion) a été arrêté par le Conseil d’administration le 10 février 2010 et n’est pas mis à jour des
éléments postérieurs à cette date.
TRÉSORERIE ET CAPITAUX p. 66
Capitaux à long terme et à court terme p. 66
Source et montant des flux de trésorerie p. 66
Conditions d’emprunt et structure de financement p. 67
Condition d’utilisation des financements externes p. 67
Sources de financement attendues p. 67
RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT p. 68
Exploration & Production p. 68
Gaz & Énergies Nouvelles p. 68
Raffinage & Marketing p. 69
Pétrochimie p. 69
Chimie de Spécialités p. 69
Environnement p. 69
Dispositif de Recherche et Développement p. 69
TENDANCES ET PERSPECTIVES p. 71
Perspectives p. 71
Risques et incertitudes p. 71
Sensibilités des résultats 2010 aux paramètres d’environnement p. 71
TOTAL / 59
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats
䡲 Panorama de l’exercice 2009 pour Dans l’Amont, l’année 2009 a été marquée par la mise en
production de cinq projets majeurs, au Nigeria, dans le golfe du
TOTAL S.A. Mexique, en Angola, au Qatar et au Yémen. Le Groupe a aussi
décidé le lancement de la phase II du projet Surmont au Canada et
a renforcé son portefeuille en signant de nombreux partenariats,
notamment avec Chesapeake et Cobalt aux États-Unis, Novatek en
Russie et Sonatrach en Algérie. Ces succès ont été obtenus dans le
respect des stricts critères de rentabilité du Groupe. Par ailleurs, les
L’environnement de l’industrie pétrolière en 2009 a été marqué par plans de réduction des coûts lancés fin 2008 ont permis d’abaisser
une baisse importante de la demande de pétrole, de gaz et de les coûts opératoires de 8% et de maintenir les coûts techniques à
produits pétroliers. Les prix du brut ont malgré tout progressé de 15,4 $/bep, au niveau de ceux de 2008.
façon continue tout au long de l’année pour s’établir en moyenne à
61,7 $/b, soutenus notamment par les réductions OPEP et
L’Aval et la Chimie, confrontés à des environnements
l’anticipation par les marchés de la reprise économique. En
particulièrement difficiles en 2009, ont poursuivi la mise en œuvre
revanche, les prix spot du gaz sont restés déprimés et les marges
de plans d’adaptation conduisant à des réductions de capacités et
de raffinage ont atteint des niveaux historiquement bas, reflétant
visant à restaurer la rentabilité de ces activités dans un
d’importants excédents de capacité. Dans la Chimie, en dépit de la
environnement en profonde mutation. Les mesures prises pour
forte croissance de la demande de polymères en Chine,
accompagner la modernisation du raffinage et de la pétrochimie sur
l’environnement a été pénalisé par une baisse des marges et une
le site de Normandie démontrent la volonté du Groupe d’adapter
importante réduction de la demande sur les marchés OCDE.
son outil industriel aux tendances structurelles du marché tout en
agissant en acteur socialement responsable.
Dans ce contexte, le résultat net ajusté de TOTAL s’établit à
10,9 milliards de dollars, en baisse de 47% par rapport à l’année
Par ailleurs, les dépenses de Recherche et Développement se sont
2008. Le Groupe a cependant affiché sur l’année une des
élevées à 650 millions d’euros en 2009, en hausse de 6% par
meilleures résistances parmi ses pairs. Au quatrième trimestre,
rapport à 2008. Elles ont notamment permis d’aboutir cette année
grâce à la croissance des productions de 6%, la hausse du prix du
au démarrage du pilote de captage et stockage de CO2 à Lacq,
brut et un résultat Aval qui est resté légèrement positif malgré des
illustrant l’engagement du Groupe dans la lutte contre le
marges de raffinage très faibles, le résultat net ajusté a atteint
réchauffement climatique.
3,1 milliards de dollars, en hausse de 15% par rapport au troisième
trimestre.
Réaffirmant sa priorité à la sécurité et à l’environnement et
s’appuyant sur sa discipline d’investissement, son portefeuille de
Fort d’un bilan solide et d’une importante flexibilité financière,
qualité et son expertise reconnue, TOTAL a confiance dans sa
TOTAL a poursuivi en 2009 son programme d’investissements et sa
capacité à poursuivre sa stratégie de croissance rentable et
politique de dividende, tout en gardant un taux d’endettement en
responsable, afin de continuer à créer de la valeur pour toutes ses
ligne avec les objectifs, à 27% à fin décembre 2009.
parties prenantes.
(a) Les résultats ajustés se définissent comme les résultats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents et hors quote-part, pour TOTAL, des éléments d’ajustement
et, à partir de 2009, des éléments particuliers de Sanofi-Aventis.
(b) Calculé sur le nombre moyen pondéré dilué d’actions en circulation au cours de l’exercice.
(c) Dividende 2009 : sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale des actionnaires du 21 mai 2010.
(d) Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
(a) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
(a) Sur la base d’une participation de TOTAL dans Sanofi-Aventis de 7,4% au 31 décembre 2009, de 11,4% au 31 décembre 2008, et de 13,1% au 31 décembre 2007 –
éléments particuliers à partir de 2009.
(b) Voir note 1N de l’annexe aux comptes consolidés.
TOTAL / 61
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats
1. Les éléments non récurrents du résultat opérationnel des secteurs d’activités ont eu un impact de -711 millions d’euros en 2009. Ils avaient eu un impact de
-375 millions d’euros en 2008.
2. Il se définit de la manière suivante : (impôt sur le résultat opérationnel net ajusté) / (résultat opérationnel net ajusté – quote-part du résultat des sociétés mises en
équivalence, dividendes reçus des participations et amortissement exceptionnel des écarts d’acquisitions + impôt sur le résultat opérationnel net ajusté).
3. Investissements nets = investissements y compris acquisitions et investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées – cessions + flux net des
prêts aux salariés.
䡲 Résultats du secteur Amont Les réserves prouvées d’hydrocarbures établies selon les règles de
la SEC (Brent à 59,91 $/b) s’élèvent à 10 483 Mbep au 31
décembre 2009. Au niveau de production moyen de 2009, la durée
de vie des réserves ressort ainsi à plus de douze années.
o +2% grâce à l’impact du démarrage et de la montée en Sur l’ensemble de l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté
puissance des nouveaux projets net du déclin naturel des de l’Amont s’établit à 6 382 millions d’euros contre 10 724 millions
productions ; d’euros en 2008, soit une diminution de 40%. Exprimé en dollars, le
o +1,5% lié à l’effet prix 1 ; résultat opérationnel net ajusté de l’Amont est de 8,9 milliards de
o -3% liés aux réductions OPEP et à la baisse de demande de dollars, soit une réduction de 44% par rapport à l’année 2008, qui
gaz ; s’explique essentiellement par l’impact de la baisse du prix de
vente des hydrocarbures.
o -1% lié aux arrêts de production au Nigeria en raison des
problèmes d’insécurité ;
Les coûts techniques des filiales consolidées, établis
o -2% liés aux variations de périmètre, essentiellement au conformément à l’ASC 932 5 (ex-FAS 69), s’établissent à 15,4 $/bep
Venezuela et en Libye. en 2009 stables par rapport à 2008, la baisse de 8% des coûts
opératoires par baril ayant compensé la hausse des
Hors réductions OPEP, la production d’hydrocarbures en 2009 est amortissements liée notamment au démarrage des nouveaux
stable par rapport à 2008. projets.
TOTAL / 63
3 RAPPORT DE GESTION Examen de la situation financière et des résultats
Sur l’année 2009, le taux d’utilisation sur bruts traités ressort à 78% (83% sur bruts et autres charges) contre 88% en 2008 (91% sur bruts et
autres charges) en raison des réductions volontaires de traitement dans les raffineries du Groupe. Cinq raffineries ont connu des arrêts pour
maintenance en 2009 contre six en 2008. L’année 2010 devrait connaître une activité de maintenance plus faible que 2009.
Résultats
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Résultat opérationnel ajusté 1 026 3 602 3 287
Résultat opérationnel net ajusté 953 2 569 2 535
Flux de trésorerie d’exploitation 1 164 3 111 4 148
Flux de trésorerie d’exploitation ajusté 1 601 4 018 3 276
Investissements 2 771 2 418 1 875
Désinvestissements au prix de cession 133 216 394
Rentabilité des capitaux employés moyens 7% 20% 21%
L’indicateur de marges de raffinage ERMI s’est établi à 17,8 $/t, en dollars en 2008, en baisse de 65%, reflétant un environnement du
baisse de 65% par rapport à 2008. raffinage très dégradé.
Sur l’année 2009, le résultat opérationnel net ajusté du secteur Aval La baisse du flux de trésorerie d’exploitation et du flux de trésorerie
est de 953 millions d’euros, en baisse de 63% par rapport à 2008. d’exploitation ajusté sur l’année 2009 provient de l’augmentation
importante du besoin en fonds de roulement et de la baisse du
Exprimé en dollars, le résultat opérationnel net ajusté du secteur résultat net ajusté.
Aval s’établit à 1 329 millions de dollars contre 3 778 millions de
Le ROACE 1 de l’Aval est de 7% en 2009. Il était de 20% pour
l’année 2008.
(a) Dont dépenses encourues au titre du sinistre AZF et couvertes par une reprise de provision pour 42 millions d’euros en 2007, 18 millions d’euros en 2008 et 216 millions
d’euros en 2009.
1. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
1. Calculé sur la base du résultat opérationnel net ajusté et des capitaux employés moyens au coût de remplacement.
2. Le détachement du solde du dividende aurait lieu le 27 mai 2010.
TOTAL / 65
3 RAPPORT DE GESTION Trésorerie et capitaux
䊳 Trésorerie et capitaux
(a) Hypothèse de distribution d’un dividende au titre de 2009 égal au dividende versé au titre de 2008 (2,28€/action) sous déduction de l’acompte de 1,14€/action (2 545 M€)
versé en novembre 2009.
Le flux de trésorerie d’exploitation est de 12 360 millions d’euros, Le cash flow net 2 du Groupe ressort à 2 092 millions d’euros contre
en baisse de 34% par rapport à 2008. 7 614 millions d’euros en 2008, en baisse essentiellement en raison
de l’augmentation du besoin en fonds de roulement. Exprimé en
Le flux de trésorerie d’exploitation ajusté 1 s’établit à dollars, le cash flow net du Groupe est de 2,9 milliards de dollars en
13 471 millions d’euros, en baisse de 31%. Cette baisse s’explique 2009.
essentiellement par la baisse du résultat net ajusté. Exprimé en
dollars, le flux de trésorerie d’exploitation ajusté est de Le ratio de dette nette sur fonds propres s’établit à 26,6% au
18,8 milliards de dollars, en diminution de 35%. 31 décembre 2009 contre 22,5% au 31 décembre 2008.
1. Flux de trésorerie d’exploitation au coût de remplacement, avant variation du besoin en fonds de roulement.
2. Cash flow net = flux de trésorerie d’exploitation + désinvestissements – investissements bruts.
La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme, Le montant global des principales lignes de crédit confirmées,
principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité accordées par des banques internationales aux sociétés du Groupe
lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en (y compris TOTAL S.A.), s’élève à 10 084 millions de dollars au
dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des 31 décembre 2009 (contre 9 621 millions de dollars au
swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à 31 décembre 2008), dont 10 051 millions de dollars ne sont pas
l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette utilisés (9 380 millions de dollars non utilisés au 31 décembre 2008).
synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme, TOTAL S.A. bénéficie de lignes de crédit confirmées, accordées par
TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long des banques internationales, lui permettant de constituer une
terme. réserve de liquidités significative. Le montant de ces lignes de
crédit s’élève à 9 322 millions de dollars au 31 décembre 2009
Les dettes financières non courantes sont, en général, contractées (contre 8 966 millions de dollars au 31 décembre 2008), dont
par les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou 9 289 millions de dollars ne sont pas utilisés (8 725 millions de
en euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou dollars non utilisés au 31 décembre 2008).
des euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de
swaps d’émission. Les contrats relatifs aux lignes de crédit accordées à TOTAL S.A.
ne contiennent pas de dispositions conditionnant les termes et
Toute contrepartie bancaire avec laquelle le Groupe souhaite modalités du crédit octroyé aux ratios financiers de la Société, à la
travailler pour des opérations de marché doit avoir été notation de sa solidité financière par les agences spécialisées ou à
préalablement autorisée après appréciation de sa solidité financière la survenance d’événements susceptibles d’avoir un impact
(analyse multicritères intégrant notamment une étude du cours de significativement défavorable sur sa situation financière.
bourse, du taux de Credit Default Swap (CDS), de la notation par
les agences Standard & Poor’s et Moody’s, laquelle doit être de Les lignes de crédit accordées aux sociétés du Groupe autres que
première qualité, et de la situation financière générale). TOTAL S.A. ne sont pas destinées à financer les besoins généraux
du Groupe ; elles sont destinées à financer soit les besoins
Une limite globale d’encours autorisée est définie pour chaque généraux de la filiale emprunteuse, soit un projet déterminé.
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de
trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités Il n’existe pas, au 31 décembre 2009, de restriction à l’utilisation
financières. des capitaux dont bénéficient les sociétés du Groupe (y compris
TOTAL S.A.) pouvant influencer sensiblement, de manière directe
Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements, ou indirecte, les activités du Groupe.
en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des
émissions obligataires, le Groupe a également développé un
système d’appels de marge, progressivement mis en place avec
ses contreparties significatives.
䡲 Sources de financement attendues
TOTAL / 67
3 RAPPORT DE GESTION Recherche et développement
䊳 Recherche et développement
Les enjeux de la R&D de TOTAL se déclinent en six axes : L’amélioration de la récupération des huiles dans les réservoirs
exploités ainsi que la récupération des huiles lourdes et des
o le développement des connaissances, des outils et de la maîtrise bitumes et la réduction de leurs impacts environnementaux sont
technologique en vue de découvrir et exploiter des ressources deux sujets de recherche majeurs. En particulier, un projet très
pétrolières et gazières technologiquement complexes pour important de développement des technologies d’exploitation des
répondre à la demande énergétique mondiale ; schistes bitumineux a été engagé en 2008.
o le développement et l’industrialisation de technologies du solaire,
de la biomasse et du captage et stockage du CO2 en vue de Par ailleurs, le projet de captage et stockage de CO2 dans le
contribuer à l’évolution du bouquet énergétique mondial ; réservoir déplété de Rousse à Lacq (France) progresse,
conformément au calendrier, et les premières injections ont eu lieu
o la compréhension et la mesure des impacts de l’activité et des début 2010.
produits du Groupe sur les milieux et les écosystèmes (eau, sol,
air, biodiversité) afin de renforcer la sécurité environnementale Enfin, la gestion de l’eau fait l’objet d’un effort accrû de R&D.
dans le cadre de la réglementation et de réduire ces impacts pour
tendre vers la durabilité des activités du Groupe ;
o le développement de matériaux fonctionnels, innovants et
1. Y compris, à partir de 2009, les dépenses engagées dans les installations pilotes de la branche Exploration & Production.
䡲 Pétrochimie
plus significatifs pour les sites ou les projets du Groupe,
notamment en réduisant l’utilisation d’eau provenant des milieux
naturels et en limitant les émissions ;
o l’évolution des différents produits du Groupe et la maîtrise de leur
cycle de vie, conformément à la directive REACH ;
Dans la Pétrochimie, la R&D est centrée sur l’utilisation de
o la réduction des émissions de gaz à effet de serre en améliorant
ressources alternatives au naphta et à l’éthane, comme le méthanol
l’efficacité énergétique et les efforts de captage et de stockage
provenant du charbon, du gaz et de matières premières
de CO2.
renouvelables.
䡲 Dispositif de Recherche et
faire l’objet d’un effort de recherche important. Ainsi, le Groupe
participe au développement des polymères biodégradables tels que
l’acide polylactique (PLA) dans le cadre d’une joint-venture avec la Développement
société Galactic.
TOTAL / 69
3 RAPPORT DE GESTION Recherche et développement
䊳 Tendances et perspectives
䡲 Risques et incertitudes
portée par la montée en puissance des projets démarrés en 2009.
TOTAL continuera à s’appuyer sur son portefeuille large et
diversifié, son expertise reconnue dans la gestion de grands projets
et la maîtrise de ses coûts. Après Surmont Phase II annoncé en
janvier 2010, le Groupe devrait lancer plusieurs projets majeurs en
2010, notamment CLOV en Angola, Laggan/Tormore au Royaume-
Uni, Ofon II et Egina au Nigeria.
Les activités du Groupe demeurent soumises aux risques habituels
des marchés (sensibilité aux paramètres d’environnement des
Dans l’Aval et la Chimie, le Groupe poursuivra l’adaptation de ses marchés des hydrocarbures et des marchés financiers), aux risques
activités dans les zones matures et continuera à renforcer son industriels et environnementaux liés à la nature même de ses
portefeuille sur les zones de croissance avec la construction de la activités, ainsi qu’aux risques de nature politique ou géopolitique
raffinerie de Jubail et le bénéfice du démarrage d’un nouveau liés à sa présence mondiale dans la plupart de ses activités.
craqueur d’éthane au Qatar.
Par ailleurs, la gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie
Le Groupe poursuit sa politique de croissance en 2010 avec un et aux instruments financiers de taux et de change obéit à des
budget d’investissement de 18 milliards de dollars 1, stable par règles strictes définies par la Direction Générale du Groupe et qui
rapport à celui de 2009. Il sera consacré à 80% à l’Amont. Par
prévoient la centralisation des liquidités, des positions et de la
ailleurs, TOTAL entend poursuivre le désinvestissement de ses
gestion des instruments financiers.
actifs non stratégiques, en particulier au travers de la cession
progressive de ses titres Sanofi-Aventis et du projet de cession de
sa filiale de Chimie de spécialités Mapa Spontex. Sur ces bases, le Une description détaillée de ces risques est donnée dans la partie
Groupe maintient son objectif de ratio d’endettement aux alentours Facteurs de Risques (Chapitre 4) du présent Document de
de 25 à 30%. TOTAL est confiant dans sa capacité à maintenir sa référence qui reprend également les informations visées à l’article
politique de dividende. L. 225-102-1 du Code de commerce pour le rapport social et
environnemental de TOTAL S.A. (Chapitre 11, Annexe 3 –
TOTAL S.A., Informations d’ordre social et environnemental).
Impact estimé
Impact estimé sur le sur le résultat
Scénario résultat opérationnel opérationnel net
Paramètres d’environnement retenu Variation ajusté ajusté
€-$ 1,40 $/€ +0,10 $ par € -1,1 G€ -0,6 G€
Brent 60 $/b +1 $/b +0,25 G€ / 0,35 G$ +0,11 G€ / 0,15 G$
Marges de raffinage européennes ERMI 15 $/t +1 $/t +0,07 G€ / 0,10 G$ +0,05 G€ / 0,07 G$
(a) Sensibilités mises à jour une fois par an, à l’occasion de la publication des résultats du 4e trimestre de l’année précédente. Les impacts de la sensibilité €-$ sur le résultat
opérationnel ajusté et sur le résultat opérationnel net ajusté sont attribuables à l’Amont pour respectivement environ 80% et 75%. Les impacts restants proviennent
essentiellement de l’Aval.
1. Y compris investissements nets dans les sociétés mises en équivalence et non consolidées, hors acquisition, avec l’hypothèse de 1 € = 1,40 $ pour 2010.
TOTAL / 71
3 RAPPORT DE GESTION
RISQUES DE MARCHÉ p. 74
Sensibilité aux paramètres d’environnement p. 74
Risques relatifs aux marchés des hydrocarbures p. 74
Risques relatifs aux marchés financiers p. 75
Gestion du risque de contrepartie p. 76
Gestion du risque de change p. 76
Gestion de la position de taux à court terme et des liquidités p. 76
Gestion du risque de taux sur la dette à long terme p. 76
Sensibilité aux risques de taux d’intérêt et de change p. 77
Risques relatifs aux marchés boursiers p. 79
Risques de liquidité p. 79
Risques de crédit p. 80
AUTRES RISQUES p. 85
Risques liés à l’exploration et la production pétrolières et gazières p. 85
Risques associés à des facteurs économiques ou politiques p. 85
Aspects juridiques des activités d’exploration et de production p. 86
Aspects juridiques des autres activités du Groupe p. 86
Activités à Cuba, en Iran, au Soudan et en Syrie p. 87
Nigeria p. 90
Risques liés à la concurrence p. 90
Procédures judiciaires et d’arbitrage p. 90
TOTAL / 73
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
䊳 Risques de marché
䡲 Sensibilité aux paramètres hausse du résultat opérationnel net ajusté de l’année d’environ
0,11 milliard d’euros (0,15 milliard de dollars1) et inversement.
d’environnement L’impact d’une variation des prix du pétrole sur les activités de
l’Aval et de la Chimie de Base dépend de la rapidité avec laquelle
s’ajustent les prix des produits finis de ces deux secteurs. Le
Groupe estime qu’une appréciation des marges de raffinage
européennes ERMI de 1 dollar par tonne entraînerait une hausse du
résultat opérationnel net ajusté de l’année de 0,05 milliard d’euros
Les résultats de TOTAL sont sensibles à différents facteurs dont les (0,07 milliard de dollars 1) et inversement.
plus significatifs sont les prix des hydrocarbures, les marges de
raffinage et les taux de change, notamment celui du dollar par
Toutes les activités du Groupe sont sensibles à divers titres et dans
rapport à l’euro.
des proportions variables aux évolutions du cours du dollar. Une
appréciation de 0,10 dollar par euro (hausse de l’euro contre le
D’une manière générale, une hausse des prix du pétrole a un effet dollar) engendrerait une baisse du résultat opérationnel net ajusté
positif sur les résultats du Groupe du fait de la meilleure valorisation de l’année d’environ 0,6 milliard d’euros, et inversement.
de la production pétrolière. Inversement, une baisse des prix du
pétrole se traduit par une dégradation des résultats. Pour l’exercice
Les résultats du Groupe, notamment dans la Chimie, sont
2010, dans les scénarios retenus, le Groupe estime qu’une
également sensibles à la conjoncture économique.
appréciation du cours du Brent de 1 dollar par baril entraînerait une
Impact Impact
estimé sur estimé sur
le résultat le résultat
Scénario opérationnel opérationnel
Résumé des sensibilités 2010 (a) retenu Variation ajusté net ajusté
€-$ 1,40 $/€ +0,10 $ par € -1,1 G€ -0,6 G€
Brent 60 $/b +1 $/b +0,25 G€ / 0,35 G$ +0,11 G€ / 0,15 G$
Marges de raffinage européennes ERMI (b) 15 $/t +1 $/t +0,07 G€ / 0,10 G$ +0,05 G€ / 0,07 G$
(a) Sensibilités mises à jour une fois par an, à l’occasion de la publication des résultats du 4e trimestre de l’année précédente. Les impacts de la sensibilité €-$ sur le résultat
opérationnel ajusté et sur le résultat opérationnel net ajusté sont attribuables à l’Amont pour respectivement environ 80% et 75%. Les impacts restants proviennent
essentiellement de l’Aval.
(b) Le 15 janvier 2010, lors de la publication de ses principaux indicateurs pour le quatrième trimestre 2009, TOTAL a présenté son nouvel indicateur de marges de raffinage en
Europe, ERMI (European Refining Margin Indicator), en remplacement de la TRCV. Compte tenu des évolutions du marché au cours de ces dernières années (en particulier
en termes de complexité des raffineries, de types de pétroles bruts utilisés et de rendements en produits pétroliers), l’ERMI vise à être plus représentatif de la marge sur
coûts variables moyenne d’une raffinerie européenne théorique.
䡲 Risques relatifs aux marchés des Dans son activité de négoce d’hydrocarbures, le Groupe n’a pas
pour politique de vendre à terme ses productions futures. Toutefois,
hydrocarbures dans le cadre de cette activité de négoce, le Groupe utilise, comme
la plupart des autres sociétés pétrolières, des produits dérivés
d’énergie afin d’adapter son exposition aux fluctuations des prix du
pétrole brut, des produits raffinés, du gaz naturel et de l’électricité.
De même, dans le cadre de son activité de transport maritime, le
Groupe utilise des produits dérivés de taux de fret afin d’adapter
Dans le cadre de ses activités courantes, le Groupe est conduit à son exposition aux fluctuations de ceux-ci. Pour gérer ces risques,
intervenir largement sur les marchés afin d’optimiser l’écoulement le Groupe utilise différents instruments parmi lesquels les contrats
de ses productions et l’approvisionnement de ses raffineries. sur les marchés organisés ou sur les marchés de gré à gré tels que
futures, forwards, swaps et options. La liste des différents dérivés potentielles des justes valeurs prend en compte un relevé des
détenus par TOTAL sur ces marchés est détaillée dans la note 30 expositions au risque à la fin de la journée et un état des
de l’annexe aux comptes consolidés. mouvements de prix historiques sur les 400 derniers jours ouvrés
pour tous les instruments et échéances dans les activités
L’activité Trading & Shipping mesure son exposition au risque de internationales de négoce. Les options sont systématiquement
marché relatif aux activités de négoce de pétrole brut, de produits réévaluées en utilisant des modèles appropriés.
raffinés et de taux de fret, c’est-à-dire la perte potentielle en juste
valeur, en mettant en œuvre une méthode d’évaluation de « valeur La probabilité de variation de juste valeur correspond à un intervalle
en risque ». Cette technique est fondée sur un modèle de de confiance de la valeur en risque de 97,5%. Cela signifie que le
simulation historique et mesure le risque de marché découlant des portefeuille n’enregistrerait une perte supérieure au montant de la
variations potentielles futures de valeurs de marché sur une période valeur en risque qu’une seule fois sur une période de 40 jours
d’une journée de cotation. Le calcul du montant des variations ouvrés si l’exposition au risque du portefeuille restait inchangée.
L’activité de trading de gaz et d’électricité met en œuvre des sur un modèle de simulation historique et mesure le risque
instruments dérivés tels que les futures, forwards, swaps et options, découlant des variations potentielles futures de valeurs de marché
tant sur les marchés organisés que sur les marchés de gré à gré, le journalières. Le calcul du montant des variations potentielles des
dénouement des transactions prenant généralement la forme de justes valeurs prend en compte un relevé des expositions au risque
livraisons physiques. L’exposition au risque de marché, c’est-à-dire à la fin de la journée et un état des mouvements de prix historiques
la perte potentielle en juste valeur, est évaluée en mettant en œuvre sur les deux années écoulées pour tous les instruments et
une méthode de « valeur en risque ». Cette technique est fondée échéances.
(a) Les calculs effectués prennent en compte l’état des mouvements de prix historiques sur une année.
TOTAL / 75
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
La gestion des risques relatifs aux activités de trésorerie et aux Pour les risques de change liés aux actifs à long terme
instruments financiers de taux et de change obéit à des règles comptabilisés dans une autre devise que l’euro, le Groupe a une
strictes qui sont définies par la Direction Générale du Groupe et qui politique de couverture permettant de réduire le risque de change
prévoient la centralisation par la direction Financement-Trésorerie associé, en adossant un financement dans cette autre devise.
des liquidités, des positions et de la gestion des instruments
financiers. Les excédents de liquidités du Groupe qui en résultent L’exposition nette au risque de change court terme est suivie
sont essentiellement placés sous forme de dépôts, de prises en régulièrement, en référence à un dispositif de limites définies par la
pension ou d’achats de papier auprès de banques de dépôt et Direction Générale du Groupe.
d’institutions étatiques. La gestion s’organise autour d’un
département Salle des marchés spécialisé dans l’intervention sur Les dettes financières non courantes décrites dans la note 20 de
les marchés financiers de change et de taux d’intérêt. l’annexe aux comptes consolidés sont, en général, contractées par
les entités centrales de trésorerie, soit directement en dollars ou en
Le département Contrôle-Gestion des flux, au sein de la direction euros, soit dans des devises échangées contre des dollars ou des
Financement-Trésorerie, assure la surveillance quotidienne des euros selon les besoins généraux du Groupe, par le biais de swaps
limites des engagements par banque, des positions, et calcule le d’émission. Le produit de cet endettement est prêté à des filiales
résultat. Il procède à la valorisation de la valeur de marché et, le cas dont les comptes sont tenus en dollars ou en euros. Il en résulte
échéant, effectue des analyses de sensibilité. que la sensibilité nette de ces positions au risque de change n’est
pas significative.
Une limite globale d’encours autorisé est définie pour chaque La position courante, principalement constituée en euros et en
banque et répartie entre les filiales et les entités centrales de dollars, est gérée selon les objectifs principaux fixés par la Direction
trésorerie du Groupe en fonction des besoins pour les activités Générale du Groupe (maintenir un bon niveau de liquidité, optimiser
financières. le revenu des placements en fonction de la courbe de taux,
minimiser le coût d’emprunt), dans le cadre d’une gestion à horizon
Pour réduire le risque de valeur de marché sur ses engagements, inférieur à douze mois et sur la base d’une référence de taux au jour
en particulier sur les swaps mis en place dans le cadre des le jour, notamment par l’intermédiaire de swaps de taux à court
émissions obligataires, la direction Financement–Trésorerie a terme et de swaps de change à court terme, sans modification de la
également développé un système d’appel de marge, position de change.
progressivement mis en place avec ses contreparties significatives.
Le Groupe s’efforce de minimiser le risque de change de chaque La politique du Groupe vise à s’endetter à long terme,
entité par rapport à sa monnaie fonctionnelle (principalement l’euro, principalement à taux variable, ou à taux fixe en cas d’opportunité
le dollar, la livre sterling et la couronne norvégienne). lors de l’émission en fonction du niveau des taux d’intérêt, en
dollars ou en euros, selon les besoins généraux du Groupe. Des
Pour le risque de change généré par l’activité commerciale, la swaps de taux et de change à long terme peuvent être adossés, à
couverture des revenus et coûts en devises étrangères s’effectue l’émission, aux emprunts obligataires, afin de créer une dette
essentiellement par des opérations de change au comptant et synthétique à taux variable ou à taux fixe. Pour modifier
parfois à terme. Le Groupe ne couvre que rarement des flux partiellement la structure de taux d’intérêt de la dette à long terme,
prévisionnels et il peut notamment, dans ce cas, avoir recours à des TOTAL peut également conclure des swaps de taux d’intérêt à long
options. terme.
Les tableaux ci-après présentent l’impact potentiel d’une translation d’une amplitude de 10 points de base des courbes de taux d’intérêt dans
chacune des devises sur la valeur de marché des instruments financiers en cours au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007.
Au 31 décembre 2008
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (14 119) (14 119) 47 (43)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (440) (440)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 892 892
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 452 452 (44) 44
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (2 025) (2 025) 3 (3)
Autres swaps de taux (4) (4) 1 (1)
Swaps de change et contrats à terme de devises (56) (56) – –
Au 31 décembre 2007
Emprunts obligataires avant swaps (hors part à moins d’un an) (11 741) (11 741) 37 (37)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (passif) (369) (369)
Swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe (actif) 460 460
Total swaps de couverture de la dette obligataire à taux fixe – actif et passif 91 91 (39) 38
Part à moins d’un an des dettes financières non courantes après swaps (hors
contrats de location financement) (1 669) (1 669) (1) 1
Autres swaps de taux 1 1 – –
Swaps de change et contrats à terme de devises (34) (34) – –
TOTAL / 77
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
L’impact sur le coût de la dette nette avant impôt d’une variation des taux d’intérêt est le suivant :
Exercice
(en millions d’euros) 2009 2008 2007
Coût de la dette nette (398) (527) (539)
Translation des taux d’intérêt de :
+ 10 points de base (11) (11) (12)
- 10 points de base 11 11 12
+ 100 points de base (108) (113) (116)
- 100 points de base 108 113 116
En raison de la politique de gestion du risque de change décrite précédemment, la sensibilité du Groupe au risque de change est
principalement influencée par la situation nette des filiales dont les monnaies fonctionnelles sont le dollar et, dans une moindre proportion, la
livre sterling et la couronne norvégienne.
Cette sensibilité est reflétée par l’évolution historique des écarts de conversion imputés dans les capitaux propres consolidés qui, au cours
des trois derniers exercices, et essentiellement du fait de l’évolution du dollar et de la livre sterling, ont été les suivants :
Autres devises et
Au 31 décembre 2009 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 57 621 27 717 18 671 5 201 6 032
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (5 074) (3 027) (1 465) (582)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 5 6 (1)
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2009 52 552 27 717 15 650 3 735 5 450
Autres devises et
Au 31 décembre 2008 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 53 868 25 084 15 429 5 587 7 768
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 876) (2 191) (1 769) (916)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2008 48 992 25 084 13 238 3 818 6 852
Autres devises et
Au 31 décembre 2007 Livre sociétés mises en
(en millions d’euros) Total Euro Dollar sterling équivalence
Capitaux propres – aux taux de change d’origine 49 254 22 214 12 954 5 477 8 609
Écarts de conversion avant couverture d’investissement net (4 410) (3 501) (289) (620)
Couverture d’investissement net – instruments non dénoués 14 14 – –
Capitaux propres – aux taux de change du 31 décembre 2007 44 858 22 214 9 467 5 188 7 989
Les tableaux ci-après présentent l’échéancier des actifs et passifs liés aux activités de financement au 31 décembre des exercices 2009, 2008
et 2007 (voir la note 20 de l’annexe aux comptes consolidés).
Au 31 décembre 2009
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (12 589) (5 823) (18 412)
Dettes financières courantes (6 994) (6 994)
Autres passifs financiers courants (123) (123)
Actifs financiers courants 311 311
Trésorerie et équivalents de trésorerie 11 662 11 662
Montant net avant charges financières 4 856 (12 589) (5 823) (13 556)
Charges financières sur dettes financières non courantes (768) (2 007) (1 112) (3 887)
Différentiel d’intérêt sur swaps 447 342 (55) 734
Montant net 4 535 (14 254) (6 990) (16 709)
Au 31 décembre 2008
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (13 206) (2 093) (15 299)
Dettes financières courantes (7 722) (7 722)
Autres passifs financiers courants (158) (158)
Actifs financiers courants 187 187
Trésorerie et équivalents de trésorerie 12 321 12 321
Montant net avant charges financières 4 628 (13 206) (2 093) (10 671)
Charges financières sur dettes financières non courantes (554) (1 431) (174) (2 159)
Différentiel d’intérêt sur swaps 118 410 (7) 521
Montant net 4 192 (14 227) (2 274) (12 309)
Au 31 décembre 2007
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) A moins de 1 an De 1 à 5 ans Plus de 5 ans Total
Dettes financières non courantes (principal hors intérêts) (11 424) (2 992) (14 416)
Dettes financières courantes (4 613) (4 613)
Autres passifs financiers courants (60) (60)
Actifs financiers courants 1 264 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 988 5 988
Montant net avant charges financières 2 579 (11 424) (2 992) (11 837)
Charges financières sur dettes financières non courantes (532) (1 309) (226) (2 067)
Différentiel d’intérêt sur swaps (29) (80) (44) (153)
Montant net 2 018 (12 813) (3 262) (14 057)
TOTAL / 79
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
Par ailleurs, le Groupe garantit la dette bancaire et les locations Le Groupe garantit également les passifs courants de certaines
financement de certaines filiales non consolidées et de sociétés filiales non consolidées et serait ainsi appelé en cas de cessation
mises en équivalence. Ces garanties peuvent être appelées en cas de paiement d’une de ces filiales. Les montants et échéances au
de défaut de la filiale dans ses obligations contractuelles et ne sont titre de ces garanties financières sont présentés dans la note 23 de
pas couvertes par des sûretés sur des actifs du Groupe. Les l’annexe aux comptes consolidés dans la rubrique « Garanties de
montants et échéances au titre de ces garanties financières sont passif courant ».
présentés dans la note 23 de l’annexe aux comptes consolidés
dans la rubrique « Garanties données sur emprunts ».
Le tableau ci-après reprend les actifs et passifs financiers liés aux activités opérationnelles au 31 décembre des exercices 2009, 2008 et 2007
(voir la note 28 de l’annexe aux comptes consolidés).
Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Fournisseurs et comptes rattachés (15 383) (14 815) (18 183)
Autres dettes d’exploitation (4 706) (4 297) (3 900)
dont instruments dérivés d’énergie (passif) (923) (1 033) (733)
Clients et comptes rattachés 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation 5 145 6 208 4 430
dont instruments dérivés d’énergie (actif) 1 029 1664 983
Total 775 2 383 1 476
Ces actifs et passifs financiers ont principalement une échéance inférieure à un an.
䡲 Risques de crédit
Le risque de crédit est le risque de défaut d’une contrepartie face à au risque de crédit est représentée en partie par les montants
ses engagements contractuels ou à l’encaissement des créances. d’actifs financiers qui sont présentés dans le bilan, y compris les
instruments dérivés d’énergie qui ont une valeur de marché
Le Groupe est exposé au risque de crédit dans le cadre de ses positive.
activités opérationnelles et de financement. L’exposition maximum
Au 31 décembre
(en millions d’euros)
Actif / (Passif) 2009 2008 2007
Prêts aux sociétés mises en équivalence (note 12) 2 367 2 005 2 575
Prêts et avances (note 14) 1 284 1 403 851
Instruments de couverture des dettes financières non courantes (note 20) 1 025 892 460
Clients et comptes rattachés (note 16) 15 719 15 287 19 129
Autres créances d’exploitation (note 16) 5 145 6 208 4 430
Actifs financiers courants (note 20) 311 187 1 264
Trésorerie et équivalents de trésorerie (note 27) 11 662 12 321 5 988
Total 37 513 38 303 34 697
Les montants des dépréciations sur les prêts et avances et sur les Dans le cadre de la gestion du risque de crédit lié aux activités
clients, comptes rattachés et autres créances d’exploitation sont opérationnelles et de financement, le Groupe a mis en place des
fournis respectivement dans les notes 14 et 16 de l’annexe aux contrats d’appels de marge avec certaines contreparties.
comptes consolidés. Au 31 décembre 2009, le montant net des sommes versées et reçues
au titre de ces appels de marge s’élève à 693 millions d’euros.
La gestion du risque de crédit dans les différents secteurs est la ‹ Dans l’Aval
suivante :
䊳 dans le Raffinage & Marketing
‹ Dans l’Amont
Les procédures internes du Raffinage & Marketing comportent des
䊳 dans l’Exploration & Production règles de la gestion du risque de crédit décrivant les fondamentaux
de contrôle interne dans ce domaine, notamment la séparation des
Les risques nés de la signature des accords pétroliers avec les pouvoirs entre les équipes commerciales et financières. Des
autorités étatiques et les partenaires pétroliers, ou de l’attribution politiques de crédit sont définies localement, accompagnées de la
de contrats de fourniture à long terme qui sont indispensables pour mise en œuvre de procédures visant à maîtriser le risque client
entreprendre des projets, sont évalués par le processus (organisation de comités de crédit dans les filiales, mise en place
d’approbation des opérations pétrolières. Le caractère long terme systématique de limites de crédit pour les clients professionnels,
des contrats et l’existence de clients de premier rang impliquent un sécurisation du portefeuille, etc.).
risque de crédit faible.
De plus, chaque entité met en place des instruments de mesure de
Les risques liés à des opérations commerciales, autres que celles son encours client. Par ailleurs, les risques liés à l’octroi de crédit
décrites ci-dessus et dans la pratique placées directement sous le peuvent être compensés ou limités par l’obtention de cautions ou
contrôle des filiales, font l’objet de procédures de fixation d’encours garanties.
de crédit et de revue des encours.
Les créances douteuses sont provisionnées au cas par cas en
Les créances clients font l’objet d’une dépréciation au cas par cas utilisant un taux de provision qui dépend de l’appréciation des
sur la base de l’antériorité des créances et de l’appréciation de la circonstances.
direction sur les circonstances de fait.
䊳 dans le Trading & Shipping
䊳 dans le Gaz & Énergies Nouvelles
Les opérations sont conduites avec des contreparties
La branche Gaz & Énergies Nouvelles traite avec des contreparties commerciales et des institutions financières partout dans le monde.
du secteur de l’énergie et de la finance partout dans le monde et Les contreparties commerciales sur les opérations physiques et de
principalement en Europe et en Amérique du Nord. Les institutions dérivés sont principalement des compagnies pétrolières ou
financières fournissant la couverture de risque de crédit sont des gazières ou des sociétés de négoce de produits énergétiques et
banques et des groupes d’assurance disposant d’une notation de des institutions financières. Les couvertures sur les risques de
première qualité. crédit sont conclues avec des institutions financières, banques
internationales ou compagnies d’assurance, sélectionnées selon
Les contreparties potentielles sont soumises à une analyse de des critères stricts.
crédit et une autorisation avant que les transactions ne soient
conclues et, une fois autorisées, font l’objet d’un examen régulier Le Trading & Shipping met en œuvre une politique rigoureuse de
incluant une nouvelle évaluation et une actualisation des limites gestion des délégations de pouvoir internes qui encadre la fixation
accordées. des limites de crédit sur les pays et les contreparties ainsi que
l’approbation des opérations spécifiques. Les risques de crédit
L’analyse de la capacité des contreparties à faire face à leurs découlant de ces limites et de ces autorisations sont suivis
engagements repose sur des données quantitatives et qualitatives quotidiennement.
concernant l’état financier et les risques commerciaux, ainsi que sur
l’étude de toute information venant du marché ou de tiers extérieurs Les contreparties potentielles font l’objet d’une analyse de crédit et
comme les agences de notation. Sur cette base, des limites de sont approuvées avant la conclusion des transactions ; une revue
crédit sont définies pour chaque contrepartie potentielle et, si régulière est faite de toutes les contreparties actives incluant une
nécessaire, les transactions sont soumises à des autorisations révision de l’évaluation et un renouvellement des limites autorisées.
spécifiques. Le crédit des contreparties est apprécié en fonction de données
quantitatives et qualitatives sur leur solidité financière et sur les
L’exposition au risque de crédit, qui est essentiellement une risques commerciaux, et s’adosse également aux informations
exposition économique ou une exposition physique future venant du marché ou de tiers extérieurs telles que les notations
anticipée, est contrôlée en permanence et soumise à des mesures publiées par Standard & Poor’s, Moody’s et d’autres agences de
de sensibilité. notation.
Le risque de crédit est limité par l’utilisation systématique de Lorsque cela est possible, des cadres contractuels sont négociés
contrats standard qui autorisent la compensation et permettent pour permettre, par le biais de compensation entre les transactions,
d’obtenir des sûretés complémentaires en cas d’évolution l’optimisation de la gestion du risque; des clauses protectrices
défavorable de la qualité du risque. Ces contrats permettent additionnelles autorisant des appels de fonds ou des garanties à
notamment l’annulation du contrat en cas de défaut. titre de sûreté en cas de détérioration financière ou permettant
l’annulation des transactions en cas de défaillance sont également
mises en place.
TOTAL / 81
4 FACTEURS DE RISQUES Risques de marché
Les risques de crédit dépassant les niveaux autorisés sont couverts différenciées en fonction de la taille des filiales et des marchés sur
par des lettres de crédit et d’autres types de garanties, par des lesquels elles opèrent. Ces procédures incluent notamment :
dépôts de trésorerie et des assurances. Les risques sur dérivés
sont couverts par des contrats d’appel de marge lorsque cela est o la mise en place de plafond d’encours, comportant différents
possible. processus d’autorisation pour d’éventuels dépassements de ce
plafond ;
‹ Dans la Chimie o le recours à des polices d’assurance ou des garanties
spécifiques (lettre de crédit) ;
Le risque de crédit porte essentiellement sur les créances o un état des retards de paiement (balance âgée) suivi très
commerciales. Chaque division met en place des procédures de régulièrement, avec un processus de relance ;
gestion et des méthodes de provisionnement relativement
o un provisionnement comptabilisé client par client en fonction des
retards de paiement et des habitudes de paiement locales.
TOTAL / 83
4 FACTEURS DE RISQUES Risques industriels ou liés à l’environnement
Pour les produits nouveaux, des caractérisations et des évaluations déchets et d’assainissement des sols. Ils comprennent également
des risques sont conduites. En outre, des analyses de cycle de vie des objectifs chiffrés portant notamment sur des réductions de
sont effectuées sur certains produits pour étudier toutes les étapes rejets d’hydrocarbures dans les eaux et de dioxyde de soufre dans
de leur existence depuis leur conception jusqu’à leur fin de vie. l’atmosphère et sur des améliorations de l’efficacité énergétique.
Toutes les entités de TOTAL assurent le suivi des évolutions En outre, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique
réglementaires afin de rester en conformité avec les règles et et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Groupe
normes locales ou internationales sur l’évaluation et la gestion des s’est engagé à réduire le volume de gaz brûlé dans ses installations
risques industriels et environnementaux. En ce qui concerne l’arrêt de la branche Exploration & Production. En prenant comme base
définitif d’activité, une information comptable en matière de référence l’année 2005, cette réduction devrait être de 50% à
environnementale figure dans le bilan consolidé du Groupe aux l’horizon 2014. Le Groupe prévoit pour fin 2012 la certification
rubriques « Provision pour restitution des sites » et « Provision pour ISO 14001 de tous les sites qu’il considère comme particulièrement
protection de l’environnement » (voir note 19 de l’annexe aux importants pour l’environnement, suivant une définition actualisée
comptes consolidés). Les dépenses futures pour restitution des en 2009. À ce jour, 89% de ces sites sont certifiés ISO 14001, soit
sites sont comptabilisées par le Groupe selon les principes plus de 280 sites du Groupe à travers le monde. Le suivi de toutes
comptables indiqués dans la note 1Q de l’annexe aux comptes ces actions est effectué selon un reporting régulier et harmonisé
consolidés. dans toutes les entités du Groupe.
䡲 Gestion des risques façon détaillée dans le rapport spécifique publié par le Groupe
depuis 2003 et intitulé Environnement et Société.
䊳 Autres risques
L’exploration et la production de pétrole et de gaz impliquent des Le secteur pétrolier est soumis aux réglementations nationales et à
niveaux d’investissement élevés et sont associées à des risques et l’intervention des gouvernements directement ou par l’intermédiaire
à des opportunités économiques spécifiques. Ces activités sont de leurs compagnies nationales dans des domaines tels que :
soumises à des risques liés notamment aux difficultés de
l’investigation du sous-sol, aux caractéristiques des hydrocarbures, o l’attribution des titres miniers en matière d’exploration et de
ainsi qu’aux caractéristiques physiques d’un champ pétrolier ou production ;
gazier. Au premier rang des risques de l’exploration pétrolière
figurent les risques géologiques. Ainsi, lors du forage d’un puits o les autorisations administratives ou émanant du partenaire public,
d’exploration, les hydrocarbures qui avaient été recherchés peuvent notamment pour les projets de développement, les programmes
être absents ou en quantités insuffisantes pour être annuels, ou la sélection des entrepreneurs ou fournisseurs ;
économiquement exploitables. Ultérieurement, si les estimations o l’imposition d’obligations spécifiques en matière de forage ;
des réserves d’hydrocarbures et l’analyse économique justifient le
o les contrôles relatifs à la protection de l’environnement ;
développement d’une découverte, les réserves peuvent, en cours
de production, s’avérer inférieures aux prévisions, compromettant o le contrôle du développement et de l’abandon d’un champ
ainsi l’économie de cette exploitation. impliquant des restrictions à la production ;
o le contrôle des coûts récupérables auprès des autorités
La quasi-totalité des activités d’exploration et de production de compétentes ou des coûts fiscalement déductibles ;
TOTAL est assortie d’un haut niveau de risque de perte du capital
o les cas exceptionnels de nationalisation, d’expropriation ou de
investi en raison des risques associés aux facteurs économiques ou
remise en cause de droits contractuels ;
politiques mentionnés ci-après. Il est impossible de garantir que de
nouvelles ressources de pétrole brut ou de gaz naturel seront o Le secteur pétrolier est également soumis au paiement de
découvertes en quantités suffisantes pour remplacer les réserves redevances, de taxes et d’impôts qui peuvent être plus élevés
actuellement développées, produites et commercialisées, et pour que ceux appliqués à d’autres activités commerciales et qui sont
permettre à TOTAL de récupérer l’ensemble du capital investi. susceptibles de modifications importantes par les
gouvernements de certains pays.
Les activités de développement de champs pétroliers et gaziers, de
construction des installations et de forage des puits de production TOTAL détient notamment une part importante de ses réserves
ou d’injection mettent en œuvre des technologies avancées pour pétrolières dans des pays dont certains peuvent être considérés
extraire, puis exploiter pendant plusieurs décennies, des comme instables sur le plan politique et/ou économique. Ces
hydrocarbures aux propriétés complexes. La mise en œuvre de ces réserves et les activités qui y sont associées sont ainsi soumises à
technologies dans cet environnement difficile peut se traduire par certains risques additionnels, parmi lesquels :
des incertitudes sur les coûts. Les activités de TOTAL peuvent être
limitées, retardées ou annulées du fait de nombreux facteurs, parmi o la mise en place de quotas de production et/ou d’exportation ;
lesquels figurent les retards administratifs, en particulier dans le
o la renégociation imposée des contrats ;
cadre des mécanismes d’approbation des projets de
développement par les États-hôtes, les pénuries, les retards de o l’expropriation ou la nationalisation d’actifs ;
livraison de matériel ou les conditions météorologiques, dont les o les risques liés aux changements de gouvernement ou aux
risques d’ouragan dans le golfe du Mexique. Certains de ces bouleversements susceptibles d’en découler en matière de
risques peuvent également affecter les projets et installations de pratiques commerciales ;
TOTAL en aval de la chaîne pétrolière et gazière.
o des retards de paiement ;
o des restrictions de change ;
o des dépréciations d’actifs du fait de dévaluations de la devise
locale ou d’autres mesures prises par des autorités publiques et
affectant significativement la valeur des activités ;
o des pertes et dépréciations d’activités du fait de conflits armés,
de troubles à l’ordre public ou d’actions de groupes terroristes.
TOTAL / 85
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques
TOTAL, à l’instar de plusieurs autres grandes compagnies l’ensemble des permis détenus en portefeuille par TOTAL. Dans
pétrolières internationales, dispose d’un portefeuille de réserves et tous les pays, les comptes des compagnies pétrolières et le respect
de sites opérationnels géographiquement diversifié, ce qui lui des engagements contractuels font l’objet d’audits permanents par
permet de mener ses activités en s’efforçant de réduire son les autorités des États-hôtes, souvent assistés par des cabinets
exposition à de tels risques économiques ou politiques. Toutefois, il d’audit internationaux.
est impossible de garantir que de tels événements n’auront pas de
conséquences négatives pour le Groupe. TOTAL a également conclu dans certains pays des contrats dits
« contrats de service à risques », qui s’apparentent aux contrats de
partage de production, mais avec la différence essentielle que le
remboursement de ses dépenses et la rémunération de ses
䡲 Aspects juridiques des activités services sont établis sur une base monétaire. Les contrats de
service à risques en cours sont adossés à un accord de
d’exploration et de production compensation (ou buy-back), qui permet à TOTAL de recevoir une
part de production équivalant à la valeur monétaire de ses
dépenses et de sa rémunération.
TOTAL mène dans un très grand nombre de pays des activités Les activités d’exploration et de production d’hydrocarbures font
d’exploration et de production qui sont, de ce fait, soumises à un l’objet d’autorisations de la puissance publique (permis) distinguant
large éventail de réglementations. Celles-ci touchent tous les des périodes de temps spécifiques et limitées pour chacune de ces
aspects de l’exploration et de la production, notamment les droits activités ; ces permis comportent une obligation de rendre, à l’issue
miniers, les niveaux de production, les redevances, la protection de de la période d’exploration, une grande partie, voire la totalité en
l’environnement, les exportations, la fiscalité et les taux de change. cas d’insuccès, de la superficie du permis.
Les termes des concessions, licences, permis et contrats en vertu
desquels le Groupe détient ses intérêts gaziers et pétroliers varient TOTAL paie l’impôt sur les revenus générés par ses activités de
d’un pays à l’autre. Ces concessions, licences, permis et contrats production et de vente d’hydrocarbures dans le cadre de la
sont en règle générale attribués par ou conclus avec un État ou une concession et du contrat de partage de production. En outre,
compagnie nationale ou, parfois, conclus avec des propriétaires suivant les pays, la production et les ventes d’hydrocarbures de
privés. Ces conventions et permis ont des caractéristiques qui les TOTAL peuvent être assujetties à un ensemble d’autres impôts,
apparentent généralement soit au modèle de la concession, soit à taxes et prélèvements, notamment des impôts et taxes pétroliers
celui du contrat de partage de production. spécifiques. La fiscalité applicable aux activités pétrolières et
gazières est généralement beaucoup plus lourde que celle qui
Le contrat de concession demeure le modèle le plus classique des s’applique aux autres activités industrielles et commerciales.
accords passés avec les États : la société pétrolière est propriétaire
des actifs et des installations et reçoit la totalité de la production. Le cadre juridique des activités d’exploration et de production de
En contrepartie, les risques d’exploitation, les frais et les TOTAL, établi à travers les concessions, licences, permis et
investissements sont à sa charge et elle s’engage à verser à l’État, contrats attribués par ou conclus avec un État, une compagnie
généralement propriétaire des richesses du sous-sol, une nationale ou, parfois, des propriétaires privés, reste soumis à des
redevance calculée sur la production, un impôt sur les bénéfices, risques qui, dans certains cas, peuvent diminuer ou remettre en
voire d’autres impôts prévus par la législation fiscale locale. cause les protections offertes par ce cadre juridique.
collectivités territoriales respectives. Par ailleurs, dans l’ensemble le champ gazier de South Pars. Cette renonciation officielle à
des États membres de l’Union européenne, les établissements sanctions, qui n’a pas été modifiée depuis lors, ne s’applique pas
industriels fonctionnent tous sur le fondement de permis, aux autres activités de TOTAL en Iran, même si aucune sanction y
eux-mêmes délivrés par les administrations compétentes locales afférant n’a été notifiée.
sur la base de textes nationaux et communautaires. Il en est de
même aux États-Unis où les règles fédérales s’ajoutent à celles des En novembre 1996, le Conseil de l’Union européenne a adopté un
États. règlement portant protection contre l’application extraterritoriale
d’une législation adoptée par un pays tiers. Ce règlement interdit à
Dans les autres pays où le Groupe exerce ses activités, la TOTAL de se conformer aux obligations ou interdictions résultant
législation est souvent inspirée des règles américaines ou directement ou indirectement d’un certain nombre de lois, dont
européennes. Ces pays ont tendance à développer plus fortement l’ILSA (désormais ISA). Cette réglementation européenne ne permet
certains aspects réglementaires dans certains domaines, pas à TOTAL d’étendre la renonciation à sanctions, dont le Groupe
notamment la protection de l’eau, la nature et la santé. bénéficie pour South Pars, à d’autres activités.
Quels que soient les pays dans lesquels il est présent, le Groupe a
Depuis l’adoption de l’ILSA et jusqu’en 2007, TOTAL a réalisé des
développé des normes s’inspirant des règles en vigueur dans des
investissements d’un montant supérieur à 20 millions de dollars par
pays à exigence plus forte et met progressivement en œuvre des
an en Iran (à l’exception des investissements réalisés dans le cadre
politiques de mise à niveau relativement à ces normes.
du développement de South Pars). Depuis 2008, TOTAL est
essentiellement dans une phase passive de recouvrement des
À titre d’exemple, peuvent être mentionnées les obligations en
investissements réalisés dans le cadre de contrats de type buy-
termes de constitution de stocks stratégiques, les obligations
back signés entre 1995 et 1999, pour le développement de champs
relatives au transport maritime (que l’on soit propriétaire des
pour lesquels le Groupe n’a plus de responsabilités opérationnelles.
capacités ou affréteur), et celles relatives aux installations classées.
En 2009, la production de TOTAL en Iran s’est élevée à près de
Les obligations de constitution de stocks stratégiques existent
0,4% de la production mondiale du Groupe. Les activités du
également dans d’autres pays d’Europe ainsi qu’aux États-Unis.
Groupe en Iran ne représentent pas une contribution significative
aux résultats du Groupe.
䡲 Activités à Cuba, en Iran, au Soudan À l’avenir, TOTAL pourrait prendre la décision d’investir plus de
20 millions de dollars par an en Iran. À la connaissance de la
et en Syrie Société, aucune compagnie pétrolière non américaine ayant investi
en Iran ne s’est vue imposer de sanctions au titre de l’ISA.
Cependant, TOTAL ne peut prévoir les actions qui pourraient être
entreprises par le gouvernement américain en vertu de l’ISA au titre
des activités exercées par le Groupe dans le passé ou de celles
Le Département d’État américain a qualifié Cuba, l’Iran, le Soudan qu’il pourrait être amené à exercer dans le futur en Iran ;
et la Syrie, d’États soutenant le terrorisme. Des informations les États-Unis pourraient qualifier ces activités d’interdites au titre
concernant l’activité de TOTAL dans ces pays sont fournies ci- de l’ISA et imposer des sanctions à TOTAL. TOTAL considère que
après. si le Groupe devait être sanctionné au titre de l’ISA, il ne devrait pas
en résulter un impact significatif sur ses résultats ou sur sa situation
‹ Restrictions américaines et autres financière, même si les sanctions maximales actuellement prévues
devaient être appliquées. L’image du Groupe pourrait toutefois en
restrictions juridiques être affectée.
En 1996, les États-Unis ont adopté une loi prévoyant des sanctions
à l’encontre de toute société non américaine exerçant des activités La Chambre des représentants et le Sénat des États-Unis ont
en Iran et en Libye (Iran and Libya Sanctions Act ou ILSA). Cette loi, récemment voté des lois qui, si elles devaient être adoptées,
modifiée en 2006, ne vise désormais que l’Iran et porte dorénavant étendraient la portée de l’ISA et pourrait limiter la possibilité pour le
le nom de Iran Sanctions Act ou ISA. L’ISA doit expirer en Président des États-Unis de renoncer à l’imposition de sanctions.
décembre 2011. Aux termes de cette loi, le Président des La législation proposée exigerait notamment l’imposition de
États-Unis est autorisé à lancer une enquête sur les activités des sanctions à toute entreprise qui fournirait des produits raffinés à
sociétés non américaines en Iran en vue de l’application l’Iran ou contribuerait au maintien ou au développement de la
d’éventuelles sanctions (telles que l’impossibilité de recevoir des capacité de raffinage de l’Iran. Ces sanctions comprendraient
financements d’une banque d’import-export américaine ou un l’interdiction pour les institutions financières américaines de réaliser
plafonnement des crédits et des prêts octroyés par les institutions toute opération de change, tout transfert de crédit et tout paiement
financières américaines et l’interdiction faite aux administrations avec l’ entreprise contrevenante. Ces sanctions exigeraient
fédérales américaines de se fournir auprès des personnes également le blocage de tout bien appartenant à l’entreprise
physiques ou morales sanctionnées) à l’encontre de toute personne sanctionnée qui serait soumis aux lois des États-Unis et
physique ou morale ayant, notamment, réalisé intentionnellement interdiraient aux administrations fédérales américaines de faire
des investissements d’une valeur au moins égale à 20 millions de participer l’entreprise contrevenante aux appels d’offres fédéraux.
dollars par période de douze mois dans le secteur pétrolier en Iran.
Le gouvernement américain a renoncé en mai 1998 à l’application TOTAL suit avec attention les évolutions législatives aux États-Unis
de sanctions à l’encontre de TOTAL pour son investissement dans afin de déterminer si, au titre de ses activités en Iran, le Groupe
TOTAL / 87
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques
serait susceptible de se voir appliquer des sanctions, actuelles ou ‹ Activités du Groupe à Cuba, en Iran, au
futures, en vertu de l’ISA. Dans l’hypothèse où la législation
proposée serait acceptée dans sa forme actuelle, une telle
Soudan et en Syrie
législation pourrait potentiellement avoir un impact défavorable
significatif sur les résultats de TOTAL. Ci-après figurent des informations sur les activités de TOTAL à
Cuba, en Iran, au Soudan et en Syrie.
䊳 Iran
Les États-Unis imposent également des sanctions basées sur les
résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies décrites ci-
La direction Exploration & Production de TOTAL était active dans le
dessus, ainsi que des sanctions économiques prononcées par le
secteur Amont en Iran au travers de contrats de type buy-back. En
bureau de contrôle des actifs étrangers du Trésor américain (U.S.
vertu de ces contrats, le contractant est responsable des
Treasury Department’s Office of Foreign Assets Control ou OFAC).
opérations de développement et de leur financement. Une fois le
Les sanctions prononcées par l’OFAC visent généralement des
développement réalisé, la responsabilité de l’exploitation est
personnes de nationalité américaine et des activités exercées aux
confiée à la compagnie pétrolière nationale. Le contractant perçoit
États-Unis ou qui sont soumises aux lois des États-Unis. L’OFAC a
en numéraire ou en nature le remboursement de ses dépenses ainsi
prononcé des sanctions à l’encontre de Cuba, de l’Iran, du
qu’une rémuneration liée à la performance du champ. Par ailleurs, à
Myanmar (Birmanie), du Soudan et de la Syrie. Le Groupe
la demande de la compagnie pétrolière nationale, un contrat
considère que ces sanctions ne s’appliquent pas à ses activités
d’assistance technique peut être mis en place dans le cadre du
dans ces pays.
contrat de buy-back afin de fournir de l’assistance jusqu’au
remboursement total des sommes dues au contractant.
En outre, certains États fédérés américains ont adopté des
législations imposant aux fonds de pension publics américains À ce jour, TOTAL a participé à des contrats de buy-back pour le
l’obligation de céder les actions qu’ils détiennent dans des sociétés développement de quatre champs : Sirri, South Pars 2 & 3, Balal et
exerçant certaines activités en Iran ou au Soudan. Les autorités de Dorood. Toutes les opérations de développement au titre de ces
réglementation des assurances ont récemment pris des quatre contrats sont achevées et TOTAL n’exerce plus aucune
dispositions similaires pour les investissements effectués par des responsabilité opérationnelle. Un contrat d’assistance technique est
compagnies d’assurance dans des sociétés exerçant une activité en vigueur pour le champ de Dorood. Comme TOTAL ne participe
dans les secteurs pétrolier, gazier, nucléaire et de la défense en plus à l’exploitation de ces champs, le Groupe ne détient aucune
Iran. TOTAL n’exerce aucune activité industrielle au Soudan et, à ce information sur leur production. Certains paiements sont encore
jour, le Groupe n’a fait aucun investissement significatif ni aucun dus à TOTAL pour les champs de South Pars 2 & 3, Balal et
investissement industriel dans ce pays. Le rapport du Genocide Dorood. En 2009, la production de TOTAL en Iran, correspondant à
Intervention Network (anciennement Sudan Divestment Task Force) ces paiements en nature, s’est établie à environ de 8 kbep/j.
conclut que TOTAL ne devrait pas être considéré comme ayant des
activités en cours au Soudan par les États fédérés américains qui Le Groupe ne verse aucune rémunération ni redevance au titre de
ont adopté ces législations de désinvestissement. ces contrats de buy-back et d’assistance technique. En 2009,
Le 31 décembre 2007, le Congrès américain a adopté le Sudan TOTAL a versé aux administrations iraniennes des montants non
Accountability and Divestment Act qui vient en appui des significatifs d’impôts et charges sociales.
dispositions législatives des États fédérés. Des législations
similaires concernant l’Iran, promouvant les dispositions législatives Concernant les activités de la direction Raffinage & Marketing de
des États fédérés, sont en cours de vote au Congrès américain. Si TOTAL en Iran, la société Beh Total, détenue à part égale par
les activités de Total en Iran ou au Soudan devaient avoir pour Behran Oil et Total Outre-Mer, une filiale du Groupe, produit et
conséquence son assujettissement à ces lois et qu’il ne puisse commercialise de petites quantités de lubrifiants en vue de leur vente
bénéficier d’un régime d’exemptions, certains fonds de pension sur le marché intérieur iranien. En 2009, le chiffre d’affaires généré par
publics américains pourraient décider de céder leurs actions les activités de Beh Total s’est élevé à 27,4 millions d’euros et le flux
TOTAL. Pour autant qu’elles soient significatives, des cessions au de trésorerie à 5,6 millions d’euros. Beh Total s’est acquitté d’impôts à
titre de ces lois et/ou dispositions réglementaires pourraient avoir hauteur de 605 000 euros. TOTAL ne détient ni n’opère de raffinerie ou
un impact défavorable sur le prix de l’action TOTAL. d’usine chimique en Iran.
En 2009, la direction Trading & Shipping de TOTAL a acheté près 2008, et le Tabiyeh Gas Project risked Service Contract (le « contrat
de cinquante-huit millions de barils d’hydrocarbures à des entités Tabiyeh ») en vigueur depuis fin octobre 2009. En vertu du contrat
publiques pour un montant de près de 2,6 milliards d’euros au titre PSA 1988, TOTAL détient la totalité des droits et obligations et
de contrats spot et à terme, et a réglé environ 24 millions d’euros à exploite plusieurs champs de pétrole dans la région de Deir Ez Zor
une entité publique dans le cadre de contrats de transport. au travers d’une société opératrice dédiée à but non lucratif,
détenue à parts égales par le Groupe et la compagnie nationale
Syrian Petroleum Company (« SPC »).
䊳 Soudan
Les principaux termes du contrat PSA 1988 sont identiques à ceux
habituellement en vigueur dans le secteur pétrolier et gazier. Le
TOTAL détient une participation dans le bloc B situé dans le Sud chiffre d’affaires du Groupe provenant du contrat PSA 1988 est
Soudan en vertu d’un contrat d’exploration et de partage de constitué par le « cost oil » et le « profit oil ». Le « cost oil » est
production conclu en 1980. En 1985, en raison de l’insécurité comptabilisé conformément aux pratiques industrielles habituelles.
prévalant dans la région, le Groupe y a volontairement suspendu Il s’agit du remboursement des investissements et des couts
ses activités d’exploration, tout en conservant le cadre contractuel. opératoires. La part du « profit oil » revenant au Groupe dépend du
Sa participation initiale était de 32,5%. TOTAL ne souhaite pas niveau de production total annuel. TOTAL est rétribué en numéraire
augmenter sa participation au-delà de son pourcentage initial dans par SPC. TOTAL paie à la compagnie nationale syrienne SCOT une
ce bloc malgré le retrait d’un partenaire. Le Groupe mène en redevance pour le transport égale à 2 $/b pour l’huile produite dans
conséquence des négociations pour la reprise par de nouveaux le cadre du PSA. Le Groupe a versé au gouvernement syrien au titre
partenaires de ces intérêts dont il porte financièrement une partie. du contrat PSA 1988 des montants d’impôts ou taxes (tels que des
retenues à la source ou des charges sociales) non significatifs.
Une modification du contrat, avec effet au 21 décembre 2004,
prévoit que les parties (les autorités gouvernementales et le Le contrat Tabiyeh constitue un ajout au contrat PSA 1988 puisque
consortium des partenaires) devront mutuellement s’entendre sur la production, les coûts et les revenus du pétrole et d’une partie des
une date de reprise des activités, une fois que la conduite des condensats extraits du champ Tabiyeh sont régis par les termes du
opérations pétrolières sera de nouveau possible dans la zone PSA 1988. L’objectif de ce projet est d’améliorer la production de
couverte par le contrat. Cette date de reprise marquera le point de liquides et de gaz du champ de Tabiyeh grâce au forage de puits
départ des obligations d’activités prévues au contrat. Une décision dits commingled car produisant à partir de formations différentes et
mutuelle, fixant la date de reprise, n’est pas encore intervenue. grâce à des changements de procédés au sein de l’usine de
traitement de gaz de Deir Ez Zor opérée par la Syrian Gas
Company. TOTAL finance et met en œuvre le projet gazier Tabiyeh,
En 2009, en vertu du contrat d’exploration et de partage de en opérant également le champ de Tabiyeh.
production, TOTAL a versé au Gouvernement du Soudan près de
200 000 dollars au titre de la redevance superficiaire annuelle. Le En 2009, la production technique, en vertu des contrats PSA 1988
Groupe a également contribué à hauteur d’environ 3 millions de (sur l’ensemble de l’année 2009) et du contrat Tabiyeh (depuis
dollars au développement local, au paiement de bourses scolaires, octobre 2009, date effective du contrat), s’est élevée à 36 kbep/j,
à la construction d’infrastructures d’écoles et de puits d’eau dont 20 kbep/j ont été comptabilisés comme la part revenant au
potable, aux côtés d’organisations non gouvernementales et Groupe. La différence entre la production technique et la
d’autres parties prenantes implantées dans le pays. production comptabilisée comme la part revenant au Groupe, ne
constitue pas la totalité du bénéfice économique retiré par la Syrie
de ces contrats dans la mesure où la Syrie retient une marge sur
Une éventuelle reprise par TOTAL de ses activités au Sud Soudan une partie de la production de TOTAL et perçoit des taxes à la
ne serait décidée qu’en conformité avec les réglementations production.
nationales, européennes et internationales, ainsi qu’avec son Code
de conduite et sa Charte éthique. Ainsi, au sein de sa sphère En 2009, la direction Trading & Shipping de TOTAL a acheté à des
d’activités et de compétences, le Groupe entend promouvoir le entités publiques près de douze millions de barils d’hydrocarbure
respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, y pour un montant d’environ 472 millions d’euros au titre de contrats
compris les droits sociaux, économiques et culturels, ainsi que les spot et à terme.
droits et intérêts des populations locales, et des minorités. En
particulier, le Groupe analyse la situation avec les organisations non
gouvernementales et l’ensemble des parties prenantes dans le sud
du pays et conduit des programmes socio-économiques adaptés
aux besoins de la population locale.
䊳 Syrie
TOTAL / 89
4 FACTEURS DE RISQUES Autres risques
Le contexte d’insécurité dans la région du delta du Niger a continué Les principaux litiges dans lesquels le Groupe est impliqué sont
d’affecter la production de l’association Shell Petroleum décrits dans le Chapitre 7 (Informations financières) du présent
Development Company (SPDC), dans laquelle TOTAL détient une Document de référence.
participation de 10%. Les travaux de réparation des installations
dans la zone Ouest du delta du Niger se sont poursuivis en 2009,
permettant une reprise partielle de la production, notamment sur le
champ offshore de EA (10%) où la production a repris au deuxième
semestre 2009. Par ailleurs, la production de gaz et de condensats
de SPDC a notamment été affectée en 2009 par l’arrêt de l’usine de
traitement de Soku pour travaux et réparations à la suite d’actes de
vandalisme sur les pipelines d’export à la fin de l’année 2008.
1. Source : Reuters.
TOTAL / 91
4 FACTEURS DE RISQUES Assurance et couverture des risques
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES (article L. 225-235 du Code de commerce) p. 112
TOTAL / 93
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
Dans le cadre de l’article L. 225-37 du Code de commerce, le la Géologie en Nouvelle-Calédonie, puis de conseiller technique
présent rapport comprend pour l’année 2009 les informations aux cabinets des ministres de l’Industrie puis de l’Économie. Il
relatives à la composition du Conseil d’administration, aux rejoint TOTAL en 1981, où il exerce différentes fonctions de
conditions de préparation et d’organisation de ses travaux, aux direction puis de direction générale au sein de l’Exploration &
procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en Production jusqu’en 1995. Il est Président-directeur général de
place par la Société et aux éventuelles limitations de pouvoirs TOTAL de mai 1995 à février 2007, puis Président du Conseil
apportées par le Conseil d’administration aux pouvoirs du Directeur d’administration de TOTAL.
Général. Ce rapport rappelle les dispositions statutaires applicables
à la participation des actionnaires aux assemblées générales et Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1995 – Dernier
présente les principes et règles applicables à la détermination des renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
rémunérations et avantages de toute nature accordés aux
mandataires sociaux.
Détient 380 576 actions.
Mandats en cours
䡲 Composition du Conseil o Président de TOTAL S.A. *
d’administration o Administrateur de Sanofi-Aventis *
o Administrateur d’Air Liquide *
o Administrateur de Renault SA *
Les administrateurs sont nommés par l’Assemblée générale des o Administrateur de Renault SAS
actionnaires pour une durée de trois ans (article 11 des statuts de la
Société). o Administrateur de Bombardier Inc. * (Canada)
Entre deux assemblées, et en cas de vacance par décès ou Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
démission, des nominations peuvent être effectuées à titre
provisoire par le Conseil d’administration ; elles sont soumises à o Membre du Conseil de surveillance d’Areva * jusqu’au
ratification de la prochaine assemblée. Le décalage dans le temps 4 mars 2010
des dates d’échéance des mandats de chacun des administrateurs o Directeur Général de TOTAL S.A. * jusqu’en 2007
permet d’assurer un échelonnement des renouvellements.
o Président-directeur général d’Elf Aquitaine * jusqu’en 2007
Le Conseil d’administration désigne parmi ses membres le
Président du Conseil d’administration. Il désigne également le
Directeur Général qui peut être choisi parmi les membres du Christophe de Margerie
Conseil ou en dehors d’eux.
58 ans
Au 31 décembre 2009, la Société est administrée par un Conseil
d’administration composé de quinze membres dont un
Entré dans le Groupe dès sa sortie de l’École Supérieure de
administrateur représentant les salariés actionnaires du Groupe, élu
Commerce de Paris en 1974, M. de Margerie a exercé plusieurs
par l’Assemblée générale des actionnaires.
fonctions à la direction financière du Groupe, ainsi qu’à la direction
Durant l’exercice 2009, la composition du Conseil d’administration de Exploration & Production. En 1995, il est nommé directeur général
TOTAL S.A. a été la suivante (informations au 31 décembre 2009 1) : de Total Moyen-Orient. En mai 1999, il entre au Comité exécutif
comme directeur général de l’Exploration & Production. En 2000, il
Thierry Desmarest devient directeur général adjoint de l’Exploration & Production du
nouveau groupe TotalFinaElf. Il est nommé, en janvier 2002,
64 ans directeur général de l’Exploration & Production de TOTAL. Nommé
administrateur de TOTAL lors de l’Assemblée générale des
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur au corps des Mines, actionnaires du 12 mai 2006, il devient Directeur Général de TOTAL
M. Desmarest a exercé les fonctions de Directeur des Mines et de à compter du 14 février 2007.
1. Comprenant les informations visées au quatrième alinéa de l’article L. 225-102-1 du Code de commerce, ou au point 14.1 de l’Annexe I du règlement CE n° 809/2004 du
29 avril 2004.
* Les sociétés marquées d’un astérisque sont des sociétés cotées.
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2006 – Dernier du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre, du
renouvellement 15 mai 2009 jusqu’en 2012. Cercle des Économistes et de la Commission économique de la
nation. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages.
Détient 85 230 actions TOTAL et 43 714 parts du FCPE TOTAL
ACTIONNARIAT FRANCE. Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 15 mai 2009 et jusqu’en
2012.
Mandats en cours
o Directeur Général et administrateur de TOTAL S.A. * Détient 1 000 actions.
o Président-directeur général d’Elf Aquitaine *
Mandats en cours
o Président de Total E&P Indonésie
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Administrateur de Shtokman Development AG (Suisse)
o Administrateur d’IPSOS
o Membre du Conseil de surveillance de Vivendi *
o Gérant de CDM Patrimonial SARL
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années Néant.
o Administrateur de Total E&P Russie jusqu’en 2008
o Administrateur de Total Exploration and Production Azerbaïdjan
jusqu’en 2008 Patricia Barbizet
o Administrateur de Total E&P Kazakhstan jusqu’en 2008
54 ans
o Administrateur de Total Profils Pétroliers jusqu’en 2008
o Administrateur de Abu Dhabi Petroleum Company Ltd (ADPC) Diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Paris en 1976,
jusqu’en 2008 Mme Barbizet a débuté sa carrière au sein du groupe Renault en
o Administrateur de Abu Dhabi Marine Areas Ltd (ADMA) jusqu’en tant que trésorier de Renault Véhicules Industriels puis directeur
2008 financier de Renault Crédit International. Elle rejoint le groupe
Pinault en 1989 en tant que directeur financier puis devient en 1992
o Administrateur de Iraq Petroleum Company Ltd (IPC) jusqu’en Directeur Général de Financière Pinault jusqu’en 2009. Depuis
2008 1992, elle est Administrateur-Directeur Général d’Artémis. Elle est
o Représentant permanent de TOTAL S.A. au conseil vice-Présidente du Conseil d’administration de PPR depuis 2005 et
d’administration de Total Abu al Bukhoosh jusqu’en 2008 Chairman de Christie’s.
o Administrateur de Total E&P Norge A.S. jusqu’en 2007
Administrateur de TOTAL S.A. depuis le 16 mai 2008 et jusqu’en
o Administrateur de Total Upstream UK Ltd jusqu’en 2007
2011.
o Administrateur de Innovarex jusqu’en 2006
o Administrateur de Total E&P Myanmar jusqu’en 2005 Détient 1 000 actions.
o Membre du Conseil de Surveillance de Taittinger jusqu’en 2005
Mandats en cours
o Administrateur de TOTAL S.A. *
Patrick Artus
o Vice-Présidente du Conseil d’administration de PPR *
58 ans o Directeur Général et Administrateur d’Artémis
o Administrateur délégué de Palazzo Grazzi
Diplômé de l’École Polytechnique, de l’École Nationale de la
Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) et de o Chairman of Christie’s International Plc
l’Institut d’études politiques de Paris, M. Artus débute sa carrière à o Administrateur de la Société Nouvelle du Théâtre Marigny
l’INSEE où il participe en particulier aux travaux de prévision et de
o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration
modélisation. Il travaille ensuite au Département d’Économie de
d’Agefi
l’OCDE (1980) puis devient Directeur des études à l’ENSAE de 1982
à 1985. Il est ensuite Conseiller scientifique à la Direction générale o Représentant permanent d’Artémis au Conseil d’administration
des études de la Banque de France, avant de rejoindre le groupe de Sebdo le Point
Natixis en tant que Directeur de la recherche et des études. Il est
o Membre du Conseil de surveillance de Financière Pinault
par ailleurs Professeur à l’École Polytechnique et professeur
associé à l’Université de Paris I Sorbonne. Il est également membre o Director of Tawa Plc *
o Administrateur de Fnac
TOTAL / 95
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
Mandats en cours
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Membre élu, représentant les porteurs de parts au Conseil de
surveillance FCPE TOTAL ACTIONNARIAT FRANCE jusqu’en o Administrateur de Lafarge *
2009 o Administrateur de DuPont * (États-Unis)
o Président du Conseil de surveillance du FCPE TOTAL o Administrateur de Atco * (Canada)
ACTIONNARIAT FRANCE jusqu’en 2006
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années o Administrateur de Lafarge *
o Président du Conseil d’Administration de Lafarge * jusqu’en 2007 o Administrateur de The Canada Life Assurance Company
o Administrateur de Lafarge North America jusqu’en 2006 (Canada)
o Administrateur de Canada Life Financial Corporation (Canada)
o Administrateur d’Unilever * (Pays-Bas) jusqu’en 2006
o Administrateur de IGM Financial Inc. * (Canada)
o Administrateur de Vivendi * jusqu’en 2005
o Président du Conseil de 152245 Canada Inc, 171263 Canada Inc.
(Canada)
Paul Desmarais Jr. o Président du Conseil adjoint de 3819787 Canada Inc. (Canada)
o Administrateur de GWL&A Financial Inc. (USA)
55 ans
o Administrateur de Great West Financial (Nova Scotia) Co.
Diplômé de l’Université McGill à Montréal et de l’INSEAD de o Administrateur de First Great-West Life & Annuity Insurance
Fontainebleau, M. Desmarais est successivement élu Vice- Company
président en 1984, puis Président du Conseil en 1990, de la
o Administrateur de Power Communications Inc.
Corporation Financière Power, une compagnie qu’il a aidé à mettre
sur pied. Depuis 1996, il est Président du Conseil et Co-chef de la o Vice Président du Conseil de Power Corporation International
Direction de Power Corporation du Canada. o Administrateur de Putnam Investments LLC
o Membre du Conseil de surveillance de Power Financial Europe
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2002 – Dernier
B.V. et de Parjointco N.V.
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
o Administrateur de Canada Life Capital Corporation Inc. (Canada)
Détient 2 000 ADR (correspondant à 2 000 actions). o Administrateur de The Canada Life Insurance Company of
Canada (Canada)
Mandats en cours o Administrateur de Crown Life Insurance Company (Canada)
o Administrateur de TOTAL S.A. *
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Président du Conseil – Co-Chef de la Direction et membre du
comité exécutif de Power Corporation du Canada * o Membre du Conseil de Les Journaux Trans-Canada (1996) Inc.
(Canada) jusqu’en 2009
o Membre du Conseil – Co-Chef de la Direction et Président du
comité exécutif de Corporation Financière Power * (Canada) o Vice-président du Conseil d’administration et membre du Comité
o Vice-président du Conseil d’administration et Administrateur stratégique d’Imerys * (France) jusqu’en 2008
délégué de Pargesa Holding S.A. * (Suisse) o Administrateur de GWL Properties jusqu’en 2007
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de La
Great-West, Compagnie d’assurance-vie (Canada)
Bertrand Jacquillat
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
Great-West Life & Annuity Insurance Company (États-Unis)
65 ans
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
Great-West Lifeco Inc. * (Canada) Diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC), de
o Membre du Conseil d’administration de Great West Financial l’Institut d’études politiques de Paris et de Harvard Business
(Canada) Inc. (Canada) School, M. Jacquillat est docteur en gestion et agrégé de gestion.
Professeur des Universités (France et États-Unis) depuis 1969, il est
o Membre du Conseil d’administration et du comité permanent de
Professeur à l’Institut d’études politiques de Paris depuis 1999,
Groupe Bruxelles Lambert S.A. * (Belgique)
Vice-Président du Cercle des Économistes et membre du Conseil
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de d’Analyses économiques auprès du Premier Ministre. Il est
Groupe Investors Inc. (Canada) Président Fondateur d’Associés en Finance.
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
London Insurance Group Inc. (Canada) Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1996 – Dernier
renouvellement : 16 mai 2008 jusqu’en 2011.
o Membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de
London Life, Compagnie d’assurance-vie (Canada)
Détient 3 600 actions.
o Membre du Conseil et membre du comité exécutif de Mackenzie
Inc. Mandats en cours
o Président du Conseil adjoint de La Presse Ltée (Canada) o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Président du Conseil adjoint de Gesca Ltée (Canada) o Président-directeur général de Associés en Finance
o Administrateur de GDF Suez * (France) o Membre du Conseil de surveillance de Klépierre *
TOTAL / 97
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
o Membre du Conseil de surveillance de Presses Universitaires de Présidence de la République. En 1995, elle devient Associé-Gérant
France (PUF) de Lazard Frères et Cie. De 1997 à 1999, elle était Vice-Président
exécutif et membre du Comité Exécutif d’Alcatel, chargée des
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années participations industrielles.
Ingénieur en chef des Mines, Normalienne et agrégée de Sciences Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
physiques, Mme Lauvergeon, après différentes fonctions dans o Membre du Conseil de surveillance de Deutsche Börse * jusqu’en
l’industrie, a été nommée en 1990, Secrétaire Général Adjoint de la 2005
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1999 – Dernier
o Administrateur de GDF Suez * de juillet à décembre 2008 renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
TOTAL / 99
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
o Administrateur GBL Energy Sarl (Luxembourg) Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur GBL Verwaltung Sarl ** (Luxembourg) o Administrateur de Thalès * jusqu’en 2009
o Administrateur GBL Verwaltung GmbH ** (Allemagne) o Président du Conseil d’administration d’Alcatel-Lucent * jusqu’en
2008
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années o Membre du Conseil de surveillance d’Alcatel Deutschland GmbH
o Administrateur GBL Finance SA ** (Luxembourg) jusqu’en avril jusqu’en 2008
2009 o Membre du Conseil d’administration de l’École Polytechnique
o Administrateur de Immobilière Rue de Namur ** (Luxembourg) jusqu’en 2008
jusqu’en 2007 o Président du Conseil d’administration d’Alcatel USA Holdings
o Administrateur de SI Finance jusqu’en 2005 Corp. jusqu’en 2006
o Administrateur de l’Institut Pasteur jusqu’en 2005
Serge Tchuruk
Pierre Vaillaud
72 ans
74 ans
Diplômé de l’École Polytechnique et Ingénieur de l’armement,
M. Tchuruk occupe divers postes de responsable chez Mobil Diplômé de l’École Polytechnique, Ingénieur au corps des Mines et
Corporation, puis chez Rhône-Poulenc dont il devient Directeur diplômé de l’École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs,
Général en 1983. Président-directeur général de CDF-Chimie/ M. Vaillaud est successivement Ingénieur chez Technip, puis chez
Orkem de 1986 à 1990, il est ensuite Président-directeur général de Atochem, puis chez TOTAL. Directeur Général de TOTAL de 1989 à
TOTAL de 1990 à 1995. En 1995, il devient Président-directeur 1992, il est ensuite Président-directeur général de Technip de 1992
général d’Alcatel. De 2006 à 2008, il est Président du Conseil à 1999, puis d’Elf Aquitaine de 1999 à 2000.
d’administration d’Alcatel-Lucent.
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 2000 – Dernier
Administrateur de TOTAL S.A. depuis 1989 – Dernier renouvellement : 12 mai 2006 – Fin de mandat : 15 mai 2009.
renouvellement : 11 mai 2007 jusqu’en 2010.
Mandats en cours
Détient 61 060 actions.
o Membre du Conseil de surveillance d’Oddo et Cie
Mandats en cours
Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années
o Administrateur de TOTAL S.A. *
o Administrateur de TOTAL S.A. * jusqu’en mai 2009
o Administrateur de Weather Investment SPA
o Administrateur de Technip * jusqu’en 2007
o Membre du Conseil de surveillance de Cegelec jusqu’en 2006
䡲 Autres informations
Lors de sa séance du 15 septembre 2009, le Conseil majorité d’administrateurs indépendants et les dirigeants sociaux
d’administration a nommé Charles Paris de Bollardière en qualité n’assistent pas à l’examen de leur propre situation.
de Secrétaire du Conseil en remplacement de Thierry Reveau de
Cyrières. Conformément au code AFEP-MEDEF, le Conseil d’administration
du 11 février 2009 a pris acte de la résiliation, à compter du même
Les administrateurs de la Société actuellement en fonction ont jour, des contrats de travail conclus entre la Société et ses
indiqué à la Société ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, ne dirigeants sociaux.
pas avoir été associés à une faillite, mise sous séquestre ou
liquidation, et ne pas avoir fait l’objet d’une sanction publique ou Depuis 2004, le Conseil d’administration dispose d’un Code
décision d’empêchement, telles que visées au point 14.1 de d’éthique financière qui, se référant au Code de conduite du
l’annexe I du règlement CE n° 809/2004 du 29 avril 2004. Groupe, en précise les obligations applicables aux mandataires
sociaux et aux responsables financiers et comptables du Groupe.
Le Conseil a chargé le Comité d’audit de veiller à la mise en place
et au suivi de l’application de ce code.
䡲 Code de gouvernement d’entreprise Le Conseil d’administration a mis en place dès 2005 un processus
d’alerte du Comité d’audit concernant les irrégularités en matière
de traitement comptable, de contrôle interne et d’audit.
Certaines pratiques de la Société diffèrent, sur un nombre très Lors de sa séance du 13 février 2007, le Conseil d’administration a
limité de points, des dispositions du code AFEP-MEDEF. Elles adopté son règlement intérieur dont les dispositions reprennent, en
concernent les points suivants : s’y substituant, celles de la charte des administrateurs afin de
prendre en compte la dissociation des fonctions de Président et de
o Alors que le code AFEP-MEDEF retient la perte de la qualité Directeur Général, décidée lors de la même réunion.
d’administrateur indépendant à compter de l’expiration du
mandat au cours duquel l’administrateur a atteint une ancienneté Le règlement intérieur du Conseil d’administration précise les
de présence de plus de douze ans, ce critère d’ancienneté n’a obligations de chaque administrateur et fixe la mission et les règles
pas été appliqué pour un administrateur de la Société. Les de fonctionnement du Conseil d’administration. Il précise le rôle et
investissements et l’activité de la Société s’inscrivant dans le long les pouvoirs respectifs du Président et du Directeur Général. Il fait
terme, l’expérience et l’autorité apportées au Conseil par l’objet de revues régulières en vue de son adaptation aux évolutions
l’administrateur concerné permettent de renforcer son des règles et pratiques de gouvernance.
indépendance.
o Le Président du Conseil d’administration assure la présidence du Une présentation des éléments significatifs du règlement intérieur
Comité de nomination et de la gouvernance. Le Conseil figure ci-après. Le texte intégral de ce règlement figure sur le site
d’administration et le Comité lui-même ont considéré que la Internet de la Société.
présence du Président au sein du Comité de nomination et de la
gouvernance permettait de faire profiter cette instance de son Chaque administrateur s’engage à veiller à son indépendance
expérience ainsi que de sa connaissance des activités de d’analyse, de jugement, de décision et d’action, et à rejeter toute
l’entreprise, de l’environnement de celle-ci et des équipes pression pouvant s’exercer sur lui. Lorsque l’administrateur
dirigeantes, qui sont particulièrement utiles pour alimenter les participe aux réunions du Conseil et exprime son vote, il représente
réflexions du Comité sur la sélection des dirigeants sociaux et l’ensemble des actionnaires de la Société et agit dans l’intérêt
des administrateurs de la Société. Le fait que le Président du social. L’administrateur participe activement aux travaux du
Conseil, qui n’exerce pas de fonctions exécutives, assure la Conseil, grâce notamment aux informations qui lui sont transmises
présidence du Comité permet d’assurer des liens plus étroits par la Société.
entre les deux instances, le Comité ayant en charge l’examen du
fonctionnement du Conseil et l’ensemble des questions relatives L’administrateur consacre à la préparation des séances du Conseil
à la gouvernance du Groupe. Enfin, ce Comité est constitué en d’administration ainsi que des Comités auxquels il siège, le temps
TOTAL / 101
5 GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Rapport du Président du Conseil d’administration
(article L. 225-37 du Code de commerce)
nécessaire à l’examen des dossiers qui lui sont adressés. Il peut o arrête, chaque année, la liste des administrateurs considérés
demander à tout dirigeant social tout complément d’information qui comme indépendants au regard des critères généralement
lui est nécessaire ou utile. S’il le juge nécessaire, il peut demander à reconnus en matière de gouvernement d’entreprise et en
bénéficier d’une formation sur les spécificités de l’entreprise, ses particulier ceux définis dans le code AFEP-MEDEF ;
métiers et son secteur d’activité. Sauf impossibilité dont le o procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.
Président du Conseil aura été préalablement averti, l’administrateur
participe à toutes les séances du Conseil et à toutes celles des À ce titre, il s’assure, en particulier, le cas échéant avec le concours
Comités dont il est membre, ainsi qu’aux assemblées générales de ses comités spécialisés :
d’actionnaires.
o de la bonne définition des pouvoirs dans l’entreprise, ainsi que du
L’administrateur informe le Conseil des situations de conflit bon exercice des pouvoirs et responsabilités respectifs des
d’intérêts dans lesquelles il peut se trouver et des projets qui lui organes de la Société ;
sont proposés et auxquels il envisagerait de participer. Il exprime
o qu’aucune personne ne dispose seule, pour le compte de la
clairement son opposition éventuelle aux projets discutés au sein
Société, du pouvoir d’engager une dépense et de procéder au
du Conseil. Il détient au moins 1 000 actions au nominatif (à
paiement correspondant ;
l’exception de l’administrateur représentant les salariés actionnaires
qui bénéficie de dispositions statutaires plus souples) et respecte o du bon fonctionnement des organes internes de contrôle et du
strictement les textes relatifs à l’utilisation d’informations caractère satisfaisant des conditions d’exercice de leur mission
privilégiées. L’obligation de détenir au moins 1 000 actions pendant par les commissaires aux comptes ;
toute la durée de ses fonctions constitue une restriction, acceptée o du bon fonctionnement des Comités qu’il a créés.
par chaque administrateur lors de son entrée en fonction, à la
possibilité de céder tout ou partie de sa participation dans le capital Le Conseil d’administration est régulièrement informé, par
social de la Société. l’intermédiaire du Comité d’audit, de la situation financière, de la
situation de trésorerie et des engagements du Groupe.
Le règlement intérieur prévoit, outre la détention sous la forme
nominative de l’ensemble des actions et ADR de TOTAL S.A. et de Le fonctionnement du Conseil d’administration : le Conseil
ses filiales cotées, l’interdiction des opérations sur instruments d’administration se réunit au moins quatre fois par an et chaque fois
financiers à découvert ou en report portant sur ces mêmes titres, et que les circonstances l’exigent.
l’interdiction des transactions sur les actions de TOTAL S.A.
pendant les quinze jours civils précédant l’annonce des résultats Le Conseil d’administration est, en principe, convoqué par lettre
périodiques de la Société ainsi que le jour de l’annonce. envoyée huit jours à l’avance. Les documents dont l’examen est
nécessaire à la prise de décision des administrateurs sont, dans la
La mission du Conseil d’administration consiste en premier lieu à mesure du possible, joints à la convocation ou bien leur sont
déterminer les orientations de l’activité de la Société et à veiller à transmis dans les jours qui suivent celle-ci. Le procès-verbal de
leur mise en œuvre. chaque réunion fait l’objet d’une approbation expresse lors de la
réunion suivante du Conseil.
Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées
d’actionnaires et dans la limite de l’objet social, le Conseil se saisit Les administrateurs sont présents, représentés ou participent à la
de toute question intéressant la bonne marche de la Société et réunion par des moyens de visioconférence ou de
règle par ses délibérations les affaires qui la concernent. télécommunication satisfaisant aux caractéristiques techniques
prévues par la réglementation.
Dans ce cadre et sans que cette énumération soit exhaustive, le
Conseil : Le Conseil crée les comités spécialisés, permanents ou non, qui
sont requis par la législation applicable ou qu’il estime opportuns.
o désigne les dirigeants sociaux et contrôle l’exécution de leurs Le Conseil alloue des jetons de présence aux administrateurs et
missions respectives ; peut allouer des jetons de présence supplémentaires aux
administrateurs participant à des comités spécialisés du Conseil, en
o détermine les orientations stratégiques de l’activité de la Société
respectant le montant global fixé à cet effet par l’Assemblée
et, plus généralement, du Groupe ;
générale. Les dirigeants sociaux ne perçoivent pas de jetons de
o approuve les opérations d’investissement et de présence pour leur participation aux travaux du Conseil et des
désinvestissement envisagées par le Groupe lorsque celles-ci Comités.
portent sur des montants supérieurs à 3% des fonds propres,
que ces opérations entrent ou non dans le cadre de la stratégie Le Conseil d’administration, sur proposition de son Président,
annoncée ; désigne un Secrétaire. Tous les membres du Conseil
o est tenu informé de tout événement important concernant la d’administration peuvent consulter le Secrétaire et bénéficier de ses
marche de la Société en particulier des investissements et services. Le Secrétaire est responsable de toutes les procédures
désinvestissements supérieurs à 1% des fonds propres ; relatives au fonctionnement du Conseil d’administration que ce
dernier examinera périodiquement.
o veille à la qualité de l’information fournie aux actionnaires ainsi
qu’aux marchés financiers à travers les comptes qu’il arrête et le Le Conseil procède, à intervalles réguliers n’excédant pas trois ans,
Document de référence, ou à l’occasion d’opérations majeures ; à une évaluation de son propre fonctionnement. Il procède en outre
o convoque et fixe l’ordre du jour des assemblées générales ; annuellement à un débat sur son fonctionnement.
Rôle et pouvoirs du Président : le Président représente le Conseil o s’assurer de la mise en place des procédures de contrôle interne
d’administration et, sauf circonstance exceptionnelle, est seul et de gestion des risques, et assurer le suivi de leur efficacité
habilité à agir et à s’exprimer au nom du Conseil d’administration. Il avec le concours de l’audit interne ;
organise et dirige les travaux du Conseil d’administration et veille à o assurer le suivi du processus d’élaboration de l’information
un fonctionnement efficace des organes sociaux dans le respect financière ;
des principes de bonne gouvernance. Il assure la liaison entre le
Conseil d’administration et les actionnaires de la Société en o s’assurer de la mise en place et du bon fonctionnement d’un
concertation avec la Direction Générale ; il veille à la qualité de comité de contrôle des informations à publier, prendre
l’information financière diffusée par la Société. En étroite connaissance de ses conclusions ;
coordination avec la Direction Générale, il peut représenter la o examiner les programmes annuels de travaux des auditeurs
Société dans ses relations de haut niveau avec les pouvoirs publics externes et internes ;
et les grands partenaires du Groupe, tant au plan national
o être régulièrement informé des travaux d’audit, examiner le
qu’international. Il est tenu régulièrement informé par le Directeur
rapport annuel d’audit interne et les autres rapports
Général des événements et situations significatifs relatifs à la vie du
(commissaires aux comptes, rapports annuels, etc.) ;
Groupe et peut lui demander toute information propre à éclairer le
Conseil d’administration et ses Comités. Il peut entendre les o examiner la pertinence du choix des principes et méthodes
commissaires aux comptes en vue de la préparation des travaux du comptables ;
Conseil d’administration et du Comité d’audit. o examiner les conditions d’utilisation des produits dérivés ;
Pouvoirs du Directeur Général : le Directeur Général assume sous o à la demande du Conseil, examiner les opérations majeures
sa responsabilité la direction générale de la Société. Il préside le envisagées par le Groupe ;
Comité exécutif et le Comité directeur du Groupe. Il est investi des o prendre connaissance de l’état annuel des contentieux
pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom importants ;
de la Société sous réserve des pouvoirs que la loi attribue au
Conseil d’administration et à l’Assemblée générale des o veiller à la mise en place et au suivi du Cod